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Nvidia CMP 170HX - La VRAM était bien là, bridée par le firmware

Tue, 18 Aug 2026 13:59:42 +0200 - (source)

Je viens d'apprendre qu'une carte Nvidia normalement dédiée au minage de cryptomonnaies, vendue avec 8 Go de mémoire en expose aujourd'hui 64 Go, sans que rien n'ait été remplacé ou soudé dessus... C'est ça la magie de Nvidia, la mémoire était bien là depuis le début, mais était juste maintenue en sommeil par le firmware.

Cette carte, la CMP 170HX est sortie il y a 5 ans pour miner de l'Ethereum. Elle est bâtie sur le GA100, le même silicium 7 nm que l'accélérateur A100 que Nvidia vend aujourd'hui autour de 3 500 dollars en version 40 Go. Et la mémoire HBM2e qu'on y trouve est physiquement présente sur la carte, quoi qu'affiche la fiche technique. Alors certes, débrider une carte Nvidia par logiciel n'a rien de neuf puisqu'on transformait déjà des GeForce en Quadro en 2013.

Mais cette fois, le déverrouillage exploite un bug de chargement de signature dans le BootROM du Falcon, le microcontrôleur de sécurité qui garde le démarrage de la puce. Et ce dernier se fait grâce à un outil nommé cmpunlocker , publié sous licence GPL.

Si vous voulez vous lancer, il vous faudra du Linux x86-64, un accès root et le pilote libre nvidia-open en version 610.43.0x. Votre carte 8 Go passera ainsi à 64 Go, une carte 10 Go à 40 Go, et les unités de calcul bridées reviendront naturellement avec. Et surtout, ce patch survit au redémarrage !

Le PCIe, lui, ne se déverrouille qu'à moitié. Passer de Gen1 à Gen2 est logiciel, mais la largeur reste coincée à quatre lignes parce que Nvidia a laissé 24 condensateurs de couplage vides sur le circuit imprimé. Aller au-delà du x4 veut donc dire les souder à la main et ça c'est pas donné à tout le monde.

Reste que ça donne environ 1 Go/s vers la carte. À titre d'exemple, un utilisateur du forum développeurs de Nvidia a réussi à charger un modèle 70B quantifié en une quarantaine de secondes, contre une dizaine avec la modification matérielle et le Gen2 x16. Pour de l'inférence sur une seule carte, ce goulot ne se paie donc qu'au chargement.

Le même utilisateur mesure un taux de 27,3 tokens par seconde en décodage sur un modèle Qwen2.5-72B, pour 150 à 180 watts, et explique que lors de ses tests, le GPU a réclamé un reset autour de 95% d'occupation mémoire, sur de très grandes fenêtres de contexte. Rien de gênant donc. Deux réserves par contre, et elles ne sont pas décoratives.... La première c'est que l' ECC figure toujours dans la liste des problèmes non résolus du projet, avec le NVLink et le PCIe Gen4, alors que c'est précisément le mécanisme qui pourrait nous dire si la mémoire déverrouillée tient dans la durée. Et la seconde, c'est que le palier des 80 Go a été testé, mais rejeté car instable.

Sur la question qui fâche maintenant, à savoir celle du silicium mis au rebut qui serait bridé car défectueux, ValdikSS, dans un fil sur Hacker News , écrit n'avoir trouvé jusqu'ici aucune carte dont la RAM soit réellement défectueuse. Le bridage ressemble donc à de la segmentation commerciale plus qu'à du recyclage de puces ratées, mais pour le moment, personne n'a fait tourner ces 64 Go assez longtemps pour le prouver.

Reste le prix... La 170HX se trouvait peu de temps avant ça, autour de 250 dollars sur eBay mais depuis que l'exploit circule, elle dépasse les 1 000 $... Bref, le verrou a sauté, et le prix est en train d'exploser !

