Je me souviens encore du lancement de Windows 95... c'est un sacré souvenir pour moi... J'avais suivi ça de très près et j'en rêvait même la nuit après avoir vu la pub. Puis cette musique "Start Me Up" des Rolling Stones, c'était cool quand même. C'était le futur !
Mais est-ce que vous vous souvenez de cette petite astuce de ninja qui permettait de redémarrer cet OS aussi vite qu'une baston dans un bar du 62 ???
J'suis sûr que non, mais moi je m'en souviens encore car sur ma machine, ça me changeait vraiment la vie. En fait, il fallait maintenir la touche MAJ enfoncée en cliquant sur "Redémarrer", et hop, au lieu de se taper tout le cirque du BIOS, Windows se relançait "presque" instantanément !
Et magie magie, le secret de cette sauce vient d'être raconté par l'inoxydable Raymond Chen, vétéran de chez Microsoft, et vous allez voir, c'est chouette !
En fait quand vous faisiez ce MAJ+Redémarrer, Windows envoyait un petit "flag" spécial baptisé EW_RESTARTWINDOWS au kernel 16 bits. Comme ça au lieu de dire à la machine de faire un "cold boot" (un redémarrage à froid quoi..), le système fermait gentiment le kernel. Et le gestionnaire de mémoire virtuelle avant de faire redescendre le CPU en mode réel.
Et c'est là que le fameux win.com reprenait la main puisqu'en recevant ce signal. Ça lui disait : "Hey gros, on ne s'arrête pas, on repart pour un tour !".
win.com essayait alors de remettre le système dans un état clean, comme s'il venait d'être lancé, sauf que pour relancer Windows en mode protégé, il fallait un gros bloc de mémoire contigu. Malheureusement, si vos logiciels avaient mis trop de bazar et fragmenté la RAM, l'astuce foirait et le PC finissait par faire un vrai reboot complet. Pas cool Raoul !
Par contre, si y'avait assez de mémoire contigu libre alors win.com relançait le VMM (Virtual Machine Manager) et l'interface graphique pouvait repartir sans repasser par la case départ. Un vrai exploit de champion quoi ! C'était pour l'époque une bidouille de génie car chaque seconde gagnée sur le chargement de l'OS était une grande victoire contre l'ennui !!
Chouette comme anecdote non ? Et si vous voulez croquer encore plus de madeleines et tester ça vous-même, y'a des outils comme EmuOS qui simulent tout ça très bien. Et pour les puristes, vous monter un petit Dosbian sur Raspberry Pi reste la base pour bidouiller de vieux kernels.
Bref, même trente ans après, ces entrailles pourries de nos vieux OS recèlent encore de plein de petits secrets passionnants !
Ah qu'ils sont chaud bouillants les technophobes de la Gen Z !
Enfin technophobes c'est un bien grand mot pour des gens qui veulent juste arrêter de scroller comme des zombies sur TikTok à 3h du matin, mais cela ne vous aura pas échappé, la nouvelle tendance, ou du moins l'aspiration de pas mal de djeuns si j'en crois Wired , c'est de jeter son iPhone dernier cri, pour repasser au bon vieux téléphone à clapet de maman et papa.
Mais attention, décrocher de cette manière des réseaux, pourrait bien vous coûter quelques neurones au passage. Et déjà qu'il ne nous en reste plus beaucoup collectivement, ça peut faire mal !
Le délire théorique derrière tout ça c'est ce qui s'appelle l'hypothèse de "l'esprit étendu" (Extended Mind) balancée par les philosophes Andy Clark et David Chalmers en 1998.
Pour nos 2 gugusses, nos outils tech ne sont pas uniquement des gadgets. Non, ce sont de véritables extensions de notre cerveau. RÉELLEMENT !! Du coup, retirer votre smartphone de l'équation, ce serait un peu comme vous infliger un handicap cognitif volontairement. Clark parle même d'une "classe désémancipée" qui n'arriverait plus à naviguer dans une société où les appli sont devenue la "loi", du parking à l'authentification bancaire.
