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Il transforme un microcontrôleur à 8 euros en routeur WiFi-Ethernet, sans la moindre puce réseau

Sun, 07 Jun 2026 11:59:26 +0200 - (source)

Difficile de faire plus minimaliste comme routeur. Celui que vient de bricoler Matt Deeds tient sur un Raspberry Pi Pico 2W, ce microcontrôleur grand comme une clé USB que l'on trouve pour une poignée d'euros, et il assure pourtant le pont entre un réseau WiFi et une bonne vieille prise Ethernet.

Le WiFi, le Pico 2W le gère nativement grâce à sa puce sans fil intégrée, donc rien d'extraordinaire de ce côté-là. Toute la malice se niche dans la partie filaire.

Car pour parler Ethernet, un appareil a normalement besoin d'un composant spécialisé, du type W5500, un petit circuit qui prend en charge l'intégralité du protocole réseau sans solliciter le processeur. Matt Deeds, lui, s'en passe complètement.

À la place, il génère du 10BASE-T, la toute première norme d'Ethernet sur paire torsadée, celle qui faisait tourner les réseaux d'entreprise à 10 mégabits par seconde au milieu des années 90. Et il la produit entièrement en bit-bang.

Le bit-banging consiste à fabriquer un signal électrique à la main, en faisant commuter les broches du microcontrôleur des centaines de milliers de fois par seconde pour dessiner la forme d'onde attendue, là où un vrai contrôleur Ethernet ferait tout le travail seul dans son coin.

Résultat, il ne reste presque rien autour de la carte. Un petit transformateur de signal pour isoler la ligne, un connecteur réseau, et c'est à peu près tout.

Le code, lui, est écrit en Rust, le langage que l'industrie adore pour la sûreté de sa gestion mémoire, et il reprend en partie le code d'un projet antérieur dont il constitue un portage.

Il ne faut évidemment pas en attendre des miracles de débit. La réception plafonne autour de 100 ko par seconde, l'émission grimpe jusqu'à un mégaoctet par seconde, et cette asymétrie un brin cocasse rappelle qu'on reste sur une démonstration, pas sur un produit fini.

On est donc à des années-lumière de la box du salon. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de montrer qu'on peut arracher une fonction réseau complète à une puce qui coûte le prix d'un sandwich, avec quelques lignes de code et deux composants soudés à la va-vite. Le tout est publié sur GitHub , pour qui veut remettre le nez dans le cambouis.

Bref, ça ne détrônera jamais votre routeur, mais voir un microcontrôleur cracher de l'Ethernet à la seule force du logiciel, c'est franchement impressionnant.

Source : Hackaday


ESP32 Bit Pirate - Le Bus Pirate qui tient dans un Cardputer

Sun, 07 Jun 2026 09:38:56 +0200 - (source)

Les Bus Pirate , si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour "parler" à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C'est assez spécifique comme matos, alors c'est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l'équivalent d'un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de "card" + "computer") de hacker.

Bus Pirate

Et voilà comme son bébé, nommé Bit Pirate transforme un ESP32, c'est à dire une carte à 30 balles en multitool de hacking matériel qui cause plus de 20 protocoles.

Grâce à ça, vous pouvez vous brancher sur n'importe quelle puce et lire / modifier ce qu'elle contient, sans dessouder tout l'appareil. Côté bus numériques, vous avez le I2C (scan, glitch, dump d'une EEPROM 24Cxx), le SPI pour lire une flash 25Q ou une carte SD, l'UART avec auto-détection du baudrate, le 1-Wire et le JTAG/SWD compatible OpenOCD.

Bref, en un seul firmware, il remplace une palanquée de petits outils dédiés.

Côté radio, c'est aussi beaucoup plus musclé, mais attention, tout ne sort pas d'une ESP32 nue. Le Wi-Fi (sniff, deauth), le Bluetooth (BLE HID, spoofing) et l'infrarouge tournent direct sur l'ESP32 mais le Sub-GHz, le RFID, le bus CAN d'une bagnole ou le dump d'une carte SIM nécessiteront des puces spécifiques en plus (un CC1101, un PN532, un transceiver, un peu de câblage...etc), ou une carte qui les embarque déjà comme la LILYGO T-Embed CC1101.

