Si vous avez envie de pimper votre bio Instagram, votre pseudo Discord ou vos posts TikTok avec des caractères stylisés qui sortent de l'ordinaire, Font Generator va vous plaire ! C'est un outil gratuit en ligne qui convertit votre texte en 170+ styles différents basés sur Unicode, histoire de vous démarquer un peu dans la jungle des réseaux sociaux.
Vous tapez votre texte dans la case, et hop, l'outil vous génère instantanément des dizaines de variantes : polices Script Bold Italic, Fraktur (style Old English), texte dans des bulles, lettres barrées, superscript, et j'en passe. Du coup, vous scrollez les styles disponibles, vous trouvez celui qui vous plaît, et vous le copiez-collez directement où vous voulez. Ça marche sur Instagram, Discord, Twitter/X, et même dans les jeux comme Roblox ou Fortnite.
Ce qui est cool, c'est que tout ça repose sur des caractères Unicode. Concrètement, ça veut dire que ce ne sont pas de vraies polices au sens technique, mais des caractères spéciaux qui existent déjà dans la norme Unicode. Résultat, pas besoin d'installer quoi que ce soit, ça fonctionne partout où l'Unicode est supporté (spoiler : QUASIMENT PARTOUT). Vous copiez, vous collez, et ça s'affiche correctement.
Ayez quand même conscience que pour les personnes malvoyantes, avec les lecteurs d'écran, c'est pas top. Ils ne pourront pas lire ce que vous écrivez comme ça. Donc si vous voulez rester accessibles à tous, ce genre de style d'écriture est à proscrire.
Ah et faut quand même que je précise un truc important : tous les styles ne proposent pas l'intégralité de l'alphabet. Certains ne fonctionnent qu'avec des lettres spécifiques ou ne supportent pas les chiffres. C'est une limite de l'Unicode lui-même, pas de l'outil. Du coup, si votre texte contient des caractères non supportés par un style, ils s'afficheront normalement. Rien de dramatique, mais c'est bon à savoir avant de s'énerver. Et attention, certaines applis mobiles plus anciennes peuvent afficher des carrés vides à la place des caractères exotiques.
L'outil propose aussi des collections spécialisées par plateforme : polices Instagram, polices Discord, polices Twitter, et même des trucs plus niche comme Adopt Me ou Fortnite. Y'a de quoi faire ! Et tout est gratuit, sans inscription, sans pub envahissante.
Perso, je trouve ça pratique pour se démarquer un peu, surtout que tout le monde utilise les mêmes typographies chiantes sur les réseaux. Essayez dans vos bio, ça attire plus l'œil que du texte standard. Après, faut pas en abuser non plus, sinon ça devient illisible. Mais pour une bio qui claque ou un pseudo qui attire l'œil, c'est nickel.
Bref, si ça vous tente de tester, c'est par ici .
Vous mourrez. Votre crypto meurt avec vous. Et votre famille n'a aucune idée de comment récupérer vos Bitcoins, vos Ethereum ou vos autres actifs numériques. Sympa l'héritage !
C'est exactement le problème que Deadhand vient résoudre avec une approche plutôt bien pensée : le partage de secret de Shamir (Shamir's Secret Sharing pour les intimes). En gros, au lieu de refiler votre seed phrase à quelqu'un en lui faisant confiance les yeux fermés, l'outil la découpe en 3 morceaux qu'il éparpille intelligemment.
Vous gardez le Shard A. Votre bénéficiaire reçoit le Shard B. Et le serveur Deadhand stocke le Shard C. Et là, c'est mathématiquement prouvé : n'importe quelle combinaison de 2 shards permet de reconstruire la phrase complète, mais un seul shard tout seul = zéro info utilisable.
Le truc cool avec ce système c'est surtout le système d'homme-mort automatique. Tous les 30 jours, Deadhand vous envoie un mail "T'es toujours vivant ?". Vous cliquez sur le lien, le timer se réinitialise, et hop c'est reparti pour un tour. Simple, non ? Mais si pendant 90 jours vous ne donnez pas signe de vie (RIP), le serveur envoie alors automatiquement le Shard C à votre bénéficiaire qui peut alors le combiner avec son Shard B pour récupérer la seed phrase originale.
