Autoblog de korben.info

Ce site n'est pas le site officiel de korben.info
C'est un blog automatisé qui réplique les articles de korben.info

Un Yoshi tout n'œuf

Wed, 17 Jun 2026 12:17:50 +0200 - (source)
- Article rédigé par l'ami Remouk (DansTonChat) - Merci à lui -

Sûrement un des dinosaures les plus connus de toute la planète, il est vert mais ce n'est pas Denver... Je parle de Yoshi bien sûr ! Fidèle ami et destrier de Mario. Un de nos personnages favoris de chez Nintendo. Le voilà de retour dans un jeu bien à lui, dans lequel il est le personnage principal mais partage la vedette avec toutes les créatures propres à son univers. C'est Yoshi and the Mysterious Book !

Derrière ses apparences de jeu de plateforme ultra mignon, mais ultra classique, se cache en réalité un jeu très original. On incarne le yoshi que l'on veut (de la couleur que l'on souhaite), heu oui parce que yoshi c'est à la fois le prénom de Yoshi mais aussi le nom de son espèce, donc tous les yoshis s'appellent Yoshi (à quelques exceptions près comme Broshi le goat).

Je m'égare.

On incarne donc un yoshi et on va littéralement entrer dans un livre (le fameux livre mystérieux dont il est question dans le titre) pour explorer une illustration (= un niveau) dans lequel il y a un problème à résoudre. Dans chaque niveau, on va rencontrer une nouvelle créature, avec des pouvoirs et comportements bien particuliers.

Par exemple, y en a qui crachent des bulles, dans lesquelles on peut entrer et ainsi flotter quelques temps dans les airs. D'autres ont un museau en forme de foreuse, nous permettant de creuser dans le sol ! D'autres nous font rebondir super haut en faisant une note de musique... Et si on faisait une mélodie avec les notes en question, ça donnerait quoi ?

Les possibilités sont vraiment nombreuses ! Il s'agit donc d'explorer, d'observer, d'interagir avec les différentes bestioles afin de connaître leurs manières de réagir à telle ou telle action, et ainsi, réussir l'objectif. On peut leur sauter dessus, les porter, les manger (mais siiii pour faire un œuf) ou leur donner des trucs à manger (des piments par exemple), les arroser... Bref, les utiliser de plein de manières !

Au final, le livre est une encyclopédie, et le but du jeu c'est de la remplir, en jouant avec les bestioles. C'est un jeu d'expérimentation. Il y a plein d'objectifs secondaires, d'objets et endroits secrets, d'interactions surprenantes, à chaque fois qu'on découvre un nouveau comportement, on gagne des étoiles nous permettant d'avancer et nous encourageant à tester plein de trucs.

Débile mais marrant : comme un scientifique avec ses découvertes, on choisit nous-même le nom des créatures que l'on étudie. :D Pétaloz, Sopranimo, Bülpaf, Topitronch... Ou Maskass (faut pas déconner, y en a pour qui j'ai pas su changer le nom :D).

Bref : un jeu très original, bourrés de super idées, un gameplay très très plaisant à jouer et qui se renouvelle constamment, une réalisation magnifique (style dessin crayonné super réussi), franchement, c'est une petite pépite. Bien sûr, qui dit jeu original, dit jeu qui ne plaira pas à tout le monde. Mais si c'est vôtre came : foncezzzzz !

Le jeu est disponible sur la Switch 2 (lien affilié Amazon).


Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot


Commodore est de retour les amis ! Et pas avec une énième réédition miniaturisé avec IA du C64. Non, la marque, rachetée l'an dernier par le YouTubeur Peri Fractic devenu maintenant son PDG, sort un téléphone à clapet !

Un vrai de vrai de boomer qui se ferme d'un coup sec quand vous en avez marre d'écouter les conneries de votre correspondant. Il s'appelle le Callback 8020 et sa promesse c'est de faire tout ce dont vous avez besoin, et rien de ce qui vous bouffe la vie.

Sous le clapet, pas d'Android classique donc mais un Sailfish OS , le système Linux développé par Jolla, l'équipe d'ex-ingénieurs Nokia dont je vous ai déjà causé. Le navigateur web et les réseaux sociaux sont bloqués au niveau du système, et il est parfaitement impossible de les réactiver (normalement...mais bon, j'imagine qu'un bidouilleur y arrivera).

