Depuis le 23 juin, Microsoft déploie sur Windows 11 une nouvelle fonction de récupération baptisée point-in-time restore, et il y a de bonnes chances qu'elle tourne déjà sur votre PC sans que vous l'ayez demandé. En effet, sur les éditions Home et les Pro non gérées en entreprise, elle est allumée par défaut dès que votre disque système dépasse 200 Go.
Le principe ressemble à ce que fait ce bon vieux point de restauration, sauf qu'il va beaucoup plus loin ! Toutes les 24 heures environ, Windows capture en arrière-plan un instantané complet de la machine via le service VSS (Volume Shadow Copy). Le système, les applications, les réglages... et cette fois vos fichiers locaux aussi !! Woohoo ! Et oui, aussi bizarre que cela puisse paraître, l'ancien System Restore ne touchait jamais vos documents.
Celui-là embarque enfin absolument tout !
Comme ça, en cas de mise à jour foireuse ou de PC qui part en vrille (ça n'arrive JAMAIS sous Windows, c'est bien connu ^^), vous redémarrez dans l'environnement de récupération, vous choisissez un instantané, et la machine revient à son état d'il y a quelques heures en quelques minutes.
Et c'est là qu'il faut faire gaffe car si vous restaurez un instantané d'il y a 48 heures, ça ne remontera pas que le système. Tout ce que vous avez créé depuis disparaîtra... Vos fichiers, vos applications installées, vos mots de passe enregistrés, les certificats, les clés... TOUT ce qui est postérieur à votre date de restauration sera balayé. Il n'y a que vos données OneDrive dans le cloud qui seront épargnées, mais tout ce qui vit en local repartira à la version de l'instantané.
Donc, autrement dit, ce truc peut vous sauver après un update raté mais il peut aussi vous faire perdre une journée de boulot si vous cliquez sans réfléchir.
Autre point à garder en tête, ce n'est pas une sauvegarde. La rétention plafonne à 72 heures, et passé ce délai les vieux instantanés sont supprimés automatiquement, en commençant par les plus anciens. Donc oubliez l'idée de récupérer un fichier effacé la semaine dernière, on est sur du rollback court terme pour se sortir d'un mauvais pas, et pas sur un coffre-fort de vos archives.
Côté stockage, la fonction se réserve par défaut 2% de votre disque, jusqu'à 50 Go maximum, en la jouant maligne puisque l'espace n'est pas bloqué à l'avance. En effet, VSS pioche dedans quand il en a besoin et rend la place quand ça devient tendu. Et si vous passez sous 20 Go de libre, les instantanés dégageront dans la joie et la bonne humeur pour laisser respirer le système.
Voilà, si vous êtes super chaud et dans la panade et que vous voulez restaurer votre Windows, tout se passe en local depuis WinRE, dans Troubleshoot puis Point-in-time restore, et si votre disque est chiffré il faudra que vous ayez la fameuse clé de récupération BitLocker sous la main sinon vous restez à la porte de votre propre machine.
Notez aussi qu'après une restauration, Recall se coupe et vous redemandera votre accord avant de reprendre ses captures. De plus, sur une machine à plusieurs volumes, seul le disque système est restauré, et le reste ne bougera pas. Donc, ça peut être pas mal de garder le système sur un disque et vos données sur l'autre. Comme ça, vous pouvez restaurer votre système quand vous voulez sans perdre vos données. Et ces données, il faudra les sauvegarder par un autre moyen, évidemment.
Ah et si vous êtes passé de Home à Pro entre-temps, les instantanés créés sous l'ancienne édition ne sont plus utilisables.
Enfin, seule l'édition Enterprise peut ajuster la fréquence et la durée de rétention. Sur Home et Pro, vous subirez donc les valeurs par défaut rikiki, à prendre ou à laisser, même si vous pouvez toujours couper la fonction dans Paramètres > Système > Récupération.
