Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.
Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sérieuse exige un rangement carré jusqu'au moindre fichier.
D'où la grande décision de remettre tout ça à plat. L'objectif ? Consolider la médiathèque sur du matériel récent, séparer une bonne fois deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble, les médias d'un côté et les sauvegardes de l'autre, et déléguer le plus gros de la configuration à Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic, piloté à distance depuis mon Mac mini.
UGREEN m'avait proposé depuis quelque temps de tester les deux NAS de sa gamme GT, j'ai donc accepté. Puis j'ai acheté mes disques une fortune, on y reviendra. Pour Plex, mon choix s'est porté sur le plus costaud de la gamme, un DXP4800 GT quatre baies sous AMD Ryzen.
Sa vraie raison d'être, c'est le débit. Ses deux ports réseau 10 Gbit confiés à des contrôleurs Aquantia ont craché 9,30 Gbit par seconde dès le premier flux en direct, soit le maximum théorique, sans une seule retransmission. Sur ce terrain, il est clairement irréprochable.
Sous le capot, on trouve un Ryzen Embedded R2514 à quatre cœurs, 8 Go de DDR4 extensibles à 64 Go, quatre baies qui se manipulent sans outil dont deux acceptent des SSD U.2 NVMe, plus deux emplacements M.2, le tout jusqu'à 144 To. Il tourne sous UGOS Pro, un système bâti sur une base Debian très peu verrouillée, avec un vrai SSH administrateur, Docker, et une plateforme x86 ouverte où l'on peut installer à peu près tout ce qu'on veut.
Le seul vrai bémol, c'est son moteur vidéo un peu daté, qui ne tient que deux flux Plex 4K transcodés en même temps et ignore l'AV1, donc pour une grosse médiathèque partagée à plusieurs, mieux vaut lui donner des fichiers déjà au bon format, ou transcoder sur une autre machine, ce qui est mon cas avec le Mac mini. Pour le stockage, j'ai récupéré 4 disques 28 To sur Amazon , à un prix que je n'ose même pas vous donner (660 euros pièce, et au moment où j'écris cet article leurs prix ont bondi à 780 euros).
Le gros morceau, c'était la migration, faire passer 36 To et 22 000 fichiers du Synology vers ce nouveau NAS. Perso je n'ai pas fait grand-chose, Claude Code s'est occupé de tout ça en SSH, en passant par les API de Plex, Radarr et Sonarr.
Derrière Plex tourne d'ailleurs toute une chaîne, Radarr et Sonarr, Prowlarr pour les sources, une seedbox Whatbox et Seerr.
Pour l'anecdote, le plus gros problème ça a été de régler les problèmes posés par les fichiers avec des accents. Près de 17 000 fichiers (de vidéos de vacances bien sûr) au chemin accentué devenaient injouables sur l'Apple TV alors que l'iPhone les lisait sans broncher, parce que Plex sur Mac jongle entre deux façons de coder un accent en Unicode quand le partage NFS strict d'UGOS n'en accepte qu'une seule à l'octet près.
Bon, maintenant on ne va pas se mentir, il y a eu des ratés avec l'IA, comme la disparition de près de 800 fichiers effacés par un bug des scripts, sans corbeille ni snapshot, mais comme le volume tourne en Btrfs et qu'il restait de la place, Claude a gelé le volume, remonté des centaines d'états internes du système de fichiers et rapatrié plus de 98 % des fichiers. Les pertes sont au final négligeables. C'était évitable, mais je n'ai pas été assez vigilant.
Ce socle sauvegarde même le code de Selene Racer, mon jeu de course de rovers sur la Lune hébergé dans le cloud sur lequel je bosse en ce moment ( vous pouvez le tester ici , il se joue dans n'importe quel navigateur, sur ordi ou téléphone), et dont les sources atterrissent sur le NAS via Dropbox. Quant au NAS deux baies qui encaisse Time Machine, les archives et les sauvegardes, c'est son petit frère le DXP2800 GT, que je teste sur Mac4ever .
