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Il a transformé un vieil iPhone 8 en serveur OCR alimenté au soleil

Mon, 01 Jun 2026 18:10:32 +0200 - (source)

Un iPhone 8 qui dormait dans un tiroir. Hemant Kumar, ingénieur logiciel basé au Canada, l'a ressorti, branché sur un panneau solaire et transformé en serveur de reconnaissance de texte qui tourne sans la moindre interruption depuis maintenant plus d'un an, sans box, sans prise murale, juste le soleil.

L'OCR, c'est la reconnaissance optique de caractères. La techno qui lit une photo et en ressort le texte, brut, copiable. Tout passe par Apple Vision (pas le casque), cette brique d'analyse d'images qu'Apple intègre gratuitement à chaque iPhone et chaque Mac depuis des années et qui exécute ses calculs en local, directement sur le téléphone, sans jamais expédier la moindre image vers un quelconque serveur dans le cloud.

L'appli qui pilote l'ensemble est minuscule. Un programme écrit avec les outils maison d'Apple, réglé sur le mode de reconnaissance le plus précis, correction linguistique activée, et conçu pour ne faire que ça.

Les compteurs, eux, sont énormes. 83 418 requêtes traitées. 48 Go d'images avalées. Et des pointes à plus de 1 000 demandes dans une seule journée quand le projet qui l'alimente tourne à plein régime.

Côté alimentation, l'iPhone est raccordé à une station portable EcoFlow River 2 Pro de 768 Wh, rechargée par un panneau solaire de 220 W posé dehors, et un petit mini PC fait l'aiguilleur en récupérant les requêtes d'un autre projet de Hemant pour les transmettre au téléphone via Tailscale, ce réseau privé qui relie vos appareils entre eux comme s'ils partageaient le même wifi.

Le plus dur n'a pas été le serveur. C'était d'empêcher iOS de mettre l'iPhone en veille et de tuer le programme au bout de quelques minutes, ce que le système fait par défaut pour préserver la batterie.

Et la batterie, justement. Plus d'un an de fonctionnement non-stop, et elle tient encore 76% de sa capacité d'origine, ce qui n'a rien d'évident pour une cellule de 2017.

L'économie, elle, est dérisoire. Environ 10 dollars par mois face à un serveur classique, soit deux à trois ans pour rentabiliser le panneau. Personne ne se lance là-dedans pour le portefeuille.

Le sens du projet est ailleurs. Un appareil promis au tiroir, voire à la benne, se retrouve à abattre un boulot bien réel, en silence et au soleil, là où la plupart d'entre nous auraient simplement sorti la carte bleue pour un service d'OCR hébergé dans le cloud.

Bref, un iPhone 8 qui bosse très bien à la retraite.

Source : Terminal Bytes


Ma visseuse de geek préférée a maintenant un écran, et oui, j'ai encore craqué

Mon, 01 Jun 2026 16:00:23 +0200 - (source)
- Contient des liens affiliés Amazon -

Il y a un peu plus d'un an, je vous parlais ici de ma petite visseuse électrique Hoto, celle qui m'avait réconcilié avec le montage de meubles Ikea, ma grande phobie de toujours, et que je n'avais plus lâchée depuis. Sauf que Hoto a sorti un nouveau modèle baptisé PixelDrive , et cette fois la marque a clairement poussé le curseur plus loin en lui collant carrément un petit écran sur le dessus.

Un écran sur une visseuse, je vous l'accorde, ça sent le gadget parfaitement inutile au premier abord. Sauf qu'après l'avoir achetée, plein pot et évidemment juste avant une promo parce que je ne changerai décidément jamais, je m'en sers absolument tout le temps.

