Quake, le FPS de 1996, vous connaissez forcément. Et si vous êtes du genre à traîner sur les forums de modding, vous savez que la communauté autour de la légende d'id Software refuse obstinément de mourir. Du coup, quand un projet rassemble des dizaines de mappeurs durant un an pour pondre 77 excellentes maps, ça mérite qu'on en parle !
Quake Brutalist Jam III vient de sortir et le résultat est dingue car ce n'est pas un simple pack de cartes, mais d'une vraie conversion totale du jeu avec un arsenal entièrement redessiné, de nouveaux monstres et une refonte visuelle complète du bestiaire original. Bref, c'est un nouveau jeu qui tourne sur le moteur du shooter culte.
L'ambiance béton brut de Quake Brutalist Jam III ( Source )
Le projet a été cuisiné à feu doux pendant plus d'un an par Makkon et Fairweather, les deux co-directeurs. Et en octobre 2025, ils ont lâché leur mod en work-in-progress à la communauté qui s'est ensuite déchaînée pendant 7 semaines pour créer les 77 maps que vous pouvez télécharger aujourd'hui. Et pas qu'un peu déchaînée vu la quantité de contenu !
Côté gameplay, y'a de quoi faire puisque le nouvel arsenal embarque un Rebar Gun, un Invoker et un Flak Gun qui viennent remplacer ou compléter les armes classiques. Les ennemis aussi ont eu droit à du neuf avec les Rocket Soldiers (fodder longue portée bien énervant), les Swarmers et Sploders (petits monstres de mêlée parfaits pour les embuscades), et l'Amalgam... un gros monolithe de béton volant fait de bouches (si si). D'ailleurs, le powerup Vampirism transforme les kills en orbes de vie façon Doom 2016, ce qui encourage à rusher comme un bourrin pour survivre. Les amateurs de DOOM Retro vont adorer.
Et le plus beau c'est que c'est 100% gratuit et vous n'avez même pas besoin de posséder le jeu original ! L'équipe propose une version standalone qui embarque LibreQuake et le moteur Ironwail. Vous téléchargez, vous lancez, vous jouez. Pour ceux qui se demandent quel autre jeu a débuté comme un mod de son FPS original... Team Fortress par exemple ! La tradition du modding qui engendre des légendes continue...
Par contre attention, le mod a été conçu spécifiquement pour Ironwail (version 0.8.1 minimum). Si vous essayez avec le Quake Remaster officiel ou d'autres source ports, attendez-vous à des problèmes. C'est un peu comme la communauté de SimCity 4 qui maintient son jeu vivant depuis 22 ans avec des mods maison... les passionnés ont leurs outils préférés !
Bref, si ça vous chauffe de découvrir ce que des fans peuvent créer quand on leur laisse le temps, c'est téléchargeable sur Slipseer .
Avec 77 maps à explorer, vous avez de quoi vous occuper less week-ends.
Si vous en avez marre qu'on vous vende le dernier OS de Microsoft comme la huitième merveille du monde, et que ça vous rend aigri, vous allez A-D-O-R-E-R ce qui suit.
Un YouTubeur a décidé de mettre tout le monde d'accord en faisant un test comparatif assez brutal : Windows XP contre Vista contre 7 contre 8.1 contre 10 contre 11.
Et devinez qui arrive bon dernier ?
Bingo ! C'est OuinOuin 11 !
Le test a été réalisé sur un vieux ThinkPad X220 équipé d'un Core i5-2520M, 8 Go de RAM et un SSD de 256 Go sur lequel chaque version de Windows a été installée proprement, avec les mêmes conditions pour tout le monde.
Et là, c'est terminé pour l'OS de Redmond version 2021 et vous allez voir pourquoi !
Au démarrage, c'est Windows 8.1 qui explose tout le monde. Le mal-aimé, celui que tout le monde a oublié entre 7 et 10, c'est lui le champion. Le dernier-né de Microsoft se retrouve donc à la traîne, bon dernier ou presque sur quasiment tous les benchmarks.
Mais le plus dingue, c'est la consommation de RAM au repos. Windows XP, forcément, sirotait tranquillement ses quelques centaines de Mo. Vista, 7 et 8.1 tournent autour de 1,1 à 1,2 Go. Windows 10 passe à environ 2,3 Go. Et l'OS de 2021 ? Plus de 3,3 Go au repos, avec des pics à 3,7 Go ! On parle d'1 Go de RAM en plus par rapport à son prédécesseur, juste pour faire tourner le système.