Si comme moi vous n'êtes pas super fort en code et en réseau, et que vous avez suffisamment de sauvegardes de vos données, confier votre vie numérique à une IA et à un NAS de ce type est donc tout à fait envisageable, et c'est même assez chouette à mettre en place.
Les DXP4800 GT et le DXP2800 GT sont disponibles sur Amazon, et je vous les recommande les yeux fermés.
Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.
C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.
Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un compteur qui se recharge tout au long de la journée, en plus du quota hebdomadaire qui, lui, encadre votre consommation sur la semaine entière.
Le responsable technique de Codex et ChatGPT chez OpenAI, Thibault Sottiaux, justifie ce choix en expliquant que cette fenêtre permet de lisser la charge sur les serveurs, et donc de préserver un quota hebdomadaire qui reste généreux.
Surtout, sans elle, beaucoup de nouveaux abonnés Plus grillaient sans le vouloir toute leur allocation de la semaine en quelques heures, ce qui débouchait forcément sur une expérience frustrante.
Bonne nouvelle pour les gros comptes, les abonnés Pro à 100 et 200 dollars par mois échappent encore à ce retour de la limite pendant quelques mois, alors que les formules Enterprise et Edu tournent sur un système de crédits à part.
Et si vous tapez dans le mur de l'une des deux limites, il ne vous reste que deux options, patienter jusqu'à la prochaine remise à zéro ou sortir la carte bleue pour acheter des crédits supplémentaires.
Retirer la fenêtre des cinq heures ne rendait de toute façon jamais GPT-5.6 Sol illimité, puisque le plafond hebdomadaire prenait simplement le relais comme nouvelle borne. Rien de gratuit, donc.
Ce yo-yo permanent sur les limites finit par agacer, même si OpenAI galère visiblement à encaisser la demande. Les développeurs, eux, aimeraient surtout de la stabilité. Après chez Claude c'est pareil mais c'est 4h, même pour les abonnés Max, encore plus frustrant donc.
Source : 9to5mac
UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.
Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.
Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeur qui affiche en temps réel la puissance envoyée, la tension, l'intensité, la température ou encore la façon dont l'énergie se répartit entre les différents appareils branchés.
On peut basculer entre cinq modes de charge directement depuis l'appareil, et UGREEN pousse même le bouchon avec une connexion Wi-Fi et une application mobile pour surveiller chaque port à distance, personnaliser certains protocoles et recevoir des mises à jour à distance, ce qu'on appelle l'OTA.
Le Nexode Pro 160 W est clairement le plus sympa pour les nomades, avec son câble USB-C rétractable qui se rembobine tout seul comme le fil d'un aspirateur, histoire de ne plus avoir à glisser un câble volant dans le sac. Malin.
Ses 160 W suffisent largement à alimenter plusieurs appareils en même temps, ordinateur portable compris.
La station Nexode Pro 300 W joue dans une tout autre cour, pensée pour remplacer une véritable collection de chargeurs sur un bureau en alimentant jusqu'à sept appareils d'un coup, de quoi brancher un MacBook, un iPad, un iPhone, une enceinte, des écouteurs et une montre sur un seul et même bloc. Je l'ai reçue en test, je vous en reparlerai donc bientôt, elle est géniale.
UGREEN en profite pour rappeler l'existence de son petit Nexode Pro 100 W à quatre ports , déjà commercialisé, qui reprend le même principe d'écran dans un joli format argent métallisé plus compact.
Côté tarifs, les deux nouveautés arrivent dès aujourd'hui 25 août, avec le 160 W à câble rétractable affiché à 129,99 euros et la station 300 W à 169,99 euros, alors que le 100 W reste proposé à 59,99 euros. Mais le tout est déjà en promotion de lancement sur Amazon, comme souvent avec UGREEN, c'est par ici :
Vous avez déjà tapé votre nom sur Google ? Non, pas pour stalker votre ex. Votre PROPRE nom. Faites-le. Je vous attends.
...
Vous avez trouvé quelque chose ? Peut-être votre adresse, votre numéro de téléphone, votre email, vos anciennes adresses, peut-être même votre numéro de sécu ou votre date de naissance. Le tout exposé sur des sites que vous ne connaissez même pas. Des sites avec des noms à la con du genre PeopleSearchPro ou Spokeo ou je sais pas quelle autre saloperie. Et le pire ? C'est légal. Ces mecs vendent vos données comme si c'était des bonbons.
