[A chaud] L’incompétence du Conseil constitutionnel

France, 24 juillet 2015. Aujourd’hui, ma France n’a pas la même odeur qu’hier, aujourd’hui, elle me donne la nausée. Une nausée qui m’a fait passer une nuit blanche, où je me suis imaginé de doux rêves révolutionnaires pour me consoler de la bien maigre censure du Conseil des sages face à la loi sur le renseignement.

Des heures de travail, ces centaines d’heures de travail, des milliers si je compte le travail méticuleux des très nombreux opposants au projet de loi, encore plus si je compte les heures de ceux qui ont émis de sérieuses réserves face à ce projet de loi.

Il est injurieux et déplacé de déclarer que le Conseil constitutionnel est incompétent, j’en suis conscient, le jugement du citoyen que je suis est pourtant sans appel. On argumentera que les sages savent ce qu’ils font, que leur réponse est sacrosainte, qu’il faudra s’en contenter, qu’il faut “vivre avec son” temps… Je rejette avec fermeté tout ceci, le Conseil constitutionnel a trahi la nation, a trahi la constitution des vestiges de la cinquième république, piétinée en bonne et due forme par ceux qui sont censés la protéger.

Jean-Jacques Urvoas s’est félicité de la décision du Conseil constitutionnel, déclarant les arguments soulevés par les opposants de « griefs médiatiquement matraqués », ce que je trouve particulièrement dégradant et insultant, au regard de la qualité et la quantité de travail abattu par de simples citoyens dans des garages, dont ce n’est clairemement pas le métier.

Au risque de vous faire rire, je crois qu’il est plus que temps de durcir notre argumentaire, nos méthodes. C’est mon avis, il n’engage que moi, mais il serait bon de se souvenir que, lorsque l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.

J’ai l’impression d’être Cassandre, la fille du roi de Troie qui, dans la mythologie grecque, avait reçu d’Apollon le pouvoir de prédire l’avenir mais qui, parce qu’elle s’est refusée à lui, a reçu la malédiction de ne pouvoir convaincre personne. C’est particulièrement désagréable et douloureux.

Sur l’autel de la sécurité, le Conseil constitutionnel a sacrifié nos libertés, a sacrifié la constitution de la cinquième République et son article 66, qui consacrait l’autorité judiciaire comme garante des libertés individuelles.

Ce projet de loi aurait été porté par la droite, il aurait déclenché l’ire de la gauche. Ce projet de loi aurait vu le jour dans un pays comme la Russie, il aurait déclenché la colère des pays « gentils », ceux « civilisés ».

Aujourd’hui, c’est l’inverse, le gouvernement se félicite de cette loi, Manuel Valls en tête. Urvoas déclare « Le Conseil constitutionnel a dit le droit. », comprenez « Taisez-vous maintenant, la sainte église du Droit a tranché. »

Amen.

En ce qui me concerne, la décision du Conseil ne fait que renforcer mon engagement, ma détermination à me battre, à continuer d’expliquer, enseigner, chiffrer mes échanges, à chérir la désobéissance civile dans ses manifestations les plus violentes, puisque qu’il n’y a que ça qui semble fonctionner.

Le blocage face aux échanges, la violence face au dialogue, à quoi bon s’évertuer à écrire, échanger, dialoguer, tenter de travailler en bonne intelligence lorsqu’on se rend compte que les méthodes discutables des taxis ou des agriculteurs portent leurs fruits, là où nous échouons…

Bref, un journée sinistre dans le pays où, il y a fort longtemps, on parlait du « siècle des lumières »… ce temps semble définitivement révolu.

La réaction « à froid » arrivera plus tard.

Merci la DCRI. Mais j’ai pas ri.

C’est l’histoire d’un homme qui traine sur les Internets. Il a 29 ans, il met à disposition une entrée web pour IRC. Cette entrée permet de se connecter à des salons IRC sans passer par un client.

Par un beau matin, il est réveillé par un coup de fil :

– Bonjour, police nationale. Nous nous trouvons devant votre domicile, ou êtes-vous ?
– Euh, chez ma copine, à Pontivy.
– Nous voulons vous parler, venez ici, si vous n’êtes pas là dans 30mn on arrive à Pontivy.

