1996, une histoire sur les Internets…

Ou si vous préférez, « les politiques ne comprennent rien aux Internets et ça ne date clairement pas d’hier. »

Aujourd’hui, un peu d’histoire…

Nous sommes en 1996, le web commence à peine à arriver dans les familles, Internet n’est pas ce que nous connaissons aujourd’hui, on surf à l’impressionnante vitesse de 14Kbits/s, révolution à l’époque.

Oublions un temps les services que nous connaissons actuellement et replongeons-nous dans l’histoire des Internets.

En 1996, une chose existait déjà et n’a pas véritablement changée depuis: les Internets dans l’esprit du monde politique.

Déjà à l’époque, le gouvernement et les politiques avaient peur de cet espace ou tout le monde peut s’exprimer, sans intermédiaires, sans potentielle censure. Ils avaient peur de cet espace ou chaque parole vaut la même chose et où l’on fonctionne au mérite et non au nom, « fils de » ou à l’argent.

Le code génétique d’Internet était déjà présent, forgé par celles et ceux qui écrivaient, codaient et pensaient que tout était possible.

Pour nos politiques de l’époque, Internet est déjà un monstre. Un repère rempli de terroristes, de pédophiles, de pirates sans règles … étrange, ce discours, je l’ai croisé pas plus tard qu’il y a quelques jours… 17 ans et toujours le même discours. Ça n’a pas changé.

Ce qui n’a pas changé non plus, c’est cette volonté de museler Internet, de le contrôler comme on contrôle tout autre organe d’expression, de le réguler et d’en faire un Internet civilisé ou tout ce qui dérange est caché. Un Internet civilisé, cette expression n’est pas sans rappeler les propos tenus par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore président de la République.

A cette époque, un acteur est lui aussi présent, l’UEJF, l’union des étudiants juifs de France. Les mêmes qui ont assigné Twitter pour l’affaire « #UnBonJuif ».

L’affaire porte sur des intermédiaires accusés d’avoir mis à disposition des contenus contraires à la loi, et c’est l’UEJF qui attaque ces intermédiaires. Cette dernière demande à ce que les intermédiaires empêchent toute connexion à tout service ou message diffusé sur le réseau Internet si ces derniers ne respectent pas la loi. De la censure, rien que ça. De la censure préventive également, puisqu’il était question d’anticiper le blocage de ces connexions.

La demande est rejetée par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 12 juin 1996.

Quelques mois plus tard, les gérants de World-Net et Francenet sont arrêtés pour avoir permis la diffusion d’images à caractère pédophiles. Pour l’explication, des utilisateurs abonnés chez ces fournisseurs diffusaient des images à caractère pédophiles et ce sont les gérants des fournisseurs qui ont été arrêtés, pas les auteurs des méfaits.

L’instruction se terminera sur un non-lieu, quelques temps plus tard (ndlr : je n’ai plus la date précise).

Quelques mois passent, l’affaire de l’UEJF est passée. Nous sommes au mois de juin, le 18 pour être exact.

Ce 18 juin, le ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace propose une loi, adoptée par la suite.

Vous pouvez retrouver le texte de cette loi ici :

Que dit cette loi ? Tout simplement de responsabiliser les intermédiaires techniques, hébergeurs, fournisseurs d’accès à Internet de tout contenu contraire à la loi. Pour être encore plus clair, cette loi rend responsable les intermédiaires de ce qui passe dans leurs tuyaux, si un contenu illégal ou criminel circule, alors ça sera de la faute de l’intermédiaire.

Je vous laisse imaginer le problème : c’est clairement impossible. Trop d’utilisateurs, trop de contenus, sans parler du risque évident de censure et de la pression infligée aux intermédiaires, responsables de ce qu’ils n’ont pas fait.

Le 24 juin, un recours est déposé devant le conseil constitutionnel, contre cette loi dangereuse. Il est question des articles 43-1 à 43-3, qui ne respectent pas la liberté d’expression ainsi que les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Le conseil constitutionnel décidera de retoquer les articles 43-2 et 43-3 de la loi déposée, au motif qu’ils sont contraires à la Constitution.

Ce ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace, en 1996, c’est François Fillon.