Moi, j'ai découvert ça par hasard. Je cherchais un truc, je tape mon nom, et BIM, première page de résultats : mon adresse perso, affichée en grand, avec en prime mon numéro de téléphone. J'étais pas bien de voir mon adresse perso sur Google alors que je fais attention... La faute à un pays européen qui tient un registre public pour la douane et que des boites privées spécialisées en SEO mettent sur le net en accès libre pour faire du trafic. Bref, accessible à n'importe quel taré, harceleur, ou escroc qui a 5 minutes et une connexion internet.
Alors, pour ceux qui dorment au fond, un data broker c'est quoi ? C'est une boîte qui fait du fric en récoltant vos infos personnelles et en les revendant au plus offrant. Tout ce que j'ai déjà mentionné plus haut, mais aussi votre statut marital, votre boulot, vos habitudes d'achat, vos préférences politiques, votre historique médical et même vos antécédents judiciaires. Tout.
Ils récupèrent ça via vos cookies, vos inscriptions en ligne, les registres publics, vos cartes de fidélité, divers hacks de bases de données (ou des sites tenus avec les pieds par le gouvernement). Et surtout via les petites cases que vous cochez sans lire dans les conditions générales. Vous savez, celles où vous acceptez que vos données soient "partagées avec des partenaires tiers". Sauf que ces partenaires, c'est souvent des data brokers. Et eux, ils revendent à qui veut : marketeurs, arnaqueurs, stalkers, ou le mec chelou du métro.
Apple peut vous protéger des trackers dans Safari, mais Apple ne peut pas effacer des années de données déjà disséminées sur des centaines de bases de données. C'est comme essuyer une flaque avec une éponge alors que quelqu'un continue de verser de l'eau.
C'est là qu' Incogni entre en jeu . C'est un service créé par les mecs derrière Surfshark (et maintenant dans la famille NordVPN) qui fait UNE SEULE chose, mais il la fait bien. Il va contacter les data brokers à votre place et exiger la suppression de vos données.
Pas besoin de passer des week-ends à remplir des formulaires d'opt-out incompréhensibles sur 250 sites différents. Vous créez un compte, vous signez une autorisation légale pour qu'ils agissent en votre nom, et vous laissez le robot faire le boulot.
Dans mes tests, plusieurs demandes de suppression ont été envoyées en moins de 10 minutes après l'inscription. Dix minutes. Et presque une centaine dans les semaines/mois qui ont suivi . Après deux mois, environ 90% des demandes étaient finalisées. Moi, à la main, j'en aurais fait trois en une heure, et j'aurais abandonné en pleurant.
Le tableau de bord est clair. Vous voyez combien de brokers ont été contactés, combien ont répondu, combien ont supprimé vos données et combien traînent les pieds. Incogni renvoie des demandes récurrentes tous les 60 à 90 jours pour ceux qui font le mort, et demande à être ajouté sur des listes de suppression pour éviter que vos données ne réapparaissent.
Et ça marche. Deloitte a audité le service et confirmé que Incogni a traité plus de 245 millions de demandes de suppression pour ses clients, couvre bien plus de 420 data brokers et n'a aucune affiliation avec ces derniers. C'est vérifié par un cabinet d'audit indépendant.
Incogni propose plusieurs formules :
Oui, c'est plus cher qu'avant. Le service est passé au prix plein de 11,7$ à 14,4€ mensuel pour le Standard. Mais en abonnement annuel avec les réductions, on reste à 7,2€/mois. Pour un service qui vous évite des centaines d'heures de travail manuel, c'est plutôt pas mal. DeleteMe, le concurrent, coûte sensiblement plus cher.
Depuis que j'utilise Incogni, voici ce qui a changé concrètement :
Faut pas se leurrer, Incogni est un outil spécialisé, pas une baguette magique. Il ne fait PAS de monitoring de crédit, de scan du dark web, d'assurance vol d'identité, VPN ou antivirus. Si vous partez de zéro en protection d'identité, Incogni seul ne suffit pas. C'est un excellent complément à un VPN, un gestionnaire de mots de passe, et un service de monitoring. Mais c'est pas une solution tout-en-un.