La suite: notre homme est arrêté, on lui notifie son placement en garde à vue. La gendarmerie et la DCRI (la Direction Centrale du Renseignement Intérieur) fouillent son appartement, allant jusqu’à fouiller dans les culottes de son amie à la recherche d’un masque de Guy Fawkes (masque utilisé par des Anonymous).

Les faits reprochés à notre homme sont les suivants : participation à la campagne Greenrights, entente formée en vue de conduire des entraves par déni de service contre des producteurs/distributeurs d’électricité. (EDF)

Les preuves sont les suivantes : un flyer et le nom du site de notre homme dans un chan d’AnonOps.

A-CCA-BLAN-TES, qu’on vous dit !

Bref, après presque 45 heures de garde à vue, 15 heures d’attente et un déféré au palais de Justice de Paris, il est relâché. A 400 kilomètres de chez lui, en plein Paris.

Tout ceci serait drôle si ce n’était pas vrai.

Triskel, puisque c’est son pseudo, vient juste de vivre un cauchemar. Son petit texte me fait penser à une personne sous le choc.

Pour avoir mis à disposition un moyen de se connecter à IRC via le Web et parce que son site est cité dans un flyer, Triskel vient d’écoper d’une interdiction de quitter le territoire et de se rendre sur tout réseau, espace ou forum de discussion dédié aux Anonymous.

Autant dire « n’a plus le droit d’aller sur Internet, ça ira plus vite ».

Pour l’histoire complète, je vous invite à lire le très bon article de Jean Marc Manach, sur OWNI.

Cet homme n’a rien fait d’illégal, la DCRI n’a strictement aucune preuve, mais au pays des droits de l’homme, nul besoin de preuve pour arrêter une personne et fouiller entièrement son appartement.

Ah, et aller fouiller jusque dans les affaire intimes de sa petit amie.

Mon avis sur tout ceci (au passage, bonjour la DCRI).

Bande de dégénérés. Dans un premier temps, j’ai pitié de vous.

Ce que vous venez de faire démontre au mieux, votre profonde méconnaissance de ce que sont les Internets et au pire, que vous êtes le bras armé d’un état qui bascule rapidement vers le totalitarisme.

Dans un second temps : merci.

Oui, merci car votre stupidité (qui semble sans fond) a pour effet positif la création d’un buzz. Attaquer Internet de la sorte n’était peut-être pas l’idée la plus intelligente, le traitement que Triskel a subi non plus.
Par vos actions, vous faites tout l’inverse de ce que vous voulez : faire taire quelqu’un.

Ce que vous avez fait, c’est une erreur stratégique (et je ne parle même pas du non-respect de la présomption d’innocence, qui me semble largement bafouée dans cette affaire).
Merci donc d’être aussi stupide et de contribuer à faire buzzer l’information.

Ps : Je n’insulte pas les personnes qui ont pris Triskel en charge, il semble que ces derniers aient été plus que sympas. Non, j’insulte l’ensemble de la DCRI.

Ps 2 : Chère DCRI, que faut-il faire pour que tu comprennes que ce n’est pas comme ça qu’on arrête une idée ?

Bienvenue à Vichy…

Profitez du séjour, le voyage commence à peine.

Avant de vous expliquer pourquoi un titre aussi “trollesque”, laissez moi vous compter une petite histoire :

Il était une fois 11 députés. De ces 11 députés, 6 décidèrent un jour de voter une loi : la loi de la protection sur l’identité.

Mais qu’ont-ils voté exactement?

Dans un premier temps, ces 11 députés ont voté la création d’une base de données centrale de 45 millions de personnes via une nouvelle carte nationale d’identité…mais pas n’importe comment (enfin…), en effet, les 11 députés ont rendu obligatoire la collecte de données biométriques (elle était jusqu’alors non obligatoire pour les personnes qui ne voulaient pas de passeport ou qui ne souhaitaient pas donner leurs empreintes digitales.

