Hadopi ! On r’met ça ?

Bon, je préviens d’avance, ce billet risque d’être long… non non, vraiment long.
Tu vois, cher lecteur, pour ce billet un peu spécial, je ne vais pas prendre de gants et vais me livrer à une petite analyse de la dernière tranche de lol de la HADOPI (enfin, quand tu sais que c’est tes impôts, d’un coup, tu rigoles moins).
Le coup de com’ dont il est question : les 4 dernières vidéos réalisées pour la HADOPI, dont voici les liens.

(Je vous propose d’abord de les visionner, afin de ne pas être influencé par la suite de mon billet).

Emma Le Prince
Kelian Gomez
Julie Clouzel
Nathan Molina

Alors, cher lecteur, qu’en penses-tu ?
Allez, fin de la pause « tranche de lol », passons maintenant au sujet principal : mon analyse.

Tout d’abord, intervention sur la vidéo de Julie Clouzel (13 ans, qui écrit les Solitudes de Sara) :

La vidéo, bien que parlant du futur de la petite Julie, fait référence au présent…hors (et à ma connaissance) la HADOPI ne protège en RIEN les écrivains et maisons d’édition de livres. Si tel était le cas, Gallimard, Flammarion, Fleuve noir etc. (et leurs représentants) se seraient déjà manifesté depuis bien longtemps. Donc, cette vidéo ne devrait même pas exister, cqfd.
(ps, j’ai rigolé sur le bruit de connexion du modem 56K, merci HADOPI, moi aussi je télécharge des films en HD avec une connexion bas débit…bisous).

Bref, reprenons sur le fond, et pas sur la forme.

Revenez sur la vidéo, faites une pause à 0:34 et regardez l’ombre du mot « alerter »…que voyez-vous ? Oui, il est inscrit « Punir ». Je vais mettre cela sur le coup d’une flemme de la part de l’Agence H, responsable de ces vidéos et spécialisée dans la communication mais je pourrais me dire que le sens caché d’alerter, pour la Hadopi, c’est donc punir. (C’est noté chère Hadopi, bisous).

Pause à 0:53, ou la « voix » nous dit : qu’il existe des offres légales. Je prends note, petit tour sur les sites labellisés « PUR » par la HADOPI : http://hadopi.fr/node/155. Hormis le site de la FNAC et d’Amazon..Ah merde non, c’est pour la musique.

Hadopi, tu me dis ou qu’ils sont, les sites « PUR » pour les livres ? Réponse : il n’en existe aucun. Merci, bisous.

De 1:00 à 1:06 : si l’internaute n’en fait qu’à sa tête. C’est mal de partir ainsi ma (si) chère haute autorité, oublierais tu le défaut de sécurisation de la ligne ? Tu pars du fait que si un téléchargement est effectué, alors c’est de la faute du titulaire de la ligne… C’est un peu léger je trouve. Moi, je sais que d’autres cas sont possibles, le public à qui est destiné ton message, peut-être moins, on dirait presque que tu arrange la vérité (mais t’es trop honnête pour cela, hein ?).
Bref, la jeune Julie Clouzel l’écrira son livre, que tu sois là ou non, puisque tu ne la défendras pas contre le partage.

Petit rajout, la vidéo parle d’une peine maximum 1500 € et d’un mois de suspension d’Internet, ce qui n’est pas vraiment exact. En effet, les dispositions de la loi DADVSI s’appliquent toujours, donc, c’est une peine maximum de 300 000€ d’amende. Merci à @LostSaga pour ce complément d’information.

On zappe, focus maintenant sur la vidéo de Kelian Gomez.

Premier truc qui me fait rager : « On le sait, le téléchargement illégal affaibli les libertés et les droits des créateurs ». De tout temps, avec ou sans l’être numérique, les œuvres ont circulé, d’abord avec la bande, puis le CD, puis Internet maintenant…et de tout temps, la création a existé, les artistes également. Certes les artistes ont droit à une juste rémunération mais, ma chère HADOPI, entre nous…qui vole l’autre : les majors qui taxent plus de 90% d’une vente…ou une personne qui télécharge et qui écoute, sans pour autant revendre tout ou diffuser tout ? Le couteau sous la gorge, si l’on part du fait qu’il pourrait exister, n’est pas mis par le téléchargement illégal mais par le système actuel (dont, étrangement, de plus en plus d’artistes se passent outre atlantique…).