Pour ceux qui débarquent (bienvenue, soutenez moi sur Patreon , ahaha !), un dumbphone c'est simplement un mobile basique qui se concentre sur l'essentiel à savoir téléphoner à sa grand-mère et envoyer des SMS au livreur Amazon. Aux chiottes les notifications qui vibrent dans votre poche toutes les dix secondes et les photos de vacances de vos amis hipsters.
Alors je trouve cette théorie de la désémancipation (dur dur à écrire ^^) intéressante mais est ce que Wired ne pousserait pas le bouchon un peu trop loin (qui à dit dans sa tête "Maurice" ?? hein ??).
Est-ce qu'on est vraiment devenus "handicapés" parce qu'on ne sait plus trouver une pizzeria sans Google Maps ? C'est galère, certes, mais de là à parler de lésions cérébrales... faut pas pousser mémé dans les orties ! Je ne sais pas si cette théorie sera confirmée un jour mais si c'est le cas et que le smartphone est une extension indispensable à notre cerveau ramolli, je pense que l'IA aura exactement le même effet.
Heureusement, si vous voulez tenter l'aventure sans finir comme un ermite au fond d'une grotte (oui, j'aime le drame), il existe des solutions hybrides. Prenez le CAT S22 par exemple, c'est un truc super cool qui ressemble à un téléphone de chantier qui aurait survécu à une guerre mondiale (peut-être bientôt si notre trio Macron Poutine Trump continuent leur manège), mais il fait aussi tourner un Android hyper léger, ce qui permet d'y installer le strict minimum : Spotify, Maps et WhatsApp.
Comme ça vous avez l'outil, mais sans la tentation de mater des Reels pendant trois heures. Dans le même genre, le Qin F21 Pro (le petit cousin de chez Xiaomi) permet de garder un pied dans le monde moderne tout en fermant la porte au grand n'importe quoi.
Et si vous êtes plutôt branché bidouille logicielle, jetez un œil à l'application The Boring Mode . Elle transforme votre terminal actuel en un truc austère mais utilisable quand même. Et pour les puristes, des modèles comme le Punkt MP02 ou le Light Phone 2 sont des bijoux de design qui ne vendront pas votre vie privée au premier GAFAM venu. Enfin, normalement, c'est fabriqué en Chine quand même...ahahah.
D'ailleurs, si comme moi, vous avez encore votre vieux Nokia N900 qui prend la poussière, sachez que certains s'amusent encore à lui greffer des supercondensateurs et de l'USB-C. Et c'est ça finalement, la vraie liberté... C'est choisir ses outils au lieu de les subir comme un cyber-mouton.
Bref, pas mal de temps gagné et surtout un peu de sérénité retrouvée si vous arrivez à décrocher de la matrice. Maintenant, à voir si ça nous rend plus con ou pas...
Après le PC sous Linux, le serveur sous OpenBSD ou le smartphone sous LineageOS, voici peut-être enfin le " Linux du quantique ".
Ahaha, et là vous vous dites, "Mais c'est quoi encore cette merde ?"
Bah non, c'est un vrai truc très sérieux ! En effet, l'Université de Waterloo vient de balancer un projet assez dingue baptisé Open Quantum Design (OQD) et pour une fois, ce n'est pas un simple simulateur qui tourne sur votre vieux PC poussiéreux, mais un vrai design complet d'ordinateur quantique full-stack... Full Stack, c'est pas un film avec JCVD, ça veut juste dire qu'ils propose une solution de A à Z, du hardware physique jusqu'au soft qui pilote les lasers.
Car jusqu'à présent, même si des accès cloud existaient (merci IBM Q Experience), le cœur des machines restait souvent une boîte noire jalousement gardée par les géants de la tech ou d'affreuses startups aux dents longues.
Alors, pour comprendre vraiment comment ça marche "sous le capot", c'était bien coton. C'est pourquoi avec ce projet, l'idée est de péter ces barrières en proposant une architecture transparente et surtout collaborative.
