Hey @ladepeche_fr Un article = des faits.



Je viens de tomber sur un billet du site ladepeche.fr [MAJ : modification du lien pour mettre le lien du cache Google, le site ayant supprimé la news, une modification prochaine mettra le contenu à disposition depuis ce site].

L’article, si on peut nommer cela ainsi, est une représentation de ce qu’on nomme la culture du viol. En résumé, une femme a porté plainte pour viol suite à des attouchements et l’article s’efforce de démontrer que c’est sa faute.

Très clairement, j’accuse ce site de faire un truc complètement merdique, nauséabond et de participer à cette culture du viol. Et histoire de bien faire la part des choses, j’ai repris l’article avec les faits énoncés, qu’on comprenne bien.


C’est une affaire qu’a eu à juger mercredi le tribunal correctionnel d’Agen que présidait Ludovic Pilling. Un couple de jeunes gens décide de se séparer. Comme beaucoup de couples, ils avaient déjà couchés ensemble.

Un soir, la jeune femme vient voir le garçon à son domicile, ils passent la soirée ensemble, boivent et fument un peu. La jeune femme fatiguée annonce qu’elle va dormir et se dirige vers le lit.

Quelques instants plus tard, le garçon le rejoint et se dit : « elle est dans mon lit donc c’est qu’elle veut qu’on fasse l’amour, sinon elle serait allée ailleurs, donc même si elle veut pas, en réalité, elle veut. »

Il s’approche donc de la jeune femme et tente de glisser sa main entre ses cuisses. Elle hurle, se défend et lui porte un coup de genou entre les cuisses, mettant le jeune garçon hors d’état de nuire.

La jeune femme quitte la chambre, se dirige vers la porte, constate qu’elle est fermée à clef et hurle, c’est une séquestration. La garçon lui ouvre, la fille s’en va et, le lendemain, porte plainte pour viol.

Une enquête sera ouverte et le parquet, investigations achevées, décidera qu’il n’est pas utile de renvoyer l’affaire devant le tribunal. Il décidera le classement de l’affaire et procède à ce que l’on appelle «un rappel à la loi».

La jeune femme fait valoir ses droits et fait appel de la décision. Le parquet va donc revenir sur l’affaire, qui n ‘est pas encore jugée. L’avocate de la jeune femme demande 7000€ (ndlr : le motif n’est pas indiqué).


Je vous invite à lire les deux versions, pour bien saisir le problème (le mien n’est pas exempt de fautes, signalez-les dans ce cas).

La tournure de l’article, les propos employés (« Ni l’un ni l’autre n’étaient donc des perdreaux de l’année. », « elle va carrément dans sa chambre », « Il glisse sa main vers le jardin secret », « C’est-à-dire qu’il admoneste le garçon » c’est une minimisation des faits, « n vrai réquisitoire de cour d’assises en accablant le garçon » c’est une minimisation des faits) et le ton général de l’article ont de nauséabonds qu’ils minimisent les faits et tentent de faire du garçon une victime.

Sauf que la victime, c’est celle qui était partie dormir, qui n’a rien demandé à personne et qui se retrouve avec un mec en train de lui coller une main entre les cuisses, pas l’inverse. Même si c’est son ex, même si alcool et pétards, même si « insérez ce que vous voulez ici. »

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3 commentaires to “Hey @ladepeche_fr Un article = des faits.”

  1. avatar

    Je viens de mettre un commentaire, non mais ça fait peur une mentalité pareille !

  2. avatar

    Bonjour,
    Je me permets de réagir à l’article, en ce moment je suis en instance de séparation (concubinage), on vit toujours sous le même toit et ce encore pour plusieurs mois (préavis de location 3 mois) et sa arrive régulièrement qu’il y ait des quiproquo un peu limite et que la situation peut prêter à confusion pour l’un ou l’autre, peut êztre la jeune homme à penser qu’elle voulait coucher avec lui, mais au vue de la réaction de la jeune femme (un coup de genous, il aurais donc insister voir refuser de retirer sa main) on peut penser qu’il a sciemment dépasser les limites. L’article est vraiment nauséabond c’est clair et à charge contre la victime.

  3. avatar

    Autant je suis d’accord avec l’existence de cette culture du viol ignoble, autant je ne suis pas d’accord avec toi.
    Les deux versions manquent de faits pour pouvoir se faire une véritable idée.
    Est-ce que le coup de genou est partie après avoir essayer de rejeter le garçon ou non ? (quand on est à moitié endormi et sous l’influence de drogue, les réflexes violents sont fréquent)
    Séquestration ? Je ne sais pas pour toi, mais je ne connais pas beaucoup de personne qui laisse leur porte ouverte.

    Autant il ne faut pas minimiser les agressions, autant il ne faut pas exagérer les faits.