Déjà à l’époque, le principe était de censurer internet, au nom de la loi, sans avoir conscience des conséquences. Cela n’a pas changé, cela ne changera pas et c’est pour cette raison qu’il ne faut pas arrêter la veille, la lecture, le travail de décodage des textes dangereux comme celui censuré par le conseil constitutionnel en 1996.

La morale de cette histoire : nos hommes et nos femmes politiques n’ont toujours rien compris à Internet, aux réseaux et à ce qu’on peut en faire et ils ne comprendront sans doute jamais l’importance de la Neutralité du Net.

Nous pouvons également rire d’un autre jugement, celui d’un hébergeur, condamné à une amende qu’il n’était pas en mesure de payer, condamné à fermer ses services alors qu’il n’était pas responsable d’un acte fait avec ses services, par un de ses clients.

La juge n’a pas compris Internet l’hébergeur s’est retrouvé responsable de tout, alors qu’il était innocent.

Cette juge est maintenant l’actuelle présidente de la HADOPI. Mais ceci est une autre histoire…

Moralité : en plus de 17 ans, rien n’a changé. L’article retoqué par le conseil constitutionnel est présent dans LOPPSI, le discours est le même qu’avant et les politiques ont toujours le chic pour faire peur, Internet étant ce repère de terroristes ultra dangereux.

Ce billet est tiré d’un passage du reportage « Une contre histoire de l’Internet », diffusé sur Arte le mardi 14 mai 2013 à 22h40, disponible en replay à l’adresse suivante … et déjà sur vos torrents /-)

Chiffrez qu’on vous dit, bordel.

Ou l’histoire insolite d’une personne considérée comme dangereuse à cause d’une mauvaise traduction de SMS.

Dans ce billet, j’ai découvert une histoire un peu insolite.

Pour celles et ceux qui ont la flemme de lire le court article, petit résumé :

Un homme était accusé par la police de Copenhague de trainer dans, ou près, d’une organisation terroriste. Un SMS intercepté par les forces de l’ordre fait état d’une demande de réunion dans le but de financer le parti des travailleurs du Kurdistan, considéré comme organisation terroriste par les États-Unis.

La police a utilisé Google translate pour traduire le message, ce dernier était en turc et c’est là que se situe l’erreur : la traduction Google était erronée et l’innocent s’est retrouvé coupable.

Arrêtez d’avoir la flemme et allez lire le billet car ce que je souhaite aborder, c’est l’envers du décor de tout ceci :

Il faut se poser les bonnes questions et la première qui me vient en tête est la suivante : cette personne était-elle déjà observée par la police ?

Si oui, cela pourrait expliquer l’interception de messages mais, si ce n’est pas le cas, comment ce SMS a pu se retrouver dans les mains de la police ?

Tout ceci n’est que supposition mais il n’est pas inconcevable le SMS ait été intercepté car il contenait des mots particuliers ou une suite de mots qui, dans l’ordre, déclenchent une alerte sur un serveur quelconque.

Cette histoire me fait penser à celle d’un homme arrêté pour avoir blagué, de mémoire, sur un train qui allait sauter. Le message a également été intercepté et la personne arrêtée.

Cette réflexion m’amène à revenir sur un point déjà abordé ici et dans bien d’autres lieux, physiques comme numériques : la protection de la vie privée.

Afin d’éviter que des yeux indiscrets se posent sur des messages qui ne leur sont pas destinés, il existe des applications, la plupart fonctionnent sous un grand nombre de systèmes, de Windows à Apple en passant, évidemment, par un système GNU/Linux :

GNU PG (GPG) est un système permettant le chiffrement de vos communications, il est possible de le gérer via un client de messagerie comme Thunderbird par exemple, ce dernier s’installant sans problème sous Windows, pas d’excuses d’incompatibilités.

Pour chiffrer vos sms, il existe également une application selon votre système. Sous Android par exemple, TextSecure répondra à vos attentes, une application similaire existe pour l’Iphone mais je ne parle pas de ce que je n’ai pas pu essayer, quand à Windows Phone, je n’ai pas cherché à savoir si une application existait.

Je vois certains d’entre vous arriver : « oui, mais si on utilise ces applications, alors c’est qu’on à quelque chose a cacher. »

Ma réponse sera simple : lorsque vous envoyez un courrier postal, vous aimez qu’on l’ouvre à votre insu pour vérifier ce qu’il contient ? J’imagine que non, il en va de même pour un mail, ou un SMS.