Bref, si vous avez une machine avec 8 Go de RAM, votre OS bouffe déjà presque la moitié avant même que vous ayez ouvert quoi que ce soit.
Alors oui, petite nuance importante, le ThinkPad X220 utilise un processeur Intel de 2e génération, alors que Windows 11 exige officiellement un CPU de 8e génération minimum . Donc on est clairement sur du matériel non supporté, et Microsoft pourrait arguer que c'est pas représentatif. N'empêche que ça reste du matos qui fonctionne très bien, et que les résultats parlent d'eux-mêmes.
Et si vous galérez avec les performances de votre Windows, j'avais déjà partagé quelques astuces pour virer le bloatware et récupérer un peu de patate.
Voilà, si vous hésitiez encore à upgrader votre vieille bécane vers Windows 11, ce test devrait vous faire réfléchir, car parfois, le progrès, c'est de rester sur place (mais en faisant les MAJ de sécurité quand même... ne vous mettez pas en danger pour un vieil OS non plus, ce serait con).
Si comme moi vous avez une enceinte Bose SoundTouch qui traîne chez vous, vous avez peut-être appris que la bestiole allait bientôt perdre son cerveau "cloud". Bose a en effet annoncé la fin du support pour le 6 mai 2026, et de ce que j'ai compris, ça veut dire que votre enceinte va se transformer en brique connectée qui ne se connecte plus à grand chose.
Sauf que non !
Bose a fait un truc plutôt cool puisqu'ils ont publié la documentation complète de l'API locale de leurs enceintes . Du coup, même quand les serveurs Bose fermeront boutique, vous pourrez continuer à bidouiller votre enceinte en local.
Perso, j'ai une petite SoundTouch 10 qui fait bien le boulot depuis des années, donc cette nouvelle me fait plutôt plaisir ! L'API tourne sur deux ports : le 8090 pour les commandes REST classiques (volume, presets, now_playing...) et le 8080 en WebSocket pour les notifications en temps réel. Le protocole s'appelle "gabbo", et avec ça, y'a de quoi faire le ménage dans vos automatisations.
Un petit curl http://votre-enceinte:8090/volume et vous récupérez le niveau sonore. Un autre sur /presets et vous avez vos stations favorites. Et comme la découverte se fait en SSDP ou MDNS, ça s'intègrera nickel avec n'importe quel système domotique.
Et visiblement la communauté n'a pas attendu pour s'y mettre puisqu'il y a déjà plus d'une centaine de projets sur GitHub qui exploitent cette API. Le plus abouti c'est probablement SoundTouchPlus pour Home Assistant, qui permet de contrôler toute la famille d'enceintes depuis votre dashboard.
Après ce qui va disparaître avec le cloud, c'est surtout les presets synchronisés et le streaming direct depuis l'app Bose. Mais le Bluetooth, l'AirPlay, Spotify Connect et le multiroom resteront fonctionnels et avec l'API locale, vous pouvez recréer vos presets en dur. Ouf !
C'est un peu le même délire que ce qui s'est passé avec les thermostats Nest ... quand le fabricant lâche l'affaire, c'est la communauté qui prend le relais sauf qu'ici, Bose joue le jeu en documentant proprement leur API avant de couper les serveurs. Et ça, c'est suffisamment rare pour être souligné !
Voilà... Si vous avez des SoundTouch, allez jeter un œil à l'API avant mai, histoire de préparer votre migration vers du 100% local.
Vous avez envie de contribuer à l'Open Source, et c'est tout à votre honneur. Alors vous vous dites "Allez, ce week-end, je plie ma première Pull Request". Et là, c'est le drame. Vous arrivez sur GitHub, vous tapez trois mots-clés, et vous vous retrouvez noyé sous des milliers d'issues datant de 2014, des projets abandonnés ou des tâches qui demandent un doctorat en physique quantique.
Décourageant un peu non ?
