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Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi

Tue, 24 Mar 2026 17:45:24 +0100 - (source)

La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer.

Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l'effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie.

Comment la dionée attrape ses proies

La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détectent le contact d'un insecte. Quand un poil est touché, il active des canaux à calcium dans les cellules de la plante.

Ce mouvement d'ions crée un potentiel d'action, un signal électrique qui se propage sur toute la surface de la mâchoire et qui déclenche la fermeture. Le tout en une fraction de seconde.

Ce qui se passe sous un faisceau de particules

Quand la plante a été exposée au faisceau ionisant de l'accélérateur, toutes ses mâchoires se sont fermées d'un coup. La radiation a provoqué exactement le même mouvement d'ions que celui déclenché par un insecte : les ions quittent les cellules, créent une pression osmotique, et paf, la mâchoire se referme.

Sauf que cette fois, pas besoin de mouche. Le faisceau de particules a activé le mécanisme sur l'ensemble de la plante en une seule fois.

La plante n'y a pas survécu

Le problème, c'est que la radiation ionisante ne s'est pas contentée de chatouiller les canaux ioniques. Elle a aussi détruit l'ADN des cellules de la dionée, ce qui a tué la plante. L'expérience ne peut donc pas être répétée sur le même spécimen.

Electron Impressions avait d'ailleurs déjà fait parler d'eux en créant des éclairs de Lichtenberg piégés dans du verre avec le même accélérateur.

C'est le genre d'expérience un peu absurde qui donne envie de regarder la vidéo en boucle. Voir une plante carnivore réagir à un faisceau de particules comme si c'était une mouche, c'est quand même assez inattendu.

Et puis il faut le dire, ça rappelle que la biologie et la physique ne sont pas si éloignées qu'on le croit. Dommage pour la plante en tous cas.

Source : NIH.gov


Un développeur a mis au point un système de détection de drones qui tient dans la main et coûte moins de 15 dollars.

Le projet Batear utilise un microcontrôleur ESP32-S3 et un micro pour repérer les drones par le son de leurs hélices. Le tout est open source et fonctionne sans connexion internet.

Écouter les hélices plutôt que chercher un radar

Le principe de Batear est assez simple en fait. Plutôt que d'utiliser un radar ou une caméra, le système analyse le son ambiant pour y détecter les fréquences caractéristiques des moteurs de drones.

L'algorithme de Goertzel surveille six fréquences précises entre 200 et 4000 Hz, qui correspondent aux harmoniques habituelles des rotors.

Quand l'énergie sonore sur ces fréquences dépasse un certain seuil par rapport au bruit ambiant, le système déclenche une alerte, et le tour est joué.

Tout le traitement se fait en local sur l'ESP32-S3, dans ses 512 Ko de mémoire vive. Pas de cloud, pas de serveur, pas de données qui transitent quelque part. Simple, efficace.

Moins de 15 dollars de matériel

Côté composants, il faut un ESP32-S3 et un micro MEMS ICS-43434 avec interface I2S. Et puis c''est tout. Le micro enregistre le son à 16 kHz, l'ESP32 analyse 512 échantillons toutes les 100 millisecondes, et le système consomme si peu d'énergie qu'il peut tourner sur batterie ou panneau solaire.

Le créateur, qui se fait appeler TN666, a publié l'ensemble du code sur GitHub sous le nom Batear. Il s'est d'ailleurs inspiré des dispositifs acoustiques d'avant l'invention du radar, comme les fameux cornets géants japonais des années 1930 qui servaient à repérer les avions à l'oreille.

Quelques limites quand même

Le projet en est encore à ses débuts. Batear a été testé avec des enregistrements audio de drones, mais pas encore en conditions réelles en extérieur. Le vent, le bruit de fond, la distance et le type de drone sont autant de variables qui peuvent fausser la détection.

Le créateur recommande d'ailleurs d'utiliser une protection en mousse sur le micro pour limiter les interférences du vent. Il envisage aussi d'intégrer des modèles TensorFlow Lite pour améliorer la fiabilité, et invite la communauté à contribuer au projet.