D’autres répondront sans doute que ces outils sont utilisés par des terroristes, à ces derniers je répondrai qu’Einstein n’a jamais voulu que l’aboutissement de travaux de recherche fassent naitre une arme de destruction massive.

Bref, une invention n’est pas bonne ou mauvaise. C’est l’utilisation que l’Homme en fait qui l’est : on peut chiffrer ses messages pour avoir un peu de vie privée ou alors chiffrer pour planifier une attaque terroriste, oui.

Voilà, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas essayer.

Bonjour Brigitte, la forme ?

On ne le dira jamais assez, la protection de vos données personnelles est importante si vous voulez être tranquille, sans personne pour vous espionner.

Cette protection de votre vie privée ne se limite pas aux seuls éléments qui font votre vie privée : elle s’étend à toute donnée considérée comme personnelle et, à ce titre, le couple d’identifiant « nom prénom » en fait partie.

Mon billet parle donc de Brigitte. Je resterai volontairement flou dans ce billet car les données traitées sont privées, mais je pense qu’il sera assez clair pour voir le danger que je souhaite présenter.

Bref. Nous étions à une terrasse après PSES (Pas Sage en Seine), un ami me demande de démarrer le bluetooth pour m’envoyer une donnée et me voilà donc, à cet instant, avec un petit scanner bluetooth dans les mains. Tout se passe normalement jusqu’à ce qu’un petit détail attire mon attention : un Macbook air dans les environs.

Comment l’ais-je vu ? Via le bluetooth. Le nom de ce périphérique était « Macbook Air de Brigitte R. » (donnée volontairement masquée pour le billet, le nom était entier).

Ici, deux cas de figure : soit vous êtes en train d’halluciner, auquel cas la suite ne vous étonnera pas, soit vous vous dites « oui, et ? Ce n’est qu’un nom. » et je vous invite à lire attentivement la suite.

Avec un téléphone et google et en environ 5 minutes, voici les données récupérées sur Brigitte :

  1. Nom / Prénom (via bluetooth)
  2. Age
  3. Numéro de téléphone fixe / portable
  4. Adresses mail privées et professionnelles
  5. Adresse postale
  6. Profession
  7. Passions
  8. Sites ou Brigitte est inscrite, ce qu’elle y fait, certaines choses qu’elle dit, d’ou elle vient, son lieu de naissance, ses études, son dernier emploi, son domaine d’expertise
  9. 12 photos venant confirmer qu’il s’agit bien de la bonne Brigitte, que les données citées ci-dessus concernent bien la dame assise à quelques mètres de nous et pas une autre.

Je vous passe quelques détails que j’ai obtenu avec une recherche plus approfondie, une fois revenu sur un ordinateur et j’insiste : tout est parti d’un nom + prénom.

Imaginons maintenant les possibilités offertes par ces informations et tant qu’a faire, allons au fond des choses :

Cas N°1 : vu son adresse, elle est loin de chez elle. Je peux donc aller la cambrioler et vu qu’elle n’a pas de mari ni d’enfants, la maison sera vide.

Cas N°2 : Je peux me faire passer pour quelqu’un proche d’un de ses amis, elle en a plus de 150, ça ne devrait pas être difficile. Ensuite, je suis presque libre de faire ce que je veux, obtenir d’autre noms, des numéros de téléphone …

Cas N°3 : Je peux me faire passer pour un de ses élèves, Brigitte étant prof d’informatique dans une université parisienne. De là, je peux obtenir énormément d’informations privées : noms de certains de ses élèves, contenu de ses cours, ambiance ou rumeurs sur telle ou telle personne.

Cas N°4 : Je peux lui faire peur également, arriver devant elle, lui dévoiler toute sa vie et lui demander de l’argent. Je peux tout aussi bien lui mentir et lui faire croire que je suis une personne des forces de l’ordre afin d’obtenir sa confiance.

Ca semble fou et un peu tiré par les cheveux mais pourtant, c’est possible. Ce n’est d’ailleurs qu’une toute partie des choses possibles, toujours avec un simple nom et prénom.

Nous aurions pu faire tout ceci, lui mentir, lui faire peur et encore plein d’autres choses. Nous ne l’avons pas fait. Un de mes amis s’est levé et est allé la voir.