Parce qu'on connaît tous cette sensation de tourner en rond en cherchant le fameux ticket "Good First Issue" qui ne soit pas juste "corriger une faute de frappe dans le README", j'ai décidé aujourd'hui, de vous aider ! Grâce notamment à une véritable boussole dans cette jungle open source, nommée Contrib.FYI .
L'interface épurée pour trouver votre prochaine mission ( Source )
Ce site c'est un moteur de recherche ultra-minimaliste qui agrège les tâches étiquetées "Help Wanted" et "Good First Issue" à travers tout l'écosystème GitHub.
Développé par un certain k-dash, ça se présente comme un tableau de bord où vous pouvez filtrer les opportunités, et c'est beaucoup plus agréable que la recherche native de GitHub qui est aussi accueillante qu'une administration française un lundi matin.
Vous avez même une fonctionnalité "My Picks" pour mettre de côté les tickets qui vous tapent dans l’œil, histoire de ne pas les perdre si vous devez aller promener le chien entre temps. Une autre feature sympa, c'est l'historique "Recently Viewed" qui permet de retrouver une issue après qu'on ait fermé un onglet par erreur.
Alors oui, des agrégateurs comme ça, il en existe d'autres. Je pense évidemment à GoodFirstIssue.dev ou CodeTriage mais Contrib.FYI a ce petit côté outil fait par un dev pour des devs qui ne cherche pas à vous vendre une formation ou à vous faire rejoindre une newsletter.
Du coup, maintenant vous n'avez plus d'excuse pour ne pas mettre les mains dans le cambouis. Que vous soyez un vétéran du code qui veut juste dépanner sur du Rust ou un débutant qui veut comprendre comment fonctionne une PR, y'a de quoi faire !
Et si vous cherchez d'autres outils pour pimper votre expérience GitHub, je vous avais déjà parlé de Git-Who pour analyser vos contributions ou encore de GitHub2File pour donner du contexte à vos IA préférées. Allez jeter un oeil, ça vous plaira peut-être !
Besoin de vous faire une petite frayeur ? Oui, je sais y'a déjà Poutine, Trump, Macron et compagnie et on n'a vraiment pas besoin de se faire baliser plus... mais quand même, j'ai ce qu'il vous faut... Pour tester votre niveau de résilience et de résistance au stress, essayez donc un peu de désactiver la sauvegarde OneDrive sur votre PC Windows.
Parce que si vous avez installé Windows 10 ou 11 récemment, vous avez sûrement remarqué cette petite icône de nuage toute moche qui squatte votre barre des tâches. C'est ✨ OneDrive ✨, le service de stockage de Microsoft. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est encore plus pot de colle que vous avec votre collègue Samantha.
Hé oui, comme le raconte Jason Pargin , Microsoft a mis en place ce qu'on appelle un joli "dark pattern". Vous savez, ces interfaces conçues pour vous piéger ou vous forcer la main.
L'arnaque est simple... Lors de la configuration ou après une mise à jour, Windows peut vous proposer avec beaucoup d'insistance d'activer la ✨Sauvegarde OneDrive✨. Ça sonne bien, non ?
Sauf que ce que ça fait réellement, c'est déplacer vos fichiers (Documents, Images, Bureau) vers le dossier OneDrive local pour les synchroniser. Cela veut dire qu'ils ne sont plus "chez vous" à l'emplacement habituel, mais qu'ils sont dans le dossier OneDrive (et donc sur les serveurs de Microsoft).
Du coup, c'est rapidement le drame quand vous décidez que non, finalement, vous ne voulez pas que vos photos de vacances soient sur les serveurs de Redmond, et que vous désactivez la sauvegarde... POUF PIF PAF POUF ! A ce moment là, vos fichiers ne sont plus visibles à leur emplacement d'origine. Ils restent certes dans le dossier OneDrive quelque part dans le cloud, mais le dossier d'origine, lui, est vide.
Ce genre de comportement peut faire penser à un ransomware pour un néophyte, sauf que c'est une vraie "fonctionnalité" officielle. Vos fichiers sont toujours dans le dossier OneDrive, mais ils ont été dégagé de vos dossiers locaux standards. Et si vous essayez de supprimer les fichiers du cloud pour faire le ménage, c'est encore pire car la synchro bidirectionnelle risque de les effacer aussi de votre disque dur si vous ne faites pas gaffe (pensez à vérifier la corbeille OneDrive si ça vous arrive). Bref, c'est infernal et même si je n'utilise pas OneDrive, dites vous que j'ai déjà eu le même genre de déconvenues avec iCloud... Donc bon, c'est pas quelque chose non plus réservée uniquement à Microsoft.