Un petit écran qui sert vraiment

Cet écran affiche en temps réel le couple de serrage sélectionné ainsi que le niveau de batterie restant, et c'est honnêtement bien plus pratique que je ne l'aurais cru, parce qu'on ne devine plus si on est sur le bon réglage ou si la batterie risque de nous lâcher au beau milieu d'une commode à moitié assemblée. C'est exactement le genre de détail dont on se moque tant qu'on ne l'a pas eu sous la main, et dont on n'arrive curieusement plus à se passer une fois qu'on s'y est habitué.

Six couples de serrage et deux vitesses

Sur la puissance, la PixelDrive grimpe nettement par rapport au modèle que je connaissais, puisqu'on passe de trois à six réglages de couple échelonnés de 0,5 à 6 N·m, de quoi être beaucoup plus précis selon qu'on resserre la minuscule charnière d'une paire de lunettes ou qu'on monte un meuble entier dans le salon. La gâchette joue elle aussi la finesse, avec une pression moyenne qui fait tourner l'embout à 80 tours par minute pour les travaux délicats, et une pression à fond qui l'emmène à 200 tours par minute quand il s'agit simplement d'aller vite.

Trente embouts et une recharge USB-C

Hoto livre sa PixelDrive avec une trentaine d'embouts, vingt longs et dix courts couvrant une bonne vingtaine de types différents, le tout soigneusement rangé dans un petit cylindre à trois étages vraiment bien pensé. La batterie grimpe à 2000 mAh et se recharge surtout en USB-C, ce qui pour le maniaque du câble unique que je suis reste totalement non négociable, tant je ne comprends toujours pas les outils qui s'entêtent encore au micro-USB en 2026. La LED éclaire désormais tout autour sur 360 degrés, histoire de ne plus jamais bricoler à l'aveugle au fond d'un placard mal éclairé.

Bref, faut-il craquer ?

Affichée à 69,99 euros contre 79,99 en prix conseillé, et régulièrement bien en dessous avec les codes promo du moment (c'est effectivement le cas avec un coupon à cocher au moment où je publie cet article), la PixelDrive coûte forcément plus cher qu'une visseuse d'entrée de gamme, parce que l'écran et les trente embouts se paient. Mais pour un outil aussi bien pensé, qui traîne en permanence sur mon bureau et qui me sauve la mise régulièrement, je trouve honnêtement que ça les vaut. Si vous cherchez une visseuse de geek, jolie, puissante et qui se recharge enfin comme tout le reste de vos affaires, foncez, parce que moi, je ne reviens clairement pas en arrière.


De faux utilitaires PC transforment votre carte graphique en mineur de crypto à votre insu

Mon, 01 Jun 2026 15:11:47 +0200 - (source)

Vous installez CrystalDiskInfo pour surveiller l'état de vos disques, FurMark pour pousser votre carte graphique dans ses retranchements, HWMonitor pour garder un oeil sur les températures... Attention !

Sauf que depuis quelques semaines, certains de ces téléchargements sont piégés. Les équipes Microsoft Defender Experts ont repéré, depuis le mois de mars, plus de 150 faux sites qui se font passer pour ces utilitaires et installent en douce un mineur de cryptomonnaie.

Le choix des logiciels copiés n'a rien du hasard. À cette liste s'ajoutent Display Driver Uninstaller, l'outil qui nettoie en profondeur les pilotes graphiques, le K-Lite Codec Pack ou encore PDFgear. Ce sont exactement les programmes qu'installe quelqu'un qui possède une grosse carte graphique dédiée, justement le composant qui rend le minage rentable.

Le but, c'est de faire tourner cette carte à votre insu pour fabriquer de la cryptomonnaie au profit des pirates, ce qu'on appelle le cryptojacking. Reste à attirer les victimes. Les attaquants trafiquent le référencement, pour propulser leurs faux sites tout en haut des résultats de recherche.

Et depuis avril, ils ont ajouté un canal: les chatbots IA. Quand un utilisateur demande à un assistant où récupérer tel logiciel, la réponse générée peut très bien pointer vers un domaine contrôlé par les pirates, présenté avec le même aplomb qu'un lien parfaitement sain.