– « Bonjour Madame R. »
– « Euh, bonjour, on se connaît ? »
– « Non. Mais si vous tenez à protéger votre vie privée, désactivez votre connexion bluetooth, votre nom apparaît dessus. »
– « Ah, euh, merci. »

L’ami en question nous à confirmé que ça lui avait fait tout bizarre qu’une personne vienne la voir, lui donne son nom sans la connaître, et lui dise de faire attention. Imaginez l’espace d’un instant si nous étions allé la voir dans un autre but ?

Fin de l’histoire, Brigitte a désactivé son bluetooth et est redevenu une personne prenant un verre, dans un bar.

Réfléchissez et ne laissez pas traîner vos données personnelles partout. Cette fois-ci Brigitte nous a rencontré, mais ça aurait pu être une autre rencontre, d’un genre radicalement différent.

Souviens toi, souviens toi du 05 novembre 1605.

« Souviens-toi, souviens-toi du 05 novembre 1605, de la conspiration des poudres. Souviens-toi, car jamais je ne pourrais m’y résoudre. »

Non, cet article ne va pas parler des Anonymous, enfin… pas comme d’habitude en fait. Je vais vous parler un peu de la symbolique qui gravite autour de l’idée Anonymous. Je précise que je parle d’idée et non de groupe car le groupe Anonymous n’existe pas entant que tel (ce point fera d’ailleurs l’objet d’un autre billet).

Si vous ne sortez pas de prison, si vous n’avez pas passé plus de 5 ans dans une grotte et si vous avez suivi l’actualité, vous connaissez au moins le nom Anonymous…mais combien connaissent leur symbolique ?

Pour ceux qui connaissent déjà ceci, vous n’apprendrez rien ici, pour les autres, bonne lecture.

Bien, pour commencer, puisque nous sommes le « Gunpower Day » [EN]. Ce jour ne vous dit peut être rien ?

Pour replacer les choses dans leur contexte, je préfère le préciser, je suis d’origine anglaise et, chez « nous », ce jour est assez spécial. Lorsque j’étais petit (et je pense que c’est une chose qui perdure encore), le 05 novembre était fêté. Nous avions le droit à un poème et à un feu de joie. Voici pour le poème :

Remember, remember the Fifth of November,
the Gunpowder Treason and Plot,

I see no reason why Gunpowder Treason should ever be forgot.
Guy Fawkes, it’was his intent to blow up King and Parliament.

Three score barrels were laid below to prove old England’s overthrow;
By God’s mercy he was catch’d with a dark lantern and lighted match.

Holloa boys, holloa boys, let the bells ring.
Holloa boys, holloa boys, God save the King!

Historiquement, le 05 novembre 1605 était une affaire de religion : Guy Fawkes (catholique engagé) à tenté d’assassiner (à l’aide d’un groupe de « catholiques intégristes ») le Roi James, Roi protestant, afin de le remplacer par sa troisième fille, Elizabeth. Comme vous pouvez le constater, la symbolique du 05 novembre à changé depuis. Attention cependant (et c’est toujours d’actu), en Angleterre, ce jour reste le jour du « Gouvernement ». C’est un jour ou l’on brule un homme de paille (censé représenter Guy Fawkes) et ou l’on récite des poèmes. Ce jour est là pour rappeler que personne ne doit trahir le gouvernement car le gouvernement ne l’oubliera et ne pardonnera pas.

D’ailleurs, autre « symbole » Anonymous : « We do not forgive, we do not forget » qui est present, très souvent, en fin de poème. Cette phrase explique donc que le Gouvernement n’oubliera jamais et ne pardonnera jamais (comprenez, la trahison de Guy Fawkes).

A nouveau, sur ces deux symboles, nous sommes dont assez loin du message actuel des Anonymous. Détournement réussi !

Le début du poème est repris dans le film V pour Vendetta, ou V, notre héros, prononce ces quelques mots (qui, bien sur, n’ont pas la même signification).

Bref, deux symboles dont un systématiquement présent dans les discours des Anonymous, deux symboles repris au pouvoir pour qui ils n’ont pas du tout la même signification, joli détournement. C’est assez plaisant de voir ces deux symboles repris et détournés contre les Gouvernements alors qu’à la base, c’était un message fort du Gouvernement anglais face aux traitres.

