Il y a des failles qui réclament un arsenal de hacker chevronné, et puis il y a HTTP/2 Bomb, qui se contente de quelques kilo-octets pour faire vaciller des serveurs parmi les plus utilisés de la planète. Dévoilée le 2 juin sous la référence CVE-2026-49975, elle s'attaque à HTTP/2, le protocole qui transporte une bonne partie des pages que vous consultez chaque jour.
Le résultat ressemble à une mauvaise blague. Une poignée d'octets envoyés au bon endroit, et la mémoire vive du serveur se met à enfler jusqu'à engloutir des dizaines de gigaoctets en quelques secondes, jusqu'à ce que la machine ne réponde plus à personne.
On parle ici d'une attaque par déni de service, un DoS dans le jargon, dont le but n'est pas de dérober quoi que ce soit mais d'asphyxier le serveur. Rien de bien neuf, donc, sauf que l'ampleur du désastre, elle, l'est totalement.
Toute l'astuce tient dans le mariage de deux mécanismes connus depuis des lustres. HTTP/2 sait compresser les en-têtes des requêtes pour éviter de répéter cent fois la même chose, et c'est précisément cette générosité que l'attaquant retourne contre le serveur, en faisant référence des milliers de fois à un en-tête glissé une seule fois, si bien que la machine réserve de la mémoire à tour de bras pour quelque chose qui, au départ, ne pèse presque rien. C'est le principe de la bombe de décompression, ce fichier piégé minuscule qui se déplie en montagne de données dès qu'on l'ouvre.
Et comme si ça ne suffisait pas, l'attaquant fait mine de ne pas pouvoir recevoir la réponse, ce qui interdit au serveur de boucler sa tâche et de relâcher ce qu'il a accumulé. Quelques octets envoyés de loin en loin, et la connexion reste ouverte indéfiniment. C'est diabolique de simplicité.
Les chiffres, eux, font carrément peur. Sur Envoy, les chercheurs ont mesuré un rapport de plus de 5 000 pour 1, avec 32 Go engloutis en une dizaine de secondes, là où Apache craque en moins de vingt secondes et nginx comme IIS en moins d'une minute. Une simple connexion domestique à 100 Mb/s peut donc mettre à genoux une infrastructure entière.
Le plus déroutant dans cette histoire, c'est que les deux ingrédients de la recette traînaient en accès libre depuis des années. Il aura fallu attendre l'équipe de Codex, et le chercheur Quang Luong, pour avoir l'idée de les mélanger et constater les dégâts.
Du côté des correctifs, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. nginx a réagi avec sa version 1.29.8 et une nouvelle option pour brider les en-têtes, Apache a corrigé dans mod_http2 2.0.41, mais Microsoft IIS, Envoy et Cloudflare Pingora attendaient encore leur rustine au moment de la divulgation.
Bref, vieille recette, ingrédients connus, mais cocktail dévastateur. Si vous gérez un serveur en HTTP/2, allez vérifier vos versions avant qu'on ne teste la recette à votre place.
Source : The Hacker News
À sa conférence Build 2026, le 2 juin, l'éditeur a lancé Coreutils for Windows, un paquet qui amène directement dans Windows les commandes de base bien connues des utilisateurs de Linux.
On parle des classiques du terminal, ls pour lister des fichiers, cp pour copier, mv pour déplacer, grep pour chercher du texte, ou encore cat, find et rm. Au total, près de 75 petites commandes que tout bidouilleur tape machinalement sans même y penser.
Le but affiché est simple. Les développeurs jonglent en permanence entre Windows, macOS et Linux, et s'agacent quand une commande qui marche d'un côté refuse obstinément de fonctionner de l'autre. L'idée, ici, c'est de pouvoir réutiliser les mêmes commandes et les mêmes scripts partout, sans rien réécrire.
Le plus intéressant, c'est ce qu'il y a sous le capot. Et là, surprise. Coreutils for Windows ne réinvente rien, puisqu'il s'appuie sur uutils, un projet communautaire qui réécrit les fameux coreutils de GNU en Rust, un langage réputé pour éviter toute une famille de bugs mémoire.