Le piège, lui, est bien construit. Dans le ZIP, le vrai logiciel s'ouvre normalement. Mais à côté dort autorun.dll, une bibliothèque piégée que l'exécutable charge tout seul, sans la moindre alerte, par une technique de détournement appelée DLL sideloading. Le code malveillant passe pour un composant attendu, et Windows ne bronche pas.

Ensuite tout s'enchaîne. msiexec, l'installateur intégré à Windows, dépose un second fichier, vcredist_x64.dll. Le nom singe le Visual C++ Redistributable, un composant Microsoft qu'on croise partout. Sauf que c'est un faux. Dessous se cache ScreenConnect, un vrai outil d'administration à distance, qui ouvre aux pirates une porte permanente sur votre PC.

Et le minage démarre. lolMiner, gminer, SRBMiner-MULTI: des mineurs GPU connus se mettent à faire tourner votre carte pour fabriquer de la crypto. Le plus vicieux, c'est leur patience, parce qu'ils attendent que la machine soit au repos pour bosser et se figent à la seconde où vous lancez un jeu ou une grosse application. Vous ne voyez rien.

Pendant ce temps, votre carte chauffe et s'use pour enrichir un parfait inconnu. Et votre facture d'électricité grimpe, sans la moindre contrepartie.

La parade est toute bête. Pour installer un utilitaire, ne cliquez pas sur le premier lien d'un moteur de recherche ou d'un chatbot. Passez par le site officiel de l'éditeur, ou par le Microsoft Store.

Bref, le point faible n'est plus le téléchargement louche au fond du web, mais le réflexe de cliquer sur le premier lien venu, suggestion d'IA comprise.

Source : Microsoft


Ils ont refait la machine qui a cassé le code Enigma, version FPGA

Mon, 01 Jun 2026 14:31:14 +0200 - (source)

Trois étudiants de l'université Cornell ont reconstruit, sur une puce moderne, la machine qui a permis aux Alliés de casser le code Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale.

Erica Jiang, Kelvin Resch et Isabella Frank ont mené ce projet dans le cadre du cours ECE 5760, repéré par le site spécialisé Hackaday. Plutôt qu'une simple simulation logicielle, ils ont gravé toute la logique du déchiffrement directement dans le matériel, en utilisant un FPGA.

Un FPGA (Field Programmable Gate Array), c'est une puce dont on peut recâbler les circuits comme on veut, autant de fois qu'on veut. Au lieu d'écrire un programme qui tourne sur un processeur classique, vous redessinez physiquement la logique de la puce. Pour répéter encore et encore la même opération à toute vitesse, c'est imbattable.

Petit rappel sur Enigma. La machine utilisée par l'armée allemande chiffrait chaque message avec trois rotors choisis parmi cinq, plus un tableau qui reliait dix paires de lettres entre elles. Le nombre de réglages possibles ? Environ 159 quintillions. Un 159 suivi de dix-huit zéros.

Autant dire qu'on ne teste pas ça à la main.

À Bletchley Park, le centre secret du renseignement britannique, Alan Turing a conçu une machine électromécanique baptisée la Bombe pour faire le tri. L'astuce ne consistait pas à tout essayer, mais à éliminer logiquement des montagnes de combinaisons impossibles à partir d'un "crib", un bout de texte qu'on devinait présent dans le message, souvent un bulletin météo ou un bon vieux "Heil Hitler".

Un autre mathématicien, Gordon Welchman, a ensuite ajouté le "diagonal board", un câblage supplémentaire qui exploitait une faiblesse d'Enigma pour aller beaucoup plus vite. À l'époque, une Bombe mettait une vingtaine de minutes à passer en revue les positions de rotors d'un message.

C'est tout ce système que les trois étudiants ont rebâti, pas seulement la Bombe isolée mais l'ensemble de la chaîne de déchiffrement de Bletchley Park. Et comme la logique est figée dans la puce, le FPGA l'exécute bien plus vite qu'un logiciel sur un processeur ordinaire.

