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Test du dock Thunderbolt 5 UGREEN Revodok Max 2131. Votre bureau va apprécier

Mon, 02 Feb 2026 16:25:00 +0100 - (source)

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

En mai dernier, je vous parlais de mon coup de cœur pour le Revodok Max 213, un dock très complet , Thunderbolt 4, qui faisait déjà des miracles sur mon bureau. Sauf que voilà, les mois ont passé, et je suis un geek bien trop relou pour accepter de continuer à utiliser un ancien modèle, alors qu'il a été mis à jour ! Entre une promotion indécente sur Amazon et mon envie de préparer le terrain pour mon future MacBook Pro, j'ai fini par sauter le pas pour le UGREEN Revodok Max 2131, la déclinaison Thunderbolt 5 , et je suis bien content.

Soyons honnêtes deux minutes : mon MacBook Air M4 actuel ne gère "que" le Thunderbolt 4. En branchant cette nouvelle version, je ne gagne clairement pas de vitesse de transfert immédiate par rapport à mon ancien modèle. C’est même techniquement surdimensionné pour mon usage actuel, mais l'investissement est en fait stratégique. Je prévois de passer au prochain MacBook Pro M5 dès sa sortie, et avec ce dock, je suis certain que mon setup sera prêt le jour J pour exploiter la pleine puissance du TB5. Et puis surtout, à 315 euros au lieu de 450 euros, je n'avais pas trop à hésiter.

Alors sur le papier vous le savez, l'intérêt du Thunderbolt 5 c'est surtout sa bande passante délirante. On passe de 40 Gbps à 80 Gbps bidirectionnels, et même jusqu'à 120 Gbps via le mode "Bandwidth Boost" pour l'affichage. Pour ceux qui travaillent avec des écrans haute résolution, c'est quand même sympathique. Ce modèle permet de gérer un double affichage 8K à 60 Hz sur les puces Pro et Max, ou de saturer des SSD externes ultra-rapides sans ressentir le moindre ralentissement sur le reste des ports. Zéro compromis donc.

C'est aussi un monstre de charge.

On passe de 90W sur l'ancien modèle à 140W de Power Delivery sur celui-ci. Pour mon MacBook Air, c'est toujours inutile, mais pour les utilisateurs de PC portables gaming ou de MacBook Pro gourmands en ressources, vous pouvez mettre le chargeur d'origine de votre ordi à la poubelle. La station gère intelligemment la distribution d'énergie, envoyant même du jus supplémentaire sur les ports de façade pour charger un smartphone ou une tablette en charge rapide simultanément.

Il a plutôt une bonne tête en plus, avec un châssis en aluminium pour bien dissiper la chaleur. La connectique est complète avec 13 ports, dont du RJ45 en 2,5 GbE pour les amateurs de réseaux rapides et des lecteurs de cartes microSD et SD 4.0 pour les photographes comme moi. Point important quand même, il faut obligatoirement être sous macOS 15 Sequoia ou Windows 11 pour en profiter pleinement, mais bon, si vous lorgnez sur ce genre de produit, c'est que vous êtes à jour.

Bon, vous l'avez compris, si vous aimez avoir du bon matériel sur votre bureau, ça se considère clairement, surtout avec la promo actuelle sur Amazon. Et oui, même si votre ordinateur du moment est limité au Thunderbolt 4, vous gagnez quand même en puissance de charge, et vous êtes déjà prêts pour votre prochaine évolution matérielle. Dispo ici sur Amazon !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !


Notepad++ - Votre éditeur de texte préféré a été piraté

Mon, 02 Feb 2026 13:13:42 +0100 - (source)

Si vous utilisez Notepad++, faut que vous sachiez qu'il s'est passé un truc moche. Entre juin et décembre 2025, les serveurs de mise à jour de votre éditeur de texte préféré ont été carrément piratés. Et c'est carrément une opération d'espionnage probablement menée par un groupe parrainé par l'État chinois. Ouin 🥲.

En gros, les attaquants ont réussi à compromettre l'infrastructure de l'ancien hébergeur du projet. Du coup, ils ont pu détourner le trafic de mise à jour pour rediriger certains utilisateurs vers des serveurs malveillants. Ces serveurs envoyaient ensuite des fichiers de mise à jour vérolés au lieu des vrais binaires. C'est le genre de nouvelle qui file des frissons dans le dos quand on sait que des millions de dev utilisent ce logiciel quotidiennement.

Les hackers ont exploité une vulnérabilité dans le script getDownloadUrl.php et ont gardé un accès interne jusqu'au 2 décembre dernier. Heureusement, Notepad++ a depuis migré vers un nouvel hébergeur beaucoup plus costaud et sécurisé.