Du coup, personne n'a le contrôle total à aucun moment. Si le serveur se fait hacker ? Les pirates récupèrent que le Shard C, TOTALEMENT INUTILE sans les autres. Si votre bénéficiaire devient malveillant ? Il a juste le Shard B, pareil, ça sert à rien tout seul. Et si vous perdez votre Shard A ? Pas de panique, votre bénéficiaire peut toujours combiner B + C pour récupérer l'accès.
Techniquement, c'est du FastAPI côté backend avec PostgreSQL pour la base de données. Le frontend reste sobre avec du HTML, TailwindCSS et HTMX. Et surtout, tout le chiffrement se passe côté client dans votre navigateur via la bibliothèque secrets.js, donc vos clés ne transitent jamais en clair sur le réseau. Architecture zéro-trust comme on dit... même les administrateurs du serveur ne peuvent pas accéder à vos données.
Bon, faut quand même préciser que c'est un MVP (minimum viable product). Les développeurs sont honnêtes là-dessus : ça demande du durcissement avant la prod. Il faut implémenter HTTPS comme il faut, auditer la lib secrets.js, sécuriser l'infrastructure de la base de données et remplacer le mock email par un vrai fournisseur genre SendGrid ou AWS SES. Donc attention, c'est pas encore prêt pour mettre vos millions de Bitcoin dedans, hein.
Niveau installation, rien de bien compliqué si vous voulez tester en local. Vous clonez le repo GitHub, vous installez les dépendances avec pip install -r requirements.txt, puis vous lancez python -m uvicorn app.main:app --reload --port 8000 et vous accédez à http://localhost:8000. Bon, évidemment faut avoir Python 3.9+ installé, mais ça vous le savez déjà. Et le projet est sous licence MIT donc complètement open source, ce qui fait que vous pouvez auditer le code vous-même si vous en avez les capacités (ce n'est pas mon cas).
Perso, je trouve le concept vraiment intelligent par contre. Pas besoin de faire confiance à une boîte centralisée ou de refiler vos clés à un proche en croisant les doigts pour qu'il ne se fasse pas pirater ou qu'il ne perde pas le bout de papier. Le partage de secret de Shamir, c'est pas nouveau mais l'appliquer à l'héritage crypto avec un dead man's switch automatisé, c'est pas mal du tout !
Bref, si la question de l'héritage de vos cryptos vous turlupine (et elle devrait), Deadhand propose une piste sérieuse à creuser. Et si vous cherchez aussi à sécuriser physiquement vos seed phrases , jetez un œil à SeedKeeper.
Bon, vous commencez à me connaître, j'ai une passion presque maladive pour les câbles, les batteries et tout ce qui permet de nourrir mes trucs de geek maladif. J’ai acheté il y a quelques semaines ce bloc chargeur de chez Anker équipé d’un grand écran, et franchement, je l’adore. Il trône sur mon bureau, sous mon écran, et je charge absolument tout avec lui. Il fournit 250W en GaN, et autant vous dire qu’avec ce truc, votre bureau ne sera plus jamais le même.
Au premier coup d'œil, la bête ressemble à un petit réveil futuriste, compact et plutôt mignon avec sa robe grise assez classique des produits Anker Prime sortis ces dernières semaines. Puis vous le branchez, et là on change un peu de dimension. On se retrouve face à un chouette écran LCD de 2,26 pouces qui affiche en temps réel ce qui se passe dans le ventre de la bête. C’est le genre de détail dont je ne pourrai plus jamais me passer : voir les watts défiler précisément port par port, c'est limite hypnotique et vraiment très satisfaisant.
La fiche technique est tout simplement monstrueuse avec quatre ports USB-C en façade et deux ports USB-A sur le côté. Le premier port USB-C est capable à lui tout seul de balancer 140W, ce qui vous permettra de redonner 50% de batterie à un MacBook Pro 16 pouces en quelque 25 minutes. Avec une puissance totale de 250W, vous pouvez même alimenter simultanément deux ordinateurs portables, une tablette et vos smartphones divers et variés sans faire chauffer le boîtier (merci la technologie GaN).
