Vous utilisez WSL sous Windows mais vous en avez marre de devoir jongler avec les commandes PowerShell dès qu'il s'agit de gérer vos distributions ?
C'est vrai que taper du wsl --import ou du wsl --unregister à chaque fois qu'on veut tester une nouvelle instance, ça finit par être un peu lourd.
Heureusement, y’a un dev, Eric Trenkel (alias bostrot), qui a eu la bonne idée de sortir WSL Manager (qu'on connaissait aussi sous le nom de WSL2 Distro Manager), une interface graphique complète pour piloter tout ça sans se faire mal au terminal.
Cette application, développée avec Flutter offre une vue d'ensemble sur toutes vos instances WSL installées. Ainsi, en un clic, vous pouvez les démarrer, les arrêter, les renommer ou même changer leur version.
Mais là où l'outil excelle, c'est dans sa capacité à importer de nouveaux environnements. Pour ceux qui se demandent comment ça se passe pour récupérer des distributions exotiques, sachez que WSL Manager permet de télécharger et d'utiliser n'importe quelle image Docker comme base pour une instance WSL, et ce, sans même avoir besoin d'installer Docker Desktop sur votre machine.
Par exemple si vous voulez un Alpine minimaliste pour du test ou un Kali pour du pentest, vous l'importez direct depuis les registres Docker et hop, vous avez un nouveau système prêt à l'emploi.
C'est d'ailleurs un excellent complément à des outils comme DockStation si vous voulez garder une approche visuelle de vos conteneurs, ou même WinBoat pour faire tourner du Windows dans Docker. L'application propose aussi des "Quick Actions", qui sont en gros des petits scripts prédéfinis que vous pouvez exécuter directement sur vos instances pour automatiser les tâches répétitives. Vous pouvez également lancer directement Windows Terminal ou VS Code dans la distribution de votre choix en un seul clic.
Si ça vous branche, plusieurs options s'offrent à vous pour l'installer. Comme le projet est open source sous licence GPL-3.0, vous pouvez récupérer les exécutables gratuitement sur la page GitHub du projet.
Il existe aussi une version sur le Microsoft Store et notez aussi que bien que des paquets winget ou Chocolatey existent, ils sont souvent maintenus par la communauté et pas forcément à jour, donc privilégiez le téléchargement direct ou le Store pour être tranquille.
Voilà, si vous passez vos journées sous Linux tout en restant dans l'écosystème Microsoft, WSL Manager c'est le feu et ça permet de se concentrer sur son boulot plutôt que sur la syntaxe des commandes de gestion système.
Merci à Lorenper pour la découverte !
Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!
Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..
Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre " monpseudo@yopmail.com ", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.
Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Et pour envoyer des mails, c'est uniquement entre adresses Yopmail, donc oubliez si vous devez répondre à un mail de confirmation.
Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi MephistoMail qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.
Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono. TrashMail.de par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace. Byom.de est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court, Muellmail.com joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.
Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi mail.tm qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme Temp-Mail qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.
Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir Addy.io (anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...
Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche, SimpleLogin est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.
Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à Tuta par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres). Migadu aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.
Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme mailcow , Mailu ou docker-mailserver . Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.
Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.
Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.
Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈
Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.
C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".
Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.
Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !
En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.
<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>
Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.
Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.
Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.
L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les
SPA
... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.
Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .
Que demande le peuple ???
Merci Benjamin !
Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.
Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.
Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.
Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...
Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...
Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.
Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.
Pas mal non ?
D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.
Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.
Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !
Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.
Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.
Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .
Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.
Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .
Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.
L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )
Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.
MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.
Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.
Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !
⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...
J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.
MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.
Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...
Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !
Ce matin, en trainant sur GitHub (mon sport du dimanche, je sais c'est triste), je suis tombé sur un truc qui m'a intéressé et qui je pense vous sera utile (comme la plupart des trucs que je présente ici) surtout si vous êtes coincé derrière un pare-feu d'entreprise totalement paranoïaque. Ou encore si votre FAI s'amuse à brider certains protocoles. Ça peut arriver dans ces cas là, on se sent un peu comme un rat en cage, à chercher la moindre petite ouverture pour respirer un peu de notre liberté.