Si vous voulez vous débarrasser de cette sangsue sans perdre vos données, il ne faut pas y aller à la hache.
C:\Users\VotreNom\OneDrive) et les remettre dans vos dossiers locaux.Si ça vous emmerde vraiment (et je vous comprends), j'avais déjà expliqué en détail comment désactiver totalement OneDrive sous Windows 10 . La méthode reste globalement la même pour Windows 11.
Maintenant que vous avez repris la main, par quoi on remplace ça ? Parce que la synchro, c'est quand même pratique.
Alors si vous cherchez une alternative respectueuse de votre vie privée, oubliez Google Drive et compagnie mais regardez plutôt du côté de Nextcloud . C'est LA référence open source que vous pouvez héberger vous-même sur un petit serveur (ou un NAS ou un Raspberry Pi) ou passer par un hébergeur éthique. Y'a même des VM de Nextcloud ici ou une version Docker ici ... Merci à Mr Magpie et Bami !
Et d'ailleurs, pour ceux qui veulent du clé en main français, jetez un œil à Sync-in, une excellente alternative à Nextcloud dont je vous ai déjà parlé.
Pour ceux qui veulent juste de la synchro entre machines sans stocker ça sur un serveur tiers ("le cloud, c'est l'ordinateur de quelqu'un d'autre", rappelez-vous), Syncthing est une merveille. C'est du pair-à-pair avec connexions chiffrées (TLS), rapide, et ça marche du feu de dieu.
Enfin, si vous voulez du stockage cloud chiffré de bout en bout sans vous prendre la tête avec l'hébergement, Proton Drive (par les créateurs de ProtonMail) est une solution solide, même si l'offre gratuite est un peu limitée en espace.
Bref, ne laissez pas Microsoft décider où doivent vivre vos fichiers. C'est votre machine, ce sont vos données.
Allez, enjoy (et faites des backups, des vrais) !
Si vous aimez les demakes (ces versions rétro de jeux modernes) et que vous êtes fan de la licence Half-Life, j'ai un petit truc sympa pour vous aujourd'hui.
Ça s'appelle Half-Life: Gamma Burst et c'est un projet de fan développé par RoloMaisso qui a réimaginer l'univers du premier Half-Life sur... la Game Boy Color ! Oui, la petite console de Nintendo qui a bercé notre enfance (ou celle de vos parents, c'est selon si vous venez de naitre ou pas...).
Évidemment, ne vous attendez pas à un FPS en 3D sur cette console 8-bit car RoloMaisso a opté pour une vue de dessus, un peu à la manière des anciens Zelda ou de Metal Gear: Ghost Babel. Et franchement, le résultat est incroyable !! On y retrouve l'ambiance de Black Mesa, les scientifiques en blouse blanche, et bien sûr notre cher Tonton Gordon Freeman, le tout pixelisé avec amour.
Pour l'instant, le jeu est encore en développement, mais un teaser jouable est disponible sous forme de ROM .gbc. Il couvre le fameux parcours d'obstacles (Hazard Course), ce qui est l'occasion de se familiariser avec les contrôles et de voir ce que la bête a dans le ventre. C'est développé avec GB Studio , l'outil magique pour créer des jeux Game Boy sans forcément être un as de l'assembleur.
En tout cas, adapter un jeu aussi dense que Half-Life en le réinterprétant pour la GBC, c'est un sacré défi. Les dialogues ont été adaptés, les visuels respectent la palette de couleurs de la console, et on sent vraiment le respect de l'œuvre originale.
Donc si vous avez une Game Boy qui traîne (avec un linker ) ou un bon émulateur, je vous invite grandement à tester ça. C'est gratuit et c'est dispo sur itch.io .
Merci à Lorenper pour le partage !
Vous en avez marre de tomber sur du contenu IA pourri quand vous faites une recherche Google ? Des articles générés par des bots qui tournent en rond sans rien dire d'intéressant, des images bizarres avec des mains à 6 doigts, des réponses Stack Overflow qui sentent le ChatGPT à plein nez... Bonne nouvelle les amis, y'a une solution radicale et elle est signée Tega Brain, une artiste et ingénieure environnementale australienne qui enseigne à NYU.