Non, le véritable affaiblissement des libertés de la création, c’est de devoir par exemple passer par une compagnie (genre Universal) pour faire un album et que, lorsque tu as fini de créer, l’œuvre ne t’appartienne plus. Là, c’est du vol (et encore, légalement, ça n’en est pas).

La vidéo parle ensuite de la sécurisation de l’accès à Internet (0:34) : Combien de fois il faudra te le dire ma grande, un accès à Internet NE PEUT PAS être sécurisé à 100% (cracking wifi, virus, trojans, j’en passe,…).
« La première chose à faire, c’est de parler du téléchargement », tout à fait, le téléchargement est maintenant soit une habitude, soit un moyen d’avoir ce que l’on n’a pas les moyens d’avoir : la culture. Explique-moi comment une famille (2 adultes, 2-3 enfants) peut se permettre d’aller au cinéma lorsque la place coute 13 euros (merci la 3D). Pour un film, c’est le prix d’un DVD, sans le plaisir d’une salle de cinéma que l’on ne peut, de toute façon, pas s’offrir…alors ?

Ne viens pas me parler des tarifs réduits hein…allez, petit scénario :

– « Bon, chérie, demain tu prends une RTT, les enfants n’iront pas à l’école et je poserais un arrêt maladie. »
– « Quoi ?? »
– « Ouais, demain matin, on va au cinéma ! Le matin, c’est dans nos moyens. »

La vidéo parle ensuite du WEP, du WPA et du WPA2, trois moyens de protection de votre connexion wifi, sachant que les deux premiers sont réputés comme cassés, et donc, à éviter. Quid d’une Nintendo DS ou d’une autre console qui ne fonctionne qu’en WEP ? Dilemme, si je joue, ma connexion n’est pas sécurisée mais si elle est sécurisée, je peux foutre ma console à la poubelle…
Dernier point, la vidéo (vers 1:14) explique que la HADOPI est là pour nous conseiller dans toutes nos démarches…peut être avec la liste des logiciels de sécurisation labellisés Hadopi ? Mince, elle n’existe toujours pas.

Sinon, sympa d’assimiler les artistes à des pandas tout gentils (portée pédagogique : les pandas sont gentils, doux et en voie d’extinction, donc les personnes qui téléchargement veulent tuer les pandas. Félicitation à l’agence H, le message est passé).

Zapping sur la vidéo d’Emma Le Prince :

Premier fail : tu classes dans œuvre un film ou une musique…bah, et le livre alors ? Mais si, celui que tu dis défendre ? Disparu ?

Je serais expéditif sur le sujet : « Il faut privilégier une consommation durable de la culture ».
Que dois-je comprendre ?

– Il faut que le CD vive encore, comme une perfusion, pour garder en vie ceux qui refusent de changer ?
– Il faut consommer, consommer et consommer encore ? L’association du mot consommation et culture me dérange, ça fait « industriel ».
– Obi Wan Kenobi ?
– La réponse D ?

Dernière vidéo, celle de Nathan Molina :

Ah ! Enfin, nous sommes d’accord : « C’est dommage, parce que si les artistes sont correctement rétribués pour leurs albums ou leurs films, il continuera à y avoir des artistes, qui continueront à faire des albums et des films » (Bon, on passe le fait que tu aies ENCORE oublié le livre, que tu prétends défendre).
Ce que tu n’as pas compris, c’est qu’on pense la même chose chez nous, les barbus… mais (et comme expliqué plus haut) ou est le vol ? Dans un téléchargement qui n’a rien couté et qui ne rapportera rien, ou dans la mauvaise redistribution des gains d’une vente ?

« La HADOPI encourage le développement de l’offre légale » : tu auras mis du temps, mais je dois avouer que tu commences à t’y mettre, c’est d’ailleurs l’occasion de revenir sur le label « PUR », pour « Promotion des Usages Responsables ».