Donc si vous avez fait une mise à jour durant cette période, y'a de fortes chances que vous soyez concernés. L'outil de mise à jour WinGup manquait apparemment de contrôles de vérification suffisants, ce qui a permis cette redirection.

C'est moche de voir un outil open source aussi iconique se faire cibler de la sorte.

Comment protéger votre système ?

Heureusement, l'équipe de développement a réagi. Voici donc ce qu'il faut faire pour dormir tranquille :

Ensuite, un petit coup de nettoyage avec un antivirus ne fera pas de mal et si vous cherchez des alternatives le temps que ça se tasse, vous pouvez jeter un œil à Notepads ou même NotepadNext qui font du super boulot.

Bref, restez vigilants et ne traînez pas pour faire le ménage sur votre PC !

Source & Source


PineTS - Vos scripts TradingView enfin libérés !

Mon, 02 Feb 2026 11:59:02 +0100 - (source)

Vous connaissez sûrement TradingView pour suivre les cours de la bourse / crypto, et son fameux langage Pine Script. C'est top pour bidouiller des indicateurs techniques sans se prendre la tête, mais dès qu'on veut sortir du bac à sable pour intégrer ça dans un bot perso ou un backend, ça se corse sévère. Alors moi je fais pas tout ça, ni trading, ni dev autour du trading, mais je sais qu'on peut se retrouver souvent bloqué par les limites de la plateforme.

Hé bien bonne nouvelle pour tous les traders en culottes courtes qui n'ont pas encore compris que le DCA c'est + efficace que le day-trading, Alaa-eddine (un lecteur fidèle, coucou !) a bossé sur un projet qui va vous plaire : PineTS .

PineTS ce n'est pas encore l'un de ses parseurs bancal mais un vrai transpiler ET un runtime complet qui permet d'exécuter du code Pine Script directement dans un environnement Javascript ou TypeScript. Il vous faudra évidemment Node.js et votre bon vieux navigateur pour que ça fonctionne.?

Vous prenez votre script ta.rsi(close, 14), vous lancez un npm install pinets et hop, ça tourne sur votre serveur. PineTS gère la "transpilation" (non, c'est pas quand on a chaud sous les bras ^^) à la volée et fournit une implémentation des fonctions standard de Pine Script (v5 et v6). Il supporte déjà plus de 60 indicateurs techniques (SMA, EMA, MACD, Bollinger...), le multi-timeframe et même le streaming de données temps réel.

Du coup, ça ouvre des portes assez dingues ! Et si vous vous demandez si Pine Script est similaire à JavaScript, la réponse est "pas tout à fait", mais PineTS fait le pont entre les deux mondes. Vous pouvez grâce à ça récupérer des données de marché via n'importe quelle API (CCXT, Binance...), les passer à la moulinette PineTS, et utiliser le résultat pour trigger des ordres ou nourrir une IA.

Attention par contre, tout n'est pas encore supporté à 100%. Sauf si vous restez sur du standard, là c'est royal... Mais si vous utilisez des fonctions graphiques très exotiques, faudra vérifier tout pour ne pas finir sur la paille. Le seul truc qui manque peut-être, c'est une compatibilité totale avec les scripts v4, mais bon, on est en v6 maintenant et pour la logique de trading pure, c'est propre.

D'ailleurs, pour ceux qui utilisent ChatGPT pour écrire du Pine Script, sachez que vous pouvez maintenant intégrer ces snippets générés par l'IA directement dans vos propres applis Node.js. C'est quand même plus flexible que de copier-coller ça dans TradingView à chaque fois.

Et ce n'est pas tout (hé oui ^^) car pour la partie visuelle, il a aussi sorti également QFChart , une bibliothèque dédiée pour afficher le tout avec de jolis graphiques financiers. C'est le combo gagnant pour se faire un dashboard de trading sur mesure sans dépendre de l'infra de TradingView.

Perso, je trouve ça génial pour ceux qui veulent garder la main sur leur exécution ou faire du backtesting sérieux avec leurs propres données. En fait, c'est exactement ce qu'il manquait aux traders-developpeurs pour coder leur propre logique de A à Z. Le projet est open source et dispo sur GitHub et y'a même un playground pour tester vos scripts en live et voir la transpilation en temps réel.

Si vous faites du trading algo, ça vaut clairement le coup d'œil.

PineTS est à découvrir ici ! Et un grand merci à Alaa-eddine pour le partage !


Des scripts tout faits pour votre Proxmox

Mon, 02 Feb 2026 10:54:25 +0100 - (source)

Ce matin, je discutais avec Emmanuel (un lecteur fidèle) sur mon Linkedin Korben et il m'a partagé une ressource vraiment chouette. Si comme moi vous jouez un peu parfois avec un serveur Proxmox qui tourne à la maison pour vos expérimentations ou votre domotique, vous savez que configurer chaque VM ou conteneur LXC peut vite devenir chronophage. On copie-colle des commandes, on installe des dépendances, on se plante, on recommence... La routine quoi sauf que cette routine peut vite devenir reloue.