La documentation complète, le code source et une vidéo de l'interface en plein déchiffrement sont en ligne sur le site de Cornell.

Ce genre de projet, c'est aussi une façon de garder vivante une histoire qui a pesé sur le cours de la guerre, et au passage sur toute la naissance de l'informatique. Turing en est l'un des pères.

Refaire en quelques mois de cours ce qui mobilisait des baraquements entiers en 1940, sur une puce qui tient dans la main, ça a quelque chose de fou quand même.

Source : Hackaday


Oscar Molnar voulait une intelligence artificielle qui tourne entièrement chez lui, sans envoyer la moindre donnée vers le cloud, et il y est arrivé pour environ 200 euros en greffant dans son PC une carte graphique qui n'avait normalement rien à faire dans une machine de salon.

L'objectif, c'est de faire tourner en local ce qu'on appelle un grand modèle de langage, le fameux LLM qui se cache derrière les ChatGPT et compagnie, directement sur son propre ordinateur plutôt que sur les serveurs distants d'une entreprise.

L'intérêt est double, puisque aucune donnée personnelle ne quitte la machine et qu'une fois le matériel payé, chaque requête ne coûte ensuite quasiment plus rien du tout.

Côté configuration, il a gardé sa RTX 4080 et ses 16 Go de mémoire vidéo, avant d'y greffer une Tesla V100, une carte pensée à l'origine pour les serveurs de datacenter, qu'il a quand même dénichée pour pas chère (170 euros sur eBay), avec un adaptateur à une cinquantaine de livres histoire de la brancher sur un port d'ordinateur tout ce qu'il y a de classique.

L'ensemble lui offre du coup 32 Go de VRAM, autrement dit la mémoire embarquée sur la carte graphique, celle qui décide concrètement de la taille du modèle d'IA qu'on est capable de charger.

Avec une telle réserve, il fait tourner Qwen3.6, un modèle ouvert d'environ 27 milliards de paramètres, compressé pour tenir dans 19 Go et capable, au passage, d'analyser aussi des images.

Les performances ont quand même de quoi surprendre pour du matériel de récupération assemblé à la maison, avec environ 32 tokens par seconde en génération, un token étant grossièrement un morceau de mot, et près de 150 lorsque le modèle avale d'un coup la question qu'on lui pose, le tout grâce à llama.cpp, le logiciel libre devenu la référence pour faire tourner ces IA en local.

Il a même branché par-dessus un assistant de programmation maison, et il juge franchement le rendu compétitif face aux modèles cloud les plus récents.

Un détail vient quand même gâcher un peu la fête, parce que la Tesla V100 disparaît parfois des radars après un simple redémarrage à chaud, un caprice de détection matérielle qui l'oblige à éteindre complètement la machine pour la voir réapparaître.

Bref, 200 euros de récup pour une IA perso qui ne fuite rien à personne. Pour les bidouilleurs jaloux de leurs données, ça donne sérieusement envie d'essayer.

Source : Tymscar


Il aura fallu trente-sept ans à Colin Porch pour voir son jeu enfin sortir, et cette seule durée suffit à résumer l'histoire un peu folle de ce développeur britannique de 81 ans, ancien d'Ocean, l'un des studios de jeux vidéo les plus réputés de l'époque des micro-ordinateurs 8 et 16 bits.

Tout commence en 1989, quand Porch se lance dans une suite à Head Over Heels, un jeu de plateforme et de réflexion en vue isométrique devenu culte sur le ZX Spectrum, ce petit ordinateur familial qui a initié toute une génération de joueurs au jeu vidéo.

Sa suite, elle, est pensée pour l'Atari ST et l'Amiga, les deux ordinateurs personnels qui dominaient le jeu à la toute fin des années 80, à une époque où chaque machine avait encore sa propre logithèque bien à elle.