L’autre truc très marrant c’est la molette de contrôle située sur le côté de l'appareil. En tournant et en cliquant, on accède à une gestion plus fine de l'énergie délivrée. On peut par exemple activer le mode Dual-Laptop pour prioriser deux ordinateurs, ou passer en mode Low Current pour optimiser la charge des petites batteries de vos AirPods ou de votre Apple Watch durant la nuit. Tout est transparent, intuitif, et on peut même gérer l'ensemble depuis une application dédiée sur son smartphone si l'on a la flemme de tendre le bras. Pour être très honnête je n’utilise jamais la molette, je l’ai branché, et par défaut, c’est déjà parfait.
Pour ceux qui veulent vraiment un réveil sur leur bureau, en mode horloge, le chargeur affiche l'heure et la date proprement. C’est validé pour ça aussi.
Alors certes, c’est 160 euros, mais franchement c’est tellement puissant, pratique, design et satisfaisant, qu’à mon avis, ça vaut vraiment le coup, surtout si vous aussi, vous aimez voir les watts défiler en temps réel. Disponible par ici, sur Amazon !
Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !
Non mais attendez... y'a un mec qui vient de concevoir une carte mère 486 from scratch , en grand 2026 comme disent les jeunes ! Pas une repro. Pas un clone. Non non, une vraie carte mère complète avec son propre chipset custom qui fait tourner DOOM et Linux.
Un PCB 4 couches fait maison, rien que ça !!
Piotr Grzesik, alias maniek86, est un étudiant en électronique polonais qui s'est lancé dans un projet complètement dingue. Tout est parti d'une sombre arnaque sur une carte POST ISA chinoise... et suite à ça, il s'est dit "bon, je vais apprendre le VHDL et l'ISA bus moi-même". En fait, au début je pensais que c'était juste un projet de bricolage de plus, mais non. De fil en aiguille, il a fini par créer la M8SBC-486 , une carte mère qui accueille de vrais processeurs Intel 486 vintage.
La carte mère M8SBC-486 dans toute sa splendeur rétro
Et le bonhomme n'a pas juste fait un PCB, mais a carrément développé son propre chipset baptisé "Hamster" qui tourne sur un FPGA Xilinx Spartan II. Il aurait pu utiliser un FPGA récent mais il a préféré le Spartan II parce que les outils Xilinx modernes supportent plus ces vieilles puces. Donc il bosse avec des logiciels de 15 ans d'âge... logique.
Et dedans, y'a tout ce qu'il faut pour émuler un PC des années 90 : un timer 8254, un contrôleur d'interruptions 8259, un contrôleur clavier PS/2, et même une horloge temps réel.
Côté specs c'est du bon vieux socket PGA-168 compatible avec tous les processeurs 486 5V, que ce soit du Intel ou des compatibles. Le bus tourne à 24 MHz, ce qui donne du 48 MHz avec un DX2 (et théoriquement 72 MHz avec un DX4). Y'a 4 Mo de SRAM, 256 Ko de ROM pour le BIOS, et deux slots ISA 16 bits pour les nostalgiques des cartes d'extension. Attention par contre, si vous comptez utiliser un 486 3.3V genre les derniers AMD, ça passera pas... faut du 5V uniquement.
Perso, ce qui m'impressionne le plus c'est la liste des trucs qui tournent dessus. MS-DOS 6.22 évidemment, FreeDOS, mais aussi Linux 2.2.26 ! Sans oublier DOOM, Wolfenstein 3D, et la démo Second Reality qui en a fait baver plus d'un à l'époque. Même Windows 3.1 démarre. Bon, la souris fonctionne pas, mais quand même...
J'aurais bien voulu tester moi-même sur un vieux 486 DX2/66 qui traîne quelque part dans un carton au garage, mais retrouver ce truc c'est un projet en soi. Finalement, si vous êtes fan d' émulation rétro , c'est pil poil le genre de projet qui fait rêver les vieux grands enfants que nous sommes !