Et contrairement à Optery, Incogni ne fournit pas de captures d'écran prouvant ce qui a été trouvé avant suppression. Vous devez faire confiance au processus automatisé. Pour moi, le rapport de Deloitte et les résultats concrets suffisent. Mais si vous êtes du genre à vouloir des preuves visuelles, Optery sera peut-être plus votre truc.
Le gros avantage pour les Européens c'est que souvent les services de suppression de données sont centrés sur les USA. Incogni, lui, couvre non seulement USA, Canada et UK, mais aussi tous les pays de l'UE (27 pays) ainsi que la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.
En Europe, on a le RGPD. le service de Surfshark s'en sert comme d'une massue légale pour forcer les brokers à coopérer. Aux USA, c'est le CCPA. Au Canada, PIPEDA. Bref, ils utilisent les lois locales les plus strictes pour vous protéger. Si vous êtes en France, en Allemagne ou en Espagne, c'est probablement votre meilleure option.
Bref
Votre identité est déjà en ligne. Vos données sont déjà vendues. Le seul choix que vous avez, c'est de faire quelque chose ou de laisser faire. Incogni ne vous rendra pas anonyme. Il ne vous protégera pas des hackers qui cassent vos mots de passe. Mais il réduira de beaucoup votre empreinte numérique sur les sites de data brokers. Et quand j'ai vu mon adresse disparaître de Google, je peux vous dire que les 7€ par mois, ça se paie avec le sourire.
Comme toujours, dans le doute, supprimez. Et si vous devez supprimer des centaines de fois, automatisez.
Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.
Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une cascade de sociétés-écrans s'emploie à la rendre invisible.
C'est tout le problème. Ce registre a été monté pour lutter contre le blanchiment, en forçant chaque structure à déclarer noir sur blanc qui profite réellement d'elle, si bien que les pirates viennent de mettre la main sur l'annuaire officiel des propriétaires cachés du pays.
Rappelons où l'on se trouve. Le Liechtenstein est ce mouchoir de poche coincé entre la Suisse et l'Autriche qui s'est taillé une réputation mondiale de terre d'accueil pour fondations et sociétés discrètes, l'endroit idéal pour ranger un patrimoine loin des regards.
Dans le butin, on retrouve le nom des entités et surtout le nom, la date de naissance, la nationalité et le pays de résidence des bénéficiaires planqués derrière chacune d'elles.
Une petite éclaircie pour ces gens quand même, puisque les adresses, les numéros de téléphone et les données financières comme le chiffre d'affaires, les actifs ou les dividendes sont restés hors de portée, ce qui atténue la casse sans rien retirer à la gêne provoquée par les noms exposés.
L'attaque aurait été menée avec un vrai savoir-faire technique d'après l'enquête, personne n'a encore été identifié, et le pays a réclamé un coup de main international pour espérer remonter la piste.
Une cellule de crise montée dès le samedi soir sous la houlette de la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et du ministre de la Justice, pour prévenir les personnes concernées et éteindre l'incendie.
Franchement, pour un pays qui a fait de la discrétion de ses fondations un fonds de commerce, on imagine mal un fichier plus gênant à laisser filer dans la nature.
Source : Le Temps
Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.
Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.
Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !
En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique
sur le forum ComputerBase
qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.
20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.
Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.
Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.
De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...
Source : PCWorld
Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...
Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...
C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.
De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.
Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.
Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.
Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.
Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.
Source : omlx.ai
Vous recevez combien de SMS pourris par jour ? Moi, j'en ai tellement que mon téléphone vibre plus pour des arnaques que pour mes potes. "Votre colis est bloqué, cliquez ici" ... j'ai rien commandé. "Urgent : votre compte bancaire va être suspendu" ... j'ai pas de compte chez eux. "Bravo, vous avez gagné un iPhone" ... oui, et moi je suis le pape (après ça veut dire que je pourrai renommer la papamobile en korbenmobile, ça claque).