Mais peu importe, c'est le but et en échange, ce bidule fait tourner 99% des apps Android sans passer par Google : WhatsApp, Signal, Maps, Spotify, Ubert...etc, tout ça répond présent. Mais par contre, pas d'email, pas de Slack ni de Teams.

Quand vous n'êtes pas au boulot, vous n'êtes pas au boulot !

Le reste ensuite, c'est du concentré de nostalgie bien pensée.

On y retrouve donc un écran interne de 3,25 pouces, un petit écran externe de 1,77 pouce qui n'affiche que l'heure, la batterie et le signal du réseau, un clavier T9 à l'ancienne, et surtout pas de tactile pour vous couper l'envie de scroller.

La caméra arrière est une 48MP de Sony, il y a également une prise jack 3,5mm et une radio FM. Le son passe par un DAC audiophile signé ESS et Cirrus Logic, et ça tombe bien puisque c'est justement ESS qui avait fait la synthèse vocale de Ghostbusters et Mission Impossible sur C64. Du coup le téléphone est bourré de sonneries basées sur la puce SID, et il peut même piloter le Commodore 64 Ultimate quand les deux sont sur le même réseau WiFi.

L'idée d'avoir un téléphone qui vous force à lâcher l'écran n'est pas neuve... Je pense par exemple au Light Phone III fait déjà ça, mais à 799 dollars et sans WhatsApp ni applis utiles, bof. Alors que ce Commodore est bien moins cher et garde tout l'aspect pratique du téléphone. Le projet s'appuie aussi sur des études sérieuses, notamment une de PNAS Nexus en 2025 qui montre que couper l'accès en ligne améliore l'attention et le bien-être, et également un sondage Pew la même année où 45% des ados disent passer trop de temps sur les réseaux.

Même Leonard Tramiel, le fils de Jack Tramiel le fondateur de Commodore, valide le truc en parlant d'un vrai break sans option pour ceux qui en ont besoin.

Et pour les bidouilleurs, tout n'est pas verrouillé puisque vous pouvez sideloader vos propres APK, sauf les applis de réseaux sociaux et les navigateurs qui resteront bloqués quoi qu'il arrive. Il y a même un app store maison, le Commostore, où vous pourrez demander qu'une appli soit whitelistée via un formulaire. Ensuite, si c'est validé, ça peut aller vite (environ 24 heures).

Je vous avoue que ça me chauffe bien... J'ai commencé ma carrière sur un Commodore 64 et chaque jour qui passe, quand je vois ce qu'est devenu Internet, j'ai envie de tout arrêter et de me débrancher... Alors ce dumb-smartphone c'est peut un signe pour moi que la boucle est bouclée. En plus je le trouve magnifique surtout la version beige très début des années 80 !

J'avoue, je me tâte... C'est en pré-commande et la livraison est promise pour fin 2026. Après ouiiii, je sais, je connais le destin chaotique des reboots de Commodore (la marque a déjà essayé de renaître plus d'une fois) donc pas sûr que ce soit un bon investissement.

Surtout que c'est vendu une coucouille à partir de 499 dollars pour l'entrée de gamme, 549 pour la version translucide Starlight et 639 pour la "Founders" avec son bouton C= plaqué or pour ceux qui se prennent pour Elon Musk. Je suis donc extrêmement halluciné de voir un dumbphone à ce prix-là .

Reste à voir si le Callback sortira vraiment et tiendra ses promesses, mais l'idée d'un téléphone Commodore qui vous aide à décrocher, en 2026, j'avoue que ça me parle foooort ! Pré-commandes le 30 juin.


Le FBI possède sa propre ville, sauf que personne n'y habite, et pour cause, elle a été montée de toutes pièces dans un hangar de Huntsville, en Alabama, avec ses maisons meublées, son hôtel, sa station-service, son épicerie, son tribunal, son hôpital et jusqu'à sa compagnie d'électricité, le tout dans un seul but assez vertigineux, la pirater dans tous les sens sans jamais déranger âme qui vive.

Le décor porte d'ailleurs un nom, le Kinetic Cyber Range, près de 2 000 mètres carrés de fausse bourgade américaine ouverte en février 2025 et pensée comme un gigantesque bac à sable pour cyberattaques en conditions réelles.