Autrement dit, Microsoft reprend un travail open source mené par la communauté, l'empaquette proprement et le maintient sous son nom. Le tout s'installe en une seule ligne via WinGet, le gestionnaire de paquets maison de Windows, avec un simple winget install Microsoft.Coreutils.
Côté technique, l'astuce est plutôt élégante. Plutôt que de livrer un exécutable par commande, Microsoft fournit un unique programme, coreutils.exe, et crée à l'installation une série de raccourcis (ls.exe, cp.exe, grep.exe et les autres) qui pointent tous vers lui. Selon le nom que vous tapez, ce programme sait quelle casquette enfiler. Malin.
Tout n'a pas fait le voyage, cela dit. Des commandes comme chmod, chown ou kill restent sur le carreau, faute d'équivalent propre sous Windows, qui ne gère pas les permissions de fichiers à la manière d'Unix.
Ce n'est d'ailleurs pas un geste isolé. Depuis des années, Microsoft a glissé un vrai noyau Linux dans Windows avec WSL, ouvert le code de pans entiers de ses outils et multiplié les passerelles avec l'écosystème open source. Coreutils for Windows s'inscrit dans cette continuité, et confirme que l'éditeur a définitivement enterré la hache de guerre.
Reste que pour quiconque vit dans un terminal et passe ses journées entre WSL, la couche Linux intégrée à Windows, et l'invite de commandes classique, c'est un vrai confort au quotidien. Et voir Microsoft s'appuyer ouvertement sur du logiciel libre écrit en Rust, on n'aurait pas forcément parié là-dessus il y a dix ans.
Bref, le Microsoft qui détestait Linux est bel et bien mort, et c'est tant mieux pour ceux qui codent les deux pieds dans le terminal.
Source : Bleeping Computer
Si vous avez un Zenbook récent avec cet écran miniature encastré dans le couvercle, vous étiez jusqu'ici coincé sous Windows pour l'allumer. Un développeur vient de débloquer la situation.
Olivier Magnier a fait fonctionner le ZenVision d'ASUS sous Linux, en rétro-concevant de A à Z le protocole de communication que le constructeur n'avait jamais documenté publiquement.
Le ZenVision, pour situer, c'est un petit écran OLED monochrome de 3,5 pouces logé dans la coque supérieure de certains Zenbook, dont l'édition Space. Il affiche l'heure, la date, le niveau de batterie, des animations maison ou un message que vous y collez vous-même.
La définition est minuscule. 256 pixels sur 64, de quoi montrer un logo, une horloge ou un QR code, mais certainement pas une vidéo.
Le souci, c'est que tout passait par MyASUS, l'application du constructeur qui n'existe que sous Windows. Sur Linux, l'écran restait éteint alors que le matériel, lui, était bel et bien présent dans la machine.
Pour contourner ça, Magnier a ouvert le logiciel officiel d'ASUS dans Ghidra, un outil de rétro-ingénierie qui décompile un programme pour comprendre son fonctionnement interne, puis il a observé précisément quelles commandes l'application envoyait à l'écran via le port USB.
En clair, il a écouté la conversation entre l'ordinateur et la dalle pour en reconstituer le langage. Une fois ce protocole compris et documenté, le plus dur était fait.
Du coup, il a écrit un pilote (le bout de logiciel qui fait le lien entre le système et le matériel) en Python, publié sous licence MIT , donc librement réutilisable et modifiable par qui veut. À côté, il propose ZenVision-Studio , une application pour charger ses propres animations et même des applets en direct, ces mini-programmes qui affichent des informations animées.
Et comme tout tourne en espace utilisateur, l'adoption devient bien plus simple : pas besoin de toucher au noyau Linux ni de recompiler quoi que ce soit, ça fonctionne par-dessus le système comme un programme classique.
C'est typiquement le genre de bidouille qui rend Linux vivable sur du matériel pensé pour Windows, et qui fait souvent pencher la balance entre garder un double démarrage et basculer pour de bon.