Aux USA, les gens se prenaient en moyenne 19,2 milliards de SMS spam par mois fin 2023. C'est près de trois fois plus qu'en 2021. Et ces conneries ne font qu'augmenter. Les escrocs ont compris une chose simple : on regarde nos SMS. On les ouvre. On clique. Et bim, votre compte est vide, votre identité est volée, et vous êtes bon pour passer trois jours au téléphone avec votre banque.
Surfshark a visiblement eu la même révélation que nous, sauf qu'eux, ils ont décidé de faire quelque chose. Depuis quelques jours ils ont lancé la Scam Text Protection. Une fonctionnalité qui utilise l'IA pour analyser vos SMS entrants en temps réel et détecter les arnaques avant que nous ne cliquions comme des débiles sur le lien.
En gros, l'outil scanne chaque SMS qui arrive sur votre téléphone. Il cherche les URLs dangereuses, les numéros d'expéditeurs suspects, et les patterns de social engineering. "Agissez vite", "votre colis est bloqué", "virement suspect détecté" & co, l'IA connaît le script.
Sur iOS c'est efficace mais assez brutal (trop ?) : le message suspect est automatiquement déplacé dans le dossier Spam de l'app Messages. Vous ne recevez même pas de notification. C'est comme si le SMS n'avait jamais existé. Pas de tentation, pas de clic, pas de problème.
Sur Android, c'est un peu plus transparent. Vous recevez une alerte de Surfshark qui vous prévient qu'un scam a été détecté. Vous cliquez sur la notif, et le message s'ouvre dans un environnement contrôlé, directement dans l'app Surfshark. Vous pouvez le lire sans risque, sans déclencher de lien malveillant par accident.
Et pour les Américains, il y a même un dashboard in-app qui estime combien d'argent vous avez économisé en évitant chaque arnaque (qui apparaitra sûrement chez nous un jour). C'est un gros gadget inutile, mais ça fait plaisir de voir "1 250$ sauvés" à la place d'un virement frauduleux. Bon, après c'est juste pour se la raconter un peu parce que c'est pas comme si vous seriez tombé dans le panneau à chaque arnaque (enfin j'espère pas pour vous).
Oui, vous avez bien lu. 35% de toutes les tentatives de phishing passent maintenant par SMS. On appelle ça le smishing (contraction de SMS et phishing), parce que les cybercriminels adorent les mots à la con.
Alors que la cybersécurité traditionnelle se concentre sur les malwares et le piratage, les arnaques modernes ciblent de plus en plus le comportement humain via des techniques d'ingénierie sociale qui exploitent la confiance, le sentiment d'urgence et les données personnelles exposées. Les arnaques sophistiquées par SMS sont très difficiles à repérer, surtout lorsqu'elles ne comportent aucune erreur facilement identifiable. L'outil est donc conçu pour détecter ces erreurs ou ces patterns suspects afin d'éviter toute interaction avec des acteurs malveillants.
Et le truc rassurant, parce que je sais que vous allez me demander si Surfshark lit tous vos SMS pour les vendre à Facebook, c'est que Surfshark promet que la fonctionnalité ne conserve pas vos messages, ne surveille pas votre téléphone en général, et n'utilise pas vos données privées pour entraîner ses modèles d'IA. On attendra un audit indépendant pour valider ça bien sûr, mais jusqu'ici le requin a toujours montré patte nageoire blanche.
Pour l'instant la Scam Text Protection est disponible pour les abonnés Surfshark One et Surfshark One+ . Si vous êtes sur le plan VPN de base, il va falloir upgrader, et ça tombe plutôt bien en ce moment, mais j'y reviens dans deux minutes.
Mais dans la vie, quand une porte s'ouvre, une autre se ferme. Début août 2025, Surfshark a annoncé qu'il arrêtait Surfshark Search, son moteur de recherche privé intégré. La raison ? Personne ne s'en servait.