Le plus beau dans tout ça, c'est que Piotr a publié l'intégralité du projet en open source sur GitHub : les schémas, le PCB, le code VHDL du chipset, les sources du BIOS... Tout est dispo. Du coup si vous avez envie de vous lancer dans le rétrocomputing hardcore, vous savez où chercher.
Bon après, y'a quelques limitations. C'est là que ça peut coincer car y'a pas de DMA, donc oubliez les cartes son type Sound Blaster. Pas de second PIC non plus, et le Plug and Play ISA n'est pas encore implémenté dans le BIOS. Sauf si vous êtes prêt à contribuer au code, évidemment.
Mais franchement, pour un premier essai de cette envergure, c'est du très très solide.
Bref, si vous voulez voir la bête en action, la vidéo montre la démo Second Reality qui tourne avec quelques petits glitches visuels et pas de son, mais c'est normal vu les limitations.
Et si vous avez des vieux 486 qui traînent dans un carton, vous avez maintenant une raison de les ressortir !
Vous vous êtes déjà demandé à quoi ressemblerait un magazine fabriqué quasi entièrement par des IA ?
Hé bien ne cherchez plus et allez lire Les Heures Claires ! Il s'agit d'un mensuel d'environ 90 pages où 99% du contenu, des articles aux illustrations, est généré avec l'aide d'outils comme Midjourney, DALL-E 3 ou ChatGPT. "Avec l'aide" ça veut dire qu'il y a quand même des humains derrière, hein...
Le projet est né de l'imagination de Rémi Rostan, un photographe Google Street View certifié et le gars connaît bien l'image et la technologie, car ça se sent dans le résultat.
Concrètement, le mag est découpé en trois sections. Y'a "Les Heures Innovantes" qui cause tech et IA, "Les Heures Claires" qui explore le côté créatif et artistique, et "Les Heures Sombres" pour le ton plus décalé et humoristique. Perso, c'est ce mélange des genres qui rend le truc intéressant... On est donc loin d'un énième catalogue de prompts Midjourney ou d'un PDF SlopAI ^^.
Et d'ailleurs, en parlant de Midjourney, c'est là que GenIArt entre en jeu. Cette communauté francophone, fondée par Nicolas, un fidèle lecteur de Korben.info, en avril 2023, regroupe plus de 3000 membres sur Discord et contribue régulièrement au magazine avec des tutoriels et des techniques de prompt engineering. Ils ont même remporté un prix aux AI Film Awards de Cannes 2025 avec leur clip "Croquette Crew".
Pas mal pour des passionnés !
Côté diffusion, le mag a déjà conquis environ 10 000 lecteurs, avec 1000 à 1500 nouveaux abonnés chaque mois. Vous pouvez le lire gratuitement en PDF et depuis quelques mois, y'a même une version anglaise pour l'international.
Ce qui est vraiment dingue, c'est que Rémi et ses contributeurs utilisent plus de 20 outils IA différents pour produire chaque numéro. Magnific pour l'upscaling, Generative Fill pour les retouches, et tout un arsenal de modèles de langage pour les textes... Et depuis, le projet a évolué avec la création de StudioLHC , un studio créatif qui propose maintenant ses services aux marques et agences qui veulent intégrer l'IA générative dans leur communication.
La boucle est bouclée !
Moi je trouve ça génial. Les articles sont excellents et les illustrations et autres photos, vraiment très bien exécutées. En plus on apprend des choses.
Bref, si vous voulez voir ce que donne la création de contenu assistée par IA quand c'est bien fait, Les Heures Claires est un exemple plutôt convaincant. Ça fait réfléchir sur l'avenir de l'édition... et c'est un peu le but.
Alors ça, c'est une news qui m'énerve un peu ! Parce que oui, écouter sa communauté c'est bien, sauf que ça veut pas dire qu'elle a toujours raison.
En ce moment, y'a une vague de joueurs en colère qui forcent des studios de jeux vidéos à annuler des projets ou à prendre leurs distances avec tout ce qui touche de près ou de loin à l'IA générative. Et du coup, des jeux se font dézinguer avant même d'avoir prouvé quoi que ce soit.