Rien là-dedans n'est pourtant en toc, puisque chaque bâtiment grouille d'appareils et de systèmes qui réagissent exactement comme dans une vraie commune ou une vraie entreprise, à une nuance près, tout reste confiné à l'intérieur pour qu'une attaque lancée pendant un exercice de derappe jamais et impacte de vrais habitants.

Le nom vient justement de là, puisque le terme kinetic renvoie aux dégâts bien physiques d'un piratage, ce moment où une simple ligne de code éteint un feu rouge, bloque une pompe à eau ou plante les machines d'un hôpital.

Au cœur du dispositif, on trouve du coup une salle bourrée de plus de 200 serveurs physiques, ces gros ordinateurs qui font tourner les services d'une entreprise, pour moitié sous Windows et pour moitié sous Linux, histoire de coller au capharnaüm que les enquêteurs découvrent réellement quand ils débarquent après une intrusion ou avec un mandat de perquisition. Le responsable du site, Dave Beachboard, n'enjolive d'ailleurs rien et décrit des salles froides, exiguës, bruyantes et sombres, bref aussi pénibles que dans la vraie vie.

Plus de 1 400 personnes y sont quand même déjà passées, des agents du FBI mais pas seulement, puisque s'y ajoutent des collègues d'autres administrations fédérales et locales venus s'entraîner sur le terrain.

Le gros morceau de la formation, ce sont les rançongiciels, ces logiciels qui prennent vos fichiers en otage et réclament une rançon pour vous les rendre, l'objectif étant d'apprendre à garder son sang-froid pendant qu'une attaque se déroule sous les yeux tout en travaillant la criminalistique numérique, c'est-à-dire l'art de fouiller une machine après le passage des pirates pour reconstituer qui a fait quoi.

Si le FBI se donne autant de mal, c'est que c'est un problème massif, son rapport sur la cybercriminalité chiffre les pertes américaines à près de 21 milliards de dollars sur l'année et place les rançongiciels en tête des menaces qui visent les infrastructures critiques, ces hôpitaux, réseaux électriques et stations d'eau dont on oublie l'importance jusqu'au jour où ils s'arrêtent net.

Bref, bâtir une ville entière dans le seul but de la pirater, c'est quand même assez fou.

Source : TechCrunch


- Contient des liens affiliés Amazon -

J'ai posé le Dreo TurboCool 516S sur mon bureau au début de la vague de chaleur, et c'est vite devenu mon arme anti-canicule pour bosser. Ce n'est ni un ventilateur classique, ni un de ces brumisateurs de terrasse qui finissent par coller les touches du clavier.

L'idée tient dans la techno maison, baptisée TurboCool Ultra Mist. Une petite plaque ultrasonique fait vibrer l'eau à 1,7 MHz pour la casser en gouttelettes microscopiques de 11 microns, soit bien plus fines que la bruine d'un brumisateur ordinaire.

Du coup, la brume s'évapore quasi instantanément dans le flux d'air au lieu de mouiller ce qu'elle touche. Ma température ressentie baisse d'environ 3 degrés, que je confirme clairement, et le bureau reste sec. J'ai tenté le test du mouchoir devant la sortie d'air : il ne prend pas l'humidité, c'est assez fou.

Screenshot

Le réservoir de 1,3 litre tient une bonne journée de boulot, jusqu'à 12 heures sur le débit le plus faible. On a six vitesses de ventilation, deux modes et trois niveaux de brumisation, de quoi doser entre le petit souffle frais et la rafale qui décoiffe. Le moteur est très discret, autour de 20 dB au minimum, je l'oublie complètement quand je bosse.

Là où ça devient intéressant pour le geek que je suis, c'est le côté connecté. Le 516S embarque un capteur de température et d'humidité. Vous fixez un taux d'humidité cible dans l'appli Dreo, et la brumisation se coupe toute seule une fois la cible atteinte, histoire de ne pas transformer le coin bureau en serre tropicale. 

Un petit anneau lumineux RVB vire au rouge quand l'air devient trop humide, alerte visuelle immédiate, pas besoin d'aller checker un écran. C'est trop bien.

L'appli Dreo pilote le reste à distance si besoin : vitesses, programmes horaires, mode humidificateur seul sans le ventilo, et un verrouillage des commandes bien pratique si des gamins traînent autour. Comme l'engin parle aussi à Alexa et Google Assistant, je déclenche la brume à la voix sans lâcher le clavier. Il y a aussi une télécommande si besoin.