Pour 15 dollars et un peu de soudure, c'est le genre de projet bricolage qu'on a bien envie de tester. Alors bien sûr, ça ne remplacera pas un système anti-drone militaire, mais pour surveiller un jardin ou un terrain privé, ça peut rendre service.

Et puis l'idée de revenir aux bonnes vieilles méthodes acoustiques pour détecter ce qui vole au-dessus de nos têtes, il y a quand même un côté un peu rétro qui ne manque pas de charme, non ?

Source : Hackaday


Le Z80 de Zilog, le processeur qui a fait tourner le ZX Spectrum, le Game Boy et des dizaines de micro-ordinateurs des années 80, a été arrêté en juin 2024 après 48 ans de bons et loyaux services.

Un bricoleur a créé le PicoZ80 , une petite carte qui se glisse directement dans le même support et qui émule le processeur original grâce à une puce Raspberry Pi.

48 ans de service, et puis s'en va

Le Zilog Z80 a été lancé en 1976 et il a alimenté une bonne partie de l'histoire de l'informatique personnelle. ZX Spectrum, MSX, Amstrad CPC, Game Boy, calculatrices Texas Instruments : la liste des machines qui ont tourné avec ce processeur 8 bits est longue.

Zilog a annoncé sa fin de vie en avril 2024 et a cessé de prendre des commandes en juin de la même année. Les stocks de Z80 neufs en boîtier DIP-40 commencent donc à se raréfier, et c'est là que le PicoZ80 entre en jeu.

Un Raspberry Pi dans un boîtier DIP-40

Le PicoZ80, développé par le maker eaw, utilise un microcontrôleur RP2350B (la puce du Raspberry Pi Pico 2) monté sur un circuit imprimé au format DIP-40, avec le même brochage que le Z80 original. Un des deux coeurs Cortex-M33 à 150 MHz se charge d'émuler le Z80, pendant que le second gère l'accélération et les périphériques.

Les moteurs PIO du RP2350 prennent en charge les transactions de bus en temps réel, ce qui garantit un timing identique à celui du processeur d'origine. La carte embarque aussi 8 Mo de PSRAM, 16 Mo de flash pour stocker des images ROM, et un coprocesseur ESP32 qui ajoute le WiFi, le Bluetooth et un lecteur de carte SD.

Des machines classiques qui renaissent

Le PicoZ80 peut fonctionner comme un simple Z80 de remplacement, mais il propose aussi des "personas" de machines classiques. Des pilotes existent déjà pour le RC2014, le Sharp MZ-80A et le Sharp MZ-700, et d'autres sont en développement pour l'Amstrad PCW8256.

La carte fait aussi office d'expandeur mémoire, d'hôte USB et d'émulateur de disquette. Vous remplacez un processeur de 48 ans et vous gagnez au passage le WiFi et le stockage sans fil.

Bref, on parle quand même d'un projet qui ressuscite un processeur plus vieux que moi (de 1976) avec une puce à quelques euros. Pour les passionnés de rétro-informatique qui ont un vieux micro au fond du placard, c'est peut-être la meilleure nouvelle de l'année.

Source : Hackaday


Si vous êtes sous Windows 10 ou 11, vous avez forcément déjà ragé sur un truc tout bête. Genre redimensionner 50 photos d'un coup, renommer des fichiers en masse, ou juste organiser vos fenêtres proprement sur un écran ultra-large. Tout ça, Windows ne sait pas le faire nativement et c'est bien dommage ! Heureusement, c'est là que les PowerToys entrent en jeu... Si vous ne connaissez pas encore ça, sachez simplement qu'il s'agit d'un pack d'une trentaine d'utilitaires open source, maintenus par Microsoft eux-mêmes qui s'installent comme ceci dans un powershell lancé en admin :

winget install Microsoft.PowerToys -s winget

C'est gratuit, c'est dispo sur GitHub, et franchement, c'est à se demander pourquoi tout ça n'est pas intégré par défaut dans l'OS. C'est fou quand même !

Le premier truc qui change la vie, c'est FancyZones. Si vous avez un grand écran, le Snap Layout de Windows 11 c'est... limité. Avec FancyZones, vous créez vos propres zones de dépôt. Vous maintenez MAJ, vous glissez une fenêtre, hop, elle se cale exactement où vous voulez. Une fois qu'on y a goûté, impossible de revenir en arrière.