Voilà, cette restauration express s'inscrit dans le grand chantier de Microsoft pour rendre Windows plus solide et plus facile à réparer après le fiasco CrowdStrike. L'intention est bonne, et l'approche 100% locale, sans passer par le cloud, est plutôt rassurante je trouve. Reste juste à ne pas confondre filet de sécurité et sauvegarde, et à garder en tête que ça travaille en silence chez vous.
Bref, faites un tour dans Paramètres > Système > Récupération pour voir si c'est actif et combien de place ça grignote.
Et pour tout ce qui compte vraiment, gardez une vraie sauvegarde à côté.
Merci à Tijer pour le lien !
Source : Microsoft Learn
Ma page "Quelle est mon adresse IP" traînait sur korben.info depuis presque 15 ans, à peu près dans son jus d'origine. Hé bien, bonne nouvelle, je viens de la refaire entièrement, et elle est là : korben.info/ip .
Vous arrivez dessus, votre IP publique s'affiche en gros, IPv4 et IPv6 séparées avec un bouton copier, et juste en dessous une grille de cartes déballe tout ce que votre connexion raconte sur vous sans que vous ayez rien demandé. La localisation estimée d'abord, sauf que c'est pas du GPS, juste la ville que les bases GeoIP collent à votre IP (sur mobile ça part parfois à 200 km à côté) mais aussi votre opérateur et son numéro d'AS, de datacenter Cloudflare par lequel vous passez, la latence jusqu'à lui, le protocole, le chiffrement.
Y'a une carte que je trouve bien pratique aussi c'est la carte "VPN ou pas ?". Elle compare le fuseau horaire vu depuis votre IP avec celui réglé sur votre appareil, et repère si vous sortez par une IP de datacenter, le signe quasi certain d'un VPN ou d'un proxy.
J'ai ajouté aussi un petit test de débit maison (descendant, montant, latence, gigue), tout comme le fameux leak WebRTC, ce truc qui balançait votre IP locale à n'importe quel site avant que les navigateurs ne finissent par la masquer. Ça peut encore fonctionner sur de vieux browser alors je l'ai laissé.
Le point important, parce que je sais que vous allez me poser la question, c'est que de mon côté, rien n'est stocké, rien n'est tracé, rien n'est revendu. Tout est lu à la volée entre votre navigateur et mon CDN, qui se contente de faire transiter vos requêtes comme n'importe quel hébergeur. Votre IP en dit déjà bien assez long sur vous comme ça, pas la peine d'en remettre une couche.
Bref, un bon coup de bouc-marque (bookmark, pour les intimes ^^) sur korben.info/ip et vous aurez votre IP et l'état de votre connexion sous la main en un clic.
Benjamin Code , le développeur préféré de votre développeur préféré, a reçu ce week-end un e-mail d'achat bidon avec le mot pentester dedans. En grattant un petit peu, il a découvert que quelqu'un s'amusait à trifouiller l'un de ses SaaS sans le prévenir.
Visiblement, c'est un autre créateur, Melvyn (melvynx), qui lui propose des formations autour de l'IA, qui pour les besoins d'une vidéo a fait tourner Kimi K3 en mode "hack" pour poutrer certains sites et montrer, vidéo à l'appui, que l'IA trouvait les failles toute seule.
Depuis, X s'écharpe. D'un côté, ceux pour qui la faille est corrigée et tout le monde y gagne, zéro dégât. De l'autre, ceux qui parlent d'accès illégal, pur et simple.
Alors qu'en est-il exactement ?
Eh bien, parlons de la loi d'abord, parce qu'en France, elle est limpide. L'article 323-1 du Code pénal punit "le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement" dans un système informatique de "trois ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende". Créer un faux compte, simuler un paiement avec de faux numéros de CB, toucher aux données, ça aggrave les choses et on passe rapidement à cinq ans et 150 000 € (article 323-3).