Source : Tom's Hardware


Un atelier japonais double la VRAM des RTX 2080 Ti pour pas cher

Tue, 18 Aug 2026 13:05:19 +0200 - (source)

Dans la préfecture de Saitama, au Japon, une petite boutique s'est fait une spécialité qui tombe à pic en pleine flambée des prix de la mémoire, celle de faire passer une vieille GeForce RTX 2080 Ti de 11 à 22 Go de VRAM pour environ 45 000 yens, soit 282 dollars ou un peu moins de 250 euros.

Le procédé n'a rien d'un tour de passe-passe logiciel et repose entièrement sur une vraie dextérité au fer à souder, puisqu'il faut dessouder les onze puces GDDR6 de 1 Go montées d'origine, les remplacer par onze modules Samsung de 2 Go, ajuster quelques résistances sur le circuit imprimé que tous les modèles n'acceptent pas, puis flasher un VBIOS adapté pour que la carte reconnaisse ses nouveaux 22 Go.

La 2080 Ti se prête bien à l'exercice grâce à sa configuration mémoire un peu bâtarde de 11 Go, qui se double proprement là où d'autres cartes coincent.

Autant le dire tout de suite, ce gain ne rapporte strictement rien en jeu, le bus mémoire restant bloqué à 352 bits, la bande passante à 616 Go/s et la puissance de calcul du processeur graphique ne bougeant pas d'un pouce.

L'intérêt se trouve entièrement du côté des modèles d'intelligence artificielle que l'on fait tourner chez soi, là où c'est la quantité de mémoire disponible, et elle seule, qui détermine si un modèle parvient à se charger ou non.

En passant de 11 à 22 Go, on débloque toute une série de modèles de langage quantifiés qui refusaient jusque-là de tenir, et surtout on les garde entièrement en mémoire vidéo au lieu de déborder sur la mémoire système, ce qui change complètement la fluidité de l'ensemble.

Le calcul financier finit de rendre l'idée séduisante, avec une modification facturée 282 dollars, des cartes déjà transformées vendues à partir de 430 dollars et un ensemble complet qui tourne autour de 500 dollars une fois cumulé avec une 2080 Ti d'occasion, quand les GPU récents taillés pour l'IA et dotés d'autant de mémoire réclament facilement plus de 1 000 dollars.

Il reste quand même deux réserves de taille, à commencer par l'architecture Turing de cette carte qui remonte à 2018 et commence à accuser son âge sans profiter des optimisations des générations récentes, et surtout par la disponibilité, l'atelier n'ayant reçu que 200 puces Samsung, de quoi transformer une petite vingtaine de cartes avant de devoir se réapprovisionner.

Bref, c'est rigolo mais ça ne va pas tout de suite changer le monde.

Source : Tom's Hardware , xingyao74043


Rendre une voiture invisible pour les caméras

Tue, 18 Aug 2026 12:43:58 +0200 - (source)

Au début du mois d'août, une Toyota Yaris de 2009 est passée devant une caméra Flock à Las Vegas sans être "vue". Car même si la caméra l'a filmée correctement, le logiciel de détection, lui, n'a rien inscrit dans ses logs, comme si la rue était restée vide...

J'ai trouvé ça intéressant parce que ça ne nécessite pas de grande technologie... Non, il faut juste que la voiture soit recouverte d'un certain motif généré à l'aide d'un ordinateur. C'est un motif qui ne cache rien puisque la plaque d'immatriculation reste à sa place réglementaire et est parfaitement visible.

Mais ce qu'il faut savoir avant pour bien comprendre comment ça fonctionne, c'est qu'une caméra de lecture de plaques ne lit pas une plaque en permanence. Elle repère d'abord un véhicule dans l'image, puis va chercher la plaque dessus. Du coup, en cassant la première étape, la seconde n'a jamais lieu. La plaque reste donc visible mais le système n'a pas l'idée d'aller la lire...

Derrière l'expérience, on retrouve Bill Swearingen, un vieux de la vieille de la sécu qui a cofondé SecKC, le meetup sécurité de Kansas City. Son projet s'appelle noRecognition et fonctionne comme un fuzzer. Il génère un motif, le passe devant des modèles de détection, note ce qui échoue, et recommence et ainsi de suite... 31,7 millions de tests plus tard, il produit alors des motifs à la demande pour déjouer ce genre de caméra.