Forcément, j'imagine qu'en lisant ça, vous pensez au Flipper Zero mais c'est pas vraiment le même objet. Le Flipper, c'est un produit fini, boîtier, batterie, interface léchée, et lui aussi est open source d'ailleurs. Alors que le Bit Pirate, c'est plus brut, avec des fils qui dépassent, un firmware en plein chantier...etc... C'est plus un outil de bench pour bidouilleurs, qu'un gadget clé en main et surtout la vraie différence, c'est le prix et le fait que ça tourne sur du matériel tout ce qu'il y a de plus banal.

Ça marche donc sur un ESP32-S3 nu, mais le combo qui fait rêver c'est le M5 Cardputer , ce mini-ordinateur avec clavier vendu autour de 30 euros. Vous le flashez, et hop, vous avez un Bus Pirate autonome avec écran et clavier dans la poche !

A titre de comparaison, un Flipper Zero, c'est plutôt dans les 200 balles donc y'a pas photo. Et pour l'installer, pas besoin de toolchain, puisque geo-tp a mis en ligne un flasher web qui déploie le firmware depuis le navigateur en un clic, via Web Serial (oui, la même techno qui débarque enfin dans Firefox ).

Ensuite une fois que le firmware est en place sur votre matos, vous pilotez la bête de 3 façons : soit via un terminal série classique, soit une CLI web par Wi-Fi, ou en standalone sur le clavier du Cardputer.

Les trois disposent exactement des mêmes commandes et pour les petits feignants surproductifs TDAH que vous êtes, rassurez-vous ça se scripte, soit en bytecode façon Bus Pirate historique, soit en Python par-dessus le port série pour automatiser un dump de flash. Et notez qu'il sait aussi se faire passer pour un simple dongle USB-UART, un programmateur SPI ou un analyseur logique quand vous avez juste besoin de ça.

Le firmware Bit Pirate aura besoin d'au moins 8 Mo de flash, et attention à la tension, car l'ESP32 bosse en 3,3V sur ses broches, donc pour taquiner un bus en 5V il vous faudra une carte ou un module prévus pour, sinon vous cramerez la puce. Et selon le modèle que vous choisissez, vous n'aurez pas forcement le même nombre de broches GPIO donc le brochage demandera parfois un peu d'ajustement. Et niveau radio, sniffer le Wi-Fi du voisin ou rejouer un signal Sub-GHz dans la nature, c'est interdit sachez le !! Donc les mêmes précautions qu'avec un Flipper Zero s'appliquent.

C'est surtout pour tester votre propre matériel et apprendre, et pas pour faire le malin et finir en zonzon.

Bref, si le hacking matériel vous démange, sachez que Bit Pirate c'est open source, que le matos n'est pas cher et que ça s'installe facilement grâce au flasher web... Ce serait donc dommage de vous en priver...

Merci à Nicolas pour le lien !


Votre enceinte USB peut être piratée par un voisin

Sat, 06 Jun 2026 20:26:02 +0200 - (source)

Un chercheur en sécurité a réussi à prendre le contrôle d'un ordinateur en passant par une simple enceinte branchée en USB, à distance, et sans jamais s'approcher de la machine.

L'appareil en question est la Sound Blaster Katana V2X, une barre de son vendue autour de 280 euros par Creative Technologies, le fabricant singapourien d'accessoires audio bien connu des joueurs. Elle se branche aussi bien sur un PC, un Mac ou un Linux, en USB comme en Bluetooth. Je la connais d'ailleurs plutôt bien, puisque je l'ai testée sur Mac4ever .

Rasmus Moorats, un chercheur, est tombé sur la faille un peu par hasard. Il voulait juste écrire un petit logiciel Linux pour piloter son enceinte, et il a découvert un protocole maison de Creative qui permet d'envoyer des commandes à l'appareil, comme changer la couleur des LED ou régler l'égaliseur.