Cet outil, ça s'appelle Smtp-Tunnel-Proxy et le concept c'est de faire passer tout votre trafic pour de bêtes emails. Alors vous vous dites peut-être "Mouais, encore un tunnel qui va ramer comme pas possible", mais en creusant un peu, vous allez voir, c'est pas con.
En fait ce que fait ce petit script Python (ou binaire Go) c'est qu'il enveloppe vos paquets TCP dans une connexion qui ressemble à s'y méprendre à du trafic SMTP chiffré. En gros, le truc simule un handshake avec un serveur mail (comme Postfix), lance le chiffrement TLS 1.2+, et hop, une fois le tunnel établi, il balance la purée en binaire sans que le DPI (Deep Packet Inspection) puisse y voir quelque chose. Comme ça le firewall n'y comprend plus rien, le petit chou ^^.
C'est un peu comme un tunnel SSH en fait mais déguisé en serveur mail, ce qui le rend beaucoup plus discret. Parce que là où un tunnel SSH peut être repéré par sa signature un peu trop évidente, une connexion SMTP chiffrée, c'est ce qu'il y a de plus banal sur le net. Du coup, ça passe crèèèème.
Niveau fonctionnalités, x011 (le dev) a fait les choses bien. Le truc est multi-utilisateurs avec des secrets partagés pour l'auth, supporte le multiplexing (plusieurs connexions dans un seul tunnel), et gère même une whitelist d'IP pour éviter que n'importe qui ne squatte votre tunnel. C'est propre quoi.
L'installation côté serveur est simplifiée grâce notamment à un script tout fait que vous pouvez lancer sur n'importe quel petit VPS. Un petit curl et c'est réglé :
curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/x011/smtp-tunnel-proxy/main/install.sh | sudo bash
Et côté client, c'est encore plus simple car une fois votre utilisateur créé sur le serveur, vous récupérez un petit fichier zip contenant tout ce qu'il faut. Vous lancez le script start.bat ou start.sh, et boum, vous avez un proxy SOCKS5 local qui tourne sur 127.0.0.1:1080.
Il ne vous reste alors plus qu'à configurer votre navigateur ou vos applications pour passer par ce proxy SOCKS, et vous voilà libre comme l'air.
C'est dingue ce qu'on peut faire avec un peu d'ingéniosité, non ?
Attention quand même, ça reste du tunnel, donc ne faites pas de bêtises avec... A moins que le DPI en face analyse l'entropie de manière ultra poussée (ce qui est rare car coûteux en ressources), ça devrait tenir, mais ne vous croyez pas invisible pour autant. Pour contourner de la censure ou accéder à vos services hébergés à la maison depuis un wifi public bridé, c'est donc l'outil parfait. Si les mails passent, tout passe !
Le code est dispo sur GitHub pour ceux qui veulent. Perso je me garde ça sous le coude comme ça, ni vu ni connu j't'embouille sur ton wifi bridé nord coréen là ^^.
Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter .
Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.
Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.
Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.
Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec Sentinel . C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.
Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.
Merci à Lorenper pour le partage !
Vous vous souvenez des cassettes VHS ?
Bon, là rien à voir avec le magnétoscope de mémé qui clignote à 12:00 mais je suis quand même content de vous présenter VHS , un petit outil open source concocté par la team Charm dont je vous ai déjà parlé.
Y'a pas longtemps, je cherchais un moyen propre de faire une petit démo d'un projet perso et je ne sais pas si vous connaissez Terminalizer (j'en avais déjà parlé), mais là pour le coup, j'ai préféré l'approche de VHS parce qu'au lieu d'enregistrer votre terminal en "live" comme Terminalizer et de me faire stresser à chaque faute de frappe, ça me permet de scripter entièrement en amont ma démo.
En fait vous écrivez un fichier ".tape" avec vos instructions, et l'outil génère un rendu (GIF, MP4, WebM) nickel chrome. C'est donc le rêve de tous les perfectionnistes comme moi qui recommencent 15 fois la même capture parce qu'ils ont oublié un sudo ou qu'ils ont bafouillé sur le clavier.
Pour l'installer, comme d'hab :
brew install vhs
Après si vous passez par Docker, c'est possible aussi mais il vous faudra impérativement ttyd et ffmpeg installés sur votre machine pour que ça tourne.