Cette mesure, saluée par Claude Guéant (connu plus pour ses dérapages trollesques que pour ses sages paroles), s’inscrit dans “une modernité positive, capable à la fois de protéger et de simplifier la vie quotidienne de nos concitoyens“.

Comprenez par la : une puce pour tous les surveiller, pour tous les contrôler et puisqu’elle devient obligatoire, pour tous les forcer à l’avoir…

Attendez, ce n’est pas tout… ce fichier biométrique pourra servir à pas mal de choses, comme relier une empreinte digitale à une identité. Je vous vois venir, oui cela existe déjà, mais dans le cadre de recherche criminelles, on cherche les gens déjà fichés, la c’est l’ensemble de la population qui est fichée d’un coup.

Mr Guéant à d’ailleurs parlé de la reconnaissance faciale également, soulignant qu’elle n’était pas encore au point, il a quand même rajouté que d’ici quelques années, la technologie aura fait des progrès.

Comprenez par la : pourquoi ne pas se servir de la reconnaissance faciale sur l’ensemble de la population?

ATTTENDEZ, c’est toujours pas tout: cette carte nationale d’identité disposera d’une seconde puce, facultative cette fois-ci. Cette dernière permettra de s’identifier en ligne et lors d’achats (grâce à une signature électronique). Cette puce sera gérée par le ministère de l’intérieur, comprenez par la que le ministère pourra, lorsqu’il le souhaitera, observer les habitudes de consommation de ceux qui ont choisis d’avoir cette puce avec eux.

A cela, Mr Guéant à fait une belle réponse de principe :

«il est évidemment hors de question, pour le ministère de l’intérieur, de s’immiscer dans le contenu des échanges commerciaux ou de chercher à en savoir quoi que ce soit. Le ministère de l’intérieur n’interviendra que pour garantir la fiabilité du système, sa sécurité, c’est-à-dire, d’une part, la sécurité des boîtiers électroniques et, d’autre part, la sécurité des transmissions».

Dommage…les paroles n’engagent que ceux qui les écoutent Mr Guéant, c’est à dire vous et 11 députés. La suite? Elle ressemble étrangement à 1984 quand même.

Je vous invite à lire l’excellente analyse de Marc Rees sur le sujet.

Je vous épargnerais le côté “il est impossible d’intercepter les données de cette puce” : la dernière fois qu’un membre du gouvernement à dit cela, c’était Mme Christine Albanel à propos du site de la Hadopi…qui est tombé quelques heures après. Le Chaos Computer Club Berlin (CCCB, groupe de hackers très réputé) pourra aussi vous expliquer que la carte d’identité biométrique du premier ministre allemand à été hackée…. ultra sécurisée, n’est ce pas?

Pour expliquer mon titre, je citerais une loi :

«Obligation de détenir une carte d’identité à partir de seize ans, comportant les empreintes digitales et la photographie, et de déclarer tout changement d’adresse. Institution d’un fichier central de la population et d’un numéro d’identification individuel.»

Cette loi à été crée…le 27 octobre 1940 et à été supprimée lors de la libération. Le Gouvernement vient donc de réinstaurer une loi qui date du régime de Vichy : celle d’un fichage massif de l’ensemble de la population française .

Voila, maintenant j’ai fini, vous pouvez vous en retourner à votre activité du moment…l’air de rien.

Mes idéaux…

Il y a des jours comme ça…ou on se dit “il faut que les choses changent“, “mais, la suite, c’est quoi?“… puis, dur retour à la réalité, on se dit que seul on ne sert à rien, que c’est la vie.

“Tous pourris!”

Alors nous reprenons notre vie, dans la galère du quotidien, chaque jour un peu plus difficile…on se fait une raison, on se résigne et l’on se dit que “de toutes façons, rien ne changera“.

TF1 continue de nous endormir avec ses programmes, on ne peut pas dire que les autres médias soient différents… parler du scoop, l’élection 2012 ou, si vous préférez, la période ou nos dirigeants taillent les plus grosses pi*** au peuple et ou les mensonges sont comme les feuilles mortes en automne : elles se ramassent à la pelle.