Sauf que voilà : son téléphone en Bluetooth a pu se connecter à l'enceinte, elle-même reliée à un PC en USB, sans aucune authentification et sans même avoir été appairé au préalable. Et parmi les commandes disponibles, il y en avait une intitulée "envoyer un nouveau micrologiciel à l'appareil".

Le micrologiciel, c'est le programme interne qui fait tourner l'enceinte. Normalement, un appareil refuse d'installer un programme qui n'est pas signé par son fabricant, un peu comme un coffre qui n'accepterait que la clé d'origine. Là, rien de tout ça : Moorats a pu remplacer le firmware officiel par le sien, sans la moindre vérification.

Sa première démonstration est assez simple, avec le mot "patched" affiché sur l'écran LED de l'enceinte. Puis il s'est demandé jusqu'où on pouvait pousser le bouchon.

Et la réponse fait un peu froid dans le dos. L'enceinte sait se présenter à l'ordinateur comme un périphérique d'interface humaine, la catégorie qui regroupe les claviers, les souris et les webcams. Moorats a modifié cette carte d'identité USB pour que l'enceinte se déclare aussi comme un clavier, puis lui a fait taper des touches toute seule.

En enchaînant le tout, il a pu, totalement à distance et par les airs, envoyer son firmware piégé à une enceinte qu'il n'avait jamais appairée, la faire redémarrer, puis lui faire taper une commande et l'exécuter sur le PC. Dans un vrai scénario d'attaque, ce serait l'ouverture du terminal de commandes de Windows et le collage d'une ligne malveillante.

Pire encore : un attaquant pourrait au passage désactiver la mise à jour du micrologiciel, ce qui rendrait son code impossible à effacer. Et le Bluetooth de l'enceinte reste allumé en permanence, même en veille, sans aucun moyen de le couper.

Il y a quand même une limite de taille. L'attaquant doit se trouver à portée Bluetooth de l'enceinte. On parle donc d'un voisin, d'un colocataire ou d'un bureau mitoyen, pas d'un pirate à l'autre bout du monde.

Moorats a prévenu Creative, sans réponse, puis a fait intervenir le CERT de Singapour, l'agence publique qui gère les alertes de sécurité. Le fabricant a fini par répondre que ses ingénieurs ne considèrent pas ce comportement comme une faille. Aucun correctif n'est donc prévu.

Le seul vrai garde-fou aujourd'hui, c'est un correctif publié par des bidouilleurs de la communauté. Quand un fabricant vous explique qu'un clavier fantôme piloté par le voisin n'est pas un problème, c'est quand même un peu gênant.

Source : ARS Technica


VoxDrop 1.1 - Le moteur vocal d'Apple est devenu mon préféré

Sat, 06 Jun 2026 20:08:48 +0200 - (source)

VoxDrop , ma petite app de dictée vocale qui tourne 100% en local sur Mac, passe en version 1.1. Et le gros morceau de cette release, c'est le grand ménage que j'ai fait dans les moteurs de reconnaissance vocale.

Le nouveau venu, c'est donc le moteur d'Apple intégré à macOS 26. Il ne pèse rien à télécharger (0 Mo car il est carrément intégré au système), il gère une tonne de langues et il transcrit quasi en temps réel. Perso, c'est devenu mon préféré et je dicte avec tous les jours depuis des jours ! Seul hic, attention, faudra macOS 26, donc si vous êtes encore sous Sequoia, celui-là vous passera sous le nez.

Du coup j'ai viré Voxtral et Qwen, dont le gain n'était pas dingue, et j'ai mis du lourd à la place : Canary 1B de NVIDIA (le grand frère de Parakeet) et Cohere Transcribe. Ces deux-là squattent le haut du classement des meilleurs modèles de reconnaissance vocale, côté précision donc vous êtes servis !

