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Freenet-git - Le dépôt Git sans serveur

Wed, 12 Aug 2026 12:41:05 +0200 - (source)

Depuis ce printemps, sachez qu'un git clone ordinaire peut maintenant récupérer un dépôt qui n'existe sur aucun serveur spécifique. En fait, le code est stocké dans Freenet, le réseau pair-à-pair qu'Ian Clarke a relancé en mars. Et comme y'a plus d'hébergeur, bah y'a plus personne pour fermer un compte ou shooter le dépôt.

Car Git est décentralisé depuis toujours et fonctionne très bien comme ça, puisque chaque clone contient l'historique complet, ce qui permet à 2 clones de se synchroniser directement. Ce qui lui manquait par contre, c'était l'hébergement, et c'est là-dessus que les forges que nous connaissons, Github en tête, sont venues capitaliser. Y'a bien des initiatives comme Grasp qui essaie d'en sortir grâce au protocole Nostr mais freenet-git lui range carrément le dépôt dans un contrat que les nœuds recopient, et se publie lui-même à l'adresse freenet::99TmCayXn6Tm/freenet-git.

Cloner ou publier du code exige donc le paquet freenet-git et un nœud qui tourne sur votre machine, ce qui fait qu'on ne supprime pas vraiment le serveur, mais on le ramène juste chez soi.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

Le socle compte plus que l'application dans cette présentation. Les contrats et les delegates forment la couche où une app tourne sans backend, et quatre tournent déjà dessus : River pour le chat de groupe, Delta pour les sites, Atlas pour la recherche, et freenet-git pour le code. Mail, Raven et Harvest existent aussi, à un stade plus jeune.

L'adresse du dépôt sort des 12 premiers caractères de la clé publique de son propriétaire, et à ce stade expérimental, lui seul peut pousser dedans. Y'a pas non plus de pull requests, ni d'issues puisque c'est le modèle du noyau Linux d'avant les forges, où chacun publie son clone et le mainteneur vient y piocher ce qui l'intéresse.

Reste le plus dur maintenant, retrouver un dépôt.

Car sans annuaire, un nœud doit deviner lequel de ses voisins mettra le moins de temps à trouver ce qu'on lui demande. Le réseau traite ça comme un problème d'apprentissage et parie sur le bon voisin à partir des requêtes passées grâce à Renegade, une bibliothèque open source sortie en 2021, capable de faire ce calcul.

Installer freenet-git

Il faut une chaîne Rust, et ~/.cargo/bin doit être dans votre PATH. Les installeurs du nœud sont sur freenet.org/quickstart.

curl --proto '=https' --tlsv1.2 -sSf https://sh.rustup.rs | sh

Rust n'entre dans le PATH qu'au shell suivant, donc ouvrez un nouveau terminal avant la commande d'après. Elle dépose deux binaires, freenet-git et le remote helper que Git appellera tout seul.

cargo install freenet-git

Cloner un dépôt qui existe déjà

Aucune identité n'est nécessaire pour lire. La bibliothèque standard de Freenet fait un bon test, elle porte son historique complet et ses tags.

git clone freenet::96rknpy1GYhZ/freenet-stdlib

Publier le vôtre

C'est create qui publie réellement le contrat. Il affiche PUT confirmed by host et l'adresse du dépôt, dont le préfixe se recopie dans le remote. La phrase de passe voyage par une variable d'environnement parce que Git garde la main sur l'entrée standard durant le push.

freenet-git init-identity --name "Votre Nom" --email vous@example.com
cd ~/code/mon-projet
freenet-git create --name mon-projet
# -> URL: freenet:VOTRE_PREFIXE/mon-projet
git remote add freenet freenet::VOTRE_PREFIXE/mon-projet
export FREENET_GIT_PASSPHRASE='votre-phrase-de-passe'
git push freenet main

Et voilà ! Avec ça vous pouvez faire du vrai git décentralisé même si la vraie limite est ailleurs...