Leur matos repose sur la technologie des ions piégés (ion-trapping) où en gros, on isole des ions (des atomes chargés) dans un vide poussé (ultra-high vacuum) et on les manipule avec des lasers et des champs électromagnétiques.
Ça permet de manipuler les qubits avec une précision de dingue, et d'en afficher les mesures. Ces ions servent de qubits pour traiter l'information quantique et le plus beau dans l'histoire, c'est que l'équipe partage tout : les plans du hardware, les couches électroniques de contrôle et bien sûr le logiciel !
Maintenant, pour ceux qui se demandent ce que change un ordi quantique open source, par rapport à un ordi quantique totalement fermé, c'est simple... Faut voir ça comme la fin du "croyez-nous sur parole". Ça met peu de lumière sur ce secteur et via ce hub, les chercheurs vont pouvoir contribuer et vérifier les progrès réels sans pression commerciale. OQD compte déjà plus de 30 contributeurs et des partenaires de poids comme Xanadu (côté hardware) ou la Unitary Foundation.
Maintenant, je vous vois venir les barbus du dimanche avec votre tournevis et votre sourire plein de miettes... "Est-ce qu'on peut fabriquer son ordinateur quantique DIY soi-même dans son garage ?"
Bon, calmez-vous direct les copains ! Désolé mais c'est pas encore un machin qu'on monte avec un tournevis et une pile 9V. Les lasers et le système de vide, c'est pas du matos qu'on trouve chez Casto (pour le moment) mais c'est quand même une sacrée avancée vers une science plus éthique, un peu comme quand j'écrivais sur les PCB en argile . On sort enfin du modèle propriétaire pour entrer dans l'ère de la collaboration ouverte.
D'ailleurs, ça me rappelle mes articles sur Quantum Echoes ou sur les dérives des benchmarks quantiques bidonnés . Ici, la transparence est la clé et comme le projet s'appuie sur des années de recherche au sein de l'IQC (Institute for Quantum Computing), ça permet enfin aux chercheurs de tester leurs algos sur du hardware dont ils connaissent chaque boulon !
Hello les amis, j'espère que vous êtes en grande forme !
Moi en ce moment c'est un peu la galère et j'ai pas mal de trucs à gérer du coup, voyant mon désarroi, mon pote Vincent m'a conseillé de jouer à Animal Crossing parce que ça aide à faire le vide, histoire de bien se détendre le bulbe après une dure journée de boulot.
Je vous avoue que le scepticisme m'a gagné au début... enfin bon vous savez comment je suis.. C'est impossible pour moi de ne pas fouiller un peu le sujet... Et résultat ce que j'ai découvert, c'est qu'il existe des tas d'études scientifiques qui confirment effectivement qu'Animal Crossing est bon pour la santé !
La vie paisible sur l'île dans Animal Crossing New Horizons
De mon côté, j'ai donc suivi le conseil de Vincent et je me suis lancé ! Je suis encore dans une tente (oui oui une tente jaune pipi), je ramasse coquillages plus des papillons, que je revends ensuite dans le dos des Douanes, pour rembourser mon prêt à Tom Nook, ce fdp requin de la finance insulaire.
Les mauvaises herbes en prennent aussi pour leur grade, ah et puis j'ai même acheté un banc LEGO pour décorer mon campement.
Après quelques recherches, j'ai donc appris que le truc a été sérieusement étudié par des chercheurs d'Oxford . 2 756 joueurs ont été analysés par l'équipe du professeur Przybylski en 2020. Encore un chercheur avec des problèmes de clavier ^^ mais ce qu'il a trouvé chez ces joueurs, c'est qu'un bonheur globalement supérieur était ressenti par ceux qui jouaient environ 4 heures par jour. Pas "un peu", hein mais vraiment plus heureux !
Le truc cool c'est que jamais avant ça, une recherche n'avait été menée avec des données réelles fournies par Nintendo (car d'habitude quand on demande directement aux joueurs, ils estiment n'importe comment leur temps de jeu).