Côté entretien, il est vraiment pas pénible. Pas de pompe, aucun filtre à racheter. Le bloc se démonte en moins de dix secondes pour un rinçage, ce qui évite l'eau stagnante et les bactéries qui squattent les vieux rafraîchisseurs à coussinet humide.

Le 516S se trouve autour de 99,99 euros sur Amazon , en stock en ce moment. Pour un appareil de bureau qui remplace à lui seul un ventilateur, un brumisateur et un humidificateur, c'est plutôt bien placé.

Bref, sur un bureau il fait exactement le job : du frais, du sec, du silencieux, et du connecté qui sert vraiment à quelque chose. Je valide à 100%.

Il est disponible ici sur Amazon !

J'ai aussi installé son grand frère, le 765S et son réservoir de 6 litres, dans mon salon. Le test complet de ce modèle-là est à lire sur Mac4ever .


Une équipe issue de l'université de Berkeley vient de publier OpenCAL, une version libre et documentée d'une technique d'impression 3D qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît, et le projet est désormais reproductible chez soi avec des composants qu'on trouve dans le commerce.

Le principe porte un nom un peu barbare, la lithographie axiale calculée (Computed Axial Lithography, ou CAL), mais l'idée derrière est étonnamment simple.

Une imprimante 3D classique à résine fabrique un objet en empilant des centaines de tranches horizontales, l'une après l'autre, comme on poserait des feuilles de papier les unes sur les autres jusqu'à obtenir un volume. C'est lent, et chaque couche laisse une petite marque parfois visible.

La CAL fait l'inverse. Au lieu de découper l'objet en strates, elle projette de la lumière dans un petit récipient de résine liquide qui tourne lentement sur lui-même, et l'image projetée change en permanence selon l'angle de rotation.

Cette technique reprend en fait le fonctionnement d'un scanner médical, mais à l'envers. Un scanner prend une multitude de clichés d'un corps sous tous les angles pour reconstituer une image en volume. Ici, on part de l'objet en 3D et un logiciel calcule toutes les projections à renvoyer dans la résine pendant qu'elle tourne.

Là où la lumière s'accumule suffisamment, la résine durcit. Partout ailleurs, elle reste liquide. Et comme le calcul concentre l'énergie sur l'ensemble du volume en même temps, la pièce entière se solidifie d'un coup, en quelques dizaines de secondes parfois, là où une imprimante normale mettrait de longues minutes voire des heures.

Pas de couches, donc pas de stries, pas de film FEP à changer (cette membrane transparente au fond des bacs à résine qui s'use vite), et aucun de ces cycles d'arrêt et de redémarrage qui ralentissent les machines habituelles.

La technologie n'est pas nouvelle, elle est née vers 2019 d'une collaboration entre Berkeley et le laboratoire de Lawrence Livermore, mais elle restait cantonnée à la recherche, hors de portée du grand public. C'est tout l'intérêt d'OpenCAL.

Le projet propose désormais une documentation tout à fait complète, un dépôt GitHub avec tout le code source, les plans pour monter la machine et même la recette pour mélanger soi-même la résine adaptée. Le logiciel tourne sur un simple Raspberry Pi et la lumière vient d'un vidéoprojecteur grand public, en l'occurence ici un NexiGo Nova Mini.

Le tout est publié sous licence GPL3, libre pour un usage non commercial, recherche et éducation. L'équipe travaillait surtout sur un serveur Discord avant de tout formaliser proprement.

Une réserve quand même, et elle est importante. La résine maison repose sur des produits photochimiques toxiques, et la documentation ne s'en cache pas. Pour ceux qui préfèrent éviter de manipuler ça, un partenariat avec FormLabs propose une résine prête à l'emploi.

Côté qualité, la résolution reste comparable à celle de vieilles imprimantes à résine, rien de spectaculaire. Mais la vitesse, elle, n'a rien à voir.

Bref, voir une technologie de labo digne d'un réplicateur de Star Trek atterrir sur un Raspberry Pi et un projecteur à moins de 200 euros, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackaday


Des ingénieurs de l'université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l'eau potable directement de l'air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l'auteur principal Weixin Guan, vient d'être publié dans la revue scientifique Science Advances.

Le secret tient dans la matière. Il s'agit d'un tissu en hydrogel, c'est-à-dire un gel ultra-absorbant ici fabriqué à partir de matières issues de la biomasse, donc d'origine végétale, qui capte les molécules d'eau présentes dans l'air sous forme de vapeur avant de les faire passer à l'état liquide sur la surface des fibres puis de les stocker en profondeur.