Alors pourquoi quelqu'un irait dépenser un an de calcul machine là-dessus ? Hé bien parce que Flock revendique 93 plaques correctement lues sur 100, pour plus de 20 milliards de lectures par mois et que l'Institute for Justice a recensé au moins 27 automobilistes innocents arrêtés, détenus ou emprisonnés depuis 2018 à cause d'une de ces erreurs de lecture...

Et dans près des deux tiers des cas, les policiers s'en sont rendu compte après avoir sorti leur arme. Bref, la polémique enfle aux États-Unis, encore plus depuis février dernier, dans l'Arkansas, quand un couple s'est retrouvé injustement menotté au bord de la route à cause d'une de ces caméras, pendant que leur bébé de six semaines attendait dans le siège auto.

Swearingen a même mis à dispo publiquement un tableau de bord public qui affiche en toutes lettres les résultats chiffrés qui sortent de ses modèles réels avec l'impression et la caméra simulées. Son tableau de bord indique également que pour le moment, aucun motif unique ne bat encore les onze modèles de caméra de son banc d'essai, en même temps, et surtout, il a mesuré jusqu'à 64 % d'écart entre les chiffres de son labo et les vrais tests réalisés dans le monde extérieur. J'ai rarement vu une page de vente aussi peu vendeuse ^^ mais au moins c'est honnête.

Et ça n'a pas empêché sa campagne Kickstarter de dépasser de 20 fois son objectif. Ses motifs générés se vendent en t-shirts et en hoodies, mais ce qui vaut pour une carrosserie ne vaut pas forcément pour un vêtement. En effet, une portière est plate, rigide et ce qui y est imprimé est fixe. Alors qu'un tissu se plie et se déforme, et Swearingen prévient qu'un motif imprimé trop grand ou trop petit cessera de fonctionner sans que ça ne se remarque.

Et chez nous en France ?

Hé bien les lecteurs de plaques tournent aussi donc possiblement, ça pourrait aussi fonctionner ici. Mais tout ceci reste géré au niveau de l'État et des communes, et c'est contrôlé par la CNIL. Même si on n'en est pas loin, ce n'est donc pas encore dans ce cauchemar très américain où ce sont des dizaines de réseaux privés comme Flock, revendus clé en main aux villes, qui font la loi, peu importe le taux d'erreur du logiciel.

Source : Bitdefender


Le site à envoyer à tous ceux qui vous copient collent depuis ChatGPT

Tue, 18 Aug 2026 11:15:47 +0200 - (source)

Vous posez une VRAIE question à un collègue, et ce connard vous renvoie 800 mots sortis d'un chatbot et qu'il n'a manifestement pas relus. C'est chiant hein ? Parce qu'à ce tarif, autant rien lui demander et aller directement sur ChatGPT vous-même. Hé bien bonne nouvelle, il existe maintenant un site à lui envoyer pour l'éduquer un chouilla sans que vous ayez à lui faire la leçon vous-même.

Ce site s'appelle dontpastetheai.com , et le site propose 2 explications sur pourquoi c'est pas cool de répondre en copiant collant un machin issu d'un LLM. Il y a la version "polie" que vous pouvez trouver ici, et la version énervée lisible ici qui demande direct "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

À vous de voir si vous voulez garder de bonnes relations avec cette personne... : une polie, qu'on peut envoyer à son manager, et une colérique sur /angry/ qui demande "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

Maintenant, le reproche tel qu'il est formulé par ce site n'est pas esthétique. Personne ne se plaint que le texte pue le généré par un modèle IA à des kilomètres... Non, on se plaint de ce qu'il faut faire avec. Parce que celui qui colle sans lire n'a pas supprimé le travail de lecture, il l'a déplacé sur vous. Il a gagné trente secondes et vous en a coûté cinq minutes.