Autre indispensable c'est PowerToys Run. Tapez Alt + Espace et une barre de recherche épurée apparaît comme Spotlight sur Mac. Ça cherche vos applis, vos fichiers, ça fait calculatrice et conversion d'unités. Bref, vous pouvez oublier le menu Démarrer (et ses pubs).

Pour garder une fenêtre au premier plan quoi que vous fassiez, Win + Ctrl + T et c'est réglé. Always on Top, ça s'appelle et ça se matérialise sous la forme d'une bordure colorée qui apparaît pour vous montrer que la fenêtre est "clouée". Pratique quand vous suivez un tuto tout en tapant du code à côté.

Côté renommage de fichiers, PowerRename remplace avantageusement des outils comme Ant Renamer . Clic droit sur vos fichiers, search & replace avec support des regex pour les plus courageux. Du coup, fini le renommage un par un comme en 2003.

Y'a aussi Color Picker (Win + Maj + C) qui transforme votre curseur en pipette pour chopper n'importe quel code couleur à l'écran. Et Text Extractor (Win + Maj + T) qui fait de l'OCR instantané sur une zone de votre écran. Attention, ça marche pas toujours selon la police, mais ça évite de retaper du texte à la main.

Le plus dingue, c'est Crop and Lock. Vous faites Win + Ctrl + Maj + R et vous découpez une zone d'une appli pour en faire une fenêtre indépendante. Genre un graphique ou un flux d'infos. Sous le capot, ça crée une sorte de proxy visuel de la fenêtre originale, et vous pouvez même continuer à interagir dedans.

Et si vous avez deux PC côte à côte, Mouse Without Borders vous permet de les contrôler avec la même souris et le même clavier. Vous passez d'un écran à l'autre comme si c'était la même machine. Et d'ailleurs, si vous perdez votre curseur sur vos écrans géants, y'a aussi un utilitaire ici pour retrouver sa souris facilement.

Après j'ai pas tout listé. Y'a par exemple un éditeur de variables d'environnement hyper fastoche à utiliser, un aperçu du registre (pour éviter les bêtises), une fonction "Command Not Found" pour vous aider dans le terminal, un redimensionneur d'images intégré au clic droit...etc. Bref, à vous de fouiller mais ce que je retiens c'est que Microsoft a mis 30 ans à admettre que son OS avait des manques, et au lieu d'y répondre au cœur de Windows, ils ont fait ce side project devenu indispensable.

Et pour ceux qui veulent gérer leurs installs avec une interface graphique, allez voir WingetUI . C'est le complément parfait.

Voilà. Installez ça et remerciez-moi plus tard !


"Une requête ChatGPT consomme 10 fois plus d'énergie qu'une recherche Google."

Cette phrase, vous l'avez lue 100 fois. Mais est-ce vraiment vrai ?

Charles Duprat, chercheur en inclusion numérique, vient de publier un papier qui retourne complètement ce chiffre. Et même si je suis incapable de vérifier la validité scientifique de tout ce qu'il avance, ça vaut le coup d'en parler.

Son argument de base est simple et pas con. En fait quand on compare l'énergie d'une requête IA vs une recherche Google, on ne regarde en fait que ce qui se passe côté serveur, plutôt que l'ensemble de la chaîne. Le GPU Nvidia qui mouline d'un côté, l'index Google qui répond de l'autre.

Sauf que dans la vraie vie, une recherche web sur votre iPhone ou votre Android, c'est clairement pas juste un serveur qui tourne ! C'est le téléchargement de plusieurs mégaoctets via la 4G, c'est du JavaScript et du CSS qui font chauffer le CPU de votre téléphone, c'est du temps d'écran, et surtout c'est des dizaines de scripts publicitaires et de trackers qui tournent en arrière-plan. Et rien de tout ça n'apparaît dans le bilan "officiel".