Et puis le projet capote, comme tant d'autres, lorsque les consoles de salon débarquent au début des années 90 et redistribuent complètement les cartes du marché.

Le jeu inachevé reste alors rangé dans un tiroir pendant des décennies, jusqu'à ce que Gary Bracey, l'ancien patron de Porch chez Ocean, le convainque de reprendre le chantier, persuadé que l'appétit du public pour le rétro était bel et bien reparti.

Il a aussi fallu négocier avec Atari, qui détient aujourd'hui les droits sur les personnages d'origine, avant de pouvoir espérer commercialiser quoi que ce soit.

Le résultat porte le nom de Return to Blacktooth: A Head Over Heels Adventure, et il est sorti le 4 mai 2026 chez l'éditeur Thalamus Digital, au prix de 12,99 dollars.

Le plus beau, c'est qu'il tourne réellement sur de vraies machines Atari ST et Amiga, pas sur un émulateur déguisé en jeu moderne comme on en voit tant aujourd'hui.

Porch, lui, résume ces décennies d'acharnement par une formule toute simple : un travail mené par pure passion, terminé coûte que coûte.

Bref, un jeu Amiga qui débarque en 2026, codé par un développeur de 81 ans. Le retrogaming n'a pas toujours besoin d'émulateur, juste d'un peu de patience.

Source : Time Extension


Jean-Baptiste Kempf, le fondateur de VideoLAN, la communauté derrière le lecteur VLC, vient de lever le voile sur dav2d, un décodeur logiciel taillé pour AV2, le prochain grand codec vidéo libre.

Sa devise tient en une phrase qu'il assume complètement : un codec n'existe vraiment que le jour où tout le monde est capable de le décoder.

Pour bien comprendre, un codec, c'est la recette qui compresse une vidéo pour qu'elle pèse moins lourd à stocker et à transmettre, puis qui la reconstitue à la lecture.

AV2 est le successeur d'AV1, ce codec libre et sans redevances poussé par l'Alliance for Open Media face aux formats payants comme le HEVC, et il promet environ 25 % de compression en plus qu'AV1, parfois davantage selon les premières évaluations.

dav2d prolonge donc le travail entamé avec dav1d, le décodeur AV1 maison de VideoLAN qui est devenu, au fil des ans, le décodeur AV1 logiciel le plus déployé de la planète, présent aussi bien dans VLC et FFmpeg que dans Firefox, Chrome, Safari ou Android.

Le projet est ouvert, sous licence BSD comme son grand frère, et se développe publiquement sur le GitLab de VideoLAN depuis quelques semaines déjà.

Côté technique, dav2d gère déjà le 8 et le 10 bits, couvre l'intégralité des fonctions du décodeur de référence AVM v15, et embarque des optimisations écrites à la main en assembleur pour les processeurs Intel et AMD comme pour les puces ARM, avec du RISC-V en chantier et un outil de vérification intégré dès le premier jour.

Le vrai défi est là : décoder de l'AV2 est environ cinq fois plus lourd que décoder de l'AV1, ce qui rend un décodeur rapide et soigneusement optimisé absolument vital si on veut lire ces vidéos sans faire chauffer la machine.

La spécification d'AV2 vient tout juste d'être publiée par l'Alliance for Open Media, qui avait déjà mis la main à la poche pour financer une partie de dav1d à ses débuts.

Bref, le codec vidéo de demain a déjà son décodeur libre en route. Et quand VideoLAN s'y colle, on sait que ça finira tôt ou tard dans la moitié de nos appareils.

Source : Jean-Baptiste Kempf


Convertir un jeu de console en son, graver ce son sur un disque vinyle, puis le relire sur une platine pour relancer le jeu, c'est le genre de projet inutile et réjouissant dont seul le monde du retrogaming a le secret, et c'est précisément ce que le bidouilleur Throaty Mumbo a voulu tester sur une vieille Sega Mega Drive.