D’une, PUR : qui ne suit pas le label, ne respecte pas PUR…et donc n’est pas PUR, le choix de ce label n’est pas innocent, l’approche pédagogique choisie est limite et le choix du mot « PUR » peut faire penser à une autre époque, ou il fallait être PUR pour avoir une belle vie, tu sais de quelle époque je parle va.

Ensuite, en effet, le label PUR est signe de streaming en toute légalité…mais est-ce pour autant le signe d’une bonne rémunération ? Non. Quid de la part reversée à l’artiste lors d’une vente dématérialisée ? Elle est encore plus faible que lors de la vente d’un produit matériel, voire inexistante parfois.

Analyse terminée. Mon avis final est le suivant : les images choisies, les termes employés, les approches choisies et la pédagogie employée risquent de fonctionner et de faire croire des choses qui ne sont la réalité à un jeune public. Sais-tu comment cela s’appelle, cher lecteur, ce type de pratique ?

Oui oui, de la propagande (non, abuses pas, on ne va pas parler d’endoctrinement, le point Godwin est pour le label PUR).

 

Alors, votre avis maintenant ?

La réforme du droit d’auteur est-elle nécessaire ?

La loi HADOPI, l’attitude des ayants-droits, les DRM, l’arrivée de la révolution numérique…tant de points qui m’amènent souvent à me poser la question suivante : faut-il réformer le droit d’auteur ?

D’un côté, nous avons ceux qui sont contre la réforme :

–          La majorité des maisons de disque, l’industrie de la culture (tout domaine confondu : musique, cinéma, livres, …)

–          Le lobby de la culture (SACEM, SACD, j’en passe …), en gros, les ayants-droit.

Leur point de vue est simple : le droit d’auteur est bien, parfait, adapté et pour ces derniers, aucune réforme n’est nécessaire.

Ce sont ces derniers qui défendent un point de vue que je considère comme relativement archaïque et qui, parce que le droit d’auteur n’est plus respecté, forcent le passage de lois comme la HADOPI, loi critiquée avant même sa publication au J.O, censurée par le conseil constitutionnel et que l’on sait déjà inefficace tant sa mise en application est impossible.

De l’autre côté, nous avons ceux qui pour un abandon pur et simple du droit d’auteur :

Ce sont une grosse partie de ce que j’appelle les « barbus », une bande d’irréductibles citoyens qui n’ont pas envie de payer quelque chose, qui veulent tout, tout le temps, tout de suite, sans aucune restriction.

Ces derniers s’opposent purement et simplement à la loi HADOPI, parfois sans véritable argumentaire. La plupart du temps, ces barbus ne sont pas prêt à dépenser un seul centime pour financer la création.

Je ne partage pas ce point de vue même si je suis d’accord sur le fait que la loi HADOPI ne soit pas la solution, il faut pouvoir financer (correctement) la création.

Entre les deux, il existe une réflexion :

Oui, la loi HADOPI est dangereuse. Non, elle ne sera pas utile. Cependant, il faut réussir à préserver le droit d’auteur. Je pense faire partie de ces gens qui ont cette réflexion :

Fondamentalement, le droit d’auteur existait pour protéger les artistes… maintenant, il existe pour protéger les ayants-droit, quitte à opposer le public à son artiste comme le fait la Haute Autorité.

Ne pas payer, c’est défendre un point de vue aussi extrême que celui défendu par les aficionados du droit d’auteur.

Des réflexions s’ouvrent actuellement, principalement sur ce que l’on appelle la contribution créative (la licence globale quoi), le principe serait de payer 2€ par mois (prélevés sur la facture) pour pouvoir télécharger du contenu multimédia légalement. Je ne suis plus pour ce système dans l’état actuel, il n’est pas la réponse nécessaire, personne ne pouvant garantir la juste rémunération de chacun. La facture pourrait également augmenter, puisque le PS, groupe à l’origine de la proposition des deux euros, à déclaré que cette taxe pourrait augmenter, que son montant n’était pas fixé…autant se tirer une balle dans le pied, cela va plus vite.