Pour finir, le masque. C’est un point à confirmer, mais il me semble qu’il est issu et de certaines éditions du livre original ainsi que du film, je n’ai pas décelé de symbolique particulière si ce n’est que le masque est identique et qu’aucun trait ne ressort. Il est également présent pour montrer un point, qui existe sur de nombreux billets dans ce forum : ce n’est pas l’Homme derrière le masque qui compte, ce sont les idées…et les idées sont à l’épreuve des balles.

Voila, vous savez maintenant !

Les joueurs, des gens inutiles…oh wait ??

Nous sommes habitués à voir les joueurs présentés de la façon suivante : des gens asociaux, malades, potentiellement dangereux, qui ne servent à rien, qui n’ont aucune vie, …

(je vous passe toutes les conneries que j’ai pu entendre, tant la liste est longue).

Je n’écris pas ce billet pour cela, je ne vous dirais donc pas que je ne me suis jamais promené avec un fusil plasma dans la poche, que je n’ai jamais tué quelqu’un pour lui prendre sa voiture ou que je ne saute pas sur des blocs pour en faire jaillir de l’argent…

Non, la raison de ce billet, c’est un point positif, une façon de présenter les gamers que l’on ne croise pas souvent.

En effet, des gamers viennent de faire progresser la recherche contre le VIH, contre le Sida si vous préférez.

Tout commence sur un problème vieux de 10 ans : le décodage d’une structure d’enzyme proche de celle du virus du sida. La suite, c’est la mise en ligne en 2008, d’un jeu appelé « Foldit » (Plie-le en français). Ce jeu répond à un problème que les ordinateurs ne sont pas en mesure de résoudre : le pliage d’une molécule afin de former une structure en 3D et la création d’une protéine. Les chercheurs étaient bloqués depuis 10 ans… et c’est la que Foldit intervient.

Des joueurs de tous horizons (de tout pays, de tout âge, …) jouaient dans des équipes concurrentes, pliant et repliant tout ce qui pouvait être plié, testant tout ce qui pouvait être testé…Ils finissent par obtenir des modèles tellement proches de la réalité que les scientifiques, après quelques jours, réussissent à finaliser le modèle et à établir la structure de l’enzyme.

Zoran Popovic, professeur d’info à l’université de Washington à déclaré : « Foldit est la preuve qu’un jeu peut transformer un novice en un expert capable de faire des découvertes de premier ordre. Nous sommes en train d’adopter la même approche dans la façon d’enseigner les maths et la science à l’école ».

C’est la revue Nature Structural & Molecular Biology qui en parle, ils ont tenu à faire figurer les gamers de Foldit entant que co-auteurs de l’étude réalisée :

« Les gens ont des capacités de raisonnement dans l’espace bien supérieur à celle des ordinateurs […], les résultats publiés cette semaine montrent qu’en combinant les jeux, la science et l’informatique, on parvient à des avancées qui n’étaient pas envisageables jusqu’alors ».

Comme quoi, les joueurs ne sont pas forcément ce que les médias s’amusent à montrer…ou ce que certains peuvent penser.

« For the Lulz », ou quand un sympathisant ump joue au fail.

Edit : à la demande de ma source, et pour éviter tout soucis possible, l’url du site dont il est question ici n’est pas présente (même si vous serez à même de la retrouver, si vous êtes motivés 😉 )

Petit article « lulz » et pas méchant, mais je ne pouvais pas garder cela pour moi, personnellement, j’ai rigolé (et j’ai un peu halluciné), à vous de voir 😀

Hier soir, une source que je garderais anonyme (on ne sait jamais, des fois qu’on lui cherche des ennuis après) m’a fait parvenir une adresse, d’un site de soutien à Nicolas Sarkozy
Jusque la rien d’anormal, petit passage sur le site : relativement basic , un peu mal foutu à mon gout, une gestion de la partie graphique qui laisse un peu sur la faim et je ne parle pas du contenu, n’adhérant pas à l’UMP, on s’en tape ici.

Après recherches, le site tourne sur une version de Joomla (et pas la dernière), une genre 1.5.5….
Si je précise la version du Joomla, c’est parce que sur cette version il existe une (WTF) énorme (et le mot est faible) faille de sécurité, genre celles qui vous permettent  de changer le mot de passe administrateur pour avoir accès à toute la console de gestion derrière, par exemple (je ne rentre pas dans le détail, cette nuit, la faille fonctionnait encore).