Sa chaîne de bricolage repose sur une Mega Everdrive Pro, cette cartouche moderne qui permet de charger n'importe quel jeu sur la console d'origine via une carte mémoire ou, plus rarement, via un port USB normalement réservé aux développeurs qui testent leur code sans réécrire une carte à chaque essai.

Pour alimenter ce port, il a branché une carte Pico 2 équipée du microcontrôleur RP2350, une puce à quelques euros chargée de récupérer le signal audio dans lequel sont encodées les données du jeu, puis de le retransformer en flux USB compréhensible par la cartouche.

Le disque, lui, a été gravé puis relu sur un PO-80 de Teenage Engineering, un graveur-lecteur de vinyles miniature vendu comme un jouet musical, dont la vocation première n'a jamais été de transporter proprement le moindre paquet de données numériques d'un bout à l'autre d'une platine.

Et c'est exactement là que le projet s'écroule, puisque le débit plafonne à quelques kilo-octets par seconde, une lenteur d'un autre âge, pendant que le PO-80 restitue un son bien trop dégradé pour que la console parvienne à reconstituer les données sans la moindre erreur.

Le jeu n'a jamais démarré.

Throaty Mumbo en convient volontiers : avec un graveur sérieux et une platine digne de ce nom, sa méthode finirait probablement par fonctionner, parce que le principe reste parfaitement valable et que seul le matériel jouet le fait dérailler pour le moment.

Et au fond, l'idée n'a rien d'inédit, puisque dans les années 80 plusieurs magazines glissaient déjà entre leurs pages de fins disques souples en plastique, sur lesquels les lecteurs récupéraient de vrais programmes informatiques en les passant tout simplement sur l'électrophone du salon.

Bref, un échec qui donne quand même envie de voir quelqu'un retenter le coup avec du vrai matériel.

Source : Hackaday


Depuis cinquante ans, on rend les puces plus puissantes en gravant des transistors toujours plus petits, ces minuscules interrupteurs électriques qui font tout le travail. Sauf qu'on approche d'un mur physique : on ne peut plus vraiment les miniaturiser.

C'est tout l'enjeu de la fameuse loi de Moore, cette observation selon laquelle le nombre de transistors d'une puce double environ tous les deux ans. Sauf qu'elle s'essouffle.

Une équipe de l'université de l'Illinois, menée par le chercheur Qing Cao, propose une autre voie. Plutôt que de rétrécir les transistors, on les empile les uns sur les autres, à la verticale.

Leur démonstration est solide. Ils ont fabriqué trois couches de silicium superposées, chacune contenant 625 transistors, avec un taux de réussite de 98 à 100 %. Autrement dit, presque aucun composant défectueux, ce qui est rarissime sur ce genre de prouesse.

La méthode repose sur des membranes de silicium ultra-fines, de dix nanomètres ou moins, soit des milliers de fois plus fines qu'un cheveu. On les transfère avec une sorte de rouleau lamineur, et surtout on les colle à seulement 200 degrés, une température assez basse pour ne pas griller les couches déjà posées en dessous.

Et c'est ça qui change tout par rapport à l'existant. Les puces 3D actuelles, comme la mémoire empilée ou le cache des processeurs AMD, se contentent de coller ensemble des galettes de silicium déjà fabriquées, avec un alignement grossier.

Ici, chaque couche est construite directement sur la précédente, avec une précision de l'ordre du nanomètre. Les connexions entre étages sont donc bien plus denses et bien plus rapides.

Côté performances, les transistors empilés tiennent la comparaison avec ceux fabriqués de façon classique, et écrasent les matériaux alternatifs d'un facteur trois à quatre. Les travaux viennent d'être publiés dans la prestigieuse revue Nature.

Pour l'instant, l'équipe n'a montré que trois couches, mais elle assure que le procédé peut monter bien plus haut, et discute déjà avec des fonderies pour passer à la production.