Côté confinement les témoignages de 1053 joueurs ont également été épluchés par des chercheurs (étude Frontiers in Virtual Reality 2021 ) et ceux qui recevaient des visiteurs sur leur île se sentaient moins seuls. Bref se faire des potes virtuels ça marche vraiment pour le moral !
D'ailleurs si vous êtes du genre tendu du string comme moi, sachez que ces bienfaits sont expliqués par les psychologues via la Self-Determination Theory (la théorie de l'autodétermination).
Je vais bien, tout va bien - Merci à Lorenper pour le portrait ;)
En gros les 3 cases du bien-être psychologique sont cochées par le jeu de Nintendo : ✅ le lien social (visites d'amis échanges de navets à prix d'or le dimanche matin...), ✅ la compétence (satisfaction de voir son musée se remplir petit à petit c'est grisant) sans oublier ✅ l'autonomie (on fait ce qu'on veut sur son île et y'a pas de libristes en mousse, euh, y'a personne pour nous casser les pieds ^^).
Voilà, après avoir joué quelque heures, je comprends maintenant pourquoi j'ai été poussé par Vincent à essayer ce truc. C'est comme un "reset mental" où la tête se vide en se concentrant sur des trucs simples. Et c'est ainsi que la pression de la vie retombe.
C'est de la science pas de la magie les amis !
Alors j'avoue... J'ai peut-être déjà passé trop de temps à chasser les papillons mais cela dit au moins, j'ai une excuse scientifique maintenant ^^.
Allez, bon jeu à tous et prenez soin de vous !
Aujourd'hui, on va parler d'un truc qui gratte un peu : le tracking web.
Vous savez, cette sensation d'être suivi par une armée de régies publicitaires dès qu'on clique sur un article de presse ou qu'on cherche une nouvelle paire de pompes. Bah la CNIL, via son laboratoire d innovation (le LINC), développe depuis 2013 un outil qui permet de mettre des images sur ce sentiment de persécution numérique : CookieViz .
L'outil de dataviz du LINC ( Source )
CookieViz, c'est un logiciel de dataviz en temps réel qui analyse les interactions entre un navigateur et les serveurs distants. Vous naviguez via l'outil (qui embarque son propre navigateur pour la version desktop) et celui-ci débusque les cookies et les requêtes observables envoyées vers des domaines tiers.
Et souvent, le résultat ressemble à un gros plat de cyber spaghettis où chaque fil mène à un tracker différent.
La version 2.3, publiée en juin 2022 (ça date un peu, c'est vrai) reste la référence stable du projet. Le système d'analyse a été revu pour être plus stable et le navigateur intégré est plus sécurisé et la visualisation met en avant le rôle central des places de marché publicitaires dans les mécanismes d'enchères en temps réel (RTB). Vous verrez ainsi comment un seul clic peut déclencher une cascade de connexions vers des acteurs dont vous n'avez jamais entendu parler.
Le projet est open source et disponible sur GitHub ( Source )
Alors oui, pour ceux qui se demandent comment voir les cookies de suivi sans installer un logiciel complet, les navigateurs comme Chrome ou Firefox proposent des outils rudimentaires dans leurs menus de réglages. Mais franchement, à côté de CookieViz, c'est un peu comme essayer de comprendre le trafic routier en regardant par le trou d'une serrure.
Pour les amateurs de bidouille, sachez aussi que c'est du logiciel libre sous licence GPLv3 donc vous pouvez donc aller gratter le code, l'améliorer ou simplement vérifier que la CNIL ne vous espionne pas en douce (ahaha, je plaisante hein...^^).
L'outil est dispo en version desktop pour Windows, Linux et macOS et il existe aussi une extension officiellement publiée pour Firefox , tandis que les utilisateurs de Chrome ou Opera devront passer par une installation manuelle du code depuis la branche Chromium du projet.