Le principe, lui, ne bouge pas, vous appuyez sur votre raccourci (⌥+Espace par défaut), vous parlez, et hop, le texte arrive directement là où se trouve votre curseur. Et maintenant, VoxDrop sait aussi transcrire vos fichiers audio ET vidéo par simple glisser-déposer, sur la fenêtre ou sur l'icône dans la barre de menu et identifie même les locuteurs (qui parle, et quand) dans vos enregistrements.

Maintenant, oui, je sais, c'est un outil uniquement macOS parce que j'exploite au maximum les capacités de l'OS d'Apple (CoreML, MLX...etc) pour vous proposer l'expérience la plus rapide qui soit en termes de Speech To Text. Je pourrais porter VoxDrop sous Linux et Windows mais je ne ferais pas mieux que d'autres outils comme Murmure ou Handy qui font très bien le job sur ces OS.

J'ai codé cet outil parce que j'étais frustré par les autres apps que je trouvais peu réactives et là je m'en sers tous les jours, notamment pour dicter mes emails, mes articles et discuter avec Claude Code. C'est instantané et ça me fait gagner un temps de dingue !

VoxDrop peut aussi reformuler ou traduire votre texte en local toujours via Apple Intelligence, en plus du modèle de traduction maison déjà embarqué depuis la version précédente (TranslateGemma). Et j'ai rajouté tous les petits trucs qui changent la vie, comme la suppression automatique des « euh » et autres hésitations pour avoir un texte propre, et j'ai mis aussi le fonctionnement capot fermé du MacBook quand vous bossez sur un écran externe ainsi qu'un dictionnaire de substitutions qui corrige les variantes de vos termes, et un démarrage plus rapide grâce au préchargement du moteur.

Encore une fois, la perf sur cet outil c'est mon obsession.

J'ai aussi corrigé pas mal de bricoles que vous m'aviez remontées, l'espace parasite en début de phrase, le support des AirPods, les raccourcis clavier qui déconnaient et plein de petits gains de stabilité.

Comme pour la version précédente , VoxDrop reste réservé à mes abonnés Patreon. Alors pourquoi pas sur l'App Store ou en open source ? Parce que les deux, c'est un job à plein temps, c'est gérer des clients et du SAV d'un côté, des pull requests et des contributeurs de l'autre. J'ai pas le temps, et franchement pas l'envie.

Je code des outils pour moi depuis l'époque de RockXP, depuis le début des années 2000 et j'en ai profité l'année dernière pour mettre au point un système de licence Patreon maison que j'implémente dans tous mes outils. Comme ça, je développe ce qui me plaît quand je veux pour moi, et ceux qui me soutiennent y ont aussi accès directement, sans pub, ni intermédiaire. C'est un genre de bonus pour mes Patreons quoi...

D'ailleurs, VoxDrop n'est pas mon seul joujou du genre, y'a aussi Evapor8 qui efface le watermark des images générées par Gemini, sous la même licence. Mais ça, je vous en reparle très vite !

Bref, si vous êtes déjà sur mon Patreon , la 1.1 vous attend. Et sinon, vous savez quoi faire. 🙏

Ps : Je mets à jour le site de VoxDrop prochainement, et je vais aussi modifier le nom de l'app car depuis que je l'ai sortie en 2025, y'a eu des copycats qui sont arrivés avec le même nom donc je vais changer ça rapidement pour leur couper l'herbe sous le pied.


Test de ce chargeur 65W, avec sa taille ridicule qui n’a aucun sens

Fri, 05 Jun 2026 17:17:53 +0200 - (source)
- Contient des liens affiliés Amazon -

Tellement de produits UGREEN passent entre mes mains que c'en est devenu une blague. Plus j'en kiffe un, plus ils m'en envoient un autre. Et à chaque fois, je craque pareil. Mais là je dois avouer que sur celui-là je suis complètement en phase (mais vous le savez, j'adore les chargeurs ha ha).

Le petit dernier donc, c'est ce Nexode Air 65W , qui m'a eu avant même que je le branche. Juste en le sortant du carton. Il est minuscule.