Ensuite, voici à quoi ressemble un scénario en .tape :
Output demo.gif
Set FontSize 20
Set Width 1200
Type "echo 'Salut les amis !'"
Sleep 500ms
Enter
Sleep 2s
Et là, c'est magique, vous lancez la commande et c'est parti :
vhs demo.tape
Il lance alors un terminal invisible, tape les commandes pour vous, et enregistre le rendu. Hop, c'est dans la boîte mes petits Spielberg !
Mais ça ne s'arrête pas là puisqu’on peut aussi contrôler la vitesse de frappe pour donner un effet plus naturel, ou utiliser la commande "Wait" pour mettre le script en pause jusqu'à ce qu'une certaine chaîne de caractères apparaisse à l'écran. Genre pour ne pas couper la vidéo pendant un "npm install" qui dure trois plombes.
Et ce qui est top moumoute avec VHS , c'est que comme c'est du code, vous pouvez versionner vos démos sur Git. Mieux encore, vous pouvez les intégrer dans votre CI/CD avec GitHub Actions. Du coup, si votre CLI change, votre GIF de documentation se régénère automatiquement (à condition de configurer le commit du résultat, bien sûr). C'est ti pas beau ça ?
Comme ça s'en est fini des GIFs flous ou des screencasts qui pèsent une tonne. Avec VHS c'est propre, c'est net, et c'est maintenable !
Si vous êtes comme moi et que vous vivez dans Apple Notes parce que c'est fluide, synchronisé partout, et que ça marche sans qu'on ait à se poser de questions, cet outil va vous plaire.
Parce que oui, voilà, le jour où vous voulez bidouiller vos notes en ligne de commande, les exporter en Markdown, ou simplement éviter de vous retrouver coincé dans votre prison dorée Apple... Et bien c'est la galère. J'ai longtemps cherché une solution propre. Je me suis même dit à un moment que j'allais coder un script Python foireux pour scrapper la base SQLite locale, mais j'ai vite abandonné l'idée.
Pourquoi ? Parce que j'ai découvert Stash , un petit outil en ligne de commande qui fait le pont entre vos notes Apple et des fichiers Markdown.
Et le truc cool, c'est que ça marche dans les deux sens. Vous pouvez exporter vos notes Apple en Markdown (comme ici : Exporter pour vos backups ), mais aussi éditer vos fichiers Markdown et renvoyer les changements directement dans Apple Notes. C'est une vrai synchro bidirectionnelle qui vous rend vraiment maître de vos données.
J'ai testé ça sur macOS Tahoe avec un dossier de notes en vrac. J'ai lancé le bousin, et ça m'a fait plaisir de voir mes fichiers .md popper proprement dans le terminal, prêts à être commités ensuite sur un GitHub ou édités dans VS Code.
L'installation est toute bête, via Homebrew :
brew tap shakedlokits/stash https://github.com/shakedlokits/stash
brew install shakedlokits/stash/stash
Et ensuite, c'est juste 2 commandes. Pour exporter une note Apple vers Markdown, c'est
stash pull "Ma Super Note"
Stash va chercher la note dans Apple Notes, la convertit en Markdown propre via Pandoc, et vous la balance dans un fichier local Ma Super Note.md.
Et la seconde commande c'est pour faire l'inverse (éditer votre Markdown et pousser les changements vers Apple Notes). Là faut faire
stash push "Ma Super Note.md"
Et là, magie !! Vos modifs se retrouvent dans l'app Notes, synchronisées sur tous vos appareils Apple (iPhone, iPad, Mac). C'est dommage que ça soit pas natif ce truc.
Stash c'est chouette (Oula pas facile à prononcer vite celle là) parce qu'il utilise du YAML front-matter pour lier chaque fichier Markdown à une note Apple spécifique (via un ID unique). Quand vous faites stash push, le contenu du fichier écrase la note. Quand vous faites stash pull, la note écrase le fichier.
Attention toutefois car c'est là que ça se corse... Stash écrase sans pitié !! Si vous modifiez votre note sur l'iPhone ET votre fichier Markdown en même temps, c'est le dernier qui parle qui a raison. Y'a pas de fusion intelligente à la Git, donc gaffe aux conflits. C'est un peu brut de décoffrage, mais au moins c'est clair et prévisible.