Ça rejoint un peu ce dont je vous parlais déjà en janvier à propos de l'impact des LLM sur l'open source . On refile la vérification du contenu IA aux mainteneurs du projet... Et ici, quand quelqu'un vous envoie un contenu IA, il vous refile sa lecture. C'est le même geste mais à deux échelles différentes.

Maintenant, si vous aussi vous avez tendance à faire ça, c'est-à-dire à copier-coller des sorties d'IA pour "instruire" vos amis et collègues, sachez que tout n'est pas perdu. Vous pouvez évoluer et corriger ce travers grâce à ces quelques conseils simples. Déjà, lisez ce que l'IA vous envoie et écrivez vous-même votre propre version avec vos mots. Extrayez le passage qui répond vraiment à la question de votre correspondant et jetez le reste à la poubelle. Pas la peine d'être verbeux inutilement comme ChatGPT, trois phrases suffisent. Vous pouvez aussi citer l'extrait utile en disant pourquoi. Et le dernier conseil, le move que peu de gens osent faire en 2026 parce que quasiment tout le monde a un égo de la taille d'une pastèque, c'est tout simplement de répondre que vous ne savez pas ou que vous n'avez pas d'opinion tranchée sur tel ou tel sujet. Pas besoin d'aller demander à une IA ce qu'elle en pense si vous-même n'en savez rien. Dire "je ne sais pas" reste une réponse valable.

Surtout que répondre à tort et à travers en mode "no-brain" avec de l'IA, ça va vous décrédibiliser de fou... C'est prouvé scientifiquement grâce au travail de 2 chercheurs de l'université d'Arizona qui ont fait passer treize expériences à plus de cinq mille participants sur cette question précise. Un professeur qui annonce corriger avec de l'IA perd ainsi 16 % de la confiance de ses étudiants, un graphiste 20 % de celle de ses clients. Même en testant avec des formulations adoucies, du genre "ça n'a servi qu'à la relecture" ou "un humain a tout relu", la confiance baisse quand même.

Sauf qu'ils ont mesuré autre chose dans la foulée. Se faire démasquer par quelqu'un d'autre est PIRE que d'avouer par soi-même qu'on a utilisé une IA. Donc annoncer ce qui vient du modèle coûte bien moins en crédibilité mais dans les 2 cas, y'a quand même une facture à payer. Elle est juste moins salée quand vous annoncez la couleur.

À garder en tête quand même : ces chiffres portent sur des situations précises, une copie corrigée, une publicité, un graphiste jugé par son client, une lettre de motivation. Personne n'a mesuré ce que ça coûte réellement dans un fil Slack ou un échange mail entre des gens qui se connaissent. Mais au jugé, je dirais que c'est encore plus décevant...

Maintenant, attention... Claquer dans la gueule ce genre de manifeste à quelqu'un, c'est parfois plus violent que la faute qu'on lui reproche. À vous donc de bien doser... une remarque sincère et délicate fera sûrement mieux d'ailleurs.

Mais bon, peu importe, je pense quand même que respecter ce principe c'est plutôt sain. Et le relever en douceur comme ceci, ça vous évitera d'être injustement considéré comme l'un de ces boomeurs mentaux anti-IA qui trainent en ce moment sur X ou équivalent ^^.

Ah et force à Laink !

Source : dontpastetheai.com


Gadgetbridge - L'appli qui gère votre montre connectée sans Internet

Tue, 18 Aug 2026 10:44:32 +0200 - (source)

Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !

Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.

Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.

Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.

Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.

En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.

Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).

De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.

Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.

Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.


Amazon détruit des livres pour nourrir ses IA

Tue, 18 Aug 2026 10:28:55 +0200 - (source)

Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.

Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.

Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?

Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.

Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !

Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.

Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des incunables , c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.

Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.

Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce ScanRobot autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.

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Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.

La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.

D'ailleurs, j'en parlais dans un article sur un scanner à 250 pages par minute en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.

Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...

Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.

Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.