À côté du chargeur Apple 30W, celui qu'on connaît tous, la comparaison fait mal. Non seulement le UGREEN est minuscule à côté, mais il crache deux fois plus de watts. Mon Belkin 45W ? Même encombrement, et lui plafonne 20W plus bas. Et quand je le pose près d'un vieux UGREEN 65W d'il y a deux ou trois ans, on voit bien les progrès sur ce genre de produits.

Screenshot

Le tour de magie porte un nom, vous le connaissez, c'est le GaN, pour nitrure de gallium, un matériau qui pique peu à peu la place du bon vieux silicium dans nos chargeurs et qui permet de faire tenir beaucoup de puissance dans un tout petit boîtier sans que ça chauffe comme un radiateur. UGREEN sert sa recette maison sous le nom de GaNInfinity, annonce un rendement dans les 93% et un format réduit de presque trois quarts face à un 65W d'ancienne école, et de toutes manières plus réduit que les chargeurs GaN d'il y a quelques années.

Dans la vraie vie, ces 65W encaissent tout. L'iPhone qui repart d'à plat aux deux tiers en une demi-heure. Le MacBook Air qui passe la moitié dans le même temps. Le MacBook Pro qui se recharge sans mal. Franchement rien à dire, et sans chauffe problématique.

Il parle au passage tous les dialectes de la charge rapide, du Power Delivery au PPS, garde un oeil sur sa température et dose le courant pour épargner les batteries. On ne le voit pas, on ne le sent pas, mais c'est ça, un bon chargeur.

Bonus appréciable, le câble USB-C de 100W est fourni dans la boîte, tressé, donné pour 10 000 pliages. C'est con mais ça se fait rare.

Du coup il a élu domicile dans ma pochette et n'en bouge plus. Je le préfère même au modèle 45W d'Anker et son petit écran , parce que sur un truc grand comme un briquet, l'écran, je ne vois pas forcément l'intérêt (même s'il est très chou).

Reste le prix. Autour de 35 euros, avec plein de choix de couleurs, et 28 euros en ce moment si vous pensez à cocher le coupon sur Amazon .

Bref, microscopique, costaud, à 28 balles. Pour qui voyage léger, c'est 100% validé !


Il projette au plafond, en temps réel, tous les avions qui passent au-dessus de sa maison

Fri, 05 Jun 2026 16:35:40 +0200 - (source)

Un développeur qui se fait appeler cpaczek a eu une idée un peu folle, celle de transformer le plafond de son salon en fenêtre sur le ciel. Son projet, baptisé Skylight, affiche en temps réel chaque avion qui passe réellement au-dessus de chez lui, à l'endroit exact où il se trouve dans le ciel.

Tout part de l'ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast), la norme par laquelle les avions diffusent en continu leur position, leur altitude et leur identité depuis un transpondeur embarqué, des signaux que n'importe qui peut capter chez soi.

Et le matériel, justement, tient en trois pièces. Une clé radio USB à une trentaine d'euros, la RTL-SDR Blog V4, attrape les signaux. Un Raspberry Pi 5 (un petit ordinateur de la taille d'une carte bancaire, qu'on ne vous présente plus) les décode. Un vidéoprojecteur à ultra-courte focale, braqué vers le plafond, affiche le résultat.

Résultat au plafond, les avions glissent à soixante images par seconde, chacun coiffé d'une icône qui change selon le modèle d'appareil et flanqué de son code de vol, de sa destination et de sa trajectoire complète vers la piste visée. On dirait des rayons X braqués sur le toit. C'est hypnotique.

Mais Skylight va plus loin que les seuls avions. Derrière chaque appareil, le logiciel reconstitue le ciel réel de l'instant, avec le soleil, la lune et sa phase du jour, les étoiles brillantes et les constellations dessinées à leur position véritable pour vos coordonnées et l'heure qu'il est. Les satellites aussi. La Station spatiale internationale traverse le plafond au moment précis où elle vous survole pour de vrai.

Et tout ça reste abordable. Comptez moins de quatre cents dollars pour l'installation complète, sans forcément investir dans un projecteur laser, puisqu'un simple modèle LED 1080p suffit dès lors que la pièce est sombre.