Prenez Postal: Bullet Paradise. Le trailer sort, des joueurs crient à l'IA dans les graphismes, et hop, l'éditeur Running With Scissors annule tout . Le studio Goonswarm Games ferme boutique. Pouf, tout ça pour des soupçons ! Ils ont admis après coup que du matos promo contenait peut-être de l'IA, mais le jeu lui-même ? Nop, y'avait pas d'IA. C'est con hein ?
Y'a aussi Clair Obscur: Expedition 33 , le RPG de Sandfall Interactive qui a raflé le Game of the Year aux The Game Awards 2025 (avec 9 prix sur 12 nominations !). Sauf que les Indie Game Awards lui ont retiré ses deux prix parce que le studio avait utilisé de l'IA comme placeholders pendant le dev. Le directeur Guillaume Broche a pourtant été clair : tout dans le jeu final est fait par des humains. Hé bien ça n'a pas suffi !
Et même Larian, les papas de Baldur's Gate 3, se sont pris un shitstorm quand Swen Vincke a confirmé que le studio utilisait l'IA générative pour le concept art et l'exploration d'idées sur le prochain Divinity. Il a dû faire marche arrière après que des ex-employés ont révélé que certains devs étaient contre cette décision en interne. Tout ça pour du concept art qui n'aurait même pas été dans le jeu final !
Perso, je comprends pas que ce soit un débat. Un bon jeu, c'est quoi ? C'est un gameplay qui tient la route, une histoire qui accroche, des mécaniques bien foutues. Pas le fait qu'un humain ait dessiné chaque pixel à la main.
Y'a des tas d'humains qui produisent de la merde tous les jours. Pourquoi ce serait automatiquement meilleur qu'une IA bien pilotée par des gens qui savent ce qu'ils veulent ? Une IA toute seule, ça fait du slop générique. Mais une IA guidée par des créatifs avec une vision ? Ça peut aller plus vite, réduire les coûts, et même permettre d'explorer des trucs qu'on n'aurait jamais tentés autrement.
Les studios qui cèdent à la pression et annulent des projets juste pour prouver qu'ils ont embauché des artistes, je suis pas sûr que ça donne de meilleurs jeux au final. Ça donne juste des jeux qui ont coûté plus cher à produire !
Bref, à la fin il restera que les bons jeux. IA ou pas. Au chiotte le slop IA, et aux chiottes les Angry Gamers qui tuent des projets sur des suppositions à la con !
Telnet, ça vous dit quelque chose ?
C'est ce vieux protocole réseau non chiffré que nos arrières-arrières-arrières-grands-parents utilisaient pour se connecter à des serveurs distants. C'est un truc que vous pensiez peut-être enterré depuis belle lurette... Hé bien figurez-vous qu'une faille critique vieille de 11 ANS vient d'être découverte dans le serveur telnetd de GNU InetUtils. Et le pire c'est que des hackers l'exploitent déjà activement.
ARGH !
La vulnérabilité en question, baptisée CVE-2026-24061 , permet de contourner complètement l'authentification et d'obtenir un accès root. Sans putain de mot de passe (!!!!).
Bon ok, faut quand même que le service telnetd soit actif et exposé, mais après c'est open bar les amis ! En gros, le serveur telnetd passe la variable d'environnement USER directement à la commande login sans la nettoyer. Du coup, un attaquant n'a qu'à définir USER sur -f root et utiliser **telnet -a** pour se retrouver connecté en root.
C'est moche.
Concrètement, ça touche toutes les versions de GNU InetUtils de la 1.9.3 jusqu'à la 2.7. Ça touche donc des distributions Linux, de vieux routeurs, des capteurs industriels...etc. Après, les machines exposées sur Internet avec Telnet actif c'est quand même assez rare, donc faut pas non plus paniquer.