Toute la prouesse réside dans la vitesse à laquelle l'eau franchit ces étapes, l'équipe ayant conçu un chemin qui la fait circuler très rapidement de la vapeur vers le liquide puis vers le textile, ce qui lui vaut une efficacité de trois à dix fois supérieure aux matériaux de récupération atmosphérique habituels.

Une fois l'humidité captée, elle est dirigée vers de petits modules détachables que l'on retire pour les glisser dans un collecteur pliable, où la chaleur du soleil libère l'eau emprisonnée dans le gel, qui se condense alors et devient buvable.

Côté rendement, la veste produit entre 400 et 900 millilitres d'eau potable par jour, soit grosso modo une à deux petites bouteilles, selon le taux d'humidité de l'air. Une version posée au sol plutôt que portée grimpe, elle, jusqu'à 1,3 litre quotidien, et tient ce chiffre aussi bien dans un climat aride que dans une ambiance tropicale moite.

La comparaison avec Dune était écrite d'avance. Dans le roman de Frank Herbert porté à l'écran par Denis Villeneuve, les habitants de la planète désertique Arrakis enfilent des stillsuits, ces combinaisons qui recyclent la transpiration et l'urine de celui qui les porte pour ne gaspiller aucune goutte d'eau dans un monde où elle vaut plus cher que tout. Ici, c'est nettement plus ragoûtant, puisque la veste ne prélève rien sur le corps et se contente d'aspirer l'humidité de l'air.

Et le projet ne s'arrête pas à un simple blouson, l'équipe imaginant déjà glisser le même tissu dans des sacs à dos, des tentes ou des abris d'urgence, histoire de transformer du matériel qu'on transporte déjà partout en petite usine à eau qui ne réclame ni pile ni branchement électrique.

Bon, il reste des inconnues de taille, puisqu'on ignore le poids réel du vêtement, son prix éventuel et surtout sa tenue dans le temps une fois enchaînés les cycles d'absorption et de chauffe. Et 900 millilitres, c'est encore loin de couvrir les besoins d'un adulte qui marche toute la journée en plein cagnard.

N'empêche, pour un randonneur perdu ou une région privée d'eau, tirer un demi-litre du ciel sans la moindre nappe à proximité, ça peut tout changer.

Source : Techspot


Une seule petite ligne de code envoyée au mauvais endroit pouvait transformer un Surface Laptop en bloc de métal inutilisable. C'est sur cette faille que Microsoft a discrètement travaillé pendant trois mois, avant qu'elle ne soit rendue publique le 12 juin.

L'histoire commence de façon assez improbable. Jack Darcy, un chercheur en sécurité australien, a demandé à Microsoft Copilot (l'assistant IA intégré à Windows) de régler le rétroéclairage de son écran, rien de dingue donc. Bien gentil, Copilot écrit tout seul un script Python, l'exécute, et la paf, il rend l'ordinateur totalement inopérant. Plus de démarrage, plus d'accès au BIOS, rien, queudalle.

En creusant, Darcy comprend ce qui vient de se passer. Le script a écrit n'importe quoi dans le firmware du SAM, le Surface Aggregator Microcontroller, cette petite puce qui coordonne le matériel sur les Surface : alimentation, ventilateurs, clavier, capteurs. Une fois sa mémoire corrompue, la machine ne sait tout simplement plus démarrer.

Le problème de fond, c'est que cette puce n'avait aucun garde-fou. Elle acceptait n'importe quelle valeur en écriture sans vérifier si elle avait le moindre sens. Pire, les commandes de lecture et celles d'écriture partageaient la même numérotation, ce qui rendait toute exploration prudente impossible. "Vous ne pouvez littéralement pas scanner deux commandes qui se suivent sans une chance sur deux de tomber sur une commande d'écriture", résume Darcy.

Du coup, un seul paquet expédié pouvait griller la carte mère pour de bon. Aucune réparation logicielle, aucune réinitialisation d'usine, aucun accès USB de secours : direction le remplacement complet de la carte mère, soit plusieurs centaines d'euros.