Pour moi, l'argument du "il n'a rien cassé" ne tient pas une seconde en droit. Dans l'affaire Bluetouff, la Cour de cassation a validé une condamnation pour maintien frauduleux alors que les fichiers étaient accessibles sans mot de passe, tout simplement parce que Bluetouff avait continué en sachant l'accès anormal. Je trouve que ce qui est arrivé à Bluetouff, c'était abusé, mais peu importe mon avis, cela montre bien qu'aux yeux de la loi, zéro dégât ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'infraction.
Ce qui fait basculer un pentest légal en délit, ce n'est ni la compétence, ni la bonne intention de la personne derrière, ni même ce que j'en pense. C'est UNE seule chose : L'autorisation préalable du propriétaire du système. Et je ne crois pas que Benjamin Code pratique le bug bounty sur ses systèmes...
Si on parle d'un point de vue hacking éthique, voire tout simplement en matière de nétiquette, la règle (et le bon sens, et la courtoisie) c'est d'abord d'avoir l'accord écrit avant de faire le test, et puis bien sûr de signaler la faille en privé à l'éditeur, tout en lui laissant assez de temps pour la corriger avant de communiquer dessus publiquement.
Par exemple, un bug bounty, c'est ça... C'est un périmètre défini, un canal de signalement, une protection pour le chercheur qui reste bien dans ce cadre. En dehors, il n'y a aucune protection. Et le dispositif français qui couvre les lanceurs d'alerte (article L2321-4 du Code de la défense) ne protège que le signalement de bonne foi à l'ANSSI, jamais l'intrusion elle-même.
Melvyn a reconnu lui-même juste après son "exploit" que "certains tests sur des SaaS tiers n'ont pas été précédés d'une autorisation écrite". Tu m'étonnes...
Alors les kikoulol de X.com peuvent bien jouer les spécialistes en long en large ou en travers, ça ne change rien. Kimi K3 ou pas, dégâts ou pas, tester le système d'un autre sans son feu vert, même avec une IA autonome, ça a un nom dans le Code pénal...
Maintenant, je ne pense pas que ça ait besoin d'aller plus loin que ça... Dans un monde idéal, ce qui serait super, c'est que Melvyn fasse des excuses publiques à Benjamin Code et aux autres créateurs de SaaS qu'il a "poutrés", et puis qu'il évite de refaire ce genre de conneries dans le futur.
Source : le billet de Melvyn sur Codelynx
Les câbles magnétiques, ce n'est pas nouveau, ça fait bien une dizaine d'années qu'on en trouve. L'idée a toujours été la même, vous laissez un petit embout aimanté planté en permanence dans le port de votre appareil, et le câble vient s'y coller tout seul quand vous en avez besoin.
Sauf que pendant longtemps, ces câbles ne servaient qu'à recharger doucement, ils plafonnaient vite et laissaient tomber la charge rapide. C'est justement ça qui a changé ces dernières années.
Le modèle que j'utilise en ce moment, un MOSHOU tressé en nylon violet vendu autour de 17 euros , encaisse en théorie jusqu'à 240W, soit du 48V et 5A. Autant dire qu'on est très loin du petit câble aimanté poussif d'avant.
Aucun de mes appareils ne réclame autant de watts, évidemment, mais du coup la charge n'est plus jamais ralentie à cause du câble. Il y a une puce E-Marker planquée dedans qui règle le courant et la tension toute seule selon ce que vous collez au bout, donc a priori pas de risque d'envoyer trop de jus dans vos écouteurs.
Moi je m'en sers surtout pour mes écouteurs, mon petit modem 5G et les manettes qui traînent sur mon bureau. J'ai laissé un embout aimanté planté dans chacun, et ça facilite clairement ma recharge au quotidien.
L'aimant est assez costaud pour tenir, et l'embout se décroche simplement en tirant dessus. L'autre avantage c'est le port USB-C qui s'use beaucoup moins vite qu'à force de brancher et de débrancher.
Le pack en livre trois, donc vous en plantez un dans chaque appareil et un seul câble circule pour tout le monde. Il y a même une petite LED qui s'allume en violet pendant la charge.