Le projet est libre, sous licence MIT, code ouvert sur GitHub . Sous le capot s'empilent dump1090-fa de FlightAware pour décoder les ondes captées, la base adsbdb pour retrouver la destination de chaque vol et les éphémérides de Celestrak pour les satellites, le tout affiché par une interface en TypeScript et React que vous pilotez depuis un téléphone connecté au même réseau. La portée par défaut tourne autour de cinq kilomètres.

Franchement, voir défiler au-dessus de soi les avions qu'on entend sans jamais les voir, c'est le genre de projet inutile et magnifique que j'adore.

Source : Tom's Hardware , Reddit


rsync vient de sortir sa version 3.4.3, un correctif censé boucher plusieurs trous de sécurité. Sauf que pour une partie des utilisateurs, leurs sauvegardes incrémentales se sont mises à mal fonctionner juste après la mise à jour.

En fouillant le code, certains ont remarqué un détail qui ne leur a pas plu. Depuis la version 3.4.1, des dizaines de modifications (des "commits", les unités de changement de code) sont signées "tridge and claude". Comprendre Andrew Tridgell, le créateur historique de rsync, et Claude, l'assistant IA d'Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI.

Pour situer, rsync est un outil de synchronisation et de sauvegarde de fichiers qui tourne sur les serveurs Unix et Linux depuis les années 90. Une brique discrète mais utilisée par d'innombrables entreprises, hébergeurs et services informatiques. Quand il déraille, ce sont des sauvegardes entières qui sautent.

D'où la réaction épidermique. Sur GitHub, la plateforme où vit le code source, quelqu'un a ouvert un message au titre sans équivoque, "Please Do Not Vibe Fuck Up This Software". En clair, prière de ne pas bousiller ce logiciel à coups de "vibe coding", cette mode qui consiste à confier des bouts de code à une IA et à faire confiance au résultat sans trop vérifier.

Tridgell a reconnu les régressions. Elles touchent surtout des configurations bien précises, le mode serveur avec l'option chroot désactivée, qu'il décrit comme des "cas d'usage valides mais inhabituels" que la suite de tests du projet ne couvrait tout simplement pas.

Sauf que voilà, il refuse l'étiquette du développeur qui aurait bâclé. "Je n'ai pas juste vibe-codé la conversion de la suite de tests en Python. Je suis un ingénieur logiciel avec 40 ans d'expérience", a-t-il écrit dans un billet intitulé "rsync and outrage".

Concrètement, l'IA a surtout servi à réécrire la vieille batterie de tests, jusque-là en scripts shell, vers le langage Python, pour pouvoir mieux vérifier la sécurité du code. Un travail de fond fastidieux.

Tridgell affirme avoir conçu lui-même l'architecture du nouveau système, utilisé Claude mais aussi Codex d'OpenAI et Gemini de Google pour abattre le gros du débroussaillage répétitif, puis relu et validé chaque ligne produite à la main.

Et il n'a aucune intention d'arrêter. Une version 3.4.4 pourrait corriger les régressions, à moins qu'il ne passe directement à la 3.5, plus ambitieuse côté sécurité. Avec les mêmes outils IA.

Au passage, il rappelle un truc que les mainteneurs de logiciels libres vivent au quotidien, ils croulent sous les signalements de failles de sécurité, dont une bonne partie sont eux-mêmes pondus par des IA. L'IA crée la charge et propose dans la foulée de la résorber.

Source : The Register


Anthropic, c'est la boite qui nous rabâche le plus les oreilles avec l'importance de l'éthique dans les IA. Sauf que d'après le Financial Times, la société a "discrètement" embarqué une demi-douzaine d'ingénieurs environ au cœur de la NSA. Et leur job, c'est d'aider l'agence à manier Mythos, son modèle capable de dénicher et d'exploiter des failles informatiques quasiment tout seul. Voilà... Du 100% en mode offensif quoi...