Hé bien, fini la galère !!!! Le projet dont je veux vous parler aujourd'hui s'appelle Proxmox VE Helper-Scripts et c'est une collection communautaire de scripts (plusieurs centaines !) qui permet d'installer et de configurer tout un tas de services en une seule ligne de commande.

En gros, c'est une immense boîte à outils pour votre hyperviseur. Vous avez besoin d'une instance Home Assistant pour gérer des ampoules connectées ? Hop, vous lancez le script et ça vous crée le conteneur LXC tout propre. Vous voulez monter un serveur média avec Plex ou Jellyfin ? Pareil, c'est généralement plié en quelques minutes (selon votre connexion évidemment).

Vous allez sur le site, vous cherchez l'outil qui vous intéresse, vous copiez la commande bash fournie (du style bash -c "...") et vous la collez dans le shell de votre nœud Proxmox. Et hop, l'assistant se lance. Il vous pose quelques questions (IP statique ou DHCP, espace disque, RAM... ce genre de trucs classiques) et puis tente de s'occuper de tout le reste (si les planètes sont bien alignées et que votre karma est au top !).

Je trouve ça génial parce que non seulement ça gère l'installation, mais ça s'occupe aussi des mises à jour. Mais bon, attention quand même parce qu'une mise à jour upstream peut parfois casser le script, donc prudence. C'est d'ailleurs super utile si vous utilisez Proxmox sur un Raspberry Pi (via Pimox), même si l'architecture ARM peut poser souci avec certains scripts. D'ailleurs, bonne nouvelle pour les utilisateurs de Pimox : il existe Pimox-Scripts , un portage de ces mêmes Helper Scripts mais adaptés spécifiquement pour ARM/Raspberry Pi. Tous les scripts ne sont pas encore dispos (moins de contributeurs), mais y'a déjà de quoi faire !

Parmi les scripts disponibles, on retrouve les classiques Docker, AdGuard Home, Pi-hole, mais aussi des trucs plus pointus pour le monitoring ou la sécurité. C'est vraiment très complet, y compris si vous êtes dans une optique de création de lab de cybersécurité .

Après, je dois quand même vous faire une petite mise en garde de circonstance. Car comme d'habitude, exécuter des scripts bash trouvés sur le net direct en root... comment dire... c'est jamais sans risque. Le code est open source et maintenu par une communauté active, ça facilite l'audit, mais ce n'est pas une garantie de sécurité absolue. Sauf si vous aimez vivre dangereusement, jetez toujours un œil au code avant de valider. La confiance n'exclut pas le contrôle !!

Un grand merci à Emmanuel pour le tuyau initial et à Karl pour l'info sur Pimox-Scripts !


Vos agents IA sécurisés en -10 sec. sur Mac

Mon, 02 Feb 2026 10:37:54 +0100 - (source)

Si vous faites du "vibe coding" avec Claude ou Codex, vous savez que laisser un agent IA faire sa life, c'est un peu risqué. Si celui-ci se met à exécuter des rm -rf sur votre ordi de boulot, vous êtes dans la merde !

Heureusement, Kevin Lynagh a sorti Vibe et pour vous résumer le délire, c'est une VM Linux ultra-légère capable de sandboxer vos agents IA.

Ce qu'il vous faut

Installation

Hop, on commence par installer Vibe. Plusieurs options s'offrent à vous :

curl -LO https://github.com/lynaghk/vibe/releases/download/latest/vibe-macos-arm64.zip

unzip vibe-macos-arm64.zip

sudo mv vibe /usr/local/bin

Et là, c'est prêt. C'est du Rust pur compilé avec le framework Virtualization.framework d'Apple, donc ça va viiiiite !

Et ce que vous pouvez voir au lancement de Vibe, c'est le mapping entre vos dossiers locaux liés à Claude, Codex et compagnie, et les dossiers qui sont dans la VM.

Premier lancement

Pour démarrer une VM, c'est aussi simple que ça :

./vibe

Oui, c'est tout. 10 secondes plus tard, vous avez un shell Linux avec un accès réseau et un partage automatique de vos dossiers. Notez jute que la première fois il faut une connexion réseau pour télécharger l'image de base de Debian. Après, tout est en local.

Le truc cool, c'est que Vibe utilise un système copy-on-write où chaque VM part d'une image de base commune et seules les modifications sont stockées. Comme ça même si vous lancez 10 VMs, ça bouffe pas votre SSD.