Son extension s'appelle Slop Evader et son principe est d'une simplicité désarmante. Au lieu d'essayer de détecter l'IA (ce qui est de toute façon voué à l'échec), elle applique un filtre temporel sur vos recherches Google. En gros, vous ne verrez plus que du contenu daté d'AVANT le 30 novembre 2022, soit la veille du lancement public de ChatGPT.
Alors oui, c'est radical. Mais c'est justement tout l'intérêt.
L'extension fonctionne sur
Chrome
et
Firefox
, et elle ajoute automatiquement le paramètre de date Google à vos requêtes. Pas besoin de retenir les opérateurs de recherche comme tbs=cdr:1,cd_max:11/29/2022, le bouzin fait ça tout seul. Et ça marche pas que sur Google... ça filtre aussi YouTube, Reddit, Quora, Stack Exchange, Mumsnet et Pinterest.
Évidemment, y'a un prix à payer... Vous perdez l'accès à toute l'info récente. Plus de news fraîches, plus d'articles de blogs de 2026, plus de recherches scientifiques publiées ces trois dernières années. Mais bon, si vous cherchez un tuto Python, une recette de cuisine ou des conseils pour un problème technique, y'a de grandes chances que le contenu de 2022 soit largement suffisant... et surtout, vous êtes sûr qu'il a été pondu par un humain !
Tega Brain assume totalement l'aspect politique de son projet. Elle explique que « le slop » (comme on appelle maintenant cette bouillie de contenus IA) ne va pas disparaître et qu'on a besoin d'outils de refus collectif. D'ailleurs, l'extension supporte aussi DuckDuckGo pour les recherches basiques, même si les filtres par site passent encore par Google.
Bref, si vous êtes fatigué de devoir vous demander "est-ce que c'est de l'IA ?" à chaque fois que vous lisez un truc sur le web, Slop Evader remet les pendules à l'heure... littéralement. C'est pas une solution parfaite, c'est une déclaration politique et ça fait du bien !
Vous connaissez la règle 3-2-1 ? Trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site. C'est la base de toute stratégie de sauvegarde sérieuse. Sauf que dans la vraie vie, on a tous tendance à bidouiller notre infra au fil du temps, ajouter un disque par ci, un sync cloud par là... et au bout d'un moment, plus personne ne sait vraiment si on respecte encore cette fichue règle.
C'est exactement le problème que résout BackupViz , une webapp française "vibe-codée" par Nicobroii, lecteur de korben.info. Avec cette app, vous dessinez votre infrastructure de sauvegarde de façon visuelle (NAS, serveurs, Proxmox, stockage cloud...) et l'outil analyse automatiquement si votre stratégie tient la route.
Concrètement, vous créez des éléments qui représentent vos machines et vos espaces de stockage, puis vous tracez des liens entre eux pour matérialiser les flux de synchronisation. Synology Drive Sync vers un second NAS ? Hop, un trait. Cloud Sync vers du S3 ? Un autre trait. Sauvegarde manuelle mensuelle sur disque externe ? Encore un trait, mais en pointillés peut-être.
Et c'est là que ça devient vraiment cool puisque BackupViz ne se contente pas de faire joli. L'outil intègre une analyse automatique de la règle 3-2-1 et vous alerte si une de vos données n'a pas assez de copies, ou si tout est sur le même support, ou si vous n'avez rien en dehors de chez vous. Du coup, plus besoin de compter sur les doigts pour savoir si votre stratégie de redondance est béton.
Côté personnalisation, y'a de quoi faire. Vous pouvez customiser les couleurs des liens (pratique pour différencier les types de sync), ajouter des labels, jouer avec différents thèmes visuels (du mode sombre aux dégradés pastels), et même créer des attributs personnalisés pour noter l'IP d'une machine, une URL d'accès, voire un mot de passe si vous aimez vivre dangereusement.