Cependant, les attaquants n'ont pas attendu. La société GreyNoise a documenté des exploitations actives entre le 21 et le 22 janvier, soit très rapidement après la divulgation du 20 janvier. Ils ont ainsi observé 18 adresses IP différentes lancer une soixantaine de sessions Telnet, avec 83% des tentatives ciblant directement le compte root. Du travail de pros.
Heureusement, un correctif existe \o/ : GNU InetUtils 2.8 colmate la brèche mais combien de ces vieux équipements IoT ou industriels vont vraiment être mis à jour ? On connaît tous la chanson par cœur !
Mais bon, si vous avez des machines exposées avec telnetd actif, vous avez trois options : mettre à jour vers la version 2.8, désactiver complètement le service telnetd, ou bloquer le port TCP 23 au niveau du firewall. Perso, je vous conseille carrément de virer Telnet et de passer à SSH si c'est pas déjà fait. En 2026, y'a vraiment plus aucune excuse pour utiliser un protocole qui n'est pas chiffré.
Bref, encore une vieille faille qui traînait depuis 2015 et qui refait surface au pire moment.
Merci à Arfy pour l'info !
Alors ça c'est du culot les amis ! Des cybercriminels vraisemblablement vietnamiens viennent de se faire remarquer d'une manière plutôt... originale. Leur petit stealer Python embarque carrément une insulte en vietnamien répétée DES MILLIONS de fois dans le code. Et pas n'importe quelle insulte, une qui vise directement Morphisec , un éditeur de solutions de cybersécurité.
Le message "địt mẹ mày Morphisec" (je vous laisse deviner la traduction... Vous ne trouvez pas ? Ça veut dire "Nique ta mère, Morphisec" loool) est bourré partout dans le payload obfusqué. Le fichier de 16 Ko gonfle à 116 Mo une fois décodé, soit une expansion de x7425. Pas vraiment discret donc comme technique, mais efficace pour faire ramer les scripts d'analyse qui se retrouvent à itérer sur des millions de constantes bidon.
Ce sont les chercheurs de Profero qui ont disséqué ce petit bijou et ils y ont découvert que le stealer utilise une chaîne d'infection plutôt sophistiquée. Ça démarre par un binaire Adobe légitime (ADNotificationManager.exe) qui charge une DLL malveillante via sideloading. Ensuite, WinRAR renommé en japonais (lol) extrait une archive, puis Python 3.10 déguisé en svchost.exe entre en scène.
C'est de la sorcellerie !
Et là, le truc vraiment vicieux c'est que le voleur d'infos utilise Telegram comme serveur de commande et contrôle (C&C). Plutôt que de coder en dur des URLs qui se feraient griller en deux secondes, les auteurs ont opté pour une technique de "Dead Drop Resolver". Le malware va chercher ses instructions dans les métadonnées og:description d'une chaîne Telegram publique. C'est pas con, hein ?
Du coup, une fois installé, ce stealer aspire tout ce qui bouge. Identifiants des navigateurs, cookies, portefeuilles crypto... Le genre de trucs qu'on retrouve ensuite dans ces histoires de dev malheureux qui ont installé des extensions malveillantes et qui font des ravages. Les données volées atterrissent sur un canal Telegram privé baptisé "Reset Logs".
L'attribution vietnamienne est donc plutôt solide. L'admin du bot Telegram se fait appeler @Byte_ManzZz, le code contient des tags comme "vietnamnumber1", et y'a des noms de développeurs genre "_ngocuyen" qui laissent peu de place au doute, même si d'autres auraient pu tenter de brouiller les pistes volontairement. Une fois encore, quand il s'agit de cybercriminalité, on est jamais sûr de rien.
Bref, on est face à des gars qui non seulement ont du talent technique mais qui en plus se payent le luxe de narguer l'industrie de la sécu. Ce serait presque drôle... si c'était pas du vol de données en bande organisée.
On parle toujours de Windows, de Mac OS, de Linux ou de FreeBSD (ou même de Solaris) mais il existe d'autres systèmes d'exploitation qui restent encore peu connus mais sont très prometteurs.
Attention, il ne s'agit pas ici de versions de Linux mais bien d'OS complets à mettre au même niveau qu'un Linux ou un Windows et fonctionnant sur x86 ou PowerPC .