Bref, un gadget purement cosmétique, mais récupéré proprement et offert à tout le monde en open source. C'est chouette.
Source : Phoronix
Un développeur a réussi à contrôler un ordinateur sous Linux sans clavier, sans souris et sans écran, uniquement en tapant du morse sur un bouton et en lisant les réponses clignotées par une petite diode lumineuse.
La machine, c'est la LuckFox Lyra, un ordinateur monocarte vendu autour de 15 dollars, avec 128 Mo de mémoire et un gabarit grand comme une clé USB un peu épaisse, qui fait pourtant tourner un vrai système Linux complet.
L'idée de départ tenait en une contrainte que s'est imposée Gabriel Broussard Korr, son créateur, à savoir piloter cette carte sans jamais y brancher le moindre périphérique, ni clavier, ni dalle, ni rien.
Ce qui a tout déclenché, c'est sa simplicité matérielle. La carte n'a qu'un bouton, celui de démarrage, et une diode pilotable par logiciel. De quoi faire entrer et sortir de l'information, sans rien ajouter.
Côté saisie, vous tapotez vos commandes en morse sur l'unique bouton. Une pression brève pour un point, une pression longue pour un trait, et un script traduit tout ça en commandes pour le shell, l'invite en ligne de commande de Linux.
Pour les réponses, la diode reprend la main. Elle vous renvoie le résultat en clignotant, toujours en morse. Un dialogue complet avec la machine qui passe par une seule LED, dans les deux sens.
Le tout tient dans un script baptisé Morstdio , écrit pour rester compatible avec à peu près n'importe quel système de la famille Unix. Rien de plus.
Sauf que le morse classique ne suffisait pas. L'alphabet d'origine gère les lettres et les chiffres, pas tous les symboles dont un terminal a besoin, comme les barres obliques ou les parenthèses. Korr a donc inventé son "morse pour programmeurs", avec des traits très longs pour marquer les espaces et trois durées différentes à distinguer afin d'éviter toute ambiguïté.
Il a même soigné le confort d'usage, ce qui est franchement inattendu vu le concept. On retrouve des commandes inspirées de l'éditeur de texte vim, une pour exécuter une ligne, une autre pour effacer la saisie, et un re-clignotement qui vous laisse relire ce que vous venez d'entrer avant de valider.
Le plus dingue arrive à la fin. Il a fait tourner llama.cpp, le logiciel qui exécute un modèle d'IA en local, avec un petit modèle Qwen directement sur la carte. Il obtient ce qu'il présente comme le plus petit chatbot autonome du monde, capable de vous répondre en morse à la diode, au rythme d'environ un mot par minute.
Autant dire qu'à cette vitesse, échanger trois phrases avec l'engin relève déjà de l'exploit de patience.
Bref, c'est totalement inutile, et c'est génial.
Source : Hackaday
Un bricoleur connu sous le nom de Startup Chuck a eu une idée que personne ne lui avait demandée : fabriquer des cookies de A à Z avec son imprimante 3D. Pas seulement les façonner. Les cuire aussi, dans la machine. Le tout documenté dans une vidéo YouTube, évidemment.
Tout commence par l'attirail. Chuck a imprimé en plastique l'ensemble du matériel du pâtissier, comme s'il montait une vraie petite chaîne de production de biscuits.
Et il ne fait pas semblant. Il parle carrément d'une production sérieuse de cookies, avec de quoi tout faire de la première à la dernière étape sans sortir un seul ustensile de cuisine du commerce.
Au menu, un bol à mélanger, des doseurs, un fouet compatible avec un robot KitchenAid, et une spatule équipée d'une lame en TPU, ce filament souple et un peu caoutchouteux qui plie sans casser.
Le plateau de cuisson, lui, est sorti en filament nylon, choisi pour mieux encaisser la chaleur que le plastique habituel.