Dans un second temps, les faits sont les suivants : il faut réformer le droit d’auteur, qui ne prend pas la dimension numérique en compte. Il faut l’adapter à la nouvelle société, légaliser par exemple le fair use (l’utilisation de ressources numériques à des fins non commerciales, le téléchargement dans une utilisation non commerciale, …)

La question que l’on peut se poser avec la légalisation du fair use, c’est la rentabilité du système : quel intérêt ais-je à acheter quelque chose que je peux obtenir grâce au fair use ?

Pour moi, la réponse est simple : rendre l’offre attractive pourra permettre un maintien dans les ventes. Donner du contenu supplémentaire sur les plateformes d’écoute, adapter l’offre à la demande du consommateur, proposer du contenu innovant (je préfère innovant à exclusif, qui implique une notion de « toi tu pourras l’avoir, lui non »).

Ce n’est, hélas, pas la réflexion du moment. L’actuelle ressemble plus à « quelle arme allons-nous utiliser pour frapper plus fort, puisqu’ils ne comprennent toujours pas ».

Lorsque les ayants-droit auront compris qu’il faut innover plutôt que de frapper, nous aurons alors fait un grand pas pour l’intérêt général. Le problème est le suivant : c’est bien plus fastidieux de proposer et d’innover plutôt que de frapper.

Et vous, qu’en pensez vous ?

Ignorés…

Ce blog qui ne devait parler que technologies à bien changé et le billet qui suit en est une énième preuve. D’avance, vous pouvez classer ce billet dans la catégorie « trolls » si vous voulez. Je vous invite tout de même à le lire, vous pourriez vous identifier à quelques passages.

La démocratie (telle que vous la connaissez) est bientôt condamnée. J’en suis conscient, ces propos sont lourds de sens, mais c’est un constat que beaucoup de gens partagent.

Pourquoi?

La réponse est simple : cela n’a jamais été une démocratie. Je sais…don’t feed the trolls, mais…

étymologiquement, démocratie est la fusion de dêmos (le peuple) et krátos (le pouvoir), donc la souveraineté du peuple ou le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple.

Si le peuple était seul à gérer, nous sommes d’accord, ce serait un bordel sans nom (et je suis gentil), les uns voulant ceci, les autres voulant cela…il faut donc un organisme « leader », représentatif du peuple et de ses envies. C’est d’ailleurs ce point qui pose problème.

Afin que le peuple puisse s’exprimer, lors de la création de cette « démocratie », des lieux ont été eux aussi crées pour permettre aux gens de s’exprimer…on appelle cela l’espace public, un espace qui appartient à tout le monde et personne à la fois, un espace ou chacun est libre de s’exprimer et d’exprimer ses opinions. Ce point pose aussi problème.

Les démocraties ont donc choisi la représentativité, la possibilité d’avoir un élu représentant le peuple en portant sa voix dans les hautes sphères du gouvernement. Nous avons des députés. Ce point, encore une fois, pose problème.

Je parle de problèmes, c’est bien beau, mais qu’est ce que cela signifie? Pour moi, cela signifie que  notre système est en panne.

La démocratie n’est pas une idée qui date d’hier, elle date du temps des grecs (si mes souvenirs d’histoire sont exacts). Depuis, l’idée à fait un sacré bout de chemin et s’est transformée.

Premier point : les médias.

Les premières transformations ont commencé dans les espaces d’expression : les informations. Le système des journaux est en panne. Le travail d’un journaliste est de relayer (ou relater) une information « vraie », un fait (difficilement contestable), ils doivent vérifier leurs informations, doivent s’assurer qu’elles soient justes…mais ce n’est plus le cas.

Nos médias ne donnent plus d’information, ils donnent du scoop ou à l’inverse nous endorment. D’un côté, on essaye d’être le premier à parler de telle ou telle information, même si elle n’est pas exacte…de l’autre, on évite de parler des sujets qui fâchent, qui dérangent le train train quotidien. C’est ainsi que l’on ne parle pas de mouvements contestataires en France, par exemple (ou alors le soir, très tard, l’espace de deux minutes histoire de dire).