Moi j'ai préféré l'installé à la main comme ceci en clonant le projet :
git clone https://github.com/LINCnil/CookieViz
cd CookieViz
Puis modifiez le package.json pour utiliser une version moderne de NW.js
(la version 0.64.1 originale n'est plus disponible). Dans devDependencies, remplacez :
"nwjs-builder-phoenix": "^1.15.0"
par :
"nw": "0.92.0-sdk"
Et dans scripts, remplacez :
"start": "run --x64 --mirror https://dl.nwjs.io/ ."
par :
"start": "nw ."
Puis installez et lancez :
npm install
npm run start
Ensuite, vous voilà paré pour l'audit !
Et si vous voulez vraiment reprendre le contrôle, n'oubliez pas qu'il existe d'autres solutions complémentaires. Vous pouvez par exemple essayer d' embrouiller les sites avec User-Agent Switcher (même si c'est loin d'être une protection ultime face au fingerprinting moderne) ou carément automatiser le nettoyage avec Cookie AutoDelete . Mais perso, je trouve que pour l'aspect pédagogique et "prise de conscience", CookieViz reste un outil de premier plan.
Voilà, si vous voulez voir la gueule de votre tracking en direct et réaliser que la vie privée sur le web moderne ça n'existe pas (sauf ici), allez donc faire un tour sur le site du LINC .
De quoi verser une petite larme sur le web d'antan...
Comme c'est bizarre, GTA 6 fait encore le buzz ! lol. D'abord c'était à cause de ses leaks à répétition, et aujourd'hui c'est parce que ce futur hit de Rockstar Games réussit l'exploit de faire bébébégayer certains officiels russes avant même la sortie officielle du jeu prévue pour le 19 novembre prochain.
Et ce n'est pas à cause des braquages, ni des explosions qui fâchent, ni des filles en petite tenues... Non, c'est à cause... des slips.
Oui, vous avez bien lu, l'adulte Mikhail Ivanov, le vice-président du Conseil mondial du peuple russe (une organisation très influente présidée par le Patriarche Kirill), vient de décréter que le prochain Grand Theft Auto était un « outil d'influence dangereux ». Et le grand drame de sa vie c'est que des rumeurs issues de fuites inidquent la présence de strip-teaseurs masculins dans les clubs de Vice City. Le mot "masculins" est important ici car pour lui, voir quelques pixels de mecs musclés en sous-vêtements est une « violation cynique des normes morales de base et des valeurs spirituelles traditionnelles ».
Rien que ça !
C'est quand même un pays qui envoie sa jeunesse finir en viande hachée depuis des années et qui paradoxalement s'inquiète qu'elle finisse par changer de bord pour avoir zieuté 2 / 3 mecs en slibard dans un jeu vidéo. Perso, je trouve ça génial de voir qu'un tel bastion de la virilité peut se sentir menacé par une modélisation 3D d'un mec qui fait l'hélicoptère avec son caleçon. C'est dire si les « valeurs traditionnelles » de ces gens ne tiennent plus qu'à un fil... Enfin, plutôt à un élastique ^^.
Ivanov ne rigole pas en tout cas. Il a froncé les sourcils et a demandé carrément aux autorités d'obliger Rockstar à pondre une version « nettoyée » pour leur marché. Mais mdrrrrr. Bon, après qui ne tente rien n'a rien et ce n'est pas la première fois qu'on assiste à ce genre de délire pudique puisqu'en mai 2025, lors d'une table ronde à la Douma, certains s'en prenaient déjà à Shrek et Monstres & Cie, accusés de détruire les valeurs morales des enfants russes. Ça me dépasse, j'avoue.
Après, connaissant Rockstar, je pense qu'ils n'ont pas trop l'habitude de se laisser prendre la tête par les caprices des bureaucrates de la moralité, donc il ne va pas se passer grand chose de leur côté...
A voir ensuite, si pour les joueurs russes qui voudraient quand même goûter à la débauche de Vice City sans passer par la case goulag, passer par des outils comme ByeByeDPI leur permettra de récupérer le jeu ou pas...
Allez, j'envoie toute ma force aux fragiles en tout genre qui ont peur de devenir gay ou que le monde s'écroule pour quelques zhoms en zlips. Ahahah.