Nous, citoyens, que faisons nous? On se plaint, “quel tissu de conneries” … puis on change de chaine en espérant que cela soit moins pire.

Cet article ne vous plaira pas, il aura certainement le mérite de vous faire réagir ou de faire réagir un “petit quelque chose” qui se manifeste en vous : l’indignation.

Nous avons ce que nous méritons, nous avons un président presque digne d’un monarque : nous l’avons élu. Nous avons une chaine qui ne rempli plus son travail d’information : nous la regardons quand même. Nous avons des dirigeants qui nous baratinent : nous sommes les premiers à boire leur paroles sans broncher.

Nous? non. Certains d’entre vous peut être, moi non.

Vous vous êtes résigné? Je comprends, vous n’avez peut être plus d’espoir ou plus de rêves…mais c’est bien l’espoir et les rêves qui nous font avancer. En ces temps, il devient difficile d’avoir de l’espoir et de rêver, c’est pourtant à cet instant précis qu’il faudrait en avoir.

Vous pensez être inutile? L’union fait la force, si tout le monde prenait conscience que le pouvoir se situe en chacun de nous et qu’ensemble, nous pouvons faire beaucoup…alors les choses pourraient changer.

Vous pensez que rien ne changera? Avec une telle pensée, rien ne changera en effet. L’histoire n’est pas figée dans le temps et il appartient à chacun d’entre nous d’en être spectateur…ou acteur.

Nous nous plaignons du gouvernement, pourtant, si nous en sommes là, n’est ce pas un peu de notre faute aussi? Par notre silence (de fatigue, de résignation, …) nous sommes en train de laisser de bien sombres choses arriver.

J’ai mes idées, mes idéaux, j’ai encore des rêves, j’ai des idées, vous en avez aussi…allez vous les laisser disparaitre sans rien faire?

Réveillons nous car, à nouveau, l’union fait la force. Bientôt j’en suis sur, nous aurons un choix à faire: celui de rester simple spectateur et de subir l’histoire … ou celui de devenir acteur, d’anticiper l’histoire, d’en écrire une partie pour nous et les génération futures.

Osez, révoltez-vous, réveillez -vous, arrêtez de croire tout ce qui se dit et renseignez vous au delà des quelques chaines. Renseignez vous sur les actions de nos politiques, des outils existent pour.

Aucun citoyen ne devrait avoir peur de son gouvernement, c’est le gouvernement qui devrait avoir peur de son peuple (elle n’est pas de moi).

Ceci n’est pas un article, c’est une incitation à la désobéissance civile. C’est interdit, et?
Arrêtez moi, vous n’arrêterez pas des idéaux, ces derniers sont à l’épreuve de la censure, des politiques, des dictatures, des balles et même de la mort.

Pays des droits de l’Homme…pas au 36 rue Botzaris.

03h30 ce matin: je décide de commencer un article pour faire un peu le point sur la situation de Botzaris, sur l’aide apporté à ceux qui sont sur place, à ceux qui redonnent un peu de dignité à ces tunisiens perdus dans cette affaire politique au “pays des droits de l’Homme”.

04h00: le sommeil l’emporte mais j’ai le temps de remercier Ms Teshi, Paul Da Silva et toute la clique ( @Ooouups, @Menilmuche et @Leclown en particulier ainsi que tout le monde) pour leur actions, l’aide physique et matérielle apportée aux tunisiens.

Du fond du cœur, merci. Je ne connais pas ces tunisiens personnellement, mais ce sont des Hommes, des humains…et quasi tout les médias ainsi que les politiques n’en ont strictement rien à foutre…sans vous, sans tout le monde, cette affaire n’aurait jamais été ce qu’elle est. Vous avez gagné mon profond respect et démontrez à tout le monde que l’entraide, cela existe.