La vraie information, maintenant, on la trouve de plus en plus sur Internet, des visions alternatives de ce que les médias disent, des démentis directement sur Internet ou encore des sujets totalement inconnus des médias (volontairement? peut-être). C’est ainsi que l’on ne parle pas, ou très peu, de l’affaire du 36 rue Botzaris à Paris. Un drame humain sous couvert du « non respect de la loi » est en train d’arriver. Mais que vaut la loi face à la vie d’Hommes?

Sous prétextes d’une infraction à la loi et de documents compromettants pour beaucoup de personnes, on fait le silence autour de la vie d’Hommes. Le problème qui va bien au delà de tout ca c’est que tout ceci se fait dans l’indifférence générale.

Second point : la représentativité.

Nos hommes politiques ne pensent plus à ce qui est bon pour vous, mais à ce qui pourra être bon pour eux (même s’il faut vous ôter, à vous, quelques droits). Dans certains cas, ils ne pensent plus : on leur demander de voter pour ou contre, ils s’exécutent, dossier clos.

Nos politiques ne nous représentent plus, ils le savent et vous le savez. Je ne peux pas leur en vouloir d’essayer de nous la faire à l’envers…on ferait quoi, nous, assis sur un putain de siège en cuir rouge avec un salaire conséquent qui tombe tout les mois? On essaierait de ne pas se faire prendre le siège…quitte à faire tout les coup possibles.

Ils savent tout ceci et ils ont peur, ils ont peur parce qu’ils savent que sur Internet, nous nous exprimons assez facilement et que beaucoup d’avis sont contre ce qu’ils font. Cela change la donne : nous pouvons maintenant (nous pouvions avant aussi, mais c’était plus compliqué) accéder à tout ce qui se décide au sein de l’assemblée nationale par exemple (et le tout, en quelques clics). Nos politiques ont compris quelque chose que certains ne réalisent peut être pas encore en fait…

Nos politiques ont compris que nous voulons une vraie démocratie, pas un semblant de démocratie donnant au peuple l’illusion qu’il est représenté…et ils ont compris qu’Internet est un outil qui contribue à cette volonté de réelle démocratie.

Que font-ils alors? la réponse est simple, ils cherchent à contrôler Internet, à le faire taire, à faire peur, à appliquer les lois d’un pays sur un monde qui n’a aucune frontière…en cela, les lois LOPPSI, Hadopi et tout ce que le gouvernement fait actuellement sont de bons exemples. On critique Internet, à grand coups de clichés (Internet = voleurs, violeurs, pirates, pédophiles, mangeurs de petits chats toussa) pour mieux le faire plier. C’est plus facile de justifier la volonté de contrôle du Net lorsque on arrive à faire croire qu’il est dangereux.

L’espace public n’est plus si public que cela : des manifestants, s’exprimant pour la chose suivante : « une réelle démocratie, maintenant »…un concept simple, neutre, sans violences… sont maintenant interpelés, arrêtés.
Pourquoi? Qu’on t’ils fait? En soi, rien d’autre que manifester. Tout ceci, c’est pour faire peur, pour faire taire le vent de la contestation et ne pas alimenter celui de la révolution.

Notre système « démocratique » (plutôt ploutocratique en fait) à compris que ça commençait à sentir un peu la mer** pour eux, que nous n’étions pas content et que, manque de bol, nous étions capables de réfléchir, de s’organiser, de communiquer entre nous et de se mobiliser en manifestant « contre le système ». (plutôt pour une système différent pour être exact).

Des citoyens ont tenté de participer au débat démocratique, ils ont été ignorés (ou à défaut, la seule réponse qu’ils ont reçu, c’était une visite au poste de police). D’autres ont contacté leur représentant, mais rien n’a changé. D’autres, les barbus du Net, ont essayé d’alerter le gouvernement sur les dangers des lois qu’il était en train de faire voter…mais sans succès.

Nous avons essayé de nous faire entendre, de travailler ensemble dans un but commun : faire évoluer les choses dans le bon sens…mais tout ceci s’est soldé par un refus total de nous écouter…

Personnellement, j’en ai ma claque, je suis fatigué de tout ceci, de tout ces projets ou le peuple n’est pas consulté, de toutes les fois ou le peuple n’est pas écouté, de tout ce qu’il se passe en ce moment sans qu’aucun membre du gouvernement ne dise quoi que ce soit (et même pire, sans que parfois, aucun citoyen ne dise quoi que ce soit…)

Mes propos seront un peu extrémistes, je vous l’accorde, mais qu’importe…à force de ne pas être entendus, pas écoutés, pas réellement consultés, mis à l’écart…à force d’essayer de nous faire croire que tout ceci, c’est « pour notre bien »… nous allons finir par vous envoyer balader.