Petit rappel sur Mythos , parce que cette bêbête vaut le détour... Ce modèle est conçu pour dénicher des vulnérabilités zero-day en quelques heures, pour quelques dizaines de dollars la tentative, sur à peu près tous les OS, logiciels et navigateurs du marché. Il a même débusqué un bug vieux de 27 ans dans OpenBSD, un système pourtant réputé pour sa sécurité béton. Anthropic l'a d'ailleurs jugé tellement balèze qu'au départ, la boîte le présentait comme trop dangereux pour être rendu public, l'intégrant côté défense via son projet Glasswing imaginé pour trouver les failles avant les méchants, quoi.

Mais selon le Financial Times, qui cite une source proche du dossier, Mythos servirait surtout à s'infiltrer dans les réseaux de pays comme la Chine ou l'Iran.

Ce qui est fou c'est qu'Anthropic, en parallèle, est en plein procès contre le Pentagone car la boîte avait posé 2 lignes rouges : pas de surveillance de masse des citoyens américains, et pas de drones tueurs autonomes. Le ministère de la Défense l'a alors carrément étiquetée « **risque pour la chaîne d'approvisionnement **», une première pour une entreprise américaine. Anthropic a donc porté plainte et file en parallèle un coup de main à la NSA pour aller hacker Pékin. Paye ta cohérence !

Et le plus dingue, c'est que vous avez déjà vu ce film...

Mais siiiii, souvenez-vous... En 2013, je vous parlais déjà de la fameuse unité TAO de la NSA, ces hackers qui exploitaient des failles à la main pour poser leurs mouchards dans des centaines de systèmes répartis sur des dizaines de pays. Et bien 13 ans plus tard, le boulot de toute cette équipe d'élite est maintenant réalisable par un modèle qui bosse en autonomie et pour le prix d'un resto ! Ahahaha. Même logique que Palantir , sauf que l'outil a appris à coder.

Et Anthropic n'est pas seul sur ce terrain puisqu'OpenAI a sorti dans la foulée un modèle aux capacités similaires. Bref, toute l'industrie de l'IA US est en train de basculer full patate côté sécurité nationale, avec les gros contrats qui vont avec.

Voilà, on n'a pas fini de rigoler niveau cybersécu...

Source


Il existe une catégorie d'objets qu'on achète sur un coup de tête, qu'on déballe avec enthousiasme, et qu'on range au fond d'un tiroir une demi-heure plus tard parce qu'ils sont tout bonnement inutilisables. La GB Boy de Sharopolis appartenait pile à cette catégorie. Commandée sur AliExpress il y a des années, puis oubliée.

Le principe de cette console portable est pourtant séduisant sur le papier, puisqu'elle reprend le design d'une Game Boy Pocket tout en acceptant les vraies cartouches d'origine, celles-là mêmes que vous avez peut-être encore dans une boîte à chaussures, au lieu de se contenter d'une puce bourrée de jeux pré-installés comme le font la plupart des clones chinois. Le fabricant, lui, répond au nom de Gangfeng.

Sauf qu'il y avait un gros défaut. Les jeux tournaient beaucoup trop vite. Pas juste un peu rapides, non, carrément accélérés au point que la musique partait en vrille, que les ennemis fonçaient à travers l'écran et que le moindre saut de Mario devenait un pari impossible à réussir. Injouable.

Pour remonter à la source du problème, Sharopolis a sorti le tournevis, ouvert la coque et méthodiquement comparé chaque composant de sa carte avec ceux qui équipent une vraie Game Boy Pocket signée Nintendo. Le coupable n'a pas mis longtemps à se montrer.

Il s'agit d'un petit quartz, repéré sous la référence X1 sur la carte. Ce composant joue le rôle d'horloge, c'est lui qui impose son tempo à toute la machine, exactement comme le métronome qui dicte la cadence à un orchestre entier et sans lequel chaque musicien jouerait dans son coin.

Et la valeur affichée n'était pas la bonne. Là où une Game Boy Pocket d'origine cadence son processeur à 4,194304 MHz, une fréquence d'une précision presque maniaque retenue par Nintendo à l'époque, la GB Boy embarquait pour sa part un quartz calé à 5 MHz tout rond. Près de 20 % d'écart. D'où cette sensation de jeu en avance rapide permanente.