Mon article devait parler de la pression continue que les forces de police infligent aux tunisiens, des patrouilles toutes les 10 minutes, des réveils par la police au petit jour, des expulsions que les tunisiens ont du subir alors qu’ils n’ont RIEN et, clou du spectacle, du massacre du camp de fortune établi pour Botzaris36, avec du matériel fourni, de la découpe des tentes et des sacs de couchage, du massacre de la trousse de premiers soins…enfin bref, d’un traitement indigne d’une vie humaine.

Tout ceci, c’était avant le nouveau drame humain de ce midi.

En effet, les tunisiens ont été cernés par les CRS, au minimum quatre fourgons et deux voitures étaient présentes, comme le montre la photo du blog de Menilmuche. Premier point : tout ce monde pour 20 tunisiens qui survivent, épuisés de dormir sous la pluie et dans le froid, était-ce vraiment nécessaire? Second point : certains tunisiens arrêtés ont eu le droit à des pinces…ils étaient inoffensifs, épuisés et bien incapables de quoi que ce soit je crois tant leur état de fatigue semblait avancé.

Les personnes qui les soutenaient sur place ont été mises à l’écart, interdiction de communiquer avec les tunisiens, Paul explique sur twitter qu’il a à peine eu le temps de donner le numéro d’un avocat aux forces de l’ordre, sans garantie qu’il sera transmis aux interpellés…

Sous le choc, j’ai contacté l’ambassade, le cabinet du préfet et le commissariat du XIXème, à chaque fois la même réponse : on m’a raccroché au nez. Aucune explication n’a été donnée. Après quelques heures, la préfecture à indiqué qu’une plainte avait été déposée par les riverains. Des tunisiens ont également été arrêtés pour “infraction à la législation sur les étranger”.

Troisième point : Mais c’est quoi tout ce bowdel? On parle de dignité humaine, on parle d’aide, on parle de mobilisation citoyenne…et des riverains portent plainte contre des gens qui n’ont pas de quoi manger et dormir, on parle de gens qui ont fuit un pays, qui n’ont plus rien. Chers riverains, j’espère que vous aurez honte de votre acte, moi j’ai honte de vous.

A l’heure ou j’écris ces lignes, beaucoup ont été relâchés, tous? Je ne sais pas. Je sais cependant quelque chose : beaucoup se sont indignés d’un tel traitement sans AUCUNE solution durable derrière. D’abord citoyen, le soutien à Botzaris36 est devenu peu à peu politique au fur et à mesure des dernières journées, d’abord avec Pascal Terasse, député de l’Ardèche

Le conseil de Paris ensuite, avec madame Danielle Simonnet, secrétaire nationale du parti de gauche, puis Roger Madec, maire du XIXème arrondissement. Madame Nadège Abomangoli, conseillère régionale socialiste, c’est indignée elle aussi sur twitter

Mais tout ceci reste bien léger par rapport au besoin de Botzaris36…il n’y à pas eu de réelles solutions proposées, pas de solutions tout court d’ailleurs en fait.

Nous parlons d’Hommes de tout âges qui ont fuit leur pays, passés par Lampedusa ils sont ensuit arrivés chez  nous, en France, pays des droit de l’homme. Manifestement, ces tunisiens n’ont aucun droit : pas le droit à de l’aide, des difficultés pour manger, dormir, ne pas se faire harceler par les forces de l’ordre…pourtant, ces tunisiens sont avant tout des hommes, non?

La France est donc le pays des droits de l’homme…tant qu’il est blanc, riche et qu’il à ses papiers (et surtout que ses papiers ne sont pas étrangers!).

La France n’est donc plus le pays des droits de l’Homme, cqfd.

Comment, pour de simples combinaisons de “01010010100101”, pour de simples documents, pour de simples archives…comment est ce possible d’en arriver à la? La dignité humaine serait elle inférieure à des documents? Je ne peux m’absoudre à le penser et encore moins à le croire.

Ce soir, Paul et Elisabeth (MsTeshi) dorment chez eux, les deux ayant reçu des menaces dans la soirée d’hier et des menaces de mort aujourd’hui. Une solution de protection serait envisagée, les menaces étant très sérieuses, comme l’indique Paul sur twitter

Ce soir, c’est indigné et  furieux que j’écris ces lignes, il n’y a toujours pas de solutions, nous restons mobilisés mais les services de l’ordre de la mairie de Paris ont manifestement envie de casser le mouvement…

… et nous parlons de 20 personnes, perdues au “pays des droits de l’Homme”.