Du coup, le chercheur a modélisé la comparaison au niveau de la session utilisateur complète. Donc pas juste la requête serveur, mais tout le trajet : réseau mobile, rendu de page, pubs, temps passé à lire. Et là, les résultats sont contre-intuitifs car pour une tâche complexe sur mobile (genre comparer des pompes à chaleur et des chaudières gaz), une session LLM consommerait environ 5,4 fois moins d'énergie qu'une session de recherche web classique. Dans le pire des cas modélisé, l'avantage reste quand même de 1,6 fois.

Alors d'où ça vient ?

D'abord, la page web médiane sur mobile pèse 2,56 Mo. Oui, 2,56 Mo pour une seule page web sur Chrome ou Safari qui est ensuite transmise en 4G à 0,17 kWh/Go, et ça, ça coûte déjà plus en énergie réseau qu'une inférence LLM complète. Une réponse ChatGPT ou Claude, c'est environ 5 Ko de texte brut. Le ratio de transmission est de 500 pour 1 avant même de parler du reste. Quand on sait déjà que la consommation réelle des datacenters est un sujet à tiroirs, ça relativise pas mal.

Et puis y'a le boulet de la pub programmatique ! Des études (Khan et al., 2024) montrent que les bloqueurs de pub intégrés comme Brave réduisent la consommation électrique du terminal de 15 à 44%. En gros, quand vous naviguez sur un site d'actu classique, jusqu'à 41% de l'énergie de la session sert à charger et exécuter du JavaScript publicitaire. Hé bien le LLM court-circuite tout ça en vous filant une réponse texte directe.

Comme je vous le disais en intro, je suis totalement incapable de valider la méthodologie de cette étude... Allez savoir si les paramètres sont bien calibrés. Et c'est un working paper, donc pas encore relu par des pairs, avec des simulations plus nombreuses. L'auteur se base sur des chiffres publiés par Google pour Gemini (0,24 Wh par prompt, issu d'un papier arXiv), par Epoch AI pour ChatGPT (0,30 Wh), et par Sam Altman lui-même (0,34 Wh). Et comme ces chiffres viennent des constructeurs eux-mêmes, ça mérite qu'on garde un oeil critique.

Par contre, l'étude a aussi l'honnêteté de poser ses propres limites car l'avantage s'effondre pour les requêtes simples en Wi-Fi depuis votre PC ou Mac (quasi parité LLM <> Google). Et surtout, ça s'inverse violemment dès qu'on passe aux modèles de raisonnement type o3 ou Deep Think, qui consomment 30 à 700 fois plus qu'une inférence standard parce qu'ils génèrent des chaînes de pensée à rallonge.

Le paradoxe de Jevons est aussi mentionné : si l'IA est plus efficace par requête, les gens en feront forcément plus, donc la consommation globale augmentera quand même. Et la question des modèles éco-responsables reste elle aussi entière.

Mais bon, cette étude remet quand même en question un truc qu'on répète tous sans trop réfléchir. Comparer un serveur IA à un serveur Google, c'est oublier que la recherche web moderne, c'est devenu "recherche + publicité + réseau mobile + rendering JavaScript + temps d'attention". Et comme Google lui-même commence à coller de l'IA (les AI Overviews) en plus par-dessus ses résultats classiques, ça devient un joyeux bordel à mesurer...

Bref, lisez l'étude vous-mêmes , c'est en accès libre. Et faites-vous votre propre avis !


Un développeur vietnamien a trouvé le moyen de faire fonctionner du code Arduino sur un microcontrôleur 8051, une architecture conçue par Intel en 1980.

L'astuce repose sur un émulateur RISC-V intégré directement dans la puce, et le tout est disponible en open source sur GitHub.

Une puce de 45 ans qui refuse de mourir

Le 8051, c'est un microcontrôleur 8 bits qu'Intel a conçu en 1980. L'anecdote veut que son architecture ait été dessinée en un week-end par l'ingénieur John Wharton.

Depuis, Intel a vendu plus de 100 millions d'unités rien que sur la première décennie, et des variantes compatibles sont encore produites et utilisées un peu partout, des souris d'ordinateur aux puces Bluetooth.

La version ciblée ici, c'est le STC8H8K64U, un dérivé moderne fabriqué par le chinois STC Micro. Il coûte moins d'un dollar et reste populaire en Asie, mais les outils de développement modernes ne le prennent pas en charge. D'où l'idée du projet.