Nous avons besoin de changement, à ce dernier, vous ne répondez pas et n’avez en maigre compensation que la répression. Cher gouvernement, la seule chose que vous être en train de faire en vous comportant de la sorte, c’est nous indigner, nous donner raison d’être ainsi et nous donner l’envie de continuer encore plus.

Tu sais, cher gouvernement (oui, on se connait un peu quand même), s’il faut retourner dans les rues, s’il faut continuer à hurler sur la toile ou contre les forces de l’ordre qui usent et abusent de la force…je le ferais. Peu importe ce qu’il arrivera après, le fait est que la situation actuelle, cette fausse démocratie, doit s’arrêter.

Tu as le choix de nous écouter ou celui de nous faire taire…manifestement, tu as choisi de nous faire taire par tout les moyens possibles…

Tu peux m’arrêter moi, tu n’arrêtera pas une idée qui est en train de germer dans l’esprit de plus en plus de gens : il faut que les choses changent.

Quand Arte parle de Hacking.

La chaine de télévision Arte diffusait un dossier contenant deux reportages sur le domaine du hacking, j’estime qu’un petit billet est nécessaire pour vous expliquer ce qu’il s’est raconté lors de ces deux reportages :

1er reportage : Les nouveaux maîtres du monde : la guerre invisible.

« Séduits par leur aptitude à maîtriser le cyberespace, les États font les yeux doux aux hackers. Rencontre avec ces génies de l’informatique qui préparent la guerre de demain. »

Je vais essayer d’être bref, il se fait tard et un article de 100 pages n’est pas forcément ce que vous recherchez, résumons donc les idées abordées.

Ce premiers reportage proposait de découvrir Internet et le Hacking comme une « arme de destruction massive », il à été question de la future guerre numérique, des virus et des dégâts qu’ils peuvent causer (un point sur Stuxnet à été fait, en long en large et en travers).
Stuxnet est un énorme virus qui à causé beaucoup de dégâts, vous pouvez trouver plus de détails sur l’encyclopédie Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stuxnet.

Le ton et la trame de fond de ce premier reportage était « grave » : la guerre froide, l’impact d’un virus à l’échelle mondiale, etc. etc. Le reportage à quand même pas mal tourné autour des Etats-Unis et du scénario « Die-Hard » like : une attaque de grande envergure sur les réseaux, la bourse, le courant […] aux Etats-Unis est-elle possible ou pas? Si oui, quels seraient les impacts de tout ceci. Qui sont les ennemis des Etats-Unis sur la toile ? (la Chine, les pays d’Afrique du Nord ou bien la Russie…oui, c’est un peu cliché)

Le reportage était quand même pas mal vous trouverez les reportages en streaming, les adresses sont présentes dans le billet. Seuls point que j’ai trouvé négatifs : la voix off (qui devait venir de chez TF1, à la façon qu’elle avait de tourner ses phrases :p) et les quelques « bourdes histoire d’attirer le badaud quitte à raconter de grosses stupidités », comme par exemple « Pirater un F35 (ndlr : un avion de chasse) en plein vol avec un autre avion et faire stopper les moteurs du F35, c’est véritablement pas compliqué » (ouais, enfin faut pas pousser non plus la) ou bien encore le fait que les USA ne faisaient pas d’espionnage industriel parce qu’ils sont gentils…par contre les chinois en font et c’est parce qu’ils sont méchants…bref, un reportage parfois tourné comme une éloge des USA aux USA par les USA, etc. etc.

Si vous souhaitez visionner ce reportage : http://videos.arte.tv/fr/videos/la_guerre_invisible-3945070.html

2nd reportage : Hackers : ni dieu, ni maître

Que serait Internet sans eux ? Une immersion instructive dans la vaste communauté des hackers.