Pour les petits hackerz qui seraient tentés de jouer avec le site : mon contact m’a informé que l’info était déjà remontée, donc je serais vous, j’éviterais de tester (je dis ça, j’dis rien hein…).

Bon, donc, juste que la on a un site, (perso ou pro?) sympathisant  UMP, avec une grosse faille de sécurité.  Je suis allé à la pêche aux renseignements sur le site, et c’est la que j’ai un peu rigolé, je dois l’avouer.

Le site est géré par une société : ms-trading.net.

Je précise que je n’ai rien forcé pour obtenir les informations suivantes (on sait jamais) :

Cette société a crée d’autres sites :

http://www.poztonic.com

http://www.gpmotos74.com

http://www.motosud34.com

http://www.bobo-pizza.com

http://www.ledoucen-candon-huissiers.com/

http://www.armatures-de-france.com

…et j’en passe, tous sous le même CMS (Joomla, je ne suis pas allé vérifier la version du CMS…mais fort à parier que c’est la même).

Ms-trading.net…recherches sur cette société:

au début, je pensais que Ms, c’était pour Multimédia services mais en fait non, le nom complet c’est: Multimédia Sandoz Trading S.A.S…quelques pages google après:

Sandoz : Michel Sandoz – sympathisant UMP, j’irais même jusqu’a dire sympathisant actif, vous verrez après, gérant de la société ms-trading.net, créateur du site en question (officiellement, c’est ms-trading.net qui a crée le site cependant, après quelques recherches, il n’y à qu’un seul contact, un portable, j’en déduis donc que Mr Sandoz est seul pour gérer l’activité)…ah oui j’oubliais, ex vice président de l’association des amis de Nicolas Sarkozy et directeur des réseaux sociaux de l’E.E.D.C.M (où Anh Dào Traxel exerce). Une personne manifestement bien impliquée dans la politique donc.

La suite des recherches me donne un profil Facebook, librement accessible (vive la confidentialité des données), des photos de cette personne lors de meetings que je présume UMP, dans des camions à distribuer des tracts, un grand nombre de photos prises avec Anh Dào Traxel, d’autres avec quelques personnalités connues (la tête de l’UMP, Besson, j’en passe). Bref, pas un simple sympathisant UMP quoi. Je continue, je tombe sur la page Facebook de soutien à Mr Sarkozy pour 2012 et, oh joie, le site en question est référencé dans les pages officielles de soutien (et tout ceci, juste en naviguant, qu’on ne m’accuse pas de je ne sais quoi)

Donc, maintenant, je résume : on à un site partisan de l’UMP, à première vue déclaré entant que page officielle de soutien et qui peut se faire éclater en 30 secondes. Le tout crée par une société « spécialisée » dans la création de sites (pour des prix qui me feront toujours halluciner, 2000-3000-5000€ H.T), plutôt sympa. Quand on sait que tout les autres sites de la société tournent sous le même CMS (et certainement la même version)…et bien, d’un coup, on se dit qu’on peut dormir tranquille niveau compétences ;-).

Il reste un point à éclaircir cependant : qui à payé pour le site? Les liens entre Mr Sandoz et le groupe UMP sont bien proches, trop pour que je n’imagine pas que le groupe UMP ou les jeunes Pop n’y soit pas impliqué…

Mr Sandoz, au cas ou vous passeriez ici, petit cadeau :

Ne confondez pas amateurisme et sécurité. Vous prétendez faire de l’amateurisme, avec une société qui est dédiée à la création de site web? Je ne comprend pas, vous dites donc que votre société fait dans l’amateurisme? C’est pas un peu se tirer une balle dans le pied de dire cela?

Si vous n’avez pas mis à jour le CMS que vous utilisez, je vous invite à le faire rapidement.
PS : JE suis un amateur, passé un certain stade (quand on réalise une prestation payante et hors taxes donc professionnelle) on ne peut plus se prétendre amateur…à bon entendeur.

Ah oui, au fait, faites attention quand vous parlez sur le net, je veux dire, ce que vous avez dit ne donne pas une image « pro » de vous et de votre activité.