Bon, ça ne change pas une vie, mais pour 17 euros et le plaisir de ne plus jamais chercher le port à l'aveugle, je l'ai adopté sans trop me poser de questions. Pour les petites recharges du quotidien c'est bien sympa. Si vous voulez tester, c'est par ici sur Amazon .
Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes.
Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la batterie de chaque satellite monte et descend selon qu'il passe au soleil ou dans l'ombre de la Terre, et ça se voit direct sur le graphe. Ensuite, pour chaque engin, une carte montre quelles stations au sol l'ont capté : tel satellite entendu depuis Kitakyushu, Buenos Aires et un jardin en Bavière. C'est une vraie photo vivante du réseau de radioamateurs qui écoutent le ciel !
Les positions des engins viennent de CelesTrak, la télémétrie de SatNOGS, le réseau mondial de stations tenues par des radioamateurs bénévoles, et le fond de carte, c'est de l'imagerie Sentinel-2 de Copernicus. C'est un peu comme ce globe temps réel qui agrège avions, navires et radios , sauf qu'ici on écoute des satellites.
Un truc qui m'a surpris, d'ailleurs c'est que sur environ 1700 satellites encore vivants, seulement 23 émettent en clair ET sont vraiment entendus par une antenne. C'est ça l'état réel de la télémétrie satellite ouverte aujourd'hui. J'avais déjà parlé d'un radioamateur qui décode le signal d'une sonde chinoise , et ici c'est la même idée, mais servie sur un joli globe.
Le tout est open source sous licence AGPL, auto-hébergé en Europe, dans la même logique que la stack privacy européenne dont je vous parlais .
La démo est juste ici , amusez-vous bien à cliquer sur tous ces satellites !
Microsoft vient de publier Mage-Flow, un modèle de génération d'images de 4 milliards de paramètres, et dont l'objectif est d'atteindre la qualité des gros modèles sans en avoir la taille. Là où FLUX.2 embarque 32 milliards de paramètres, Qwen-Image 20 et Z-Image 6, Mage-Flow joue dans la même cour mais seulement avec 4 milliards de paramètres.
Le pari de Microsoft, c'est ce qu'on appelle le co-design. Au lieu d'empiler les paramètres, Mage-Flow mise sur deux briques taillées ensemble. D'abord Mage-VAE, un tokenizer latent qui encode et décode les images avec 12 à 22 fois moins de calcul par pixel que le VAE de FLUX.2, à qualité de reconstruction équivalente. C'est ce qui débloque la haute résolution, habituellement le point où ces modèles s'étranglent.
Et ensuite un transformer de diffusion multimodal baptisé NR-MMDiT, entraîné en rectified flow matching, avec Qwen3-VL comme encodeur de texte. Un seul checkpoint génère alors de 512 à 2048 pixels, dans n'importe quel ratio, jusqu'à des formats extrêmes en 4:1 sans buckets ni padding. Vous demandez du 512×2048 ou du 2048×512, il vous le sort.
Le modèle existe en trois saveurs. La Base qui tourne en 30 étapes de débruitage, la version RL-aligned à 20 étapes, et la Turbo distillée qui crache une image en 4 étapes seulement. Et il y a son jumeau, Mage-Flow-Edit, qui fait de l'édition d'image par instruction. Vous lui donnez une photo et une consigne en langage naturel, et lui la modifie. Le tout sous licence MIT, poids libres sur Hugging Face, usage commercial compris.
Côté chiffres officiels, tout vient d'un A100 donc c'est pas représentatif sur nos machins mais en gros, on est à 0,59 seconde par image en Turbo, avec un pic mémoire de 18 à 20 Go. Sauf que moi, je n'ai pas d'A100. J'ai un Mac Studio. Et le dépôt ne parle que de CUDA. La doc d'install vous fait compiler flash-attn, qui est une extension qui a besoin d'un toolkit NVIDIA. Zéro mention d'Apple Silicon, zéro mention de MPS, et les exemples sont tous en mode device="cuda" en dur. Bref, pour le moment, je ne suis pas invité à la fête.