Un émulateur RISC-V dans un 8051

Bùi Trịnh Thế Viên n'a pas cherché à porter le compilateur Arduino directement sur l'architecture 8051, ce qui aurait été un chantier monstre.

Il a opté pour une approche détournée : intégrer un émulateur RISC-V (appelé rv51, écrit en assembleur 8051 par un autre développeur, cyrozap) dans la puce STC8. Le code Arduino est compilé pour RISC-V, puis exécuté via cet émulateur.

Le projet est disponible sur GitHub sous le nom STC_Arduino_Core.

Des limites assumées

L'émulation a un coût. L'émulateur consomme 8 Ko de mémoire flash sur la puce, et la vitesse d'exécution est divisée par 100 à 1 000 par rapport au code natif. Pour le code qui demande du temps réel, comme la gestion des interruptions, il faut repasser sur de l'assembleur 8051 classique.

Et puis il faut le dire, des microcontrôleurs RISC-V natifs existent et coûtent à peine plus cher. Le projet reste donc un exercice technique et pédagogique, pas une solution de production.

C'est le genre de bidouille qui fait sourire. Faire tourner du code Arduino sur une architecture de 1980 via un émulateur RISC-V coincé dans 8 Ko, il fallait quand même y penser.

Bon par contre, on ne va pas se raconter d'histoires, en pratique ça n'a pas beaucoup d'intérêt face à un vrai microcontrôleur RISC-V à 2 euros. Mais l'exercice a le mérite de prouver que le 8051 a encore de la ressource, 45 ans après sa création.

Source : Hackaday


« Can it run DOOM ? » Vous connaissez tous la question je pense. En effet, depuis 1993, le FPS d'id Software a tourné sur à peu près tout ce qui contient un processeur, des calculatrices aux écouteurs en passant par des tests de grossesse. Et là, Adam Rice vient de pousser le délire encore plus loin en stockant et en lançant le jeu entier... via des enregistrements DNS.

Oui, ce bon vieux protocole de plus de 40 ans, conçu à la base pour traduire des noms de domaine en adresses IP (RFC 1035, tout ça). En fait, la magie tient dans le fait que les enregistrements TXT n'ont aucune validation de contenu. Du coup, rien n'empêche d'y coller du texte arbitraire... genre un FPS complet converti en texte via base64. En gros, le DNS devient un stockage clé-valeur distribué mondialement et mis en cache un peu partout. Pas mal comme CDN du pauvre !

Le fichier WAD (les niveaux et assets du jeu, 4 Mo) passe à 1,7 Mo après compression, les DLLs du moteur de 4,4 Mo à 1,2 Mo, et le tout est découpé en 1 966 enregistrements TXT sur une seule zone CloudFlare Pro. Un record spécial contient également les métadonnées de réassemblage (nombre de chunks, hash de vérification).

Ensuite, côté joueur, un script PowerShell de 250 lignes résout les 2 000 requêtes, reconstruit le binaire en mémoire et hop, ça tourne. Les données du jeu ne touchent ainsi jamais le disque, puisque tout reste en mémoire. Le tout chargé en 10 à 20 secondes (PowerShell 7 requis) !

Le truc rigolo, c'est que l'auteur ne connaît pas le C#. C'est Claude (oui, encore cette fichue IA, ahaha) qui s'est tapé le portage en modifiant managed-doom, un port C# du moteur original, pour remplacer les lectures fichier par des flux mémoire et virer toutes les dépendances natives au profit d'appels Win32 directs. L'audio a été sacrifié pour réduire le nombre de records mais bon, on va pas chipoter. Après si vous voulez tester, sachez que ça ne fonctionne que sous Windows car ça repose sur PowerShell, donc pas de version Linux pour l'instant.

D'ailleurs, si le concept vous rappelle quelque chose, c'est normal. Planquer des données dans les enregistrements TXT, c'est en fait une technique bien connue en sécu. J'en parlais déjà avec DNSteal pour exfiltrer des fichiers via DNS , ou avec ces malwares carrément stockés dans les records DNS . Adam Rice le dit lui-même, son projet est parti de l'exploration de techniques d'implants (staging de shellcode via TXT records) sauf qu'au lieu de planquer un trojan, il y a planqué ce FPS de +33 ans. C'est quand même plus sympa !