Le reste de la carte, lui, force presque l'admiration tant il est dépouillé, avec une puce principale estampillée KF2001 chargée de reproduire à elle seule toute la logique interne d'une Game Boy, deux modestes puces de mémoire à ses côtés, et puis plus grand-chose. Le tout pour une console vendue une poignée d'euros.

La réparation, elle, tient en réalité à pas grand-chose. Sharopolis avait justement sous la main une bobine de cent résonateurs déjà calés sur la fréquence d'origine, alors il a dessoudé sans état d'âme le quartz à 5 MHz, posé un modèle correct à sa place, et regardé les jeux retrouver instantanément le rythme exact que Nintendo avait prévu pour eux il y a près de trente ans. Un composant. C'est tout ce qu'il aura fallu.

Enfin, presque. Parce qu'une fois la vitesse remise d'aplomb, un nouveau souci a pointé le bout de son nez, l'écran s'étant mis à scintiller d'une manière franchement pénible, et plusieurs habitués du fer à souder accusent déjà, dans les commentaires de la vidéo, les condensateurs bas de gamme soudés un peu partout sur la carte, ces pièces à quelques centimes qu'il faudrait remplacer une par une pour espérer enfin un affichage parfaitement stable. Mais bon, tout ne pouvait pas être si simple…

Source : Hackaday


Branchez un petit boîtier dans la prise de diagnostic de votre voiture, et celle-ci se met à remonter son niveau de carburant, sa température moteur ou la pression de ses pneus directement dans votre système domotique, au même titre qu'une ampoule connectée ou un thermostat.

C'est la démonstration faite par un vidéaste connu sous le nom de The Stock Pot, repérée par Maya Posch sur Hackaday. L'idée, c'est de faire dialoguer une auto avec Home Assistant, le logiciel open source qui centralise tous les objets connectés d'une maison.

Le matériel tient dans la main. Il s'agit d'un dongle WiCAN, un boîtier basé sur la puce ESP32-S3, fabriqué par la petite société australienne MeatPi. Cette ESP32, c'est une puce Wi-Fi minuscule et bon marché qu'on retrouve dans une foule d'objets connectés faits maison.

Vous le branchez sur le port OBD-II, cette prise normalisée présente sur toutes les voitures vendues depuis le début des années 2000, celle que le garagiste utilise pour lire les codes défaut. Le boîtier s'allume tout seul dès que la voiture est sous tension.

Ensuite, il se configure en Wi-Fi exactement comme n'importe quel objet connecté, et rejoint votre réseau domestique. Rien de sorcier. À partir de là, Home Assistant le voit comme un appareil parmi les autres.

Pour dire ça plus simplement, vous pouvez suivre depuis votre téléphone le niveau du réservoir, l'intervalle avant la prochaine révision, la température du liquide de refroidissement ou encore la pression des pneus, et récupérer au passage les alertes moteur et batterie. De quoi savoir si l'auto a assez d'essence avant même de descendre dans le garage.

Le firmware WiCAN est open source et disponible sur GitHub, et The Stock Pot a partagé sa propre configuration au format YAML, le fichier texte qui décrit à Home Assistant quoi afficher et comment.

Sauf que voilà, ce n'est pas vraiment du plug-and-play. Chaque constructeur range les données à sa façon dans le calculateur de la voiture, ce qui passe par le CAN bus, le réseau interne par lequel tous les ordinateurs de bord se parlent. Du coup, il faut un réglage spécifique à chaque modèle, comme le précise d'ailleurs la documentation officielle de MeatPi.

Le dongle ne se limite pas à Home Assistant. Il fait aussi le pont vers MQTT, un protocole de messagerie léger très utilisé en domotique, et sait alimenter des applis comme RealDash pour fabriquer des tableaux de bord sur mesure. Il passe même en veille sous le milliampère quand la tension chute, histoire de ne pas vider la batterie pendant que la voiture dort. Pas mal comme idée non ?

Source : Hackaday


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