Ce nom vous dit quelque chose ? Amiga fait office de vétéran en terme d'informatique et le système continue d'évoluer !
Hyperion Entertainment a sorti l'Update 3 de la Final Edition en octobre 2025, avec plus de 60 nouvelles fonctionnalités et 135 corrections de bugs. AmigaOS tourne sur des machines spécifiques type PowerPC commercialisées par ACube , et une nouvelle fournée de cartes mères A1222+ est prévue.
Ah et j'oubliais, AmigaOS est sous licence propriétaire et donc pas open source.
Haiku lui est open source et c'est la prolongation du projet BeOS. Au départ Haiku s'appelait d'ailleurs OpenBeOS mais a changé de nom en 2004.
La version R1/beta5 est sortie en septembre 2024 avec un stack TCP retravaillé qui offre des perfs 8-10x meilleures, un nouveau driver TUN/TAP pour le support VPN, et plein de nouveaux ports comme .NET, GIMP ou Inkscape.
Le projet se porte super bien financièrement... les dons en 2024 ont battu tous les records ! Plus d'infos sur le site d'Haiku
ReactOS est un système d'exploitation très ambitieux car il a pour objectif d'être compatible avec les logiciels pour Windows.
Démarré en 1998 à partir de zéro, ReactOS se base en grande partie sur Wine pour faire tourner les applications Windows. La version 0.4.15 est sortie en mars 2025, avec un gestionnaire de mémoire kernel réécrit, un support SMP (multi-cœurs) grandement amélioré, et une meilleure compatibilité avec les installeurs Windows.
C'est toujours en alpha, mais ça progresse bien. Il tourne sur x86 et est open source.
Celui là est dédié aux architectures à base PowerPC. Inspiré d'AmigaOS, il est léger et orienté "création".
Un émulateur inclus dans l'OS permet de faire tourner des applications Amiga. La version 3.19 est sortie en janvier 2025, avec le support du protocole QUIC (HTTP/3) et un navigateur Wayfarer basé sur WebKitGTK 2.50.0.
SDL a même été mis à jour vers la version 3 ! Il tourne sur les plateformes Pegasos , Amiga ou EFIKA .
AROS a aussi été conçu à la base pour être compatible avec AmigaOS et depuis 1995 le projet n'a cessé de s'améliorer.
En 2025, c'est le passage au 64-bit avec AROS One v1.0 , la première distribution complète en 64 bits ! Le navigateur Odyssey a été mis à jour avec un moteur WebKit de 2019 (YouTube remarche enfin), et un portage de GCC 15 est en cours. Il tourne aussi bien sur PowerPC que sur x86 et intègre un émulateur pour faire tourner des applis Amiga.
Il est open source et vous aurez plus d'infos sur le site d'AROS
Aussi connu sous le nom de MeOS, il est petit et rapide car entièrement écrit en assembleur. Il tient sur une disquette de 1,44 Mb et possède son petit gestionnaire de réseau et son interface graphique.
La version 1.58.00 est sortie avec un serveur X amélioré, de meilleures performances réseau et les classiques utilitaires X comme XEyes ou XCalc. Ça boot même en UEFI maintenant ! La version 32 bits est open source, la 64 bits est gratuite pour usage personnel mais sans les sources.
En parlant de MenuetOS, des gens ont forké le projet en 2004 pour créer KolibriOS . Pareil, c'est entièrement écrit en assembleur FASM et ça tient sur une disquette 1,44 Mo.
Le truc boot en quelques secondes et les applis se lancent instantanément. En 2024, le projet a participé au Google Summer of Code pour ajouter le support des SSD NVMe et de SDL2. Y'a plus de 250 applications incluses : traitement de texte, lecteur de musique, navigateur web... Le tout avec 12 Mo de RAM minimum. Franchement impressionnant.
Celui-là, c'est mon coup de cœur. SerenityOS est un OS moderne qui rend hommage aux interfaces des années 90. C'est un vrai système Unix-like développé from scratch : kernel, librairie C, système de fichiers, interface graphique... tout est fait maison.