Bon ok, j'en ai lancé que 2 en vrai mais l'idée est là ^^

Configurer Claude ou Codex

Ensuite c'est simple, il suffit de lancer la commande Claude ou Codex directement dans le terminal que ça vous a créé, de les configurer comme si vous étiez sur votre ordinateur et puis c'est parti, vous pouvez les lancer avec le mode --yolo pour Codex ou avec --allow-dangerously-skip-permissions pour Claude.

Et c'est tout ! Si ça fait de la merde, ce sera dans la VM et vous ne risquerez rien ! Les fichiers sont bien sûr créés et dispo dans le répertoire dans lequel vous avez lancé vibe. Mais tout sera exécuté dans la VM donc y'a plus aucun risque.

Bref, si vous faites du vibe coding et que vous voulez pas finir avec un sudo rm -rf / généré par une IA un peu trop enthousiaste... bah voilà quoi. Le tout en moins de 1200 lignes de Rust, open source sous licence MIT.

Taaadaaaa ! À découvrir ici !


Vous utilisez WSL sous Windows mais vous en avez marre de devoir jongler avec les commandes PowerShell dès qu'il s'agit de gérer vos distributions ?

C'est vrai que taper du wsl --import ou du wsl --unregister à chaque fois qu'on veut tester une nouvelle instance, ça finit par être un peu lourd.

Heureusement, y’a un dev, Eric Trenkel (alias bostrot), qui a eu la bonne idée de sortir WSL Manager (qu'on connaissait aussi sous le nom de WSL2 Distro Manager), une interface graphique complète pour piloter tout ça sans se faire mal au terminal.

Cette application, développée avec Flutter offre une vue d'ensemble sur toutes vos instances WSL installées. Ainsi, en un clic, vous pouvez les démarrer, les arrêter, les renommer ou même changer leur version.

Mais là où l'outil excelle, c'est dans sa capacité à importer de nouveaux environnements. Pour ceux qui se demandent comment ça se passe pour récupérer des distributions exotiques, sachez que WSL Manager permet de télécharger et d'utiliser n'importe quelle image Docker comme base pour une instance WSL, et ce, sans même avoir besoin d'installer Docker Desktop sur votre machine.

Par exemple si vous voulez un Alpine minimaliste pour du test ou un Kali pour du pentest, vous l'importez direct depuis les registres Docker et hop, vous avez un nouveau système prêt à l'emploi.

C'est d'ailleurs un excellent complément à des outils comme DockStation si vous voulez garder une approche visuelle de vos conteneurs, ou même WinBoat pour faire tourner du Windows dans Docker. L'application propose aussi des "Quick Actions", qui sont en gros des petits scripts prédéfinis que vous pouvez exécuter directement sur vos instances pour automatiser les tâches répétitives. Vous pouvez également lancer directement Windows Terminal ou VS Code dans la distribution de votre choix en un seul clic.

Si ça vous branche, plusieurs options s'offrent à vous pour l'installer. Comme le projet est open source sous licence GPL-3.0, vous pouvez récupérer les exécutables gratuitement sur la page GitHub du projet.

Il existe aussi une version sur le Microsoft Store et notez aussi que bien que des paquets winget ou Chocolatey existent, ils sont souvent maintenus par la communauté et pas forcément à jour, donc privilégiez le téléchargement direct ou le Store pour être tranquille.

Voilà, si vous passez vos journées sous Linux tout en restant dans l'écosystème Microsoft, WSL Manager c'est le feu et ça permet de se concentrer sur son boulot plutôt que sur la syntaxe des commandes de gestion système.

Merci à Lorenper pour la découverte !


Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!

Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..

Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre " monpseudo@yopmail.com ", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.

Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Côté envoi de mails, c'est un peu plus nuancé : vous ne pouvez pas initier une conversation vers l'extérieur, mais vous pouvez répondre à un mail reçu d'une adresse externe, à condition que le message n'ait pas été identifié comme spam et que l'expéditeur soit authentifiable (merci Fred, le créateur de Yopmail, pour la précision !).

Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi MephistoMail qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.

Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono. TrashMail.de par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace. Byom.de est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court, Muellmail.com joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.

Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi mail.tm qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme Temp-Mail qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.

Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir Addy.io (anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...

Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche, SimpleLogin est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.

Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à Tuta par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres). Migadu aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.

Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme mailcow , Mailu ou docker-mailserver . Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.

Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.

Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.

Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈


Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.

C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".

Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.

Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !

En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.

<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>

Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.

Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.

Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.

L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les SPA ... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.

Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .

Que demande le peuple ???

Merci Benjamin !


Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.

Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.

Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.

Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...

Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...

Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.

Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.

Pas mal non ?

D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.

Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.

Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !

Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.

Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.

Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .

Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.

À découvrir ici !


Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .

Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.

L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )

Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.

MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.

Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.

Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !

⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...

J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.

MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.

Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...

Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !


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