PS : à tout ceux qui m’insultent directement par mail depuis bientôt 3-4 jours, c’est votre droit le plus strict, le mien, c’est de choper vos IP, et de porter plainte si vous continuez. NON, je n’oublie pas la misère du monde, NON, je n’oublie pas les SDF, mais la, on parle de personnes dans la rue, quasi sans aucune aide et qui sont dehors pour des raisons politiques, pour des documents qui dérangent…et qui plus est, qui dorment devant le lieu ou ils étaient avant d’être expulsés.

127 indignés arrêtés lors d’une manifestation. #FrenchRevolution.

French Revolution

Une des informations du jour c’était une manifestation devant Notre Dame, à Paris. Environ 500 personnes se sont réunies pour marcher pacifiquement, en demandant une vraie démocratie immédiatement, la #FrenchRevolution s’organise différemment depuis les évènements de Bastille il y à quelques semaines.

La manifestation était organisée et coïncidait avec la journée de protestation organisée à travers l’Espagne ce jour.

La manifestation à démarré et s’est terminée à Jussieu, peu de temps après, les indignés se réunissaient en petits groupes devant Notre Dame, sur l’esplanade en face de la cathédrale.

Les forces de l’ordre ont jugé cette manifestation illégale, après avoir averti les manifestants et leur avoir demandé de se disperser, ils sont passés à l’acte. C’est ainsi que 127 personnes ont été arrêtées.

” On nous à dit que le rassemblement était illégal mais nous n’avons jamais été avertis que nous allions être arrêtés. Je pensais que nous allions tenir bon et qu’ils allaient abandonner…Mais non. La police anti émeute à commencé par arrêter des gens qui étaient la, sans violence mais avec force et, un par un, ils ont été menés jusqu’a des autocars de police. Lorsque ces derniers furent pleins, ils sont partis. […]” explique Cristina Arranz, l’une des manifestantes.

“Il ont passés une heure au commissariat, juste pour prendre quelques informations” à déclaré le chef des services de police.

Selon l’AFP, la manifestation à mobilisé près de 450 personnes, en majorité des étudiants espagnols et français mais également des personnes d’autres horizons, d’autres nationalités. Des travailleurs, des chômeurs et aussi des retraités ont, eux aussi, rejoint le mouvement.

Tous ont défilé dans aucun incident et on pouvait lire “Indignez vous” sur certaines banderoles, c’est le “slogan” de la manifestation. C’est aussi le titre de l’essai de Stéphane Hessel, qui est maintenant de renommée mondiale alors qu’il est au top des ventes depuis des mois en France.

“Le pouvoir au peuple, cette dette n’est pas la notre”, c’est également ce que l’on pouvait lire sur la pancarte d’un manifestant. Aussi, des slogans ont été scandés en faveur de la démocratie réelle ou contre Sarkozy. D’autres s’adressaient directement à la ville avec des “Paris, debout, réveille toi!”

__________________

Ces 127 arrestations, vous n’en entendrez certainement pas parler dans nos médias français, l’article que vous venez de lire provient du journal El Pais : http://politica.elpais.com/politica/2011/06/19/actualidad/1308505423_439426.html

Mes excuses pour la traduction, il y à peut être quelques erreurs, je ne suis pas des plus frais là. :s

Ces 127 arrestations…je trouve le chiffre énorme…c’est pourtant le bon. Des données obtenues, il y avait presque deux CRS pour un manifestant. Le gouvernement prend peur et envoi du renfort pour faire taire la #FrenchRevolution.

Félicitations aux forces de police, par vos actes et ses arrestations vous donnez matière à s’indigner encore plus d’un tel comportement. Vous ne faites que renforcer le mouvement des indignés.

J’ai quand même une question : quand vous ne serez plus assez de CRS pour contenir tout le monde, que se passera t’il? l’armée interviendra?

Indignez vous!