À vrai dire, avant d'en arriver là, il a d'abord fait un proof of concept avec une image de canard (va savoir pourquoi). Encoder la photo en base64, découper en chunks, uploader via l'API CloudFlare, reconstruire de l'autre côté avec un hash identique et ça a marché du premier coup. Par contre pour la vidéo, oubliez, un MP4 de 1 Go ferait 670 000 enregistrements.

Voilà et tout ça pour 20 dollars par mois (le prix de la zone CloudFlare Pro). Donc si DOOM sur des écouteurs vous avait déjà fait sourire, attendez qu'un taré le fasse tourner avec que des paquets ICMP. Bah quoi ??

Bref, le code est dispo sur GitHub et le DNS a clairement pas fini de nous surprendre.

Source


Oups, le triple envoi

Mon, 23 Mar 2026 15:51:42 +0100 - (source)

Si vous avez reçu ma newsletter 3 fois ce lundi, non, vous n'êtes pas dans la Matrice, et non, je ne suis pas non plus devenu un affreux spammeur de viagra.

En fait, mon plugin WordPress a juste décidé de partir en freestyle. Pour ceux qui ne le savent pas, mes newsletters sont générées automatiquement puisque c'est un récap de tout ce qui a été publié dans la semaine. Je suis tout seul aux manettes, j'ai pas une armée de stagiaires pour rédiger ça à la main, et croyez-moi, c'est pas dans mon intérêt non plus de vous spammer, car chaque envoi me coûte des sous-sous.

Bref, j'ai (normalement) corrigé le tir en intégrant un système de verrou dans le plugin pour que ça ne se reproduise plus. Tout est artisanal ici, c'est du fait maison, et jusqu'à présent ça tournait nickel. Pas de bol. Ouin.

Un grand merci donc à tous ceux qui m'ont gentiment signalé le problème. Vous êtes au top ! J'ai quand même eu droit à un "Allez ciao KorbenGPT" d'une personne qui visiblement ne s'est pas remis de ce trauma que je lui ai infligé avec mon spam involontaire de ce matin. Bon vent l'ami et beaucoup de courage pour la suite ^^.

Pour les autres, les vrais, ceux qui sont encore là sachez que si vous n'êtes pas encore abonné à la newsletter, c'est par ici . Et promis, je ferais tout ce qui en mon pouvoir pour qu'à l'avenir, vous ne la receviez qu'une seule fois. ;)

Merci


Et bien pourquoi pas ? Ce garçon a en effet réussi à produire de la musique, simplement en pointant un laser de 5 watts sur une feuille d'or. Pas de membrane, pas de bobine, pas d'aimant : le son est généré directement par l'air, chauffé et refroidi à grande vitesse par le faisceau lumineux.

Cet concept a un nom, c'est l'effet photoaoustique, et il a été découvert en 1880 par Alexander Graham Bell, l'inventeur de la cloche (non ça c'est une vanne, pardon).

Un effet vieux de 145 ans

L'effet photoacoustique a été découvert par Alexander Graham Bell en 1880 en observant que des objets éclairés par la lumière du soleil pouvaient émettre des sons. Quand une lumière intense frappe un matériau, elle le chauffe.

Ce matériau transfère sa chaleur à l'air environnant, qui se dilate. Si la source lumineuse est modulée rapidement, les cycles d'expansion et de contraction de l'air produisent des ondes sonores. Pas besoin de membrane ni de bobine. Juste de la lumière et de l'air.

De la feuille d'or au casque imprimé en 3D

Le maker SomethingAboutScience a testé plusieurs approches. Un laser de 5 watts dirigé sur une feuille d'or a produit de la musique reconnaissable, la feuille d'or absorbant bien la lumière bleue et étant assez fine pour transférer rapidement la chaleur à l'air.

Le même laser dirigé dans du dioxyde d'azote a donné un son plus propre. Il a même fabriqué un prototype d'écouteur imprimé en 3D, avec la feuille d'or tapissant l'intérieur de la cavité et la lumière acheminée par fibre optique.