Reste l'étape qui intrigue vraiment, la cuisson elle-même. L'imprimante est un modèle fermé, avec un caisson tout autour, et Chuck la détourne en mini-four basse température en se servant du plateau chauffant (le lit, en jargon de l'impression 3D) comme résistance pour chauffer la pâte.
Le résultat ? Mitigé. Les cookies sont parfaitement reconnaissables, on voit bien que ce sont des cookies, sauf qu'ils ne dorent jamais. Un lit chauffant plafonne à quelques dizaines de degrés, on est très loin des 180 °C d'un vrai four.
Bref, on récupère une pâte cuite mais pâlotte, plus proche du biscuit mou que de la gourmandise croustillante et dorée dont on rêvait.
Notez aussi que glisser de l'humidité et des ingrédients alimentaires dans une machine prévue pour du plastique, ce n'est une bonne idée ni pour vos futures impressions, ni pour votre estomac.
Le procédé en question, le FDM (le dépôt de fil fondu, couche par couche), laisse de minuscules rainures un peu partout sur les pièces imprimées. L'endroit rêvé pour piéger des résidus de pâte et laisser quelques bactéries s'installer tranquillement entre deux fournées.
On est en plein dans cet esprit bidouille où l'imprimante 3D sert à tout sauf à ce pour quoi elle est faite, juste pour voir si la chose est possible. Et Chuck est le premier à le reconnaître, son truc est une démonstration pour s'amuser, pas une recette à reproduire chez soi, même si votre four est en panne et que vous avez une mega fringale.
Source : Hackaday
Monter son propre serveur Git, ça rime souvent avec déployer une usine à gaz bourrée d'options qu'on n'utilisera jamais. Heureusement, Soft Serve prend le contre-pied total de tout ça ! Ce serveur Git self-hosted de charmbracelet (la bande derrière Bubble Tea, Glow, Freeze et Gum) fait sa vie dans le terminal et se pilote via SSH.
Un coup de brew install charmbracelet/tap/soft-serve (ou Docker, ou go install), vous lancez soft serve et hop, vous voilà avec un serveur Git complet qui tourne grâce à un seul binaire. Pour parcourir vos dépôts, pas besoin de navigateur, vous vous connectez juste en SSH et une petite interface en mode texte s'ouvre direct dans votre terminal. Genre ssh git.chezvous.net, et vous voilà en train de naviguer dans l'arborescence, lire les fichiers avec coloration syntaxique, fouiller les commits. Le tout sans quitter le shell !
Créer un dépôt, ça se fait en une ligne :
ssh -p 23231 localhost repo create mon-projet
Ou alors vous pouvez pousser directement et soft-serve fabrique le dépôt à la volée :
git remote add origin ssh://localhost:23231/mon-projet
git push origin main
Le 23231 dans l'URL, c'est le port SSH par défaut de soft-serve, et vous pouvez le changer dans la config si jamais il vous gêne.
Côté accès, l'autorisation se gère avec les clés SSH publiques. Vous disposez de 4 niveaux de droits (no-access, read-only, read-write et admin-access), vous ajoutez les clés de vos potes ou collègues, et c'est réglé. Attention quand même, par défaut l'accès anonyme en lecture seule est activé, donc pour des dépôts un peu sensibles, basculez le réglage anon-access sur no-access avant de tout pousser. D'ailleurs le serveur cause aussi en HTTP et en Git protocol si vous préférez cloner autrement, avec des tokens d'accès pour le HTTP.
Soft-serve ne cherche surtout pas à remplacer une forge puisqu'on ne peut pas faire de pull requests, y'a pas de système d'issues, ni de CI intégrée. Si vous voulez tout cet attirail, Forgejo restera le bon choix...
Soft-serve ne fait UNE chose : héberger vos dépôts Git proprement, accessibles en SSH, sans chichi. Pour 5 repos perso ou le dépôt d'une petite équipe sans revue formelle, c'est pile poil ce qu'il faut si vous aimez le minimalisme.