D’un côté, il y a les « black hats » (chapeaux noirs), les délinquants virtuels mus par l’appât du gain ; de l’autre, les « white hats » (chapeaux blancs) ou pirates bienveillants. Les hackers forment une vaste communauté aux profils diversifiés. Capables de modifier la une d’un journal sur le Net ou de piéger le ministre de l’Intérieur, ils sont aussi les seuls à savoir protéger les entreprises des menaces informatiques. Inventeurs des logiciels libres – permettant d’échapper à la toute-puissance de Bill Gates ou de Steve Jobs -, ils sont aussi, grâce à l’exploration des failles informatiques, à l’origine de la sécurisation des achats en ligne. Beaucoup n’ont qu’un bac en poche mais les services secrets et les responsables politiques se disputent leurs faveurs… À contre-courant des idées reçues, ce film raconte la génération hackers, entrée dans l’arène politique et médiatique à l’occasion du débat sur Hadopi.

Ce reportage à pas mal nuancé le premier qui parlait du « danger Internet » et, surtout, à présenté une visions des hackers que peu de monde présente dans les médias actuels. Les hackers sont considérés comme des personnes dangereuses pour tout le monde, alors qu’il existe un autre monde dans le hacking: celui d’un monde ou Internet n’aurait pas existé si les hackers n’avaient pas été là.

Le reportage explique quelque chose que vous avez déjà lu sur ce blog : un hacker n’est pas forcément méchant mais, sans eux : pas de sécurité sur Internet, pas de compte de banque sur le Net, pas d’impôts en ligne, certainement moins de logiciels ouverts et libres car les protocoles n’auraient jamais été ouverts…

Je ne vous en dit pas plus, l’article est là pour vous donner un avant gout de ce que vous devez voir.

Si vous souhaitez visionner ce reportage : http://videos.arte.tv/fr/videos/hackers_ni_dieu_ni_maitre-3945076.html

Contribuez à cet article, partagez, copiez, retweetez, ces reportages valent la peine d’être vus et sont vraiment accessibles à tout le monde

Souvenirs d’actualité : Révolution 2.0, les bases existent-elle en France?

J’étais parti pour faire un petit article parlant de la #FrenchRevolution. Manifestement, sur la toile, elle ne semble pas se calmer (et c’est tant mieux). J’espère qu’il en est de même IRL (dans la vie réelle) mais j’ai un peu plus de doutes.

Bref, j’étais donc parti pour faire un petit billet et je me suis souvenu que des personnes de la Twittosphère et moi même avions rédigé un « petit » (pas si petit que ça en fait) article sur une révolution française à la 2.0.

Rétrospective et explications.

Nous sommes au début de la révolution/guerre en Libye, mon blog était chez Google (le service blogger), j’ai depuis mon propre nom de domaine, l’envie de créer et de faire ce que bon me semble comme je l’entends était trop forte.

Partout j’entendais « imagine, la Révolution arrive en France », « Imagine ça chez nous » … alors l’idée m’est venue d’en parler. L’article à été rédigé en deux jours, merci aux outils open source (un EtherPad dans ce cas là) et surtout, merci à tout ceux qui avaient répondu présent pour l’écriture.

J’allais faire un peu de ménage dans mes blogs, donc avant de faire disparaitre la version « Blogger » de Google, je tenais à reprendre cet article pour le laisser ici, bonne lecture à tous, c’est un ancien article et ceux qui me suivent depuis le début le connaissent déjà, je l’ai cependant trouvé bien plus d’actualité aujourd’hui qu’à l’époque.

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Sur un air de #FrenchRevolution

France, il y a 218 ans…

(c’était un jeudi :p)

Article XXXV – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

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Je n’aurais pas cru un jour avoir à prendre cette phrase de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 (oui oui, seconde révision), et pourtant.

Je vais rester purement factuel tant la dérive sur le troll ou la classification « extrême gauche » serait aisée, je vous invite cette fois ci à relayer l’article, à en parler mais surtout, à réfléchir sur les faits qui suivent.

Promis, je vais essayer de faire court. Continuer la lecture de Sur un air de #FrenchRevolution