Le projet a même donné naissance au navigateur Ladybird qui est devenu un projet indépendant en 2024. Et début 2025, quelqu'un a réussi à le faire tourner sur un vrai Chromebook Dell !
Y'a pas de releases officielles, faut compiler soi-même, mais c'est un projet éducatif passionnant.
Pour les fans de Rust, voici Redox OS . C'est un OS Unix-like basé sur un microkernel, entièrement écrit en Rust pour la sécurité et la fiabilité.
Le projet fête ses 10 ans et ça avance bien : les perfs I/O ont été améliorées de 500-700% en 2025, le multi-threading fonctionne enfin par défaut, et ils ont même réussi à faire tourner le moteur de navigateur Servo et WebKitGTK !
Andrew Tanenbaum, le créateur de MINIX, a dit que Redox "a un vrai potentiel". Ça tourne sur x86 32/64 bits, et le support ARM64 arrive.
Et on termine avec un OS développé par une seule personne depuis 1997 ! Visopsys (Visual Operating System) est petit, rapide et open source. La dernière version 0.92 date de septembre 2023.
Il a une interface graphique fonctionnelle, du multitâche préemptif, et supporte les systèmes de fichiers FAT, ext2/ext3 et ISO9660. Un beau projet de hobbyiste qui tient la route.
Tous ces OS sont donc des initiatives intéressantes et apportent parfois de bonnes idées. Si vous avez un peu de temps, je vous conseille d'en tester quelques uns. Installés par exemple sur le PC des enfants, ils éviteront les virus et les installations de jeux intempestives :-)
Amusez vous bien !
Article publié initialement le 27 septembre 2008 et mis à jour le 26 janvier 2026.
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Karman Industries vient de lever 20 millions de dollars pour un truc qui va faire plaisir aux écolos anti-cloud : Refroidir les datacenters sans utiliser une seule goutte d'eau ! Oui, nada !
Vous n'êtes pas sans savoir que les datacenters actuels, c'est un peu le scandale écologique dont personne ne parle. On estime qu'en 2028, ces usines à calcul vont engloutir entre 34 et 68 milliards de gallons d'eau par an rien qu'aux États-Unis. C'est comme si votre frigo tournait à la vitesse d'un réacteur d'avion...
Ah bah tiens, justement en parlant de réacteur...
David Tearse et CJ Kalra, les deux fondateurs de Karman Industries, ont décidé d'appliquer des techniques d'ingénierie aérospatiale au refroidissement de datacenters. Leur bébé s'appelle le HPU (Heat Processing Unit), une plateforme thermique modulaire de 10 MW qui utilise de la turbomachinerie ultra-rapide inspirée des moteurs de fusée de SpaceX.
Au lieu d'utiliser de l'eau comme réfrigérant, ils ont opté pour du CO2 liquide. Résultat ? Plus de 25% d'économies d'énergie pour le refroidissement, jusqu'à 80% d'espace en moins, et surtout... pas une goutte d'eau. Quand on sait que le refroidissement représente environ 40% de la facture électrique d'un datacenter, ça commence à chiffrer sérieusement.
L'équipe a levé plus de 30 millions de dollars au total, avec Riot Ventures en lead sur ce dernier tour donc c'est pas exactement une PME du coin, quoi.
Comme je l'avais déjà évoqué dans mon article sur la consommation d'eau des datacenters , le problème est déjà critique avec l'explosion de l'IA. Chaque requête ChatGPT, chaque image Midjourney, ça consomme à mort de la flotte quelque part. Bref, si la techno de Karman fonctionne comme prévu, ça pourrait changer pas mal de choses. Reste à voir combien ça coûte mais les premières livraisons sont prévues pour le troisième trimestre 2026, avec une usine de fabrication à Long Beach en Californie.
Voilà, y'a plus qu'à voir si ça tient ses promesses en conditions réelles ! Et j'espère que le meilleure hébergeur du monde, O2Switch s'équipera bientôt car j'ai vraiment envie de voir ça de mes yeux ^^.