Tout n'est pas si noir quand même. Pour déclencher la catastrophe, il fallait déjà disposer des droits administrateur sur la machine et avoir désactivé Secure Boot et Secure Core, les deux protections activées par défaut sur les Surface. Autrement dit, un parc d'entreprise géré normalement ne risquait rien, et les seules machines réellement exposées étaient celles des bidouilleurs tournant sous Linux, en configuration gaming allégée ou avec des pilotes maison.

Les modèles concernés vont du Surface Laptop 3 au Surface Laptop 6 et du Surface Book 1 au Surface Book 3. Les Surface Go semblent épargnés, et les versions ARM n'ont pas été testées.

Côté correctif, Microsoft a plutôt bien joué le jeu. Prévenu le 10 mars, l'éditeur a reconnu le défaut puis déployé des mises à jour de firmware via Windows Update dès le mois de mars, si bien que la grande majorité des appareils touchés sont désormais protégés. Darcy a récupéré un Surface tout neuf pour le dédommager.

Un point chiffonne quand même. Microsoft a refusé d'attribuer un CVE, l'identifiant officiel qui répertorie une faille de sécurité, estimant que le bug "n'atteignait pas le seuil" requis. Pour un défaut capable de tuer une machine de façon irréversible, l'argument laisse songeur.

Pour la suite, Redmond mise sur le langage Rust, réputé pour empêcher ce genre de débordements mémoire. Le firmware embarqué est en cours de réécriture intégrale, baptisée "Secure EC", tout comme une partie de l'UEFI sous le nom de "Project Patina".

Bref, un Copilot qui brique tout seul le PC sur lequel il tourne, voilà une démo involontaire dont Microsoft se serait bien passé.

Source : The Register


Vous avez aimé le simulateur de vol planqué dans la version web de Google Earth ? Alors GeoFS risque de vous scotcher pour de bon !

GeoFS, c'est un simulateur de vol entièrement gratuit développé par le Français Xavier Tassin, qui tourne directement dans votre navigateur. Vous ouvrez geo-fs.com , vous choisissez votre zinc parmi une trentaine d'appareils, et vous voilà en l'air au-dessus de n'importe quel point du globe.

Tout se pilote au clavier et à la souris, donc pas besoin de sortir le joystick pour commencer et surtout, l'imagerie est satellite et mondiale, du coup vous pouvez survoler votre quartier et reconnaître votre maison sans problème.

GeoFS est né en 2010 sous le nom de GE Flight Simulator (GE comme Google Earth, oui oui), et à l'époque il tournait carrément sur le plugin de Google Earth. Quand Google a buté son plugin, Xavier Tassin a alors tout rebasculé sur Cesium . Ce jeu comporte +40 000 pistes référencées, du trafic aérien réel récupéré via les données ADS-B de vrais avions, de la météo en temps réel (METAR) et même de la navigation radio aux instruments (VOR, NDB, GPS). Bref, c'est du solide !

Mais le plus chouette, c'est qu'on peut jouer soit finement comme un vrai pro, soit en mode pépère. En effet, en activant le pilote automatique, vous n'avez besoin d'aucune connaissance en pilotage, et vous pouvez juste regarder le paysage défiler sous vos ailes. Et vous pouvez carrément troquer l'avion contre une montgolfière où là, une seule commande suffit pour allumer ou couper le brûleur, et ainsi vous laisser porter par les vents. Comme me l'a joliment écrit Claude, le lecteur qui m'a soufflé GeoFS (merci !!!), c'est "une très bonne surprise pour qui voler c'est avant tout visiter le monde vu du ciel".

Du coup OUI, c'est nettement plus abouti que le simulateur planqué dans Google Earth, qui à côté fait un peu gadget. Maintenant, si vous cherchez du pilotage pointu, genre révision de brevet avec checklist et tout le bazar, il faudra plutôt vous tourner vers FlightGear ou X-Plane, mais là c'est réservé aux passionnés, avec PC musclé, joystick et palonnier à la clé.

Mais pour 90% d'entre nous qui ne sommes pas pilotes, GeoFS suffira largement à se faire plaisir. Et si vous préférez faire le gros bourrin, je vous rappelle que le Web Flight Simulator et son F-15 vous attend aussi dans le navigateur.

Bref, le tout est gratuit, avec une imagerie standard à 10 mètres par pixel ce qui est déjà très correct. Et si vous voulez du détail fin pour repérer chaque clocher en vol à vue, l'option HD passe par l'imagerie Bing haute résolution pour une dizaine d'euros par an, avec une journée d'essai offerte pour vous faire une idée.