Surfshark a été honnête dans son annonce : "Search adoption stayed limited to a very small share of our users". Bref, c'était le cancre de la classe. Alors ils ont décidé de couper l'herbe sous le pied de ce truc pour se concentrer sur ce que les gens utilisent vraiment : le VPN, l'antivirus, la protection contre les scams et la protection d'identité. Surfshark justifie ça par une philosophie simple qui est que chaque fonctionnalité doit mériter sa place en vous protégeant. Si personne ne l'utilise, elle dégage. C'est un peu cruel, mais c'est pragmatique.
Le calendrier de disparition est assez simple puisque sur iOS et Android c'est déjà supprimé. Pour la version desktop et les extensions navigateur, vous avez jusqu'à la fin 2026 pour dire au revoir.
R.I.P.
Si vous utilisiez Surfshark Search comme moteur par défaut, il va falloir migrer. Les alternatives classiques sont DuckDuckGo , Brave Search ou Startpage . C'est dommage, parce qu'un moteur de recherche privé sans pubs et sans trackers, c'était une bonne idée. Mais face à l'hégémonie des moteurs grand public et des chatbots IA, un moteur de recherche intégré dans une app VPN, c'était un peu mission impossible.
En vrai, ce double mouvement est très révélateur. Surfshark arrête un produit secondaire (Search) pour renforcer son cœur de métier et ajouter une fonctionnalité qui répond à un besoin immédiat et massif (la protection SMS). C'est de la consolidation intelligente et je trouve que l'échange est équitable (mais bon, j'utilisais pas trop leur search donc ...).
Le VPN reste le cœur du business. Mais Surfshark se transforme progressivement en une plateforme de sécurité multi-produits. VPN, antivirus, protection d'identité (Alert), suppression de données (Incogni) et maintenant protection anti-scam par SMS. Ils ne veulent plus être "juste" un VPN. Ils veulent être votre bouclier numérique global.
Et voilà les deux minutes que je vous avais promises, on va parler pognon. Du 17 août au 7 septembre, Surfshark lance son opération de fin d'été et le deal est simple : le plan One sur 24 mois passe au tarif du plan Starter, soit 2,49 € par mois au lieu de 2,79 €. Autrement dit, la suite complète (VPN, antivirus, bloqueur de pubs et le reste, Scam Text Protection comprise donc) vous coûte exactement le même prix que le VPN tout seul.
C'est relayé chez eux un peu partout, sur la page Deals, la page d'accueil et la grille tarifaire, et même si vous partez sur un Starter, on vous proposera de basculer sur le One au moment de payer. Bref, à ce tarif-là, prendre le plan de base n'a plus vraiment de sens, et ça garde à Surfshark sa très bonne place dans mon classement des meilleurs VPN du moment .
Si vous êtes comme moi et que vous en avez marre de recevoir trois SMS de merde par jour vous demandant de "confirmer votre identité" pour un colis que vous n'avez jamais commandé, cette fonctionnalité est une bénédiction. Surtout que ça fonctionne en arrière-plan, sans que vous ayez à devenir un expert en cybersécurité pour distinguer un vrai SMS de votre banque d'une arnaque.
Dans le doute, ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS. Et si vous avez Surfshark One, laissez l'IA faire le tri à votre place.
Trois chercheurs de l'université du Massachusetts à Amherst ont réussi à régler pour 3,19 dollars d'achats dans un supermarché avec une carte bancaire périmée !
Leur secret ?
Glisser une app maison entre la carte et le terminal qui trafique la date d'expiration de la carte.
En fait, leur montage relaie les échanges NFC et modifie au passage un champ que personne ne protège : la date d'expiration lue par le terminal. Leur papier s'appelle Zombie Cards Back Online , et a été présenté à USENIX Security 2026.
La mécanique tient en réalité à une bizarrerie du réseau Visa. Une carte annonce sa date d'expiration à deux endroits différents, et sur le kernel Visa, la date que le terminal consulte pour ses contrôles locaux n'est reliée à aucune signature. La banque, elle, regarde l'autre. Les deux devraient être liées cryptographiquement mais elles ne le sont pas.
Pire, ce kernel transmet à la banque un TVR entièrement à zéro. Le TVR, c'est le champ qui raconte ce que le terminal a vérifié et ce qui a coincé. Rempli de zéros, il ne raconte plus rien, du coup, la banque autorise une transaction sans savoir que les contrôles d'en face ont été contournés.