Mais en fouillant le code, j'ai trouvé la porte de sortie. Un fichier planqué dans les modules expose un backend alternatif basé sur scaled_dot_product_attention, le mécanisme d'attention natif de PyTorch, prévu JUSTEMENT pour quand flash-attn n'est pas dispo.
Et ce backend-là, il tourne nickel sur Metal. Le piège, c'est que le modèle réclame lui aussi flash-attn par défaut à deux endroits : le transformer, mais aussi l'encodeur Qwen3-VL. Le transformer accepte qu'on bascule plus tard alors que l'encodeur non. Lui, il lit son réglage au moment où il se construit et plante si flash-attn manque. Il faut donc forcer le mode SDPA avant de charger le modèle.
Voici ce que j'ai fait tourner, pour de vrai. On monte un environnement Python, on installe tout sauf flash-attn :
python3 -m venv mageflow && source mageflow/bin/activate
pip install torch torchvision diffusers==0.38.0 "transformers>=5.3,<5.6" accelerate safetensors huggingface_hub einops pydantic pillow loguru
pip install "git+https://github.com/microsoft/Mage.git#subdirectory=mage_flow" --no-deps
Une fois que c'est fait, y'a plus qu'à vous créer un petit script mage.py par exemple qui basculera l'attention sur SDPA avant le chargement, pointera sur mps et génèrera votre image :
import os
os.environ["PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK"] = "1"
from mage_flow.models.mage_flow import ModelConfig
ModelConfig.model_fields["attn_type"].default = "sdpa" # AVANT de charger, sinon Qwen3-VL exige flash-attn
ModelConfig.model_rebuild(force=True)
from mage_flow import MageFlowPipeline
pipe = MageFlowPipeline.from_pretrained("microsoft/Mage-Flow-Turbo", device="mps")
img = pipe.generate(["un barista avec un chapeau de cowboy qui réalise un latte art, lumière chaude"], heights=[1024], widths=[1024], steps=4, cfg=1.0)[0]
img.save("out.png")
Ensuite, lancez le script :
python3 mage.py
Le PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK sert de filet comme ça si une opération n'existe pas côté Metal, elle basculera sur le CPU au lieu de tout faire tomber. Premier lancement, le modèle se téléchargera, donc comptez une bonne dizaine de Go entre le transformer 4B, l'encodeur Qwen3-VL et le VAE.
Et ça marche !!! Sur mon M4 Max de 128 Go, le modèle charge en une vingtaine de secondes puis génère une image 1024×1024 en 10 secondes une fois chaud.
Mon barista à chapeau de cowboy est sorti impeccable.
Ma toute première génération Mage-Flow sur le Mac Studio : un barista, 1024x1024, 4 etapes en Turbo.
Cette image 1920x1080 a été générée en moins de 6 secondes,
Pour du batch industriel, une carte NVIDIA restera toujours mieux mais pour générer tranquillement chez soi des petites images sans envoyer ses prompts dans le cloud, c'est parfaitement utilisable, et ça rejoint la logique de l'IA qui tourne en local sur votre Mac que je creuse depuis un moment.
Deux détails à connaître avant de vous lancer. Chaque prompt passe par un filtre de contenu obligatoire côté encodeur, sans option pour le désactiver : les prompts jugés interdits reviennent en images de refus. Et chaque image générée porte un watermark Gaussian-Shading planqué dans le bruit initial, lui non plus désactivable. Hé oui, Microsoft trace ses sorties, donc autant le savoir.
Y'a des garde-fous ! J'ai donc très hâte que ce modèle se fasse "libérer".
Reste que c'est un très joli cadeau de la part de Microsoft ! Un modèle libre, compact, qui gère l'édition et n'importe quel ratio, et qui tient sur une machine Apple avec un petit réglage bien caché ^^...
ps: L'image d'illustration de cet article a été générée avec ce modèle.
Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer.
Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vous êtes abonné Game Pass ou que vous possédez déjà la licence numérique de ces jeux sur console, auquel cas c'est gratuit. Par contre, ne comptez pas glisser votre vieux disque Xbox dans le lecteur du PC, ça ne marchera pas... Snif ! C'est dommage, je venais d'en retrouver quelques-uns en préparant mon déménagement.
Ça tourne sur Windows 11 et sur les consoles portables ROG Xbox Ally et Xbox Ally X, via l'app Xbox on PC. Côté config, Microsoft demande une misère. Une GTX 950 qui a 11 ans au compteur suffit, et une GTX 1070 Ti de 2017 fait tourner tout ça au mieux. Donc soyez heureux, y'a pas besoin d'un foudre de guerre... ça nous change !
En plus, sur PC, ces vieux jeux gagnent quelques options sympas. VSync, filtrage anisotropique, anti-aliasing renforcé, et surtout un upscaling jusqu'à 4x du signal SD d'origine, qui grimpe donc à 2560×1920. Après, dommage mais le jeu reste bloqué à son framerate et son ratio d'époque. En clair, la plupart du temps, c'est du 30 fps en 4:3, bandes noires sur les côtés comprises.
De ce que j'ai pu lire dans les premiers tests, l'expérience tient la route et se rapproche de celle d'une Xbox Series X, mais c'est pas parfait non plus. Les testeurs pointent un filtrage anisotropique faiblard, des soucis de timing d'images qui donnent une caméra qui saccade, et une poignée de bugs visuels sur cette première fournée. Autre absence remarquée, les jeux à succès ne sont pas là au lancement mais Microsoft promet de les ajouter plus tard en 2026, sur console comme sur PC.
Après côté technique, y'a pas de quoi grimper au rideau. Microsoft émule les jeux Xbox originale sur son propre matériel depuis la Xbox 360 donc porter cette émulation sur PC, c'était assez facile pour eux, et ça reproduit exactement ce que les émulateurs communautaires font gratos depuis des lustres. Je vous avais par exemple déjà montré Xemu , qui émule la Xbox d'origine et upscale la résolution sans débourser un centime.
Le vrai sujet derrière tout ça, c'est surtout leur stratégie marketing. Ce lancement, c'est une brèche de plus dans le mur qui sépare le PC et la console chez Microsoft, un mur déjà bien fissuré depuis Xbox Play Anywhere en 2016, le branding Xbox collé aux PC portables, et l'annonce que la future console Project Helix fera tourner "les jeux Xbox et PC". Bref, Microsoft veut fondre sa branche console qui rame dans l'écosystème gaming Windows qui, lui, se porte beaucoup mieux, et ça se remarque de plus en plus.
La société présente ça comme "le début d'un effort plus large pour préserver les jeux Xbox du passé et les amener sur PC au fil du temps", donc d'autres titres suivront. Reste à voir lesquels, et surtout à quel rythme.
Voilà, pour l'instant c'est sympa pour les nostalgiques mais sachez que Xemu ou d'autres, en font autant, gratos et supportent beaucoup plus de jeux.
Bonne nouvelle pour tous ceux qui balancent du code sur PyPI. L'index officiel des paquets Python refuse désormais tout nouveau fichier ajouté à une release qui a plus de 14 jours. Le correctif vient de Seth Larson, développeur sécurité en résidence à la Python Software Foundation, et il colmate un trou que personne n'avait encore exploité sur PyPI... mais qui traînait là, grand ouvert.
Jusqu'ici, un mainteneur pouvait ajouter un fichier à n'importe quelle release, même sortie il y a 3 ans. Pratique pour livrer une nouvelle wheel, dangereux si un token de publication se fait voler. Un attaquant avec vos clés pouvait glisser un binaire vérolé dans une version stable que tout le monde télécharge depuis des lustres, sans déclencher la moindre alerte. Larson le dit sans détour : si ça n'a pas encore été abusé, c'est juste que les pirates n'avaient pas réalisé que c'était possible.