Ce soir je vous propose de partir sur de la bidouille de console qui n'est pas un mod en carton hein... C'est de la vraie bidouille de champion ! Ou devrais-je plutôt dire championne puisque XNZ (小宁子) (oui c'est son pseudo) est une moddeuse chinoise qui vient de plier le game avec sa Ningtendo PXBOX 5.
Le concept c'est de faire rentrer une PlayStation 5, une Xbox Series X sans oublier la petite dernière de Nintendo, j'ai nommé la Switch 2 dans la même boîte comme papa dans la voisi... euh pardon je m'égare ^^. Oui les 3 consoles dans un seul boîtier ! Tu parles d'une mission ! Ça me rappelle la grande époque héroïque du modding de console sans filet (ce qui était aussi sacrément couillu).
Pour y parvenir, elle a littéralement désossé la PS5 et la Series X pour ne garder que les cartes mères. Quand à la Switch 2, elle a intégré une version modifiée du dock directement dans la carcasse. Une vraie boucherie !! C'est propre, c'est dense... Je presque jaloux de tant de talent !
Le cœur du réacteur est un radiateur central triangulaire en aluminium moulé à la cire et comme vous pouvez le voir dans la vidéo, c'est du travail d'orfèvre. Elle a même ajouté des plaques de cuivre pour le contact thermique histoire que ça ne fonde pas, le tout refroidi par un Phanteks T30 de 120 mm (lien affilié). Un monstre ce ventilo quand j'y pense !
Niveau alimentation, oubliez les 3 transfos de 800 kg qui traînent derrière la télé puisqu'une seule alimentation GaN de 250W (!!) suffit pour tout le monde.
Le hic (parce qu'il y en a toujours un... snif) c'est que c'est un petit contrôleur Arduino qui gère la bascule. Il faut donc fermer le jeu en cours avant de switcher l'alim sinon cette dernière se mettra en sécurité. Bon c'est pas la mort et le changement ne prend que 3 secondes donc ça vaaaa...
Maintenant, la question qui fâche c'est, où est ce qu'on met les disques, pardi ?
Bah nulle part les amis, parce que c'est une console 100% dématérialisée... y'a que la Switch qui garde ses cartouches, youpi ! Hé oui c'est le prix à payer pour obtenir une telle "compacité" (ça se dit ce mot ??). C'est vrai que quand je la compare à la N64 portable de l'époque, je me dit qu'on en a quand même fait du chemin...
Voilà, si vous avez le moindre talent en fonderie et une bonne garantie chez Darty, c'est un projet à suivre de très près.
Amusez-vous bien !
Vous êtes du genre à apprendre la guitare sur YouTube ? Bah figurez-vous que les machines font pareil maintenant sauf qu'elles c'est pas les accords de Wonderwall ou de Seven Nation Army qu'elles bossent mais plutôt les expressions faciales.
Et on nage un peu dans la rivière qui coule au fond de l'uncanny valley, faut bien se l'avouer...
En effet, des chercheurs de Columbia Engineering viennent de présenter EMO, un humanoïde capable de synchroniser ses lèvres avec ce qu'il dit, et le plus dingue dans l'histoire c'est comment il a appris à faire ça.
En fait, il se mate dans un miroir tout en regardant des vidéos sur YouTube. Comme nous quoi quand on fait les gros muscles dans le miroir de la salle de bain pour se rassurer rapport à Tibo InShape, sauf que lui c'est pour apprendre à parler et il n'a pas besoin de 47 tentatives pour retenir un truc. Vous me direz, depuis le temps qu'on nous promet des androïdes capables de communiquer naturellement, je pense qu'on a le droit d'être sceptique mais là, y'a un petit truc qui change, vous allez voir...
En fait la bête embarque 26 petits moteurs sous une peau en silicone rien que pour sa tronche et ça lui permet de reproduire des expressions faciales plutôt convaincantes. Le hic c'est que jusqu'ici, ce genre de bidule ressemblait plus à un cauchemar animatronique ou à Bogdanov (paix à leur âme) qu'à autre chose.
Alors pour contrer ça, l'équipe de Hod Lipson au Creative Machines Lab de Columbia a utilisé ce qu'ils appellent une approche VLA (vision-to-action). En gros, EMO s'observe d'abord lui-même pour comprendre comment sa tronche bouge, puis il s'entraîne sur des heures de vidéos pour associer les sons aux mouvements de lèvres correspondants. Un peu comme ces travaux japonais sur l'apprentissage par les émotions mais poussé BEAUCOUP plus loin.
Et c'est scotchant parce qu'EMO peut parler et même chanter en anglais, français, arabe, chinois, japonais, coréen... oui le gars est plus polyglotte que la plupart d'entre nous et l'équipe qui l'a conçu a même sorti un album entier généré par IA et baptisé " Hello World ", où cette petite tête interprète les morceaux avec ses expressions faciales synchronisées.
C'est un peu déroutant c'est vrai mais avouez que c'est FOUFOU nan ?!
Bon, on est pas encore dans "iRobot" non plus, faut pas s'emballer et les sons en "B" et en "W" lui posent encore quelques soucis, parce que la peau en silicone, c'est pas aussi souple que des vraies lèvres... Et cette petite bouille qui vous regarde en chantonnant, ça reste un poil creepy comme un discours de Macron au nouvel an, mais pour une fois, j'ai envie d'y croire les amis ! Parce que ce genre de techno, ça ouvre des portes intéressantes telles que des interfaces naturelles pour les assistants vocaux, des frérots mécaniques moins flippants qu'un sourire d'Elon Pèlon, ou des prothèses faciales animées pour les personnes qui en auraient besoin.
J'ai hâte de voir la suite en tout cas ! Et si vous voulez voir les plus merveilleux robots de Korben info , il suffit de cliquer ici !
Les boîtes à rythmes physiques des années 90 sont devenues de vraies antiquités... lol. Après moi j'ai grandi avec alors forcément je mesure pas trop l'évolution mais j'imagine des gamins qui découvrent ça... Ça doit être un grand moment de solitude pour eux.
Alors si vous avez toujours rêvé de posséder l'un de ces petits Pocket Operators de chez Teenage Engineering, j'ai ce qu'il vous faut.
Ça s'appelle Beats et c'est une drum machine qui tourne DIRECT dans votre navigateur.
L'interface épurée de Beats ( Source )
C'est développé par Alejandro AR a.k.a @kinduff, et ça utilise Tone.js pour le son et Stimulus.js pour l'interface. Vous avez à votre dispo une grille de 16 pas, un format ultra classique où vous activez / désactivez ensuite des cases pour créer votre propre rythme. Y'a du Kick, de la snare, du hi-hat...etc... tout y est.
Ce qui est cool c'est que vous arrivez sur la page vous cliquez sur "Play Beat" et PAF ça tourne. Vous pouvez modifier le BPM, changer de kit de batterie pour un truc plus trap ou house, lo-fi, boom bap, etc. et même sauvegarder vos créations via une URL pour les partager avec vos potes ou David Guetta ^^.
En tout cas, je trouve que c'est une SUPER porte d'entrée pour ceux qui voudraient comprendre comment fonctionne un séquenceur sans dépenser un rond. C'est visuel et on pige vite la logique de cette grille d'instruments (ce qui est LOIN d'être le cas avec certains DAW très typé usine à gaz pour donner un air intello à votre artiste préféré).
Et puis c'est parfait pour composer quelques idées quand on est loin de son setup habituel, genre si vous êtes au bureau entre 2 réunions Teams. Après faut pas s'attendre à produire un album tout de suite non plus. C'est + pour du prototypage rapide. M'enfin, vu le prix moins cher que gratuit, personne ne va se plaindre je pense ;).
Et si ce genre d'outil vous branche, ça me rappelle Drumbit dont je vous parlais il y a pas longtemps ou encore cet émulateur web Roland TB-303 & TR-808 pour les puristes de l'Acid House.
Ouais je fais genre je m'y connais ^^
IA par-ci, IA par-là.. même ceux qui critiquent l'IA générative, s'en servent pour faire leurs posts de blog remplis de fake blabla. Mais cette fois on touche un peu au nerf de la guerre, puisque Daniel Stenberg, le créateur de Curl, a lancé son petit cri d'alarme la semaine dernière.
Curl est un outil qui est dispo dans à peu près tous les systèmes qui ont une adresse IP et le problème de Daniel c'est que son projet reçoit de TROP nombreux rapports de sécurité bidon générés à la chaîne par des LLM.
Du coup, ça lui fait perdre pas mal de temps ainsi qu'aux mainteneurs du projet, pour trier le bon grain de l'ivraie
C'est tellement critique qu'il envisage sérieusement de fermer son programme de Bug Bounty... Bref, ça craint pour l'avenir de la collaboration autour de l'open source.
Une fois encore, et au risque de me répéter, le problème n'est pas l'outil. l'IA est une super aide pour analyser du code mais quand on y ajoute une incitation financière (un bounty quoi), ça devient la fête à la paresse intellectuelle. Des "chasseurs de primes" sans compétences, s'emparent alors de scripts à base d'IA pour scanner des repos et copient collent les rapports sans les lire.
L'idée pour eux, c'est qu'en faisant ça massivement, ils grapillent un petit peu de sous.
Et de ce que j'ai compris, Curl n'est pas le seul projet à vivre ce calvaire. Par exemple, Godot (le moteur de jeu) a lui aussi dû prendre des mesures contre ce genre de contributions GenAI, et ça s'inquiète aussi beaucoup du côté du noyau Linux...
Tous ces petits indices me font donc me demander quel est l'impact réel de l'IA sur l'open source... Parce que d'un côté, c'est quand même une super aide. Ça abaisse la barrière à l'entrée. Ça permet de voir des choses qu'un humain n'aurait pas forcément vues. Mais d'un autre côté, ça inonde les mainteneurs de projets sous un tas de rapports "slop" (C'est LE mot à la mode pour désigner du contenu merdique fait par IA ^^) contenant des failles imaginaires ou cassant des fonctionnalités existantes.
Bref, c'est un peu la merde parce que les mainteneurs de repos sont en train de vriller parano, à fliquer les contributeurs au lieu de collaborer, et je trouve que ça casse un peu l'essence même de l'open source qui est la confiance et la réputation.
Quand vous poussez un bon gros commit, vous annoncez aux barbus en rute que c'est votre boulot, avec du vrai jus de cervelle derrière. Mais si c'est un LLM qui a tout pondu et que vous n'avez même pas relu, vous n’êtes plus un contributeur : vous êtes juste un spammeur.
Alors on fait quoi ?
On revient comme dans les années 90 avant l'IA, par pur "Oui mais moi j'ai des principes", ou est-ce qu'on apprend à utiliser ces modèles comme des assistants et on commence à s'éduquer les uns les autres pour essayer de faire de la qualité en remettant l'humain dans la boucle ?
Moi je trouve que l'IA générative c'est génial, mais je trouve aussi que les gens l'utilisent mal, et c'est ça qui produit ce slop en fait. Et je trouve ça con parce qu'on pourrait aller tellement plus loin si les gens apprenaient à collaborer avec l'IA au lieu de juste s'en servir pour pouvoir regarder Netflix pendant que ça bosse...
Donc les amis, si vous utilisez une IA pour trouver un bug, il n'y a pas de soucis avec ça (c'est mon point de vue évidemment), mais au moins vérifiez-le, rejouez-le, essayez de le comprendre, sinon bah abstenez-vous quoi.
Et si ce sujet de la gouvernance des projets libres vous plaît, je vous invite à jeter un œil aux discussions sur les bannissements dans le noyau Linux et les distribs . Rappelez-vous aussi de "l'incident" de la backdoor XZ Utils qui aurait pu très mal tourner...
L'open source et le libre, c'est fragile et il faut en prendre soin.