En effet, les nœuds gardent en cache ce qu'on leur réclame et évacuent le reste, donc un dépôt que personne ne clone finit au bout d'un moment par ne plus être clonable. Et ça c'est dommage... C'est pourquoi une commande (rescue), le remet en circulation depuis une machine qui a encore les données. Le projet ne présente toutefois pas ça comme un bug, mais comme son modèle de durabilité actuel.

Mais autant le savoir avant d'y déposer votre code.

Source


Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???

Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la réputation de OneDrive côté dark patterns , l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...

Mais rassurez-vous, je vais vous aider !

Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé

OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.

Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.

Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.

Get-ChildItem "$env:LOCALAPPDATA\Microsoft\OneDrive","$env:ProgramFiles\Microsoft OneDrive","${env:ProgramFiles(x86)}\Microsoft OneDrive" -Filter OneDrive.App.exe -ErrorAction SilentlyContinue | Select-Object FullName,@{n='Version';e={$_.VersionInfo.FileVersion}}

Étape 2 - Supprimer les raccourcis

Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.

"$env:ProgramData\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:APPDATA\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:PUBLIC\Desktop","$env:USERPROFILE\Desktop" | ForEach-Object { Get-ChildItem $_ -Filter "OneDrive Photos.lnk" -ErrorAction SilentlyContinue } | Remove-Item -Verbose

Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.

Pourquoi ça ne suffit pas ?

Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...

Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec RemoveWindowsAI face à Copilot . Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.

Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !

Étape 3 - Retirer OneDrive en entier

Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".

winget uninstall --id Microsoft.OneDrive

Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.

Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.

Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.

Alors que faire ?

Hé bien faudra attendre septembre..

Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.

Source


Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des chercheurs de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.

Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui demande aussi d'exécuter une commande AT. C'est ce même langage qui pilote les modems depuis le Hayes Smartmodem de 1981 donc autant dire qu'on a là, une vraie console générique dispo sur un bout de plastique.

Et sur une borne de recharge Autel, ça donne tout simplement une exécution de code. Le module Quectel qui l'équipe, fait passer le texte reçu dans un appel shell, avec une liste noire de caractères censée bloquer les échappements. Mais un simple retour à la ligne passe au travers... Et voilà comment 2 étapes plus loin, les chercheurs sont parvenus à faire tourner leur propre code, piloté depuis la SIM. Décidément, les bornes de recharge collectionnent les mauvaises surprises .

Autre exemple sur un smartphone OPPO Reno 14 F 5G, où une seule commande coince le téléphone en 2G... Son propriétaire ne peut alors plus revenir en arrière : ni le mode avion, ni la sélection manuelle du réseau, ni la désactivation de la SIM dans les réglages ne permet de restaurer de la 5G ou de la 4G. Or la 2G n'a pas d'authentification mutuelle, donc une fausse antenne redevient un facteur de risque sur ce genre de matos récent. Deux autres commandes éteignent même le téléphone ou tuent son modem.

Reste la condition d'entrée, et elle est lourde : la carte doit déjà être hostile. Cela passe au choix par un échange physique, un interposeur glissé sous la puce, un opérateur compromis, ou du sabotage en usine... Mais surtout, rien là-dedans n'exploite de bug exotique. En fait, cette capacité est écrite dans les spécifications cellulaires, ce qui fait dire au chercheur Marius Muench que ces attaques sont conformes au standard.

Maintenant sur votre téléphone perso, le scénario d'une telle attaque reste assez serré. Mais sur un boîtier 4G oublié dans un local technique, beaucoup moins. Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface, dont 6 modems IoT sur 8, contre 3 téléphones sur 18. Par contre, ni iPhone ni Pixel ne sont faillibles et Qualcomm a préparé une configuration durcie qui la coupe par défaut. De son côté, Quectel travaille encore dessus...

Bref, si vous exploitez des équipements cellulaires sur le terrain, une seule question au fournisseur du module suffit : RUN AT est-il activé, et peut-on le couper ? Notez qu'aucune attaque de ce type n'a été signalée pour le moment.

Source


Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel.

Ces caméras sont celles qui équipent les K3 Scout, des bateaux sans équipage que la Royal Navy et les Royal Marines utilisent pour la surveillance et la protection de force.

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Et le signal en question porte un nom que tout le monde connaît en domotique : un heartbeat. C'est le ping le plus banal qui existe, celui qui dit "je suis en ligne, je fonctionne" et rien d'autre. C'est le même que crache votre caméra IP du salon, dont je vous parlais déjà avec OpenIPC .

Le ministère britannique affirme qu'aucune donnée sensible, aucun système militaire et aucune donnée gouvernementale n'ont été consultés, compromis ou transmis hors des canaux autorisés et ajoute que ses procédures de test ont repéré le problème "tôt".

La connectivité internet des caméras a quand même été coupée puisque même si ça n'a l'air de rien, un mouchard qui se contente de dire bonjour reste un mouchard qui connaît le chemin.

Reste maintenant la question de comment ce composant est arrivé sur un engin de reconnaissance militaire. En fait, les caméras ne viennent pas de Kraken Technology Group, le constructeur britannique du K3 Scout, mais d'un sous-traitant tiers qui pourtant avait fourni des assurances sur le fait que ses caméras répondaient aux exigences de sécurité, y compris celles rattachées au National Defense Authorization Act américain.

Bref, de la paperasse, des assurances, mais pas un démontage ni une capture de trafic... Kraken dit avoir mené un audit complet avec la Royal Navy une fois les communications découvertes. J'espère bien ^^ !

Côté portée, ça concerne les 20 K3 Scout achetés dans le cadre du Project Beehive, un programme de 12,3 millions de livres, en service chez les Royal Marines depuis mars. Le Telegraph , qui a sorti l'affaire, écrit que du matériel lié à la préparation d'une éventuelle mission britannique dans le détroit d'Ormuz avait été enregistré sur ces appareils.

Par contre, ce qu'on ne sait toujours pas, c'est la marque de la caméra et la nature exacte du composant chinois car aucun rapport ne les nomme pour le moment... Mais j'espère que ça n'a pas été aussi intégré sur du matos français...

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Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.

Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).

Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.

Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.

L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.

Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.

Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".

Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.

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Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.

Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.

Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.

Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.

Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.

Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.

Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.

Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.

Il faut un compte Cloudflare, évidemment...

Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.

Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).

Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.

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Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.

Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".

Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.

Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme Tycoon 2FA démantelée par Europol . Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.

Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.

Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).

Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.

Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une position officielle négative sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.

Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.

Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.

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Diagram-design - Des schémas à vos couleurs

Wed, 12 Aug 2026 09:07:55 +0200 - (source)

Diagram-design , c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.

27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bref, de quoi illustrer une doc ou un article de blog sans dessiner les boîboîtes vous-même, une par une comme dans un Excalidraw .

Le type Loop, avec son moyeu de mémoire partagée. Les pointillés sont les écritures en retour.

Il sait aussi partir de ce que vous avez déjà. Vous lui pointez un fichier draw.io ou un bloc Mermaid planqué dans un README, et il le reprend. Attention, ce n'est pas une conversion hein, mais un re-dessin (ça se dit ?? j'sais pas mais je m'en fous) complet. Il va même récupérer le diagramme embarqué dans un .drawio.png, vous savez, celui qui ressemble à du charabia quand vous ouvrez le fichier dans un éditeur.

Ce qu'il jette au passage ce sont les coordonnées de la source, sa palette, ses polices, les connecteurs en diagonale de draw.io et la mise en page automatique de Mermaid. Ce qu'il garde par contre, ce sont les composants, les relations, les regroupements et le sens de lecture.

À la fin de l'import, il rend même un genre de relevé de fidélité en vous indiquant les noeuds en entrée, les noeuds qu'il a dessinés et les noeuds orphelins qu'il a supprimé.

Un fichier draw.io de 12 nœuds redessiné en niveau de détail équilibré, pour un billet de blog.

La sortie se règle ensuite sur 4 critères. Le format d'abord, HTML, SVG ou PNG. Puis la taille, qui ne touche pas que le cadre. Une planche 16:9 destinée au vidéoprojecteur reçoit des libellés en 16px, une image de doc en reçoit des 12px.

Le troisième critère élague votre dessin, avec 24 nœuds au maximum en mode fidèle, 12 en équilibré, 7 en simplifié, et la coupe suit toujours le même ordre : les décorations, puis les doublons, puis les grappes de feuilles, puis l'infrastructure.

Le quatrième change le vocabulaire, mais pas le nombre de boîtes pour s'adapter au public à qui est destiné le diagramme. Pratique pour passer d'un diagramme hyper technique à quelque chose qui pourra être compris de la direction ou des commerciaux.

Reste l'allure du diagramme... Vous lui donnez par exemple l'URL de votre site, il lit la page d'accueil, en tire la couleur de fond, celle du texte, celle des boutons et la pile de polices, puis range tout ça dans des rôles, et voilà vous avez le design de vos rêves.

Mais surtout, avant d'écrire quoi que ce soit, il contrôle le contraste en AA. Si une de vos couleurs ne tient pas la route à la taille où vivent les libellés, entre 9 et 12px, il propose une valeur corrigée et explique pourquoi. Vous validez le diff, et le guide de style du skill est mis à jour pour tous les schémas suivants.

Et au premier schéma dans un nouveau projet, il refusera même de partir sur le thème par défaut sans vous demander. Il vous proposera naturellement d'aller consulter votre site, de coller vos couleurs à la main, ou encore d'assumer le défaut en connaissance de cause.

Côté installation, ça passe par les plugins pour Claude Code et Codex, par npx pour Codex, par une ligne pour Pi. C'est sous licence MIT et c'est gratuit. Tout est ensuite produit en local, et l'import Mermaid se contente de lire le texte, sans rendu ni appel réseau. Il n'y a que l'export PNG qui réclame un extra, à savoir Playwright, à installer à côté.

Maintenant, c'est pas le même usage qu'un bloc Mermaid qui lui est destiné à évoluer en permanence. Là c'est vraiment pour faire des rendus sous la forme d'une image finie et jolie. Donc à vous de voir !

À découvrir ici !


En train avec un vampire

Wed, 12 Aug 2026 09:05:00 +0200 - (source)
- Article rédigé par l'ami Remouk (DansTonChat) - Merci à lui -

Il y a quelques années je vous ai parlé d'un gros coup de cœur dans le style puzzle / énigme : A Monster's Expedition , créé par l'équipe de chez Draknek & Friends . Ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, et proposent un nouveau concept aussi farfelu qu'ingénieux : bienvenue à bord du Spooky Express ! 👻

Le principe est plutôt simple : amener à bon port (ou plutôt, à bonne gare) les différents personnages disposés sur la map. Sauf qu'il faut remplir à chaque fois certaines conditions : amener les vampires dans leurs cercueils, les zombies dans leurs tombes, les humains à la sortie, sans qu'ils se fassent manger... Sauf quand c'est nécessaire. xD

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

À nous de créer le chemin avec des rails. Si le nombre de rails que l'on peut poser est infini, on ne peut pas faire le moindre croisement ! C'est là que ça commence à devenir compliqué, ou en tout cas, que ça nous demande une once de jugeote.

Ça commence facilement, très facilement, puis chaque niveau apporte une nouvelle astuce, voire une nouvelle mécanique : la progression est vraiment très bien faite et le jeu se renouvelle régulièrement. On est poussés à avancer pour découvrir la suite. Ce n'est jamais trop frustrant car on a toujours le choix entre plusieurs niveaux, on avance à notre rythme.

Bon ok, parfois c'est frustrant, on retourne un problème dans tous les sens en se disant que c'est impossible... Puis on y revient le lendemain et on trouve du premier coup... Un classique. Ou pire, on montre à un pote qui nous donne immédiatement la solution. :D Bref, un jeu de puzzle / énigme !

Aucun bug à déplorer, une réalisation au poil, un univers cruel mais mignon, je recommande chaudement !

Spooky Express est disponible sur Steam , Itch.io , Apple Store , Google Play

P.S. C'est la suite spirituelle d'un de leurs jeux précédents : Cosmic Express, auquel je n'ai pas joué.


Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.

Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.

Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.

L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.

Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.

Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.

Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.


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