Bref, pour ceux qui veulent scripter leurs notes, automatiser des backups, ou simplement bosser en Markdown avec leur éditeur préféré, c'est le chaînon manquant. J'avais testé Obsidian et Joplin par le passé, mais la synchro iCloud ou WebDAV m'avait saoulé. Là, c'est le bon compromis avec l'interface Apple pour la saisie, le Markdown pour le stockage long terme.
Ça y est les amis, NVIDIA a enfin lâché son client GeForce Now natif pour Linux ! Après des années à bidouiller avec des solutions non officielles ou à passer par le navigateur (beurk ^^), on a ENFIN droit à une vraie app qui tourne en natif.
Pour ceux qui débarquent, GeForce Now c'est donc le service de cloud gaming de NVIDIA. En gros, vous jouez à vos jeux sur des serveurs surpuissants équipés de RTX 5080, et le flux vidéo est streamé sur votre machine. Du coup, même si votre PC date de Mathusalem, vous pouvez faire tourner Cyberpunk 2077 en Ultra comme si de rien n'était.
Après y'a quand même un truc important à piger c'est que vos jeux, faut les acheter à côté. GeForce Now ne vend rien, il se connecte à vos bibliothèques Steam, Epic Games Store, Ubisoft Connect et compagnie. Ainsi, si vous possédez déjà des jeux sur ces plateformes, vous les retrouvez directement dans l'interface. Par contre, tous les jeux ne sont pas compatibles, mais il y a un catalogue d'environ 2000 titres supportés.
Côté config, c'est pas trop exigeant vu que c'est votre connexion internet qui fait le gros du boulot :
L'installation est carrément simple puisque NVIDIA distribue l'app via Flatpak, donc c'est universel. La première méthode qui est à mon sens la plus rapide c'est que vous téléchargiez le fichier .bin depuis le site officiel . Ensuite vous le rendez exécutable et vous le lancez :
chmod +x GeForceNOWSetup.bin
./GeForceNOWSetup.bin
Deuxième méthode, si vous préférez tout faire en ligne de commande :
flatpak remote-add --user --if-not-exists GeForceNOW https://international.download.nvidia.com/GFNLinux/flatpak/geforcenow.flatpakrepo
flatpak install flathub org.freedesktop.Platform//24.08
flatpak install -y --user GeForceNOW com.nvidia.geforcenow
Attention, petit piège : si vous êtes sous Wayland et que la fenêtre refuse de s'ouvrir, y'a un fix :
flatpak override --user --nosocket=wayland com.nvidia.geforcenow
NVIDIA propose trois formules :
Petit détail qui peut piquer, depuis janvier 2026, y'a un cap de 100 heures de jeu par mois sur les abos payants. Si vous dépassez, c'est 2,99€ (Performance) ou 5,99€ (Ultimate) par tranche de 15 heures supplémentaires. Bon, 100 heures par mois ça fait quand même 3h20 par jour... sauf si vous faites des sessions marathon le week-end, ça devrait aller.
En tout cas, avoir le DLSS 4 et le ray tracing natifs sur Linux via le cloud, c'est quand même un sacré pas en avant. D'ailleurs, ça tombe bien au moment où 90% des jeux Windows tournent maintenant sur Linux grâce à Proton... Entre le cloud gaming et la compatibilité native, y'a jamais eu de meilleur moment dans l'histoire de l'Humanité pour lâcher Windows si vous êtes un gamer ^^.
Si l'installation plante avec « Flatpak not found », installez d'abord Flatpak via votre gestionnaire de paquets (sudo apt install flatpak sur Ubuntu).
Si vous avez des saccades, vérifiez que votre GPU supporte bien Vulkan Video. Sur les cartes NVIDIA, passez sur une session X11 plutôt que Wayland... sauf si vous avez une RTX série 30 ou plus récente, là ça devrait passer.
Pour les problèmes de latence, branchez-vous en Ethernet si possible. Le WiFi 5 GHz ça passe, mais attention au 2.4 GHz qui ajoute un sacré jitter.
Bref, si vous voulez jouer à des jeux AAA sur Linux sans vous prendre la tête avec Wine ou Proton, GeForce Now est maintenant une option carrément viable.
Amusez-vous bien !