Bon par contre, c'est peut-être un peu moyen de coller un laser de 5 watts à son tympan, je dis ça je dis rien.

Des pistes concrètes

L'application la plus directe concerne les casques audio pour IRM. Les écouteurs classiques à fils et aimants fonctionnent mal dans l'environnement magnétique d'un scanner, et la qualité sonore est souvent catastrophique.

Un système photoacoustique réglerait ce problème en supprimant tout composant métallique. Des chercheurs du MIT ont aussi montré qu'on pouvait envoyer un message audio à une personne située à 2,5 mètres en utilisant un laser et la vapeur d'eau présente dans l'air, à un volume de 60 décibels.

On parle d'une technologie découverte il y a 145 ans et qui reste au stade de la bidouille. Mais produire du son sans aucune pièce mécanique, juste avec de la lumière, ça a quand même de la gueule.

Source : Hackaday


Le YouTubeur PhasedTech a intégré un PC gaming complet dans le boîtier d'une Xbox Series X : un Intel Core i7-12700, 32 Go de RAM, une RTX 5060 et une alimentation 600W. Le tout démarre sous Windows, lance Steam en mode Big Picture, et le lecteur de disques fonctionne encore. Le résultat arrive pile avant le Project Helix de Microsoft, qui promet la même chose en version officielle.

Un PC complet dans un boîtier de console

Le mod repose sur un Intel NUC 12 Extreme Compute Element, une carte PCIe qui intègre un PC complet : processeur Core i7-12700 (12 coeurs), 32 Go de DDR4 en SODIMM et un SSD NVMe Crucial P3 Plus de 1 To en PCIe 4.0.

Pour la partie graphique, PhasedTech a opté pour une Gigabyte GeForce RTX 5060 en format compact, avec une alimentation Flex-ATX de 600W installée au-dessus du GPU. Des fixations sur mesure maintiennent le tout en place.

Le résultat est assez bluffant : de l'extérieur, rien ne distingue cette machine d'une Xbox Series X classique. Les boutons en façade fonctionnent, et le lecteur optique aussi, ce qui était loin d'être garanti vu l'espace disponible à l'intérieur.

Des performances de vrai PC

La machine tourne sous Windows et démarre directement en mode Steam Big Picture, ce qui donne une interface très proche d'une console. Côté performances, PhasedTech annonce entre 100 et 140 images par seconde sur Arc Raiders en 1080p avec des réglages moyens à élevés, et environ 250 images par seconde sur Counter-Strike 2 en réglages élevés.

On est donc sur du PC gaming tout à fait correct pour du 1080p, avec un accès à toute la bibliothèque Steam, Epic Games Store et tout le reste.

Les températures sont annoncées comme correctes malgré l'espace très restreint, même si PhasedTech n'a pas communiqué de chiffres précis sur la chauffe en charge.

Un mod qui arrive au bon moment

Ce projet tombe pile au moment où Microsoft prépare son "Xbox Mode" pour Windows 11, prévu en avril 2026. L'idée de Redmond, c'est de proposer une interface console sur PC, avec à terme le projet Helix qui promet de faire tourner les jeux PC sur la prochaine Xbox.

PhasedTech a pris les devants en montrant que ça marche déjà, avec du matériel qui tient dans un boîtier de Xbox.

Bien sûr, ce type de mod reste réservé aux bricoleurs qui savent manier un fer à souder et qui sont prêts à sacrifier une Xbox Series X.

Le coût total du matériel n'a pas été communiqué, mais entre le NUC 12, la RTX 5060 et l'alimentation, on imagine que la facture dépasse largement le prix d'une console neuve.

Le projet de PhasedTech est la meilleure démonstration qu'on ait vue de ce que Microsoft essaie de faire avec Project Helix : fusionner l'expérience console et PC dans un même boîtier. Sauf qu'ici, c'est un bricoleur qui y arrive avant le constructeur. C'est quand même assez amusant.

Par contre, on ne peut pas vraiment conclure que ce genre de mod va se démocratiser : c'est un projet sur mesure, avec des composants choisis pour leur format compact, et il faut des compétences solides pour arriver à ce résultat.

Source : Techspot


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