Il gère également le Git LFS pour les gros fichiers, les webhooks pour brancher vos automatisations, les hooks Git côté serveur, et même une fonction mirror qui récupère un dépôt distant et le resynchronise tout seul toutes les 10 minutes. Très pratique donc pour garder une copie de vos dépôts GitHub en cas de pépin. Et pour le stockage, derrière c'est SQLite par défaut, ou PostgreSQL si vous voyez plus grand.
Notez que pour le moment, soft-serve n'accepte pas les nouvelles clés RSA en SHA-256, mais uniquement les vieilles RSA en SHA-1 ou des clés Ed25519. Donc si votre connexion SSH se fait jeter sans raison apparente, c'est sûrement ça. Le plus simple, c'est donc de générer une clé Ed25519 et de ne plus y penser...
Et tout ça tombe à pic cet outil je trouve parce qu'entre les Pays-Bas qui migrent vers Forgejo et Ghostty qui claque la porte de GitHub , rapatrier son code chez soi c'est un peu ce qu'on devrait tous faire en ce moment.
C'est codé en Go, sous licence MIT, et c'est dispo aussi bien sur Linux que macOS et Windows ici : soft-serve !
J'ai reçu et testé pendant quelques jours la nouvelle série FineTrack 2.0 d'UGREEN, trois petits traceurs d'objets pensés pour ne plus jamais perdre ses clés, son sac ou son vélo.
Premier truc qui saute aux yeux, aucun des trois ne ressemble à un AirTag. Et c'est tant mieux. Le galet blanc d'Apple, un voleur ou un curieux le repère en une seconde, alors qu'ici on passe beaucoup plus inaperçu. Discrétion, donc.
La gamme compte trois modèles. Le FineTrack Mini 2, un carré ultra-compact de 36 millimètres de côté pour 10,7 d'épaisseur, livré avec une coque en silicone et un porte-clés. Le FineTrack 2, une boule de 34 millimètres avec sa petite dragonne déjà fixée. Et le FineTrack Duo, au format carré.
Les deux premiers embarquent une batterie ni rechargeable ni remplaçable, donnée pour 5 à 7 ans. Impossible évidemment de vérifier une durée pareille en quelques jours, mais sur le principe, ça change tout.
Parce qu'avec une batterie qui tient cinq à sept ans, vous pouvez carrément planquer le traceur et l'oublier. Dans une voiture, sous la selle d'un vélo, dans une valise, sur n'importe quel objet dont vous ne voulez plus vous soucier, sans jamais penser à le recharger. Le jour où la batterie rendra l'âme, dans plusieurs années, vous changerez simplement de traceur. Alors certes c'est du jetable, mais 5 à 7 ans, c'est large…
On se dit forcément qu'avec une batterie rechargeable ils auraient été un peu plus gros, ou moins endurants. Mais bref, à ce niveau d'autonomie, la question ne se pose même plus.
Les deux partagent la même fiche : certification officielle Apple Find My (le réseau Localiser d'Apple, qui se sert des iPhone des autres passants pour retrouver vos affaires), un haut-parleur de 110 décibels pour les faire hurler même enfouis au fond d'un sac, une étanchéité IP68 qui encaisse la poussière comme l'immersion, et des petites notes fluorescentes pour les repérer dans le noir.
Mon préféré, c'est clairement la boule de type ballon de foot, le FineTrack 2. Avec sa dragonne, elle fait un porte-clés vraiment chouette, et je la verrais bien aussi accrochée au sac ou au manteau d'un enfant pour garder un œil dessus.
Si vous tenez à la recharge, le troisième modèle est fait pour ça. Le FineTrack Duo se recharge en USB-C, annonce environ 12 mois d'autonomie pour deux heures de charge, et surtout il fonctionne aussi bien sur iOS que sur Android grâce à sa double compatibilité Apple Find My et Google Find Hub, l'équivalent côté Google. L'idéal pour un foyer où cohabitent iPhone et téléphones Android. Son haut-parleur tape un peu moins fort, 80 décibels, et il embarque une certification de sécurité enfants contre l'ingestion.
Bref, trois traceurs intéressants, discrets et bien finis. Je recommande.
Avec Scratch , une app de prise de notes signée Eric Li que je viens de découvrir, vos notes, c'est vos fichiers stockés directement sur votre disque. Pas de cloud, pas de base de données, tout est portable / exportable et c'est ce qui m'a plu. En plus c'est dispo sur Mac, Windows et Linux.
Grâce à Scratch, vous écrivez en mode WYSIWYG comme dans Notion, sauf que derrière ça reste du markdown standard et surtout, comme vos notes sont de bêtes fichiers texte, votre agent local peut les lire et les éditer en direct.
Et comme tout vit sous la forme de fichiers, Scratch repère les modifs externes en temps réel. Vous pouvez donc lâcher n'importe quel agent (Claude Code, Codex, OpenCode, ou votre LLM qui tourne en local via Ollama, donc 100% hors-ligne) ou script sur votre dossier de notes, il suivra sans broncher. Et pour passer d'une machine à l'autre, y'a une intégration git optionnelle en push/pull ce qui permet de faire voyager vos notes comme du code.
L'app c'est du Tauri (du Rust, pas de l'Electron), donc elle pèse 5 à 10 fois moins qu'Obsidian ou Notion.
Et le reste des fonctionnalités, c'est de la coloration syntaxique sur une vingtaine de langages, diagrammes Mermaid, formules KaTeX, wikilinks en tapant [[, commandes slash avec /, mode focus pour écrire au calme, de l'export, et une palette de commandes pilotable au clavier. Bref, tout ce qu'il faut, sans le superflu.
Pour l'installer, un petit brew install --cask erictli/tap/scratch sur Mac, ou le .exe sur Windows et l'AppImage sur Linux et c'est good.
Après y'a pas d'app mobile donc faudra opter pour un autre éditeur capable de lire le markdown mais c'est pas grave !
Voilà que ce soit pour des notes perso, du dev, du markdown au quotidien, ça suffit largement. Après si vous gérez votre cerveau en version numérique avec 5000 notes et 50 plugins, restez sur Obsidian, car c'est pas le même niveau. Mais pour ceux qui ont des besoins simples comme moi, c'est perfecto !
Pour en savoir plus, allez voir la page de Scratch .
Un affilié du gang Nova, spécialisé dans les rançongiciels (ces logiciels qui chiffrent vos fichiers pour vous réclamer une rançon), a commis la bourde qui restera probablement dans les annales du milieu. Il a verrouillé les serveurs d'Eriell, une grosse société de forage pétrolier dont le siège se trouve en Ouzbékistan et qui garde un bureau à Moscou.
Le souci, c'est la géographie. L'Ouzbékistan fait partie de la CEI, la Communauté des États indépendants, en gros l'ensemble des anciennes républiques soviétiques. Et dans ce métier, on ne s'attaque pas à la CEI. Jamais.
"La première règle du club des rançongiciels, c'est qu'on n'attaque pas les organisations de la CEI, et elle est manifestement toujours valable en 2026", résume Allan Liska, analyste chez Recorded Future, une société spécialisée dans le renseignement sur les cybermenaces.
Eriell n'est pas une PME de quartier. C'est un acteur du forage qui travaille pour le secteur pétrolier et gazier de la région, et son nom avait bien été ajouté fin mai à la liste des victimes publiée sur le site du gang, avant le rétropédalage.
Cette règle n'a rien d'une question de politesse entre voyous. Les groupes qui opèrent depuis la Russie et les ex-républiques soviétiques sont tranquilles tant qu'ils dirigent leurs attaques vers l'Occident, mais le jour où ils s'en prennent à une cible locale, ils risquent de réveiller des autorités qui, jusque-là, fermaient les yeux. Pas d'extradition vers les États-Unis, pas d'ennuis, à condition de rester dans les clous.
En temps normal, le tri se fait tout seul. Une partie de ces logiciels vérifie la langue du clavier avant de s'installer, et s'ils détectent du cyrillique, ils s'effacent d'eux-mêmes plutôt que de risquer une cible russophone. L'astuce est tellement connue que des chercheurs en sécurité conseillent, à moitié sérieusement, d'installer un clavier russe sur sa machine pour passer sous le radar de ces logiciels. Là, le garde-fou a visiblement sauté.
Plus drôle encore, c'est Eriell qui a contacté Nova pour signaler l'erreur. Le gang, connu jusqu'à récemment sous le nom de RALord, fonctionne comme une franchise: les développeurs louent leur logiciel à des "affiliés" qui mènent les attaques sur le terrain et partagent ensuite le butin. Le reste du temps, Nova frappe sans état d'âme des cibles un peu partout dans le monde.
Et la suite vaut le détour. Nova a publié des excuses officielles, promis d'aider Eriell à tout remettre en état gratuitement, assuré qu'aucun fichier n'avait été chiffré et juré qu'aucune des données volées ne fuiterait. Quant à l'affilié maladroit, il a tout simplement été banni de l'opération.
Des cybercriminels qui dégainent des excuses publiques et un service après-vente, on ne voit pas ça tous les jours.
Source : The Register
Microsoft a présenté le 2 juin, pendant sa conférence développeurs Build 2026, une version expérimentale de son terminal baptisée Intelligent Terminal 0.1, un logiciel open source publié sous licence MIT qui intègre directement des assistants IA dans la fenêtre où l'on tape des commandes.
Pour situer le truc si vous êtes vraiment très noob, le terminal c'est cette interface en texte que les développeurs et les administrateurs système utilisent au quotidien pour lancer des commandes, compiler du code ou piloter un serveur à distance. Microsoft propose déjà Windows Terminal depuis des années, et Intelligent Terminal en est une déclinaison distincte, pas un remplacement.
L'élément central, c'est l'agent pane, un panneau ancré sur le côté de la fenêtre qui joue le rôle de copilote. Il lit en permanence ce qui s'affiche dans votre terminal, et quand une commande échoue, il détecte l'erreur et vous propose une explication ou un correctif.
Vous pouvez choisir de recevoir une simple notification dans la barre d'état, ou laisser l'assistant appliquer directement ses corrections selon la configuration que vous avez définie.
Il y a aussi une astuce intégrée à la palette de commandes : tapez un point d'interrogation suivi de votre demande, et l'outil lance une tâche en arrière-plan dans un onglet dédié, sans bloquer la session en cours. Pratique quand on veut déléguer une opération longue sans interrompre son travail.
Côté assistants, Microsoft a fait un choix ouvert. Par défaut, c'est GitHub Copilot CLI, l'assistant maison qui fonctionne en ligne de commande. Mais Intelligent Terminal accepte n'importe quel agent compatible avec l'Agent Client Protocol (ACP), une norme qui permet à différents assistants IA de venir se brancher sur le même outil.
Vous pouvez donc passer par Claude Code, l'assistant de codage signé Anthropic, le concurrent d'OpenAI, ou par Codex, l'équivalent maison d'OpenAI, à la place de la solution de Microsoft. C'est suffisamment rare chez l'éditeur de Windows pour être signalé.
Le logiciel s'installe depuis le Microsoft Store ou via la commande winget install Microsoft.IntelligentTerminal, et il se pose à côté de Windows Terminal sans le remplacer. Microsoft précise que si vous ne voulez pas d'IA dans votre terminal habituel, rien ne change pour vous.
Il y a quand même un détail qui coince, et c'est Phoronix, le site spécialisé dans l'actualité Linux, qui le relève : malgré son code ouvert publié sous licence MIT, Intelligent Terminal ne tourne pour le moment que sous Windows.
On parle aussi d'une version 0.1 estampillée expérimentale, ce qui annonce des bugs et des changements à venir avant une éventuelle version stable.
Bref, un terminal open source qui laisse l'utilisateur choisir son IA au lieu d'imposer la sienne, c'est un geste plutôt bien pensé de la part de Microsoft.
Source : Phoronix