Source : 404 Media


Enfin !! Le compteur du projet de décompilation de GoldenEye 007 affiche dorénavant 208 fichiers traités sur 208, et cela pour les trois versions de la cartouche, japonaise et européenne comprises. Le dernier commit du dev KholdFuzion est d'ailleurs classe, puisqu'il porte le titre "*james bond will return. *".

Oh yeah !

Techniquement, le code C reconstitué ressort du compilateur sous la forme d'une ROM identique à celle de 1997, octet pour octet. C'est précisément ce que veut dire le mot "matching" dans ces projets. Ce n'est donc pas un jeu équivalent qui se comporterait pareil que le jeu d'origine... Non, c'est exactement le même binaire !

Après comme vous vous en doutez, le dépôt, lui, n'embarque pas tous les assets nécessaires à la compilation, pour des questions de droits d'auteur comme d'hab. Le README du projet nous explique ainsi qu'il faut posséder une copie du jeu, et que les scripts iront extraire ce qui manque de votre côté.

Après c'est pas cette recompilation qui fait que GoldenEye devient soudainement "moddable". En effet, il l'est depuis longtemps, via le GoldenEye Setup Editor de SubDrag, Wreck et Zoinkity, capable d'importer vos propres modèles 3D dans le jeu.

Ce qui change par contre, c'est que jusqu'ici on éditait des structures dans un binaire, alors que maintenant on modifie le moteur en C et on recompile. C'est le même chemin qu'avait pris ce bon vieux Duke Nukem Zero Hour l'an dernier .

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Et c'est d'ailleurs ce que fait KholdFuzion à côté, avec GoldenRecomp , qui recompile la ROM en exécutable PC natif. Avec ça, le jeu peut tourner sur un ordinateur. Apparemment, c'est plutôt stable, et le son est bon.

Mais toute l'interface multijoueur reste à faire, le ciel du barrage part en vrille parce que le moteur de rendu ne digère pas les commandes de dessin maison, et certaines armes tirent trop vite maintenant que tout tourne à 60 images par seconde. Ce n'est donc pas encore vraiment jouable.

Aucune release n'a été publiée à ce jour, ni même un tag, ce qui veut dire qu'on est encore loin d'un portage installable comme celui de Zelda 64 . Faudra compiler vous-même, après avoir "build" une ROM depuis la branche du projet conçue pour ça.

Dans le même style, n'oubliez pas l'existence de GoldenEye-Recomp de SunJaycy , qui lui, est déjà jouable avec du multijoueur en ligne, mais qui n'a rien à voir avec tout ça puisqu'il recompile la version Xbox 360 qui n'est jamais sortie, et pas la N64.

Bref, si vous attendiez un exécutable à lancer ce soir, ce n'est pas ce que vous aurez mais ce qui s'annonce ensuite est très prometteur !

Source


GitLab a sorti hier (lundi 17 août), un correctif d'urgence , complètement en dehors de son calendrier habituel, pour une faille qui permet à quelqu'un sans compte ni mot de passe de modifier ou de supprimer vos projets publics et des données utilisateur. Hé ouais c'est chaud et c'est pour ça que son score CVSS est de 9,4 sur 10.

5 jours plus tôt, le 12 août, GitLab publiait son patch de routine pour la 19.2, 19.1 et 19.0. C'est un périmètre normal puisque sa politique de maintenance ne couvre que la version stable et les deux précédentes. Mais comme là, on est dans l'exceptionnel, ce correctif du 17 août en couvre une quatrième, la 18.11, dont le support avait pris fin le 16 juillet dernier. Ils sont allés rouvrir une branche morte juste pour patcher ce GROS problème !

La faille elle-même, on n'en sait presque rien par contre. Estampillée CVE-2026-19478, c'est une histoire de directive GraphQL, mais GitLab ne dit ni laquelle, ni dans quelles conditions ça se déclenche. Les détails techniques sortiront vers la mi-novembre, c'est-à-dire 90 jours après le correctif, comme d'habitude, histoire d'être sûr que tout le monde ait patché son install.

Maintenant, la bonne nouvelle c'est que si vous êtes sur GitLab.com ou sa version Dedicated , vous n'avez rien à faire, puisque c'est déjà patché. En fait cette histoire ne concerne que les instances auto-hébergées.