Le déclencheur, c'est l'affaire LiteLLM et Telnyx, deux paquets populaires compromis en mars dernier via une "référence mutable" dans leur usage de la GitHub Action Trivy. Encore une compromission de la chaîne d'appro, dans la lignée de Shai-Hulud sur npm dont je vous ai déjà parlé avec son scanner dédié , même si le mécanisme n'est pas le même. Le sujet mijotait depuis janvier 2024 dans les discussions autour de PEP 740, sauf qu'il coinçait sur un cas d'usage bien réel. En effet, certains projets ajoutent le support d'une nouvelle version de Python, genre les wheels cp314 pour Python 3.14, à d'anciennes releases longtemps après leur sortie.
Sauf que les chiffres ont tranché. En interrogeant la base PyPI sur les 15 000 paquets les plus populaires, seuls 56 avaient publié une wheel compatible 3.14 plus de 14 jours après une release. 56 sur 15 000, autant dire une poignée. Mike Fiedler, l'ingénieur sécurité de PyPI, a donc porté le débat au Packaging Summit de la PyCon US 2026, et le consensus est tombé. Il est maintenant demandé à ces projets de bumper vers une nouvelle version.
Après ne prenez pas cette nouvelle mesure de sécurité comme une garantie. Il n'existe aucune API pour vérifier qu'une release est "fermée", et les vraies règles du jeu ne seront gravées dans le marbre qu'avec l'API Upload 2.0 et les Staged Previews prévus par PEP 694. Donc pour l'instant, c'est un verrou qui protège, mais pas un vrai contrat de confiance sur lequel bâtir (De quoi Darty ??).
N'empêche que le bénéfice est immédiat car ça fait moins de ménage pour les admins PyPI quand un projet se fait trouer, et s'en est fini de l'état schizophrène où une release est à moitié compromise, à moitié saine, avec quelques fichiers vérolés planqués au milieu. Une vieille release devient un bloc figé, et voilà !
GitHub avait déjà dégainé la même idée avec ses releases immuables , qui rendent vos versions intouchables même par le mainteneur du projet.
Bref, une porte de moins pour les attaquants supply chain. Sympa non ?
Source (repéré chez Simon Willison)
Ubuntu 26.04 LTS est disponible depuis avril, et si vous l'avez installée, vous avez peut-être remarqué un truc : **Plus aucune notification de mise à jour !**L'icône qui vous prévenait dans la barre du haut a disparu, les pop-ups aussi. Rassurez-vous, ce n'est pas un bug mais un choix de design assumé par Canonical.
La clé show-updates-status-icon du paquet update-notifier est passée à false par défaut, du coup, votre système ne vous signale plus rien quand des paquets attendent d'être installés. Pour le savoir, il faut ouvrir un terminal ou lancer l'App Center à la main.
Je précise quand même un truc avant que tout le monde s'énerve, parce que beaucoup de Linuxiens n'aiment pas le changement ^^. Sachez que cette icône de notification est toute récente et n'existait pas sur Ubuntu 24.04, elle est arrivée avec la 25.10 pour remplacer le vieux pop-up intrusif du Software Updater. Donc cette 26.04 ne supprime pas une fonction historique, mais achève juste un machin qui avait à peine un an.
Donc avant de changer de distro en panique, non, votre sécurité n'est pas en jeu. Ubuntu garde unattended-upgrades, le service qui installe les correctifs de sécurité tout seul en arrière-plan, actif par défaut. Les failles critiques continuent donc d'être colmatées, c'est juste que vous n'êtes plus au courant quand ça se produit.
Sauf qu'il y a un petit bémol bien réel : LTS. Une version LTS, c'est celle qu'on garde 5 ans, souvent installée sur le PC de quelqu'un qui n'ouvrira jamais un terminal (coucou l'ordi de vos parents). Et unattended-upgrades ne gère par défaut que la sécurité, et pas les mises à jour applicatives. Vos applis en Snap comme Firefox continuent donc bien de se mettre à jour toutes seules dans leur coin, mais vos paquets .deb non critiques, eux, vont s'empiler sans que personne ne vous prévienne. C'est la seule vraie critique à faire à Canonical sur ce coup. Après c'est un éditeur
coutumier des choix qui divisent
, donc on commence à avoir l'habitude, mais bon voilà, il faudra penser à faire les mises à jour non critiques.