Reste que la portée est plus étroite que le tour de force le laisse croire. Sur cinq banques américaines testées, une seule a validé l'opération de bout en bout dans des conditions de laboratoire, permettant de payer jusqu'à 500 dollars. Une autre a laissé passer le terminal puis refusé côté banque. De leur côté, les kernels Mastercard, American Express et Discover, eux, ont rejeté les modifications.
Il faut aussi avoir la carte expirée à portée de NFC, et que la banque ait réémis la nouvelle avec le même numéro de compte, ce que les auteurs décrivent comme une pratique d'émetteurs américains.
Bref, c'est pas si simple et tous les essais ont eu lieu aux États-Unis donc rien ne dit non plus ce que ça donnerait sur un terminal français, où le sans contact plafonne de toute façon à 50 euros par paiement, 150 euros cumulés et 5 opérations avant que ça ne réclame le code. Puis de toute façon, le numéro de CB change intégralement à chaque renouvellement de carte, donc bon...
Six ans plus tôt, l'équipe de David Basin publiait The EMV Standard: Break, Fix, Verify , une application Android en relais sur du Visa sans contact, ce qui permettait de payer sans saisir de code. C'est vrai que les failles du paiement sans contact ne datent pas d'hier mais ce qui est neuf ici, c'est cette histoire de faiblesse au niveau de la date d'expiration.
Voilà, comme d'hab, Visa a été prévenu en mai 2025, relancé en décembre mais ni Visa ni les banques n'ont annoncé le moindre correctif pour le moment...
Hier, je suis tombé sur ce tweet :
Kuber, un développeur de 19 ans a demandé à Claude Code, de lui pondre un pilote pour sa vieille imprimante pour macOS. Et visiblement, ça a intéressé pas mal de monde puisque le tweet a fait +3 millions de vues.
Il a ensuite publié le dépôt sur Github et la transcription complète de la session. Et ce que ça raconte c'est surtout un bras de fer avec macOS, et un montage bidouillesque au possible qui finit par tenir sur une machine virtuelle Linux et un daemon root.
Pour la petite histoire, son imprimante est une HP Laser 1008a. C'est en réalité une Samsung rebrandée car HP a racheté la division impression de Samsung , il y a une dizaine d'années. Et ces machines parlent un langage un peu niche qui est le SPL3. C'est un langage maison qui n'est ni du PostScript ni du PCL standard. Et comme vous vous en doutez, HP n'a jamais sorti de pilote macOS pour cette gamme. Donc officiellement, cette imprimante ne peut pas imprimer depuis un Mac.
La mission a donc consisté à recompiler SpliX, un pilote libre qui parle le SPL3 et à se battre avec macOS pour qu'il puisse causer via l'interface USB de l'imprimante déclarée en IPP-over-USB. Il a fallu ensuite ruser en mettant en place une VM Linux afin de faire tourner h24 un codec de HP uniquement dispo sous Linux. Et voilà ! La file d'impression envoie le travail sur un port local, un daemon root le récupère, le fait passer par le codec dans cette VM, et écrit le résultat directement sur l'USB.
Bref, ça marche et ça imprime maintenant depuis n'importe quelle application.
Alors vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment un dev de pilote pour macOS mais plutôt une espèce d'assemblage de différents éléments pour la plupart libres, afin de réussir à imprimer sous macOS avec ce modèle d'imprimante. Mais ce qui est intéressant, c'est que le mainteneur de SpliX a débarqué sur le dépôt de Kuber avec une archive de fichiers de test et une série de questions. Cela veut dire que si lui et Kuber trouvent l'octet qui diffère, la VM Linux et le daemon root vont disparaître et il ne restera plus qu'un paquet tout ce qu'il y a de plus classique à installer.
Voilà c'est finalement la seule partie de l'histoire où on répare vraiment quelque chose. Mais ça reste quand même une belle histoire où l'IA permet de s'affranchir des limites techniques imposées par les fabricants et éditeurs de logiciels. Et ça, moi j'adore !
Source : le fil de Kuber sur X , avec la transcription intégrale de la session et le dépôt du projet .