Et parmi elles, tout le monde n'est pas impacté de la même manière. En effet, le vecteur d'attaque passe par le réseau et vise les projets publics. Cela veut dire que votre instance planquée derrière un VPN, sans visibilité publique, risque beaucoup moins que celle qui expose ses dépôts à Internet.

Ensuite, pour la mise à jour, ça dépend d'où vous partez. Entre la 18.2 et la 18.10, aucun correctif n'existe sur votre branche. Il faudra upgrader jusqu'à la 18.11.11, en vous arrêtant aux paliers de 18.5 et 18.8 s'ils sont sur votre route.

Si vous tournez déjà en 18.11, prenez la 18.11.11. Sur une 19, c'est 19.0.8, 19.1.6 ou 19.2.4. Et plus ancien que 18.2 ? Bah là, GitLab ne liste pas ces versions parmi les affectées, mais elles ne reçoivent plus de correctif depuis un bon moment, donc ce serait bien de mettre à jour quand même, hein...

Pour le moment, personne n'a signalé d'attaque et aucun exploit ou PoC n'a fait surface sur GitHub. Ça ne veut pas dire grand-chose, je vous l'accorde mais on se rassure comme on peut...

Allez, bon courage !

Source : The Hacker News


GIMP abandonne le XCF

Tue, 18 Aug 2026 08:53:25 +0200 - (source)

Voici ce que je considère être une excellente nouvelle pour tous les utilisateurs de GIMP ! L'équipe derrière le projet est en train de préparer le successeur du XCF, son format de projet depuis 1997. C'est même devenu le plus gros chantier du mainteneur Jehan, et ce qui se dessine ressemble fortement à une espèce d'archive zip bourrée de XML.

À ce jour, ce bon vieux XCF stocke toute sa data dans un seul bloc qu'il faut alors relire et réécrire en entier, à chaque enregistrement. C'est lourdingue et c'est pour ça que sur sa roadmap, la team GIMP explique qu'un format basé sur une archive permettrait de charger les données à l'usage et d'ouvrir des projets bien plus lourds.

Le zip + du XML est une vieille recette côté graphisme. GIMP figure d'ailleurs déjà parmi les applications compatibles OpenRaster , dont la spécification décrit une archive zip contenant un document XML pour la structure des calques. Sauf que l'OpenRaster sert à échanger des images entre éditeurs, alors que ce nouveau format devra contenir un projet de travail complet.

Grâce à ce nouveau format, GIMP promet des sauvegardes plus rapides, puisqu'il n'y aura plus que les parties modifiées à mettre à jour. Et l'auto-save deviendra enfin faisable. Woohoo !!

Par contre, le vrai morceau, celui qui compte, arrivera plus tard. En effet, GIMP 3.6 doit apporter la gestion des pages et l'animation directement dans le logiciel, à la place du vieux plug-in d'animation bien connu des galériens que vous êtes ^^. Ce sont 2 fonctions que le XCF encaisse mal, comme tout ce qui devient gros ou compliqué, finalement...

Mais rassurez-vous, vos vieux fichiers ne partent pas à la benne pour autant car GIMP s'engage à charger les XCF dans toutes ses versions à venir. Jehan a même corrigé ce printemps, dans ce code XCF, un bug oublié depuis 1999 .

Alors je sais que vous êtes trèèèès impatients, mais les détails techniques sont encore en cours de conception, et la version de développement 3.3.2 qui doit ouvrir le bal se fait attendre. La 3.4 avance donc sans date ce qui fait que la roadmap reste flexible et évolutive.

D'ici là, c'est GIMP 3.2.6 qui arrive, avec les classiques corrections de bugs, en attendant cette épiphanie qui changera le quotidien de beaucoup de graphistes adeptes du libre !

Source : Development Update, August 2026


Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.

Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.

Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.

Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne un script qui fait exactement ça . Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.

On passe ainsi de ça :

À ça :

Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.

Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.

Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.

Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.


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