Le plus gênant, c'est qu'il n'y a pas non plus de bouton dans les réglages pour réactiver cette icône. La seule voie passe donc par gsettings, et la valeur par défaut, elle, reste sur off.
Donc voici comment faire si l'idée de piloter vos mises à jour à l'aveugle vous refroidit. Une ligne de commande et l'icône revient :
gsettings set com.ubuntu.update-notifier show-updates-status-icon true
Voilà, voilà, vous retrouvez vos notifications comme avant sans avoir besoin de réinstaller quoi que ce soit.
Bref, rien de dramatique, mais un défaut trèèèès discutable notamment sur les versions LTS qu'on garde des années.
bHive, c'est une app Mac qui lit l'intérieur de vos fichiers au lieu de se contenter de leur nom, et qui sait maintenant répondre à des questions dessus. Vous lui demandez "qu'est-ce que dit mon bail sur la résiliation anticipée ?", elle va fouiller vos PDF et vous sortir la réponse en clair, tout ça en local sur votre machine, sans rien envoyer nulle part.
Vous pointez bHive vers des dossiers que vous avez déjà, et elle lit ce qu'il y a dedans. Vos documents, les PDF, les images dont elle fait l'OCR, et depuis la 2.0 l'audio et la vidéo, transcrits directement sur le Mac. Ensuite vous cherchez en décrivant ce que vous voulez, plutôt qu'en essayant de vous souvenir du nom que vous aviez collé au fichier. Rien ne bouge, rien n'est copié dans une bibliothèque, vos fichiers restent exactement où ils sont, ils sont tout simplement indexés dans un RAG.
La vraie nouveauté de cette version, c'est "Ask bHive". Vous posez une question, l'app trouve les fichiers concernés, les lit, et vous répond en langage clair. Elle vous montre alors quels fichiers elle a utilisés, donc vous pouvez les ouvrir et vérifier vous-même et surtout, quand elle ne sait pas, elle le dit, au lieu d'inventer un truc qui sonne juste. Ça paraît con dit comme ça, mais c'est avec ça que la plupart des assistants IA vous plantent.
Bon, moi, je n'en ai pas vraiment besoin de cet outil parce que j'ai mis en place mes propres RAG, mais je me dis que si j'avais trouvé ça avant, je ne me serais pas fait chier.
Côté moteur, tout tourne en local, et le modèle intégré à macOS marche tout de suite, donc vous n'avez rien à télécharger. Si vous voulez de la recherche plus fine, il y a bien sûr un modèle plus costaud à récupérer, de 515 Mo.
Il y a aussi une vue "santé de la bibliothèque", histoire que vous sachiez ce qui n'est pas cherchable et pourquoi. Fichiers déplacés, disque externe débranché, format illisible, OCR raté, éléments encore dans la file d'attente. En gros, un tableau de bord de confiance au lieu de vous laisser deviner si la recherche couvre vraiment tout. Vous pouvez aussi sauvegarder vos collections, tags et notes dans un fichier pour les restaurer plus tard.
Je vous avais déjà parlé de Cardinal , qui rend la recherche de fichiers instantanée sur Mac sauf que Cardinal cherche par nom, là où bHive lit ce qu'il y a à l'intérieur et sait vous répondre avec beaucoup plus de richesse. On est une gamme au-dessus selon moi.
Après, bHive 2.0 réclame macOS 26 et une puce Apple Silicon donc si vous êtes resté sur macOS 15 comme un homme de cro-magnon, vous devrez rester sur la vieille version 1.3.1 qui continue de tourner, mais sans toutes ces nouveautés... sniiif.
Voilà, c'est gratuit, et ça respecte vos données puisque tout reste en local.