Bref, la loi de Moore ne meurt pas, elle prend juste de la hauteur. Maintenant il faut que les usines suivent.

Source : Techspot


Après le suivi de profil Google qui vous permet de renforcer la qualité des actualités que vous voyez dans Discover, Google met maintenant à dispo un nouveau truc qui s'appelle les Sources préférées.

Et l'idée (à la con) c'est de dire à Google quels sites vous voulez voir remonter en priorité dans vos recherches / A la une . La fonctionnalité se déploie en ce moment en France et en français, donc oui, ça commence à tous nous concerner.

Tout se passe sur la page dédiée google.com/preferences/source où vous gérez tout d'un coup. La seule condition pour que votre site préféré soit dedans c'est qu'il publie de l'actu assez régulièrement, sinon il ne ressortira même pas dans la liste. Et pensez bien sûr à vous connecter à votre compte Google, sinon ça ne marchera pas d'un appareil à l'autre.

Alors pourquoi se faire chier avec ça ?

Hé bien pour une fois, c'est vous qui tenez le volant de ce que vous voyez dans les résultats de recherche, parce qu'entre les pages slop / spammy, ceux qui usurpent des noms de domaines ou la fameuse foire aux articles bidons de Google Actu (je pense au fameux "Attention l'argent liquide va être interdit le mois prochain"), la moindre recherche est vite devenue un piège à cons !

Mais là, grâce à ça, vous reprenez la main et vous dites à Google "Hey vieux schnock, ces sources-là, j'ai confiance, alors fais-les remonter plus souvent". Plus de 200 000 sites ont déjà été sélectionnés par les internautes depuis le lancement et pour les webmasters comme moi et peut-être vous (?), l'intérêt saute aux yeux !

Google détaille même la marche à suivre (avec un petit bouton à télécharger si vous voulez le mettre sur votre site) et annonce noir sur blanc que les lecteurs sont "deux fois plus susceptibles de cliquer" vers un site une fois qu'ils l'ont défini comme source préférée.

Attention hein, ce "2 fois" c'est 2 fois plus de chances de cliquer, pas 2 fois plus de trafic d'un coup. Mais bon, que les gens cliquent deux fois plus sur votre site, ça ne se refuse pas.

Après ce qui est dommage, c'est que Google ne nous file aucun tableau de bord pour savoir qui vous a ajouté ni mesurer l'effet réel sur votre trafic. Ça viendra peut-être, qui sait ? Et ce n'est pas non plus un coup de pouce au référencement global de votre site... En vrai ça ne profite qu'aux lecteurs qui vous ont déjà ajouté.

Bref, c'est un peu radin niveau transparence mais ça reste du trafic gratuit.

Si vous voulez ajouter ce lien dans vos pages, suffit de coller votre domaine derrière google.com/preferences/source?q= comme ceci :

https://www.google.com/preferences/source?q=https://korben.info

Vous pouvez aussi balancer ça sur vos réseaux ou dans votre newsletter et c'est tout ! Vos lecteurs n'auront plus qu'à cocher la case en face de votre URL.

Donc si vous lisez Korben régulièrement, faites-moi plaisir et ajoutez korben.info à vos sources préférées. Le lien est juste ici , le site est déjà pré-rempli, vous cochez et c'est réglé ! Comme ça vous me retrouverez plus souvent dans vos recherches et news à la une sur la home de Google, sans trop dépendre de l'humeur du jour de l'algorithme. Et si c'est dans Google Discover que vous voulez me voir plus souvent, faut cliquer ici puis sur le bouton "Suivre sur Google". Votre soif de tech vous dira merci !

Ça vous prend 2 secondes et ça remet un peu de pouvoir entre vos mains. Et pendant que vous y êtes, ajoutez aussi les autres sites que vous adorez lire, comme ça y'aura pas de jaloux !

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