Moi à Bora-Bora

A vous maintenant d'aller sur geo-fs.com (ou sur la nouvelle beta ici ), de monter à 2000 pieds et allez reconnaître votre toit. Merci à Claude pour le tuyau et son chouette carnet de vol maison qu'il m'a envoyé !


Vous voulez savoir comment GPT-5.5, Claude ou Grok raisonnent quand on les met sous pression ? Hé bien filez-leur un jeu de stratégie et regardez-les se faire la guerre.

C'est tout le principe d' Age of LLM , monté par Rymentz, un lecteur du blog où deux IA s'affrontent au tour par tour, sans aucun humain aux commandes.

C'est un benchmark 1v1 dans lequel on balance deux modèles sur la même carte, on leur donne les règles et puis c'est tout, sans aucun autre conseil de stratégie. À eux alors de déduire seuls comment contrer les attaques, quand bâtir leur économie, quand lever une armée pour aller défoncer la base d'en face, quand négocier la paix et quand carrément appuyer sur le gros bouton rouge. Parce que dans ce benchmark, on peut gagner de trois façons : la conquête militaire, la victoire diplomatique, ou la bombe nucléaire.

Tout est ensuite rendu public sur le site, avec un classement ELO et le replay de chaque partie. Pour le moment, 13 modèles y sont classés, de GPT-5.5 à Grok en passant par Claude, Gemini, DeepSeek ou Qwen.

Sur les 43 parties jouées par la version 0.12.0 du moteur, 38 se terminent par un champignon atomique. C'est énorme je trouve... La diplomatie ne l'a emporté que 2 fois, et le militaire 3 fois. Mettez deux de ces modèles face à face avec une bombe à portée de main, et neuf fois sur dix, ça finit donc par appuyer sur le bouton rouge. Elles nous ressemblent tellement ces IA quand même...

Des chercheurs qui ont fait jouer des LLMs à des simulations de crise nucléaire ont relevé une tendance comparable. Quand l'option d'escalade existe, les modèles finissent le plus souvent par la prendre. C'est pour ça qui ne faut pas confier d'armes à des IA les amis... Car elles s'en serviront c'est certain !

Le jour où j'ai compris que les IA et les armes, c'était pas un bon mélange à faire

Et chacun de ces modèles a vraiment son style... Y'a qu'à regarder le classement qui est sans pitié. GPT-5.5 écrase tout le monde, 6 victoires sur 6, 100% de winrate, premier à l'ELO... mais il médite presque 5 minutes par tour avant de jouer.

À l'autre bout du tableau, on retrouve Grok 4.3 qui finit bon dernier, zéro victoire en 4 parties, mais qui joue le plus vite de tous, avec 7 secondes par tour (autant dire qu'il ne réfléchit pas trop).

Les Claude, eux, jouent propre et solide mais sans jamais dominer. Ça me rappelle l'IA qui galérait à finir un niveau de Super Mario ...

Mais le chiffre le plus parlant, c'est le taux de coups illégaux, c'est à dire le pourcentage de fois où un modèle propose une action interdite par les règles.

Par exemple, sous pression, Grok 4.3 culmine à 8,6% d'actions de triche, soit le pire du lot. Cela veut dire que sa capacité à suivre des règles sous pression est moins bonne que celle des autres modèles.

Ça résonne forcement avec ce papier d'Adrian de Wynter dont je vous parlais récemment , celui qui montrait qu'Age of Empires II a autant d'attributs "humains" que votre ChatGPT, histoire de dégonfler la hype sur les IA soi-disant conscientes.

Age of LLM, lui, prend le problème par l'autre bout, où au lieu d'analyser on fait jouer et on regarde ce qui sort. Derrière ce projet, on retrouve le même lecteur qui avait bricolé Nuclear Arms Race il y a quelques années et dont je vous avais parlé. Il a repris le concept, sauf que cette fois ce sont des IA qui jouent entre elles.

En tout cas, comme spectacle, c'est très hypnotique. Lancez un replay, vous allez voir... En regardant deux IA se bluffer et se faire exploser la tronche vous permettra d'en apprendre plus sur leur raisonnement qu'avec dix pages de benchmark.

Merci à Rymentz pour le lien et pour le projet !


Powered by VroumVroumBlog 0.1.31 - RSS Feed
Download config articles