L'interface propose aussi une liste de tous vos éléments avec un moteur de recherche, ce qui devient vite indispensable quand votre infra commence à ressembler à un plat de spaghettis. Et pour ceux qui gèrent plusieurs contextes (perso/boulot), vous pouvez créer plusieurs projets et même les dupliquer. Notez que c'est gratuit jusqu'à 20 éléments ce qui est laaaaargment suffisamment pour la vie normale mais que si vous en voulez plus, faudra dépenser quelques euros (et c'est vraiment pas cher... 5 balles à vie ! WTF!?)
Bref, c'est le genre d'outil qu'on aurait aimé avoir depuis looooongtemps parce que faire des schémas de backup sur un bout de papier ou dans un fichier Draw.io, ça va 5 minutes.
Le projet est accessible gratuitement sur backupviz.fr et une démo vidéo de 1min30 est dispo sur YouTube pour voir la bestiole en action.
Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, ce soir (ou plutôt maintenant tout de suite), allumez votre navigateur, car MTV Rewind débarque ! Et là, je ne parle pas de la MTV d'aujourd'hui qui diffuse majoritairement de la télé-réalité, mais de la vraie, celle qui balançait des clips en continu et qui a retourné le cerveau de toute une génération.
L'interface de MTV Rewind - du pur kif nostalgique ( Source )
Selon son développeur Flexasaurus Rex, le projet a été monté en seulement 48 heures chrono. Le mec a eu un gros coup de blues en apprenant la fermeture des dernières chaînes musicales 24/7 de MTV dans plusieurs pays (dont le Royaume-Uni et l'Australie) fin 2025, et il s'est dit qu'il ne pouvait pas laisser ce vide intersidéral s'installer.
Du coup, on se retrouve avec une application web (que vous pouvez tester sur wantmymtv.xyz ) qui propose, au moment où j'écris ces lignes, pas moins de 11 chaînes de streaming non-stop. On y trouve de tout : du rap, des sessions MTV Unplugged, des chaînes dédiées par décennie (des années 70 aux années 2020), et même les cultissimes 120 Minutes et Headbangers Ball. Y'a même une chaîne qui diffuse les vidéos du tout premier jour de MTV en 1981 !
Pour la petite histoire, le premier clip diffusé sur MTV le 1er août 1981 était "Video Killed the Radio Star" des Buggles. Un choix souvent interprété comme un symbole fort du passage à l'ère visuelle et qui résonne encore aujourd'hui chez les nostalgiques.
Nveau technique, le projet s'appuie sur la base de données IMVDb (The Internet Music Video Database) et pioche ses vidéos directement sur YouTube. Au total, la bibliothèque compte plus de 33 000 clips, ce qui représente plus de deux mois de musique en continu (même si l'ordre aléatoire n'exclut pas quelques rediffusions par moment). Et le petit détail qui tue (je vous dis ça pour éviter les mauvaises surprises de nostalgie trop forte), c'est que Flexasaurus a même intégré des publicités d'époque pour une immersion totale !
Et là où ça devient vraiment magique, c'est le design car on a droit à un magnifique compteur de visites style Geocities des années 90 en bas de page. C'est kitsch, c'est moche, et c'est exactement ce qu'il nous fallait. Le développeur précise bien que MTV Rewind n'est pas associé à Paramount, donc espérons que les avocats ne viennent pas gâcher la fête trop vite.
Et vous, c'était quoi votre époque préférée de MTV ? Les débuts punky ou l'explosion du grunge dans les années 90 ?
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –
Signify profite du début d'année 2026 pour lancer Hue SpatialAware, une fonctionnalité utilisant la réalité augmentée pour cartographier précisément l'emplacement de vos éclairages dans la pièce. Au menu également de cette mise à jour : l'arrivée tant attendue des caméras Hue Secure dans Apple Maison et de nouveaux outils de migration pour le Bridge Pro.
La fin de l'éclairage aléatoire
C'est un problème que les utilisateurs de longue date de l'écosystème Philips Hue connaissent bien : jusqu'à présent, l'application de "scènes" lumineuses restait assez basique dans son exécution spatiale. Lorsque vous lanciez un scénario "Coucher de soleil", le pont attribuait les couleurs un peu au hasard ou par groupe, sans véritablement savoir si l'ampoule A était au plafond à gauche ou si l'ampoule B était dans une lampe à poser à droite.
