Le futur du jeu vidéo va être génial ! J'en suis convaincu !
Souvenez-vous, je vous avais parlé de Voyager , ce petit robot qui explorait Minecraft tout seul comme un grand grâce à GPT-4. Eh bien, l'équipe de MineDojo (avec des chercheurs de chez NVIDIA, Caltech et Stanford) ont remis le couvert avec un truc encore plus costaud : NitroGen.
Là où les anciens modèles tâtonnaient ou avaient besoin de lire des tonnes de texte, cette nouvelle IA se base uniquement sur ce qu'elle voit à l'écran. C'est un modèle "vision-action".
Schéma de fonctionnement du modèle NitroGen ( Source )
En gros, elle regarde les pixels du jeu comme vous et moi, et elle en déduit sur quel bouton (virtuel) de gamepad appuyer pour ne pas finir en pâté pour castors sous cocaïne.
Analyse du dataset multi-jeux NitroGen ( Source )
Pour en arriver là, les chercheurs armés de leur gros cerveaux n'ont pas fait les choses à moitié. Leur bousin a été entraîné sur un dataset colossal de 40 000 heures de gameplay piochées sur Internet (ouuuh ça a pératé youteub ^^), couvrant plus de 1 000 jeux différents.
De l'Action-RPG au jeu de plateforme, NitroGen a tout bouffé et ce qu'on obtient à la fin, c'est un agent IA encore plus énervé qu'un streamer Twitch de 15 ans. Cette bestiole est capable de s'adapter à des jeux qu'elle n'a jamais vus, moyennant un petit coup de "post-training" (affinage) pour qu'elle pige les spécificités du titre. On appelle ça le "behavior cloning" (ou apprentissage par imitation pour les intimes) mais à l'échelle d'Internet... Du coup, au lieu de devoir réapprendre chaque règle, l'IA pige les concepts visuels du jeu vidéo et se lance sans filet !
Graphique de la qualité des actions extraites par NitroGen ( Source )
En termes de performances, les mecs annoncent même une amélioration relative de 52 % du taux de succès sur certaines tâches par rapport à un modèle qui partirait de zéro à chaque jeu.
C'est pas rien quand même et si vous voulez mettre les mains dans le cambouis, vous allez devoir d'abord sortir votre doigt du nez et ensuite aller récupérer le code, les poids du modèle (sur Hugging Face) et même le benchmark puisque tout est dispo et ouverts à la communauté. On n'est pas sur un produit de GAFAM fermé, mais bien sur un projet de recherche qui veut faire avancer les "embodied agents" (les agents incarnés, quoi... calmez vous les podologues).
Attention toutefois, "tout est dispo" ne veut pas dire que les jeux sont fournis, hein. Il faudra évidemment posséder vos propres copies de jeux Windows.
Après côté technique, l'installation exige Python 3.12 et un Windows 11 pour l'agent (même si le serveur d'inférence peut tourner sur Linux) et ensuite c'est du classique. On clone le dépôt, un petit coup de pip et hop hop hop, c'est cuit.
git clone https://github.com/MineDojo/NitroGen.git
cd NitroGen
pip install -e .
Vous pouvez après ça, télécharger le checkpoint et lancer l'agent sur vos titres préférés. Et contrairement à Voyager qui utilisait MineFlayer pour Minecraft, NitroGen pilote directement les exécutables Windows en simulant son propre gamepad. Elle est pas belle la vie ?
Si vous testez, vous verrez, on est encore un peu loin de l'IA qui met une pile à Gotaga mais la marche franchie est énorme déjà !
Alors vous en dites quoi ?? Prêt à laisser NitroGen farmer des ressources pendant que vous dormez en cachette comme un gros faible ?
Disponible sur iOS, Dumb Phone est une application bien sympathique qui va vous permettre de transformer votre iPhone en téléphone minimaliste.
Alors peut-être que ça vous rendra encore plus débile comme je vous l'expliquais hier mais tant pis ! Au moins avec ça, au lieu de vous bouffer le cerveau avec des icônes colorées et des pastilles de notifications qui hurlent à la mort pour avoir votre dose de dopamine, l'app propose une interface complétement épurée via des widgets et des raccourcis hyper sobres comme vous pouvez le voir.
C'est un peu le remède contre le doomscrolling, vous choisissez des applications essentielles, et hop, vous vous retrouvez avec un écran d'accueil 100% textuel. Vous pouvez même créer plusieurs lanceurs (en fait des configurations de widgets) selon votre humeur ou votre activité. Par exemple, vous pouvez en faire un pour le boulot, un pour les loisirs, ou un mode "nuit" pour ne pas finir la soirée à scroller sur TikTok comme le zombie cuit à la Chouffe que vous devenez chaque vendredi soir.
L'interface minimaliste de Dumb Phone - fini le sapin de Noël
Le truc vraiment pas mal avec cette appli, c'est le Detox Mode. En gros, l'app utilise les API de Temps d'écran d'iOS pour "shielder" (c.a.d. bloquer avec un écran de restriction) les applis qui vous font perdre votre temps.
C'est radical mais si en bon TDAH que vous êtes (qui ne l'est pas ?) vous avez tendance à être submergé par les distractions , c'est exactement ce qu'il vous faut pour retrouver un peu de calme mental.
Côté personnalisation, on peut ajuster le style, les couleurs, et même ajouter des contrôles spécifiques dans le centre de contrôle pour les versions récentes d'iOS.
L'app est gratuite mais avec des options pro genre abonnement ou achat à vie et perso, je trouve que c'est une bonne alternative pour ceux qui réfléchissent à l'achat d'un téléphone basique type "Light Phone" qui qui hésitent parce que ça leur ferait perdre la puissance de leur iPhone quand ils en ont besoin.
Bref, si vous voulez faire une petite cure de désintoxication sans pour autant jeter votre doudou à 1000 euros par la fenêtre, allez donc jeter un œil à Dumb Phone , ce serait dommage de vous en priver.
Merci à Lorenper pour le rappel !
Si vous aimez les globes 3D qui en jettent, j'ai un petit projet sympa à vous présenter. Ça s'appelle TerraGuessr et c'est Fred, un lecteur de longue date (coucou Fred !), qui m'a envoyé ça !
L'idée de Fred est assez géniale. Il propose d'utiliser un globe terrestre interactif pour visualiser la "déformation" du monde sous le poids des inégalités. En gros, au lieu de voir une sphère parfaite, vous voyez les continents s'étirer ou se contracter en fonction d'indicateurs comme la richesse, l'éducation ou encore la santé.
C'est ce que les prof de Geograhie appelle un cartogramme en 3D. C'est hyper visuel et ça permet d'apprendre plein de choses !
Pour la petite histoire, Fred a codé tout ça... sans savoir coder au départ. Il a utilisé pour cela l'éditeur Cursor , Google AI Studio et ChatGPT. Et voilà, sa bonne idée s'est transformée avec un peu d'huile de coude et beaucoup de patience en ce site de carto incroyable.
L'interface de TerraGuessr - un globe 3D pour visualiser les data mondiales
Si vous allez sur son site, vous verrez concrètement comment ces outils d'IA tant critiqués permettent à des passionnés comme Fred et d'autres, de sortir des outils complexes qui n'auraient jamais vu le jour, hormis dans leurs rêves.
Et techniquement, ça envoie du bois puisque c'est basé sur Three.js. Fred s'appuie sur des sources de données sérieuses telles que la Banque Mondiale, Our World in Data et Gapminder. Et au final, il a réussi à mouliner tout ça pour nous proposer une expérience fluide et des stats enfin concrètes.
TerraGuessr propose plusieurs modes pour s'amuser (et s'instruire, du coup) :
Il propose même une API et un back-office à prix libre pour ceux qui veulent créer des quiz et des stories, tout ça connecté à LLM pour générer les textes. Le mec est fou !
Voilà, si vous avez déjà passé des heures à essayer de devenir un pro à GeoGuessr , vous allez adorer le concept sauf qu' au lieu de chercher un poteau électrique au fin fond de la toundra, vous allez vraiment apprendre des trucs sur l'état (catastrophique) de notre planète.
A découvrir ici : TerraGuessr.org et encore bravo à Fred !
Qui n'a pas dans sa poche un portefeuille qui ressemble à un sandwich au pastrami triple épaisseur ? Et la faute à qui ? Hé bien aux cartes de fidélité ma bonne dame et mon bon monsieur ! Celle de la salle de sport dans laquelle vous n'allez plus, celle du club de lecture où vous vous étiez inscrit pour rencontrer l'amour, même celle de la boulangerie de là où vous habitiez avant et qui part en miette (roh roh)... Ouais c'est l'enfer.
Alors oui je sais, mes petits blasés de la vie professionnels... Il existe DÉJÀ des apps pour gérer ça. Mais entre celles qui vous traquent jusqu'aux toilettes façon Poutine et celles qui exigent un abonnement juste pour afficher un triste code-barres... Pffff. C'est vite relou.
Heureusement, je vous ai débusqué un petit outil web qui va vous simplifier la vie et qui s'appelle WalletWallet .
Ce que permet de faire WalletWallet, c'est tout simplement de convertir vos vieux codes-barres physiques en passes numériques pour Apple Wallet, tout ça sans vous prendre la tête. L'outil se présente en tant que solution qui respecte votre vie privée puisque le traitement des données se fait uniquement en local dans votre navigateur.
L'interface web de WalletWallet - Sobre et efficace
L'auteur a même pensé à mettre dans son app une option d'expiration pour marquer les vieux coupons de réduc ou ce genre de trucs, histoire de garder votre Apple Wallet un peu ordonné.
C'est hyper fastoche à utiliser en plus. Vous arrivez sur le site, vous scannez votre carte avec la caméra ou vous uploadez une photo du code-barres. Vous pouvez même entrer les chiffres à la main si vous préférez.
Et rassurez-vous, WalletWallet sait lire pas mal de formats : QR Code, Code 128 (le classique des barcodes), PDF417, Aztec ou encore UPC. Et une fois le code avalé, vous personnalisez la couleur de la carte, vous mettez un petite titre...etc et ensuite, vous récupérez le fichier .pkpass.
Ce truc mystérieux, une fois ouvert sur votre iPhone, déclenchera l'app d'Apple Wallet qui vous demandera de confirmer son ajout. La carte sera alors rangée dans votre Wallet iOS prête à être dégainée à la caisse de chez Patapain !
Gardez quand même en tête que ça fonctionne surtout pour les cartes à identifiant statique donc si votre salle de sport utilise des codes tournants ou une validation serveur complexe, ça va coincer. Et c'est pareil si votre commerçant utilise encore son vieux scanner à lecture optique... Parfois c'est un peu capricieux !
Ah et pour les fans d'Apple Watch sachez aussi que le format Code 128 n'est pas toujours supporté sur la montre donc privilégiez le QR Code si vous voulez dégainer votre poignet à la caisse comme un champion de compétition.
Et si vous voulez aller plus loin dans le nettoyage de votre smartphone, allez jeter également un œil à ma sélection de gestionnaires de mots de passe pour iOS . Un peu de ménage, ça ne fait pas de mal !
Bref, c'est gratuit (pour le moment) et c'est super pratique et ça fait le job. L'essayer c'est l'adopter et quand vous verrez votre portefeuille redevenir enfin svelte comme vous dans votre vingtaine, obligé, vous allez verser une petite larme.
Vous avez une vieille manette USB qui traîne dans un tiroir parce qu'elle est filaire ? Une de ces reliques naphtalinée de l'époque dans laquelle on se prenait encore les pieds quand le câbles trainait au milieu du salon...? Hé bien bonne nouvelle pour vous, et pour vos tiroirs qui vont enfin se vider un peu !
Avec une carte Seeed Studio XIAO ESP32S3 (la star du projet), un peu de patience et une dizaine d'euros, vous pouvez transformer pas mal de manettes USB HID filaires en une version Bluetooth Low Energy (BLE) tout à fait fréquentable. Le projet s'appelle bluetooth-gamepad et c'est signé Stavros Korokithakis (que je salue au passage).
Le projet bluetooth-gamepad sur GitHub ( Source )
Le XIAO ESP32S3 utilisé dans ce projet est un module tellement minuscule qu'on dirait un timbre-poste (ce qui est vraiment trop trop pratique pour le planquer n'importe où). Ce petit module magique fait office de pont USB Host vers Bluetooth.
En gros, vous branchez votre manette USB d'un côté via un adaptateur OTG, et de l'autre, votre smartphone, tablette ou PC la voit comme une manette sans fil standard.
Attention toutefois, il faudra alimenter le module séparément (via une batterie ou une source 5V externe) pour que l'USB Host fonctionne et fournisse du jus à la manette.
Et de son côté, le firmware que vous pouvez compiler avec PlatformIO, fera tout le boulot de traduction. Il lira les rapports HID bruts de votre manette USB et les convertira en périph BLE. C'est d'ailleurs généralement reconnu sans driver additionnel, même si la compatibilité totale dépendra forcément de votre OS et du jeu (le monde du HID BLE et de l'XInput étant parfois un peu capricieux).
Le truc cool, c'est que Stavros a aussi prévu une normalisation du mapping parce que bon, entre les manettes génériques chinoises et les vieux modèles de marque, le bouton "1" n'est jamais au même endroit. Le firmware propose donc une base identique pour remettre tout ça dans l'ordre. Et si votre manette a un mapping vraiment chelou, vous pouvez même modifier le code directement dans le fichier hid_parser.cpp pour affiner le truc avant de le compiler.
Après rassurez-vous, côté installation c'est du classique si vous avez déjà touché à un microcontrôleur. On branche le XIAO au PC, et on lance la petite commande bash suivante :
pio run -e seeed_xiao_esp32s3 -t upload
Et hop c'est flashé !
Une petite mise en garde technique quand même les amis. Sachez que si votre manette consomme énormément de courant (genre un modèle avec plein de machins qui vibrent et clignotent), le XIAO risque de faire la gueule et de rebooter dans la panique. Dans ce cas, il faudra passer par un petit hub USB alimenté pour que tout le monde soit content.
Et si après toutes ces aventures, vous cherchez encore d'autres projets pour recycler votre matos, je vous ai déjà parlé du recyclage d'oreillette bluetooth qui était pas mal dans le genre ou encore de ce petit tuto afin de connecter n'importe quelle manette sur un Switch .
Et voilà comment avec une quinzaine d'euros (en comptant la carte et l'adaptateur OTG), vous sauverez peut-être votre manette préférée de l'oubli !
Satya Nadella me fatigue 😴.
Le gars vient quand même de nous sortir une pépite au Forum de Davos qui m'a laissé sur le cul. Le patron de Microsoft, confortablement installé aux côtés de Larry Fink (le boss de BlackRock) a prévenu en totale détente le monde entier que le boom de l'IA risquait de se transformer en bulle... si les gens n'adoptaient pas assez vite l'intelligence artificielle.
Mais mort de lol.
Relisez bien cette phrase... Le mec qui a investi 14 milliards de dollars dans OpenAI nous explique aujourd'hui que si on n'achète pas son produit, ça va devenir une bulle. Un peu comme un dealer de coke qui vous dirait "achetez ma came, sinon je vais devoir arrêter d'en importer et vous n'aurez plus rien".
Un bon petit raisonnement en cercle comme on les aime... mdrrr.
Pour le coup, voici sa citation exacte, à savourer sans modération : "Pour que ça ne soit pas une bulle par définition, il faut que les bénéfices soient répartis de manière beaucoup plus équitable." Traduction pour gens comme moi qui comprennent vite si on leur explique longtemps : Actuellement, les seuls qui profitent vraiment de l'IA, ce sont les boîtes tech et si ça reste comme ça, le château de cartes va s'écrouler.
Le plus beau dans l'histoire, c'est que Microsoft n'est plus le fournisseur cloud exclusif d'OpenAI. Le partenariat a été restructuré fin octobre dernier et d'ici le début des années 2030, OpenAI pourra aller voir ailleurs. Du coup Nadella nous explique maintenant qu'il bosse aussi avec Anthropic et xAI, OKLM. Diversification, qu'il appelle ça.... Au secours.
Bref, on assiste à un moment assez incroyable, j'avoue, où des géants de la tech qui après avoir investi des milliards de milliards de milliards dans l'IA, commencent à flipper leur stock options que personne n'en veuille vraiment. Bah oui, le problème c'est que pour l'instant, à part jouer avec ChatGPT pour écrire des mails ou générer des images rigolotes, la "révolution" se fait un peu attendre dans le monde réel , c'est vrai.
Et maintenant ce serait à nous de sauver leurs investissements ?
"Quelle indignité" comme dirait notre Edmond Dantes des bac à sables...
Bonne nouvelle pour les fans d'IA (et mauvaise pour Google) ! Il semblerait que nos vieilles habitudes de recherche soient en train de changer... Du moins pour ceux qui ont déjà sauté le pas vers du payant.
C'est ce que suggère en tout cas une étude de Bango qui fait pas mal de bruit. Figurez-vous les amis que 72% des abonnés ChatGPT interrogés aux États-Unis ont paramétré en page d’accueil de leur browser le chatbot d'OpenAI.
Pour ces utilisateurs-là, Google n'est donc plus le point de départ automatique...
Après évidemment c'est juste un sondage et c'est "juste" 1400 users payants aux US (donc un public déjà conquis) qui ont répondu mais n'empêche, le signal est fort.
On est passé en quelques années de "Je cherche un truc -> j'en sais rien -> j'invente une réponse fausse mais crédible dans ma tête de boomer, que je vais ensuite répéter à tout le monde comme étant une vérité" à "Je cherche un truc -> Je tape dans Google -> Je scrolle 800 pubs -> J'ai ma réponse mais pas toujours le recul pour recouper l'info".
Et maintenant c'est "Je demande à l'IA -> J'ai la réponse officielle validée par les américains -> Je comprends rien -> elle m'explique comme si j'avais 5 ans et que j'étais trépané".
Hop, terminé !
Bon oui, j'abuse un peu mais vous me connaissez... L'étude montre aussi que 78% de ces mêmes utilisateurs ont installé le widget ChatGPT directement sur l'écran d'accueil de leur téléphone ou de leur tablette.
ChatGPT est devenu leur maison quoi.
Alors bien sûr, comme je vous le disais, Google essaie de muscler son jeu avec Gemini mais l'habitude est déjà prise pour beaucoup. On assiste à un vrai glissement vers le "AI-first" car les gens veulent une réponse et pas une liste de liens renvoyant vers des sites de merde faits par des référenceurs incapables.
D'ailleurs, 75% des sondés affirment aussi vouloir centraliser leurs tâches quotidiennes dans ChatGPT et 74% disent même qu'ils sont prêts à acheter des trucs directement via l'interface. ChatGPT est donc en train de devenir une sorte de super-app qui fait le café... Le rêve de Sam Altman de faire de ChatGPT l'OS de votre vie est peut-être bien en train de devenir une réalité.
Perso, je trouve ça assez dingue. Si vous êtes du genre à utiliser Google pour tout et n'importe quoi, préparez-vous donc au choc. Bien sûr, Google ne va pas disparaître demain matin mais pour les éditeurs de sites qui dépendent du trafic de recherche (pas mon cas, mon trafic est majoritairement du direct), ça promet quelques sueurs froides.
Bref, on n'arrête pas le progrès (ou la flemme, c'est selon) et reste à voir maintenant si cette tendance va se confirmer côté grand public ou rester un truc de niche pour les gens prêts à lâcher 20 balles par mois.
Si vous utilisez des agents IA en ligne de commande genre Claude Code et que vous leur faites exécuter des scripts téléchargés sur le net, voici un outil qui devrait vous plaire.
Fence est un utilitaire qui permet de lancer vos commandes dans un environnement isolé, sans avoir besoin de Docker ou de conteneurs. L'outil bloque par défaut toutes les connexions réseau sortantes et restreint l'accès au système de fichiers, du coup, si votre agent IA décide de faire des bêtises, il se retrouvera face à un mur.
Concrètement, vous préfixez simplement votre commande par fence comme ceci :
fence curl https://example.com
# → 403 Forbidden (bloqué par le sandbox)
fence -t code npm install
# Utilise le template "code" qui autorise les registres npm
Et c'est tout ! L'outil embarque des templates préconfigurés pour les cas d'usage courants comme le template "code" par exemple qui autorise les connexions vers npm, PyPI et les principaux fournisseurs LLM, tout en bloquant le reste du genre :
fence -c "rm -rf /"
# → Hop, c'est bloqué ! Et heureusement !
Vous pouvez aussi créer votre propre config dans ~/.fence.json pour autoriser des domaines spécifiques.
Et petit bonus sympa, y'a même une intégration directe possible avec Claude Code :
fence import --claude -o ~/.fence.json
Comme ça, vos permissions Claude Code seront converties en règles Fence sans vous prendre la tête.
Côté technique, Fence repose sur sandbox-exec sous macOS et bubblewrap sous Linux donc il n'y a pas de daemon qui tourne en permanence, ni de dépendances complexes. Vous installez, vous lancez, et ça marche ! Que demande le peuple ?
Pour l'installation :
# Installation rapide
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Use-Tusk/fence/main/install.sh | sh
# Ou via Go
go install github.com/Use-Tusk/fence/cmd/fence@latest
Sous Linux, il faudra installer bubblewrap et socat au préalable (disponibles dans les dépôts des principales distribs) et si vous cherchez d'autres solutions d'isolation pour votre OS,
Firejail
reste également une bonne référence dans le domaine.
Bref, si vous faites tourner des agents IA qui exécutent du code, Fence ajoutera une couche de sécurité bien sentie ! Et comme quasiment tous les outils dont je parle, celui-ci est open source (licence Apache 2.0).
Vous le savez peut-être si vous me suivez sur les réseaux et ailleurs, j'ai publié il y a peu un article « prise en main » sur Mac4Ever pour le SiWiQU S3 Max , un dock très complet avec port Ethernet pour la Switch 2. C'était clairement un produit génial si vous avez une Switch 2, mais il y a une suite à cette histoire, q ui m'a fait récupérer aussi ce modèle là…
Mon très cher neveu est passé par là, il a vu la bête et il m’a piqué le dock pour pouvoir trimballer sa Switch 2 chez ses potes. Et du coup bah c’est le drame : plus de dock pour moi, et un tonton trop gentil qui se retrouve sans son dock alternatif. Mon dock principal, encombrant, étant connecté à la TV de mon salon.
Sauf que voilà, j'avais un besoin très précis, à savoir installer un dock secondaire dans ma chambre, connecté à ma TV LG OLED 4K, principalement pour pouvoir jouer à Animal Crossing tard jusqu’au bout de la nuit bien au chaud sous ma couette.
Je n’ai clairement pas besoin de l’ethernet pour cet usage, j'ai donc recontacté la marque SiWiQU, je leur ai demandé s'ils pouvaient m'envoyer leur autre modèle , à savoir la version standard, sans port Ethernet, qui est aussi moins chère moins chère. Ils ont accepté. Et ben je peux vous dire que c'est là aussi un super choix.
Au déballage on retrouve la patte de la marque avec ce coloris Rouge et Bleu qui colle très bien avec les Joy-Con de la console. L’accessoire est minuscule et tient vraiment dans la poche. J'avais un peu peur pour la stabilité vu la taille de la Switch 2, mais comme sur le modèle précédent, c'est du solide. Il y a des patins en silicone antidérapants dessous, et surtout ce système ingénieux de connecteur USB-C sur ressorts qui évite de forcer sur le port de la console quand on la pose un peu vite.
L’autre truc bien pratique c’est la présence d'un bouton physique de bascule à l'arrière. C'est une fonctionnalité qui permet, d'une simple pression, de faire revenir l'image sur l'écran de la Switch tout en continuant de l'alimenter via le dock. C'est pratique si quelqu'un veut récupérer la télé pendant que vous finissez votre partie, ou si vous voulez simplement utiliser le dock comme un stand de charge posé sur la table de nuit, avec un angle de vision à 45 degrés.
Une fois connecté à ma LG OLED, l’image est parfaite, comme avec le dock d’origine. Le port HDMI 2.1 gère très bien la 4K l'image est parfaitement fluide, même en 120Hz. L'autre gros point fort par rapport au dock officiel de Nintendo c'est sa conception "ouverte". La Switch 2 n'est pas enfermée entre deux plaques de plastique et le dos reste à l'air libre, ça permet une bien meilleure dissipation de la chaleur.
Autre point important, ce dock n'est pas bridé ou bloqué par Nintendo, il fonctionne, tout simplement, mise à jour après mise à jour de la console.
Bref, si vous n'avez pas besoin de la connexion Ethernet filaire car le Wi-Fi de la Switch 2 vous suffit, cette version allégée du dock SiWiQU est sans doute le meilleur rapport qualité/prix du moment. Pour moins de 30 euros, vous récupérez un dock de voyage fiable, qui gère la charge rapide ( je vous recommande ce chargeur pour aller avec ) et qui ne chauffe pas. Mon neveu est ravi avec le modèle Ethernet, et moi j'ai tout ce qu’il faut pour dealer des navets dans mon lit.
Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !
Vous avez 15 ans d'emails répartis sur 4 comptes différents et vous aimeriez bien pouvoir chercher dedans sans devenir complétement fou ? Bichon est fait pour vous . C'est un archiveur d'emails open source écrit en Rust qui synchronise vos boîtes mail et vous permet de tout fouiller via une interface web ultra léchée.
Le truc c'est que Bichon n'est pas un client mail. Vous ne pouvez pas envoyer ou recevoir de messages avec. C'est vraiment un outil d'archivage pur qui se connecte à vos serveurs IMAP, aspire tous vos emails, les compresse, les déduplique et les indexe pour que vous puissiez faire des recherches full-text dessus pour par exemple retrouver ce mail de 2012 où votre ex vous expliquait sa recette secrète du tiramisu.
L'interface web est plutôt propre, codée en React avec ShadCN UI. Vous pouvez filtrer par compte, par dossier, par expéditeur, par nom de pièce jointe, par taille, par date... Y'a même un dashboard avec des stats sur vos emails si vous aimez les graphiques. Et bonne nouvelle, le WebUI est disponible en 18 langues, donc le français est de la partie !
Côté authentification, ça gère le mot de passe IMAP classique mais aussi OAuth2 avec refresh automatique du token. C'est hyper pratique pour Gmail ou Outlook qui aiment bien compliquer les choses. Y'a aussi un support proxy si vous êtes derrière un firewall capricieux et une découverte automatique des serveurs IMAP. Hop, on branche et ça synchronise !
La stack technique envoie du bois également puisque le backend est en Rust basé sur le framework Poem, et le moteur de recherche/stockage utilise Tantivy. C'est un moteur de recherche full-text codé lui aussi en Rust, l'équivalent de Lucene mais sans la lourdeur de la JVM. Pour les métadonnées et la config, le projet utilise Native_DB et le tout est packagé en binaires pour Linux, macOS et Windows, ou en image Docker si vous préférez le self-hosted sans prise de tête.
Un truc important depuis la version 0.2.0 c'est que le modèle d'authentification a changé. L'ancien compte "root/root" a sauté au profit d'un compte admin par défaut (identifiants : "admin" / "admin@bichon"). Pensez donc à changer le mot de passe immédiatement, sinon ce sera la fête du slip dans vos archives. Et notez bien que le mot de passe de chiffrement que vous définissez au premier lancement ne peut pas être changé ensuite, donc choisissez-le bien, genre "KorbenCestLePlusBeau123".
Et si vous avez déjà des tonnes de vieux mails qui traînent en local, sachez que depuis la v0.3.0, y'a également un outil en ligne de commande qui s'appelle bichonctl. Ça permet d'importer vos archives au format EML ou MBOX directement dans le bouzin. C'est nickel pour centraliser tout votre passé exporté par ailleurs.
Bref, si vous cherchez un moyen propre d'archiver vos mails sans que ça bouffe toute votre RAM comme un client Java des années 2000, Bichon fait grave le taff. C'est léger, c'est rapide, et c'est en Rust. Ensuite, vous pourrez dormir tranquille !
Merci à Lorenper pour l'info et si vous cherchez d'autres outils cools pour vos mails, jetez aussi un œil à Mailspring ou si vous kiffez le stockage en Rust, Garage est une pépite.