Avec Hue SpatialAware, le constructeur tente de corriger le tir en injectant un peu d'intelligence spatiale via votre smartphone. Le principe repose sur la réalité augmentée : vous scannez votre pièce avec la caméra de votre téléphone, et le système repère la position exacte de chaque point lumineux. L'algorithme crée ensuite un modèle 3D de l'espace pour distribuer les couleurs de manière logique.
Concrètement, sur une scène reproduisant une aube ou un crépuscule, les lampes situées d'un côté de la pièce diffuseront des teintes chaudes et lumineuses, tandis que les plafonniers opposés basculeront vers des tons plus sombres ou froids. L'idée est d'obtenir un rendu global cohérent plutôt qu'une simple mosaïque de couleurs. Notez que si vous ajoutez une nouvelle ampoule plus tard, le modèle s'adapte automatiquement après un scan rapide de la zone concernée. Cette nouveauté sera disponible au printemps 2026.
Bridge Pro obligatoire
Il y a toutefois une contrainte technique majeure à prendre en compte. Cette fonctionnalité SpatialAware ne sera pas accessible à tous : elle nécessite impérativement l'utilisation du Bridge Pro (celui-là) . Si vous êtes encore sur le pont v2 classique (le carré blanc), vous ne pourrez pas en profiter sans repasser à la caisse.
C'est une stratégie claire de segmentation de la gamme par Signify, qui réserve désormais les fonctions nécessitant le plus de puissance de calcul à son matériel le plus récent. Pour faire passer la pilule, le fabricant a simplifié la migration. Si vous possédez plusieurs ponts (ce qui est fréquent chez les gros utilisateurs pour contourner la limite des 50 accessoires), un nouvel outil permet désormais de fusionner plusieurs anciens Bridges vers un seul Bridge Pro lors de l'installation.
Les caméras Hue Secure enfin dans Apple Maison
L'autre grosse annonce concerne les utilisateurs de l'écosystème Apple. Jusqu'ici, l'offre de sécurité Hue Secure restait trop fermée. Dès le premier trimestre 2026, les caméras filaires, la sonnette vidéo et les capteurs d'ouverture seront enfin compatibles avec Apple Maison.
L'intégration semble complète puisque le flux vidéo pourra être consulté directement dans l'application Maison, mais aussi sur l'Apple TV avec le mode Picture-in-Picture. Vous pourrez ainsi surveiller l'entrée du domicile sans interrompre votre série, une fonction devenue standard chez la concurrence mais qui manquait ici.
L'IA pour simplifier les automatisations
Enfin, Signify intègre une couche d'intelligence artificielle générative pour la gestion des scénarios. L'assistant IA permet désormais de configurer des automatisations via des commandes en langage naturel. Il suffit de demander "réveille-moi à 6h45 tous les jours sauf le mercredi" pour que la programmation se fasse sans avoir à fouiller dans les menus. L'assistant pourra aussi aider au dépannage en analysant les problèmes techniques signalés par l'utilisateur.
Par ailleurs, l'interface de l'application évolue pour afficher les automatisations directement dans les vues "Pièces" et "Zones". C'est un changement ergonomique qui sera bien pratique pour éviter les allers-retours incessants entre l'onglet de contrôle et l'onglet des paramètres pour ajuster une simple minuterie.
Sur le papier, Hue SpatialAware est l'évolution logique de l'éclairage connecté. On sort enfin du simple pilotage on/off ou du changement de couleur basique pour aller vers une véritable gestion de l'ambiance volumétrique. C'est techniquement intéressant, car cela rapproche l'expérience domestique de ce que font les installateurs professionnels en domotique, mais sans le coût du câblage. Sauf que le verrouillage de cette fonction derrière le Bridge Pro risque de frustrer une base installée immense qui se contente très bien du pont standard depuis des années.
Quant à l'ouverture vers Apple Maison pour la gamme Secure, c'était tout simplement indispensable. Philips Hue arrive tard sur ce segment face à Aqara ou Eufy, et sans cette compatibilité, leurs caméras (vendues à un tarif premium) n'avaient que peu d'intérêt pour nous, utilisateurs Apple. Reste à voir si la stabilité sera au rendez-vous, la gestion de la vidéo via HomeKit étant parfois capricieuse selon la qualité du réseau local.
Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie (vous pouvez les voir en bas sur cette page ) , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !