Autoblog de reflets.infohttp://reflets.info/http://reflets.info/ Que pèse l'armée ukrainienne ?94178fa0-13b0-4d9b-a435-df7b49045187http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220125_095634_Que_pese_l_armee_ukrainienne__Tue, 25 Jan 2022 09:56:34 +0100

Etat des lieux alors que la menace d'attaque russe se renforce

Depuis le choc de l'annexion de la Crimée en 2014, le pays a renforcé sa défense. Sur le papier, la force militaire d'Ukraine est la 22e au monde. Mais malgré des réformes menées au pas de charge, l'armée souffre de problèmes structurels et de nombreux équipements sont obsolètes. Revue des forces et des faiblesses.

Un char ukrainien T64 défile à Jiev pour la journée de l'indépendance - Віталій - Creative Commons

Les bruits de bottes sont de plus en plus assourdissants à la frontière de l'Ukraine. Que peut-faire son armée si Vladimir Poutine décide d'une action militaire ?

L'invasion de la Crimée par la Russie et l'insurrection dans le Donbass téléguidée par Moscou en 2014 ont été un choc pour le pouvoir ukrainien. Le ministre ukrainien de la Défense a reconnu que le pays ne comptait alors que 6.000 soldats prêts au combat !

Depuis le gouvernement a tenté de reprendre les choses en main Entre 2010 et 2020, le budget consacré à la défense a été multiplié par trois, passant de 1,43 milliards de dollars à 4,32 milliards.

Aujourd'hui, l'armée ukrainienne compterait environ 150.000 soldats opérationnels. Depuis 2014, les forces armées ukrainiennes ont fait des progrès considérable, affirme une synthèse du service de recherche du Congrès américain (note en anglais) réalisée en juin 2021. Elle ont entrepris des efforts pour adopter les standards de l'OTAN, et ont reçu une assistance de l'OTAN et des Etats-Unis. Elle a entrepris des réformes du niveau tactique au niveau stratégique, ainsi que des mesures politiques, comme par exemple, une plus grande transparence, la lutte contre la corruption et le contrôle des militaires par le civils. L'armée ukrainienne a aussi modernisé son équipement, réformé le commandement et accru la professionnalisation, comme sa préparation.

Des améliorations sensibles

L'armée ukrainienne a reçu notamment des missiles...

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Etat des lieux alors que la menace d'attaque russe se renforce

Depuis le choc de l'annexion de la Crimée en 2014, le pays a renforcé sa défense. Sur le papier, la force militaire d'Ukraine est la 22e au monde. Mais malgré des réformes menées au pas de charge, l'armée souffre de problèmes structurels et de nombreux équipements sont obsolètes. Revue des forces et des faiblesses.

Un char ukrainien T64 défile à Jiev pour la journée de l'indépendance - Віталій - Creative Commons

Les bruits de bottes sont de plus en plus assourdissants à la frontière de l'Ukraine. Que peut-faire son armée si Vladimir Poutine décide d'une action militaire ?

L'invasion de la Crimée par la Russie et l'insurrection dans le Donbass téléguidée par Moscou en 2014 ont été un choc pour le pouvoir ukrainien. Le ministre ukrainien de la Défense a reconnu que le pays ne comptait alors que 6.000 soldats prêts au combat !

Depuis le gouvernement a tenté de reprendre les choses en main Entre 2010 et 2020, le budget consacré à la défense a été multiplié par trois, passant de 1,43 milliards de dollars à 4,32 milliards.

Aujourd'hui, l'armée ukrainienne compterait environ 150.000 soldats opérationnels. Depuis 2014, les forces armées ukrainiennes ont fait des progrès considérable, affirme une synthèse du service de recherche du Congrès américain (note en anglais) réalisée en juin 2021. Elle ont entrepris des efforts pour adopter les standards de l'OTAN, et ont reçu une assistance de l'OTAN et des Etats-Unis. Elle a entrepris des réformes du niveau tactique au niveau stratégique, ainsi que des mesures politiques, comme par exemple, une plus grande transparence, la lutte contre la corruption et le contrôle des militaires par le civils. L'armée ukrainienne a aussi modernisé son équipement, réformé le commandement et accru la professionnalisation, comme sa préparation.

Des améliorations sensibles

L'armée ukrainienne a reçu notamment des missiles...

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Calais : la résistance à l'inhumanité par l'humourf2b3eaf7-3c2d-474c-9c00-879b29185539http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220124_114035_Calais___la_resistance_a_l_inhumanite_par_l_humourMon, 24 Jan 2022 11:40:35 +0100

Les migrants sont toujours « emmerdés  » quotidiennement par les forces de l'ordre

Arbre de noël décoré avec des grenades lacrymogène, peinture d'un passage piéton pour les migrants, les bénévoles moquent la répression qui s'abat sur les demandeurs d'asile.

Un sapin de Noël à la décoration très particulière - DR

Alors que les policiers et leurs auxiliaires découpent les tentes au cutter des migrants ou les détruisent au bulldozer, confisquent quasi-quotidiennement leurs effets personnels, donnent des coups de couteau dans les réservoirs d’eau ou perturbent les distributions alimentaires, des bénévoles de nombreuses ONG tentent de mettre un peu d'humanité dans cette folie sécuritaire.

Et la lutte passe aussi par l'humour, comme en témoigne deux actions entreprises par des bénévoles du Secours Catholique.

Françoise, une religieuse catholique, manie la dérision dans son action pour soutenir les migrants. Pour Noël, des bénévoles et des réfugiés ont décoré un arbre avec des grenades lacrymogènes qui pleuvent quasi-quotidiennement sur eux.

Il y a quelques temps, elle avait aussi peint, avec le jésuite Philippe Demeestère (celui qui a mené une grève de la faim pour exiger de l'Etat une prise en charge digne de ces personnes) un passage clouté au beau milieu d’une route nationale à Calais. A quoi ça sert? A rien. Mais cela permet de rappeler dans l'espace public l'existence de ces personnes.

Imaginez la scène. A trois heures du matin, la fringante octogénaire et le prêtre partent seau de peinture blanche et pochoirs en cartons à la main pour badigeonner une signalisation pour faciliter la traversée des migrants. «De nombreuses personnes traversaient cette route très passante à cet endroit pour aller prendre une douche dans le local du Secours Catholique, raconte sœur...

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Les migrants sont toujours « emmerdés  » quotidiennement par les forces de l'ordre

Arbre de noël décoré avec des grenades lacrymogène, peinture d'un passage piéton pour les migrants, les bénévoles moquent la répression qui s'abat sur les demandeurs d'asile.

Un sapin de Noël à la décoration très particulière - DR

Alors que les policiers et leurs auxiliaires découpent les tentes au cutter des migrants ou les détruisent au bulldozer, confisquent quasi-quotidiennement leurs effets personnels, donnent des coups de couteau dans les réservoirs d’eau ou perturbent les distributions alimentaires, des bénévoles de nombreuses ONG tentent de mettre un peu d'humanité dans cette folie sécuritaire.

Et la lutte passe aussi par l'humour, comme en témoigne deux actions entreprises par des bénévoles du Secours Catholique.

Françoise, une religieuse catholique, manie la dérision dans son action pour soutenir les migrants. Pour Noël, des bénévoles et des réfugiés ont décoré un arbre avec des grenades lacrymogènes qui pleuvent quasi-quotidiennement sur eux.

Il y a quelques temps, elle avait aussi peint, avec le jésuite Philippe Demeestère (celui qui a mené une grève de la faim pour exiger de l'Etat une prise en charge digne de ces personnes) un passage clouté au beau milieu d’une route nationale à Calais. A quoi ça sert? A rien. Mais cela permet de rappeler dans l'espace public l'existence de ces personnes.

Imaginez la scène. A trois heures du matin, la fringante octogénaire et le prêtre partent seau de peinture blanche et pochoirs en cartons à la main pour badigeonner une signalisation pour faciliter la traversée des migrants. «De nombreuses personnes traversaient cette route très passante à cet endroit pour aller prendre une douche dans le local du Secours Catholique, raconte sœur...

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« Le poutinisme vise à la destruction systématique de tout ordre »58d721cd-2968-4636-bcab-dd19965b1b7dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220121_145617_____Le_poutinisme_vise_a_la_destruction_systematique_de_tout_ordre___Fri, 21 Jan 2022 14:56:17 +0100

Nicolas Tenzer, spécialiste de la Russie, tente de décrypter l'idéologie du leader russe.

Que cherche Vladimir Poutine ? Alors que l'armée russe masse des troupes à la frontière ukrainienne, c'est à cette question complexe que tente de répondre le président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique et éditeur de la publication "Desk Russie". Selon lui, la recherche permanente de l’instabilité voulue par le chef du Kremlin révèle sa véritable idéologie : un nihilisme.

Nicolas Tenzer, président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique - D.R. - C.C

Les bruits de bottes s'amplifient entre la Russie et l'Ukraine. Cette dernière a été victime ces derniers jour d'une attaque informatique possible. Une guerre entre les deux pays est-elle possible ?

Nicolas Tenzer : Il y a quelque mois, j'aurais dit que Poutine montrait simplement ses muscles pour obtenir des concessions, que c'était du bluff. Mais aujourd'hui, je n'en suis plus certain... Il n’existe pas que de la rationalité dans l’attitude de Poutine, ce qu’une analyse de son idéologie peut contribuer à montrer.

Que cherche Vladimir Poutine ?

Assez curieusement, il existe peu de travaux en profondeur sur ce que veut Vladimir Poutine, autrement dit ses buts ultimes. Plus précisément, beaucoup en restent à l’écume des choses ou aux manifestations momentanées de cette présumée volonté. Il sera aisé, en effet, d’établir que le régime russe entend sinon reconquérir, du moins dominer l’Ukraine, en l’empêchant si possible d’être un régime démocratique et libre, en tout cas en la neutralisant.

Il en va ainsi aussi du Bélarus et de la Géorgie ainsi que du Caucase où il contrôle de fait l’Arménie et a pris pied en Azerbaïdjan, et bien sûr du Kazakhstan. On pourra aussi considérer qu’il entend déstabiliser l’Afrique, affaiblir les démocraties occidentales et l’Union européenne et pousser autant que possible l’ensemble des mouvements opposés au libéralisme politique. Enfin, il entend corroder et, finalement, mettre à bas les règles de droit international...

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Nicolas Tenzer, spécialiste de la Russie, tente de décrypter l'idéologie du leader russe.

Que cherche Vladimir Poutine ? Alors que l'armée russe masse des troupes à la frontière ukrainienne, c'est à cette question complexe que tente de répondre le président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique et éditeur de la publication "Desk Russie". Selon lui, la recherche permanente de l’instabilité voulue par le chef du Kremlin révèle sa véritable idéologie : un nihilisme.

Nicolas Tenzer, président du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique - D.R. - C.C

Les bruits de bottes s'amplifient entre la Russie et l'Ukraine. Cette dernière a été victime ces derniers jour d'une attaque informatique possible. Une guerre entre les deux pays est-elle possible ?

Nicolas Tenzer : Il y a quelque mois, j'aurais dit que Poutine montrait simplement ses muscles pour obtenir des concessions, que c'était du bluff. Mais aujourd'hui, je n'en suis plus certain... Il n’existe pas que de la rationalité dans l’attitude de Poutine, ce qu’une analyse de son idéologie peut contribuer à montrer.

Que cherche Vladimir Poutine ?

Assez curieusement, il existe peu de travaux en profondeur sur ce que veut Vladimir Poutine, autrement dit ses buts ultimes. Plus précisément, beaucoup en restent à l’écume des choses ou aux manifestations momentanées de cette présumée volonté. Il sera aisé, en effet, d’établir que le régime russe entend sinon reconquérir, du moins dominer l’Ukraine, en l’empêchant si possible d’être un régime démocratique et libre, en tout cas en la neutralisant.

Il en va ainsi aussi du Bélarus et de la Géorgie ainsi que du Caucase où il contrôle de fait l’Arménie et a pris pied en Azerbaïdjan, et bien sûr du Kazakhstan. On pourra aussi considérer qu’il entend déstabiliser l’Afrique, affaiblir les démocraties occidentales et l’Union européenne et pousser autant que possible l’ensemble des mouvements opposés au libéralisme politique. Enfin, il entend corroder et, finalement, mettre à bas les règles de droit international...

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Inquiétude à propos du variant Omicron BA 2e780f820-8b51-4d3a-8a7d-88860e5988dahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220120_165108_Inquietude_a_propos_du_variant_Omicron_BA_2Thu, 20 Jan 2022 16:51:08 +0100

L'épidémiologiste Antoine Flahault décrypte les dernières évolutions de la pandémie.

L'envolée des cas de Covid au Danemark est dû à un nouveau variant Omicron encore plus contagieux. Le conseiller scientifique du directeur de l'OMS pour l'Europe invite la France à rechercher ce virus qui pourrait expliquer la flambée constatée dans notre pays. Il revient aussi sur la politique de test et de vaccination.

Covid 19 - © Reflets

Boris Johnson, le premier ministre britannique, a annoncé la fin à compter du jeudi 27 janvier, de l’essentiel des restrictions imposées pour lutter contre le variant Omicron en Angleterre. Le port du masque ne sera plus obligatoire, le télétravail ne sera plus recommandé officiellement et un passe sanitaire ne sera plus imposé. Comment jugez-vous l'annonce de ces mesures ?

Antoine Flahault : Le Royaume-Uni accompagne la décrue épidémique actuelle qui est rapide. Le R actuel est de 0,7 (c'est-à-dire qu'une personne contamine 0,7 autre, NDLR). Croire que l'immunité collective permettra d'empêcher toute nouvelle vague de revenir serait présomptueux, mais libérer les restrictions lors des accalmies peut être une preuve d'agilité et d'adaptation à une crise qui s'étire en longueur. Mais les décideurs et la population doivent être clairement informés qu'ils auront à rétablir rapidement ces restrictions en cas de détérioration de la situation, ce qui peut survenir à tout moment. Ces choix, c'est le problème des politiques.

A l'inverse, en France, le passe vaccinal doit être instauré très prochainement. A-t-il encore un intérêt ?

Ce n'est pas aux scientifiques de décider de la mise en œuvre d'une recommandation qu'ils font. Ce qui est certain, c'est qu'il faut le plus de gens vaccinés possibles. Le partage des rôles entre scientifiques et politiques est utile : les premiers essaient d'éclairer la décision...

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L'épidémiologiste Antoine Flahault décrypte les dernières évolutions de la pandémie.

L'envolée des cas de Covid au Danemark est dû à un nouveau variant Omicron encore plus contagieux. Le conseiller scientifique du directeur de l'OMS pour l'Europe invite la France à rechercher ce virus qui pourrait expliquer la flambée constatée dans notre pays. Il revient aussi sur la politique de test et de vaccination.

Covid 19 - © Reflets

Boris Johnson, le premier ministre britannique, a annoncé la fin à compter du jeudi 27 janvier, de l’essentiel des restrictions imposées pour lutter contre le variant Omicron en Angleterre. Le port du masque ne sera plus obligatoire, le télétravail ne sera plus recommandé officiellement et un passe sanitaire ne sera plus imposé. Comment jugez-vous l'annonce de ces mesures ?

Antoine Flahault : Le Royaume-Uni accompagne la décrue épidémique actuelle qui est rapide. Le R actuel est de 0,7 (c'est-à-dire qu'une personne contamine 0,7 autre, NDLR). Croire que l'immunité collective permettra d'empêcher toute nouvelle vague de revenir serait présomptueux, mais libérer les restrictions lors des accalmies peut être une preuve d'agilité et d'adaptation à une crise qui s'étire en longueur. Mais les décideurs et la population doivent être clairement informés qu'ils auront à rétablir rapidement ces restrictions en cas de détérioration de la situation, ce qui peut survenir à tout moment. Ces choix, c'est le problème des politiques.

A l'inverse, en France, le passe vaccinal doit être instauré très prochainement. A-t-il encore un intérêt ?

Ce n'est pas aux scientifiques de décider de la mise en œuvre d'une recommandation qu'ils font. Ce qui est certain, c'est qu'il faut le plus de gens vaccinés possibles. Le partage des rôles entre scientifiques et politiques est utile : les premiers essaient d'éclairer la décision...

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Une nouvelle plainte pour « torture et actes de barbarie » contre le chef d'Interpolec3105a2-744f-49ab-8c95-ace1f2b52389http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220119_124610_Une_nouvelle_plainte_pour_____torture_et_actes_de_barbarie_____contre_le_chef_d_InterpolWed, 19 Jan 2022 12:46:10 +0100

Elle est déposée alors que le général émirati Al-Raisi se trouve actuellement sur le sol français.

Le président d’Interpol est accusé par l'ONG Gulf Centre for Human rights (GCHR) d'être complice des tortures que subit l'opposant émirati emprisonné Ahmed Mansoor. William Bourdon, l'avocat de l'association de défense des droits de l'Homme, demande l'arrestation immédiate du général Al-Raisi par la France.

Le général Ahmed Naser Al-Raisi, nouveau patron d'Interpol - Ipixelpro - CC BY-SA 4.0

Une nouvelle plainte pour « torture » et « actes de barbarie » a été déposée mardi à Paris au pôle crimes contre l'humanité du parquet antiterroriste (PNAT) contre Ahmed Nasser Al-Raisi, le nouveau président d'Interpol, élu le 25 novembre 2021.

Selon Me William Bourdon qui est à l'origine de cette plainte pour le compte de l'ONG de défense des droits de l'Homme Gulf Centre for Human rights (GCHR), le général Al-Raisi se trouverait actuellement en France. « Nous avons constaté que le Secrétaire général d'Interpol, Jürgen Stock avait twitté qu'il accueillait le nouveau président pour sa première visite au siège de l'organisation à Lyon, donc j'ai immédiatement déposé la plainte, raconte l'avocat joint par Reflets. Les services de la procureure la République du pôle Crime contre l'humanité, m'ont assuré qu'ils procédaient à un examen de la plainte sans délai._ » Pour de tels faits, le PNAT peut de saisir de l'affaire sur la base de la compétence universelle.

Le général Al-Raisi, président d'Interpol, et son secrétaire général, Jürgen Stock, dans les locaux de l'organisation à Lyon, le 17 janvier 2022
Le général Al-Raisi, président d'Interpol, et son secrétaire général, Jürgen Stock, dans les locaux de l'organisation à Lyon, le 17 janvier 2022

Le patron d'Interpol avait déjà été visé par deux plaintes mais celles-ci avaient été classées par le Parquet pour absence de compétence, car l'Emirati ne résidait pas en France et ne se trouvait pas non plus sur le sol français. « Cette visite en France relance l'affaire et j'estime que la France...

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Elle est déposée alors que le général émirati Al-Raisi se trouve actuellement sur le sol français.

Le président d’Interpol est accusé par l'ONG Gulf Centre for Human rights (GCHR) d'être complice des tortures que subit l'opposant émirati emprisonné Ahmed Mansoor. William Bourdon, l'avocat de l'association de défense des droits de l'Homme, demande l'arrestation immédiate du général Al-Raisi par la France.

Le général Ahmed Naser Al-Raisi, nouveau patron d'Interpol - Ipixelpro - CC BY-SA 4.0

Une nouvelle plainte pour « torture » et « actes de barbarie » a été déposée mardi à Paris au pôle crimes contre l'humanité du parquet antiterroriste (PNAT) contre Ahmed Nasser Al-Raisi, le nouveau président d'Interpol, élu le 25 novembre 2021.

Selon Me William Bourdon qui est à l'origine de cette plainte pour le compte de l'ONG de défense des droits de l'Homme Gulf Centre for Human rights (GCHR), le général Al-Raisi se trouverait actuellement en France. « Nous avons constaté que le Secrétaire général d'Interpol, Jürgen Stock avait twitté qu'il accueillait le nouveau président pour sa première visite au siège de l'organisation à Lyon, donc j'ai immédiatement déposé la plainte, raconte l'avocat joint par Reflets. Les services de la procureure la République du pôle Crime contre l'humanité, m'ont assuré qu'ils procédaient à un examen de la plainte sans délai._ » Pour de tels faits, le PNAT peut de saisir de l'affaire sur la base de la compétence universelle.

Le général Al-Raisi, président d'Interpol, et son secrétaire général, Jürgen Stock, dans les locaux de l'organisation à Lyon, le 17 janvier 2022
Le général Al-Raisi, président d'Interpol, et son secrétaire général, Jürgen Stock, dans les locaux de l'organisation à Lyon, le 17 janvier 2022

Le patron d'Interpol avait déjà été visé par deux plaintes mais celles-ci avaient été classées par le Parquet pour absence de compétence, car l'Emirati ne résidait pas en France et ne se trouvait pas non plus sur le sol français. « Cette visite en France relance l'affaire et j'estime que la France...

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« Le régime des Talibans est chaque jour un peu plus faible »d48eae44-0a6d-46c2-9eaf-eb256bf98bdahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220116_173659____Le_regime_des_Talibans_est_chaque_jour_un_peu_plus_faible____Sun, 16 Jan 2022 17:36:59 +0100

Entretien avec Ali Maizam Nazary, responsable des relations extérieures du Front de résistance nationale d’Afghanistan

A l'occasion de son passage en France, Reflets a pu participer à une visioconférence avec le porte-parole des insurgés organisée par l’Institut Prospective et Sécurité en Europe. Ali Maizam Nazary fait un tour d'horizon de sa vision de l'Afghanistan sous le joug des Talibans et des perspectives de la résistance dirigée par Ahmad Massoud.

Ali Maisam Nazary, porte-parole du Front de résistance nationale d'Afghanistant, le 14 janvier 2022 - DR

Le Front de résistance nationale est apparu en 2019 après l'ouverture des négociations entre les Etats-Unis et les Talibans. Il est dirigé par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné le 9 septembre 2001 par Al-Quaïda. Le mouvement est structuré autour de divers comités, en particulier le comité Militaire, le comité Politique, le comité aux Relations internationales – dirigée par Ali Maizam Nazary – ou encore les comités pour les Femmes, la Jeunesse, les Arts ou le Sport.

Quelle est l'évolution de la situation depuis l'arrivée des Talibans au pouvoir ?

Ali Maizam Nazary : Les Talibans ont été incapables de mettre en place un État. Les institutions ne fonctionnent pas, des commandants locaux ont le pouvoir. C'est une sorte d'anarchie qui règne. On constate aussi une augmentation des activités criminelles comme le trafic de drogue ou la traite d'êtres humains. La vente de femmes et d'enfants est aujourd'hui bien documentée.

Au départ, les Talibans ont lancé le djihad contre des forces étrangères présentes dans le pays. Mais cette période est finie. Désormais ils ont une responsabilité : prendre soin de la population. Et ils en sont incapables. Ils répètent que Dieu va fournir ce dont les gens ont besoin... Il y a un manque de leadership de leurs responsables.

Dans les faits, nous déplorons une grave crise humanitaire. Mais la racine de cette crise est que des groupes terroristes ont pris le pouvoir. La plupart des ONG...

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Entretien avec Ali Maizam Nazary, responsable des relations extérieures du Front de résistance nationale d’Afghanistan

A l'occasion de son passage en France, Reflets a pu participer à une visioconférence avec le porte-parole des insurgés organisée par l’Institut Prospective et Sécurité en Europe. Ali Maizam Nazary fait un tour d'horizon de sa vision de l'Afghanistan sous le joug des Talibans et des perspectives de la résistance dirigée par Ahmad Massoud.

Ali Maisam Nazary, porte-parole du Front de résistance nationale d'Afghanistant, le 14 janvier 2022 - DR

Le Front de résistance nationale est apparu en 2019 après l'ouverture des négociations entre les Etats-Unis et les Talibans. Il est dirigé par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné le 9 septembre 2001 par Al-Quaïda. Le mouvement est structuré autour de divers comités, en particulier le comité Militaire, le comité Politique, le comité aux Relations internationales – dirigée par Ali Maizam Nazary – ou encore les comités pour les Femmes, la Jeunesse, les Arts ou le Sport.

Quelle est l'évolution de la situation depuis l'arrivée des Talibans au pouvoir ?

Ali Maizam Nazary : Les Talibans ont été incapables de mettre en place un État. Les institutions ne fonctionnent pas, des commandants locaux ont le pouvoir. C'est une sorte d'anarchie qui règne. On constate aussi une augmentation des activités criminelles comme le trafic de drogue ou la traite d'êtres humains. La vente de femmes et d'enfants est aujourd'hui bien documentée.

Au départ, les Talibans ont lancé le djihad contre des forces étrangères présentes dans le pays. Mais cette période est finie. Désormais ils ont une responsabilité : prendre soin de la population. Et ils en sont incapables. Ils répètent que Dieu va fournir ce dont les gens ont besoin... Il y a un manque de leadership de leurs responsables.

Dans les faits, nous déplorons une grave crise humanitaire. Mais la racine de cette crise est que des groupes terroristes ont pris le pouvoir. La plupart des ONG...

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« C’est tout le secteur de la santé qui va être englouti par cette vague Omicron »45b562df-dd2e-4a12-b24b-70e4a3857a4ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220107_100000_____C___est_tout_le_secteur_de_la_sante_qui_va_etre_englouti_par_cette_vague_Omicron____Fri, 07 Jan 2022 10:00:00 +0100

L'épidémiologiste Antoine Flahault fait un point sur le développement et la gestion de la pandémie.

Gestions des non-vaccinés, submersion des hôpitaux, professeurs retraités dans les classes, masques à l'extérieur, généralisation du masque FFP2, hypothèse de la dernière vague, immunité collective, nouveaux variants, le conseiller scientifique du directeur de l'OMS pour l'Europe répond aux questions de Reflets.

Coronavirus - © Reflets

Le Président Macron veut «emmerder les non-vaccinés», qu’en pensez-vous d’un point de vue médical?

Antoine Flahault : Les non-vaccinés ne sont pas un groupe homogène. Les 10% de non-vaccinés en France ne sont pas tous antivax, seulement 1 à 2% de la population l’est réellement. Et ceux là, on ne les fera pas changer d’avis.

Beaucoup sont ce qu’on appelle des hésitants vaccinaux. Il y a eu de nombreuses études d’anthropologues à ce sujet. Ces hésitants vaccinaux sont de plusieurs types. Aux Etats-Unis, ce sont les Noirs américains, en Europe, ce sont les personnes natives de La Réunion ou des Antilles, ou des personnes de l’ex-bloc soviétique, dont l’ex-RDA. Toutes ces personnes ont en commun de ne pas avoir confiance dans les autorités. Ils sont méfiants vis-à-vis de toute autorité, qu’elle soit policière, judiciaire, et aussi sanitaire.

Un autre type pas très éloigné concerne les banlieues françaises qui ne sont pas forcément méfiantes vis-à-vis de l’État, mais sont précaires ou assez bas dans l’échelle sociale. Ils ont peur de manquer deux ou trois jours au travail s’ils réagissent fortement à la vaccination. Et ces personnes-là ne peuvent pas se permettre de perdre deux ou trois jours de salaire. On trouve aussi dans ce groupe des personnes qui ont des difficultés d’accès à la vaccination, d'autres qui ont des troubles cognitifs ou physiques, dont des personnes âgées. Il faut leur proposer la vaccination à domicile.

Le troisième type d’hésitants vaccinaux est plus...

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L'épidémiologiste Antoine Flahault fait un point sur le développement et la gestion de la pandémie.

Gestions des non-vaccinés, submersion des hôpitaux, professeurs retraités dans les classes, masques à l'extérieur, généralisation du masque FFP2, hypothèse de la dernière vague, immunité collective, nouveaux variants, le conseiller scientifique du directeur de l'OMS pour l'Europe répond aux questions de Reflets.

Coronavirus - © Reflets

Le Président Macron veut «emmerder les non-vaccinés», qu’en pensez-vous d’un point de vue médical?

Antoine Flahault : Les non-vaccinés ne sont pas un groupe homogène. Les 10% de non-vaccinés en France ne sont pas tous antivax, seulement 1 à 2% de la population l’est réellement. Et ceux là, on ne les fera pas changer d’avis.

Beaucoup sont ce qu’on appelle des hésitants vaccinaux. Il y a eu de nombreuses études d’anthropologues à ce sujet. Ces hésitants vaccinaux sont de plusieurs types. Aux Etats-Unis, ce sont les Noirs américains, en Europe, ce sont les personnes natives de La Réunion ou des Antilles, ou des personnes de l’ex-bloc soviétique, dont l’ex-RDA. Toutes ces personnes ont en commun de ne pas avoir confiance dans les autorités. Ils sont méfiants vis-à-vis de toute autorité, qu’elle soit policière, judiciaire, et aussi sanitaire.

Un autre type pas très éloigné concerne les banlieues françaises qui ne sont pas forcément méfiantes vis-à-vis de l’État, mais sont précaires ou assez bas dans l’échelle sociale. Ils ont peur de manquer deux ou trois jours au travail s’ils réagissent fortement à la vaccination. Et ces personnes-là ne peuvent pas se permettre de perdre deux ou trois jours de salaire. On trouve aussi dans ce groupe des personnes qui ont des difficultés d’accès à la vaccination, d'autres qui ont des troubles cognitifs ou physiques, dont des personnes âgées. Il faut leur proposer la vaccination à domicile.

Le troisième type d’hésitants vaccinaux est plus...

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Macron, le président qui emmerde les Français66cb2bfd-070f-4c8c-b2fd-b25f8522facchttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220106_095751_Macron__le_president_qui_emmerde_les_Fran__aisThu, 06 Jan 2022 09:57:51 +0100

Ses propos illustrent un quinquennat de mépris et de condescendance

Le chef de l'État a fait le choix de cliver un peu plus notre société alors que la crise sanitaire continue. Ses mots sont non seulement une erreur, ils sont contre-productifs : aucun non-vacciné ne sera convaincu par ses propos. Mais l'attitude de Macron remet en lumière tous les bras d'honneur qu'il a fait aux Français.

Emmanuel Macron dans la cour de l'Elysée. - Vlad (République de la Macédoine du Nord) - Creative Commons Public

« Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça la stratégie. » La phrase d'Emmanuel Macron tourne en boucle. Elle choque. À raison. Oui, la vaccination sauve des vies et elle est absolument souhaitable. Nous l'avons rappelé dans ces colonnes en donnant la parole à des professionnels de santé à de multiples reprises. Mais ce choix du président de provoquer, de cliver encore un peu plus la société, d'hystériser le débat est contre-productif : aucun non-vacciné ne sera convaincu par ses propos. Pour un coup politique, Macron va contre l'intérêt général dans la lutte contre cette épidémie. Ajoutons cette tournure de phrase un peu infantile, « J'ai très envie », comme si gouverner c'était céder à ses envies. Demain ça sera quoi la liste de ses envies ?

Une phrase est encore plus inquiétante : « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen. » De fait, Emmanuel Macron décrète une classe de sous-citoyens. On n'est pas loin de la déchéance de nationalité.

Une autre manière de penser serait de voir les non-vaccinés en partie comme des victimes de la désinformation. Les théories complotistes sont un rouleau compresseur qui peuvent enfermer des gens dans des schémas irrationnels. Alors s'il faut emmerder quelqu'un, ne serait-ce pas ceux qui distillent ce poison des fake news ?

Dans les faits, il...

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Ses propos illustrent un quinquennat de mépris et de condescendance

Le chef de l'État a fait le choix de cliver un peu plus notre société alors que la crise sanitaire continue. Ses mots sont non seulement une erreur, ils sont contre-productifs : aucun non-vacciné ne sera convaincu par ses propos. Mais l'attitude de Macron remet en lumière tous les bras d'honneur qu'il a fait aux Français.

Emmanuel Macron dans la cour de l'Elysée. - Vlad (République de la Macédoine du Nord) - Creative Commons Public

« Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça la stratégie. » La phrase d'Emmanuel Macron tourne en boucle. Elle choque. À raison. Oui, la vaccination sauve des vies et elle est absolument souhaitable. Nous l'avons rappelé dans ces colonnes en donnant la parole à des professionnels de santé à de multiples reprises. Mais ce choix du président de provoquer, de cliver encore un peu plus la société, d'hystériser le débat est contre-productif : aucun non-vacciné ne sera convaincu par ses propos. Pour un coup politique, Macron va contre l'intérêt général dans la lutte contre cette épidémie. Ajoutons cette tournure de phrase un peu infantile, « J'ai très envie », comme si gouverner c'était céder à ses envies. Demain ça sera quoi la liste de ses envies ?

Une phrase est encore plus inquiétante : « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen. » De fait, Emmanuel Macron décrète une classe de sous-citoyens. On n'est pas loin de la déchéance de nationalité.

Une autre manière de penser serait de voir les non-vaccinés en partie comme des victimes de la désinformation. Les théories complotistes sont un rouleau compresseur qui peuvent enfermer des gens dans des schémas irrationnels. Alors s'il faut emmerder quelqu'un, ne serait-ce pas ceux qui distillent ce poison des fake news ?

Dans les faits, il...

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Le saviez vous ? La magie Disney éloigne le Covid126e8f97-a7be-40f5-a0bc-175eb0938cbbhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20220102_174330_Le_saviez_vous____La_magie_Disney_eloigne_le_CovidSun, 02 Jan 2022 17:43:30 +0100

À Disneyland, impossible d’être cas contact au travail

La direction du parc d'attraction l'assure : si vous avez été au contact d'un collègue malade, vous devez venir au travail. Mais pas si c'est dans la sphère privée. Disneyland a également trouvé un moyen infaillible pour que tous les visiteurs soient masqués sur les photos souvenir qu'il leur vend : les masques sont rajoutés avec une sorte de Photoshop maison ! C'est Oncle Picsou qui doit être content.

La parade des personnages de Disney - Aline Dassel - Pixabay - CC

Au pays de Mickey, le Covid a du mal à percer. Il existe en effet chez Disneyland des « bulles sanitaires » infranchissables. La preuve : la direction a expliqué sans rire aux salariés que s’ils ont été en contact avec une personne positive au Covid sur leur lieu de travail, ils ne sont pas considérés comme cas contact et peuvent venir travailler. En revanche, poursuit la direction, si le contact a eu lieu en dehors du parc d'attractions, il ne faut surtout pas revenir travailler. La magie Disney, c’est encore plus puissant que la magie vaudou. Mais étonnamment, ce discours de la direction ne convainc pas du tout les salariés qui, déguisés en personnages de Mickey réalisent la « parade » dans les « rues » de Disneyland Paris. Ils pensent, eux, que la promiscuité avec les visiteurs et dans les bus qui les véhiculent vers le lieu des festivités et au retour, a entraîné la contamination d’environ 90 des 500 salariés de la parade.

Informations internes Disney
Informations internes Disney

Oncle Picsou, visiblement très actif au sein de Disney, a quant à lui décidé de tirer coûte que coûte profit des photos faites automatiquement dans les attractions comme Space Moutain. Souvent, les visiteurs veulent repartir avec une photo les montrant au sein de l’attraction. Mais un problème est apparu. Sur le papier, tout le monde doit porter un masque au sein de Disneyland. Impossible donc de vendre une photo à quelqu’un qui n’en porterait pas, ça ne ferait pas bon genre. C'est pourtant souvent le cas....

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À Disneyland, impossible d’être cas contact au travail

La direction du parc d'attraction l'assure : si vous avez été au contact d'un collègue malade, vous devez venir au travail. Mais pas si c'est dans la sphère privée. Disneyland a également trouvé un moyen infaillible pour que tous les visiteurs soient masqués sur les photos souvenir qu'il leur vend : les masques sont rajoutés avec une sorte de Photoshop maison ! C'est Oncle Picsou qui doit être content.

La parade des personnages de Disney - Aline Dassel - Pixabay - CC

Au pays de Mickey, le Covid a du mal à percer. Il existe en effet chez Disneyland des « bulles sanitaires » infranchissables. La preuve : la direction a expliqué sans rire aux salariés que s’ils ont été en contact avec une personne positive au Covid sur leur lieu de travail, ils ne sont pas considérés comme cas contact et peuvent venir travailler. En revanche, poursuit la direction, si le contact a eu lieu en dehors du parc d'attractions, il ne faut surtout pas revenir travailler. La magie Disney, c’est encore plus puissant que la magie vaudou. Mais étonnamment, ce discours de la direction ne convainc pas du tout les salariés qui, déguisés en personnages de Mickey réalisent la « parade » dans les « rues » de Disneyland Paris. Ils pensent, eux, que la promiscuité avec les visiteurs et dans les bus qui les véhiculent vers le lieu des festivités et au retour, a entraîné la contamination d’environ 90 des 500 salariés de la parade.

Informations internes Disney
Informations internes Disney

Oncle Picsou, visiblement très actif au sein de Disney, a quant à lui décidé de tirer coûte que coûte profit des photos faites automatiquement dans les attractions comme Space Moutain. Souvent, les visiteurs veulent repartir avec une photo les montrant au sein de l’attraction. Mais un problème est apparu. Sur le papier, tout le monde doit porter un masque au sein de Disneyland. Impossible donc de vendre une photo à quelqu’un qui n’en porterait pas, ça ne ferait pas bon genre. C'est pourtant souvent le cas....

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Anonymat sur Internet : ce fantasme instrumentalisé sans vergogne6ef3a8e0-8c1d-4bf1-9b00-43aef8bae407http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211227_175646_Anonymat_sur_Internet___ce_fantasme_instrumentalise_sans_vergogneMon, 27 Dec 2021 17:56:46 +0100

Les dérives sont le fait des humains, pas des réseaux sociaux ou le fruit de l'anonymat

Au moindre fait divers auquel Internet est mêlé, les politiques et toutes les pseudo-autorités morales s'insurgent : ils blâment le réseau, les réseaux sociaux et un supposé « anonymat ». Pourtant, derrière la haine, il y a des humains, pas des machines...

Identification de l'adresse de terroriste

Depuis la tête de l'État jusqu'aux plus obscurs politiques, en passant par tous ceux qui s'érigent en autorité morale, tous réclament depuis des lustres « la fin de l'anonymat sur Internet ». Jean Castex avait qualifié le 15 juillet 2020 l’anonymat des réseaux sociaux de « choquant ». Pire, le premier ministre s'enflammait : « Les réseaux sociaux c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! (...) On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. ». En 2019, Emmanuel Macron expliquait quant à lui, être favorable à « une levée progressive de toute forme d’anonymat » sur Internet. Il faut « réguler les torrents de boue qui se déversent sur les réseaux sociaux », avait expliqué le président LR du Sénat, Gérard Larcher. Pour le député LREM du Rhône Bruno Bonnell, il faudrait lutter contre les « déviances que l’anonymat cautionne, comme la calomnie ou la diffamation ». L'assassinat de Samuel Paty a été une occasion pour tous les politiques de remettre une pièce dans ce juke-box (Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Jean-Michel Blanquer, ...). Bien sûr, le rôle des plateformes ne peut être écarté. L'hystérisation sur les réseaux sociaux et particulièrement Youtube, du cours sur la liberté d'expression de Samuel Paty a contribué à désigner ce professeur comme une cible pour le terroriste. Mais l'enquête a largement démontré que personne n'était anonyme. Ni le tueur dont les policiers...

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Les dérives sont le fait des humains, pas des réseaux sociaux ou le fruit de l'anonymat

Au moindre fait divers auquel Internet est mêlé, les politiques et toutes les pseudo-autorités morales s'insurgent : ils blâment le réseau, les réseaux sociaux et un supposé « anonymat ». Pourtant, derrière la haine, il y a des humains, pas des machines...

Identification de l'adresse de terroriste

Depuis la tête de l'État jusqu'aux plus obscurs politiques, en passant par tous ceux qui s'érigent en autorité morale, tous réclament depuis des lustres « la fin de l'anonymat sur Internet ». Jean Castex avait qualifié le 15 juillet 2020 l’anonymat des réseaux sociaux de « choquant ». Pire, le premier ministre s'enflammait : « Les réseaux sociaux c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! (...) On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. ». En 2019, Emmanuel Macron expliquait quant à lui, être favorable à « une levée progressive de toute forme d’anonymat » sur Internet. Il faut « réguler les torrents de boue qui se déversent sur les réseaux sociaux », avait expliqué le président LR du Sénat, Gérard Larcher. Pour le député LREM du Rhône Bruno Bonnell, il faudrait lutter contre les « déviances que l’anonymat cautionne, comme la calomnie ou la diffamation ». L'assassinat de Samuel Paty a été une occasion pour tous les politiques de remettre une pièce dans ce juke-box (Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Jean-Michel Blanquer, ...). Bien sûr, le rôle des plateformes ne peut être écarté. L'hystérisation sur les réseaux sociaux et particulièrement Youtube, du cours sur la liberté d'expression de Samuel Paty a contribué à désigner ce professeur comme une cible pour le terroriste. Mais l'enquête a largement démontré que personne n'était anonyme. Ni le tueur dont les policiers...

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Varian Omicron : bientôt tous positifs ?5a8ee4f9-ac3c-4a6e-a88c-a3e164ea7b41http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211224_183243_Varian_Omicron___bientot_tous_positifs__Fri, 24 Dec 2021 18:32:43 +0100

La barre des 100.000 cas par jours de Covid 19 pourrait être franchie après Noël

L'explosion du nombre de cas pourrait provoquer une désorganisation du pays. Et la question de la virulence du virus qui entraînerait une nouvelle vague d'hospitalisations reste en suspens. Les épidémiologistes Catherine Hill et Antoine Flahaut livrent leur analyse.

Le coronavirus - © Reflets

Une chose est certaine, le nouveau variant Omicron est beaucoup plus transmissible, selon les épidémiologistes que Reflets a interrogé. Le R0, le taux de reproduction du virus initial, est «supérieur à 10», selon le Pr Antoine Flahaut, épidémiologiste et professeur de santé publique à l'université de Genève, contre 6 pour le variant Delta. L’explosion des contaminations est telle qu’il n’est «pas impossible» que nous soyons tous positifs dans les semaines qui viennent, selon lui.

«La France reçoit la vague Omicron avec quinze jours de décalage par rapport au Royaume-Uni et au Danemark, avec une force qui semble tout à fait similaire», analyse Antoine Flahaut. Les 100.000 cas sur une journée devraient être atteint la semaine prochaine et en cas moyennés sur la semaine juste après le nouvel an, selon ses projections.

Un avis partagé par sa consœur Catherine Hill qui reproche une mauvaise évaluation de la circulation du virus. «Le taux d’incidence qu’on nous annonce ne veut pas dire grand chose, car il dépend de qui vient se faire dépister, ce qui n'est pas un échantillon représentatif de la population. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas comme les Anglais qui réalisent régulièrement des sondages pour mesurer la proportion de positifs à l'instant t. C’est un mystère...»

Le résultat de la dernière étude React-1 en Angleterre sur la période 23 novembre – 13 décembre publiée ce 24 décembre montre un taux de prévalence dans la population générale de 1,41%,...

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La barre des 100.000 cas par jours de Covid 19 pourrait être franchie après Noël

L'explosion du nombre de cas pourrait provoquer une désorganisation du pays. Et la question de la virulence du virus qui entraînerait une nouvelle vague d'hospitalisations reste en suspens. Les épidémiologistes Catherine Hill et Antoine Flahaut livrent leur analyse.

Le coronavirus - © Reflets

Une chose est certaine, le nouveau variant Omicron est beaucoup plus transmissible, selon les épidémiologistes que Reflets a interrogé. Le R0, le taux de reproduction du virus initial, est «supérieur à 10», selon le Pr Antoine Flahaut, épidémiologiste et professeur de santé publique à l'université de Genève, contre 6 pour le variant Delta. L’explosion des contaminations est telle qu’il n’est «pas impossible» que nous soyons tous positifs dans les semaines qui viennent, selon lui.

«La France reçoit la vague Omicron avec quinze jours de décalage par rapport au Royaume-Uni et au Danemark, avec une force qui semble tout à fait similaire», analyse Antoine Flahaut. Les 100.000 cas sur une journée devraient être atteint la semaine prochaine et en cas moyennés sur la semaine juste après le nouvel an, selon ses projections.

Un avis partagé par sa consœur Catherine Hill qui reproche une mauvaise évaluation de la circulation du virus. «Le taux d’incidence qu’on nous annonce ne veut pas dire grand chose, car il dépend de qui vient se faire dépister, ce qui n'est pas un échantillon représentatif de la population. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas comme les Anglais qui réalisent régulièrement des sondages pour mesurer la proportion de positifs à l'instant t. C’est un mystère...»

Le résultat de la dernière étude React-1 en Angleterre sur la période 23 novembre – 13 décembre publiée ce 24 décembre montre un taux de prévalence dans la population générale de 1,41%,...

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We asked the best legendary hackers what their reaction was after seeing Matrix9dea68d8-c5bf-44b7-a6c1-b9b96f9f0fc9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211223_153845_We_asked_the_best_legendary_hackers_what_their_reaction_was_after_seeing_MatrixThu, 23 Dec 2021 15:38:45 +0100

Here is a movie that left no one unmoved, especially in the infosec...

As the latest Matrix movie hits theaters and the Internet, we asked some legendary hackers what they felt when they saw the first episode.

Matrix Resurection

There are a few people in the world of computer security who have made history and whose contribution is little known to the general public. They have made history, either because they have discovered important flaws, or because they have contributed to awareness, or because they are, often in the shadows, at the origin of essential companies in this field. They were also behind legendary hacker groups in the mid-90s, such as the Cult of the Dead Cow, L0pht, ADM, w00w00, etc. We had told part of their story in several articles. As the last Matrix opus arrives in theaters and in the videoclubs peer to peer networks, it seemed nice to ask them what was their memory of the first episode of the saga. When did they see it, what was their reaction? In Matrix Resurrections, the characters are propelled 20 years later (actually more). For the world of hackers, twenty-two years have passed since the release of Matrix in 1999, a real eternity in Internet time. In this time frame, members of these groups have created Napster, Veracode, Qualys, Whatsapp, you name it...

Personally, I saw Matrix on video-on-demand at the Alexis Park hotel during Defcon in 1999. I remember thinking that the Matrix movie was a kind of allegory. I saw a kind of similarity between the Matrix where what you see is different from what is really there and the emerging world of the internet. A world that would connect all computers and in which some journalists or blissful "experts" saw something like...

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Here is a movie that left no one unmoved, especially in the infosec...

As the latest Matrix movie hits theaters and the Internet, we asked some legendary hackers what they felt when they saw the first episode.

Matrix Resurection

There are a few people in the world of computer security who have made history and whose contribution is little known to the general public. They have made history, either because they have discovered important flaws, or because they have contributed to awareness, or because they are, often in the shadows, at the origin of essential companies in this field. They were also behind legendary hacker groups in the mid-90s, such as the Cult of the Dead Cow, L0pht, ADM, w00w00, etc. We had told part of their story in several articles. As the last Matrix opus arrives in theaters and in the videoclubs peer to peer networks, it seemed nice to ask them what was their memory of the first episode of the saga. When did they see it, what was their reaction? In Matrix Resurrections, the characters are propelled 20 years later (actually more). For the world of hackers, twenty-two years have passed since the release of Matrix in 1999, a real eternity in Internet time. In this time frame, members of these groups have created Napster, Veracode, Qualys, Whatsapp, you name it...

Personally, I saw Matrix on video-on-demand at the Alexis Park hotel during Defcon in 1999. I remember thinking that the Matrix movie was a kind of allegory. I saw a kind of similarity between the Matrix where what you see is different from what is really there and the emerging world of the internet. A world that would connect all computers and in which some journalists or blissful "experts" saw something like...

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On a demandé aux meilleurs hackers quelle avait été leur réaction après avoir vu Matrixf121a38b-a844-48c4-b5e9-e59755cbe293http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211223_153801_On_a_demande_aux_meilleurs_hackers_quelle_avait_ete_leur_reaction_apres_avoir_vu_MatrixThu, 23 Dec 2021 15:38:01 +0100

Voilà un film qui n'a laissé personne de marbre, surtout dans ce milieu...

Alors que le dernier opus de Matrix déboule dans les salles et dans tous les vidéoclubs des Internet, nous avons demandé à quelques hackers de légende ce qu'ils avaient ressenti lorsqu'ils avaient vu le premier épisode.

Matrix Resurection

Il y a dans le monde de la sécurité informatique quelques personnes qui ont marqué l'histoire et dont le grand public soupçonne peu l'apport. Ils ont marqué l'histoire, soit parce qu'ils ont découvert des failles importantes, soit parce qu'ils ont contribué à la sensibilisation, soit parce qu'ils sont, souvent dans l'ombre, à l'origine d'entreprises essentielles dans ce domaine. Ils étaient également à l'origine de groupes de hackers légendaires au mitan des années 90, comme le Cult of the Dead Cow, L0pht, ADM, w00w00, etc. Nous avions raconté une partie de leur histoire dans plusieurs articles. Alors que le dernier opus de Matrix arrive sur les écrans de cinéma et dans les vidéoclubs réseaux de peer to peer, il nous a semblé amusant d'aller leur demander quel était leur souvenir du premier épisode de la saga. Quand l'avaient-ils vu, quelle avait été leur réaction ? Dans Matrix Resurrections, les personnages sont propulsés 20 ans plus tard (en fait plus). Pour le monde des hackers, vingt-deux ans se sont écoulés depuis la sortie de Matrix en 1999, une véritable éternité en temps Internet. Dans ce laps de temps, des membres de ces groupes ont créé Napster, Veracode, Qualys, Whatsapp, on en passe...

Personnellement, j'ai vu Matrix en vidéo à la demande à l'hôtel Alexis Park pendant Defcon en 1999. Je me souviens avoir pensé que le film Matrix était une sorte d'allégorie. Je relevais une sorte de similitude entre la...

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Voilà un film qui n'a laissé personne de marbre, surtout dans ce milieu...

Alors que le dernier opus de Matrix déboule dans les salles et dans tous les vidéoclubs des Internet, nous avons demandé à quelques hackers de légende ce qu'ils avaient ressenti lorsqu'ils avaient vu le premier épisode.

Matrix Resurection

Il y a dans le monde de la sécurité informatique quelques personnes qui ont marqué l'histoire et dont le grand public soupçonne peu l'apport. Ils ont marqué l'histoire, soit parce qu'ils ont découvert des failles importantes, soit parce qu'ils ont contribué à la sensibilisation, soit parce qu'ils sont, souvent dans l'ombre, à l'origine d'entreprises essentielles dans ce domaine. Ils étaient également à l'origine de groupes de hackers légendaires au mitan des années 90, comme le Cult of the Dead Cow, L0pht, ADM, w00w00, etc. Nous avions raconté une partie de leur histoire dans plusieurs articles. Alors que le dernier opus de Matrix arrive sur les écrans de cinéma et dans les vidéoclubs réseaux de peer to peer, il nous a semblé amusant d'aller leur demander quel était leur souvenir du premier épisode de la saga. Quand l'avaient-ils vu, quelle avait été leur réaction ? Dans Matrix Resurrections, les personnages sont propulsés 20 ans plus tard (en fait plus). Pour le monde des hackers, vingt-deux ans se sont écoulés depuis la sortie de Matrix en 1999, une véritable éternité en temps Internet. Dans ce laps de temps, des membres de ces groupes ont créé Napster, Veracode, Qualys, Whatsapp, on en passe...

Personnellement, j'ai vu Matrix en vidéo à la demande à l'hôtel Alexis Park pendant Defcon en 1999. Je me souviens avoir pensé que le film Matrix était une sorte d'allégorie. Je relevais une sorte de similitude entre la...

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Ce que les services de renseignement disent de la communauté tchétchène en Francef03aeb93-c11f-4b73-872b-fb761843a507http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211222_131140_Ce_que_les_services_de_renseignement_disent_de_la_communaute_tchetchene_en_FranceWed, 22 Dec 2021 13:11:40 +0100

Reflets dévoile une note de la DGSI réalisée après l’assassinat de Samuel Paty

Les policiers expliquent comment la communauté nord-caucasienne s’est radicalisée après les deux guerres en Tchétchénie et la création de l’Émirat islamique du Caucase. Ils montrent comment le conflit irako-syrien et la création de l’État Islamique va être l’occasion de cette internationalisation du djihad caucasien. Depuis 2018, sept attentats ou projets terroristes ont impliqué des personnes d’origine tchétchène sur notre territoire.

Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, l'assassin de Samuel Paty

Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, le terroriste qui a assassiné Samuel Paty, était d’origine Tchétchène. Né le 12 mars 2002 à Moscou, il avait la nationalité russe et vivait en France depuis douze ans. Il bénéficiait du statut de réfugié. Dans le cadre de l’enquête, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est amenée à éclairer les magistrats sur la radicalisation au sein de la communauté tchétchène. Elle produit une note datée du 18 octobre 2020 intitulée «Éléments issus de notre documentation opérationnelle relatifs à la mouvance islamiste nord-caucasienne et la menace terroriste qu'elle véhicule en France».

La diaspora nord-caucasienne en France est constituée de 20.000 à 40.000 personnes, majoritairement originaires de Tchétchénie et, dans une moindre mesure, du Daghestan. Ce sont les deux conflits de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2009) qui ont engendré une forte vague d'immigration nord-caucasienne vers l'Europe occidentale, notamment en direction de la France. Les autres États les plus concernés par cette vague migratoire sont l'Autriche, la Belgique et l'Allemagne.

De la cause indépendantiste au djihad international

C’est le premier conflit en Tchétchénie qui a entraîné un phénomène de radicalisation islamiste au sein des séparatistes demandant l’indépendance de leur pays. La proportion d'islamistes radicaux au sein de la rébellion s’est accrue notamment sous l'influence du prestige de l'émir Khattab, un vétéran du...

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Reflets dévoile une note de la DGSI réalisée après l’assassinat de Samuel Paty

Les policiers expliquent comment la communauté nord-caucasienne s’est radicalisée après les deux guerres en Tchétchénie et la création de l’Émirat islamique du Caucase. Ils montrent comment le conflit irako-syrien et la création de l’État Islamique va être l’occasion de cette internationalisation du djihad caucasien. Depuis 2018, sept attentats ou projets terroristes ont impliqué des personnes d’origine tchétchène sur notre territoire.

Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, l'assassin de Samuel Paty

Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov, le terroriste qui a assassiné Samuel Paty, était d’origine Tchétchène. Né le 12 mars 2002 à Moscou, il avait la nationalité russe et vivait en France depuis douze ans. Il bénéficiait du statut de réfugié. Dans le cadre de l’enquête, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est amenée à éclairer les magistrats sur la radicalisation au sein de la communauté tchétchène. Elle produit une note datée du 18 octobre 2020 intitulée «Éléments issus de notre documentation opérationnelle relatifs à la mouvance islamiste nord-caucasienne et la menace terroriste qu'elle véhicule en France».

La diaspora nord-caucasienne en France est constituée de 20.000 à 40.000 personnes, majoritairement originaires de Tchétchénie et, dans une moindre mesure, du Daghestan. Ce sont les deux conflits de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2009) qui ont engendré une forte vague d'immigration nord-caucasienne vers l'Europe occidentale, notamment en direction de la France. Les autres États les plus concernés par cette vague migratoire sont l'Autriche, la Belgique et l'Allemagne.

De la cause indépendantiste au djihad international

C’est le premier conflit en Tchétchénie qui a entraîné un phénomène de radicalisation islamiste au sein des séparatistes demandant l’indépendance de leur pays. La proportion d'islamistes radicaux au sein de la rébellion s’est accrue notamment sous l'influence du prestige de l'émir Khattab, un vétéran du...

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Macronie : pas en campagne mais déjà en guerre731dc7e7-9488-4144-bbe4-262a743b0e86http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211221_110542_Macronie___pas_en_campagne_mais_deja_en_guerreTue, 21 Dec 2021 11:05:42 +0100

Le parti présidentiel veut récupérer le nom de domaine enmarche2022.fr.

En Marche n'a pas apprécié que cette adresse soit utilisée par une maison d'édition publiant les albums du dessinateur Allan Barte, dédiés au quinquennat d'Emmanuel Macron. Le parti a lancé une procédure pour récupérer ce qu'il estime lui appartenir de droit. Pas très Charlie tout cela…

Dessin de Allan Barte - © Ant Éditions - Allan Barte

« Le fait de ne pas être en campagne, aujourd'hui pour nous, ce n'est pas un avantage, c'est un inconvénient », expliquait pas plus tard que le 16 décembre Gabriel Attal, l'inénarrable porte-parole du gouvernement. Et pourtant... Côté En Marche, le parti présidentiel, on s'énerve, justement, de ne pas être propriétaire d'un nom de domaine qui fait très « campagne ». Ant Éditions vient de recevoir une demande très formelle de sa part, via l'AFNIC, visant à récupérer (quoi qu'il en coûte ?) un nom de domaine enregistré il y a deux ans : enmarche2022.fr. « On avait acheté le nom de domaine en juin 2019. Il y a un côté humoristique, c'est un site parodique, c'était tout à fait dans la thématique des bouquins, explique à Reflets Anthony Roux, le responsable de la maison d'édition. Ils nous auraient appelés pour demander gentiment, ça aurait été vite. On le leur aurait rendu », poursuit-il.

Mais le parti d'Emmanuel Macron a préféré passer par la très officielle plateforme Syreli de l'AFNIC qui permet de régler les différents sur les noms de domaines. Il a fait rédiger un argumentaire de 9 pages par un avocat, il fallait bien cela...

Antony Roux s'étonne d'un branle-bas de combat lancé à l'approche de la présidentielle : « On avait pris ce nom de domaine parce que la question, pour cette collection de bouquins d'Allan Barte qui dépeignent chaque année du quinquennat, c'était : qu'est-ce qu'on fait en...

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Le parti présidentiel veut récupérer le nom de domaine enmarche2022.fr.

En Marche n'a pas apprécié que cette adresse soit utilisée par une maison d'édition publiant les albums du dessinateur Allan Barte, dédiés au quinquennat d'Emmanuel Macron. Le parti a lancé une procédure pour récupérer ce qu'il estime lui appartenir de droit. Pas très Charlie tout cela…

Dessin de Allan Barte - © Ant Éditions - Allan Barte

« Le fait de ne pas être en campagne, aujourd'hui pour nous, ce n'est pas un avantage, c'est un inconvénient », expliquait pas plus tard que le 16 décembre Gabriel Attal, l'inénarrable porte-parole du gouvernement. Et pourtant... Côté En Marche, le parti présidentiel, on s'énerve, justement, de ne pas être propriétaire d'un nom de domaine qui fait très « campagne ». Ant Éditions vient de recevoir une demande très formelle de sa part, via l'AFNIC, visant à récupérer (quoi qu'il en coûte ?) un nom de domaine enregistré il y a deux ans : enmarche2022.fr. « On avait acheté le nom de domaine en juin 2019. Il y a un côté humoristique, c'est un site parodique, c'était tout à fait dans la thématique des bouquins, explique à Reflets Anthony Roux, le responsable de la maison d'édition. Ils nous auraient appelés pour demander gentiment, ça aurait été vite. On le leur aurait rendu », poursuit-il.

Mais le parti d'Emmanuel Macron a préféré passer par la très officielle plateforme Syreli de l'AFNIC qui permet de régler les différents sur les noms de domaines. Il a fait rédiger un argumentaire de 9 pages par un avocat, il fallait bien cela...

Antony Roux s'étonne d'un branle-bas de combat lancé à l'approche de la présidentielle : « On avait pris ce nom de domaine parce que la question, pour cette collection de bouquins d'Allan Barte qui dépeignent chaque année du quinquennat, c'était : qu'est-ce qu'on fait en...

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Menaces sur la réduction des risques en toxicomanie48f31796-1248-4431-af79-045e760b70e9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211220_102833_Menaces_sur_la_reduction_des_risques_en_toxicomanieMon, 20 Dec 2021 10:28:33 +0100

La ville d'Aubervilliers vient d'exiger le démontage d'un distributeur de pipes à crack

Karine Franclet, la maire UDI de cette commune de Seine-Saint-Denis, a fait enlever le 15 décembre un distributeur de matériel de l'association Safe. Elle envisage de demander également le retrait de deux autres automates d’échanges de seringues. Ce coup politique illustre les menaces permanentes contre la prévention en direction des consommateurs de stupéfiants. La Région Ile-de-France a également diminué drastiquement les subventions pour ces associations.

Distributeur de pipes à crack d'Aubervilliers avant démontage - Association Safe

La politique de santé de réduction des risques en direction des usagers de drogues est toujours sur un fil. Elle est une variable d’ajustement facile de politiques en mal de coups d’éclat. Les consommateurs de stupéfiant sont une cible de choix et défendue par peu de monde, essentiellement les acteurs associatifs en charge de les accompagner. Pourtant, les études ont montré l’importance des politiques de prévention et son efficience, y compris sur le plan budgétaire. Une personne atteinte du Sida ou d’hépatite C revient beaucoup plus cher au système de santé que ne coûte la prévention, sans compter le coût social, les arrêts de travail par exemple.

Dernière attaque en date contre la réduction des risques, la manœuvre de la ville d’Aubervilliers et de sa maire, Karine Franclet (UDI), qui a fait démonter le 15 décembre un distributeur de matériel pour les usagers de crack. Et la menace pèse toujours sur deux automates d’échanges de seringues. Tout commence le 24 septembre. La préfecture de police de Paris lance à la demande du ministre de l'Intérieur une évacuation des consommateurs de crack installés dans les secteurs des Jardins d'Eole et de Stalingrad. Ils sont de fait déplacés vers le département voisin, la Seine-Saint-Denis.

Immédiatement, Karine Franclet, maire UDI d'Aubervilliers, monte au créneau. Elle se dit «très en colère qu'Anne Hidalgo et le gouvernement prennent la Seine-Saint-Denis pour une poubelle».

Un mur, rebaptisé «le mur de la honte par...

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La ville d'Aubervilliers vient d'exiger le démontage d'un distributeur de pipes à crack

Karine Franclet, la maire UDI de cette commune de Seine-Saint-Denis, a fait enlever le 15 décembre un distributeur de matériel de l'association Safe. Elle envisage de demander également le retrait de deux autres automates d’échanges de seringues. Ce coup politique illustre les menaces permanentes contre la prévention en direction des consommateurs de stupéfiants. La Région Ile-de-France a également diminué drastiquement les subventions pour ces associations.

Distributeur de pipes à crack d'Aubervilliers avant démontage - Association Safe

La politique de santé de réduction des risques en direction des usagers de drogues est toujours sur un fil. Elle est une variable d’ajustement facile de politiques en mal de coups d’éclat. Les consommateurs de stupéfiant sont une cible de choix et défendue par peu de monde, essentiellement les acteurs associatifs en charge de les accompagner. Pourtant, les études ont montré l’importance des politiques de prévention et son efficience, y compris sur le plan budgétaire. Une personne atteinte du Sida ou d’hépatite C revient beaucoup plus cher au système de santé que ne coûte la prévention, sans compter le coût social, les arrêts de travail par exemple.

Dernière attaque en date contre la réduction des risques, la manœuvre de la ville d’Aubervilliers et de sa maire, Karine Franclet (UDI), qui a fait démonter le 15 décembre un distributeur de matériel pour les usagers de crack. Et la menace pèse toujours sur deux automates d’échanges de seringues. Tout commence le 24 septembre. La préfecture de police de Paris lance à la demande du ministre de l'Intérieur une évacuation des consommateurs de crack installés dans les secteurs des Jardins d'Eole et de Stalingrad. Ils sont de fait déplacés vers le département voisin, la Seine-Saint-Denis.

Immédiatement, Karine Franclet, maire UDI d'Aubervilliers, monte au créneau. Elle se dit «très en colère qu'Anne Hidalgo et le gouvernement prennent la Seine-Saint-Denis pour une poubelle».

Un mur, rebaptisé «le mur de la honte par...

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Variant Omicron : les informations très inquiétantes en provenance d’Angleterred72ecf3c-810c-4938-9ba3-c5fae62f081chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211218_164307_Variant_Omicron____les_informations_tres_inquietantes_en_provenance_d___AngleterreSat, 18 Dec 2021 16:43:07 +0100

Covid 19 - © Reflets

Les analyses du Dr Eric Feigl-Ding, épidémiologiste à l’université d’Harvard qui travaille sur la pandémie de Covid 19 depuis janvier 2020, publiées sur les réseaux sociaux sont particulièrement inquiétantes.

Le temps de doublement des cas de variant Omicron à Londres, ville épicentre de l’épidémie de variant Omicron en Angleterre, est de 1,5 jour, au 15 décembre. «Nous pensons que le variant Omicron est 4 à 6 fois plus contagieux que le Delta», alerte l’épidémiologiste.

Le temps de doublement des cas de variant Omicron en Angleterre - @DrEricDing
Le temps de doublement des cas de variant Omicron en Angleterre - @DrEricDing

Il montre, à partir des données d’hospitalisation dans la capitale du Royaume Uni, que le nouveau variant envoie les patients à l’hôpital en moyenne au bout de 6 jours contre 9 à 10 jours pour le Delta. Il constate des données similaires au Danemark.

Les malades du variant Omicron sont admis à l'hôpital en 6 jours - @DrEricDing
Les malades du variant Omicron sont admis à l'hôpital en 6 jours - @DrEricDing

Selon une étude de l’Imperial College de Londres menée par le Professeur Neil Ferguson, le variant Omicron provoquerait une maladie aussi sévère que le variant Delta. «Il n’y a aucun signe qui montrerait que le variant Omicron serait moins sévère que le variant Delta», écrivent les scientifiques qui observent un même pourcentage d’hospitalisation et d’admission en soins critiques pour les deux variants. Mais le variant Deltra provoque une maladie 4 fois plus grave que le variant initial de Wuhan, souligne Dr Eric Feigl-Ding.

La seule bonne nouvelle est que la troisième injection de vaccin Pfizer ou...

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Covid 19 - © Reflets

Les analyses du Dr Eric Feigl-Ding, épidémiologiste à l’université d’Harvard qui travaille sur la pandémie de Covid 19 depuis janvier 2020, publiées sur les réseaux sociaux sont particulièrement inquiétantes.

Le temps de doublement des cas de variant Omicron à Londres, ville épicentre de l’épidémie de variant Omicron en Angleterre, est de 1,5 jour, au 15 décembre. «Nous pensons que le variant Omicron est 4 à 6 fois plus contagieux que le Delta», alerte l’épidémiologiste.

Le temps de doublement des cas de variant Omicron en Angleterre - @DrEricDing
Le temps de doublement des cas de variant Omicron en Angleterre - @DrEricDing

Il montre, à partir des données d’hospitalisation dans la capitale du Royaume Uni, que le nouveau variant envoie les patients à l’hôpital en moyenne au bout de 6 jours contre 9 à 10 jours pour le Delta. Il constate des données similaires au Danemark.

Les malades du variant Omicron sont admis à l'hôpital en 6 jours - @DrEricDing
Les malades du variant Omicron sont admis à l'hôpital en 6 jours - @DrEricDing

Selon une étude de l’Imperial College de Londres menée par le Professeur Neil Ferguson, le variant Omicron provoquerait une maladie aussi sévère que le variant Delta. «Il n’y a aucun signe qui montrerait que le variant Omicron serait moins sévère que le variant Delta», écrivent les scientifiques qui observent un même pourcentage d’hospitalisation et d’admission en soins critiques pour les deux variants. Mais le variant Deltra provoque une maladie 4 fois plus grave que le variant initial de Wuhan, souligne Dr Eric Feigl-Ding.

La seule bonne nouvelle est que la troisième injection de vaccin Pfizer ou...

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Le tueur de Samuel Paty aiguillonné par l'hystérisation d'un cours sur la liberté d'expression713894df-72d4-4992-a2e2-d6034fecd647http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211216_120114_Le_tueur_de_Samuel_Paty_aiguillonne_par_l_hysterisation_d_un_cours_sur_la_liberte_d_expressionThu, 16 Dec 2021 12:01:14 +0100

Récit de l'emballement infernal qui a conduit à l'assassinat de l'enseignant

Reflets a eu accès au dossier d'instruction. Notre analyse : comment passe-t-on d'un cours sur la liberté d'expression comme il y en a des centaines chaque année partout en France à un meurtre barbare ? Ils sont nombreux à avoir participé à l'hystérisation de ce non-événement et à avoir ainsi « désigné » le professeur comme une cible pour le tueur. La Justice dira si cela fait d'eux des complices.

Cérémonie d'hommage au professeur d'histoire géographie Samuel Paty, le 21 octobre 2020, devant l'Hôtel de Ville de Belfort. - Thomas Bresson - Wikipedia - CC BY 4.0

Le 16 octobre 2020, une automobiliste arrête une patrouille de la police municipale de Conflans Sainte-Honorine en faisant des appels de phares. « Il est en train de lui couper la tête », lance-t-elle. L’équipage se dirige dans la direction indiquée. « J’ai vu un corps sans tête. Cette tête était juste à côté et les yeux nous regardaient. C’était horrible », indique aux enquêteurs l’une des policières municipales. Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov vient de tuer et de décapiter Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie. Ce jeune russe d’origine tchétchène de 18 ans, radicalisé et aiguillonné par de nombreuses personnes, a voulu « punir » Samuel Paty pour avoir montré à ses élèves les caricatures du prophète dans le cadre de cours sur la liberté d’expression.

L’assassinat de Samuel Paty est bien le fait d’un radicalisé isolé. Il ne s’agit pas d’un projet fomenté en Syrie ou en Afghanistan et mené par une équipe de terroristes. Il est le résultat d’un engrenage comprenant une multitude d’acteurs dont la responsabilité juridique sera bien sûr recherchée mais dont la responsabilité morale est assez claire.

Le 8 octobre 2020, Z. Chnina, accompagnée de son père Brahim, se présente au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine pour déposer plainte contre Samuel Paty. Elle évoque la projection aux élèves trois jours plus tôt, de caricatures de Mahomet. Elle reproche également au professeur d’avoir demandé aux élèves de confession musulmane de sortir pour ne pas être choqués....

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Récit de l'emballement infernal qui a conduit à l'assassinat de l'enseignant

Reflets a eu accès au dossier d'instruction. Notre analyse : comment passe-t-on d'un cours sur la liberté d'expression comme il y en a des centaines chaque année partout en France à un meurtre barbare ? Ils sont nombreux à avoir participé à l'hystérisation de ce non-événement et à avoir ainsi « désigné » le professeur comme une cible pour le tueur. La Justice dira si cela fait d'eux des complices.

Cérémonie d'hommage au professeur d'histoire géographie Samuel Paty, le 21 octobre 2020, devant l'Hôtel de Ville de Belfort. - Thomas Bresson - Wikipedia - CC BY 4.0

Le 16 octobre 2020, une automobiliste arrête une patrouille de la police municipale de Conflans Sainte-Honorine en faisant des appels de phares. « Il est en train de lui couper la tête », lance-t-elle. L’équipage se dirige dans la direction indiquée. « J’ai vu un corps sans tête. Cette tête était juste à côté et les yeux nous regardaient. C’était horrible », indique aux enquêteurs l’une des policières municipales. Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov vient de tuer et de décapiter Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie. Ce jeune russe d’origine tchétchène de 18 ans, radicalisé et aiguillonné par de nombreuses personnes, a voulu « punir » Samuel Paty pour avoir montré à ses élèves les caricatures du prophète dans le cadre de cours sur la liberté d’expression.

L’assassinat de Samuel Paty est bien le fait d’un radicalisé isolé. Il ne s’agit pas d’un projet fomenté en Syrie ou en Afghanistan et mené par une équipe de terroristes. Il est le résultat d’un engrenage comprenant une multitude d’acteurs dont la responsabilité juridique sera bien sûr recherchée mais dont la responsabilité morale est assez claire.

Le 8 octobre 2020, Z. Chnina, accompagnée de son père Brahim, se présente au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine pour déposer plainte contre Samuel Paty. Elle évoque la projection aux élèves trois jours plus tôt, de caricatures de Mahomet. Elle reproche également au professeur d’avoir demandé aux élèves de confession musulmane de sortir pour ne pas être choqués....

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Samuel Paty, vendu pour 300 €4d804913-92c6-4563-805b-d24bc7e2d984http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211216_120100_Samuel_Paty__vendu_pour_300____Thu, 16 Dec 2021 12:01:00 +0100

Les ados racontent l’engrenage qui a conduit à la mort du professeur d’histoire.

Sans mesurer les conséquences de leur geste, cinq collégiens ont désigné l’enseignant au terroriste Abdoulakh Anzorov. Reflets dévoile leurs auditions devant les enquêteurs et les psychiatres. Ni radicalisés, ni délinquants, ils menaient une vie banale. Ils ont été « tous excités d'avoir vu la liasse de billets ».

Vidéo d'une caméra de surveillance pointant sur la sortie utilisée par les professeurs

Cinq collégiens âgés de 14 à 15 ans au moment des faits sont poursuivis pour complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. C’est eux qui ont désigné collégialement le professeur d’histoire-géographie à Abdoulakh Anzorov.

M. est le premier a être entré en contact avec le terroriste devant le collège. Dans une de ses auditions, il raconte: «Quand je suis sorti, un individu m'a abordé en me disant qu'il me proposait un truc : « tu me montres monsieur Paty, et je te donne une somme d'argent ». J'ai fait style je réfléchis et j'ai dit « ok ». Il m'a alors sorti une liasse de billets pliés en deux. Il m'a dit qu'il avait 300 ou 350 euros avec lui. Je ne me souviens plus exactement.» Le jeune homme reçoit la moitié de l’argent, le reste il le recevra une fois sa mission accomplie. M. confiera à un psychiatre qu’il espérait s’acheter des jeux pour sa PlayStation, ce qu’il ne pouvait pas faire en temps normal car il ne recevait pas d’argent de poche. Les psychiatres qui l’ont examiné noteront qu’il n’y a eu chez lui «aucun débat éthique» et qu’il se situait dans une perspective uniquement vénale.

M. attend des copains devant la porte. Un premier copain, H., est mis dans la confidence. Il hésite puis entre dans le truc. «Je suis parti voir E., je lui ai dit la même chose, il m’a dit qu’il était chaud pour le faire», raconte-t-il aux policiers. À l’arrêt de bus, M. exhibe sa liasse de billet. «Je n'ai pensé qu'à me...

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Les ados racontent l’engrenage qui a conduit à la mort du professeur d’histoire.

Sans mesurer les conséquences de leur geste, cinq collégiens ont désigné l’enseignant au terroriste Abdoulakh Anzorov. Reflets dévoile leurs auditions devant les enquêteurs et les psychiatres. Ni radicalisés, ni délinquants, ils menaient une vie banale. Ils ont été « tous excités d'avoir vu la liasse de billets ».

Vidéo d'une caméra de surveillance pointant sur la sortie utilisée par les professeurs

Cinq collégiens âgés de 14 à 15 ans au moment des faits sont poursuivis pour complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. C’est eux qui ont désigné collégialement le professeur d’histoire-géographie à Abdoulakh Anzorov.

M. est le premier a être entré en contact avec le terroriste devant le collège. Dans une de ses auditions, il raconte: «Quand je suis sorti, un individu m'a abordé en me disant qu'il me proposait un truc : « tu me montres monsieur Paty, et je te donne une somme d'argent ». J'ai fait style je réfléchis et j'ai dit « ok ». Il m'a alors sorti une liasse de billets pliés en deux. Il m'a dit qu'il avait 300 ou 350 euros avec lui. Je ne me souviens plus exactement.» Le jeune homme reçoit la moitié de l’argent, le reste il le recevra une fois sa mission accomplie. M. confiera à un psychiatre qu’il espérait s’acheter des jeux pour sa PlayStation, ce qu’il ne pouvait pas faire en temps normal car il ne recevait pas d’argent de poche. Les psychiatres qui l’ont examiné noteront qu’il n’y a eu chez lui «aucun débat éthique» et qu’il se situait dans une perspective uniquement vénale.

M. attend des copains devant la porte. Un premier copain, H., est mis dans la confidence. Il hésite puis entre dans le truc. «Je suis parti voir E., je lui ai dit la même chose, il m’a dit qu’il était chaud pour le faire», raconte-t-il aux policiers. À l’arrêt de bus, M. exhibe sa liasse de billet. «Je n'ai pensé qu'à me...

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Samuel Paty : n'a-t-on rien appris ?91820fc2-1b93-4aac-86a6-2d1280553a9fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211216_120046_Samuel_Paty___n_a-t-on_rien_appris__Thu, 16 Dec 2021 12:00:46 +0100

L'extrême-droite continue impunément ses appels au meurtre et au viol sur les réseaux sociaux

Les groupuscules d'extrême-droite se déchaînent dans le sillage de la candidature d'Éric Zemmour. Appels au meurtre ou au viol de journalistes, de politiques, mises en scènes macabres, tout cela ressemble à s'y méprendre à l'hystérisation constatée avant l'assassinat de Samuel Paty. Le gouvernement reste placide.

Extrait de la vidéo "Le gauchisme est-il pare-balles ?" de Papacito - Copie d'écran Youtube

Voilà un exercice périlleux. Comment comparer l'attentat barbare contre Samuel Paty à des mots, certes condamnables, mais qui restent des mots ? Rien ne dit qu'un illuminé passera à l'acte sur la base d'appels au meurtre ou au viol sur les réseaux sociaux. Mais rien ne dit non plus que cela n'arrivera pas. Nous devrions, en tant que société, avoir tiré les leçons de l'assassinat barbare du professeur d'histoire-géographie. Sans l'hystérisation d'un non-événement sur les réseaux sociaux par des gens qui transforment ce qui pourrait à la rigueur être considéré comme un débat ou une controverse, en appels à la violence à peine masqués. Il y a toujours un crétin dur plus crétin dur que les autres pour entendre ces appels. Ces dernières semaines, dans le sillage de la candidature d'Éric Zemmour, la fachosphère s'est illustrée par des appels au meurtre, au viol de journalistes, par des tirs sur des effigies de journalistes ou de politiques.

Chaîne Telegram des "Vilains Fachos"
Chaîne Telegram des "Vilains Fachos"

Ce n'est pas une nouveauté, la journaliste Julie Hainaut avait fait l'objet il y a quelques années de menaces et d'insultes après un article sur un bar où se réunissaient des membres de l'extrême-droite. Si l'un des auteurs avait été condamné en première instance, il avait été par la suite relaxé en appel sur un point de droit.

Comment ne pas voir dans les délires de "Papacito" et de ses semblables sur les réseaux, la...

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L'extrême-droite continue impunément ses appels au meurtre et au viol sur les réseaux sociaux

Les groupuscules d'extrême-droite se déchaînent dans le sillage de la candidature d'Éric Zemmour. Appels au meurtre ou au viol de journalistes, de politiques, mises en scènes macabres, tout cela ressemble à s'y méprendre à l'hystérisation constatée avant l'assassinat de Samuel Paty. Le gouvernement reste placide.

Extrait de la vidéo "Le gauchisme est-il pare-balles ?" de Papacito - Copie d'écran Youtube

Voilà un exercice périlleux. Comment comparer l'attentat barbare contre Samuel Paty à des mots, certes condamnables, mais qui restent des mots ? Rien ne dit qu'un illuminé passera à l'acte sur la base d'appels au meurtre ou au viol sur les réseaux sociaux. Mais rien ne dit non plus que cela n'arrivera pas. Nous devrions, en tant que société, avoir tiré les leçons de l'assassinat barbare du professeur d'histoire-géographie. Sans l'hystérisation d'un non-événement sur les réseaux sociaux par des gens qui transforment ce qui pourrait à la rigueur être considéré comme un débat ou une controverse, en appels à la violence à peine masqués. Il y a toujours un crétin dur plus crétin dur que les autres pour entendre ces appels. Ces dernières semaines, dans le sillage de la candidature d'Éric Zemmour, la fachosphère s'est illustrée par des appels au meurtre, au viol de journalistes, par des tirs sur des effigies de journalistes ou de politiques.

Chaîne Telegram des "Vilains Fachos"
Chaîne Telegram des "Vilains Fachos"

Ce n'est pas une nouveauté, la journaliste Julie Hainaut avait fait l'objet il y a quelques années de menaces et d'insultes après un article sur un bar où se réunissaient des membres de l'extrême-droite. Si l'un des auteurs avait été condamné en première instance, il avait été par la suite relaxé en appel sur un point de droit.

Comment ne pas voir dans les délires de "Papacito" et de ses semblables sur les réseaux, la...

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Justice : la colère historique des magistrats9e84381a-b6a3-4203-8900-7488ab67e5b2http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211215_203112_Justice___la_colere_historique_des_magistratsWed, 15 Dec 2021 20:31:12 +0100

#JusticeMalade, un hashtag pour des manifestations le 15 décembre 2021

Fatigués, dépités, les magistrats, rejoints par les greffiers et les avocats, ont dit leur colère ce 15 décembre. Colère de voir la Justice manquer de moyens, colère d'anticiper un effondrement contre lequel l'exécutif ne fait rien, comme pour l'hôpital public ou l'éducation...

Les magistrats, greffiers et avocats à Bercy le 15 décembre 2021 - © Reflets

Ce n'est plus ta cité va craquer, c'est ton État va craquer. Après l'hôpital public, après les profs, c'est au tour des magistrats de crier leur colère. Ils sont un peu plus de 8.000 en France à gérer des millions d'affaires. Le manque de moyens humains, les palais de justice délabrés, les imprimantes sans encre, tout fait défaut. Pas simplement pour travailler plus sereinement, mais pour rendre la « justice dignement », selon les mots de Lucille Rouet, juge aux enfants et secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, croisée devant Bercy ce mercredi. Il y a chez tous les magistrats interrogés un sens du devoir et du rôle sociétal de leur fonction. Chacun insiste sur l'importance de mettre en place des moyens qui permettent aux usagers de la Justice d'être correctement pris en charge.

« On ne roule pour personne, on roule pour les justiciables », expliquait dans un mégaphone un juge, devant Bercy. Certains slogans sur les pancartes traduisaient cette volonté de fournir un service digne de ce nom aux Français. Comment juger et être jugé correctement à une heure avancée de la nuit, interrogeait l'un des panneaux.

« C'est un mouvement historique, explique Lucille Rouet, il y a un consensus entre magistrats, greffiers, avocats, tout le monde se retrouve sur un constat, une souffrance au travail qui s'est manifestée par la tribune publiée dans Le Monde : ce n'est plus tenable. Si l'on ajoutait 50 magistrats par an, il...

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#JusticeMalade, un hashtag pour des manifestations le 15 décembre 2021

Fatigués, dépités, les magistrats, rejoints par les greffiers et les avocats, ont dit leur colère ce 15 décembre. Colère de voir la Justice manquer de moyens, colère d'anticiper un effondrement contre lequel l'exécutif ne fait rien, comme pour l'hôpital public ou l'éducation...

Les magistrats, greffiers et avocats à Bercy le 15 décembre 2021 - © Reflets

Ce n'est plus ta cité va craquer, c'est ton État va craquer. Après l'hôpital public, après les profs, c'est au tour des magistrats de crier leur colère. Ils sont un peu plus de 8.000 en France à gérer des millions d'affaires. Le manque de moyens humains, les palais de justice délabrés, les imprimantes sans encre, tout fait défaut. Pas simplement pour travailler plus sereinement, mais pour rendre la « justice dignement », selon les mots de Lucille Rouet, juge aux enfants et secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, croisée devant Bercy ce mercredi. Il y a chez tous les magistrats interrogés un sens du devoir et du rôle sociétal de leur fonction. Chacun insiste sur l'importance de mettre en place des moyens qui permettent aux usagers de la Justice d'être correctement pris en charge.

« On ne roule pour personne, on roule pour les justiciables », expliquait dans un mégaphone un juge, devant Bercy. Certains slogans sur les pancartes traduisaient cette volonté de fournir un service digne de ce nom aux Français. Comment juger et être jugé correctement à une heure avancée de la nuit, interrogeait l'un des panneaux.

« C'est un mouvement historique, explique Lucille Rouet, il y a un consensus entre magistrats, greffiers, avocats, tout le monde se retrouve sur un constat, une souffrance au travail qui s'est manifestée par la tribune publiée dans Le Monde : ce n'est plus tenable. Si l'on ajoutait 50 magistrats par an, il...

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Rififi à l'Académie catholique de France428514c2-5758-4564-9faa-cdf33c164162http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211214_105944_Rififi_a_l_Academie_catholique_de_FranceTue, 14 Dec 2021 10:59:44 +0100

Une poignée d'académiciens a cherché à discréditer le rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'Eglise.

Plusieurs membres de l'Académie catholique ont rédigé une note critique sur le rapport de la Ciase, provoquant un vif mécontentement de nombre de leurs collègues qui les accusent d'avoir utilisé le nom de leur institution pour un combat personnel. Dix d'entre eux ont claqué la porte. Reflets révèle les échanges houleux entre les académiciens et la liste des démissionnaires.

Façade du Collège des Bernardins qui héberge l'Académie - Benchaum - Wikipedia

Une note signée par huit membres de l’Académie catholique critiquant le rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église a mis le feu aux poudres de cette institution fondée en 2008 par des intellectuels catholiques français pour favoriser la rencontre, l'échange et la recherche des universitaires attachés au catholicisme. Parmi les signataires se trouvent entre autres Hugues Portelli, son président, deux vice-présidents, Jean-Dominique Duranont et Yvonne Flour, et son secrétaire général Jean-Luc Chartier.

Reflets dévoile l’intégralité de ce rapport confidentiel de 15 pages adressé au pape et aux évêques de France et les échanges houleux entre les membres. Depuis que cette note a été rendue publique, dix démissions ont été enregistrées au sein de l'Académie catholique sur une centaine de membres.

Dans un courriel daté du 25 novembre, Hugues Portelli, le président de l'Académie catholique de France, adresse le rapport aux membres avec ce mot:

«Le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise mandaté par la Conférence des évêques de France pose une série de questions d'ordre éthique et méthodologique. Un groupe pluridisciplinaire de membres de l'Académie catholique de France a souhaité analyser ce rapport sous tous ses aspects pour en évaluer le contenu et les conséquences. Veuillez trouver ci-joint le fruit de leur réflexion. Ce texte n'engage pas l'Académie mais simplement ses auteurs, qui l'ont adressé au...

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Une poignée d'académiciens a cherché à discréditer le rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'Eglise.

Plusieurs membres de l'Académie catholique ont rédigé une note critique sur le rapport de la Ciase, provoquant un vif mécontentement de nombre de leurs collègues qui les accusent d'avoir utilisé le nom de leur institution pour un combat personnel. Dix d'entre eux ont claqué la porte. Reflets révèle les échanges houleux entre les académiciens et la liste des démissionnaires.

Façade du Collège des Bernardins qui héberge l'Académie - Benchaum - Wikipedia

Une note signée par huit membres de l’Académie catholique critiquant le rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église a mis le feu aux poudres de cette institution fondée en 2008 par des intellectuels catholiques français pour favoriser la rencontre, l'échange et la recherche des universitaires attachés au catholicisme. Parmi les signataires se trouvent entre autres Hugues Portelli, son président, deux vice-présidents, Jean-Dominique Duranont et Yvonne Flour, et son secrétaire général Jean-Luc Chartier.

Reflets dévoile l’intégralité de ce rapport confidentiel de 15 pages adressé au pape et aux évêques de France et les échanges houleux entre les membres. Depuis que cette note a été rendue publique, dix démissions ont été enregistrées au sein de l'Académie catholique sur une centaine de membres.

Dans un courriel daté du 25 novembre, Hugues Portelli, le président de l'Académie catholique de France, adresse le rapport aux membres avec ce mot:

«Le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise mandaté par la Conférence des évêques de France pose une série de questions d'ordre éthique et méthodologique. Un groupe pluridisciplinaire de membres de l'Académie catholique de France a souhaité analyser ce rapport sous tous ses aspects pour en évaluer le contenu et les conséquences. Veuillez trouver ci-joint le fruit de leur réflexion. Ce texte n'engage pas l'Académie mais simplement ses auteurs, qui l'ont adressé au...

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Le film politique en plein renouveau482768d7-5314-4a2c-8e27-2adab990efe7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211213_163430_Le_film_politique_en_plein_renouveauMon, 13 Dec 2021 16:34:30 +0100

Allez voir Debout les femmes et La fracture !

Dans des genres très différents, un documentaire et une fiction, ces deux films invitent à la réflexion sur la fracture sociale française. Ils interrogent profondément sur la dignité des travailleurs pauvres et des oubliés de notre société. Ces fresques cinématographiques rappellent cruellement le double discours du gouvernement sur « le monde d’après » ne donnant que des miettes aux premiers de corvée ou continuant en pleine pandémie le démantèlement de l’hôpital public.

Affiche de Debout les femmes

Le documentaire de François Ruffin Merci Patron racontant le combat d’ex-employés des filatures du Nord contre Bernard Arnault et LVMH avait marqué les esprits. Cette satyre sociale joyeuse et burlesque, jubilatoire, aux dialogues qu’on croirait sortis d’un film d’Audiard avait attiré 518.000 spectateurs. En avril 2019, le député récidive avec_ J’veux du soleil_, un tour de France des ronds-points tenus par les Gilets Jaunes qui fera plus de 185.000 entrées.

Cette fois, il revient avec Debout les femmes, un «road-movie parlementaire» à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades ou de nos personnesâgées. Histoire dans l’histoire, il y a la rencontre du député En Marche Bruno Bonnell, un chef d’entreprise dans les nouvelles technologies qui avait incarné un patron sans pitié dans l’émission de télé-réalité The Apprentice: qui décrochera le job? Bref, a priori, pas la tasse de thé du député Insoumis. « Mais qui m’a mis cette tête de con ? » s’interroge François Ruffin quand il apprend que Bonnell sera le co-rapporteur de cette mission d’information sur les «métiers du lien».

Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir avec ces femmes. Ils vont arriver à un consensus au-delà des idéologies partisanes pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dansleur statut, dans leurs revenus. Ils déposeront d'ailleurs une proposition de loi le 29 septembre...

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Allez voir Debout les femmes et La fracture !

Dans des genres très différents, un documentaire et une fiction, ces deux films invitent à la réflexion sur la fracture sociale française. Ils interrogent profondément sur la dignité des travailleurs pauvres et des oubliés de notre société. Ces fresques cinématographiques rappellent cruellement le double discours du gouvernement sur « le monde d’après » ne donnant que des miettes aux premiers de corvée ou continuant en pleine pandémie le démantèlement de l’hôpital public.

Affiche de Debout les femmes

Le documentaire de François Ruffin Merci Patron racontant le combat d’ex-employés des filatures du Nord contre Bernard Arnault et LVMH avait marqué les esprits. Cette satyre sociale joyeuse et burlesque, jubilatoire, aux dialogues qu’on croirait sortis d’un film d’Audiard avait attiré 518.000 spectateurs. En avril 2019, le député récidive avec_ J’veux du soleil_, un tour de France des ronds-points tenus par les Gilets Jaunes qui fera plus de 185.000 entrées.

Cette fois, il revient avec Debout les femmes, un «road-movie parlementaire» à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades ou de nos personnesâgées. Histoire dans l’histoire, il y a la rencontre du député En Marche Bruno Bonnell, un chef d’entreprise dans les nouvelles technologies qui avait incarné un patron sans pitié dans l’émission de télé-réalité The Apprentice: qui décrochera le job? Bref, a priori, pas la tasse de thé du député Insoumis. « Mais qui m’a mis cette tête de con ? » s’interroge François Ruffin quand il apprend que Bonnell sera le co-rapporteur de cette mission d’information sur les «métiers du lien».

Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir avec ces femmes. Ils vont arriver à un consensus au-delà des idéologies partisanes pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dansleur statut, dans leurs revenus. Ils déposeront d'ailleurs une proposition de loi le 29 septembre...

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Covid 19 : les inquiétudes autour du variant Omicron se confirment2bb61b10-3441-418b-80f0-c0ae8ef1c3e1http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211212_112557_Covid_19___les_inquietudes_autour_du_variant_Omicron_se_confirmentSun, 12 Dec 2021 11:25:57 +0100

Le virus mute et circule - © Reflets

Le virus mute et circule - © Reflets
Le virus mute et circule - Reflets
Une étude du London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) au Royaume-Uni alerte sur la menace que constitue le variant Omicron. Il pourrait être dominant d'ici la fin de l'année en Angleterre et une vague majeure pourrait submerger le pays en janvier, selon des scientifiques interrogés par la BBC.

Les données épidémiologiques révèlent que le nombre de cas du variant Omicron double en 2,4 jour, alors que le pays a un taux élevé de vaccination. Ce taux de reproduction effectif, le R, est supérieur à celui de la forme initiale du coronavirus alors que que personne n'était encore vacciné. Pour réviser les bons indicateurs permettant de suivre la pandémie, c'est ici.

Les études des scientifiques anglais montrent aussi une réduction importante de la réponse vaccinale. Après deux injections du vaccin Pfizer, la probabilité d'être asymptomatique est de 34 à 36%. Après deux injections du vaccin Astra Zeneca, les première études partielles laissent penser qu'elle n'est que de 5,9%. Seule bonne nouvelle dans ce tableau très sombre, après une troisième injection de Pfizer, la probabilité d'être asymptomatique en cas de contamination est comprise entre 71 et 76%.

Si le port du masque, la distanciation sociale et la troisième dose de vaccin sont absolument nécessaires, ces mesures pourraient ne pas être suffisantes, prévient le Dr Rosanna Barnard qui évoque la perspective d'un nouveau confinement. Un...

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Le virus mute et circule - © Reflets

Le virus mute et circule - © Reflets
Le virus mute et circule - Reflets
Une étude du London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) au Royaume-Uni alerte sur la menace que constitue le variant Omicron. Il pourrait être dominant d'ici la fin de l'année en Angleterre et une vague majeure pourrait submerger le pays en janvier, selon des scientifiques interrogés par la BBC.

Les données épidémiologiques révèlent que le nombre de cas du variant Omicron double en 2,4 jour, alors que le pays a un taux élevé de vaccination. Ce taux de reproduction effectif, le R, est supérieur à celui de la forme initiale du coronavirus alors que que personne n'était encore vacciné. Pour réviser les bons indicateurs permettant de suivre la pandémie, c'est ici.

Les études des scientifiques anglais montrent aussi une réduction importante de la réponse vaccinale. Après deux injections du vaccin Pfizer, la probabilité d'être asymptomatique est de 34 à 36%. Après deux injections du vaccin Astra Zeneca, les première études partielles laissent penser qu'elle n'est que de 5,9%. Seule bonne nouvelle dans ce tableau très sombre, après une troisième injection de Pfizer, la probabilité d'être asymptomatique en cas de contamination est comprise entre 71 et 76%.

Si le port du masque, la distanciation sociale et la troisième dose de vaccin sont absolument nécessaires, ces mesures pourraient ne pas être suffisantes, prévient le Dr Rosanna Barnard qui évoque la perspective d'un nouveau confinement. Un...

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Quelles leçons tirer après le ransomware qui a touché le cabinet d'avocats Le Bonnois ?b749e282-bb13-499d-a481-3b3d6ffeb12ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211210_105003_Quelles_le__ons_tirer_apres_le_ransomware_qui_a_touche_le_cabinet_d_avocats_Le_Bonnois__Fri, 10 Dec 2021 10:50:03 +0100

Plusieurs dossiers d'instruction en libre accès sur Internet

Les avocats sont-ils le maillon faible de la chaîne judiciaire en matière de secret de l'instruction ? Que faire pour qu'ils arrêtent de stocker des données confidentielles sur des postes de travail sous Window Vista ? A priori, personne ne semble très concerné...

820 GB de données en danger

Mi-septembre, nous écrivions que plusieurs cabinets d'avocats français avaient été victimes d'attaques par ransomwares. Dont le cabinet Le Bonnois. Depuis, le groupe Everest qui se cache derrière cette attaque a publié sur Internet des tonnes de documents confidentiels du cabinet pour l'inciter à payer la rançon. Parmi ces documents, figurent plusieurs dossiers d'instruction. L'un d'entre eux est emblématique puisqu'il s'agit du dossier Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie décapité par un jeune russe d'origine tchétchène, Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov en octobre 2020. Cette affaire n'est pas jugée et le contenu du dossier d'instruction ne devrait être consultable que par les parties. Comment en est-on arrivés là et que peut-on faire ?

L'une des spécialités du cabinet Le Bonnois est de défendre les forces de l'ordre. L'une des policières municipales arrivée en premier sur les lieux de l'attentat, Cécile H. s'est rapprochée de ce cabinet pour qu'il la représente. Ses avocats ont donc obtenu une copie du dossier d'instruction pour représenter ses intérêts. Jusqu'ici rien de problématique, c'est une démarche courante.

Mais lorsque les pirates accèdent aux données du cabinet, ils vont trouver sur les postes de travail, probablement sous Windows, des tonnes de documents : comptabilité, déclarations fiscales des avocats (nous avions évoqué cela dans notre précédent article), mais...

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Plusieurs dossiers d'instruction en libre accès sur Internet

Les avocats sont-ils le maillon faible de la chaîne judiciaire en matière de secret de l'instruction ? Que faire pour qu'ils arrêtent de stocker des données confidentielles sur des postes de travail sous Window Vista ? A priori, personne ne semble très concerné...

820 GB de données en danger

Mi-septembre, nous écrivions que plusieurs cabinets d'avocats français avaient été victimes d'attaques par ransomwares. Dont le cabinet Le Bonnois. Depuis, le groupe Everest qui se cache derrière cette attaque a publié sur Internet des tonnes de documents confidentiels du cabinet pour l'inciter à payer la rançon. Parmi ces documents, figurent plusieurs dossiers d'instruction. L'un d'entre eux est emblématique puisqu'il s'agit du dossier Samuel Paty, le professeur d'histoire-géographie décapité par un jeune russe d'origine tchétchène, Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov en octobre 2020. Cette affaire n'est pas jugée et le contenu du dossier d'instruction ne devrait être consultable que par les parties. Comment en est-on arrivés là et que peut-on faire ?

L'une des spécialités du cabinet Le Bonnois est de défendre les forces de l'ordre. L'une des policières municipales arrivée en premier sur les lieux de l'attentat, Cécile H. s'est rapprochée de ce cabinet pour qu'il la représente. Ses avocats ont donc obtenu une copie du dossier d'instruction pour représenter ses intérêts. Jusqu'ici rien de problématique, c'est une démarche courante.

Mais lorsque les pirates accèdent aux données du cabinet, ils vont trouver sur les postes de travail, probablement sous Windows, des tonnes de documents : comptabilité, déclarations fiscales des avocats (nous avions évoqué cela dans notre précédent article), mais...

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Sécurité informatique : données personnelles, on a largement dépassé l'accident nucléairec5078050-c63b-40d4-b36d-c17a4a9c197dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211209_112453_Securite_informatique___donnees_personnelles__on_a_largement_depasse_l_accident_nucleaireThu, 09 Dec 2021 11:24:53 +0100

Mais il y a toujours des gens pour nous dire que tout va bien se passer

Alice au pays des merveilles... Tout va bien sur le front de la sécurité informatique. Surtout si vous utilisez notre produit "PluFortKeTout". Tout va bien également sur le plan des données personnelles. Les parlementaires français veulent même mettre en place un cyberscore, comme un nutriscore, mais pour nos données.

Tchernobyl - CC

En 1998, j'ai commencé à dresser une liste des entreprises, gouvernements, ministères et autres banques qui annonçaient être des pros d'Internet et qui dans le même temps laissaient un accès complet, avec un simple navigateur, à toutes sortes de données personnelles et confidentielles. Cela a duré jusqu'en 2011, date à laquelle j'ai co-fondé Reflets.info. À chaque découverte, je pensais que j'avais atteint un seuil. Que je ne trouverais rien de pire. Et pourtant.

Depuis ces années lointaines, en temps Internet, le niveau de sécurité a certes augmenté, mais la complexité des systèmes aussi, élargissant le périmètre faillible. In fine, même s'il est compliqué d'évaluer avec précision la situation, il semble bien que nous avons largement dépassé le stade de l'accident nucléaire.

Prenons quelques exemples simples. Ils ne surprendront pas les experts mais peut-être ouvriront-ils des perspectives aux utilisateurs classiques du réseau...

Les plateformes en savent plus sur vous que votre maman, votre femme ou votre mari. Beaucoup plus. Elles savent par exemple si vous êtes zoophile à tendance teckel mort ou pas.

Les États ont passé toutes les bornes depuis des lustres et sont tapis dans vos outils les plus intimes pour surveiller ce que vous faites.

Vos utilisez de plus en plus d'applications Web et toutes les données que vous leurs confiez vont, un jour, se retrouver dans la nature : il doit probablement y avoir maintenant plus de données...

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Mais il y a toujours des gens pour nous dire que tout va bien se passer

Alice au pays des merveilles... Tout va bien sur le front de la sécurité informatique. Surtout si vous utilisez notre produit "PluFortKeTout". Tout va bien également sur le plan des données personnelles. Les parlementaires français veulent même mettre en place un cyberscore, comme un nutriscore, mais pour nos données.

Tchernobyl - CC

En 1998, j'ai commencé à dresser une liste des entreprises, gouvernements, ministères et autres banques qui annonçaient être des pros d'Internet et qui dans le même temps laissaient un accès complet, avec un simple navigateur, à toutes sortes de données personnelles et confidentielles. Cela a duré jusqu'en 2011, date à laquelle j'ai co-fondé Reflets.info. À chaque découverte, je pensais que j'avais atteint un seuil. Que je ne trouverais rien de pire. Et pourtant.

Depuis ces années lointaines, en temps Internet, le niveau de sécurité a certes augmenté, mais la complexité des systèmes aussi, élargissant le périmètre faillible. In fine, même s'il est compliqué d'évaluer avec précision la situation, il semble bien que nous avons largement dépassé le stade de l'accident nucléaire.

Prenons quelques exemples simples. Ils ne surprendront pas les experts mais peut-être ouvriront-ils des perspectives aux utilisateurs classiques du réseau...

Les plateformes en savent plus sur vous que votre maman, votre femme ou votre mari. Beaucoup plus. Elles savent par exemple si vous êtes zoophile à tendance teckel mort ou pas.

Les États ont passé toutes les bornes depuis des lustres et sont tapis dans vos outils les plus intimes pour surveiller ce que vous faites.

Vos utilisez de plus en plus d'applications Web et toutes les données que vous leurs confiez vont, un jour, se retrouver dans la nature : il doit probablement y avoir maintenant plus de données...

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Pas de confinement pour les ventes d'armesf53dee2b-5c12-4355-869c-2df0e538313ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211209_083937_Pas_de_confinement_pour_les_ventes_d_armesThu, 09 Dec 2021 08:39:37 +0100

Milipol 2021 - © Reflets
Milipol 2021 - Reflets
Ni le covid, ni les confinements, ni la récession n'ont affecté les ventes d'armes en 2020. Vous pensiez que toutes les ressources avaient été affectées à la lutte contre la pandémie, à la mise en place d'amortisseurs sociaux ? Pas du tout. Les ventes d’armes et de services à caractère militaire par les 100 plus grandes entreprises du secteur ont représenté 531 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 1,3 % en termes réels par rapport à l'année précédente, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

En 2020, les ventes d'armes des 100 plus grandes entreprises d'armement ont été supérieures de 17 % à celles de 2015, première année pour laquelle le SIPRI a inclus des données sur les entreprises chinoises. Il s'agit de la sixième année consécutive d’augmentation des ventes d'armes par le Top 100.

Soyons rassurés, la crise n'a pas touché tout le monde...

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Milipol 2021 - © Reflets
Milipol 2021 - Reflets
Ni le covid, ni les confinements, ni la récession n'ont affecté les ventes d'armes en 2020. Vous pensiez que toutes les ressources avaient été affectées à la lutte contre la pandémie, à la mise en place d'amortisseurs sociaux ? Pas du tout. Les ventes d’armes et de services à caractère militaire par les 100 plus grandes entreprises du secteur ont représenté 531 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 1,3 % en termes réels par rapport à l'année précédente, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

En 2020, les ventes d'armes des 100 plus grandes entreprises d'armement ont été supérieures de 17 % à celles de 2015, première année pour laquelle le SIPRI a inclus des données sur les entreprises chinoises. Il s'agit de la sixième année consécutive d’augmentation des ventes d'armes par le Top 100.

Soyons rassurés, la crise n'a pas touché tout le monde...

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Les églises se cachent pour mourir (Acte 2)42548c57-49ee-4c41-b245-ffdf2283dd03http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211208_153138_Les_eglises_se_cachent_pour_mourir__Acte_2_Wed, 08 Dec 2021 15:31:38 +0100

Séparation des Églises et de l'État : quand la loi de 1905 tourne au Vaudeville.

La comédie se joue à guichet fermé sur la scène Rochelaise ; une affaire de cœur et d'argent où le cours de la vertu s'effondre face à la hausse du bel écu. Du pur Feydeau. Genre et tradition obligent, les portes claquent de cathédrale en mairie pour finalement se gausser du cocu : ciel mon église !

Mgr l'évêque et M le maire à l'affiche des Feydeau-folies de La Rochelle - © reflets

Les trois coups ont été frappés au mois de juin 2021 par un audacieux promoteur immobilier : « Nous prévoyons une nouvelle construction, nous souhaitons vous la présenter ». Pour rappel, il s'agissait de démolir une église de quartier au profit de la construction de logements d'habitation. Refusant cette virile invitation un collectif citoyen s'était instantanément formé en retour afin de protéger le site.

Reflets s'était intéressé du sujet lors d'une précédente enquête réalisée début juillet (rappel des faits ici). Depuis, cette association composée d'une armée de bonne volonté (dont des artistes chorégraphes, un architecte, un ingénieur en BTP, un juriste, un professeur d'université…) s'est employée à mettre sur pied un projet culturel basé sur la réhabilitation de l'église Saint-Joseph. Restait à convaincre la municipalité d'user de son droit de préemption pour emporter la vente et offrir un nouveau lieu de vie à ce secteur déclaré zone prioritaire. Rien n'était vraiment acté à cet instant, mais dans le feutré des alcôves on se donnait déjà la réplique.

Ainsi le ministère épiscopal se flagellait en coulisse d'un « Faut bien vivre mon pov'paroissien». L'édile républicain se défaussait d'un : « Faut bien vivre mon pov'électeur ». Quant au promoteur, caution comique de la scène des lamentations, concluait à dessein : « Faut bien construire pov'concitoyens…».

L'église Saint-Joseph en proie des flammes de la bourse ? - Reflets
L'église Saint-Joseph en proie des flammes...

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Séparation des Églises et de l'État : quand la loi de 1905 tourne au Vaudeville.

La comédie se joue à guichet fermé sur la scène Rochelaise ; une affaire de cœur et d'argent où le cours de la vertu s'effondre face à la hausse du bel écu. Du pur Feydeau. Genre et tradition obligent, les portes claquent de cathédrale en mairie pour finalement se gausser du cocu : ciel mon église !

Mgr l'évêque et M le maire à l'affiche des Feydeau-folies de La Rochelle - © reflets

Les trois coups ont été frappés au mois de juin 2021 par un audacieux promoteur immobilier : « Nous prévoyons une nouvelle construction, nous souhaitons vous la présenter ». Pour rappel, il s'agissait de démolir une église de quartier au profit de la construction de logements d'habitation. Refusant cette virile invitation un collectif citoyen s'était instantanément formé en retour afin de protéger le site.

Reflets s'était intéressé du sujet lors d'une précédente enquête réalisée début juillet (rappel des faits ici). Depuis, cette association composée d'une armée de bonne volonté (dont des artistes chorégraphes, un architecte, un ingénieur en BTP, un juriste, un professeur d'université…) s'est employée à mettre sur pied un projet culturel basé sur la réhabilitation de l'église Saint-Joseph. Restait à convaincre la municipalité d'user de son droit de préemption pour emporter la vente et offrir un nouveau lieu de vie à ce secteur déclaré zone prioritaire. Rien n'était vraiment acté à cet instant, mais dans le feutré des alcôves on se donnait déjà la réplique.

Ainsi le ministère épiscopal se flagellait en coulisse d'un « Faut bien vivre mon pov'paroissien». L'édile républicain se défaussait d'un : « Faut bien vivre mon pov'électeur ». Quant au promoteur, caution comique de la scène des lamentations, concluait à dessein : « Faut bien construire pov'concitoyens…».

L'église Saint-Joseph en proie des flammes de la bourse ? - Reflets
L'église Saint-Joseph en proie des flammes...

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Ce gouvernement abîme la Démocratie73b97f31-243b-4693-baa2-455d3333e097http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211201_213051_Ce_gouvernement_abime_la_DemocratieWed, 01 Dec 2021 21:30:51 +0100

Éric Dupond-Moretti adepte des Alternative facts, Marlène Schiappa égale à elle même...

On a beau répéter "pas en notre nom", les membres du gouvernement, dans le sillage d'Emmanuel Macron font honte. Par leurs actes, par leurs paroles. Plus grave, ces actes et ces paroles abîment la démocratie, comme Trump, avant eux, a contribué aux États-Unis à détruire ce qui fait société.

Un salarié de la fameuse "entreprise privée" lacère une tente de migrant à l'aide d'un Opinel à Grande-Synthe, le 29 décembre 2020 - © Louis Witter

C’est une expression inventée aux États-Unis pour justifier des mensonges de la période Trump. Au lieu de concéder que l’on ment lorsque les faits le prouvent, on parle d’alternative facts. Des faits alternatifs. Un peu comme les écoutes « alégales » inventées par les services de renseignement et ressorties ensuite par les politiques, qui pourtant ont fait du droit et savent que quelque chose est légal ou illégal. Il n’y pas pas de milieu. Après le décès de 27 réfugiés qui tentaient de rejoindre la Grande-Bretagne, le garde des Sceaux était interviewé par France5 et s’est offusqué : « Je veux vous dire que le gouvernement, naturellement, n’a aucune posture hostile en ce sens que l’on permettrait impunément -rendez-vous compte!- de lacérer des tentes, et même qu’on l’encouragerait et qu’on ne distribuerait pas de vivres à ces migrants… (…) Je ne veux pas qu’il y ait un seul téléspectateur qui ce soir puisse penser une chose pareille ».

Cela fait pourtant des mois que les associations documentent, photos et vidéos à l’appui, les lacérations de tentes, de réservoirs à eau, la disposition de rochers pour empêcher les associations de déposer des containers d’eau… Louis Witter, photojournaliste a rendu compte de ces exactions permanentes au fil des mois. Checknews avait d'ailleurs rédigé un article sur cette pratique honteuse en décembre dernier. Cela fait des années que cette pratique existe en France.

Et pourtant... Pour le garde des Sceaux, l'affaire est entendue : «...

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Éric Dupond-Moretti adepte des Alternative facts, Marlène Schiappa égale à elle même...

On a beau répéter "pas en notre nom", les membres du gouvernement, dans le sillage d'Emmanuel Macron font honte. Par leurs actes, par leurs paroles. Plus grave, ces actes et ces paroles abîment la démocratie, comme Trump, avant eux, a contribué aux États-Unis à détruire ce qui fait société.

Un salarié de la fameuse "entreprise privée" lacère une tente de migrant à l'aide d'un Opinel à Grande-Synthe, le 29 décembre 2020 - © Louis Witter

C’est une expression inventée aux États-Unis pour justifier des mensonges de la période Trump. Au lieu de concéder que l’on ment lorsque les faits le prouvent, on parle d’alternative facts. Des faits alternatifs. Un peu comme les écoutes « alégales » inventées par les services de renseignement et ressorties ensuite par les politiques, qui pourtant ont fait du droit et savent que quelque chose est légal ou illégal. Il n’y pas pas de milieu. Après le décès de 27 réfugiés qui tentaient de rejoindre la Grande-Bretagne, le garde des Sceaux était interviewé par France5 et s’est offusqué : « Je veux vous dire que le gouvernement, naturellement, n’a aucune posture hostile en ce sens que l’on permettrait impunément -rendez-vous compte!- de lacérer des tentes, et même qu’on l’encouragerait et qu’on ne distribuerait pas de vivres à ces migrants… (…) Je ne veux pas qu’il y ait un seul téléspectateur qui ce soir puisse penser une chose pareille ».

Cela fait pourtant des mois que les associations documentent, photos et vidéos à l’appui, les lacérations de tentes, de réservoirs à eau, la disposition de rochers pour empêcher les associations de déposer des containers d’eau… Louis Witter, photojournaliste a rendu compte de ces exactions permanentes au fil des mois. Checknews avait d'ailleurs rédigé un article sur cette pratique honteuse en décembre dernier. Cela fait des années que cette pratique existe en France.

Et pourtant... Pour le garde des Sceaux, l'affaire est entendue : «...

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Entretien avec Maïlys Khider, auteur du livre Médecins cubains : les armées de la paix7a83cd37-7801-4720-b61a-23b030ef47b4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211130_112236_Entretien_avec_Mailys_Khider__auteur_du_livre_Medecins_cubains___les_armees_de_la_paixTue, 30 Nov 2021 11:22:36 +0100

“Les médecins cubains interviennent peu importe la couleur politique du pays”

Ils sont envoyés en mission dans le monde entier pour aider les populations à faire face à des catastrophes ou des épidémies. Depuis les lendemains de la révolution, dans les années 1960, Cuba forme des brigades médicales, vitrine d’un système de santé unique au monde. La journaliste indépendante Maïlys Khider leur consacre un livre, Médecins cubains : les armées de la paix, publié le 25 novembre chez LGM éditions. Entretien.

Médecins cubains : les armées de la paix

Reflets : Pour la première fois en 2020, des médecins cubains sont intervenus en France et en Italie, afin de pallier la pénurie de médecins face au Covid-19. Est-ce ce qui vous a motivée à enquêter sur ces "armées de la paix" ?

Maïlys Khider : Oui, entre autres. Lorsque des médecins cubains arrivent en Italie, j’apprends que c’est la première fois qu’ils interviennent en Europe. En France, la loi "Ma santé 2022" a autorisé des médecins ne provenant pas de l’Union européenne à intervenir dans les territoires ultra-marins français, mais les médecins cubains ne bénéficiaient pas de cette autorisation. Pendant le Covid-19, le problème des déserts médicaux en outre-mer s’aggrave, on manque de respirateurs, de spécialistes, de places de lits d’hôpitaux. Deux sénateurs demandent au gouvernement français d’autoriser les Cubains à intervenir, ce qu'ils obtiennent. Depuis, les élus locaux d’outre mer discutent avec l'ambassadeur cubain pour faire venir de façon pérenne les médecins cubains.

Lors de mes précédents voyages à Cuba, des médecins m’avaient raconté leurs missions à l’étranger. J’avais compris à ce moment-là que Cuba envoyait des médecins un peu partout dans le monde. J’avais l’idée d’écrire ce livre et j’ai commencé à le faire avec le Covid-19, parce qu’ils sont intervenus non seulement en Europe mais dans une trentaine de pays qui n’avaient pas assez de médecins ou ne savaient pas comment faire face à cette pandémie.

Comment fonctionnent...

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“Les médecins cubains interviennent peu importe la couleur politique du pays”

Ils sont envoyés en mission dans le monde entier pour aider les populations à faire face à des catastrophes ou des épidémies. Depuis les lendemains de la révolution, dans les années 1960, Cuba forme des brigades médicales, vitrine d’un système de santé unique au monde. La journaliste indépendante Maïlys Khider leur consacre un livre, Médecins cubains : les armées de la paix, publié le 25 novembre chez LGM éditions. Entretien.

Médecins cubains : les armées de la paix

Reflets : Pour la première fois en 2020, des médecins cubains sont intervenus en France et en Italie, afin de pallier la pénurie de médecins face au Covid-19. Est-ce ce qui vous a motivée à enquêter sur ces "armées de la paix" ?

Maïlys Khider : Oui, entre autres. Lorsque des médecins cubains arrivent en Italie, j’apprends que c’est la première fois qu’ils interviennent en Europe. En France, la loi "Ma santé 2022" a autorisé des médecins ne provenant pas de l’Union européenne à intervenir dans les territoires ultra-marins français, mais les médecins cubains ne bénéficiaient pas de cette autorisation. Pendant le Covid-19, le problème des déserts médicaux en outre-mer s’aggrave, on manque de respirateurs, de spécialistes, de places de lits d’hôpitaux. Deux sénateurs demandent au gouvernement français d’autoriser les Cubains à intervenir, ce qu'ils obtiennent. Depuis, les élus locaux d’outre mer discutent avec l'ambassadeur cubain pour faire venir de façon pérenne les médecins cubains.

Lors de mes précédents voyages à Cuba, des médecins m’avaient raconté leurs missions à l’étranger. J’avais compris à ce moment-là que Cuba envoyait des médecins un peu partout dans le monde. J’avais l’idée d’écrire ce livre et j’ai commencé à le faire avec le Covid-19, parce qu’ils sont intervenus non seulement en Europe mais dans une trentaine de pays qui n’avaient pas assez de médecins ou ne savaient pas comment faire face à cette pandémie.

Comment fonctionnent...

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Haut Karabakh : le jardin noir du Caucaseb2f633da-2e2f-42a0-a325-93bf5ade2693http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211124_165043_Haut_Karabakh___le_jardin_noir_du_CaucaseWed, 24 Nov 2021 16:50:43 +0100

Un an après la guerre du Karabakh, un "accrochage" fait 15 morts

A l’automne 2020 il avait suffi de six semaines pour que l’armée azerbaïdjanaise, suréquipée, écrase les forces arméniennes. A la fin des hostilités, les Russes ont installé checkpoints et force d’interposition. Aujourd’hui, les Arméniens reconstituent leur stocks d’armes, et les Azéris continuent de parader. Et d’un coté comme de l’autre, les déplacés, les « réfugiés de l’intérieur », continuent de payer l’habituel tribut des civils à la guerre. Reportage.

Safiqa Rustamova et son fils Arzu avec le portrait de l'ainé, disparu pendant la première guerre du Karabakh © Isabelle Souquet - © Reflets

Pour se rendre dans le Haut Karabakh, mieux vaut passer par l’Arménie. Venant de France, - terre d’accueil d’une grande partie de la diaspora - et en tant que journaliste, on y est plutôt bien accueilli. Coté azerbaïdjanais, l’hospitalité est sensiblement différente. Il faut accepter d’être pieds et poings liés, cornaqués en permanence par des agents du gouvernement. Mais parfois, pour pouvoir faire un reportage il faut accepter d’être « embedded » littéralement « au lit » avec la puissance invitante. Des confrères l’ont fait avec l’armée américaine en Irak, d’autres pour pouvoir aller passer une tête en Corée du Nord. L’Azerbaïdjan n’est pas inaccessible, mais il reste impossible d’y travailler ouvertement comme journaliste sans être dûment accrédité, et à Bakou, accréditation égale « embeddment ».

J’ai tenté l’expérience. Après tout, je suis une journaliste indépendante, je n’ai de compte à rendre à personne si je ne « ramène » rien comme reportage, j’en serai alors juste un peu de ma poche. Et puis, aller voir ce qui se passe – même sur invitation - permet de raconter éventuellement que l’on ne vous laisse rien voir, quand c’est le cas. Ou de dire que l’on n’est jamais forcé d’accepter la relecture d’un papier avant publication. Et, finalement, qu’il y a toujours quelque chose à sentir, quelque chose qui filtre, même en dictature.

La toute première image qui frappe en arrivant à l’aéroport Heydar Aliyev de Bakou – du nom de feu le président azerbaïdjanais - c’est la...

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Un an après la guerre du Karabakh, un "accrochage" fait 15 morts

A l’automne 2020 il avait suffi de six semaines pour que l’armée azerbaïdjanaise, suréquipée, écrase les forces arméniennes. A la fin des hostilités, les Russes ont installé checkpoints et force d’interposition. Aujourd’hui, les Arméniens reconstituent leur stocks d’armes, et les Azéris continuent de parader. Et d’un coté comme de l’autre, les déplacés, les « réfugiés de l’intérieur », continuent de payer l’habituel tribut des civils à la guerre. Reportage.

Safiqa Rustamova et son fils Arzu avec le portrait de l'ainé, disparu pendant la première guerre du Karabakh © Isabelle Souquet - © Reflets

Pour se rendre dans le Haut Karabakh, mieux vaut passer par l’Arménie. Venant de France, - terre d’accueil d’une grande partie de la diaspora - et en tant que journaliste, on y est plutôt bien accueilli. Coté azerbaïdjanais, l’hospitalité est sensiblement différente. Il faut accepter d’être pieds et poings liés, cornaqués en permanence par des agents du gouvernement. Mais parfois, pour pouvoir faire un reportage il faut accepter d’être « embedded » littéralement « au lit » avec la puissance invitante. Des confrères l’ont fait avec l’armée américaine en Irak, d’autres pour pouvoir aller passer une tête en Corée du Nord. L’Azerbaïdjan n’est pas inaccessible, mais il reste impossible d’y travailler ouvertement comme journaliste sans être dûment accrédité, et à Bakou, accréditation égale « embeddment ».

J’ai tenté l’expérience. Après tout, je suis une journaliste indépendante, je n’ai de compte à rendre à personne si je ne « ramène » rien comme reportage, j’en serai alors juste un peu de ma poche. Et puis, aller voir ce qui se passe – même sur invitation - permet de raconter éventuellement que l’on ne vous laisse rien voir, quand c’est le cas. Ou de dire que l’on n’est jamais forcé d’accepter la relecture d’un papier avant publication. Et, finalement, qu’il y a toujours quelque chose à sentir, quelque chose qui filtre, même en dictature.

La toute première image qui frappe en arrivant à l’aéroport Heydar Aliyev de Bakou – du nom de feu le président azerbaïdjanais - c’est la...

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Greenfuckingb5d29d6e-2e9b-45cc-b301-1ec03c52d853http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211123_100259_GreenfuckingTue, 23 Nov 2021 10:02:59 +0100

Après le bilan décevant de la Cop 26, il faut inventer un nouveau mot

Le cynisme politique atteint des sommets tels, que les mots existants ne suffisent plus pour le décrire

6 novembre 2021 - COP26 Global Day of Action - Photo Roo Pitt - Wikipedia - CC BY 2.0

Du «bla bla bla», c’est ainsi que Greta Thunberg qualifiait le bilan de la Cop 26. Clairement, la bouteille du «Pacte de Glasgow» adopté le 13 novembre est plus vide que pleine. Alok Sharma, le président britannique de la conférence mondiale pour le climat, avait les larmes aux yeux en commentant l’accord et il s’est dit «profondément désolé».

Limiter le réchauffement climatique à 1,5C prévu dans les accords de Paris: pas garanti.

Aider les pays pauvres déjà victimes du réchauffement climatique: refusé. Les pays riches s’étaient déjà engagés à soutenir les pays pauvres au travers d’une aide climat de 100 milliards par an à compter de 2020. Ils n’ont pas tenu leurs promesses et parlent désormais d’une aide à partir de 2023.

«Élimination progressive» du charbon: refusé. L’Inde a exigé que l’on parle d’une «réduction progressive». Il faut dire aussi que 503 lobbyistes du charbon, du pétrole ou du gaz hantaient les couloirs et représentaient en taille la première délégation internationale!

Relever les engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre plus régulièrement que prévu dans l'accord de Paris: oui, mais il peut y avoir des aménagements pour «circonstances nationales particulières». Autant dire que les États ne vont pas manquer d’inventivité pour ne pas remplir leurs obligations.

Le terme «greenwashing» a été inventé pour désigner cette technique abondamment utilisées par les entreprises et les gouvernements qui consiste à parler en utilisant...

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Après le bilan décevant de la Cop 26, il faut inventer un nouveau mot

Le cynisme politique atteint des sommets tels, que les mots existants ne suffisent plus pour le décrire

6 novembre 2021 - COP26 Global Day of Action - Photo Roo Pitt - Wikipedia - CC BY 2.0

Du «bla bla bla», c’est ainsi que Greta Thunberg qualifiait le bilan de la Cop 26. Clairement, la bouteille du «Pacte de Glasgow» adopté le 13 novembre est plus vide que pleine. Alok Sharma, le président britannique de la conférence mondiale pour le climat, avait les larmes aux yeux en commentant l’accord et il s’est dit «profondément désolé».

Limiter le réchauffement climatique à 1,5C prévu dans les accords de Paris: pas garanti.

Aider les pays pauvres déjà victimes du réchauffement climatique: refusé. Les pays riches s’étaient déjà engagés à soutenir les pays pauvres au travers d’une aide climat de 100 milliards par an à compter de 2020. Ils n’ont pas tenu leurs promesses et parlent désormais d’une aide à partir de 2023.

«Élimination progressive» du charbon: refusé. L’Inde a exigé que l’on parle d’une «réduction progressive». Il faut dire aussi que 503 lobbyistes du charbon, du pétrole ou du gaz hantaient les couloirs et représentaient en taille la première délégation internationale!

Relever les engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre plus régulièrement que prévu dans l'accord de Paris: oui, mais il peut y avoir des aménagements pour «circonstances nationales particulières». Autant dire que les États ne vont pas manquer d’inventivité pour ne pas remplir leurs obligations.

Le terme «greenwashing» a été inventé pour désigner cette technique abondamment utilisées par les entreprises et les gouvernements qui consiste à parler en utilisant...

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Le géant de la biométrie Idemia tisse sa toile24cacc28-f2b8-4a55-8796-5d07248b76ffhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211120_135146_Le_geant_de_la_biometrie_Idemia_tisse_sa_toileSat, 20 Nov 2021 13:51:46 +0100

Son pouvoir augmente à mesure qu'il engrange vos données personnelles.

Si la pandémie a freiné l’économie, elle a révélé des opportunités dans le domaine de la biométrie. Au fil des contrats que l’entreprise Idemia décroche partout sur la planète, parfois de manière douteuse, son pouvoir se concentre inexorablement. Mais, au-delà de cette réussite commerciale, l'industrie du contrôle et de la surveillance pose la légitime question de la sécurité du dispositif, et donc de la protection des données personnelles collectées... au nom de la sécurité.

La biométrie est à la mode... - Image Pixabay

Une nouvelle société du tout-numérique se dessine chaque jour plus distinctement. Au sein du marché de la biométrie, le leader autoproclamé de « l'identité augmentée » Idemia, enchaîne les contrats parmi une multitude d’autres acteurs. Derniers en date: la carte eSIM nouvelle génération compatible avec les réseaux 5G pour l’automobile connectée; des cartes SIM 5G pour le principal opérateur de télécommunications de Singapour, M1 Limited, ou sa technologie de reconnaissance faciale MFACE pour contrôler l’identité des voyageurs en partance depuis l’aéroport d’Oakland en Californie. Mais ces récents contrats ne sont qu’une infime partie de l’œuvre tentaculaire du géant de la biométrie. D’après Mathieu Rigouste, chercheur indépendant auprès de la plateforme enquetecritique.org, «Idemia profite du développement continu du business des frontières, des catastrophes et des grands événements.» Son pouvoir se concentre à mesure qu’il tisse sa toile sur la planète et que ses baies de stockage engrangent vos données personnelles.

Les solutions numériques sont là pour nous protéger. Idemia ne cesse de le marteler. Son vice-président chargé de l’Afrique, Olivier Charlanes ne déclarait-il pas lors d’un entretien accordé à Jeune Afrique en 2018: «Notre société vend de la sécurité, donc de la confiance». Mathieu Rigouste rappelle qu’«Idemia était l'un des principaux sponsors du Milipol 2021, salon mondial des industries militaro-sécuritaires françaises organisé par le ministère de...

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Son pouvoir augmente à mesure qu'il engrange vos données personnelles.

Si la pandémie a freiné l’économie, elle a révélé des opportunités dans le domaine de la biométrie. Au fil des contrats que l’entreprise Idemia décroche partout sur la planète, parfois de manière douteuse, son pouvoir se concentre inexorablement. Mais, au-delà de cette réussite commerciale, l'industrie du contrôle et de la surveillance pose la légitime question de la sécurité du dispositif, et donc de la protection des données personnelles collectées... au nom de la sécurité.

La biométrie est à la mode... - Image Pixabay

Une nouvelle société du tout-numérique se dessine chaque jour plus distinctement. Au sein du marché de la biométrie, le leader autoproclamé de « l'identité augmentée » Idemia, enchaîne les contrats parmi une multitude d’autres acteurs. Derniers en date: la carte eSIM nouvelle génération compatible avec les réseaux 5G pour l’automobile connectée; des cartes SIM 5G pour le principal opérateur de télécommunications de Singapour, M1 Limited, ou sa technologie de reconnaissance faciale MFACE pour contrôler l’identité des voyageurs en partance depuis l’aéroport d’Oakland en Californie. Mais ces récents contrats ne sont qu’une infime partie de l’œuvre tentaculaire du géant de la biométrie. D’après Mathieu Rigouste, chercheur indépendant auprès de la plateforme enquetecritique.org, «Idemia profite du développement continu du business des frontières, des catastrophes et des grands événements.» Son pouvoir se concentre à mesure qu’il tisse sa toile sur la planète et que ses baies de stockage engrangent vos données personnelles.

Les solutions numériques sont là pour nous protéger. Idemia ne cesse de le marteler. Son vice-président chargé de l’Afrique, Olivier Charlanes ne déclarait-il pas lors d’un entretien accordé à Jeune Afrique en 2018: «Notre société vend de la sécurité, donc de la confiance». Mathieu Rigouste rappelle qu’«Idemia était l'un des principaux sponsors du Milipol 2021, salon mondial des industries militaro-sécuritaires françaises organisé par le ministère de...

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Olivier Doire se bat pour que le meurtre de son frère soit élucidé757ce989-e6d0-4e12-9a5f-9ed0e882747ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211118_115504_Olivier_Doire_se_bat_pour_que_le_meurtre_de_son_frere_soit_elucideThu, 18 Nov 2021 11:55:04 +0100

Une émission de télévision pourrait relancer l’enquête sur cette affaire datant de 1995

À l'époque du meurtre l'enquête s'était complètement enlisée et finalement, personne n'avait été inquiété. De nouveaux éléments redonnent espoir au frère de la victime dont la vie a été totalement bouleversée.

Olivier Doire, dans le documentaire Cold Case, à la recherche du coupable.

Une émission de fait-divers contribuera-t-elle mettre fin à un énigme vieille de vingt-six ans? L’unique émission de Cold case, à la recherche du coupable diffusée sur C8 le 9 mars pourrait avoir fourni des éléments permettant d’élucider le meurtre de Christophe Doire, un jeune homme de 28 ans, marié et père de famille, sauvagement tué près de Vichy. Selon nos informations, les gendarmes sont venus saisir l’intégralité des images tournées pour l’émission. Contacté en juillet, Christophe Neveu, le procureur de Cusset, confirmait que «de nouvelles investigations sont en cours» et qu’il réservera ses premières déclarations à l’avocate de la famille Doire. Mais depuis, Olivier Doire, frère de la victime, n'a toujours pas eu la moindre nouvelle.

L’affaire remonte au 16 décembre 1995. Ce soir-là, Christophe est venu regarder un match de football chez son frère cadet, Olivier. Il repart chez lui vers 23H30 au volant de sa voiture. Personne ne le reverra vivant. L’enquête révélera qu’il est repassé chez lui.

Le 17 décembre au petit matin, Françoise, la mère de Christophe découvre son véhicule abandonné sur un parking de Cusset, à trois kilomètres de son appartement. La Renault 18 est ouverte. Mais aucune trace de son fils. Et puis, étrangement, la façade de son autoradio est présente alors que Christophe ne s’en sépare jamais de peur qu’il ne soit volé. On retrouve aussi son fusil de chasse dans l’habitacle. Prise d’un mauvais pressentiment, la famille signale sa disparition...

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Une émission de télévision pourrait relancer l’enquête sur cette affaire datant de 1995

À l'époque du meurtre l'enquête s'était complètement enlisée et finalement, personne n'avait été inquiété. De nouveaux éléments redonnent espoir au frère de la victime dont la vie a été totalement bouleversée.

Olivier Doire, dans le documentaire Cold Case, à la recherche du coupable.

Une émission de fait-divers contribuera-t-elle mettre fin à un énigme vieille de vingt-six ans? L’unique émission de Cold case, à la recherche du coupable diffusée sur C8 le 9 mars pourrait avoir fourni des éléments permettant d’élucider le meurtre de Christophe Doire, un jeune homme de 28 ans, marié et père de famille, sauvagement tué près de Vichy. Selon nos informations, les gendarmes sont venus saisir l’intégralité des images tournées pour l’émission. Contacté en juillet, Christophe Neveu, le procureur de Cusset, confirmait que «de nouvelles investigations sont en cours» et qu’il réservera ses premières déclarations à l’avocate de la famille Doire. Mais depuis, Olivier Doire, frère de la victime, n'a toujours pas eu la moindre nouvelle.

L’affaire remonte au 16 décembre 1995. Ce soir-là, Christophe est venu regarder un match de football chez son frère cadet, Olivier. Il repart chez lui vers 23H30 au volant de sa voiture. Personne ne le reverra vivant. L’enquête révélera qu’il est repassé chez lui.

Le 17 décembre au petit matin, Françoise, la mère de Christophe découvre son véhicule abandonné sur un parking de Cusset, à trois kilomètres de son appartement. La Renault 18 est ouverte. Mais aucune trace de son fils. Et puis, étrangement, la façade de son autoradio est présente alors que Christophe ne s’en sépare jamais de peur qu’il ne soit volé. On retrouve aussi son fusil de chasse dans l’habitacle. Prise d’un mauvais pressentiment, la famille signale sa disparition...

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Souriez, vous êtes manipulés !ccb9fc4f-063c-46fd-9519-6645a0eb4f9chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211110_184017_Souriez__vous_etes_manipules__Wed, 10 Nov 2021 18:40:17 +0100

Un livre brosse le portrait de vingt « maîtres de la manipulation »

David Colon enseigne l’histoire de la propagande et des techniques de la communication persuasive à Sciences-Po Paris. Son dernier livre nous fait entrer dans le laboratoire de la « fabrique du consentement ». Il montre que plus la technicité des moyens de communication est grande, plus fort sera l’impact des messages délivrés.

Les maîtres de la manipulation, un siècle de persuasion de masse, Tallandier, 2021

Ils sont publicitaires, cinéastes, lobbyistes, ingénieurs, – américains pour la plupart d’entre eux, les États-Unis étant dans ce domaine, souligne David Colon, « l’atelier du monde » – , tous ont pour point commun d’avoir forgé ou utilisé des outils pour influencer l'opinion, voire même pour modifier ses décisions, en fonctions d’intérêts économiques ou politiques. Ces personnalités n’ont pas été choisies au hasard. Elles réunissent plusieurs – au moins trois – des quatre critères qui définissent selon l’auteur un maître de la manipulation : « L’intention de manipuler les masses dans un but précis », « La capacité de le faire à grande échelle, La volonté d'entreprendre une démarche de science appliquée », « produire un effet mesurable ». Pour que la persuasion puisse produire ses effets, il faut que ces critères puissent s’articuler les uns aux autres, sous l’action combinée des « principes tirés de la psychologie » et « des nouveaux médias ». Et quand s'invitent des événements historiques tels que deux guerres mondiales censées combattre différents périls, dont celui du spectre totalitaire, tous les moyens d'influence semblent alors permis.

Que s’agit-il de défendre ? Relevons, comme le fait remarquer avec pertinence David Colon dans chacun de ses portraits, que ce n’est pas la promotion des grands idéaux – démocratique en particulier – qui justifie dans l’histoire récente l’interventionnisme des magnats de la communication. Certes, c’est ce qui est bien...

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Un livre brosse le portrait de vingt « maîtres de la manipulation »

David Colon enseigne l’histoire de la propagande et des techniques de la communication persuasive à Sciences-Po Paris. Son dernier livre nous fait entrer dans le laboratoire de la « fabrique du consentement ». Il montre que plus la technicité des moyens de communication est grande, plus fort sera l’impact des messages délivrés.

Les maîtres de la manipulation, un siècle de persuasion de masse, Tallandier, 2021

Ils sont publicitaires, cinéastes, lobbyistes, ingénieurs, – américains pour la plupart d’entre eux, les États-Unis étant dans ce domaine, souligne David Colon, « l’atelier du monde » – , tous ont pour point commun d’avoir forgé ou utilisé des outils pour influencer l'opinion, voire même pour modifier ses décisions, en fonctions d’intérêts économiques ou politiques. Ces personnalités n’ont pas été choisies au hasard. Elles réunissent plusieurs – au moins trois – des quatre critères qui définissent selon l’auteur un maître de la manipulation : « L’intention de manipuler les masses dans un but précis », « La capacité de le faire à grande échelle, La volonté d'entreprendre une démarche de science appliquée », « produire un effet mesurable ». Pour que la persuasion puisse produire ses effets, il faut que ces critères puissent s’articuler les uns aux autres, sous l’action combinée des « principes tirés de la psychologie » et « des nouveaux médias ». Et quand s'invitent des événements historiques tels que deux guerres mondiales censées combattre différents périls, dont celui du spectre totalitaire, tous les moyens d'influence semblent alors permis.

Que s’agit-il de défendre ? Relevons, comme le fait remarquer avec pertinence David Colon dans chacun de ses portraits, que ce n’est pas la promotion des grands idéaux – démocratique en particulier – qui justifie dans l’histoire récente l’interventionnisme des magnats de la communication. Certes, c’est ce qui est bien...

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Devrait-on pouvoir frapper un nazi ?49af5922-a55a-49f1-806f-b13e9d93d89ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211109_102755_Devrait-on_pouvoir_frapper_un_nazi__Tue, 09 Nov 2021 10:27:55 +0100

Leur mésusage du droit pose question

Les tenants d'une idéologie rance, prônant la haine et l'exclusion se retranchent souvent derrière le droit pour se protéger lors de leurs sorties de route. Se laisseraient-ils autant aller s'ils risquaient à tout moment de prendre une droite dans le nez ?

2017 : un homme reçoit un coup de poing après avoir fait un salut nazi à Charlottesville (USA) - D.R.

Que l'on se comprenne bien, il ne s'agit pas ici d'appeler à la violence, l'extrême-droite le fait suffisamment chaque jour. Non, il s'agit plutôt d'une réflexion philosophique sur l'usage que certains peuvent faire du droit, ce contrat social qui nous éloigne de l'ère des hommes des cavernes. Ce contrat est-il une bonne réponse et, question éternelle pour les étudiants de droit : « jusqu'où la démocratie doit-elle accepter que ses ennemis l'utilisent pour la détruire » ?

L'injonction « punch a nazi in the face » (frappez un nazi à la figure) fait son chemin aux États-Unis où la liberté d'expression érigée en droit constitutionnel sans véritable contrepoids pousse bon nombre d'Américains à aller très loin dans l'abomination. En France la question se pose de manière moins radicale. Il y a d'autres manières de faire taire les discours d'extrême-droite. Le droit permet de faire condamner des personnes qui se laisseraient aller à des propos racistes, homophobes, qui nieraient l'existence de la Shoah, etc. Éric Zemmour en a fait les frais. Mais à quel prix et à quel horizon ? Le processus judiciaire est souvent très long et très coûteux. Et le résultat est aléatoire.

Le portrait d'Éric Zemmour « Veni, vidi, Vichy » diffusé jeudi 4 novembre sur France 2 aura dévoilé la face non cachée d'un vilain petit bonhomme, sûr de son fait, agressif, violent, ne respectant absolument pas ses adversaires politiques....

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Leur mésusage du droit pose question

Les tenants d'une idéologie rance, prônant la haine et l'exclusion se retranchent souvent derrière le droit pour se protéger lors de leurs sorties de route. Se laisseraient-ils autant aller s'ils risquaient à tout moment de prendre une droite dans le nez ?

2017 : un homme reçoit un coup de poing après avoir fait un salut nazi à Charlottesville (USA) - D.R.

Que l'on se comprenne bien, il ne s'agit pas ici d'appeler à la violence, l'extrême-droite le fait suffisamment chaque jour. Non, il s'agit plutôt d'une réflexion philosophique sur l'usage que certains peuvent faire du droit, ce contrat social qui nous éloigne de l'ère des hommes des cavernes. Ce contrat est-il une bonne réponse et, question éternelle pour les étudiants de droit : « jusqu'où la démocratie doit-elle accepter que ses ennemis l'utilisent pour la détruire » ?

L'injonction « punch a nazi in the face » (frappez un nazi à la figure) fait son chemin aux États-Unis où la liberté d'expression érigée en droit constitutionnel sans véritable contrepoids pousse bon nombre d'Américains à aller très loin dans l'abomination. En France la question se pose de manière moins radicale. Il y a d'autres manières de faire taire les discours d'extrême-droite. Le droit permet de faire condamner des personnes qui se laisseraient aller à des propos racistes, homophobes, qui nieraient l'existence de la Shoah, etc. Éric Zemmour en a fait les frais. Mais à quel prix et à quel horizon ? Le processus judiciaire est souvent très long et très coûteux. Et le résultat est aléatoire.

Le portrait d'Éric Zemmour « Veni, vidi, Vichy » diffusé jeudi 4 novembre sur France 2 aura dévoilé la face non cachée d'un vilain petit bonhomme, sûr de son fait, agressif, violent, ne respectant absolument pas ses adversaires politiques....

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Google et Facebook, deux entreprises hors de contrôle depuis... Toujours497452d9-986b-4ea0-ba62-74613726f3e0http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211102_105910_Google_et_Facebook__deux_entreprises_hors_de_controle_depuis..._ToujoursTue, 02 Nov 2021 10:59:10 +0100

Les deux mastodontes aspirateurs de données personnelles n'ont aucune éthique

Il faudrait être complètement aveugle et sourd pour ne pas avoir compris depuis des lustres que ces sociétés ne travaillent pas pour le bien commun et que leur business est un danger pour la démocratie et la vie privée...

Surprise, surprise...

Si en 2021, vous découvrez, comme de nombreux journalistes et autres experts des Intertubes que Google ne produit pas que du bien, contrairement à son ancien mantra "Don't be evil" qui figurait jusqu'en 2018 dans le code de conduite de l'entreprise avant de devenir "Do the right thing"; si vous découvrez que Facebook ne vise pas à relier les humains, c'est que vous n'avez rien compris à ce qui s'est passé sur Internet ces 27 dernières années. Google n'est plus un moteur de recherche depuis des lustres, mais l'un des plus monumentaux aspirateurs à données personnelles de l'univers connu. Facebook n'a jamais voulu relier les "putain d'abrutis", comme Mark Zuckerbeg appelait ses tous premiers utilisateurs, assez débiles, selon lui, pour lui communiquer leurs informations très personnelles.

Surprise, Google veut tout manger
Surprise, Google veut tout manger

1998 : cela fait à peu près quatre ans que les premiers utilisateurs du World Wide Web "surfent". Pour trouver leur chemin dans ce petit dédale de 2,4 millions de sites, les 188 millions d'internautes utilisent des moteurs de recherche. Yahoo, né en 1994, bien sûr, mais aussi Altavista (1995) ou HotBot (1996). Mais en 1998, un nouvel entrant va ravager le marché des moteurs de recherche et autres annuaires. Il ne restera que des cendres. Il s'agit de Google. Mais gagner de l'argent avec un moteur de recherche, c'est un projet improbable. Les quelques...

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Les deux mastodontes aspirateurs de données personnelles n'ont aucune éthique

Il faudrait être complètement aveugle et sourd pour ne pas avoir compris depuis des lustres que ces sociétés ne travaillent pas pour le bien commun et que leur business est un danger pour la démocratie et la vie privée...

Surprise, surprise...

Si en 2021, vous découvrez, comme de nombreux journalistes et autres experts des Intertubes que Google ne produit pas que du bien, contrairement à son ancien mantra "Don't be evil" qui figurait jusqu'en 2018 dans le code de conduite de l'entreprise avant de devenir "Do the right thing"; si vous découvrez que Facebook ne vise pas à relier les humains, c'est que vous n'avez rien compris à ce qui s'est passé sur Internet ces 27 dernières années. Google n'est plus un moteur de recherche depuis des lustres, mais l'un des plus monumentaux aspirateurs à données personnelles de l'univers connu. Facebook n'a jamais voulu relier les "putain d'abrutis", comme Mark Zuckerbeg appelait ses tous premiers utilisateurs, assez débiles, selon lui, pour lui communiquer leurs informations très personnelles.

Surprise, Google veut tout manger
Surprise, Google veut tout manger

1998 : cela fait à peu près quatre ans que les premiers utilisateurs du World Wide Web "surfent". Pour trouver leur chemin dans ce petit dédale de 2,4 millions de sites, les 188 millions d'internautes utilisent des moteurs de recherche. Yahoo, né en 1994, bien sûr, mais aussi Altavista (1995) ou HotBot (1996). Mais en 1998, un nouvel entrant va ravager le marché des moteurs de recherche et autres annuaires. Il ne restera que des cendres. Il s'agit de Google. Mais gagner de l'argent avec un moteur de recherche, c'est un projet improbable. Les quelques...

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Les zapatistes à la rencontre des luttes européennes3984ac75-f75e-4e95-9b24-a33bd6734d22http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211029_100715_Les_zapatistes_a_la_rencontre_des_luttes_europeennesFri, 29 Oct 2021 10:07:15 +0200

Echanges entre les collectifs montpelliérains en lutte et une des délégations zapatistes

La diplomatie n'est pas l'apanage des grandes puissances et pour cette première étape de leur "voyage de la vie" en Europe, les zapatistes ont fait les choses en grand. Le 14 septembre, a atterri à Vienne, l'entièreté de la force aérienne zapatiste, 180 membres des délégations qui se sont réparties en 28 équipes d'"écoute et de parole" composées de quatre à six compas, souvent des femmes. Des équipes capables de couvrir ainsi simultanément "28 recoins de la géographie européenne."

Rencontres entre des révolutionnaires mexicains et un hackerspace - Le BIB

En France, les collectifs en luttes attendaient huit équipes de "compas" (compañeros-as : compagnons) entre le 12 octobre et le 5 novembre. Des rencontres qui avaient été plusieurs fois reportées en raisons des problèmes sanitaires et de la mauvaise volonté des états. À Montpellier, c'est finalement le week-end du 22 octobre que la délégation de cinq compas est arrivée avec un planning de diplomate. Le vendredi, elles rencontraient le collectif "Oxygène", en lutte depuis sept ans contre le projet Oxylane visant à la bétonisation d'une zone naturelle. Plus tard dans la journée, elles échangeaient avec des collectifs locaux en lutte sur le rond-point de Paulette à l'initiative des gilets jaunes.

Le lendemain, samedi, elles étaient accueillies dans la coopérative culturelle "La tendresse". En début d'après midi, elles écoutaient la parole des collectifs féministes et échangeaient sur les problématiques de la lutte contre le patriarcat au cours de plusieurs ateliers ensoleillés. Puis elles visitaient "Le BIB" et s'entendaient raconter l'histoire de ce hackerspace, passé par les squats avant d'intégrer cette coopérative culturelle et d'ouvrir son espace à "LABASE", un Bio-hacklab. Plusieurs ateliers étaient alors organisés, en petits groupes, pour entrer dans le détail des différentes occupations et moyens d'action de ce lieu dédié à l'émancipation technologique et au soutien aux luttes....

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Echanges entre les collectifs montpelliérains en lutte et une des délégations zapatistes

La diplomatie n'est pas l'apanage des grandes puissances et pour cette première étape de leur "voyage de la vie" en Europe, les zapatistes ont fait les choses en grand. Le 14 septembre, a atterri à Vienne, l'entièreté de la force aérienne zapatiste, 180 membres des délégations qui se sont réparties en 28 équipes d'"écoute et de parole" composées de quatre à six compas, souvent des femmes. Des équipes capables de couvrir ainsi simultanément "28 recoins de la géographie européenne."

Rencontres entre des révolutionnaires mexicains et un hackerspace - Le BIB

En France, les collectifs en luttes attendaient huit équipes de "compas" (compañeros-as : compagnons) entre le 12 octobre et le 5 novembre. Des rencontres qui avaient été plusieurs fois reportées en raisons des problèmes sanitaires et de la mauvaise volonté des états. À Montpellier, c'est finalement le week-end du 22 octobre que la délégation de cinq compas est arrivée avec un planning de diplomate. Le vendredi, elles rencontraient le collectif "Oxygène", en lutte depuis sept ans contre le projet Oxylane visant à la bétonisation d'une zone naturelle. Plus tard dans la journée, elles échangeaient avec des collectifs locaux en lutte sur le rond-point de Paulette à l'initiative des gilets jaunes.

Le lendemain, samedi, elles étaient accueillies dans la coopérative culturelle "La tendresse". En début d'après midi, elles écoutaient la parole des collectifs féministes et échangeaient sur les problématiques de la lutte contre le patriarcat au cours de plusieurs ateliers ensoleillés. Puis elles visitaient "Le BIB" et s'entendaient raconter l'histoire de ce hackerspace, passé par les squats avant d'intégrer cette coopérative culturelle et d'ouvrir son espace à "LABASE", un Bio-hacklab. Plusieurs ateliers étaient alors organisés, en petits groupes, pour entrer dans le détail des différentes occupations et moyens d'action de ce lieu dédié à l'émancipation technologique et au soutien aux luttes....

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Ouvrez les fenêtres, lisez la presse indépendante4a4284f5-3dae-4865-92b2-5d72ed7fb897http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211027_120000_Ouvrez_les_fenetres__lisez_la_presse_independanteWed, 27 Oct 2021 12:00:00 +0200

L’appel commun de 45 médias indépendants

Des nuages se pressent au dessus de la Démocratie, au dessus de la presse dont le rôle sociétal est essentiel pour que les citoyens puissent faire des choix éclairés. Reflets.info, avec le reste de la presse indépendante, tire la sonnette d'alarme.

Carte de la presse indépendante réalisée par le journal L'âge de faire

Nous sommes des médias indépendants, lus, écoutés, regardés chaque jour par des millions de citoyennes et citoyens. Au-delà de nos différences éditoriales, nous nous retrouvons sur l’essentiel : la passion d’un journalisme libre, honnête, au service de nos publics et à l’écoute de la société.

Une information libre et pluraliste est la condition de la démocratie. Elle est aujourd’hui menacée par un système médiatique dominant qui vient de nous infliger deux mois de « zemmourisation » du débat public et un agenda informatif médiocre, pour ne pas dire plus.

Elle est menacée avec la mise à genoux du journalisme par Vincent Bolloré. L’homme d’affaires a décidé de mettre son immense groupe de presse au service d’un polémiste xénophobe et misogyne, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale.

Elle est menacée par une concentration sans précédent des grands médias aux mains d’une petite dizaine de grandes fortunes qui recherchent ainsi protection et influence et, trop souvent, imposent leur agenda idéologique.

Cette information libre et pluraliste est aussi mise en danger par un système d’aides publiques aux médias dénoncé depuis des années comme inefficace et inégalitaire. Pourquoi ? Parce que dix grands groupes en sont les principaux bénéficiaires et cette distorsion de concurrence menace directement le pluralisme.

A la Libération, Hubert-Beuve Méry, fondateur du journal Le Monde, dénonçait la « presse d’industrie », cette presse de l’entre-deux-guerres tenue...

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L’appel commun de 45 médias indépendants

Des nuages se pressent au dessus de la Démocratie, au dessus de la presse dont le rôle sociétal est essentiel pour que les citoyens puissent faire des choix éclairés. Reflets.info, avec le reste de la presse indépendante, tire la sonnette d'alarme.

Carte de la presse indépendante réalisée par le journal L'âge de faire

Nous sommes des médias indépendants, lus, écoutés, regardés chaque jour par des millions de citoyennes et citoyens. Au-delà de nos différences éditoriales, nous nous retrouvons sur l’essentiel : la passion d’un journalisme libre, honnête, au service de nos publics et à l’écoute de la société.

Une information libre et pluraliste est la condition de la démocratie. Elle est aujourd’hui menacée par un système médiatique dominant qui vient de nous infliger deux mois de « zemmourisation » du débat public et un agenda informatif médiocre, pour ne pas dire plus.

Elle est menacée avec la mise à genoux du journalisme par Vincent Bolloré. L’homme d’affaires a décidé de mettre son immense groupe de presse au service d’un polémiste xénophobe et misogyne, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale.

Elle est menacée par une concentration sans précédent des grands médias aux mains d’une petite dizaine de grandes fortunes qui recherchent ainsi protection et influence et, trop souvent, imposent leur agenda idéologique.

Cette information libre et pluraliste est aussi mise en danger par un système d’aides publiques aux médias dénoncé depuis des années comme inefficace et inégalitaire. Pourquoi ? Parce que dix grands groupes en sont les principaux bénéficiaires et cette distorsion de concurrence menace directement le pluralisme.

A la Libération, Hubert-Beuve Méry, fondateur du journal Le Monde, dénonçait la « presse d’industrie », cette presse de l’entre-deux-guerres tenue...

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Acte 2 : l'abus d'alcool est-il dangereux pour l'écologie? 195d139a-665f-432b-a61b-ab67d92773e9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211026_172625_Acte_2___l_abus_d_alcool_est-il_dangereux_pour_l_ecologie__Tue, 26 Oct 2021 17:26:25 +0200

Au vu et au su des conclusions de la commissaire enquêtrice, la réponse est non.

Dans le précédent volet de cette affaire nous nous sommes interrogés sur l'urgence climatique à convertir une zone naturelle en terrain constructible en Charente-Maritime. Une consultation publique était alors en cours. Le rapport d'enquête vient de tomber sur le bureau du préfet.

Rien n'est encore fait, mais cela y ressemble de plus en plus... - Reflets

Inutile de chercher à se plonger dans les suites de notre dossier sans avoir pris connaissance du projet Godet (Acte 1 à suivre ici). Compte tenu de la portée écologico-nomique de l'histoire, du lieu où elle se déroule (un territoire zéro carbone), et des valses hésitations procédurales qui l'entoure, l'affaire mérite bien que l'on s'y attarde un peu. Pour rappel, il s'agit d'implanter un complexe industriel de stockage d'alcool de bouche sur une ex-zone naturelle protégée. Sous couvert d'une modification du PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal), et aux seules fins de cette installation, les terres en questions avaient été re-classifiées -site constructible- en 2019.

L'enquête publique évoquée aujourd'hui fait partie des procédures réglementaires à suivre avant de se diriger vers la délivrance d'une autorisation environnementale définitive. C'est dire l'importance de cette étape, quand bien même ce rapport ne possède qu'une simple valeur consultative. Pour les porteurs du projet l'arrivée à bon port se précise, mais quitte à ramer encore un peu autant le faire dans le sens du courant.

Un dossier qui pèse dans la balance des élus Maritimes : écologique ou économique ? - Reflets
Un dossier qui pèse dans la balance des élus Maritimes : écologique ou économique ? - Reflets

La commissaire enquêtrice vient donc de signer les conclusions du rapport de ces mots: avis favorable. La forme est légale, le fond repose sur des considérations réglementaires, mais le sens et l'utilité de la démarche...

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Au vu et au su des conclusions de la commissaire enquêtrice, la réponse est non.

Dans le précédent volet de cette affaire nous nous sommes interrogés sur l'urgence climatique à convertir une zone naturelle en terrain constructible en Charente-Maritime. Une consultation publique était alors en cours. Le rapport d'enquête vient de tomber sur le bureau du préfet.

Rien n'est encore fait, mais cela y ressemble de plus en plus... - Reflets

Inutile de chercher à se plonger dans les suites de notre dossier sans avoir pris connaissance du projet Godet (Acte 1 à suivre ici). Compte tenu de la portée écologico-nomique de l'histoire, du lieu où elle se déroule (un territoire zéro carbone), et des valses hésitations procédurales qui l'entoure, l'affaire mérite bien que l'on s'y attarde un peu. Pour rappel, il s'agit d'implanter un complexe industriel de stockage d'alcool de bouche sur une ex-zone naturelle protégée. Sous couvert d'une modification du PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal), et aux seules fins de cette installation, les terres en questions avaient été re-classifiées -site constructible- en 2019.

L'enquête publique évoquée aujourd'hui fait partie des procédures réglementaires à suivre avant de se diriger vers la délivrance d'une autorisation environnementale définitive. C'est dire l'importance de cette étape, quand bien même ce rapport ne possède qu'une simple valeur consultative. Pour les porteurs du projet l'arrivée à bon port se précise, mais quitte à ramer encore un peu autant le faire dans le sens du courant.

Un dossier qui pèse dans la balance des élus Maritimes : écologique ou économique ? - Reflets
Un dossier qui pèse dans la balance des élus Maritimes : écologique ou économique ? - Reflets

La commissaire enquêtrice vient donc de signer les conclusions du rapport de ces mots: avis favorable. La forme est légale, le fond repose sur des considérations réglementaires, mais le sens et l'utilité de la démarche...

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Milipol : le marché de la peurce641143-fbab-4da4-b7c0-281aca00da22http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211025_123150_Milipol___le_marche_de_la_peurMon, 25 Oct 2021 12:31:50 +0200

Le salon de l'équipement des policiers, militaires et espions ne connaît pas la crise

Flingues de toutes tailles, drones, systèmes d'interception, gaz lacrymogènes, LBD, gants électriques, tout est bon pour faire face à « la menace ». Des menaces, justement, il y en a de toutes sortes et c'est bien pratique pour alimenter un marché de la peur très prospère. Surtout à l'approche des JO qui seront prétexte à toutes sortes d'expérimentations jusque là refusées.

On se demande bien ce que Sigmund Freud percevrait dans cette image - © Reflets

Années après années, les déambulations dans les allées du salon Milipol, où viennent se fournir États, policiers, militaires et espions en tous genres, restent aussi déprimantes. On y comprend que si l'on est « contre », on va se retrouver face à des armes innovantes, des instruments de répression toujours plus inquiétants, des outils de surveillance toujours plus intrusifs.

Même si l'on voit apparaître comme « argument de vente » l'aspect non létal de certaines armes, il est aisé de percevoir que celles-ci seront utilisées beaucoup librement que celles qui sont létales. Le risque de tuer est moindre, donnons-nous en à coeur joie... Comme dans un jeu vidéo. On tire, en misant sur le fait qu'avec ces armes, la victime aura plusieurs points de vie et pourra continuer à vivre. Mais avec quelles séquelles... Nous avions largement documenté dès janvier 2019 les ravages du LBD en France pendant la crise des gilets jaunes et le choix très contesté des munitions de la société Alsetex par les autorités françaises. Dans un climat social tendu, l'exécutif est de plus en plus tenté, depuis Nuit Debout, de désigner les opposants comme des ennemis. Non plus des adversaires politiques avec lesquels un dialogue peut s'enclencher, mais des ennemis à soumettre. Par la force. La traduction sur le terrain de cette vision des rapports sociaux par les politiques et les forces de l'ordre est désastreuse la plupart du temps. Surtout à Paris avec un préfet qui pense...

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Le salon de l'équipement des policiers, militaires et espions ne connaît pas la crise

Flingues de toutes tailles, drones, systèmes d'interception, gaz lacrymogènes, LBD, gants électriques, tout est bon pour faire face à « la menace ». Des menaces, justement, il y en a de toutes sortes et c'est bien pratique pour alimenter un marché de la peur très prospère. Surtout à l'approche des JO qui seront prétexte à toutes sortes d'expérimentations jusque là refusées.

On se demande bien ce que Sigmund Freud percevrait dans cette image - © Reflets

Années après années, les déambulations dans les allées du salon Milipol, où viennent se fournir États, policiers, militaires et espions en tous genres, restent aussi déprimantes. On y comprend que si l'on est « contre », on va se retrouver face à des armes innovantes, des instruments de répression toujours plus inquiétants, des outils de surveillance toujours plus intrusifs.

Même si l'on voit apparaître comme « argument de vente » l'aspect non létal de certaines armes, il est aisé de percevoir que celles-ci seront utilisées beaucoup librement que celles qui sont létales. Le risque de tuer est moindre, donnons-nous en à coeur joie... Comme dans un jeu vidéo. On tire, en misant sur le fait qu'avec ces armes, la victime aura plusieurs points de vie et pourra continuer à vivre. Mais avec quelles séquelles... Nous avions largement documenté dès janvier 2019 les ravages du LBD en France pendant la crise des gilets jaunes et le choix très contesté des munitions de la société Alsetex par les autorités françaises. Dans un climat social tendu, l'exécutif est de plus en plus tenté, depuis Nuit Debout, de désigner les opposants comme des ennemis. Non plus des adversaires politiques avec lesquels un dialogue peut s'enclencher, mais des ennemis à soumettre. Par la force. La traduction sur le terrain de cette vision des rapports sociaux par les politiques et les forces de l'ordre est désastreuse la plupart du temps. Surtout à Paris avec un préfet qui pense...

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Une reprise économique en trompe l'oeil ?7f84354e-400a-45d1-aac0-3be911ae6a5bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211018_190748_Une_reprise_economique_en_trompe_l_oeil__Mon, 18 Oct 2021 19:07:48 +0200

Inflation, chaînes d'approvisionnement bloquées, ça ne va pas très bien...

Le ministre de l'économie, Bruno Lemaire annonçait il y a quelques jours, pas peu fier, que la croissance française atteindrait 6,25% au lieu de 6% en 2021. Mais l'économie est une balance à plateaux multiples, et on constate de multiples signes inquiétants. Alors, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide...

Jacob van Ruisdael (1628-1682) - Vue depuis les dunes jusqu'à la mer - Jean-Louis Mazieres - Flickr - CC BY-NC-SA 2.0

« La croissance est forte, solide, dynamique : nous réviserons donc la prévision de croissance pour 2021 de 6 à 6,25 % », a indiqué Bruno Lemaire il y a une semaine. Pas peu fier, sans doute. A lire entre les lignes des déclaration du ministre : le gouvernement Castex est efficace, il fait renouer le pays avec une croissance très forte après la crise du Covid. Votez pour nous ! Petit bémol : l'économie n'est pas une balance normale, avec deux plateaux. Il ne suffit pas de poser un petit poids sur l'un d'entre eux pour que tout s'équilibre et que tout baigne dans l'huile de noix de coco. L'économie, qui plus est mondialisée, c'est une balance à plateaux multiples, infinis. Lorsque l'on joue sur l'un d'entre eux, un autre bouge, parfois tout près, parfois très loin. Les répercussions d'un événement ou d'une décision peuvent être immédiates ou différées. Une chose est certaine dans cet océan d'incertitude : la modestie est de mise et prudence est mère de toutes les vertus.

Depuis quelques temps, les acteurs de la chaîne d'approvisionnement s'époumonent : la situation est grave. Tout est bloqué. Il y a donc tout de même quelques quelques soucis avec cette reprise...

On peut choisir de voir la reprise qui apparaît, plutôt logique d'ailleurs après une mise à l'arrêt de l'économie mondiale pendant plusieurs mois. Mais on peut aussi observer quelques nuages noirs qui s'amoncèlent.

Le premier...

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Inflation, chaînes d'approvisionnement bloquées, ça ne va pas très bien...

Le ministre de l'économie, Bruno Lemaire annonçait il y a quelques jours, pas peu fier, que la croissance française atteindrait 6,25% au lieu de 6% en 2021. Mais l'économie est une balance à plateaux multiples, et on constate de multiples signes inquiétants. Alors, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide...

Jacob van Ruisdael (1628-1682) - Vue depuis les dunes jusqu'à la mer - Jean-Louis Mazieres - Flickr - CC BY-NC-SA 2.0

« La croissance est forte, solide, dynamique : nous réviserons donc la prévision de croissance pour 2021 de 6 à 6,25 % », a indiqué Bruno Lemaire il y a une semaine. Pas peu fier, sans doute. A lire entre les lignes des déclaration du ministre : le gouvernement Castex est efficace, il fait renouer le pays avec une croissance très forte après la crise du Covid. Votez pour nous ! Petit bémol : l'économie n'est pas une balance normale, avec deux plateaux. Il ne suffit pas de poser un petit poids sur l'un d'entre eux pour que tout s'équilibre et que tout baigne dans l'huile de noix de coco. L'économie, qui plus est mondialisée, c'est une balance à plateaux multiples, infinis. Lorsque l'on joue sur l'un d'entre eux, un autre bouge, parfois tout près, parfois très loin. Les répercussions d'un événement ou d'une décision peuvent être immédiates ou différées. Une chose est certaine dans cet océan d'incertitude : la modestie est de mise et prudence est mère de toutes les vertus.

Depuis quelques temps, les acteurs de la chaîne d'approvisionnement s'époumonent : la situation est grave. Tout est bloqué. Il y a donc tout de même quelques quelques soucis avec cette reprise...

On peut choisir de voir la reprise qui apparaît, plutôt logique d'ailleurs après une mise à l'arrêt de l'économie mondiale pendant plusieurs mois. Mais on peut aussi observer quelques nuages noirs qui s'amoncèlent.

Le premier...

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Sur Internet Éric Zemmour ne fait pas dans le souverainde355762-f9d4-4c3e-89f1-11323d4a6932http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211016_120000_Sur_Internet_Eric_Zemmour_ne_fait_pas_dans_le_souverainSat, 16 Oct 2021 12:00:00 +0200

Mais ses équipes ont déployé une infrastructure de candidat

L'homme, pas encore officiellement candidat, déroule ses idées rances sur tous les écrans tout en criant pourtant sans cesse à la censure. Conscients que désormais, une élection ne se gagne pas uniquement via la télévision, mais aussi grâce à Internet, ses « amis » ont déployé une présence sur le réseau, digne d'un candidat. Étonnamment, les technologies déployées ne sont pas très françaises.

Son nom, il le signe à la pointe de l'épée. D'un Z qui veut dire...

Pas encore candidat, mais invité partout, objet de toutes les conjectures sur les plateaux des chaînes de télévision peuplés de toutologues, Éric Zemmour est au coeur du brouhaha médiatique. Bien que condamné pour incitation à la haine raciale, il déroule ses idées seul lorsqu'il est invité, mais elles se déploient également sans lui dans tous les journaux et toutes les chaînes de radio et de télé, qui ne manquent pas de servir de caisse de résonance à ses polémiques stériles et mortifères. On rejoue l'ascension de Trump ou d'Emmanuel Macron. Le système médiatique crée ex nihilo un homme providentiel. Sa profondeur est évidement inversement proportionnelle au bruit généré. En parallèle de cette campagne déguisée, l'entourage d'Éric Zemmour déploie sur Internet, depuis juin, les outils d'un campagne numérique semblable à celle d'un vrai candidat. Le Monde a publié un panorama de cette infrastructure.

Depuis juin, l'association « Les amis de Zemmour » a enregistré quelque 33 noms de domaines.

Il y a bien sûr les évidents ericzemmourpresident.fr, pourzemmour.fr, zemmour2022.fr ou zemmour-officiel.fr, mais il y a aussi des noms de domaines plus incongrus comme jeunes-lr-avec-zemmour.fr, fdo-aveczemmour.fr, ou gilets-jaunes-avec-zemmour.fr...

Liste des noms de domaines enregistrés par l'association Les amis d'Éric Zemmour
Liste des noms de domaines enregistrés par l'association Les amis d'Éric Zemmour

Il y a également, évidemment, des comptes Instagram, Twitter, Facebook, Telegram, liés à la galaxie de sites.

Mais...

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Mais ses équipes ont déployé une infrastructure de candidat

L'homme, pas encore officiellement candidat, déroule ses idées rances sur tous les écrans tout en criant pourtant sans cesse à la censure. Conscients que désormais, une élection ne se gagne pas uniquement via la télévision, mais aussi grâce à Internet, ses « amis » ont déployé une présence sur le réseau, digne d'un candidat. Étonnamment, les technologies déployées ne sont pas très françaises.

Son nom, il le signe à la pointe de l'épée. D'un Z qui veut dire...

Pas encore candidat, mais invité partout, objet de toutes les conjectures sur les plateaux des chaînes de télévision peuplés de toutologues, Éric Zemmour est au coeur du brouhaha médiatique. Bien que condamné pour incitation à la haine raciale, il déroule ses idées seul lorsqu'il est invité, mais elles se déploient également sans lui dans tous les journaux et toutes les chaînes de radio et de télé, qui ne manquent pas de servir de caisse de résonance à ses polémiques stériles et mortifères. On rejoue l'ascension de Trump ou d'Emmanuel Macron. Le système médiatique crée ex nihilo un homme providentiel. Sa profondeur est évidement inversement proportionnelle au bruit généré. En parallèle de cette campagne déguisée, l'entourage d'Éric Zemmour déploie sur Internet, depuis juin, les outils d'un campagne numérique semblable à celle d'un vrai candidat. Le Monde a publié un panorama de cette infrastructure.

Depuis juin, l'association « Les amis de Zemmour » a enregistré quelque 33 noms de domaines.

Il y a bien sûr les évidents ericzemmourpresident.fr, pourzemmour.fr, zemmour2022.fr ou zemmour-officiel.fr, mais il y a aussi des noms de domaines plus incongrus comme jeunes-lr-avec-zemmour.fr, fdo-aveczemmour.fr, ou gilets-jaunes-avec-zemmour.fr...

Liste des noms de domaines enregistrés par l'association Les amis d'Éric Zemmour
Liste des noms de domaines enregistrés par l'association Les amis d'Éric Zemmour

Il y a également, évidemment, des comptes Instagram, Twitter, Facebook, Telegram, liés à la galaxie de sites.

Mais...

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Dérives sectaires : comment Schiappa a verrouillé la Miviludesd9dd05a1-7cef-489a-85f6-3b3e65d3326fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211014_150000_Derives_sectaires___comment_Schiappa_a_verrouille_la_MiviludesThu, 14 Oct 2021 15:00:00 +0200

Extraits du livre « Le nouveau péril sectaire »

Jean-Loup Adénor, journaliste chez « Marianne », et Timothée de Rauglaudre, contributeur à « Reflets », publient ce jeudi 14 octobre « Le nouveau péril sectaire » chez Robert Laffont. « Reflets » en publie des extraits, qui montrent comment Marlène Schiappa a verrouillé la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté - Compte Twitter du ministère de l'Intérieur

Quels que soient ses moyens humains et financiers, la « nouvelle Miviludes » dévoilée par Marlène Schiappa au printemps 2021 est bien différente de celle qui était en place il y a dix ans. S’il n’a finalement pas été victime de la placardisation annoncée, l’organisme interministériel, du fait de son rattachement à un service du ministère de l’Intérieur, a considérablement perdu en autonomie politique. Georges Fenech avait pourtant voulu le « sanctuariser » dans la loi en faisant de lui une Haute Autorité, pleinement indépendante. Sans succès. Le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), de son côté, défendait l’attribution d’un « pouvoir d’enquête » à la Miviludes, nous indique Annie Guibert. À rebours de ces propositions, qui auraient pu constituer un véritable renforcement, le poste de président a été supprimé. (...)

C’est (...) une magistrate inconnue, Hanène Romdhane, qui a en définitive pris les rênes de la Miviludes. Elle n’en est pas la présidente mais la cheffe de service. « C’est toute la différence, de mon point de vue, analyse Georges Fenech. Moi, j’étais président, ancien parlementaire. Quand je décidais d’une action, je n’allais pas demander au préfet une autorisation de le faire. Il n’y aura plus cette même autonomie, même par rapport à l’administration. Il m’arrivait de dénoncer ce qui se passait dans tel ou tel ministère. Il y avait un statut. Là, ça devient plus hiérarchisé dans les échelons administratifs. Il y a la cheffe de service de la...

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Extraits du livre « Le nouveau péril sectaire »

Jean-Loup Adénor, journaliste chez « Marianne », et Timothée de Rauglaudre, contributeur à « Reflets », publient ce jeudi 14 octobre « Le nouveau péril sectaire » chez Robert Laffont. « Reflets » en publie des extraits, qui montrent comment Marlène Schiappa a verrouillé la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté - Compte Twitter du ministère de l'Intérieur

Quels que soient ses moyens humains et financiers, la « nouvelle Miviludes » dévoilée par Marlène Schiappa au printemps 2021 est bien différente de celle qui était en place il y a dix ans. S’il n’a finalement pas été victime de la placardisation annoncée, l’organisme interministériel, du fait de son rattachement à un service du ministère de l’Intérieur, a considérablement perdu en autonomie politique. Georges Fenech avait pourtant voulu le « sanctuariser » dans la loi en faisant de lui une Haute Autorité, pleinement indépendante. Sans succès. Le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), de son côté, défendait l’attribution d’un « pouvoir d’enquête » à la Miviludes, nous indique Annie Guibert. À rebours de ces propositions, qui auraient pu constituer un véritable renforcement, le poste de président a été supprimé. (...)

C’est (...) une magistrate inconnue, Hanène Romdhane, qui a en définitive pris les rênes de la Miviludes. Elle n’en est pas la présidente mais la cheffe de service. « C’est toute la différence, de mon point de vue, analyse Georges Fenech. Moi, j’étais président, ancien parlementaire. Quand je décidais d’une action, je n’allais pas demander au préfet une autorisation de le faire. Il n’y aura plus cette même autonomie, même par rapport à l’administration. Il m’arrivait de dénoncer ce qui se passait dans tel ou tel ministère. Il y avait un statut. Là, ça devient plus hiérarchisé dans les échelons administratifs. Il y a la cheffe de service de la...

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Ésotérisme et copinage politique : les coulisses de l’école de Françoise Nyssen8396bf67-a914-4237-a31a-a7dafed73b55http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211013_150000_Esoterisme_et_copinage_politique___les_coulisses_de_l___ecole_de_Fran__oise_NyssenWed, 13 Oct 2021 15:00:00 +0200

D’anciens enseignants témoignent

En 2015, la directrice des éditions Actes Sud Françoise Nyssen, ministre de la Culture de mai 2017 à octobre 2018, a fondé une école privée inspirée de la pédagogie Steiner-Waldorf. Trois enseignants racontent l’envers du décor, entre ésotérisme et rapport discutable au handicap, à la médecine et aux règles de sécurité. Pour contourner le système, l’éditrice aurait utilisé ses réseaux politiques pour décrocher un contrat d’association avec l’État.

Françoise Nyssen avec le sociologue et philosophe Edgar Morin. - Mathieu Delmestre - CC BY-NC-ND 2.0

Octobre 2016. L’école de Françoise Nyssen, alors directrice des éditions Actes Sud, et pas encore ministre de la Culture d’Emmanuel Macron, vient d’entamer sa deuxième rentrée, et le journal Le Monde lui déroule le tapis rouge. Le storytelling joue sur l’émotion : le fils que l’éditrice a eu avec Jean-Paul Capitani, Antoine, s’est suicidé à l’âge de 18 ans, en 2012. Nyssen blâme « l’idéologie de l’école en France » :

« Antoine fut un laissé-pour-compte, raconte-t-elle. Il n’y avait pas de chemin pour lui [au sein de l’Éducation nationale]. »

Pourtant, avant son geste fatal, Antoine avait intégré durant un an l’école Steiner-Waldorf de Sorgues, près d’Avignon. C’est là que le couple Nyssen-Capitani a fait la rencontre de Henri Dahan, figure française de cette pédagogie directement inspirée de Rudolf Steiner, un occultiste autrichien qui a bâti un mouvement ésotérique, l’anthroposophie, au début du XXe siècle. Dahan deviendra le directeur pédagogique de l’école du Domaine du possible, fondée par François Nyssen et située à La Volpelière, une ferme en lisière d’Arles donnée par la famille de Jean-Paul Capitani. Une école pour « faire bouger les lignes », explique le couple d’éditeurs au Monde.

Mécènes de renom

Leur projet pédagogique rencontre rapidement un vif succès. La structure qui sert à alimenter les finances de leur école, baptisée Fonds de dotation Antoine Capitani en l’honneur de leur fils, peut compter sur le soutien de mécènes de renom comme la Fondation de...

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D’anciens enseignants témoignent

En 2015, la directrice des éditions Actes Sud Françoise Nyssen, ministre de la Culture de mai 2017 à octobre 2018, a fondé une école privée inspirée de la pédagogie Steiner-Waldorf. Trois enseignants racontent l’envers du décor, entre ésotérisme et rapport discutable au handicap, à la médecine et aux règles de sécurité. Pour contourner le système, l’éditrice aurait utilisé ses réseaux politiques pour décrocher un contrat d’association avec l’État.

Françoise Nyssen avec le sociologue et philosophe Edgar Morin. - Mathieu Delmestre - CC BY-NC-ND 2.0

Octobre 2016. L’école de Françoise Nyssen, alors directrice des éditions Actes Sud, et pas encore ministre de la Culture d’Emmanuel Macron, vient d’entamer sa deuxième rentrée, et le journal Le Monde lui déroule le tapis rouge. Le storytelling joue sur l’émotion : le fils que l’éditrice a eu avec Jean-Paul Capitani, Antoine, s’est suicidé à l’âge de 18 ans, en 2012. Nyssen blâme « l’idéologie de l’école en France » :

« Antoine fut un laissé-pour-compte, raconte-t-elle. Il n’y avait pas de chemin pour lui [au sein de l’Éducation nationale]. »

Pourtant, avant son geste fatal, Antoine avait intégré durant un an l’école Steiner-Waldorf de Sorgues, près d’Avignon. C’est là que le couple Nyssen-Capitani a fait la rencontre de Henri Dahan, figure française de cette pédagogie directement inspirée de Rudolf Steiner, un occultiste autrichien qui a bâti un mouvement ésotérique, l’anthroposophie, au début du XXe siècle. Dahan deviendra le directeur pédagogique de l’école du Domaine du possible, fondée par François Nyssen et située à La Volpelière, une ferme en lisière d’Arles donnée par la famille de Jean-Paul Capitani. Une école pour « faire bouger les lignes », explique le couple d’éditeurs au Monde.

Mécènes de renom

Leur projet pédagogique rencontre rapidement un vif succès. La structure qui sert à alimenter les finances de leur école, baptisée Fonds de dotation Antoine Capitani en l’honneur de leur fils, peut compter sur le soutien de mécènes de renom comme la Fondation de...

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Une cyber-guerre froide de basse intensité est en cours0f592f2d-4f98-4db6-97f5-3df96a001129http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211011_183637_Une_cyber-guerre_froide_de_basse_intensite_est_en_coursMon, 11 Oct 2021 18:36:37 +0200

Russie, États-Unis, Chine, tout le monde s'affronte discrètement

Si les piques sont peu visibles, elles ne sont pas sans conséquences. Humaines bien sûr mais aussi financières. La Pékin s'en prend au Bitcoin, Washington et Moscou aux entreprises et aux humains...

Le hacker, ce boxeur méconnu... - https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com/

Il y a des cyber-affaires qui ne font pas la Une des journaux. Les passes d'armes entre grandes puissances via le cybermonde ne sont pas toutes visibles. À la surface, on observe et lit dans la presse celles qui concernent ransomware. Chacun sait la part importante de groupes originaires des pays de l'Est dans ce domaine. En dessous, c'est plus flou.

L'affaire du ransomware chez Colonial Pipeline, un fournisseur d'énergie, a remis en 2021 les ransomwares sur le devant de la scène et poussé le gouvernement américain à réagir. Si les rançons (400 millions de dollars en 2020 selon des estimations) restent un montant dérisoire, on évoque volontiers les risques d'une paralysie de l'appareil productif d'un pays. Ce scénario noir est improbable et les backups sauvent souvent les entreprises. Mais tout le monde aime jouer à se faire peur et c'est bon pour l'écosystème qui ne manquera pas de vendre ses solutions miracle à base d'extrait de serpent. Côté gouvernement, les services de renseignement américains ne sont pas mécontents de s'être trouvés de nouveaux ennemis, c'est bon pour les budgets annuels. C'est sans doute d'ailleurs pour cela que côté Ouest, on pointe du doigt les pirates russes, chinois, nord-coréen, on en passe, et côté Est, la méchante NSA. A chacun son méchant, sachant qu'en matière cyber, l'attribution des attaques se fait au doigt mouillé avec de très grosses chances de se planter.

Joe Biden a...

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Russie, États-Unis, Chine, tout le monde s'affronte discrètement

Si les piques sont peu visibles, elles ne sont pas sans conséquences. Humaines bien sûr mais aussi financières. La Pékin s'en prend au Bitcoin, Washington et Moscou aux entreprises et aux humains...

Le hacker, ce boxeur méconnu... - https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com/

Il y a des cyber-affaires qui ne font pas la Une des journaux. Les passes d'armes entre grandes puissances via le cybermonde ne sont pas toutes visibles. À la surface, on observe et lit dans la presse celles qui concernent ransomware. Chacun sait la part importante de groupes originaires des pays de l'Est dans ce domaine. En dessous, c'est plus flou.

L'affaire du ransomware chez Colonial Pipeline, un fournisseur d'énergie, a remis en 2021 les ransomwares sur le devant de la scène et poussé le gouvernement américain à réagir. Si les rançons (400 millions de dollars en 2020 selon des estimations) restent un montant dérisoire, on évoque volontiers les risques d'une paralysie de l'appareil productif d'un pays. Ce scénario noir est improbable et les backups sauvent souvent les entreprises. Mais tout le monde aime jouer à se faire peur et c'est bon pour l'écosystème qui ne manquera pas de vendre ses solutions miracle à base d'extrait de serpent. Côté gouvernement, les services de renseignement américains ne sont pas mécontents de s'être trouvés de nouveaux ennemis, c'est bon pour les budgets annuels. C'est sans doute d'ailleurs pour cela que côté Ouest, on pointe du doigt les pirates russes, chinois, nord-coréen, on en passe, et côté Est, la méchante NSA. A chacun son méchant, sachant qu'en matière cyber, l'attribution des attaques se fait au doigt mouillé avec de très grosses chances de se planter.

Joe Biden a...

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Du vert au verre : l'abus d'alcool est-il dangereux pour l'écologie ?aa6c0bbe-d2ea-4d26-b959-b992fe1a4d46http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211007_110558_Du_vert_au_verre___l_abus_d_alcool_est-il_dangereux_pour_l_ecologie____Thu, 07 Oct 2021 11:05:58 +0200

De l'urgence climatique à convertir des zones naturelles en terrains constructibles

Des maires, des élus, une grande maison de cognac, un beau château, quelques oiseaux, des procédures, des enquêtes, des intérêts… Agitez le tout pour obtenir un cocktail explosif à base d'un étonnant assemblage de raisins et de raisons.

La campagne anti-boisson qui aura marqué les années 80... - Reflets

Dater précisément chaque épisode de cette épopée s'avère essentiel tant la chronologie des faits prend ici une réelle importance. Mais avant cela, quelques précisions s'imposent pour bien cerner de quoi il retourne. Cette affaire se déroule à Saint-Xandre (17138), une adorable petite commune voisine de La Rochelle. Cernée de plaines agricoles, elle connait actuellement une urbanisation galopante. Ce qui relève de l'aubaine financière pour certains alimente le désespoir écologique chez les autres.

Saint-Xandre (17), la petite commune qui monte, qui monte… - Reflets
Saint-Xandre (17), la petite commune qui monte, qui monte… - Reflets

Parmi les différents travaux en cours de réalisation sur la commune, le chantier du Parc d’activités de l’Aubreçay a généré de sévères tensions entre les "pour" et les "contre". Cette opération fut initialement présentée aux élus locaux en termes choisis: "L’enjeu principal est de répondre au besoin de foncier économique pour une mixité d’activités, dont, des activités artisanales et de petite production".

Habitat, zones d'activités, infrastructure, Saint-Xandre change - Reflets
Habitat, zones d'activités, infrastructure, Saint-Xandre change - Reflets

Par la suite les riverains concernés ont découvert les contours exacts de l'artisanat local: une super-déchetterie intercommunale, un poste source de 12 transformateurs Enedis, des entrepôts et des hangars.

Oublions ce chantier de l’Aubreçay pour nous concentrer sur une toute autre opération appelée à s'implanter sur le sol communal. Il s’agit de la présentation du projet du domaine...

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De l'urgence climatique à convertir des zones naturelles en terrains constructibles

Des maires, des élus, une grande maison de cognac, un beau château, quelques oiseaux, des procédures, des enquêtes, des intérêts… Agitez le tout pour obtenir un cocktail explosif à base d'un étonnant assemblage de raisins et de raisons.

La campagne anti-boisson qui aura marqué les années 80... - Reflets

Dater précisément chaque épisode de cette épopée s'avère essentiel tant la chronologie des faits prend ici une réelle importance. Mais avant cela, quelques précisions s'imposent pour bien cerner de quoi il retourne. Cette affaire se déroule à Saint-Xandre (17138), une adorable petite commune voisine de La Rochelle. Cernée de plaines agricoles, elle connait actuellement une urbanisation galopante. Ce qui relève de l'aubaine financière pour certains alimente le désespoir écologique chez les autres.

Saint-Xandre (17), la petite commune qui monte, qui monte… - Reflets
Saint-Xandre (17), la petite commune qui monte, qui monte… - Reflets

Parmi les différents travaux en cours de réalisation sur la commune, le chantier du Parc d’activités de l’Aubreçay a généré de sévères tensions entre les "pour" et les "contre". Cette opération fut initialement présentée aux élus locaux en termes choisis: "L’enjeu principal est de répondre au besoin de foncier économique pour une mixité d’activités, dont, des activités artisanales et de petite production".

Habitat, zones d'activités, infrastructure, Saint-Xandre change - Reflets
Habitat, zones d'activités, infrastructure, Saint-Xandre change - Reflets

Par la suite les riverains concernés ont découvert les contours exacts de l'artisanat local: une super-déchetterie intercommunale, un poste source de 12 transformateurs Enedis, des entrepôts et des hangars.

Oublions ce chantier de l’Aubreçay pour nous concentrer sur une toute autre opération appelée à s'implanter sur le sol communal. Il s’agit de la présentation du projet du domaine...

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Présidentielle : il est (re)venu, le temps des fans05439ab2-9ed2-4c43-95fd-73cf28d46d0bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211006_182348_Presidentielle___il_est__re_venu__le_temps_des_fansWed, 06 Oct 2021 18:23:48 +0200

Visiblement il reste des électeurs pour croire à l'homme ou la femme providentiel

Le mouvement des gilets jaunes et la désaffection des jeunes générations pour la politique pouvaient laisser croire que les "fans" des politiques étaient une espèce en voie de disparition. Pas du tout. Ou alors, les réseaux sociaux et la presse amplifient leurs voix ?

Veut-on vraiment de cette potion amère que l'on nous prépare ? - Stephan Burlot - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Et c'est reparti pour un tour... A l'approche de l'échéance présidentielle, une espèce d'odeur putride se répand dans l'espace médiatique. Nous l'avions déjà repérée en septembre 2016. Il semble bien que les acteurs de ce rendez-vous institutionnel, politiques, militants, presse, population... aient décidé de remettre le couvert.

L'espace politique et par extension médiatique, est envahi par des polémiques puantes. Le débat politique qui devrait se concentrer sur les moyens à mettre en place pour améliorer le "vivre ensemble", ce qui fait société, les communs, est quasiment inexistant. N'est relayé que le bruit généré par les tenants de positions radicales, clivantes. Le juste milieu, la réflexion, l'analyse semblent ne plus intéresser grand monde, en tout cas pas la presse mainstream. Et dans ce grand brouhaha, surgissent comme pour chaque élection présidentielle depuis le début de la Vème République, une cohorte de militants énamourés vantant les mérites supposés de leurs champions.

Pour les uns, c'est Sandrine Rousseau qui révolutionnera -évidemment- l'offre politique, pour d'autres c'est Jean-Luc Mélenchon, le seul -bien sûr- à avoir un programme digne de ce nom, mais pour d'autres encore, c'est -forcément- Éric Zemmour avec ses idées rances. Tous sont l'homme ou la femme providentiel(le). Ce sont ceux qui vont changer le monde. Vraiment ?

Emmanuel Macron, l'actuel locataire de...

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Visiblement il reste des électeurs pour croire à l'homme ou la femme providentiel

Le mouvement des gilets jaunes et la désaffection des jeunes générations pour la politique pouvaient laisser croire que les "fans" des politiques étaient une espèce en voie de disparition. Pas du tout. Ou alors, les réseaux sociaux et la presse amplifient leurs voix ?

Veut-on vraiment de cette potion amère que l'on nous prépare ? - Stephan Burlot - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Et c'est reparti pour un tour... A l'approche de l'échéance présidentielle, une espèce d'odeur putride se répand dans l'espace médiatique. Nous l'avions déjà repérée en septembre 2016. Il semble bien que les acteurs de ce rendez-vous institutionnel, politiques, militants, presse, population... aient décidé de remettre le couvert.

L'espace politique et par extension médiatique, est envahi par des polémiques puantes. Le débat politique qui devrait se concentrer sur les moyens à mettre en place pour améliorer le "vivre ensemble", ce qui fait société, les communs, est quasiment inexistant. N'est relayé que le bruit généré par les tenants de positions radicales, clivantes. Le juste milieu, la réflexion, l'analyse semblent ne plus intéresser grand monde, en tout cas pas la presse mainstream. Et dans ce grand brouhaha, surgissent comme pour chaque élection présidentielle depuis le début de la Vème République, une cohorte de militants énamourés vantant les mérites supposés de leurs champions.

Pour les uns, c'est Sandrine Rousseau qui révolutionnera -évidemment- l'offre politique, pour d'autres c'est Jean-Luc Mélenchon, le seul -bien sûr- à avoir un programme digne de ce nom, mais pour d'autres encore, c'est -forcément- Éric Zemmour avec ses idées rances. Tous sont l'homme ou la femme providentiel(le). Ce sont ceux qui vont changer le monde. Vraiment ?

Emmanuel Macron, l'actuel locataire de...

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Violences sexuelles dans l’Église : la déflagration80cd50ba-722e-41a4-acf1-1d4679ef3f67http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211005_225520_Violences_sexuelles_dans_l___Eglise___la_deflagrationTue, 05 Oct 2021 22:55:20 +0200

La commission Sauvé a remis son rapport aux évêques : 330 000 victimes mineures depuis 1950

La commission indépendante chargée il y a deux ans et demi de faire la lumière sur les violences sexuelles dans l’Église catholique présentait mardi 5 octobre son rapport, très attendu. Un moment marqué par l’émotion et la sidération devant l’ampleur du phénomène : pas moins de 330 000 victimes mineures depuis 1950.

Une parole enfin entendue

Déflagration (n.f.) : « Combustion vive d'un corps » (Robert en ligne). Le terme, souvent revenu dans les médias et sur les réseaux sociaux, décrit assez bien l’état de sidération dans lequel se sont trouvés les catholiques de France, et au-delà, en assistant ce mardi 5 octobre au matin à la présentation du rapport de la commission Sauvé que nous évoquions vendredi dernier. Baptisée plus précisément Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (CIASE), cette instance composée de 22 membres bénévoles - des experts reconnus dans leur domaine, de l’histoire à la psychologie en passant par la théologie - a travaillé pendant deux ans et demi, à la demande de l’institution catholique, après les révélations successives sur les violences pédocriminelles couvertes par l’Église. Son président, un fidèle catholique, n’est autre que le vice-président du Conseil d’État, Jean-Marc Sauvé. La conférence de presse, retransmise en direct sur la chaîne de télévision KTO, a été ouverte par Alice Casagrande, spécialiste de la maltraitance des enfants, qui a raconté des bouts d’échanges entre les membres de la commission de certaines victimes auditionnées.

Mais l’intervention la plus marquante restera sans doute celle de François Devaux, toute première victime interrogée par la CIASE. « Rares sont les moments de vérité si traumatisants et si prégnants », a souligné le cofondateur de l’association La Parole libérée (dissoute depuis mars dernier), agressé à l’âge de dix ans...

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La commission Sauvé a remis son rapport aux évêques : 330 000 victimes mineures depuis 1950

La commission indépendante chargée il y a deux ans et demi de faire la lumière sur les violences sexuelles dans l’Église catholique présentait mardi 5 octobre son rapport, très attendu. Un moment marqué par l’émotion et la sidération devant l’ampleur du phénomène : pas moins de 330 000 victimes mineures depuis 1950.

Une parole enfin entendue

Déflagration (n.f.) : « Combustion vive d'un corps » (Robert en ligne). Le terme, souvent revenu dans les médias et sur les réseaux sociaux, décrit assez bien l’état de sidération dans lequel se sont trouvés les catholiques de France, et au-delà, en assistant ce mardi 5 octobre au matin à la présentation du rapport de la commission Sauvé que nous évoquions vendredi dernier. Baptisée plus précisément Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (CIASE), cette instance composée de 22 membres bénévoles - des experts reconnus dans leur domaine, de l’histoire à la psychologie en passant par la théologie - a travaillé pendant deux ans et demi, à la demande de l’institution catholique, après les révélations successives sur les violences pédocriminelles couvertes par l’Église. Son président, un fidèle catholique, n’est autre que le vice-président du Conseil d’État, Jean-Marc Sauvé. La conférence de presse, retransmise en direct sur la chaîne de télévision KTO, a été ouverte par Alice Casagrande, spécialiste de la maltraitance des enfants, qui a raconté des bouts d’échanges entre les membres de la commission de certaines victimes auditionnées.

Mais l’intervention la plus marquante restera sans doute celle de François Devaux, toute première victime interrogée par la CIASE. « Rares sont les moments de vérité si traumatisants et si prégnants », a souligné le cofondateur de l’association La Parole libérée (dissoute depuis mars dernier), agressé à l’âge de dix ans...

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Abus sexuels dans l'Eglise : il y aurait plus de 100.000 victimes878c7c93-024d-4c48-95b8-bb9e3b849473http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20211001_161026_Abus_sexuels_dans_l_Eglise___il_y_aurait_plus_de_100.000_victimesFri, 01 Oct 2021 16:10:26 +0200

Le rapport de la commission indépendante qui sera rendu public mardi va provoquer un séisme

La commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a recueilli 10.000 signalements de victimes sur les 70 dernières années. Mais il y en aurait en fait beaucoup plus. L'étude qu'elle a mené en parallèle sur la population générale montre qu'il faut multiplier le nombre de victimes par dix. Révélations.

La Conférence des évêques dans l'attente du rapport... - © Reflets

L’Église retient son souffle dans l'attente de la publication du rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) présidée par l'ancien vice-président du Conseil d’État, Jean-Marie-Sauvé.

Commandée par la Conférence des évêque de France et la Conférence des religieuses et religieux de France, cette enquête démarrée en 2019, porte sur les abus sexuels commis sur des mineurs et des personnes vulnérables depuis 1950. Elle doit aussi regarder comment ont été traitées ces affaires par l’Église, et principalement les évêques qui ont la responsabilité de suivre les prêtres. On sait déjà que des évêques ont cherché à étouffer des scandales sexuels dans leur diocèse et n'ont pas dénoncé le auteurs à la Justice. La commission Sauvé a réalisé un travail considérable qui représente plus de 25.000 heures de travail, selon un de ses membres. Elle a non seulement écouté les victimes, mais aussi réalisé une plongée dans les archives des diocèses de France et conduit une étude sur les violences sexuelles en population générale.

L’Église catholique prépare depuis quelques jours ses fidèles à des chiffres qui s'annoncent cataclysmiques. Le président de la conférence de France, Eric de Moulins-Beaufort a reconnu que l'ampleur du phénomène était « plus grand que ce qu'on pouvait craindre » et il a invité les prêtres et les évêques à accueillir les faits sans se braquer ou les contester.

Le contenu de ce rapport est un secret bien gardé....

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Le rapport de la commission indépendante qui sera rendu public mardi va provoquer un séisme

La commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a recueilli 10.000 signalements de victimes sur les 70 dernières années. Mais il y en aurait en fait beaucoup plus. L'étude qu'elle a mené en parallèle sur la population générale montre qu'il faut multiplier le nombre de victimes par dix. Révélations.

La Conférence des évêques dans l'attente du rapport... - © Reflets

L’Église retient son souffle dans l'attente de la publication du rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) présidée par l'ancien vice-président du Conseil d’État, Jean-Marie-Sauvé.

Commandée par la Conférence des évêque de France et la Conférence des religieuses et religieux de France, cette enquête démarrée en 2019, porte sur les abus sexuels commis sur des mineurs et des personnes vulnérables depuis 1950. Elle doit aussi regarder comment ont été traitées ces affaires par l’Église, et principalement les évêques qui ont la responsabilité de suivre les prêtres. On sait déjà que des évêques ont cherché à étouffer des scandales sexuels dans leur diocèse et n'ont pas dénoncé le auteurs à la Justice. La commission Sauvé a réalisé un travail considérable qui représente plus de 25.000 heures de travail, selon un de ses membres. Elle a non seulement écouté les victimes, mais aussi réalisé une plongée dans les archives des diocèses de France et conduit une étude sur les violences sexuelles en population générale.

L’Église catholique prépare depuis quelques jours ses fidèles à des chiffres qui s'annoncent cataclysmiques. Le président de la conférence de France, Eric de Moulins-Beaufort a reconnu que l'ampleur du phénomène était « plus grand que ce qu'on pouvait craindre » et il a invité les prêtres et les évêques à accueillir les faits sans se braquer ou les contester.

Le contenu de ce rapport est un secret bien gardé....

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Les états d’urgence : la démocratie sous contraintee47a3b9b-b9a8-40b0-9b17-c158ab3a5ba4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210929_204113_Les_etats_d___urgence____la_democratie_sous_contrainteWed, 29 Sep 2021 20:41:13 +0200

L’étude annuelle du Conseil d’État fait une relecture critique de ce régime d’exception de plus en plus utilisé

Depuis 2015, la France a passé la moitié du temps sous le régime de l’état d’urgence, donc avec des libertés restreintes. Le juge administratif suprême livre une analyse fouillée sur ce régime qui déstabilise le fonctionnement normal des institutions et fragilise la société. Il pointe un risque de résignation des Français et l’habitude de perte de liberté.

Le Conseil d'État - © Reflets

Ces six dernière années, les Français ont vécu trois années sous le régime d’état d’urgence. Le premier a été décrété après les attentats de novembre 2015, le second face à la pandémie de Covid. Ceci a suscité de nombreux contestations sur le plan judiciaire et a mis en lumière une institution jusqu’alors assez méconnue du grand public, le Conseil d’État.

Jamais autant de contentieux n’ont été soumis aux juges administratif suprême. D’abord sur le volet sécuritaire. «Nous avons été fermes et audacieux dans la garantie des libertés à l’égard des mesures qui ont été prises sous l’empire de l’état d’urgence sécuritaire anti-terroriste, déclare Bruno Lasserre, son vice-président. Je pense par exemple aux perquisitions administratives ou aux assignations à résidence. Nous avons demandé que soit apportée la preuve que toutes ces mesures sont à la fois nécessaires, adaptées et proportionnées, avec un contrôle sur chacune de ces mesures.» Mais c’est l’état d’urgence sanitaire qui a fait exploser le contentieux. Les juges ont délibéré en urgence, en référé liberté ou suspension, sur plus de 1.200 contestations.

Avec ces deux états d’urgence successifs, le régime d’exception est devenu la normalité, s’inquiète le Conseil d’État, même s’il réfute de faire le procès des états d’urgence. «Nous ne disons pas que les états d’urgence n’ont pas lieu d’être, nous ne disons pas qu’ils n’auraient pas dû exister, souligne t-il. Ce que nous disons, c’est que compte-tenu des risques qu’ils...

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L’étude annuelle du Conseil d’État fait une relecture critique de ce régime d’exception de plus en plus utilisé

Depuis 2015, la France a passé la moitié du temps sous le régime de l’état d’urgence, donc avec des libertés restreintes. Le juge administratif suprême livre une analyse fouillée sur ce régime qui déstabilise le fonctionnement normal des institutions et fragilise la société. Il pointe un risque de résignation des Français et l’habitude de perte de liberté.

Le Conseil d'État - © Reflets

Ces six dernière années, les Français ont vécu trois années sous le régime d’état d’urgence. Le premier a été décrété après les attentats de novembre 2015, le second face à la pandémie de Covid. Ceci a suscité de nombreux contestations sur le plan judiciaire et a mis en lumière une institution jusqu’alors assez méconnue du grand public, le Conseil d’État.

Jamais autant de contentieux n’ont été soumis aux juges administratif suprême. D’abord sur le volet sécuritaire. «Nous avons été fermes et audacieux dans la garantie des libertés à l’égard des mesures qui ont été prises sous l’empire de l’état d’urgence sécuritaire anti-terroriste, déclare Bruno Lasserre, son vice-président. Je pense par exemple aux perquisitions administratives ou aux assignations à résidence. Nous avons demandé que soit apportée la preuve que toutes ces mesures sont à la fois nécessaires, adaptées et proportionnées, avec un contrôle sur chacune de ces mesures.» Mais c’est l’état d’urgence sanitaire qui a fait exploser le contentieux. Les juges ont délibéré en urgence, en référé liberté ou suspension, sur plus de 1.200 contestations.

Avec ces deux états d’urgence successifs, le régime d’exception est devenu la normalité, s’inquiète le Conseil d’État, même s’il réfute de faire le procès des états d’urgence. «Nous ne disons pas que les états d’urgence n’ont pas lieu d’être, nous ne disons pas qu’ils n’auraient pas dû exister, souligne t-il. Ce que nous disons, c’est que compte-tenu des risques qu’ils...

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« J'avais des gens touchés sur moi, la tête dans une mare de sang »41c8b32e-9c7b-4cbc-832d-dbb298c59d57http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210922_101945____J_avais_des_gens_touche__s_sur_moi__la_te__te_dans_une_mare_de_sang___Wed, 22 Sep 2021 10:19:45 +0200

Dans le Bataclan, le 13 novembre 2015 : récits

Le procès des attentats du 13 novembre a commencé. Des milliers d'articles racontent les attentats, détaillent les personnalités, la vie et les motivations des terroristes. Mais qu'ont vécu exactement les victimes au Bataclan ?

Le concert des Eagle of Death Metal va se transformer en cauchemar

Le 15 novembre 2015, le groupe Eagles of Death Metal donne un concert au Bataclan. Le public est varié. Tous se font une joie d'aller les écouter, des amis se sont donné rendez-vous, d'autres sont venus seuls. Ils vont plonger dans l'enfer. Les séquelles physiques et psychologiques seront profondes. Juste après les attentats, les victimes ont été auditionnées. Leur récit, bien que condensé et factuel, comme cela est le cas dans une déposition face à un enquêteur, glace le sang.

A 21h45, le Volkswagen Polo noire utilisée par les terroristes qui vont frapper la salle de concert, se gare devant le café du Bataclan. Deux minutes plus tard, trois hommes en descendent et 15 secondes plus tard, à 21h47 et 18 secondes, ils pénètrent dans la salle se mêlant au flot des passants et en faisant usage d'une arme.

Les Eagles of Death Metal ont à peine entamé leur chanson Kiss the devil. Des tirs retentissent, entrecoupés de cris d'affolement et de panique. « Planquez-vous ! », crie un homme. Tous ne comprennent pourtant pas aussi vite qu'il s'agit d'un attentat. Certains imaginent que cela fait partie du spectacle et ne prendront conscience de l'horreur dans laquelle ils viennent de basculer qu'après avoir vu les flots de sang. « Tout à coup, nous avons entendu des détonations, dans un premier temps je n'ai pas réalisé. J'ai cru que c'était la batterie, une mise en seine du groupe. J'ai pensé à des pétards. Puis rapidement j'ai...

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Dans le Bataclan, le 13 novembre 2015 : récits

Le procès des attentats du 13 novembre a commencé. Des milliers d'articles racontent les attentats, détaillent les personnalités, la vie et les motivations des terroristes. Mais qu'ont vécu exactement les victimes au Bataclan ?

Le concert des Eagle of Death Metal va se transformer en cauchemar

Le 15 novembre 2015, le groupe Eagles of Death Metal donne un concert au Bataclan. Le public est varié. Tous se font une joie d'aller les écouter, des amis se sont donné rendez-vous, d'autres sont venus seuls. Ils vont plonger dans l'enfer. Les séquelles physiques et psychologiques seront profondes. Juste après les attentats, les victimes ont été auditionnées. Leur récit, bien que condensé et factuel, comme cela est le cas dans une déposition face à un enquêteur, glace le sang.

A 21h45, le Volkswagen Polo noire utilisée par les terroristes qui vont frapper la salle de concert, se gare devant le café du Bataclan. Deux minutes plus tard, trois hommes en descendent et 15 secondes plus tard, à 21h47 et 18 secondes, ils pénètrent dans la salle se mêlant au flot des passants et en faisant usage d'une arme.

Les Eagles of Death Metal ont à peine entamé leur chanson Kiss the devil. Des tirs retentissent, entrecoupés de cris d'affolement et de panique. « Planquez-vous ! », crie un homme. Tous ne comprennent pourtant pas aussi vite qu'il s'agit d'un attentat. Certains imaginent que cela fait partie du spectacle et ne prendront conscience de l'horreur dans laquelle ils viennent de basculer qu'après avoir vu les flots de sang. « Tout à coup, nous avons entendu des détonations, dans un premier temps je n'ai pas réalisé. J'ai cru que c'était la batterie, une mise en seine du groupe. J'ai pensé à des pétards. Puis rapidement j'ai...

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Services publics : sens dessus dessous32a473dd-0076-4ff4-a603-3f21abeb0bc9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210920_160000_Services_publics___sens_dessus_dessousMon, 20 Sep 2021 16:00:00 +0200

Les fonctionnaires s'expriment sur la perte de sens de leur travail

Le collectif "Nos services publics" publie une enquête choc : 80% des fonctionnaires ayant répondu sont touchés par un sentiment d'absurdité...

C'est pas gagné... - D.R.

Quelque 4.500 fonctionnaires ont répondu au questionnaire présenté entre mai et août par le collectif « Nos services publics » (voir aussi cet article). Le résultat est pour le moins inquiétant. Il révèle un mal-être profond puisque 80 % des répondants s'estiment touchés par un sentiment d’absurdité alors que la grande majorité déclare avoir rejoint le service public pour servir l’intérêt général (68 % des sondés). Les agents du service public mettent en avant le manque de moyens, un défaut de vision, l’impression de servir un intérêt particulier plus que l'intérêt général, le poids de la structure ou de la hiérarchie ainsi que le manque de reconnaissance.

Le collectif, qui est né pour prendre la parole face à une perte de sens dans le secteur public, met à disposition le témoignage de 2.590 agents sur son site ainsi que les données brutes et anonymisées de son enquête, accompagnés de graphiques de datavisualisation interactifs.

Il ressort de l'enquête que 68,2% citent le service de l'intérêt général comme premier motif pour travailler dans le service public et pour y rester. Quelque 50% évoquent un attrait pour un métier en particulier. Ce dernier chiffre augmente au sein des personnels de l'éducation nationale avec 65%). Seuls 39,8% parlent de la stabilité de l'emploi. Tous ont conscience que les opportunités de carrière seront faibles : 12% seulement citent cela comme motivation. Surprise ? La rémunération n’est un facteur d’attractivité du...

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Les fonctionnaires s'expriment sur la perte de sens de leur travail

Le collectif "Nos services publics" publie une enquête choc : 80% des fonctionnaires ayant répondu sont touchés par un sentiment d'absurdité...

C'est pas gagné... - D.R.

Quelque 4.500 fonctionnaires ont répondu au questionnaire présenté entre mai et août par le collectif « Nos services publics » (voir aussi cet article). Le résultat est pour le moins inquiétant. Il révèle un mal-être profond puisque 80 % des répondants s'estiment touchés par un sentiment d’absurdité alors que la grande majorité déclare avoir rejoint le service public pour servir l’intérêt général (68 % des sondés). Les agents du service public mettent en avant le manque de moyens, un défaut de vision, l’impression de servir un intérêt particulier plus que l'intérêt général, le poids de la structure ou de la hiérarchie ainsi que le manque de reconnaissance.

Le collectif, qui est né pour prendre la parole face à une perte de sens dans le secteur public, met à disposition le témoignage de 2.590 agents sur son site ainsi que les données brutes et anonymisées de son enquête, accompagnés de graphiques de datavisualisation interactifs.

Il ressort de l'enquête que 68,2% citent le service de l'intérêt général comme premier motif pour travailler dans le service public et pour y rester. Quelque 50% évoquent un attrait pour un métier en particulier. Ce dernier chiffre augmente au sein des personnels de l'éducation nationale avec 65%). Seuls 39,8% parlent de la stabilité de l'emploi. Tous ont conscience que les opportunités de carrière seront faibles : 12% seulement citent cela comme motivation. Surprise ? La rémunération n’est un facteur d’attractivité du...

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Entre autres sociétés, des cabinets d'avocats français visés par des ransomwaresf19eee51-4197-40f6-b1eb-3af7c6e18496http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210915_150319_Entre_autres_societes__des_cabinets_d_avocats_fran__ais_vises_par_des_ransomwaresWed, 15 Sep 2021 15:03:19 +0200

Les données clients fuitent et tout le monde a l'air de s'en désintéresser

Contactés, les avocats refusent de parler, la CNIL est comme toujours aux abonnés absents, l'ANSSI n'a pas répondu à notre demande d'interview... Dans la presse, on parle beaucoup de montants de rançons, moins des millions de données personnelles qui sont publiées.

La page d'accueil du site du groupe Conti

Les ransomwares, « rançongiciels » sont une sévère nuisance et les attaques se multiplient. À tel point que la presse généraliste en parle désormais, pas toujours très bien d'ailleurs. Derrière ces groupes qui chiffrent les données des entreprises et des services publics, il y a bien entendu l'appât du gain. Les rançons demandées pour déchiffrer les informations qui permettent à l'entreprise de fonctionner sont souvent conséquentes. Mais au regard du reste de la criminalité (trafic de drogue, traite humaine, racket, etc.), cela reste pour l'instant assez modeste, comme nous l'avions évoqué dans cet article. À ce jour, le site Ransomwhe.re estime à 97,41 millions de dollars le volume des rançons versées. Ce qui augmente terriblement, en revanche, et qui atteint un niveau très inquiétant, c'est le volume des données que les groupes de pirates publient sur Internet. Ces derniers temps, plusieurs cabinets d'avocats, mais aussi des sociétés comme Dassault Falcon Jet Corp, ont fait l'objet d'attaques par ransomwares et des données sensibles, dont énormément de données personnelles de salariés et de clients ont été dispersées sur le Net. Finalement, le problème n'est sans doute pas le montant des rançons, mais la diffusion des données personnelles piratées et le manque -habituel- d'intérêt des entreprises victimes en faveur de la protection de la vie privée de leurs clients.

Dans un processus désormais classique, les groupes de pirates...

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Les données clients fuitent et tout le monde a l'air de s'en désintéresser

Contactés, les avocats refusent de parler, la CNIL est comme toujours aux abonnés absents, l'ANSSI n'a pas répondu à notre demande d'interview... Dans la presse, on parle beaucoup de montants de rançons, moins des millions de données personnelles qui sont publiées.

La page d'accueil du site du groupe Conti

Les ransomwares, « rançongiciels » sont une sévère nuisance et les attaques se multiplient. À tel point que la presse généraliste en parle désormais, pas toujours très bien d'ailleurs. Derrière ces groupes qui chiffrent les données des entreprises et des services publics, il y a bien entendu l'appât du gain. Les rançons demandées pour déchiffrer les informations qui permettent à l'entreprise de fonctionner sont souvent conséquentes. Mais au regard du reste de la criminalité (trafic de drogue, traite humaine, racket, etc.), cela reste pour l'instant assez modeste, comme nous l'avions évoqué dans cet article. À ce jour, le site Ransomwhe.re estime à 97,41 millions de dollars le volume des rançons versées. Ce qui augmente terriblement, en revanche, et qui atteint un niveau très inquiétant, c'est le volume des données que les groupes de pirates publient sur Internet. Ces derniers temps, plusieurs cabinets d'avocats, mais aussi des sociétés comme Dassault Falcon Jet Corp, ont fait l'objet d'attaques par ransomwares et des données sensibles, dont énormément de données personnelles de salariés et de clients ont été dispersées sur le Net. Finalement, le problème n'est sans doute pas le montant des rançons, mais la diffusion des données personnelles piratées et le manque -habituel- d'intérêt des entreprises victimes en faveur de la protection de la vie privée de leurs clients.

Dans un processus désormais classique, les groupes de pirates...

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Manifestation anti-pass sanitaire à La Rochelle7b09fbf6-3d0b-49ef-ac91-dfd5a15a1e8ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210913_175716_Manifestation_anti-pass_sanitaire_a_La_RochelleMon, 13 Sep 2021 17:57:16 +0200

L'interview sans fard d'un médecin de ville

Ici comme ailleurs la contestation s'est installée dans la rue depuis de nombreuses semaines. Ce samedi 11 septembre, une pile de tracts à la main, un certain docteur Lagrange marchait en tête de cortège et en dehors des clous gouvernementaux. Généraliste la semaine, spécialiste en manif le weekend…

Les manisfestations ant-pass sanitaire s'ancrent durablement dans la cité Rochelaise - Reflets

Des milliers de personnes se sont rassemblées durant tout l'été pour récuser les modalités d'application du pass sanitaire. Les banderoles ont fleuri sur le vieux port Rochelais et des revendications s'y sont exprimées, libres, nombreuses et multiples: anti-masque, anti-vax, anti-pass, anti Macron, anti-gouvernement, pro-libertaire, pro-Chloroquine ou pro-Ivermectine… Si toutes ces attentes et toutes ces déclarations avouaient leur raison d'être, toutes les raisons n'étaient pas communément partagées. Vouloir qualifier la réalité du moment en évitant les constats d'à-peu-près revient à affirmer très "scientifiquement", que la gronde s'avère tenace et générale !

Manif du 4 sept: un diagnostic qui laissait libre cours à toute interprétation médicale - Reflets
Manif du 4 sept: un diagnostic qui laissait libre cours à toute interprétation médicale - Reflets

Mais au fil des rassemblements, et neuf week-end plus tard, le discours et les messages semblent clairement s'unifier autour de points cruciaux: non au pass sanitaire, et donc par incidence non à la vaccination obligatoire. Les slogans les plus virulents ont laissés place à des revendications plus ciblées. Comme si l'urgence du moment imposait à la Vox populi de manifester plus factuel, de revendiquer synthétique. Rappelons que nous sommes à quelques jours seulement de l'obligation vaccinale imposée aux soignants.

Manif du 11 septembre: d'accord ou pas d'accord, ici le message devient clair et limpide - Reflets
Manif du 11 septembre: d'accord ou pas d'accord, ici le message devient clair et limpide - Reflets

Deux slogans l'emportent au principal : outrepasser le pass et refuser la vaccination des enfants - Reflets
Deux slogans l'emportent au principal :...

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L'interview sans fard d'un médecin de ville

Ici comme ailleurs la contestation s'est installée dans la rue depuis de nombreuses semaines. Ce samedi 11 septembre, une pile de tracts à la main, un certain docteur Lagrange marchait en tête de cortège et en dehors des clous gouvernementaux. Généraliste la semaine, spécialiste en manif le weekend…

Les manisfestations ant-pass sanitaire s'ancrent durablement dans la cité Rochelaise - Reflets

Des milliers de personnes se sont rassemblées durant tout l'été pour récuser les modalités d'application du pass sanitaire. Les banderoles ont fleuri sur le vieux port Rochelais et des revendications s'y sont exprimées, libres, nombreuses et multiples: anti-masque, anti-vax, anti-pass, anti Macron, anti-gouvernement, pro-libertaire, pro-Chloroquine ou pro-Ivermectine… Si toutes ces attentes et toutes ces déclarations avouaient leur raison d'être, toutes les raisons n'étaient pas communément partagées. Vouloir qualifier la réalité du moment en évitant les constats d'à-peu-près revient à affirmer très "scientifiquement", que la gronde s'avère tenace et générale !

Manif du 4 sept: un diagnostic qui laissait libre cours à toute interprétation médicale - Reflets
Manif du 4 sept: un diagnostic qui laissait libre cours à toute interprétation médicale - Reflets

Mais au fil des rassemblements, et neuf week-end plus tard, le discours et les messages semblent clairement s'unifier autour de points cruciaux: non au pass sanitaire, et donc par incidence non à la vaccination obligatoire. Les slogans les plus virulents ont laissés place à des revendications plus ciblées. Comme si l'urgence du moment imposait à la Vox populi de manifester plus factuel, de revendiquer synthétique. Rappelons que nous sommes à quelques jours seulement de l'obligation vaccinale imposée aux soignants.

Manif du 11 septembre: d'accord ou pas d'accord, ici le message devient clair et limpide - Reflets
Manif du 11 septembre: d'accord ou pas d'accord, ici le message devient clair et limpide - Reflets

Deux slogans l'emportent au principal : outrepasser le pass et refuser la vaccination des enfants - Reflets
Deux slogans l'emportent au principal :...

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ProtonMail : la loi, c'est plus fort que toi4ef28865-ef38-4b65-9e13-c53302b01685http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210906_234945_ProtonMail___la_loi__c_est_plus_fort_que_toiMon, 06 Sep 2021 23:49:45 +0200

Les promesses d'anonymat n'engagent que ceux qui les écoutent

Cataclysme dans le monde de ceux qui pensaient que leur privacy était protégée avec ProtonMail : le fournisseur de services de mails chiffrés a répondu à une réquisition judiciaire et transmis quelques métadonnées à la police française. Visiblement, en 2021, il y a encore des gens qui n'ont pas compris l'intérêt d'une analyse du risque informationnel pour établir un modèle de menace pertinent...

Le tweet de onestla.tch

Mise à jour du 8 septembre 2021

L'affaire de la divulgation d'une adresse IP par Protomail est apparue sur le site Paris-Luttes.info dans un article titré "Récit policier de Sainte Marthe" et publié le 1er septembre.

Coup de tonnerre : le compte Twitter onestla.tech relève que Protonmail a livré à la police française des informations sur des utilisateurs de son service. C'est la douche froide. ProtonMail est très largement utilisé par tous les militants (de tous bords politiques d'ailleurs) qui souhaitent obtenir un niveau de confidentialité acceptable pour leurs échanges par mail. ProtonMail, c'est le chiffrement des emails pour M. Jourdain. On fait de la prose sans même s'en rendre compte. Ou plutôt du chiffrement sans avoir besoin de savoir comment ça marche ou sans avoir à installer des outils de chiffrement. Magique non ? Et ProtonMail a beaucoup surfé sur ce discours pour attirer des utilisateurs désabusés après les révélations d'Edward Snowden. Au delà de la confidentialité des échanges apportée par le chiffrement, ProtonMail a notamment écrit (le site a été modifié depuis) que la société ne conservait pas de traces des utilisateurs permettant de les identifier, comme l'adresse IP utilisée pour accéder à la boite mail.

Avant la polémique
Avant la polémique

Après la polémique
Après la polémique

Une façon d'invoquer le fameux « no logs » promis par de trop très nombreux vendeurs de VPN. Las... la loi, c'est plus fort que toi. En tout cas, plus fort...

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Les promesses d'anonymat n'engagent que ceux qui les écoutent

Cataclysme dans le monde de ceux qui pensaient que leur privacy était protégée avec ProtonMail : le fournisseur de services de mails chiffrés a répondu à une réquisition judiciaire et transmis quelques métadonnées à la police française. Visiblement, en 2021, il y a encore des gens qui n'ont pas compris l'intérêt d'une analyse du risque informationnel pour établir un modèle de menace pertinent...

Le tweet de onestla.tch

Mise à jour du 8 septembre 2021

L'affaire de la divulgation d'une adresse IP par Protomail est apparue sur le site Paris-Luttes.info dans un article titré "Récit policier de Sainte Marthe" et publié le 1er septembre.

Coup de tonnerre : le compte Twitter onestla.tech relève que Protonmail a livré à la police française des informations sur des utilisateurs de son service. C'est la douche froide. ProtonMail est très largement utilisé par tous les militants (de tous bords politiques d'ailleurs) qui souhaitent obtenir un niveau de confidentialité acceptable pour leurs échanges par mail. ProtonMail, c'est le chiffrement des emails pour M. Jourdain. On fait de la prose sans même s'en rendre compte. Ou plutôt du chiffrement sans avoir besoin de savoir comment ça marche ou sans avoir à installer des outils de chiffrement. Magique non ? Et ProtonMail a beaucoup surfé sur ce discours pour attirer des utilisateurs désabusés après les révélations d'Edward Snowden. Au delà de la confidentialité des échanges apportée par le chiffrement, ProtonMail a notamment écrit (le site a été modifié depuis) que la société ne conservait pas de traces des utilisateurs permettant de les identifier, comme l'adresse IP utilisée pour accéder à la boite mail.

Avant la polémique
Avant la polémique

Après la polémique
Après la polémique

Une façon d'invoquer le fameux « no logs » promis par de trop très nombreux vendeurs de VPN. Las... la loi, c'est plus fort que toi. En tout cas, plus fort...

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Crayon au poing raconte la bande dessinée contestataire arabe09a68d16-683a-4185-8020-356758b00b89http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210830_165916_Crayon_au_poing_raconte_la_bande_dessinee_contestataire_arabeMon, 30 Aug 2021 16:59:16 +0200

Dix ans après le début des Printemps arabes, ce documentaire explore la BD arabe et féminine

Les deux réalisatrices ont rencontré à domicile Lena Merhej à Beyrouth, Deena Mohamed au Caire, Zainab Fasiki à Casablanca et Nadia Khiari, alias Willis from Tuni, dont les dessins et les mots portent haut les revendications de liberté et de justice des Printemps arabes. Avec chacune leur style, ces quatre femmes donnent à voir le quotidien de leur pays.

Une géante surveille la ville et lutte contre les violences faites aux femmes - dessin de Zainab Fasiki - D.R.

C’est un documentaire fort et original que signent les deux réalisatrices indépendantes, Lizzie Treu et Eloïse Fagard. La première avait co-réalisé le documentaire d’investigation Radar, la machine à cash, une coproduction Reflets et du collectif Extra Muros, dont elles sont membres toutes les deux.

Dix ans après le début des Printemps arabes, les deux journalistes ont mené une exploration de la BD arabe et féminine à travers les rencontres croisées de quatre autrices engagées. Venant du Liban, de la Tunisie, du Maroc, ou encore d’Égypte, elles ont toutes choisi la BD comme moyen d’expression pour se faire entendre. « Nous avons voulu montrer la nouvelle scène de la BD arabe, raconte Eloïse Fagard. Et nous nous sommes rendu compte qu’il y avait beaucoup de femme dans cette nouvelle vague née un peu avant les révolutions. Donc nous avons voulu nous intéresser à elles. »

Les deux réalisatrices ont rencontré Lena Merhej à Beyrouth, Deena Mohamed au Caire, Zainab Fasiki à Casablanca et Nadia Khiari, alias Willis from Tuni, dont les dessins et les mots portent haut les revendications de liberté et de justice des Printemps arabes.

La révolution fut une naissance

« Un moyen de s'exprimer à portée de main », dit Lena Merhej pour expliquer pourquoi, dans la jeune BD arabe, les femmes sont si présentes. « Moi, je suis très enragée », ajoute avec douceur cette Beyrouthine de mère allemande et de père libanais, qui avait 13 ans quand la guerre civile a pris fin, et qui retrouve...

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Dix ans après le début des Printemps arabes, ce documentaire explore la BD arabe et féminine

Les deux réalisatrices ont rencontré à domicile Lena Merhej à Beyrouth, Deena Mohamed au Caire, Zainab Fasiki à Casablanca et Nadia Khiari, alias Willis from Tuni, dont les dessins et les mots portent haut les revendications de liberté et de justice des Printemps arabes. Avec chacune leur style, ces quatre femmes donnent à voir le quotidien de leur pays.

Une géante surveille la ville et lutte contre les violences faites aux femmes - dessin de Zainab Fasiki - D.R.

C’est un documentaire fort et original que signent les deux réalisatrices indépendantes, Lizzie Treu et Eloïse Fagard. La première avait co-réalisé le documentaire d’investigation Radar, la machine à cash, une coproduction Reflets et du collectif Extra Muros, dont elles sont membres toutes les deux.

Dix ans après le début des Printemps arabes, les deux journalistes ont mené une exploration de la BD arabe et féminine à travers les rencontres croisées de quatre autrices engagées. Venant du Liban, de la Tunisie, du Maroc, ou encore d’Égypte, elles ont toutes choisi la BD comme moyen d’expression pour se faire entendre. « Nous avons voulu montrer la nouvelle scène de la BD arabe, raconte Eloïse Fagard. Et nous nous sommes rendu compte qu’il y avait beaucoup de femme dans cette nouvelle vague née un peu avant les révolutions. Donc nous avons voulu nous intéresser à elles. »

Les deux réalisatrices ont rencontré Lena Merhej à Beyrouth, Deena Mohamed au Caire, Zainab Fasiki à Casablanca et Nadia Khiari, alias Willis from Tuni, dont les dessins et les mots portent haut les revendications de liberté et de justice des Printemps arabes.

La révolution fut une naissance

« Un moyen de s'exprimer à portée de main », dit Lena Merhej pour expliquer pourquoi, dans la jeune BD arabe, les femmes sont si présentes. « Moi, je suis très enragée », ajoute avec douceur cette Beyrouthine de mère allemande et de père libanais, qui avait 13 ans quand la guerre civile a pris fin, et qui retrouve...

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Les églises se cassent pour mourir88780929-0443-4ddc-9266-a16d582000a4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210827_180224_Les_eglises_se_cassent_pour_mourirFri, 27 Aug 2021 18:02:24 +0200

Comptabilité épiscopale, économie municipale et démolition radicale

Qui veut noyer son chien l'accuse d'avoir la rage. Les choses se compliquent lorsqu'il s'agit de se débarrasser d'une encombrante église. Mais rien d'impossible pour qui sait trouver les mots pour le dire et les moyens pour le faire…

Une vision d'un potentiel futur qui ne saurait tarder à arriver... - Reflets

Tout semblait bien calé, l'affaire était entendue et la mise en chantier paraissait convenue. L'église Saint-Joseph allait simplement être démolie pour laisser place à un chouette petit projet de construction d'appartements. Emporté par l'euphorie le manager de Bouygues immobilier avait localement pris soin de lancer une cordiale invitation pour fêter ça. Une pré-pendaison de pré-crémaillère avant l'heure en quelque sorte. Mais patatras, les choses ne se sont pas déroulées ainsi ! Le champagne n'aura pas coulé à flot autour de la piscine et à ce jour l'église est encore debout alors qu'une résistance s'organise pour tenter de sauver ce qui peut l'être.

Une première crémaillère censée annoncer une dernière messe… - Reflets
Une première crémaillère censée annoncer une dernière messe… - Reflets

Voyant le temps virer à l'orage le porteur du projet préféra annuler cette réunion dans l'urgence. L'un des organisateurs de la rencontre nous confiera à mots couverts: « Cette affaire a fait boule neige, il y aurait eu des fuites entre les personnes qui devaient participer à la réunion, on a dû différer, ce sont de choses qui arrivent dès qu'on touche à des bâtiments symboliques, ça dérange quelque part... ». Il est certain qu'entre une église et une Renault Twingo les symboles et les procédures ne sont sûrement pas les mêmes en matière de changement de propriétaire.

La fronde des Castors

Il faut retenir que cette opération immobilière se déroule dans le quartier de Port-Neuf, en...

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Comptabilité épiscopale, économie municipale et démolition radicale

Qui veut noyer son chien l'accuse d'avoir la rage. Les choses se compliquent lorsqu'il s'agit de se débarrasser d'une encombrante église. Mais rien d'impossible pour qui sait trouver les mots pour le dire et les moyens pour le faire…

Une vision d'un potentiel futur qui ne saurait tarder à arriver... - Reflets

Tout semblait bien calé, l'affaire était entendue et la mise en chantier paraissait convenue. L'église Saint-Joseph allait simplement être démolie pour laisser place à un chouette petit projet de construction d'appartements. Emporté par l'euphorie le manager de Bouygues immobilier avait localement pris soin de lancer une cordiale invitation pour fêter ça. Une pré-pendaison de pré-crémaillère avant l'heure en quelque sorte. Mais patatras, les choses ne se sont pas déroulées ainsi ! Le champagne n'aura pas coulé à flot autour de la piscine et à ce jour l'église est encore debout alors qu'une résistance s'organise pour tenter de sauver ce qui peut l'être.

Une première crémaillère censée annoncer une dernière messe… - Reflets
Une première crémaillère censée annoncer une dernière messe… - Reflets

Voyant le temps virer à l'orage le porteur du projet préféra annuler cette réunion dans l'urgence. L'un des organisateurs de la rencontre nous confiera à mots couverts: « Cette affaire a fait boule neige, il y aurait eu des fuites entre les personnes qui devaient participer à la réunion, on a dû différer, ce sont de choses qui arrivent dès qu'on touche à des bâtiments symboliques, ça dérange quelque part... ». Il est certain qu'entre une église et une Renault Twingo les symboles et les procédures ne sont sûrement pas les mêmes en matière de changement de propriétaire.

La fronde des Castors

Il faut retenir que cette opération immobilière se déroule dans le quartier de Port-Neuf, en...

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Explosion du port de Beyrouth : quand le pouvoir politique s’en prend à la Justice et aux victimesbfbe13c5-4fb9-4b38-8be3-2f100638e026http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210820_103536_Explosion_du_port_de_Beyrouth___quand_le_pouvoir_politique_s___en_prend_a___la_Justice_et_aux_victimesFri, 20 Aug 2021 10:35:36 +0200

Des familles de victimes ont été tabassées, un incident qui illustre les tensions autour de l'enquête sur la catastrophe

Un an après la double explosion du port de Beyrouth, les formations confessionnelles libanaises multiplient les menaces. Juges et familles des victimes sont sous pression, menacés par des responsables politiques accusés par la Justice et prêts à tout pour lui échapper. Dans le même temps, la déliquescence de l’État libanais s'accélère.

Manifestation des familles de victimes - © Reflets

Dans la nuit du 11 août dernier, les familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth s’étaient réunies une fois de plus pour protester. Habits de deuil, portraits de leurs défunts en mains, depuis un an elles multiplient les actions afin de réclamer justice et s’assurer qu’aucun n’oublie le drame du 4 aout 2020. Cette nuit-là, elles se sont retrouvées a Ain El Tineh, près du palais de l’Unesco, ou doit se tenir le lendemain matin ce qu’elles ont déjà baptise « La séance de la honte ». Une séance du Parlement libanais qui pourrait réduire a néant leurs espoirs d’entrevoir la justice.

Prêtes a lancer l'alerte, elles sont suivies par une poignée de journalistes venus couvrir l’évènement. Sur les réseaux sociaux, les premières images de leur rassemblement circulent. Mais dans les minutes suivantes, ce sont des scènes beaucoup plus violentes qui vont être relayées. On y voit des hommes en civils armés de bâtons et de barres de fer attaquant violemment les familles.

« Je me suis fait battre par deux ou trois personnes pendant que ma femme en menaçait un avec une grosse pierre pour qu’ils partent » déclare Ibrahim qui ayant fui, commence a évoquer l’attaque sur les réseaux sociaux.

Devant le palais de l’Unesco, trois journalistes sont blessés. L’un, inerte sur le sol, est transporté a l’hôpital. Les familles ont pris la fuite. Des personnes ont le visage en sang, d’autres s'en tirent avec des côtes fêlées.

« Notre manifestation était pacifiste, raconte...

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Des familles de victimes ont été tabassées, un incident qui illustre les tensions autour de l'enquête sur la catastrophe

Un an après la double explosion du port de Beyrouth, les formations confessionnelles libanaises multiplient les menaces. Juges et familles des victimes sont sous pression, menacés par des responsables politiques accusés par la Justice et prêts à tout pour lui échapper. Dans le même temps, la déliquescence de l’État libanais s'accélère.

Manifestation des familles de victimes - © Reflets

Dans la nuit du 11 août dernier, les familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth s’étaient réunies une fois de plus pour protester. Habits de deuil, portraits de leurs défunts en mains, depuis un an elles multiplient les actions afin de réclamer justice et s’assurer qu’aucun n’oublie le drame du 4 aout 2020. Cette nuit-là, elles se sont retrouvées a Ain El Tineh, près du palais de l’Unesco, ou doit se tenir le lendemain matin ce qu’elles ont déjà baptise « La séance de la honte ». Une séance du Parlement libanais qui pourrait réduire a néant leurs espoirs d’entrevoir la justice.

Prêtes a lancer l'alerte, elles sont suivies par une poignée de journalistes venus couvrir l’évènement. Sur les réseaux sociaux, les premières images de leur rassemblement circulent. Mais dans les minutes suivantes, ce sont des scènes beaucoup plus violentes qui vont être relayées. On y voit des hommes en civils armés de bâtons et de barres de fer attaquant violemment les familles.

« Je me suis fait battre par deux ou trois personnes pendant que ma femme en menaçait un avec une grosse pierre pour qu’ils partent » déclare Ibrahim qui ayant fui, commence a évoquer l’attaque sur les réseaux sociaux.

Devant le palais de l’Unesco, trois journalistes sont blessés. L’un, inerte sur le sol, est transporté a l’hôpital. Les familles ont pris la fuite. Des personnes ont le visage en sang, d’autres s'en tirent avec des côtes fêlées.

« Notre manifestation était pacifiste, raconte...

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L’Union Européenne incapable de lutter efficacement contre le blanchiment de capitauxb7b1e954-b7ac-4e59-a5dd-7ea90aae5192http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210817_193627_L___Union_Europeenne_incapable_de_lutter_efficacement_contre_le_blanchiment_de_capitauxTue, 17 Aug 2021 19:36:27 +0200

La Cour des comptes tape à nouveau sur les doigts de l’Union…

Lobbying minant l'action de l'UE, risque pour l'intégrité du marché financier et pour la confiance du public... Les conseillers ne sont pas tendres...

Le blanchiment représenterait 1,3 % du PIB de l'UE

Le langage reste « diplomatique » mais le message est clair : l’Union Européenne ne fait pas ce qu’il faut et en tout cas pas ce qu’elle pourrait faire pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le constat de la Cour des comptes est accablant. « D'une manière générale, nous avons constaté une fragmentation institutionnelle et une coordination insuffisante au niveau de l'UE lorsqu'il s'agit de prévenir le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de prendre des mesures là où des risques ont été détectés. Dans la pratique, la surveillance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme s'exerce encore au niveau national, avec un cadre de supervision de l'UE insuffisant pour garantir une égalité de traitement », estiment les membres de la Cour.

Sans grande surprise, les conseillers fustigent la liste des pays à risque établie par l’Union : « Nous avons relevé des insuffisances sur le plan de la communication avec les pays tiers de la liste, ainsi qu'un manque de coopération de la part du Service européen pour l'action extérieure. En outre, a ce jour, l'UE n'a pas adopté de liste autonome de pays tiers a haut risque. Tous les deux ans, la Commission procède également a une évaluation des risques pour le marché intérieur. Cette analyse n'indique pas les changements intervenus au fil du temps, est dépourvue de dimension géographique et n'établit pas de...

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La Cour des comptes tape à nouveau sur les doigts de l’Union…

Lobbying minant l'action de l'UE, risque pour l'intégrité du marché financier et pour la confiance du public... Les conseillers ne sont pas tendres...

Le blanchiment représenterait 1,3 % du PIB de l'UE

Le langage reste « diplomatique » mais le message est clair : l’Union Européenne ne fait pas ce qu’il faut et en tout cas pas ce qu’elle pourrait faire pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le constat de la Cour des comptes est accablant. « D'une manière générale, nous avons constaté une fragmentation institutionnelle et une coordination insuffisante au niveau de l'UE lorsqu'il s'agit de prévenir le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de prendre des mesures là où des risques ont été détectés. Dans la pratique, la surveillance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme s'exerce encore au niveau national, avec un cadre de supervision de l'UE insuffisant pour garantir une égalité de traitement », estiment les membres de la Cour.

Sans grande surprise, les conseillers fustigent la liste des pays à risque établie par l’Union : « Nous avons relevé des insuffisances sur le plan de la communication avec les pays tiers de la liste, ainsi qu'un manque de coopération de la part du Service européen pour l'action extérieure. En outre, a ce jour, l'UE n'a pas adopté de liste autonome de pays tiers a haut risque. Tous les deux ans, la Commission procède également a une évaluation des risques pour le marché intérieur. Cette analyse n'indique pas les changements intervenus au fil du temps, est dépourvue de dimension géographique et n'établit pas de...

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Les numéros verts, c'est pas roseb51a41b5-cb85-40d8-802f-7e668e77883ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210809_161834_Les_numeros_verts__c_est_pas_roseMon, 09 Aug 2021 16:18:34 +0200

Pour l'Etat, six minutes suffisent pour parler d'un viol

L'exécutif est devenu un champion du « numéro vert » supposé régler toutes les problématiques en un coup de fil. Sauf que pour les victimes d'un viol, de harcèlement ou d'un attentat, le gouvernement voulait qu'une personne ait 6 minutes chrono pour raconter son histoire et être orientée. Sous peine de pénalité financière pour l'association qui gère le numéro. Quant aux demandeurs d'asile, il doivent payer pour prendre rendez-vous en préfecture.

Téléphone vert pour numéros verts

Tenir les comptes du nombre de numéros verts mis à disposition par le gouvernement devient une gageure. Selon le dernier pointage d’un internaute facétieux (@Velivreures), on serait proche de 47. Il existe donc bien entendu un numéro vert pour les « victimes d’une agression, d’un vol, d’un cambriolage, de violences physiques, sexuelles, de harcèlements, de cybermalveillances, d’attentats, d’un accident de la circulation ou de catastrophe naturelle », etc.. Il s’agit du 116 006. La fédération France Victimes gère ce numéro en France et reçoit environ 47.000 appels par an. En colère, elle a adressé un courrier aux députés et au président Emmanuel Macron dans lequel elle reprochait au gouvernement de vouloir limiter le temps d’écoute des victimes à 6 minutes. La médiatisation de ce choix a permis de faire reculer de gouvernement qui annonce ne plus imposer de pénalités et de relancer le marché.

S’il est vrai que six minutes peuvent probablement suffire pour décrire une souffrance liée à un accident de la circulation, pour des violences sexuelles, c’était un peu court. D’ailleurs, le temps d’écoute maximum en Allemagne est de 60 minutes. En Suède, il n’y a aucune limitation.

En fait c'est un peu plus compliqué que cela, mais tout de même...

Numéros verts listés par @Vélivreur.e.s
Numéros verts listés par @Vélivreur.e.s

Dans son appel d’offres du 31 mai 2021, le ministère de la justice voulait imposer une durée moyenne des appels inférieure a 6 minutes pour 80% des appels et a 9 minutes pour les 20% restants....

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Pour l'Etat, six minutes suffisent pour parler d'un viol

L'exécutif est devenu un champion du « numéro vert » supposé régler toutes les problématiques en un coup de fil. Sauf que pour les victimes d'un viol, de harcèlement ou d'un attentat, le gouvernement voulait qu'une personne ait 6 minutes chrono pour raconter son histoire et être orientée. Sous peine de pénalité financière pour l'association qui gère le numéro. Quant aux demandeurs d'asile, il doivent payer pour prendre rendez-vous en préfecture.

Téléphone vert pour numéros verts

Tenir les comptes du nombre de numéros verts mis à disposition par le gouvernement devient une gageure. Selon le dernier pointage d’un internaute facétieux (@Velivreures), on serait proche de 47. Il existe donc bien entendu un numéro vert pour les « victimes d’une agression, d’un vol, d’un cambriolage, de violences physiques, sexuelles, de harcèlements, de cybermalveillances, d’attentats, d’un accident de la circulation ou de catastrophe naturelle », etc.. Il s’agit du 116 006. La fédération France Victimes gère ce numéro en France et reçoit environ 47.000 appels par an. En colère, elle a adressé un courrier aux députés et au président Emmanuel Macron dans lequel elle reprochait au gouvernement de vouloir limiter le temps d’écoute des victimes à 6 minutes. La médiatisation de ce choix a permis de faire reculer de gouvernement qui annonce ne plus imposer de pénalités et de relancer le marché.

S’il est vrai que six minutes peuvent probablement suffire pour décrire une souffrance liée à un accident de la circulation, pour des violences sexuelles, c’était un peu court. D’ailleurs, le temps d’écoute maximum en Allemagne est de 60 minutes. En Suède, il n’y a aucune limitation.

En fait c'est un peu plus compliqué que cela, mais tout de même...

Numéros verts listés par @Vélivreur.e.s
Numéros verts listés par @Vélivreur.e.s

Dans son appel d’offres du 31 mai 2021, le ministère de la justice voulait imposer une durée moyenne des appels inférieure a 6 minutes pour 80% des appels et a 9 minutes pour les 20% restants....

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Macron et les quarante casseurs717cd762-5c67-4304-8cb2-d86f37248178http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210805_194449_Macron_et_les_quarante_casseursThu, 05 Aug 2021 19:44:49 +0200

Petit coup dans le tibia de la politique répressive gouvernementale et interview du "leader des casseurs" des Gilets Jaunes montpellierains

23 mars 2019, Montpellier. Le mouvement des Gilets Jaunes est encore vigoureux. La semaine précédente, durant l'acte 18, les Gilets Jaunes ont challengé l'idée qu'ils sont anti-écologie en rejoignant les marcheurs pour le climat partout en France. Le nombre jaune, le compteur mis en place par les Gilets Jaunes a pu recenser 269.000 MANUfestants, trois fois plus que le week-end précédent.

Affrontements tardifs durant l'acte 10 des gilets jaunes à Montpellier. - Reflets

La convergence ne s'est pas faite sans cahots. À Montpellier, les deux cortèges prendront deux directions différentes avant de se retrouver face à face, au niveau du boulevard du Jeu de Paume. Ils échangeront quelques mots, avant de continuer une partie de leur route ensemble. À Paris, trois marches (solidarité, climat et gilets jaunes) doivent converger. Mais très vite, des affrontements éclatent rendant la rencontre difficile. Des agences bancaires sont prises à partie et la police gaze le cortège pour le climat.

Le porte-parole de ANV COP 21 déclare alors : « Les manifestants ont dû faire marche arrière, ils sont stupéfaits, sous le choc », en dénonçant « une réaction complètement disproportionnée des forces de l’ordre ». « Quarante-cinq minutes après le départ, les forces de l’ordre ont lancé sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège »

Greenpeace, de son côté, tweete : « Ne prenez aucun risque et quittez la “marche pour le climat"» dénonçant « l’envoi de lacrymogènes sur des manifestants non violents et des familles »

Une semaine passe et un nouveau samedi de mobilisation se présente. Les Gilets Jaunes se préparent pour l'acte 19 et Montpellier devrait y prendre toute sa place. Cette ville de taille moyenne a vu une mobilisation constante et bruyante depuis le début du mouvement, au point de rentrer dans le top cinq des villes les plus actives. Et pour cet Acte 19, un appel régional a été déclaré. Du grabuge à prévoir même si...

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Petit coup dans le tibia de la politique répressive gouvernementale et interview du "leader des casseurs" des Gilets Jaunes montpellierains

23 mars 2019, Montpellier. Le mouvement des Gilets Jaunes est encore vigoureux. La semaine précédente, durant l'acte 18, les Gilets Jaunes ont challengé l'idée qu'ils sont anti-écologie en rejoignant les marcheurs pour le climat partout en France. Le nombre jaune, le compteur mis en place par les Gilets Jaunes a pu recenser 269.000 MANUfestants, trois fois plus que le week-end précédent.

Affrontements tardifs durant l'acte 10 des gilets jaunes à Montpellier. - Reflets

La convergence ne s'est pas faite sans cahots. À Montpellier, les deux cortèges prendront deux directions différentes avant de se retrouver face à face, au niveau du boulevard du Jeu de Paume. Ils échangeront quelques mots, avant de continuer une partie de leur route ensemble. À Paris, trois marches (solidarité, climat et gilets jaunes) doivent converger. Mais très vite, des affrontements éclatent rendant la rencontre difficile. Des agences bancaires sont prises à partie et la police gaze le cortège pour le climat.

Le porte-parole de ANV COP 21 déclare alors : « Les manifestants ont dû faire marche arrière, ils sont stupéfaits, sous le choc », en dénonçant « une réaction complètement disproportionnée des forces de l’ordre ». « Quarante-cinq minutes après le départ, les forces de l’ordre ont lancé sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège »

Greenpeace, de son côté, tweete : « Ne prenez aucun risque et quittez la “marche pour le climat"» dénonçant « l’envoi de lacrymogènes sur des manifestants non violents et des familles »

Une semaine passe et un nouveau samedi de mobilisation se présente. Les Gilets Jaunes se préparent pour l'acte 19 et Montpellier devrait y prendre toute sa place. Cette ville de taille moyenne a vu une mobilisation constante et bruyante depuis le début du mouvement, au point de rentrer dans le top cinq des villes les plus actives. Et pour cet Acte 19, un appel régional a été déclaré. Du grabuge à prévoir même si...

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Le Figaro condamné pour dépôt de cookies non sollicitésc331d6d9-f3d1-4a84-b69d-59ebc7745965http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210730_165229_Le_Figaro_condamne_pour_depot_de_cookies_non_sollicitesFri, 30 Jul 2021 16:52:29 +0200

Un symptôme du grand n'importe quoi où personne ne maîtrise plus rien

« De mon temps, mon bon monsieur »... Dans ce temps-là, chacun fabriquait son bout d'Internet et cela formait un tout utile à tous. On en est loin. Tout le monde fait reposer son bout d'Internet sur d'autres. Parfois, ça pique...

Supervision Akamai - D.R.

C'est passé un peu inaperçu mais Lefigaro.fr a été condamné par la CNIL à 50.000 euros d'amende dans une affaire qui l'opposait à une lectrice. Celle-ci se plaignait du dépôt de cookies avant même qu'elle ait pu exprimer son consentement. Pas de notre faute a répondu le journal, ces cookies sont déposés par des « partenaires ». Cela n'a pas convaincu la CNIL. Cette affaire est la microscopique pointe d'un iceberg auquel la CNIL ne s'attaque évidemment pas.

L'évolution du Web ces dernières années a profondément modifié l'usage que nous en faisons mais aussi la manière dont sont construits les serveurs qui nous livrent les informations que nous réclamons.

D'une part ces sites monétisent nos visites de manière éhontée, d'autre part, ils fonctionnent en se reposant sur des services externes, non contrôlés. Ainsi, lorsque l'un ce ces services tombe en panne comme cela est encore arrivé deux fois ces dernières semaines, des milliers de sites sont affectés et la presse parle d'une « panne d'Internet » alors qu'en fait, il s'agit d'un panne d'un prestataire de services.

Revenons au Figaro et à ses cookies. En se faisant passer pour un iPhone X, nous allons rechercher les données qui fuitent vers des sites tiers. C'est à dire la monétisation de nos données par Le Figaro. Évidemment, Le Figaro est ici un exemple. Cela vaut pour quasiment tous les sites que vous visitez (mais pas pour Reflets.info qui ne...

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Un symptôme du grand n'importe quoi où personne ne maîtrise plus rien

« De mon temps, mon bon monsieur »... Dans ce temps-là, chacun fabriquait son bout d'Internet et cela formait un tout utile à tous. On en est loin. Tout le monde fait reposer son bout d'Internet sur d'autres. Parfois, ça pique...

Supervision Akamai - D.R.

C'est passé un peu inaperçu mais Lefigaro.fr a été condamné par la CNIL à 50.000 euros d'amende dans une affaire qui l'opposait à une lectrice. Celle-ci se plaignait du dépôt de cookies avant même qu'elle ait pu exprimer son consentement. Pas de notre faute a répondu le journal, ces cookies sont déposés par des « partenaires ». Cela n'a pas convaincu la CNIL. Cette affaire est la microscopique pointe d'un iceberg auquel la CNIL ne s'attaque évidemment pas.

L'évolution du Web ces dernières années a profondément modifié l'usage que nous en faisons mais aussi la manière dont sont construits les serveurs qui nous livrent les informations que nous réclamons.

D'une part ces sites monétisent nos visites de manière éhontée, d'autre part, ils fonctionnent en se reposant sur des services externes, non contrôlés. Ainsi, lorsque l'un ce ces services tombe en panne comme cela est encore arrivé deux fois ces dernières semaines, des milliers de sites sont affectés et la presse parle d'une « panne d'Internet » alors qu'en fait, il s'agit d'un panne d'un prestataire de services.

Revenons au Figaro et à ses cookies. En se faisant passer pour un iPhone X, nous allons rechercher les données qui fuitent vers des sites tiers. C'est à dire la monétisation de nos données par Le Figaro. Évidemment, Le Figaro est ici un exemple. Cela vaut pour quasiment tous les sites que vous visitez (mais pas pour Reflets.info qui ne...

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Les Cyber-contes : 2020, printemps de l'hacktivisme5ecb172b-0e25-4395-9cb6-23d811b15399http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210724_195607_Les_Cyber-contes___2020__printemps_de_l_hacktivismeSat, 24 Jul 2021 19:56:07 +0200

Donné pour mort en 2013, en fermentation depuis, l'hacktivisme est réapparu en soutien aux révoltes populaires du printemps dernier.

Le rideau s'ouvre à l'aube de l'année 2020. Depuis octobre 2019, les révoltes au Chili ont pris le relai sur la ligne de front Hong-Kongaise. Le "Be water" fait partie de la résistance dans la rue et l'Amérique Latine a décidé d'entrer dans la danse.

L'union des luttes, c'est aussi des concessions à la culture de l'autre

Comme pour les Gilets Jaunes, c'est un tout petit rien qui a mis le feu aux poudres, ici l'augmentation de 30 centimes des tickets de transports. Expression du creusement des inégalités, ce cycle de résistance amènera jusqu'à 1,2 million de Chiliens dans la rue et déclenchera des émeutes dans les principales villes du pays. Il faudra une pandémie mondiale pour refermer le couvercle de la marmite.

Dès le début des émeutes au Chili, les hackers sont de la partie. Fin octobre, deux hackers chiliens, RebelSide et MentalMalicia publient les données de 21 000 personnelles de carabiniers chiliens, l'équivalent de notre gendarmerie. Cette fuite de donnée est associée à des documents sensibles. Des sources internes aux carabiniers confirmeront aux médias l'existence d'une attaque informatique les ayant visés. La fuite sera nommée "PacoLeaks" ("la fuite de données des flics"). Le compte Twitter "Anonymous Chile" confirmera à CheckNews que les deux hackers sont proches du mouvement : «MenteMalicia et RebelSide ont participé à plusieurs actions organisées par Anonymous, en plus de partager avec nous différents idéaux. Ainsi, on peut dire qu'ils font partie d'Anonymous, bien qu'il ne s'agit pas d'un groupe fermé, plutôt d'un ensemble de personnes qui partagent des idéaux et des objectifs communs».

Le 14 décembre, c'est au tour de l'armée chilienne de concéder dans un tweet avoir été hackée. Cette...

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Donné pour mort en 2013, en fermentation depuis, l'hacktivisme est réapparu en soutien aux révoltes populaires du printemps dernier.

Le rideau s'ouvre à l'aube de l'année 2020. Depuis octobre 2019, les révoltes au Chili ont pris le relai sur la ligne de front Hong-Kongaise. Le "Be water" fait partie de la résistance dans la rue et l'Amérique Latine a décidé d'entrer dans la danse.

L'union des luttes, c'est aussi des concessions à la culture de l'autre

Comme pour les Gilets Jaunes, c'est un tout petit rien qui a mis le feu aux poudres, ici l'augmentation de 30 centimes des tickets de transports. Expression du creusement des inégalités, ce cycle de résistance amènera jusqu'à 1,2 million de Chiliens dans la rue et déclenchera des émeutes dans les principales villes du pays. Il faudra une pandémie mondiale pour refermer le couvercle de la marmite.

Dès le début des émeutes au Chili, les hackers sont de la partie. Fin octobre, deux hackers chiliens, RebelSide et MentalMalicia publient les données de 21 000 personnelles de carabiniers chiliens, l'équivalent de notre gendarmerie. Cette fuite de donnée est associée à des documents sensibles. Des sources internes aux carabiniers confirmeront aux médias l'existence d'une attaque informatique les ayant visés. La fuite sera nommée "PacoLeaks" ("la fuite de données des flics"). Le compte Twitter "Anonymous Chile" confirmera à CheckNews que les deux hackers sont proches du mouvement : «MenteMalicia et RebelSide ont participé à plusieurs actions organisées par Anonymous, en plus de partager avec nous différents idéaux. Ainsi, on peut dire qu'ils font partie d'Anonymous, bien qu'il ne s'agit pas d'un groupe fermé, plutôt d'un ensemble de personnes qui partagent des idéaux et des objectifs communs».

Le 14 décembre, c'est au tour de l'armée chilienne de concéder dans un tweet avoir été hackée. Cette...

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Les aides publiques à la presse: un serpent de mer qui se mord la queue?a43fbcfb-2c41-448b-8229-89c6bcc85690http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210721_192608_Les_aides_publiques_a_la_presse__un_serpent_de_mer_qui_se_mord_la_queue_Wed, 21 Jul 2021 19:26:08 +0200

Eric Fottorino confie ses impressions sur la situation

Vitamines ou morphine, quel avenir pour les aides à la presse écrite… Telle est l'ultime réflexion portée au Sénat par la commission des finances. Un titre et un discours qui gagneraient en pertinence à user d'un style plus en phase avec réalité du jour: quel avenir pour la presse?

Les aides à la presse: un petit cercle entre financiers de bonne compagnie - Reflets

Enquête sur la franc-maçonnerie, palmarès des grandes écoles ou classement des meilleurs hôpitaux, la saison des marronniers en fleurs s'inscrit toujours en rouge au calendrier des rédactions. Battu et rebattu de la première virgule jusqu'au dernier centime, ce genre de papier s'affiche périodiquement en couverture de tous les journaux. Il en va un peu différemment pour cette récurrente affaire d'aides financières allouées à la presse. Certes le sujet est tout aussi vendeur, mais ce serpent de mer-là ondule plus volontiers en eaux profondes. Le milieu de l'information semble toujours étrangement gêné d'aborder cette histoire. On ne serait pas davantage précautionneux s'il s'agissait d'enfouir un lourd secret de famille dans le placard. A contrario, on ouvre largement le tiroir à souvenirs du côté des organisations syndicales alors que la classe politique en profite également pour crier haro sur le baudet. Qui de se fendre d'une petite mission d'information, et qui de diligenter la rédaction d'un volumineux rapport parlementaire. Chacun analyse la forme et le fond, les uns comptabilisent, les autres abondent de recommandations, et tous finissent par avouer, pour des raisons très opposées, que rien ne va plus, mais plus du tout-du tout dans le bon sens. L'info de première, et la bonne nouvelle, c'est qu'à ce moment-là tout le monde est d'accord. Le véritable scoop, et le scandale aussi, c'est que cette belle...

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Eric Fottorino confie ses impressions sur la situation

Vitamines ou morphine, quel avenir pour les aides à la presse écrite… Telle est l'ultime réflexion portée au Sénat par la commission des finances. Un titre et un discours qui gagneraient en pertinence à user d'un style plus en phase avec réalité du jour: quel avenir pour la presse?

Les aides à la presse: un petit cercle entre financiers de bonne compagnie - Reflets

Enquête sur la franc-maçonnerie, palmarès des grandes écoles ou classement des meilleurs hôpitaux, la saison des marronniers en fleurs s'inscrit toujours en rouge au calendrier des rédactions. Battu et rebattu de la première virgule jusqu'au dernier centime, ce genre de papier s'affiche périodiquement en couverture de tous les journaux. Il en va un peu différemment pour cette récurrente affaire d'aides financières allouées à la presse. Certes le sujet est tout aussi vendeur, mais ce serpent de mer-là ondule plus volontiers en eaux profondes. Le milieu de l'information semble toujours étrangement gêné d'aborder cette histoire. On ne serait pas davantage précautionneux s'il s'agissait d'enfouir un lourd secret de famille dans le placard. A contrario, on ouvre largement le tiroir à souvenirs du côté des organisations syndicales alors que la classe politique en profite également pour crier haro sur le baudet. Qui de se fendre d'une petite mission d'information, et qui de diligenter la rédaction d'un volumineux rapport parlementaire. Chacun analyse la forme et le fond, les uns comptabilisent, les autres abondent de recommandations, et tous finissent par avouer, pour des raisons très opposées, que rien ne va plus, mais plus du tout-du tout dans le bon sens. L'info de première, et la bonne nouvelle, c'est qu'à ce moment-là tout le monde est d'accord. Le véritable scoop, et le scandale aussi, c'est que cette belle...

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La galère de l’indemnisation des effets secondaires des vaccins3a7d8ba7-e4ae-47d4-a08e-109293ea2a9ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210720_160747_La_galere_de_l___indemnisation_des_effets_secondaires_des_vaccinsTue, 20 Jul 2021 16:07:47 +0200

Le long combat des victimes du vaccin H1N1 préfigure celui des victimes des vaccins contre le Covid

Pour se vacciner en confiance, il faudrait que les Français soient sûrs qu’ils seront bien indemnisés en cas d’effets secondaires. Notre enquête sur la prise en charge des victimes des effets secondaires du vaccin H1N1 montre que l’Oniam, l'Office en charge d'évaluer les préjudices, traîne les pieds et impose un parcours du combattant aux familles. Dix ans après, plus d'une centaines de familles ne sont toujours pas indemnisées.

Centre de vaccination devant l'Hôtel de Ville de Paris, juillet 2021 - © Reflets - CC

« Pour que les Français se vaccinent en confiance, il serait important qu’ils sachent qu’ils seront facilement et bien indemnisés, assène Me Charles Joseph-Oudin, avocat spécialiste en droit de la santé. Car il aura forcément des effets secondaires parmi les vaccinés contre le Covid-19. Il y en a déjà eu. Or, il y a eu un précédent avec le vaccin contre la grippe H1N1, et on voit comment l’indemnisation est un véritable parcours du combattant. La confiance sera plus grande si les personnes savent que les autorités publiques vont aider rapidement. »

C’est l’Etat via l’Oniam, l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, qui est chargé des indemnisations. Théoriquement, c’est simple et rapide. Mais dans la réalité, pour être correctement indemnisé, c’est un véritable combat qui peut durer des années. Contacté, l'Oniam a répondu par un mail vide accompagné de deux pièces-jointe (voir en fin d'article).

Que sait-on des effets secondaires des vaccins contre le Covid ?

Les effets secondaires des différents vaccins contre le Covid existent, mais ils sont extrêmement rares. Mais rapportés au nombre très élevé de vaccinations, ce chiffre sera loin d’être anodin. Surtout que derrière chaque cas, il y a des souffrances et des vies brisées.

Depuis le début de la vaccination, les effets indésirables sont suivis et ont été analysés par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Au 24 juin, selon l’agence, il y aurait eu :

  • 33.296 cas d’effets indésirables...
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Le long combat des victimes du vaccin H1N1 préfigure celui des victimes des vaccins contre le Covid

Pour se vacciner en confiance, il faudrait que les Français soient sûrs qu’ils seront bien indemnisés en cas d’effets secondaires. Notre enquête sur la prise en charge des victimes des effets secondaires du vaccin H1N1 montre que l’Oniam, l'Office en charge d'évaluer les préjudices, traîne les pieds et impose un parcours du combattant aux familles. Dix ans après, plus d'une centaines de familles ne sont toujours pas indemnisées.

Centre de vaccination devant l'Hôtel de Ville de Paris, juillet 2021 - © Reflets - CC

« Pour que les Français se vaccinent en confiance, il serait important qu’ils sachent qu’ils seront facilement et bien indemnisés, assène Me Charles Joseph-Oudin, avocat spécialiste en droit de la santé. Car il aura forcément des effets secondaires parmi les vaccinés contre le Covid-19. Il y en a déjà eu. Or, il y a eu un précédent avec le vaccin contre la grippe H1N1, et on voit comment l’indemnisation est un véritable parcours du combattant. La confiance sera plus grande si les personnes savent que les autorités publiques vont aider rapidement. »

C’est l’Etat via l’Oniam, l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, qui est chargé des indemnisations. Théoriquement, c’est simple et rapide. Mais dans la réalité, pour être correctement indemnisé, c’est un véritable combat qui peut durer des années. Contacté, l'Oniam a répondu par un mail vide accompagné de deux pièces-jointe (voir en fin d'article).

Que sait-on des effets secondaires des vaccins contre le Covid ?

Les effets secondaires des différents vaccins contre le Covid existent, mais ils sont extrêmement rares. Mais rapportés au nombre très élevé de vaccinations, ce chiffre sera loin d’être anodin. Surtout que derrière chaque cas, il y a des souffrances et des vies brisées.

Depuis le début de la vaccination, les effets indésirables sont suivis et ont été analysés par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Au 24 juin, selon l’agence, il y aurait eu :

  • 33.296 cas d’effets indésirables...
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NSO : une soudaine médiatisation qu'il faut replacer dans un contextedb6e4b17-bd48-4c24-81c2-c24398bc7e14http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210719_213805_NSO___une_soudaine_mediatisation_qu_il_faut_replacer_dans_un_contexteMon, 19 Jul 2021 21:38:05 +0200

Pas de révélation fracassante, mais une utile mise en lumière d'un vendeur d'armes numériques

Le consortium Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à 50.000 numéros de téléphone sélectionnés comme cibles pour être espionnés. Des journalistes, des opposants, bref, le lot habituel lorsque l'on parle des armes vendues par ce type d'entreprise.

NSO fait de la cyber-intelligence et... des armes numériques

Lorsque 17 médias internationaux publient en même temps sur un sujet aussi spécifique, la médiatisation est énorme. Dimanche 18 juillet, le consortium Forbidden Stories et Amnesty International ont annoncé avoir eu accès à une liste de 50.000 cibles du logiciel Pegasus de NSO, une boite israélienne fabriquant des armes numériques. Bilan des premiers articles ? NSO vend à des gouvernements des outils de surveillance terriblement intrusifs qui permettent de prendre le contrôle total d'un téléphone sans que l'utilisateur ait à faire la moindre manipulation. Pire, ce ne sont pas uniquement des terroristes et des criminels qui sont visés mais des journalistes, des opposants politiques et des militants pour les droits fondamentaux. Surprise ? Non.

Ce travail essentiel du consortium ouvre surtout une liste de questions : comment en est-on arrivés là ? Peut-on sortir de ce cercle infernal ? Les cibles françaises étaient-elles réellement visées par le Maroc ou ce dernier rendait-il service à un service ami ?...

Porter à la connaissance du grand public des affaires de ce type est une gageure. Les journaux sont rarement preneurs de ce type se sujets. Trop techniques, trop compliqués, pas assez « concernants », on en passe. Les directions de la rédaction et les chefs de services sont souvent trop âgés et/ou pas assez pointus sur le plan technique pour comprendre la portée sociétale de tels sujets. Ce qu'a fait ici le consortium est donc très important. D'autant que...

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Pas de révélation fracassante, mais une utile mise en lumière d'un vendeur d'armes numériques

Le consortium Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à 50.000 numéros de téléphone sélectionnés comme cibles pour être espionnés. Des journalistes, des opposants, bref, le lot habituel lorsque l'on parle des armes vendues par ce type d'entreprise.

NSO fait de la cyber-intelligence et... des armes numériques

Lorsque 17 médias internationaux publient en même temps sur un sujet aussi spécifique, la médiatisation est énorme. Dimanche 18 juillet, le consortium Forbidden Stories et Amnesty International ont annoncé avoir eu accès à une liste de 50.000 cibles du logiciel Pegasus de NSO, une boite israélienne fabriquant des armes numériques. Bilan des premiers articles ? NSO vend à des gouvernements des outils de surveillance terriblement intrusifs qui permettent de prendre le contrôle total d'un téléphone sans que l'utilisateur ait à faire la moindre manipulation. Pire, ce ne sont pas uniquement des terroristes et des criminels qui sont visés mais des journalistes, des opposants politiques et des militants pour les droits fondamentaux. Surprise ? Non.

Ce travail essentiel du consortium ouvre surtout une liste de questions : comment en est-on arrivés là ? Peut-on sortir de ce cercle infernal ? Les cibles françaises étaient-elles réellement visées par le Maroc ou ce dernier rendait-il service à un service ami ?...

Porter à la connaissance du grand public des affaires de ce type est une gageure. Les journaux sont rarement preneurs de ce type se sujets. Trop techniques, trop compliqués, pas assez « concernants », on en passe. Les directions de la rédaction et les chefs de services sont souvent trop âgés et/ou pas assez pointus sur le plan technique pour comprendre la portée sociétale de tels sujets. Ce qu'a fait ici le consortium est donc très important. D'autant que...

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Pass Sanitaire : Florian Philippot réussit un raptabe860b9-40d0-4253-ac00-2e456c4430c2http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210718_173746_Pass_Sanitaire___Florian_Philippot_reussit_un_raptSun, 18 Jul 2021 17:37:46 +0200

Mais il faut dire que beaucoup étaient consentants...

Les Gilets jaunes ont réuni environ un millier de personnes tandis que Florian Philippot a organisé et réussi un véritable rapt. Ils étaient 18.000, selon un policier, à défiler derrière lui. Y compris des gens qui ont tout à perdre s'il arrivait au pouvoir. On atteint le pic de l'Everest du confusionnisme.

Improbable danse black-blancs-nationalistes-beurs en fin de manif de l'extrême-droite... - Reflets - CC BY-NC-ND 4.0

Ce n'est pas une nouveauté, l'extrême-droite courtise de longue date l'électorat « populaire », traditionnellement de gauche, en tout cas au siècle dernier. C'est ce que certains ont appelé le « confusionnisme ». Il faut dire que l'extrême-droite utilise désormais des termes propres à la gauche et à la gauche de la gauche. On parle de « social », du « peuple », on fustige les banques, les milliardaires qui grâce aux « médias » zombifient les masses. C'est un rapt des mots, des idées. Désormais, après la manifestation du 17 juillet 2021, on pourra parler de rapt des manifestants. Car si les Gilets jaunes ont bien attiré environ un millier de personnes dans le 14ème arrondissement, Florian Philippot a lui, attiré dans son sillage environ 18.000 personnes jusqu'au ministère de la Santé, selon des policiers croisés autour de la manifestation. Le représentant de l'extrême-droite a bien entendu mobilisé ses troupes habituelles, mais il a aussi agrégé des gens de gauche, des Gilets jaunes, des antivax et des anti pass sanitaire. Ces derniers sont sans doute motivés par des idées parfaitement défendables. Bien entendu, l'exécutif profite de la pandémie pour mettre la contestation sous cloche, bien entendu le pass sanitaire pose des questions de liberté individuelle et de surveillance qui l'on ne peut occulter. Mais cela justifie-t-il d'aller grossir les rangs de l'extrême-droite ?

#LesMédias, ces méchants... - Reflets - CC
#LesMédias, ces méchants... - Reflets - CC

Dans la...

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Mais il faut dire que beaucoup étaient consentants...

Les Gilets jaunes ont réuni environ un millier de personnes tandis que Florian Philippot a organisé et réussi un véritable rapt. Ils étaient 18.000, selon un policier, à défiler derrière lui. Y compris des gens qui ont tout à perdre s'il arrivait au pouvoir. On atteint le pic de l'Everest du confusionnisme.

Improbable danse black-blancs-nationalistes-beurs en fin de manif de l'extrême-droite... - Reflets - CC BY-NC-ND 4.0

Ce n'est pas une nouveauté, l'extrême-droite courtise de longue date l'électorat « populaire », traditionnellement de gauche, en tout cas au siècle dernier. C'est ce que certains ont appelé le « confusionnisme ». Il faut dire que l'extrême-droite utilise désormais des termes propres à la gauche et à la gauche de la gauche. On parle de « social », du « peuple », on fustige les banques, les milliardaires qui grâce aux « médias » zombifient les masses. C'est un rapt des mots, des idées. Désormais, après la manifestation du 17 juillet 2021, on pourra parler de rapt des manifestants. Car si les Gilets jaunes ont bien attiré environ un millier de personnes dans le 14ème arrondissement, Florian Philippot a lui, attiré dans son sillage environ 18.000 personnes jusqu'au ministère de la Santé, selon des policiers croisés autour de la manifestation. Le représentant de l'extrême-droite a bien entendu mobilisé ses troupes habituelles, mais il a aussi agrégé des gens de gauche, des Gilets jaunes, des antivax et des anti pass sanitaire. Ces derniers sont sans doute motivés par des idées parfaitement défendables. Bien entendu, l'exécutif profite de la pandémie pour mettre la contestation sous cloche, bien entendu le pass sanitaire pose des questions de liberté individuelle et de surveillance qui l'on ne peut occulter. Mais cela justifie-t-il d'aller grossir les rangs de l'extrême-droite ?

#LesMédias, ces méchants... - Reflets - CC
#LesMédias, ces méchants... - Reflets - CC

Dans la...

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Macron et ses annonces : the elephant in the room4e7c9543-c87a-4b14-a629-9167624511e1http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210713_182136_Macron_et_ses_annonces___the_elephant_in_the_roomTue, 13 Jul 2021 18:21:36 +0200

Des annonces inapplicables, une seule, essentielle, fait défaut

Les Antivax appellent à entrer en résistance et manient le point Godwin comme on échange des banalités au Bar des Amis. Le président annonce les énièmes « mesures fortes » qui ne serviront pas à grand chose et tout le monde évite le sujet évident : la vaccination devrait être obligatoire.

Emmanuel Macron dans les tribunes du stade Loujniki de Moscou, le 15 juillet 2018 - Kremlin.ru - CC BY 4.0

Le président de la Startoupe Nation a fait son apparition dans les étranges lucarnes hier soir. La huitième depuis le début de la pandémie. Il a égrené sa liste de mesures pour enrayer l'explosion du covid version « variant Delta ». Des mesures souvent inapplicables qui vont en partie échouer. Tout est dans le « en partie ». Ce « en partie » se mesurera en nombre de morts, d'hospitalisés en réanimation, de victimes de Covid long. Par son incapacité à prendre la seule mesure qui permettrait d'éviter ce volume de « en partie », la vaccination obligatoire généralisée, le président continue de faire des paris qui se comptent en souffrance. Tout bénef, car, qu'il gagne ou qu'il perde, il ne paye rien.

Il faut remonter en arrière pour bien mesurer l'inanité des déclarations de mardi 12 juillet.

Le 31 mars dernier, Emmanuel Macron, dans l'une des ses apparitions expliquait : « Là où beaucoup de nos voisins ont décidé de confiner, il y a maintenant quatre mois, nos voisins Allemands par exemple, là où nous amis italiens en sont à leur quatrième confinement, nous avons, aussi par ces choix collectifs que nous avons fait, gagné des jours précieux de liberté, des semaines d’apprentissage pour nos enfants, nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie. Nous avons donc je le crois bien fait. Croire en la responsabilité des Français, ce n’est jamais un pari. »

Une...

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Des annonces inapplicables, une seule, essentielle, fait défaut

Les Antivax appellent à entrer en résistance et manient le point Godwin comme on échange des banalités au Bar des Amis. Le président annonce les énièmes « mesures fortes » qui ne serviront pas à grand chose et tout le monde évite le sujet évident : la vaccination devrait être obligatoire.

Emmanuel Macron dans les tribunes du stade Loujniki de Moscou, le 15 juillet 2018 - Kremlin.ru - CC BY 4.0

Le président de la Startoupe Nation a fait son apparition dans les étranges lucarnes hier soir. La huitième depuis le début de la pandémie. Il a égrené sa liste de mesures pour enrayer l'explosion du covid version « variant Delta ». Des mesures souvent inapplicables qui vont en partie échouer. Tout est dans le « en partie ». Ce « en partie » se mesurera en nombre de morts, d'hospitalisés en réanimation, de victimes de Covid long. Par son incapacité à prendre la seule mesure qui permettrait d'éviter ce volume de « en partie », la vaccination obligatoire généralisée, le président continue de faire des paris qui se comptent en souffrance. Tout bénef, car, qu'il gagne ou qu'il perde, il ne paye rien.

Il faut remonter en arrière pour bien mesurer l'inanité des déclarations de mardi 12 juillet.

Le 31 mars dernier, Emmanuel Macron, dans l'une des ses apparitions expliquait : « Là où beaucoup de nos voisins ont décidé de confiner, il y a maintenant quatre mois, nos voisins Allemands par exemple, là où nous amis italiens en sont à leur quatrième confinement, nous avons, aussi par ces choix collectifs que nous avons fait, gagné des jours précieux de liberté, des semaines d’apprentissage pour nos enfants, nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie. Nous avons donc je le crois bien fait. Croire en la responsabilité des Français, ce n’est jamais un pari. »

Une...

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Tests hebdomadaires et centres de vaccination dans les écoles ?09058222-6888-4e46-8a0b-ccffde866b80http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210712_105709_Tests_hebdomadaires_et_centres_de_vaccination_dans_les_ecoles__Mon, 12 Jul 2021 10:57:09 +0200

Les écoles constituent à l’horizon de la rentrée scolaire 2021 la principale menace en termes de foyers de contamination

Une étude de l'Institut Pasteur reprise dans un rapport du Sénat alerte sur la place importante de l'école dans la transmission du Covid 19. Les sénateurs insistent pour que l'exécutif prépare la rentrée dès maintenant et anticipe le dépistage dans les écoles. De son côté, l’Académie de médecine vient de préconiser une vaccination obligatoire des 12-17 ans.

École d'hier, école d'aujourd'hui... - © Reflets - CC

Comment préparer la rentrée et éviter que les écoles ne deviennent des clusters conduisant à des fermetures de classes et au pire à l’ensemble des écoles ?

Le rapport de la mission d’information chargée d’évaluer les effets des mesures de restriction du Sénat intitulé « Recommandations relatives à la stratégie vaccinale » (déjà évoqué par Reflets ici) demande que des mesures énergiques soient anticipées.

« Le Covid a toujours été traité de manière désinvolte par le ministre de l’Education, tacle un sénateur. Le dépistage a été retardé puis s’est avéré un fiasco. Il faut désormais que la crise soit anticipée et qu’on prépare dès maintenant la rentrée. »

L’étude conjointe de l’Agence Nationale de Santé, l’Inserm et de l’Institut Pasteur s’alarme : « La situation des enfants et adolescents, qui devraient être peu vaccinés cet automne, est une source d’inquiétude. En cas de reprise de l’épidémie, le contrôle de la circulation virale dans les écoles, collèges, lycées pourrait être nécessaire pour diminuer la pression sur le système de santé. Cela expose les enfants et adolescents au risque d’être soumis à de nouvelles mesures de contrôle en milieu scolaire, qui ont un impact délétère pour leur éducation et santé mentale. La vaccination de cette population les protégerait contre ce risque. »

S’appuyant sur cette étude, la commission sénatoriale constate : « Maintenir les admissions à l’hôpital à un niveau substantiellement inférieur à celui de la deuxième vague sans prendre de...

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Les écoles constituent à l’horizon de la rentrée scolaire 2021 la principale menace en termes de foyers de contamination

Une étude de l'Institut Pasteur reprise dans un rapport du Sénat alerte sur la place importante de l'école dans la transmission du Covid 19. Les sénateurs insistent pour que l'exécutif prépare la rentrée dès maintenant et anticipe le dépistage dans les écoles. De son côté, l’Académie de médecine vient de préconiser une vaccination obligatoire des 12-17 ans.

École d'hier, école d'aujourd'hui... - © Reflets - CC

Comment préparer la rentrée et éviter que les écoles ne deviennent des clusters conduisant à des fermetures de classes et au pire à l’ensemble des écoles ?

Le rapport de la mission d’information chargée d’évaluer les effets des mesures de restriction du Sénat intitulé « Recommandations relatives à la stratégie vaccinale » (déjà évoqué par Reflets ici) demande que des mesures énergiques soient anticipées.

« Le Covid a toujours été traité de manière désinvolte par le ministre de l’Education, tacle un sénateur. Le dépistage a été retardé puis s’est avéré un fiasco. Il faut désormais que la crise soit anticipée et qu’on prépare dès maintenant la rentrée. »

L’étude conjointe de l’Agence Nationale de Santé, l’Inserm et de l’Institut Pasteur s’alarme : « La situation des enfants et adolescents, qui devraient être peu vaccinés cet automne, est une source d’inquiétude. En cas de reprise de l’épidémie, le contrôle de la circulation virale dans les écoles, collèges, lycées pourrait être nécessaire pour diminuer la pression sur le système de santé. Cela expose les enfants et adolescents au risque d’être soumis à de nouvelles mesures de contrôle en milieu scolaire, qui ont un impact délétère pour leur éducation et santé mentale. La vaccination de cette population les protégerait contre ce risque. »

S’appuyant sur cette étude, la commission sénatoriale constate : « Maintenir les admissions à l’hôpital à un niveau substantiellement inférieur à celui de la deuxième vague sans prendre de...

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Vive les pauvres !d53c832e-35d0-431a-a77f-40479f929fbchttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210711_112755_Vive_les_pauvres__Sun, 11 Jul 2021 11:27:55 +0200

Ils nous permettent d'être riches

Les dessous des efforts de communication gouvernementale, confiés aux agences de com' sur le RSA dans les années 2000...

Bienvenue dans la com'

Ils n’ont pas honte ces crève-la-faim qui battent régulièrement le pavé ? Ne feraient-ils pas mieux de se « relever les manches » comme le suggérait Eric Woerth, lorsqu'il était ministre du budget ? Se relever les manches pour les plus pauvres, c’est justement ce que faisait le gouvernement sous Sarkozy ! Et au cas où personne ne s’en serait rendu compte, Paul Bismuth et ses amis avaient décidé de le faire savoir à coup de campagnes de pub. C’est ainsi que les agences de com’ ont été chargées de « vendre » le revenu de solidarité active (RSA) de Martin Hirsh. Et ce n’est pas triste. Une compétition entre agences a été organisée.

L’idée était de « rendre populaire la réforme et valoriser le gouvernement », selon ce que l'on pouvait lire dans le brief. Les équipes de fils de pub qui planchaient sur le sujet n'étaient pas à court d’idées : « le RSA, seulement trois lettres et tellement plus de bénéfices concrets »… Sans doute beaucoup plus que ceux des trois autres lettres -RMI- que leurs trouvailles étaient sensées faire « oublier ». Pour ce faire, les créatifs de l’Agence voulaient développer une campagne « real life », même si la « vie réelle » des bénéficiaires du RSA est probablement éloignée de la « real life » des pubards.

Quelques petits films courts (des « testimoniaux scénarisés » - mais où vont-ils chercher tout ça ?) de 30 secondes présenteront des bénéficiaires « pour de vrai » du RSA ponctués par une voix-off : « il est temps que vos efforts soient...

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Ils nous permettent d'être riches

Les dessous des efforts de communication gouvernementale, confiés aux agences de com' sur le RSA dans les années 2000...

Bienvenue dans la com'

Ils n’ont pas honte ces crève-la-faim qui battent régulièrement le pavé ? Ne feraient-ils pas mieux de se « relever les manches » comme le suggérait Eric Woerth, lorsqu'il était ministre du budget ? Se relever les manches pour les plus pauvres, c’est justement ce que faisait le gouvernement sous Sarkozy ! Et au cas où personne ne s’en serait rendu compte, Paul Bismuth et ses amis avaient décidé de le faire savoir à coup de campagnes de pub. C’est ainsi que les agences de com’ ont été chargées de « vendre » le revenu de solidarité active (RSA) de Martin Hirsh. Et ce n’est pas triste. Une compétition entre agences a été organisée.

L’idée était de « rendre populaire la réforme et valoriser le gouvernement », selon ce que l'on pouvait lire dans le brief. Les équipes de fils de pub qui planchaient sur le sujet n'étaient pas à court d’idées : « le RSA, seulement trois lettres et tellement plus de bénéfices concrets »… Sans doute beaucoup plus que ceux des trois autres lettres -RMI- que leurs trouvailles étaient sensées faire « oublier ». Pour ce faire, les créatifs de l’Agence voulaient développer une campagne « real life », même si la « vie réelle » des bénéficiaires du RSA est probablement éloignée de la « real life » des pubards.

Quelques petits films courts (des « testimoniaux scénarisés » - mais où vont-ils chercher tout ça ?) de 30 secondes présenteront des bénéficiaires « pour de vrai » du RSA ponctués par une voix-off : « il est temps que vos efforts soient...

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Variant Delta : vague ou vaguelette ?631f5017-c632-4660-8a82-46b96a8f0693http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210704_100310_Variant_Delta___vague_ou_vaguelette__Sun, 04 Jul 2021 10:03:10 +0200

L'hypothèse de reprise de l'épidémie de Covid 19 provoque de vifs débats.

La pression monte pour une vaccination obligatoire. Et peut-être pas que pour les soignants. Elle pourrait être débattue au parlement avant la fin juillet. Les sénateurs agitent aussi l’idée de restrictions qui ne concerneraient que les non-vaccinés, au travers d’une extension du pass sanitaire.

Le variant Delta du covid commence à inquiéter les politiques de tous bords - © Reflets

L’épidémiologiste Catherine Hill s’étonne du regain d’inquiétude avec le spectre d'une quatrième vague. « Oui, le variant Delta est plus contagieux que le Alpha, c’est la vie des virus qui mutent, et un variant plus contagieux en remplace un autre. Donc le variant Delta va remplacer l’autre d’ici la rentrée. Mais cela ne change pas fondamentalement le problème, car les vaccins réagissent avec à peu près la même efficacité. » Pourtant, Catherine Hill est connue pour ses interventions vigoureuses souvent alarmistes – et vérifiées par les faits.

Cette fois, elle estime que la 4ème vague attendue à la rentrée sera « une vaguelette ». « La plupart des personnes à risques sont déjà vaccinées, donc il ne devrait pas y avoir d’engorgement des hôpitaux et des services de réanimation, explique-t-elle. Et un quart de la population aura déjà eu le Covid en septembre. Il y aura des gens malades mais peu de formes graves. Regardez, on ne meurt quasiment plus du Covid en Ehpad, car la plupart des résidents sont vaccinés. Quand aux complotistes, ils verront bien la réalité du virus…»

Évolution de la couverture vaccinale (complète) en France - Au 28 juin, 84% des 75 ans et plus ont eu une dose de vaccin et 78% deux doses. - Covidtracker
Évolution de la couverture vaccinale (complète) en France - Au 28 juin, 84% des 75 ans et plus ont eu une dose de vaccin et 78% deux doses. - Covidtracker

Mais pour Catherine Hill, il est absolument nécessaire de poursuivre très activement la vaccination, notamment parmi la population la plus âgée. Quelque « 80% des 80 ans et plus ont reçu une dose de vaccin. Il est fondamental d’aller chercher ceux qui...

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L'hypothèse de reprise de l'épidémie de Covid 19 provoque de vifs débats.

La pression monte pour une vaccination obligatoire. Et peut-être pas que pour les soignants. Elle pourrait être débattue au parlement avant la fin juillet. Les sénateurs agitent aussi l’idée de restrictions qui ne concerneraient que les non-vaccinés, au travers d’une extension du pass sanitaire.

Le variant Delta du covid commence à inquiéter les politiques de tous bords - © Reflets

L’épidémiologiste Catherine Hill s’étonne du regain d’inquiétude avec le spectre d'une quatrième vague. « Oui, le variant Delta est plus contagieux que le Alpha, c’est la vie des virus qui mutent, et un variant plus contagieux en remplace un autre. Donc le variant Delta va remplacer l’autre d’ici la rentrée. Mais cela ne change pas fondamentalement le problème, car les vaccins réagissent avec à peu près la même efficacité. » Pourtant, Catherine Hill est connue pour ses interventions vigoureuses souvent alarmistes – et vérifiées par les faits.

Cette fois, elle estime que la 4ème vague attendue à la rentrée sera « une vaguelette ». « La plupart des personnes à risques sont déjà vaccinées, donc il ne devrait pas y avoir d’engorgement des hôpitaux et des services de réanimation, explique-t-elle. Et un quart de la population aura déjà eu le Covid en septembre. Il y aura des gens malades mais peu de formes graves. Regardez, on ne meurt quasiment plus du Covid en Ehpad, car la plupart des résidents sont vaccinés. Quand aux complotistes, ils verront bien la réalité du virus…»

Évolution de la couverture vaccinale (complète) en France - Au 28 juin, 84% des 75 ans et plus ont eu une dose de vaccin et 78% deux doses. - Covidtracker
Évolution de la couverture vaccinale (complète) en France - Au 28 juin, 84% des 75 ans et plus ont eu une dose de vaccin et 78% deux doses. - Covidtracker

Mais pour Catherine Hill, il est absolument nécessaire de poursuivre très activement la vaccination, notamment parmi la population la plus âgée. Quelque « 80% des 80 ans et plus ont reçu une dose de vaccin. Il est fondamental d’aller chercher ceux qui...

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Frontex dans le viseur de la Cour des comptes européennef566f120-cf84-4179-bdee-10650cf746e6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210701_181708_Frontex_dans_le_viseur_de_la_Cour_des_comptes_europeenneThu, 01 Jul 2021 18:17:08 +0200

L'agence de garde-frontières européenne ne "s'acquitte pas efficacement" de son rôle

Régulièrement mise en cause, Frontex est devenue un monstre budgétaire et la Cour des comptes européenne ne mâche pas ses mots : inefficacité, incapacité à assumer ses nouveaux rôles...

Document de présentation de Frontex

« _Frontex a été créée en 2004 pour faire face, en coopération avec les autorités nationales, aux problèmes aux frontières de l'UE (terrorisme, traite des êtres humains, trafic de migrants, etc.). Son mandat a progressivement été élargi, comme son budget, passé de 19 millions d'euros en 2006 à 460 millions d'euros l'an dernier._ » Le décor est posé. Les rapporteurs de la Cour des comptes décrivent une agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes très largement financée par l'UE et les pays membres. Trop ?

Évolution du budget annuel de Frontex
Évolution du budget annuel de Frontex

L'audit porte sur la manière dont Frontex mène à bien les activités définies dans le règlement de 2016. La Cour constate « que le soutien apporté par Frontex aux États membres de l'UE/pays associés à l'espace Schengen dans la lutte contre l'immigration illégale et la criminalité transfrontalière n'était pas suffisamment efficace. » Pour les auditeurs, « Frontex n'a pas pris les mesures nécessaires pour adapter son organisation de manière à pouvoir mener à bien le mandat qui lui a été confié en 2016. Nous avons relevé des lacunes au niveau, d'une part, de la planification des ressources humaines dans les unités chargées de l'analyse des risques et de l'évaluation de la vulnérabilité, ainsi que, d'autre part, de la communication entre les unités couvertes par l'audit. Ces lacunes représentent un risque majeur pour l'efficacité du nouveau rôle opérationnel...

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L'agence de garde-frontières européenne ne "s'acquitte pas efficacement" de son rôle

Régulièrement mise en cause, Frontex est devenue un monstre budgétaire et la Cour des comptes européenne ne mâche pas ses mots : inefficacité, incapacité à assumer ses nouveaux rôles...

Document de présentation de Frontex

« _Frontex a été créée en 2004 pour faire face, en coopération avec les autorités nationales, aux problèmes aux frontières de l'UE (terrorisme, traite des êtres humains, trafic de migrants, etc.). Son mandat a progressivement été élargi, comme son budget, passé de 19 millions d'euros en 2006 à 460 millions d'euros l'an dernier._ » Le décor est posé. Les rapporteurs de la Cour des comptes décrivent une agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes très largement financée par l'UE et les pays membres. Trop ?

Évolution du budget annuel de Frontex
Évolution du budget annuel de Frontex

L'audit porte sur la manière dont Frontex mène à bien les activités définies dans le règlement de 2016. La Cour constate « que le soutien apporté par Frontex aux États membres de l'UE/pays associés à l'espace Schengen dans la lutte contre l'immigration illégale et la criminalité transfrontalière n'était pas suffisamment efficace. » Pour les auditeurs, « Frontex n'a pas pris les mesures nécessaires pour adapter son organisation de manière à pouvoir mener à bien le mandat qui lui a été confié en 2016. Nous avons relevé des lacunes au niveau, d'une part, de la planification des ressources humaines dans les unités chargées de l'analyse des risques et de l'évaluation de la vulnérabilité, ainsi que, d'autre part, de la communication entre les unités couvertes par l'audit. Ces lacunes représentent un risque majeur pour l'efficacité du nouveau rôle opérationnel...

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Reflets dévoile la proposition technique et commerciale du projet Popcorn2935ff38-c252-4693-b116-d5d2a9ce49eehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210629_160524_Reflets_devoile_la_proposition_technique_et_commerciale_du_projet_PopcornTue, 29 Jun 2021 16:05:24 +0200

La solution d'Amesys, devenue Nexa Technologies a bien été vendue au Maroc

En mai 2015, nos révélations sur le projet Popcorn au Maroc avait déclenché une enquête de la part du ministère de l'Intérieur qui niait la relation commerciale avec Amesys/Nexa. Le document que nous publions aujourd'hui devrait définitivement lever les doutes.

Nexa et Advanced Middle East Systems, producteurs de popcorn - © Reflets

Le Maroc, ses riads prisés de certains « people » parisiens comme BHL ou Dominique Strauss-Kahn, La place Jemaa el-Fna et ses charmeurs de serpents… Mais aussi… Le Maroc régulièrement pointé du doigt par les ONG pour son piètre respect des droits de l’Homme. Tout cela bien entendu n’est qu’une question de point de vue. Il est fort probable que les « people » parisiens ne voient rien à redire dans ce domaine, tandis que les journalistes locaux comme Omar Radi ou les opposants politiques trouveront que les prisons du Roi sont très inconfortables. On parle même de torture. Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé une « campagne de répression » des autorités marocaines contre les opinions critiques exprimées sur les réseaux sociaux. Plusieurs opposants ou journalistes ont évoqué publiquement le fait d’avoir été l’objet de surveillance numérique. Le Maroc était le troisième client de Hacking Team, une société vendant des produits permettant de pirater ordinateurs et téléphones. Ses produits étaient très prisés des pires dictatures où ils étaient utilisés pour s'introduire dans les téléphones d'opposants et de journalistes.

Il y a donc matière à s’alarmer gravement lorsque l’on sait que le Maroc s’est doté d’une bombe atomique en matière de surveillance desdits réseaux sociaux et d’Internet en général. Dès 2010, le Maroc achetait un système d’interception du trafic Internet à l’échelle du pays à Amesys. Le même que celui qui avait été déployé en Libye....

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La solution d'Amesys, devenue Nexa Technologies a bien été vendue au Maroc

En mai 2015, nos révélations sur le projet Popcorn au Maroc avait déclenché une enquête de la part du ministère de l'Intérieur qui niait la relation commerciale avec Amesys/Nexa. Le document que nous publions aujourd'hui devrait définitivement lever les doutes.

Nexa et Advanced Middle East Systems, producteurs de popcorn - © Reflets

Le Maroc, ses riads prisés de certains « people » parisiens comme BHL ou Dominique Strauss-Kahn, La place Jemaa el-Fna et ses charmeurs de serpents… Mais aussi… Le Maroc régulièrement pointé du doigt par les ONG pour son piètre respect des droits de l’Homme. Tout cela bien entendu n’est qu’une question de point de vue. Il est fort probable que les « people » parisiens ne voient rien à redire dans ce domaine, tandis que les journalistes locaux comme Omar Radi ou les opposants politiques trouveront que les prisons du Roi sont très inconfortables. On parle même de torture. Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé une « campagne de répression » des autorités marocaines contre les opinions critiques exprimées sur les réseaux sociaux. Plusieurs opposants ou journalistes ont évoqué publiquement le fait d’avoir été l’objet de surveillance numérique. Le Maroc était le troisième client de Hacking Team, une société vendant des produits permettant de pirater ordinateurs et téléphones. Ses produits étaient très prisés des pires dictatures où ils étaient utilisés pour s'introduire dans les téléphones d'opposants et de journalistes.

Il y a donc matière à s’alarmer gravement lorsque l’on sait que le Maroc s’est doté d’une bombe atomique en matière de surveillance desdits réseaux sociaux et d’Internet en général. Dès 2010, le Maroc achetait un système d’interception du trafic Internet à l’échelle du pays à Amesys. Le même que celui qui avait été déployé en Libye....

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Surprise : la Commission européenne cliente de Nexa Technologies en 20159693bf0c-b9a4-4dbf-a373-b73a07987145http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210625_113953_Surprise___la_Commission_europeenne_cliente_de_Nexa_Technologies_en_2015Fri, 25 Jun 2021 11:39:53 +0200

L'entreprise (ex-Amesys) était pourtant déjà visée par une enquête pour complicité de torture

La Commission européenne, qui prônait plus de démocratie en réaction au Printemps arabe, a retenu Nexa Technologies sur un appel d'offres en 2015. Date à laquelle la société faisait déjà l'objet d'une information judiciaire devant le pôle spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au tribunal à Paris.

Amesys version 1... - CC

Personne après le 30 août 2011 ne pouvait dire « je ne savais pas ». L'histoire avait fait le tour du monde, en particulier celui de toutes les chancelleries, de tout l'écosystème de la sécurité informatique, fournisseurs et acheteurs compris. L'affaire Amesys révélée par Reflets et par Owni avait en effet été portée à la connaissance de la planète entière après la visite d'une journaliste du Wall Street Journal dans l'un des centres d'interception déployés par Amesys à Tripoli.

Il est important de se souvenir qu'Amesys et Nexa Technologie sont en fait la même entité, dont le nom a changé au fil des années pour tenter d'effacer l'image désastreuse de l'affaire libyenne. En 2015, six victimes syriennes, qui s’étaient constituées parties civiles dans cette affaire Amesys, avaient été entendues (entre 2013 et 2015) par les juges français. C'est ainsi qu'en toute connaissance de cause la Commission européenne a retenu, cette même année, la société Nexa Technologies sur un simple appel d'offres.

En 2017, Reflets qui a déjà révélé de nombreux clients d'Amesys - notamment le Maroc - au fil des ans depuis 2011, publie une série d'articles basés sur des documents internes de Nexa Technologies. La liste des clients s'allonge, écrivions-nous.

Nous publions alors une copie d'écran de la liste des clients.

Au milieu de noms déjà connus et largement documentés sur Reflets, apparaît la Commission européenne (CE). A...

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L'entreprise (ex-Amesys) était pourtant déjà visée par une enquête pour complicité de torture

La Commission européenne, qui prônait plus de démocratie en réaction au Printemps arabe, a retenu Nexa Technologies sur un appel d'offres en 2015. Date à laquelle la société faisait déjà l'objet d'une information judiciaire devant le pôle spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au tribunal à Paris.

Amesys version 1... - CC

Personne après le 30 août 2011 ne pouvait dire « je ne savais pas ». L'histoire avait fait le tour du monde, en particulier celui de toutes les chancelleries, de tout l'écosystème de la sécurité informatique, fournisseurs et acheteurs compris. L'affaire Amesys révélée par Reflets et par Owni avait en effet été portée à la connaissance de la planète entière après la visite d'une journaliste du Wall Street Journal dans l'un des centres d'interception déployés par Amesys à Tripoli.

Il est important de se souvenir qu'Amesys et Nexa Technologie sont en fait la même entité, dont le nom a changé au fil des années pour tenter d'effacer l'image désastreuse de l'affaire libyenne. En 2015, six victimes syriennes, qui s’étaient constituées parties civiles dans cette affaire Amesys, avaient été entendues (entre 2013 et 2015) par les juges français. C'est ainsi qu'en toute connaissance de cause la Commission européenne a retenu, cette même année, la société Nexa Technologies sur un simple appel d'offres.

En 2017, Reflets qui a déjà révélé de nombreux clients d'Amesys - notamment le Maroc - au fil des ans depuis 2011, publie une série d'articles basés sur des documents internes de Nexa Technologies. La liste des clients s'allonge, écrivions-nous.

Nous publions alors une copie d'écran de la liste des clients.

Au milieu de noms déjà connus et largement documentés sur Reflets, apparaît la Commission européenne (CE). A...

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Ennemis de la République...9c8cea7d-0e01-4bf6-8395-759174379a44http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210624_235014_Ennemis_de_la_Republique...Thu, 24 Jun 2021 23:50:14 +0200

Ces régionales ont ouvert la course aux présidentielles. La campagne devrait être particulièrement éprouvante pour les Français.

Cette échéance a permis de donner une idée du paysage politique de la France en cette dernière année du mandat d'Emmanuel Macron. Le parti présidentiel a pris une baffe mémorable avec une moyenne nationale de 10,6%. La grande gagnante est l'abstention qui représente 66,1% des votants, du jamais vu sous la 5ᵉ République. Et le second tour, sans grands défis, ne devrait pas apporter un surcroit de mobilisation.

Image initialement twittée par Julien Bayou, très vite reprise par les détracteurs de l'alliance de gauche en Île-de-France

Une région néanmoins semble attire les regards. En Île-de-France, les candidats de gauche, Clémentine Autain soutenue par la France Insoumise (10,23%) et Audrey Pulvar soutenue par le PS (11,07%) se sont ralliés derrière la candidature de Julien Bayou (12,97%). Cette alliance pourrait devenir un modèle pour une gauche déboussolée en quête d'une voie pour 2022. Une alliance très à gauche, avec une Audrey Pulvar en froid avec son parti, notamment pour ses positions sur les réunions non mixtes et une Clémentine Autain plébiscitée par une bonne partie de l'électorat insoumis et plus généralement de gauche. Pour EELV, un retour au réel avec l'absence de ces voix que le résultat des élections européennes semblait leur promettre.

Et à en croire les réactions de leurs adversaires politiques, cette alliance est le mal à abattre.

Sur France Inter, Valerie Pécresse a dénoncé une "gauche sectaire et radicale" et a appelé à : "tout faire pour faire barrage à cette alliance qui a perdu sa boussole républicaine".

"La FI a dépassé le pacte républicain" "Ils défendent les réunions racisées, n'ont pas voté la charte de la laïcité, refusent l’interdiction du burkini, défendent une écologie punitive" "Ils provoqueraient une faillite économique et républicaine dans la région."

Jean Paul Huchon, ancien ministre socialiste et ancien président de la région a appelé à combattre cette alliance et annoncé qu'il votera "...

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Ces régionales ont ouvert la course aux présidentielles. La campagne devrait être particulièrement éprouvante pour les Français.

Cette échéance a permis de donner une idée du paysage politique de la France en cette dernière année du mandat d'Emmanuel Macron. Le parti présidentiel a pris une baffe mémorable avec une moyenne nationale de 10,6%. La grande gagnante est l'abstention qui représente 66,1% des votants, du jamais vu sous la 5ᵉ République. Et le second tour, sans grands défis, ne devrait pas apporter un surcroit de mobilisation.

Image initialement twittée par Julien Bayou, très vite reprise par les détracteurs de l'alliance de gauche en Île-de-France

Une région néanmoins semble attire les regards. En Île-de-France, les candidats de gauche, Clémentine Autain soutenue par la France Insoumise (10,23%) et Audrey Pulvar soutenue par le PS (11,07%) se sont ralliés derrière la candidature de Julien Bayou (12,97%). Cette alliance pourrait devenir un modèle pour une gauche déboussolée en quête d'une voie pour 2022. Une alliance très à gauche, avec une Audrey Pulvar en froid avec son parti, notamment pour ses positions sur les réunions non mixtes et une Clémentine Autain plébiscitée par une bonne partie de l'électorat insoumis et plus généralement de gauche. Pour EELV, un retour au réel avec l'absence de ces voix que le résultat des élections européennes semblait leur promettre.

Et à en croire les réactions de leurs adversaires politiques, cette alliance est le mal à abattre.

Sur France Inter, Valerie Pécresse a dénoncé une "gauche sectaire et radicale" et a appelé à : "tout faire pour faire barrage à cette alliance qui a perdu sa boussole républicaine".

"La FI a dépassé le pacte républicain" "Ils défendent les réunions racisées, n'ont pas voté la charte de la laïcité, refusent l’interdiction du burkini, défendent une écologie punitive" "Ils provoqueraient une faillite économique et républicaine dans la région."

Jean Paul Huchon, ancien ministre socialiste et ancien président de la région a appelé à combattre cette alliance et annoncé qu'il votera "...

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Une antisèche sur la garde-à-vue pour le patron du JDD337ad952-f14e-42d0-833d-23f13a7d7fc3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210623_140844_Une_antiseche_sur_la_garde-a-vue_pour_le_patron_du_JDDWed, 23 Jun 2021 14:08:44 +0200

La rédaction du Journal du Dimanche aurait-elle de l'humour ou voudrait-elle coacher son patron Hervé Gattegno ? Alors que le directeur des rédactions de Paris-Match et du Journal du Dimanche est englué dans l'affaire Sarkozy - Takieddine - Mimi Marchand, dans sa newsletter quotidienne Le Journal de Demain datée du 17 juin, la rubrique "L'antisèche" est titrée : "Au fait, qu'est-ce qu'une garde-à-vue ?"

Hervé Gattegno ferait effectivement bien de réviser... Cet ardent défenseur de Sarkozy avait envoyé un journaliste de Paris-Match recueillir le revirement de Takieddine concernant le versement d'argent par Kadhafi à Nicolas Sarkozy. Mais la Justice soupçonne que ce changement de version aurait été obtenu contre argent sonnant et trébuchant et que tout cela serait une opération de com. En langage judiciaire, on parle de subornation de témoin.

Ce coup fourré présumé vaut à cinq personnes d'être mises en examen et à Mimi Marchand de dormir en prison pour avoir enfreint son contrôle judiciaire. Un contrôle judiciaire qui leur interdit entre autres de rencontrer... Hervé Gattegno. Pour l'instant, ce dernier n'a pas été inquiété. Mais une antisèche sur la garde à vue semble effectivement bienvenue.

Une antisèche bien pratique qui tombe à point
Une antisèche bien pratique qui tombe à point

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La rédaction du Journal du Dimanche aurait-elle de l'humour ou voudrait-elle coacher son patron Hervé Gattegno ? Alors que le directeur des rédactions de Paris-Match et du Journal du Dimanche est englué dans l'affaire Sarkozy - Takieddine - Mimi Marchand, dans sa newsletter quotidienne Le Journal de Demain datée du 17 juin, la rubrique "L'antisèche" est titrée : "Au fait, qu'est-ce qu'une garde-à-vue ?"

Hervé Gattegno ferait effectivement bien de réviser... Cet ardent défenseur de Sarkozy avait envoyé un journaliste de Paris-Match recueillir le revirement de Takieddine concernant le versement d'argent par Kadhafi à Nicolas Sarkozy. Mais la Justice soupçonne que ce changement de version aurait été obtenu contre argent sonnant et trébuchant et que tout cela serait une opération de com. En langage judiciaire, on parle de subornation de témoin.

Ce coup fourré présumé vaut à cinq personnes d'être mises en examen et à Mimi Marchand de dormir en prison pour avoir enfreint son contrôle judiciaire. Un contrôle judiciaire qui leur interdit entre autres de rencontrer... Hervé Gattegno. Pour l'instant, ce dernier n'a pas été inquiété. Mais une antisèche sur la garde à vue semble effectivement bienvenue.

Une antisèche bien pratique qui tombe à point
Une antisèche bien pratique qui tombe à point

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Le numérique serait un puissant antivirus : la piqûre du Sénat qui fait très mal8ca882af-8a79-48a2-a94a-7c89d7b85d55http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210622_105214_Le_numerique_serait_un_puissant_antivirus___la_piqure_du_Senat_qui_fait_tres_malTue, 22 Jun 2021 10:52:14 +0200

Un rapport qui manie très bien la désinformation et le solutionnisme technologique

La délégation sénatoriale à la prospective a pour mission d'éclairer les consciences sur les transformations de la société et de l'économie. L'un des derniers rapports présenté vient d'élever le numérique au rang de solution vaccinale. Décryptage d'une vision très décomplexée de la pandémie…

Les spécialistes en apprennent tous les jours sur la maladie, mais là, c'est gonflé ! - © Reflets

Recours aux outils numériques dans la prévention et la gestion des pandémies, le titre de l'étude initiale ne laissait planer aucun doute sur l'angle choisi ou la teneur du débat. Un singulier avant-propos en précisait même les contours: « Le recours à des techniques plus intrusives (…) serait la contrepartie d'une liberté retrouvée plus vite ».

V1: une première version sans fard pour la conférence de presse - Capture écran
V1: une première version sans fard pour la conférence de presse - Capture écran

Sitôt présentée à la presse, sitôt revue et corrigée, cette version V1 fut remplacée par une V2 grand public, à peine moins agressive. Les sénateurs ayant sans doute jugé utile d'ajouter un peu d'eau dans leur vin pour éviter d'enflammer les réseaux sociaux. L'intitulé du rapport s'est adouci de vertus libertaires : Crises sanitaires et outils numériques, répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés. Et chacun s'empressa de rappeler que si la délégation à la prospective prospectait, les prospectives n'avaient aucune portée législative.

V2: la seconde version un tantinet moins agressive - Capture écran
V2: la seconde version un tantinet moins agressive - Capture écran

Conscients des limites de l'exercice, les trois rapporteurs, Véronique Guillotin, Christine Lavarde et René-Paul Savary, ont malgré tout souhaité frapper haut et fort: « Nous avons fait le choix d’une proposition volontairement provocatrice ». Reste que quelques esprits chagrins de la presse n'ont pas compris de quoi il retournait vraiment. Mais enfin, comment fallait-il leur expliquer à tous ces...

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Un rapport qui manie très bien la désinformation et le solutionnisme technologique

La délégation sénatoriale à la prospective a pour mission d'éclairer les consciences sur les transformations de la société et de l'économie. L'un des derniers rapports présenté vient d'élever le numérique au rang de solution vaccinale. Décryptage d'une vision très décomplexée de la pandémie…

Les spécialistes en apprennent tous les jours sur la maladie, mais là, c'est gonflé ! - © Reflets

Recours aux outils numériques dans la prévention et la gestion des pandémies, le titre de l'étude initiale ne laissait planer aucun doute sur l'angle choisi ou la teneur du débat. Un singulier avant-propos en précisait même les contours: « Le recours à des techniques plus intrusives (…) serait la contrepartie d'une liberté retrouvée plus vite ».

V1: une première version sans fard pour la conférence de presse - Capture écran
V1: une première version sans fard pour la conférence de presse - Capture écran

Sitôt présentée à la presse, sitôt revue et corrigée, cette version V1 fut remplacée par une V2 grand public, à peine moins agressive. Les sénateurs ayant sans doute jugé utile d'ajouter un peu d'eau dans leur vin pour éviter d'enflammer les réseaux sociaux. L'intitulé du rapport s'est adouci de vertus libertaires : Crises sanitaires et outils numériques, répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés. Et chacun s'empressa de rappeler que si la délégation à la prospective prospectait, les prospectives n'avaient aucune portée législative.

V2: la seconde version un tantinet moins agressive - Capture écran
V2: la seconde version un tantinet moins agressive - Capture écran

Conscients des limites de l'exercice, les trois rapporteurs, Véronique Guillotin, Christine Lavarde et René-Paul Savary, ont malgré tout souhaité frapper haut et fort: « Nous avons fait le choix d’une proposition volontairement provocatrice ». Reste que quelques esprits chagrins de la presse n'ont pas compris de quoi il retournait vraiment. Mais enfin, comment fallait-il leur expliquer à tous ces...

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Presse et démocratie : l'effondrement654af1dc-0bf4-42eb-9951-2d7848c01e65http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210621_142201_Presse_et_democratie___l_effondrementMon, 21 Jun 2021 14:22:01 +0200

L'une se meurt doucement, l'autre mute dangereusement

Que conclure quand un quotidien national comme Libération ne tire plus qu'à 41.245 exemplaires ? Que penser d'un régime qui envoie des grenades sur des jeunes souhaitant organiser une rave party, mutilant à vie l'un d'entre eux ? La presse et la démocratie ont besoin l'une de l'autre.

Emmanuel Berthier, préfet de Bretagne, pour qui une intervention avec une main arrachée s'est déroulée "sans anicroche" - © Préfecture de Bretagne

Quel est le rôle de la presse dans une dictature ou un état policier ? Celui d'un outil de propagande. Que serait une démocratie sans presse indépendante ? Un régime qui se transformerait beaucoup plus vite en oligarchie, ou pire. On parle beaucoup, et à juste titre, d'effondrement pour évoquer une forme de fin du monde telle que nous la connaissons en raison des problématiques climatiques et économiques. Le capitalisme courant vers sa fin tout en dévorant aveuglément tout ce que la planète peut produire, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Mais une démocratie sans presse ou une presse sans démocratie, conduiraient aussi assurément vers l'effondrement. Or, clairement, on assiste lentement mais très sûrement à l'effondrement des deux et nous restons pétrifiés, inactifs.

Les chiffres de la presse papier sont franchement pathétiques. Libération, par exemple a tiré en moyenne à 41.245 numéros au mois d'avril 2021 selon l'ACPM. En 2020, Libé avait 34.464 abonnés numériques. Dans les kiosques le journal se vendait à 10.937 exemplaires. Quelque 6.610 personnes étaient des abonnés individuels auxquels il faut ajouter 8.390 en portage. Le Monde, quotidien de référence ne va pas beaucoup mieux. En avril, le tirage quotidien moyen était de 135.871 exemplaires. Sur l'année 2020, la diffusion totale, y compris en accès numérique atteignait 393.109. Sur 67 millions de personnes en France...

Il faut dire que la presse a tout fait pour se saborder....

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L'une se meurt doucement, l'autre mute dangereusement

Que conclure quand un quotidien national comme Libération ne tire plus qu'à 41.245 exemplaires ? Que penser d'un régime qui envoie des grenades sur des jeunes souhaitant organiser une rave party, mutilant à vie l'un d'entre eux ? La presse et la démocratie ont besoin l'une de l'autre.

Emmanuel Berthier, préfet de Bretagne, pour qui une intervention avec une main arrachée s'est déroulée "sans anicroche" - © Préfecture de Bretagne

Quel est le rôle de la presse dans une dictature ou un état policier ? Celui d'un outil de propagande. Que serait une démocratie sans presse indépendante ? Un régime qui se transformerait beaucoup plus vite en oligarchie, ou pire. On parle beaucoup, et à juste titre, d'effondrement pour évoquer une forme de fin du monde telle que nous la connaissons en raison des problématiques climatiques et économiques. Le capitalisme courant vers sa fin tout en dévorant aveuglément tout ce que la planète peut produire, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Mais une démocratie sans presse ou une presse sans démocratie, conduiraient aussi assurément vers l'effondrement. Or, clairement, on assiste lentement mais très sûrement à l'effondrement des deux et nous restons pétrifiés, inactifs.

Les chiffres de la presse papier sont franchement pathétiques. Libération, par exemple a tiré en moyenne à 41.245 numéros au mois d'avril 2021 selon l'ACPM. En 2020, Libé avait 34.464 abonnés numériques. Dans les kiosques le journal se vendait à 10.937 exemplaires. Quelque 6.610 personnes étaient des abonnés individuels auxquels il faut ajouter 8.390 en portage. Le Monde, quotidien de référence ne va pas beaucoup mieux. En avril, le tirage quotidien moyen était de 135.871 exemplaires. Sur l'année 2020, la diffusion totale, y compris en accès numérique atteignait 393.109. Sur 67 millions de personnes en France...

Il faut dire que la presse a tout fait pour se saborder....

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Les jardins partagés, plus que de la cultureba0154bd-2cda-4cfd-bd06-839009b8c44dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210617_135022_Les_jardins_partages__plus_que_de_la_cultureThu, 17 Jun 2021 13:50:22 +0200

Le sociologue Damien Deville montre leur rôle social et politique

« Jardiner la ville en crise, penser une écologie de la précarité ». Dans son travail, le sociologue montre que les jardins familiaux sont des lieux permettant de renouveler les manières de créer du lien. Ils sont des espaces structurant de nouvelles opportunités et de nouveaux réseaux de relations.

Jardin familial - © Cyril Marcilhacy

Chercheur diplômé en développement territorial, en géographie et en anthropologie de la nature, Damien Deville a conduit une thèse qui lie jardins et précarité. Il est aussi engagé à Europe Écologie où il participe à l’animation de la «Mission territoire» auprès du Bureau exécutif du parti.

Vous avez conduit une thèse «Jardiner une ville en crise, penser une écologie de la précarité» en prenant pour exemple la ville d’Alès dans le Gard, pourquoi cette étude?

Damien Deville : Je me suis intéressé à la manière dont les jardins familiaux ont été produits au fil du temps, les liens qu’ils entretiennent avec la crise urbaine à Alès, et les différentes fonctions des jardins familiaux pour des familles en situation de précarité. Cette ancienne cité minière est confrontée à des difficultés sociales et économiques. Premières victimes de la désindustrialisation de la commune, les classes ouvrières sont soumises à différents niveaux de précarité. Certaines familles ont alors choisi de porter des projets de jardin dans la ville. Ma recherche a eu pour objectif de répondre à la question de recherche suivante: les jardins sont-ils des espaces permettant aux familles de s’adapter ou non à la précarité? J’avais pour hypothèse de départ que les personnes désirait un jardin familial pour des questions économiques, pour contribuer à l’autonomie alimentaire de leur famille.

Comment se positionne la ville d’Alès ?

A Alès, il y a deux types de jardins. Des jardins associatifs dont la surface...

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Le sociologue Damien Deville montre leur rôle social et politique

« Jardiner la ville en crise, penser une écologie de la précarité ». Dans son travail, le sociologue montre que les jardins familiaux sont des lieux permettant de renouveler les manières de créer du lien. Ils sont des espaces structurant de nouvelles opportunités et de nouveaux réseaux de relations.

Jardin familial - © Cyril Marcilhacy

Chercheur diplômé en développement territorial, en géographie et en anthropologie de la nature, Damien Deville a conduit une thèse qui lie jardins et précarité. Il est aussi engagé à Europe Écologie où il participe à l’animation de la «Mission territoire» auprès du Bureau exécutif du parti.

Vous avez conduit une thèse «Jardiner une ville en crise, penser une écologie de la précarité» en prenant pour exemple la ville d’Alès dans le Gard, pourquoi cette étude?

Damien Deville : Je me suis intéressé à la manière dont les jardins familiaux ont été produits au fil du temps, les liens qu’ils entretiennent avec la crise urbaine à Alès, et les différentes fonctions des jardins familiaux pour des familles en situation de précarité. Cette ancienne cité minière est confrontée à des difficultés sociales et économiques. Premières victimes de la désindustrialisation de la commune, les classes ouvrières sont soumises à différents niveaux de précarité. Certaines familles ont alors choisi de porter des projets de jardin dans la ville. Ma recherche a eu pour objectif de répondre à la question de recherche suivante: les jardins sont-ils des espaces permettant aux familles de s’adapter ou non à la précarité? J’avais pour hypothèse de départ que les personnes désirait un jardin familial pour des questions économiques, pour contribuer à l’autonomie alimentaire de leur famille.

Comment se positionne la ville d’Alès ?

A Alès, il y a deux types de jardins. Des jardins associatifs dont la surface...

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Cocaïne : l'ambassade de France de Bogota était-elle toute blanche ?610c0472-2868-492f-9e32-6445beb105e4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210615_103037_Cocaine___l_ambassade_de_France_de_Bogota_etait-elle_toute_blanche__Tue, 15 Jun 2021 10:30:37 +0200

Difficile de démêler les fils après les révélations du FBI...

Selon un document rendu public par le FBI des trafiquants auraient mis en place un système pour exporter 2 kilos de cocaïne par semaine via la valise diplomatique en Colombie. La France dément, les États-Unis se murent dans le silence.

Les photos échangées par les trafiquants - Document du FBI

Au détour d'un document rendu public la semaine dernière dans le cadre de l'enquête internationale Trojan Shield, un agent du FBI expliquait que des trafiquants avaient la possibilité d'exporter deux kilos de cocaïne chaque semaine (probablement vers l'Australie) via des enveloppes scellées de la valise diplomatique de l'ambassade de France à Bogota. Trojan shield a consisté à distribuer près de 12.000 téléphones à des groupes criminels, permettant des échanges chiffrés. De nombreux exemples d'utilisation de ces téléphones pour organiser des trafics étaient fournis dans ce document. Un seul évoquait la complicité possible de personnels d'une ambassade, c'est à dire, par rebond, d'un pays.

Voici le passage en question :

Le 23 mars 2020, l'utilisateur du JID 58f4a9, qui a été identifié par des messages An0m comme étant Baris Tukel, a demandé à l'utilisateur du JID cfdf8a, qui a été identifié comme étant Shane Geoffrey May, quel était le prix de la cocaïne en ce moment. Tukel a également demandé si May avait "cette adresse de building block" [Définition de building block]. May a répondu que la cocaïne se situait autour de 200.000 et a demandé à Tukel s'il avait des nouvelles. Tukel a écrit : "Ok, j'ai un petit boulot qui est apparu pour le building block", "Il y a 2 kg placés dans des enveloppes diplomatiques françaises scellées en provenance de Bogotta [sic]" et "Ils ont déjà reçu...

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Difficile de démêler les fils après les révélations du FBI...

Selon un document rendu public par le FBI des trafiquants auraient mis en place un système pour exporter 2 kilos de cocaïne par semaine via la valise diplomatique en Colombie. La France dément, les États-Unis se murent dans le silence.

Les photos échangées par les trafiquants - Document du FBI

Au détour d'un document rendu public la semaine dernière dans le cadre de l'enquête internationale Trojan Shield, un agent du FBI expliquait que des trafiquants avaient la possibilité d'exporter deux kilos de cocaïne chaque semaine (probablement vers l'Australie) via des enveloppes scellées de la valise diplomatique de l'ambassade de France à Bogota. Trojan shield a consisté à distribuer près de 12.000 téléphones à des groupes criminels, permettant des échanges chiffrés. De nombreux exemples d'utilisation de ces téléphones pour organiser des trafics étaient fournis dans ce document. Un seul évoquait la complicité possible de personnels d'une ambassade, c'est à dire, par rebond, d'un pays.

Voici le passage en question :

Le 23 mars 2020, l'utilisateur du JID 58f4a9, qui a été identifié par des messages An0m comme étant Baris Tukel, a demandé à l'utilisateur du JID cfdf8a, qui a été identifié comme étant Shane Geoffrey May, quel était le prix de la cocaïne en ce moment. Tukel a également demandé si May avait "cette adresse de building block" [Définition de building block]. May a répondu que la cocaïne se situait autour de 200.000 et a demandé à Tukel s'il avait des nouvelles. Tukel a écrit : "Ok, j'ai un petit boulot qui est apparu pour le building block", "Il y a 2 kg placés dans des enveloppes diplomatiques françaises scellées en provenance de Bogotta [sic]" et "Ils ont déjà reçu...

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Marche des libertés à Paris : succès mitigé c54ced31-f8c1-40ef-a91f-391d94c8c3dehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210612_200044_Marche_des_libertes_a_Paris___succes_mitige_Sat, 12 Jun 2021 20:00:44 +0200

Pas d'incidents et peu de monde

Ambiance bon enfant pour la manifestation contre l'extrême-droite à Paris ce samedi 12 juin. On était sans doute loin des 70.000 manifestants annoncés par les organisateurs mais bien au dessus des 9.000, selon la police.

Un peu de douceur dans un monde envahi par des brutes d'extrême-droite... - © Reflets

La place de la République n'était pas pleine en fin de manifestation samedi 12 juin. L'appel massif à marcher pour s'opposer aux idées d'extrême-droite qui s'affichent désormais sur toutes les ondes et dans la bouche d'à peu près tous les politiques, n'a pas été un véritable succès. Les organisateurs annonçaient 70.000 personnes, la police 9.000.

Il y avait plus de monde que pour la manifestation des policiers devant l'Assemblée Nationale et beaucoup moins de forces de l'ordre que lors de la manifestation en soutien aux Palestiniens. La décision du conseil d'État interdisant les nasses at-t-elle été entendue par le préfet ? Cette manifestation s'est déroulée dans le calme, sous le soleil, les forces de l'ordre restant, à Paris, très en retrait.

Fin de manifestation : le boulevard Magenta avec des manifestants épars de République à Gare de l'Est - © Reflets
Fin de manifestation : le boulevard Magenta avec des manifestants épars de République à Gare de l'Est - Reflets

L'éternel guitariste de l'extrême... - © Reflets
L'éternel guitariste de l'extrême... - Reflets

Logique... - © Reflets
Logique... - Reflets

Pas sûr que tout le monde ait un fasciste en lui... - © Reflets
Pas sûr que tout le monde ait un fasciste en lui... - Reflets

Douceur du mois de juin, contre l'extrême-droite, même les petites filles marchent. - © Reflets
Douceur du mois de juin, contre l'extrême-droite, même les petites filles marchent. - Reflets

Hasta la victoria, siempre. - © Reflets
Hasta la victoria, siempre. - Reflets

Fin de manifestation place de la République. - © Reflets
Fin de manifestation place de la République. - Reflets

En route pour le grand soir. - © Reflets
En route pour le grand soir. - Reflets

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Pas d'incidents et peu de monde

Ambiance bon enfant pour la manifestation contre l'extrême-droite à Paris ce samedi 12 juin. On était sans doute loin des 70.000 manifestants annoncés par les organisateurs mais bien au dessus des 9.000, selon la police.

Un peu de douceur dans un monde envahi par des brutes d'extrême-droite... - © Reflets

La place de la République n'était pas pleine en fin de manifestation samedi 12 juin. L'appel massif à marcher pour s'opposer aux idées d'extrême-droite qui s'affichent désormais sur toutes les ondes et dans la bouche d'à peu près tous les politiques, n'a pas été un véritable succès. Les organisateurs annonçaient 70.000 personnes, la police 9.000.

Il y avait plus de monde que pour la manifestation des policiers devant l'Assemblée Nationale et beaucoup moins de forces de l'ordre que lors de la manifestation en soutien aux Palestiniens. La décision du conseil d'État interdisant les nasses at-t-elle été entendue par le préfet ? Cette manifestation s'est déroulée dans le calme, sous le soleil, les forces de l'ordre restant, à Paris, très en retrait.

Fin de manifestation : le boulevard Magenta avec des manifestants épars de République à Gare de l'Est - © Reflets
Fin de manifestation : le boulevard Magenta avec des manifestants épars de République à Gare de l'Est - Reflets

L'éternel guitariste de l'extrême... - © Reflets
L'éternel guitariste de l'extrême... - Reflets

Logique... - © Reflets
Logique... - Reflets

Pas sûr que tout le monde ait un fasciste en lui... - © Reflets
Pas sûr que tout le monde ait un fasciste en lui... - Reflets

Douceur du mois de juin, contre l'extrême-droite, même les petites filles marchent. - © Reflets
Douceur du mois de juin, contre l'extrême-droite, même les petites filles marchent. - Reflets

Hasta la victoria, siempre. - © Reflets
Hasta la victoria, siempre. - Reflets

Fin de manifestation place de la République. - © Reflets
Fin de manifestation place de la République. - Reflets

En route pour le grand soir. - © Reflets
En route pour le grand soir. - Reflets

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Darmanin : la recherche du problème sécuritaire à tout prix682ec74e-f7fd-4200-abdb-2f95b9a1c8e5http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210611_184223_Darmanin___la_recherche_du_probleme_securitaire_a_tout_prixFri, 11 Jun 2021 18:42:23 +0200

L'enquête GENESE va-t-elle remplacer une précédente qui ne « donnait pas satisfaction » ?

Le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 qui abordait les questions de "ressenti" de sécurité jusqu'ici, ne place pas la sécurité comme un problème important pour les Français. Est-ce pourquoi l'enquête GENESE est lancée ? Darmanin ordonne par ailleurs un audit en quelques jours sur « la situation du pays en matière de faits violents ». Une obsession ?

Gerald Darmanin - D.R.

Comme nous le faisait remarquer en commentaire un lecteur après notre article sur l'enquête GENESE, le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 abordait la question du ressenti des problèmes de sécurité et il ne s'agit pas d'une priorité pour les Français, loin de là. En 2019, lorsque le ministère de l'Intérieur interroge les Français sur ce sujet, la délinquance arrive en sixième position sur huit comme « problème le plus préoccupant dans la société française ». Loin derrière le terrorisme bien entendu, la pauvreté, le chômage, l'environnement ou la santé.

« La "préoccupation sécuritaire" hors attentats – mesurée comme la proportion de personnes ayant désigné la délinquance comme le problème le plus préoccupant de la société – est très peu influencée par les caractéristiques personnelles des répondants. Hommes ou femmes, quel que soit l’âge, le statut d’activité, le niveau de vie ou le lien à la migration, la proportion de personnes considérant la délinquance comme le problème le plus préoccupant de la société française est dans la moyenne, sauf parmi les étudiants et élèves où elle est plus faible (7% en 2019). Le lieu d’habitation en revanche impacte légèrement les réponses : les personnes vivant en Île-de-France, Centre-Val-de-Loire et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ainsi que celles vivant dans les quartiers prioritaires de la ville placent plus souvent que la moyenne la délinquance en tête des problèmes les plus préoccupants. L’...

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L'enquête GENESE va-t-elle remplacer une précédente qui ne « donnait pas satisfaction » ?

Le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 qui abordait les questions de "ressenti" de sécurité jusqu'ici, ne place pas la sécurité comme un problème important pour les Français. Est-ce pourquoi l'enquête GENESE est lancée ? Darmanin ordonne par ailleurs un audit en quelques jours sur « la situation du pays en matière de faits violents ». Une obsession ?

Gerald Darmanin - D.R.

Comme nous le faisait remarquer en commentaire un lecteur après notre article sur l'enquête GENESE, le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 abordait la question du ressenti des problèmes de sécurité et il ne s'agit pas d'une priorité pour les Français, loin de là. En 2019, lorsque le ministère de l'Intérieur interroge les Français sur ce sujet, la délinquance arrive en sixième position sur huit comme « problème le plus préoccupant dans la société française ». Loin derrière le terrorisme bien entendu, la pauvreté, le chômage, l'environnement ou la santé.

« La "préoccupation sécuritaire" hors attentats – mesurée comme la proportion de personnes ayant désigné la délinquance comme le problème le plus préoccupant de la société – est très peu influencée par les caractéristiques personnelles des répondants. Hommes ou femmes, quel que soit l’âge, le statut d’activité, le niveau de vie ou le lien à la migration, la proportion de personnes considérant la délinquance comme le problème le plus préoccupant de la société française est dans la moyenne, sauf parmi les étudiants et élèves où elle est plus faible (7% en 2019). Le lieu d’habitation en revanche impacte légèrement les réponses : les personnes vivant en Île-de-France, Centre-Val-de-Loire et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ainsi que celles vivant dans les quartiers prioritaires de la ville placent plus souvent que la moyenne la délinquance en tête des problèmes les plus préoccupants. L’...

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La ZAD du L.I.E.N reprend le maquis99508d92-0a33-4eec-a273-c90c812a13c2http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210610_160035_La_ZAD_du_L.I.E.N_reprend_le_maquisThu, 10 Jun 2021 16:00:35 +0200

La sortie du déconfinement, c'est aussi le déconfinement des luttes

Sur un terrain privé niché au cœur de la garrigue du nord de Montpellier, les collectifs "SOS Oulala" et "Gare aux garrigues" ont organisé un week-end de rencontres nommé "Confluence des luttes du sud". Les gens recherchent les moindres coins d'ombres et récupèrent des soirées du samedi. L'assemblée prévue à 15 h ne s'est étrangement pas tenue. Mais des groupes, de-ci, de-là, semblent s'assembler à l'arrière-plan. Reportage.

Les ruines de la M.E.R, la première occupation réalisée dans le cadre de la ZAD du L.I.E.N

Dimanche 6 juin. Le rappeur sur scène vient de finir son chant en Occitan. Il laisse passer les applaudissements et enchaine sur un autre texte.

Je bosse avec les mots avec ou sans dents

Poisson barbare ascendant

Les pieds dans l'eau de l'Hérault, la gueule de barbe

Ne tarde pas à perdre le nord et à me mettre à parler dans ma barbe

Garde le Sud pour me rappeler qu'il n'y a pas d'identité sans massacres

Pas d'histoires sans guerres ni débâcles

Depuis quelques mois, la ZAD du L.I.E.N est en sous-marin. Sa première forme était la M.É.R, "Maison de l'écologie et des résistances", une petite bâtisse expropriée et vouée à la destruction puis réoccupée le 6 octobre 2020 par le collectif "SOS Oulala". Une initiative qui n'avait pas dû plaire au préfet malgré les appels à l'union nationale de Macron face au nouveau confinement.

Un occupant d'alors témoigne :

Le matin du 22 octobre vers 6 heures, des forces commando, équipées de béliers et de fusils mitrailleurs, ont encerclé la M.É.R et lancé un assaut violent, sans sommations, en défonçant les portes, contre dix militant·es écologistes non-violent·es, encore endormi·es en sous-vêtements dans leurs sacs de couchage.

Cathy, membre du collectif ajoute dans un témoignage à La Mule Du Pape :

Face à cette non-violence, quelle a été la réponse apportée ? Des hommes armés qui au petit matin, défoncent les portes, défoncent les barres de bois. […] Je me suis rendue dans...

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La sortie du déconfinement, c'est aussi le déconfinement des luttes

Sur un terrain privé niché au cœur de la garrigue du nord de Montpellier, les collectifs "SOS Oulala" et "Gare aux garrigues" ont organisé un week-end de rencontres nommé "Confluence des luttes du sud". Les gens recherchent les moindres coins d'ombres et récupèrent des soirées du samedi. L'assemblée prévue à 15 h ne s'est étrangement pas tenue. Mais des groupes, de-ci, de-là, semblent s'assembler à l'arrière-plan. Reportage.

Les ruines de la M.E.R, la première occupation réalisée dans le cadre de la ZAD du L.I.E.N

Dimanche 6 juin. Le rappeur sur scène vient de finir son chant en Occitan. Il laisse passer les applaudissements et enchaine sur un autre texte.

Je bosse avec les mots avec ou sans dents

Poisson barbare ascendant

Les pieds dans l'eau de l'Hérault, la gueule de barbe

Ne tarde pas à perdre le nord et à me mettre à parler dans ma barbe

Garde le Sud pour me rappeler qu'il n'y a pas d'identité sans massacres

Pas d'histoires sans guerres ni débâcles

Depuis quelques mois, la ZAD du L.I.E.N est en sous-marin. Sa première forme était la M.É.R, "Maison de l'écologie et des résistances", une petite bâtisse expropriée et vouée à la destruction puis réoccupée le 6 octobre 2020 par le collectif "SOS Oulala". Une initiative qui n'avait pas dû plaire au préfet malgré les appels à l'union nationale de Macron face au nouveau confinement.

Un occupant d'alors témoigne :

Le matin du 22 octobre vers 6 heures, des forces commando, équipées de béliers et de fusils mitrailleurs, ont encerclé la M.É.R et lancé un assaut violent, sans sommations, en défonçant les portes, contre dix militant·es écologistes non-violent·es, encore endormi·es en sous-vêtements dans leurs sacs de couchage.

Cathy, membre du collectif ajoute dans un témoignage à La Mule Du Pape :

Face à cette non-violence, quelle a été la réponse apportée ? Des hommes armés qui au petit matin, défoncent les portes, défoncent les barres de bois. […] Je me suis rendue dans...

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An0m : si tu ne peux pas casser le chiffrement, fabrique le chiffrement13abfb57-cefe-4caa-8799-5d2bd226eb4chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210609_092947_An0m___si_tu_ne_peux_pas_casser_le_chiffrement__fabrique_le_chiffrementWed, 09 Jun 2021 09:29:47 +0200

Le FBI et une coalition internationale ont offert aux malfaiteurs une app chiffrée

Bilan des courses : 800 arrestations dont six policiers corrompus, 32 tonnes de drogue saisies, des armes, des millions de dollars... Et on apprend au passage que la valise diplomatique de l'ambassade de France en Colombie a servi à envoyer de la cocaïne. C'est définitivement une semaine d'annonces chargée pour le ministère de la Justice américain.

An0m avant que le site ne soit "saisi" par le FBI

Après avoir médiatisé lundi la saisie d'un portefeuille de bitcoins du groupe DarkSide, qui avait paralysé Colonial Pipeline, le ministère de la justice américain a refait un « live » mardi. Cette fois, le ministère et le FBI ont annoncé avoir fourni à des milliers de criminels un système leur permettant -pensaient-ils- de communiquer de manière sécurisée. En quelque sorte, le FBI et des dizaines d'autres pays, ont choisi, non pas de casser la cryptographie utilisée par les criminels, mais de leur construire un système supposément sûr alors qu'en fait, les autorités lisaient tout en clair en temps réel.

L'Australie, mais aussi de nombreux pays européens étaient associés à ce projet et Europol a publié un communiqué de presse sur le sujet :

« Le FBI, la police nationale néerlandaise (Politie) et l'autorité policière suédoise (Polisen), en coopération avec la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine et 16 autres pays, ont mené avec le soutien d'Europol l'une des opérations répressives les plus importantes et les plus sophistiquées à ce jour dans la lutte contre les activités criminelles chiffrées.

Depuis 2019, le Federal Bureau of Investigation, en étroite coordination avec la police fédérale australienne, a développé et exploité secrètement une entreprise de dispositifs chiffrés, appelée An0m. Celle-ci s'est développée jusqu'à fournir un service à plus de 12.000 téléphones théoriquement inviolables pour plus de 300 groupes...

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Le FBI et une coalition internationale ont offert aux malfaiteurs une app chiffrée

Bilan des courses : 800 arrestations dont six policiers corrompus, 32 tonnes de drogue saisies, des armes, des millions de dollars... Et on apprend au passage que la valise diplomatique de l'ambassade de France en Colombie a servi à envoyer de la cocaïne. C'est définitivement une semaine d'annonces chargée pour le ministère de la Justice américain.

An0m avant que le site ne soit "saisi" par le FBI

Après avoir médiatisé lundi la saisie d'un portefeuille de bitcoins du groupe DarkSide, qui avait paralysé Colonial Pipeline, le ministère de la justice américain a refait un « live » mardi. Cette fois, le ministère et le FBI ont annoncé avoir fourni à des milliers de criminels un système leur permettant -pensaient-ils- de communiquer de manière sécurisée. En quelque sorte, le FBI et des dizaines d'autres pays, ont choisi, non pas de casser la cryptographie utilisée par les criminels, mais de leur construire un système supposément sûr alors qu'en fait, les autorités lisaient tout en clair en temps réel.

L'Australie, mais aussi de nombreux pays européens étaient associés à ce projet et Europol a publié un communiqué de presse sur le sujet :

« Le FBI, la police nationale néerlandaise (Politie) et l'autorité policière suédoise (Polisen), en coopération avec la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine et 16 autres pays, ont mené avec le soutien d'Europol l'une des opérations répressives les plus importantes et les plus sophistiquées à ce jour dans la lutte contre les activités criminelles chiffrées.

Depuis 2019, le Federal Bureau of Investigation, en étroite coordination avec la police fédérale australienne, a développé et exploité secrètement une entreprise de dispositifs chiffrés, appelée An0m. Celle-ci s'est développée jusqu'à fournir un service à plus de 12.000 téléphones théoriquement inviolables pour plus de 300 groupes...

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Ransomwares : une menace qui bénéficie surtout aux sociétés de sécurité informatique07c4995d-b47f-41d8-8329-752c94a5ce10http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210609_092930_Ransomwares___une_menace_qui_beneficie_surtout_aux_societes_de_securite_informatiqueWed, 09 Jun 2021 09:29:30 +0200

L'agitation médiatique masque des chiffres ridicules

Le département de la justice aux USA vient d'annoncer avoir récupéré une partie de la rançon en Bitcoin demandée lors de l'attaque contre Colonial Pipeline. Les chiffres montrent que les cyber malfaiteurs sont encore des petits joueurs.

Le site de leaks du groupe Clop

Au cours d'une conférence de presse en « live », lundi 7 juin, le département de la justice a annoncé avoir saisi un portefeuille en Bitcoin pour un montant de 63,7 Bitcoins. Au cours du jour, cela représente à peu près 1,8 million d'euros. Le groupe DarkSide, avait, début mai, paralysé une partie des activité de Colonial Pipeline, une entreprise exploitant un important oléoduc transportant des hydrocarbures depuis Houston au Texas jusqu'au port de New York aux États-Unis. Le ransomware a même causé une légère pénurie d'essence sur la côte Est des États-Unis. De quoi relancer dans la presse et au sein du gouvernement le discours sur la nécessaire « protection des infrastructures essentielles du pays ». Impossible de ne pas réagir...

« Il n'existe aucun endroit hors de portée du FBI pour dissimuler des fonds illicites qui nous empêchera d'imposer des risques et des conséquences aux cyberacteurs malveillants. » a indiqué le vice-directeur du FBI, Paul Abbate. Une menace précise : nous n'avons pas de limites lorsque l'on touche à nos infrastructures essentielles. Le FBI a par ailleurs précisé être en possession de la clef privée permettant d'avoir accès aux fonds contenus dans ce portefeuille. Les experts se perdent cependant en conjectures sur la manière dont cette clef a été récupérée par les agents. Le FBI se retranche derrière un secret nécessaires pour protéger ses futures enquêtes pour éviter de répondre à cette question qui fâche. Ce...

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L'agitation médiatique masque des chiffres ridicules

Le département de la justice aux USA vient d'annoncer avoir récupéré une partie de la rançon en Bitcoin demandée lors de l'attaque contre Colonial Pipeline. Les chiffres montrent que les cyber malfaiteurs sont encore des petits joueurs.

Le site de leaks du groupe Clop

Au cours d'une conférence de presse en « live », lundi 7 juin, le département de la justice a annoncé avoir saisi un portefeuille en Bitcoin pour un montant de 63,7 Bitcoins. Au cours du jour, cela représente à peu près 1,8 million d'euros. Le groupe DarkSide, avait, début mai, paralysé une partie des activité de Colonial Pipeline, une entreprise exploitant un important oléoduc transportant des hydrocarbures depuis Houston au Texas jusqu'au port de New York aux États-Unis. Le ransomware a même causé une légère pénurie d'essence sur la côte Est des États-Unis. De quoi relancer dans la presse et au sein du gouvernement le discours sur la nécessaire « protection des infrastructures essentielles du pays ». Impossible de ne pas réagir...

« Il n'existe aucun endroit hors de portée du FBI pour dissimuler des fonds illicites qui nous empêchera d'imposer des risques et des conséquences aux cyberacteurs malveillants. » a indiqué le vice-directeur du FBI, Paul Abbate. Une menace précise : nous n'avons pas de limites lorsque l'on touche à nos infrastructures essentielles. Le FBI a par ailleurs précisé être en possession de la clef privée permettant d'avoir accès aux fonds contenus dans ce portefeuille. Les experts se perdent cependant en conjectures sur la manière dont cette clef a été récupérée par les agents. Le FBI se retranche derrière un secret nécessaires pour protéger ses futures enquêtes pour éviter de répondre à cette question qui fâche. Ce...

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Désinformation, fake news : l'UE découvre que... c'est compliqué...b3f8ee63-ce5e-4844-91e1-b4ba751781b5http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210608_101722_Desinformation__fake_news___l_UE_decouvre_que..._c_est_complique...Tue, 08 Jun 2021 10:17:22 +0200

La France, elle, s'en rendra compte dans quelques années

La Cour des comptes européenne tire le bilan de l'action de l'UE en matière de lutte contre la désinformation. Pour l'instant, ce n'est pas très efficace. La France, elle, annonce la création d'une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information en provenance de l'étranger. Elle fera sans doute le même constat dans deux ans...

Rare photo de la cyber-armée nord-coréenne - D.R.

Qu'on se le dise, c'est grave. La désinformation prend des proportions dantesques. Le Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Stéphane Bouillon, a annoncé la création d'une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information en provenance de l'étranger qui sera dotée d'une soixantaine d'experts. C'est une volonté présidentielle qui se concrétisera en septembre. Il faudra sans doute quelques années à la France pour comprendre que la lutte contre la désinformation... c'est compliqué. Un constat que vient de tirer la Cour des comptes européenne. Si l'UE a bien publié un plan d'action contre la désinformation en 2018, puis, en décembre 2020, un plan d'action pour la démocratie européenne, qui prévoit lui aussi des mesures de lutte contre la désinformation, « sans préciser clairement comment il s'articule avec le plan d'action de 2018 », la Cour des comptes estime que tout cela n'a pas été bien efficace et surtout est resté bien flou.

« S'il a été bien conçu au départ, ce plan s'avère incomplet. Sa mise en œuvre est globalement en bonne voie, mais il ne suffit pas à contrer les menaces émergentes », estiment le rapport de la Cour des comptes. En termes d'amélioration, les experts estiment que « les États membres doivent s'impliquer davantage, par exemple dans le système d'alerte rapide. Il faut aussi améliorer le suivi des plateformes en ligne, renforcer...

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La France, elle, s'en rendra compte dans quelques années

La Cour des comptes européenne tire le bilan de l'action de l'UE en matière de lutte contre la désinformation. Pour l'instant, ce n'est pas très efficace. La France, elle, annonce la création d'une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information en provenance de l'étranger. Elle fera sans doute le même constat dans deux ans...

Rare photo de la cyber-armée nord-coréenne - D.R.

Qu'on se le dise, c'est grave. La désinformation prend des proportions dantesques. Le Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Stéphane Bouillon, a annoncé la création d'une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information en provenance de l'étranger qui sera dotée d'une soixantaine d'experts. C'est une volonté présidentielle qui se concrétisera en septembre. Il faudra sans doute quelques années à la France pour comprendre que la lutte contre la désinformation... c'est compliqué. Un constat que vient de tirer la Cour des comptes européenne. Si l'UE a bien publié un plan d'action contre la désinformation en 2018, puis, en décembre 2020, un plan d'action pour la démocratie européenne, qui prévoit lui aussi des mesures de lutte contre la désinformation, « sans préciser clairement comment il s'articule avec le plan d'action de 2018 », la Cour des comptes estime que tout cela n'a pas été bien efficace et surtout est resté bien flou.

« S'il a été bien conçu au départ, ce plan s'avère incomplet. Sa mise en œuvre est globalement en bonne voie, mais il ne suffit pas à contrer les menaces émergentes », estiment le rapport de la Cour des comptes. En termes d'amélioration, les experts estiment que « les États membres doivent s'impliquer davantage, par exemple dans le système d'alerte rapide. Il faut aussi améliorer le suivi des plateformes en ligne, renforcer...

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Elections locales pour pollution départementalec7c87ef2-1d70-46c1-aaee-ef2554e2fbb7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210604_132801_Elections_locales_pour_pollution_departementaleFri, 04 Jun 2021 13:28:01 +0200

Comme une grosse tache sur la photo…

Bienvenue à La Rochelle! Les îles, le vieux port, les tours, les couleurs du ciel ou de l'eau, voyez comme ici tout est propre et beau. Puis il y a Aytré. Une petite commune voisine, tout aussi charmante, mais dont les meurtrissures du trait de côte cadrent moins avec la carte postale.

Beau comme le vieux port de la Rochelle. - Reflets

Élections pièges à cons, préfaçait Jean-Paul Sartre dans les années 70. Simple coïncidence chronologique, c'est à cette même époque que le port de plaisance des Minimes émergeait à La Rochelle. Compte tenu de l'actualité on pourrait presque y entrevoir un singulier rapport. D'un coté un isoloir à rideau fermé que l'écrivain considérait comme une chambre noire où tout serait permis: «Personne ne te voit, tu ne dépends que de toi-même, tu vas décider dans l’isolement et, par la suite, tu pourras cacher ta décision ou mentir». De l'autre, un trou bleu à ciel ouvert considéré par certains comme un dépotoir où tout serait, là aussi, permis. Ce fameux trou bleu c'est justement l'ancienne carrière d'où furent prélevés les blocs de calcaire nécessaires à l'édification du port. Jamais rebouchée la cavité se trouve aujourd'hui au centre de toutes les discussions, de toutes les attentions, de toutes les pollutions également. Pour en arriver là, combien de bonnes consciences politiques se sont cachées derrière le rideau en jurant de s'occuper de l'affaire -par la suite-. La suite vient probablement de s'écrire à l'approche des régionales et des départementales: élections, piège à pollution? Ce n'est peut-être pas si con, car le fond des urnes s'est déjà tapissée de réactions outrées et d'engagements plus ou moins solennels.

De la carrière de la pointe de Roux au port des minimes - Reflets
De la carrière de la pointe de Roux au port des minimes - Reflets

Loin des yeux mais près du...

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Comme une grosse tache sur la photo…

Bienvenue à La Rochelle! Les îles, le vieux port, les tours, les couleurs du ciel ou de l'eau, voyez comme ici tout est propre et beau. Puis il y a Aytré. Une petite commune voisine, tout aussi charmante, mais dont les meurtrissures du trait de côte cadrent moins avec la carte postale.

Beau comme le vieux port de la Rochelle. - Reflets

Élections pièges à cons, préfaçait Jean-Paul Sartre dans les années 70. Simple coïncidence chronologique, c'est à cette même époque que le port de plaisance des Minimes émergeait à La Rochelle. Compte tenu de l'actualité on pourrait presque y entrevoir un singulier rapport. D'un coté un isoloir à rideau fermé que l'écrivain considérait comme une chambre noire où tout serait permis: «Personne ne te voit, tu ne dépends que de toi-même, tu vas décider dans l’isolement et, par la suite, tu pourras cacher ta décision ou mentir». De l'autre, un trou bleu à ciel ouvert considéré par certains comme un dépotoir où tout serait, là aussi, permis. Ce fameux trou bleu c'est justement l'ancienne carrière d'où furent prélevés les blocs de calcaire nécessaires à l'édification du port. Jamais rebouchée la cavité se trouve aujourd'hui au centre de toutes les discussions, de toutes les attentions, de toutes les pollutions également. Pour en arriver là, combien de bonnes consciences politiques se sont cachées derrière le rideau en jurant de s'occuper de l'affaire -par la suite-. La suite vient probablement de s'écrire à l'approche des régionales et des départementales: élections, piège à pollution? Ce n'est peut-être pas si con, car le fond des urnes s'est déjà tapissée de réactions outrées et d'engagements plus ou moins solennels.

De la carrière de la pointe de Roux au port des minimes - Reflets
De la carrière de la pointe de Roux au port des minimes - Reflets

Loin des yeux mais près du...

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Les Cyber-Contes : Phineas Fisher l'ancienf6312a89-fcb9-4080-a753-25055734d773http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210603_142447_Les_Cyber-Contes___Phineas_Fisher_l_ancienThu, 03 Jun 2021 14:24:47 +0200

100.000 dollars de récompense pour des fuites de données à caractère politique

Les lecteurs historiques de Reflets s'en souviennent, l'hacktivisme est apparu sur le devant de la scène en 2011. La vague des révolutions populaires dans les pays arabes battait son plein. Cette lame de fond donnait alors des idées aux révolutionnaires de tout poil, provoquant le mouvement des indignés en Espagne ou encore le mouvement "Occupy Wall Street" aux États-Unis. Malgré la répression, l'hacktivisme n'est pas mort.

"Depuis les montagnes du Sud Est Cybernétiques" - Phineas Fisher

Les vagues du "Printemps Arabe" ont aussi touché le monde des Internets, réveillant les geeks, un milieu pourtant peu connu pour sa politisation. Cette dynamique donnera naissance au mouvement Anonymous et au groupe LulzSec dont les attaques informatiques défraieront les chroniques mondiales. En 2012, le retournement du leader du groupe par le FBI conduit finalement à l'arrestation de huit de ses principaux co-conspirateurs dont Jeremy Hammond, le cyber-ennemi public numéro 1 aux États-Unis. Celui-ci écopera de 10 ans de prison; et le mouvement hacktiviste, sonné par cette infiltration en son cœur, se dispersera. Depuis, le monde du hacking est accaparé par les cyber-guéguerre entre grandes puissances. L'hacktivisme semble mort. Mais l'est-il vraiment ?

Il aura fallu attendre 2020 pour que le cyberespace se remette enfin à bouger. Et renaîtra de ses cendres, un mouvement hacktiviste moins tape à l'œil, héritier de la mouvance de 2011, et qui n'aura pas à rougir de la tâche accomplie. Mais pour débuter la narration de cette nouvelle cyber chronique, il faudra d'abord remonter dans le temps et aborder l'histoire d'un ancien, un hacker qui fera le lien entre plusieurs époques : Phineas Fisher.

Phineas Fisher (aussi connu sous le nom de Phineas Phisher) apparait en 2014 alors que les observateurs du mouvement Anonymous conviennent que celui-ci s'est éteint. Les arrestations au cœur du mouvement de 2012 ont achevé le travail de...

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100.000 dollars de récompense pour des fuites de données à caractère politique

Les lecteurs historiques de Reflets s'en souviennent, l'hacktivisme est apparu sur le devant de la scène en 2011. La vague des révolutions populaires dans les pays arabes battait son plein. Cette lame de fond donnait alors des idées aux révolutionnaires de tout poil, provoquant le mouvement des indignés en Espagne ou encore le mouvement "Occupy Wall Street" aux États-Unis. Malgré la répression, l'hacktivisme n'est pas mort.

"Depuis les montagnes du Sud Est Cybernétiques" - Phineas Fisher

Les vagues du "Printemps Arabe" ont aussi touché le monde des Internets, réveillant les geeks, un milieu pourtant peu connu pour sa politisation. Cette dynamique donnera naissance au mouvement Anonymous et au groupe LulzSec dont les attaques informatiques défraieront les chroniques mondiales. En 2012, le retournement du leader du groupe par le FBI conduit finalement à l'arrestation de huit de ses principaux co-conspirateurs dont Jeremy Hammond, le cyber-ennemi public numéro 1 aux États-Unis. Celui-ci écopera de 10 ans de prison; et le mouvement hacktiviste, sonné par cette infiltration en son cœur, se dispersera. Depuis, le monde du hacking est accaparé par les cyber-guéguerre entre grandes puissances. L'hacktivisme semble mort. Mais l'est-il vraiment ?

Il aura fallu attendre 2020 pour que le cyberespace se remette enfin à bouger. Et renaîtra de ses cendres, un mouvement hacktiviste moins tape à l'œil, héritier de la mouvance de 2011, et qui n'aura pas à rougir de la tâche accomplie. Mais pour débuter la narration de cette nouvelle cyber chronique, il faudra d'abord remonter dans le temps et aborder l'histoire d'un ancien, un hacker qui fera le lien entre plusieurs époques : Phineas Fisher.

Phineas Fisher (aussi connu sous le nom de Phineas Phisher) apparait en 2014 alors que les observateurs du mouvement Anonymous conviennent que celui-ci s'est éteint. Les arrestations au cœur du mouvement de 2012 ont achevé le travail de...

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Ministère de l'Intérieur : un questionnaire cousu de fil brun6029f663-59ce-48a0-8fa7-4d0da2b50f9ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210602_171624_Ministere_de_l_Interieur___un_questionnaire_cousu_de_fil_brunWed, 02 Jun 2021 17:16:24 +0200

Pour connaître votre sentiment sur l'insécurité...

Comme si la sécurité était une question de "sentiment" ou de "ressenti"... En tout cas, le résultat tombera à point nommé, un mois avant le premier tour de la présidentielle.

Quelle peur va-t-on agiter aujourd'hui ? - © Reflets - CC

Mais quel heureux hasard ! Figurez-vous que le ministère de l'intérieur, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), pour être précis, conduit actuellement une enquête auprès de 170.000 personnes tirées au sort par l'INSEE sur « le vécu et les opinions en matière de sécurité ». Coup de bol, cette enquête commencée en mars 2021 produira des résultats exploitables en... mars 2022. Pile-poil à la veille du premier tour de l'élection présidentielle d'avril. Une personne un peu simple d'esprit pourrait s'imaginer que l'insécurité est une affaire de statistiques pures (combien d'infractions, de crimes, etc.), le « le vécu », « les opinions » ou le « ressenti » n'ont donc rien à voir. Pourtant, le ministère, avec un financement de l'Union Européenne, a mandaté Ipsos pour conduire ce questionnaire. Mieux, répondre à cette enquête lorsque l'on est sélectionné est obligatoire...

« L’enquête statistique sur le vécu et les opinions en matière de sécurité est une enquête à caractère obligatoire reconnue d’intérêt général et de qualité statistique par le Conseil National de l’Information Statistique (CNIS). Elle répond au besoin de connaissance sur l’insécurité ressentie et les faits de délinquance subis par la population. La réalisation de cette enquête est une nécessité pour la mise en place de politiques publiques et leur évaluation. Ses résultats permettront notamment d’adapter l’action des pouvoirs publics pour...

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Pour connaître votre sentiment sur l'insécurité...

Comme si la sécurité était une question de "sentiment" ou de "ressenti"... En tout cas, le résultat tombera à point nommé, un mois avant le premier tour de la présidentielle.

Quelle peur va-t-on agiter aujourd'hui ? - © Reflets - CC

Mais quel heureux hasard ! Figurez-vous que le ministère de l'intérieur, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), pour être précis, conduit actuellement une enquête auprès de 170.000 personnes tirées au sort par l'INSEE sur « le vécu et les opinions en matière de sécurité ». Coup de bol, cette enquête commencée en mars 2021 produira des résultats exploitables en... mars 2022. Pile-poil à la veille du premier tour de l'élection présidentielle d'avril. Une personne un peu simple d'esprit pourrait s'imaginer que l'insécurité est une affaire de statistiques pures (combien d'infractions, de crimes, etc.), le « le vécu », « les opinions » ou le « ressenti » n'ont donc rien à voir. Pourtant, le ministère, avec un financement de l'Union Européenne, a mandaté Ipsos pour conduire ce questionnaire. Mieux, répondre à cette enquête lorsque l'on est sélectionné est obligatoire...

« L’enquête statistique sur le vécu et les opinions en matière de sécurité est une enquête à caractère obligatoire reconnue d’intérêt général et de qualité statistique par le Conseil National de l’Information Statistique (CNIS). Elle répond au besoin de connaissance sur l’insécurité ressentie et les faits de délinquance subis par la population. La réalisation de cette enquête est une nécessité pour la mise en place de politiques publiques et leur évaluation. Ses résultats permettront notamment d’adapter l’action des pouvoirs publics pour...

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Vous préférez un État policier ou l'extrême-droite ?83adad40-9edc-4b5a-b998-89dda3d5d09ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210531_172303_Vous_preferez_un_Etat_policier_ou_l_extreme-droite__Mon, 31 May 2021 17:23:03 +0200

Les élections approchent, il va falloir choisir...

C'est une course à l'échalote. Qui d'Emmanuel Macron, de Gérald Darmanin, d'Olivier Faure ou du fantôme Manuel Valls, parviendra à flatter au mieux l'électorat d'extrême-droite. L'urgence électorale de 2022 va-t-elle précipiter la construction d'un État policier ?

Des hordes de sauvages fondent sur la Démocratie. Sont-ils ceux que l'on croit ? - D.R.

Les plus anciens se souviennent de Papy Voise. La droitisation des discours, la « sécurité » imposée par les politiques et les médias, dans une danse infernale, comme nouveau paradigme, ce n'est pas nouveau. Combien de temps a duré, depuis la dernière guerre mondiale, la période pendant laquelle les politiques ont privilégié l'amélioration des conditions de vie, le rêve d'une société plus juste, plus égalitaire, l'espoir d'un système économique qui ne privilégie pas 1% de la population et les entreprises ? En étant réalistes, on devrait pouvoir tabler sur deux années. Rien ne change, donc mais l'on assiste à une accélération du délire sécuritaire, au détriment de la démocratie qui n'en est plus tout à fait une.

Plus de bleu. L'essentiel est que ce ne soit pas du noir...
Plus de bleu. L'essentiel est que ce ne soit pas du noir...

D'Éric Ciotti, hystérique de la « sécurité » à Didier Lallemant, heureux papa d'une nouvelle équipe de voltigeurs en passant par François Rebsamen à gauche qui a armé sa police municipale à Dijon, tout le spectre politique rivalise de propositions pour militariser, pour étendre les capacités de la police, comme si du jour au lendemain, nous avions été plongés dans un univers à la Mad Max. Comme si la démocratie était en péril, livrée à une horde de sauvages faisant fi de toutes les lois.

La militarisation des forces de l'ordre est ancienne également. Entre un CRS en combinaison bleue, sans autres protection que son bouclier et son casque dans les années 90 et...

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Les élections approchent, il va falloir choisir...

C'est une course à l'échalote. Qui d'Emmanuel Macron, de Gérald Darmanin, d'Olivier Faure ou du fantôme Manuel Valls, parviendra à flatter au mieux l'électorat d'extrême-droite. L'urgence électorale de 2022 va-t-elle précipiter la construction d'un État policier ?

Des hordes de sauvages fondent sur la Démocratie. Sont-ils ceux que l'on croit ? - D.R.

Les plus anciens se souviennent de Papy Voise. La droitisation des discours, la « sécurité » imposée par les politiques et les médias, dans une danse infernale, comme nouveau paradigme, ce n'est pas nouveau. Combien de temps a duré, depuis la dernière guerre mondiale, la période pendant laquelle les politiques ont privilégié l'amélioration des conditions de vie, le rêve d'une société plus juste, plus égalitaire, l'espoir d'un système économique qui ne privilégie pas 1% de la population et les entreprises ? En étant réalistes, on devrait pouvoir tabler sur deux années. Rien ne change, donc mais l'on assiste à une accélération du délire sécuritaire, au détriment de la démocratie qui n'en est plus tout à fait une.

Plus de bleu. L'essentiel est que ce ne soit pas du noir...
Plus de bleu. L'essentiel est que ce ne soit pas du noir...

D'Éric Ciotti, hystérique de la « sécurité » à Didier Lallemant, heureux papa d'une nouvelle équipe de voltigeurs en passant par François Rebsamen à gauche qui a armé sa police municipale à Dijon, tout le spectre politique rivalise de propositions pour militariser, pour étendre les capacités de la police, comme si du jour au lendemain, nous avions été plongés dans un univers à la Mad Max. Comme si la démocratie était en péril, livrée à une horde de sauvages faisant fi de toutes les lois.

La militarisation des forces de l'ordre est ancienne également. Entre un CRS en combinaison bleue, sans autres protection que son bouclier et son casque dans les années 90 et...

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La stratégie de vaccination anticovid laisse de côté 20 % de la population c26208b9-6119-4c25-ba39-387076a46616http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210530_201405_La_strategie_de_vaccination_anticovid_laisse_de_cote_20___de_la_population_Sun, 30 May 2021 20:14:05 +0200

Le collectif Nos services publics décrypte une politique vaccinale créatrice d'inégalités

Une note du collectif Nos services publics montre que nombre des plus fragiles ont été oubliés, en raison de la faiblesse de notre système de santé publique et de la politique de vaccination mise en place.

Message dans le centre de vaccination de l'Hôtel dieu en mars 2021 - © Reflets - CC

Après Médiapart qui a analysé les données de l'Assurance Maladie sur la vaccination contre le Covid, c'est au tour du collectif Nos services publics d'enfoncer le clou... ou plutôt l'aiguille.

Les données de l'Assurance Maladie montrent entre autres que la Seine-Saint-Denis a peu vacciné les plus de 75 ans. Plus encore, ce département urbain, jeune et pauvre est en retard sur la vaccination dans toutes les classes d’âge. Les acteurs et les politiques de Seine-Saint-Denis avaient déjà noté que les créneaux de vaccination dans le 93 avait été pris d'assaut par les Parisiens ou des habitants des départements voisins plus agiles sur Internet pour réserver leur place.

Dans une note d'une vingtaine de pages, les membres du collectif reviennent sur la stratégie mise en place jusqu'ici et énoncent des recommandations pour mieux toucher les personnes prioritaires qui ont échappé à la vaccination.

L'aplatissement des priorités pour la vaccination a conduit à laisser une partie de la population de côté, énonce le collectif. «Dans un contexte de limitation du nombre de doses, la stratégie vaccinale déployée en France a conduit à prioriser les publics les plus fragiles, en particulier les personnes âgées, et ce afin de limiter la mortalité induite par le virus. La vaccination large de l'ensemble de la population était un objectif annoncé pour le 2e temps de la campagne vaccinale : elle vise à endiguer la circulation virale pour limiter...

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Le collectif Nos services publics décrypte une politique vaccinale créatrice d'inégalités

Une note du collectif Nos services publics montre que nombre des plus fragiles ont été oubliés, en raison de la faiblesse de notre système de santé publique et de la politique de vaccination mise en place.

Message dans le centre de vaccination de l'Hôtel dieu en mars 2021 - © Reflets - CC

Après Médiapart qui a analysé les données de l'Assurance Maladie sur la vaccination contre le Covid, c'est au tour du collectif Nos services publics d'enfoncer le clou... ou plutôt l'aiguille.

Les données de l'Assurance Maladie montrent entre autres que la Seine-Saint-Denis a peu vacciné les plus de 75 ans. Plus encore, ce département urbain, jeune et pauvre est en retard sur la vaccination dans toutes les classes d’âge. Les acteurs et les politiques de Seine-Saint-Denis avaient déjà noté que les créneaux de vaccination dans le 93 avait été pris d'assaut par les Parisiens ou des habitants des départements voisins plus agiles sur Internet pour réserver leur place.

Dans une note d'une vingtaine de pages, les membres du collectif reviennent sur la stratégie mise en place jusqu'ici et énoncent des recommandations pour mieux toucher les personnes prioritaires qui ont échappé à la vaccination.

L'aplatissement des priorités pour la vaccination a conduit à laisser une partie de la population de côté, énonce le collectif. «Dans un contexte de limitation du nombre de doses, la stratégie vaccinale déployée en France a conduit à prioriser les publics les plus fragiles, en particulier les personnes âgées, et ce afin de limiter la mortalité induite par le virus. La vaccination large de l'ensemble de la population était un objectif annoncé pour le 2e temps de la campagne vaccinale : elle vise à endiguer la circulation virale pour limiter...

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La Colombie entre dans la valse des révoltes sud-américaines5192ebbc-d653-4b57-aba0-0c7af1ef690dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210528_092434_La_Colombie_entre_dans_la_valse_des_revoltes_sud-americainesFri, 28 May 2021 09:24:34 +0200

La répression est féroce

Cet article nous parvient de Colombie, d'un voyageur, photographe et observateur. L'occasion de prendre la température de la rue Colombienne au moment ou ce pays vit une mobilisation massive d'un type nouveau et où la répression est sanglante.

Conseil de rue à Arménia - https://www.instagram.com/neotravelling

Inspirée par les révoltes de 2019 au Chili, la jeunesse, alliée aux classes défavorisées, a lancé une grève nationale qui dure depuis plusieurs semaines maintenant. Avec autoroutes et ports bloqués, la capitale Bogota assiégée par des blocages sur ses 36 entrées et manifestations massives et pacifiques se succédant, jours après jour dans tous le pays. Ce mouvement a été réprimé dans le sang avec plus de 41 morts civils (officiels) et de nombreux disparus.

L'auteur écrit d'Arménia, la capitale de l'État de Quinido, une ville de 300.000 habitants située dans le cœur de la région prospère de "Cafetero", la région du café. Témoignage.


Écrire sur la Colombie n'est pas une tâche aisée. Cela fait deux ans que j'habite ici, je suis Argentin et j'ai dû m'habituer aux coutumes, aux dictons, à l'argot. Cela n'a pas été trop compliqué, mon épouse est colombienne et en quatre ans de voyage ensemble, j'ai beaucoup appris, je pourrais même dire que je connais mieux le pays qu'un Colombien moyen.

Nous avons traversé le pays depuis le centre jusqu'au Nord, arrivant jusqu'à la frontière avec le Panama. En chemin, nous avons vécu dans des "zones chaudes" mal connues. Zones dans lesquelles, à certains moments, la guérilla, les forces paramilitaires et les cartels de la drogue ont maintenu la population dans un calvaire permanent.

On nous a dit que cette époque était révolue et qu'il n'y avait plus de danger. Mais...

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La répression est féroce

Cet article nous parvient de Colombie, d'un voyageur, photographe et observateur. L'occasion de prendre la température de la rue Colombienne au moment ou ce pays vit une mobilisation massive d'un type nouveau et où la répression est sanglante.

Conseil de rue à Arménia - https://www.instagram.com/neotravelling

Inspirée par les révoltes de 2019 au Chili, la jeunesse, alliée aux classes défavorisées, a lancé une grève nationale qui dure depuis plusieurs semaines maintenant. Avec autoroutes et ports bloqués, la capitale Bogota assiégée par des blocages sur ses 36 entrées et manifestations massives et pacifiques se succédant, jours après jour dans tous le pays. Ce mouvement a été réprimé dans le sang avec plus de 41 morts civils (officiels) et de nombreux disparus.

L'auteur écrit d'Arménia, la capitale de l'État de Quinido, une ville de 300.000 habitants située dans le cœur de la région prospère de "Cafetero", la région du café. Témoignage.


Écrire sur la Colombie n'est pas une tâche aisée. Cela fait deux ans que j'habite ici, je suis Argentin et j'ai dû m'habituer aux coutumes, aux dictons, à l'argot. Cela n'a pas été trop compliqué, mon épouse est colombienne et en quatre ans de voyage ensemble, j'ai beaucoup appris, je pourrais même dire que je connais mieux le pays qu'un Colombien moyen.

Nous avons traversé le pays depuis le centre jusqu'au Nord, arrivant jusqu'à la frontière avec le Panama. En chemin, nous avons vécu dans des "zones chaudes" mal connues. Zones dans lesquelles, à certains moments, la guérilla, les forces paramilitaires et les cartels de la drogue ont maintenu la population dans un calvaire permanent.

On nous a dit que cette époque était révolue et qu'il n'y avait plus de danger. Mais...

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Emploi à domicile : comment Bercy a enterré la réforme de la niche fiscale3896f367-8929-4bd3-aa4e-d2d8f2cd310fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210526_163647_Emploi_a_domicile___comment_Bercy_a_enterre_la_reforme_de_la_niche_fiscaleWed, 26 May 2021 16:36:47 +0200

La députée Émilie Cariou , ex-LREM témoigne

Macroniste repentie, la députée Émilie Cariou a voulu en 2019 réformer la niche fiscale pour l’emploi à domicile, coûteuse et inégalitaire. Elle raconte à Reflets comment elle s’est retrouvée confrontée au lobbying patronal et aux intérêts personnels de députés de la majorité, conduisant Bercy à enterrer sa proposition.

Émilie Cariou - Didier Plowy/Ministère de la Culture et de la Communication - Wikipedia - CC BY-SA 3.0 FR

Les niches fiscales sont « de plus en plus coûteuses ». Ce constat, c’est une institution peu soupçonnable de bolchévisme, la Cour des comptes, qui le tirait dans son rapport sur le budget de l’État en 2019 : cette année-là, les 474 « dépenses fiscales » existantes, selon l’expression consacrée par l’administration, représentaient 99,4 milliards d’euros, contre 72,1 milliards en 2013. Troisième niche la plus coûteuse, le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile représentait à lui seul une dépense de 5 milliards d’euros en 2020.

Concrètement, ce dispositif unique au monde permet à toute personne employant un salarié à domicile de se voir reverser 50 % des salaires et charges de son employé, dans la limite de 12 000 euros par an, avec des majorations possibles dans certains cas. Ce crédit d’impôt peut s’appliquer à des types de services très divers, de la garde des enfants au ménage en passant par l’assistance aux personnes âgées ou handicapées mais aussi le jardinage, le soutien scolaire, l’assistance informatique ou administrative ou même le coaching sportif.

« C’est l’État qui paie des domestiques à des gens fortunés »

La députée ex-LREM de la Meuse Émilie Cariou, qui a passé l’essentiel de sa carrière au ministère de l'Économie et des Finances, découvre l’existence de cette niche à l’été 2019. En plein mouvement des gilets jaunes, qui réclament une plus grande justice fiscale et sociale, elle cherche des moyens de financer des baisses de l’impôt sur le...

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La députée Émilie Cariou , ex-LREM témoigne

Macroniste repentie, la députée Émilie Cariou a voulu en 2019 réformer la niche fiscale pour l’emploi à domicile, coûteuse et inégalitaire. Elle raconte à Reflets comment elle s’est retrouvée confrontée au lobbying patronal et aux intérêts personnels de députés de la majorité, conduisant Bercy à enterrer sa proposition.

Émilie Cariou - Didier Plowy/Ministère de la Culture et de la Communication - Wikipedia - CC BY-SA 3.0 FR

Les niches fiscales sont « de plus en plus coûteuses ». Ce constat, c’est une institution peu soupçonnable de bolchévisme, la Cour des comptes, qui le tirait dans son rapport sur le budget de l’État en 2019 : cette année-là, les 474 « dépenses fiscales » existantes, selon l’expression consacrée par l’administration, représentaient 99,4 milliards d’euros, contre 72,1 milliards en 2013. Troisième niche la plus coûteuse, le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile représentait à lui seul une dépense de 5 milliards d’euros en 2020.

Concrètement, ce dispositif unique au monde permet à toute personne employant un salarié à domicile de se voir reverser 50 % des salaires et charges de son employé, dans la limite de 12 000 euros par an, avec des majorations possibles dans certains cas. Ce crédit d’impôt peut s’appliquer à des types de services très divers, de la garde des enfants au ménage en passant par l’assistance aux personnes âgées ou handicapées mais aussi le jardinage, le soutien scolaire, l’assistance informatique ou administrative ou même le coaching sportif.

« C’est l’État qui paie des domestiques à des gens fortunés »

La députée ex-LREM de la Meuse Émilie Cariou, qui a passé l’essentiel de sa carrière au ministère de l'Économie et des Finances, découvre l’existence de cette niche à l’été 2019. En plein mouvement des gilets jaunes, qui réclament une plus grande justice fiscale et sociale, elle cherche des moyens de financer des baisses de l’impôt sur le...

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Allez, pu-putsch panier, pa-pattes en rond !3a10ac0f-dea2-4c37-9a82-95deeac5217bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210525_102444_Allez__pu-putsch_panier__pa-pattes_en_rond__Tue, 25 May 2021 10:24:44 +0200

Après les tribunes des militaires dans Valeurs actuelles

L'armée française, une armée de putschistes ? Plutôt l'agitation d'un quarteron de généraux en charentaises et d'une poignée de courageux militaires d'active anonymes. Mais comme le coup de pression de policiers devant l'Assemblée Nationale, ces tribunes traduisent surtout le climat nauséabond du moment avant les présidentielles.

Pa-pattes en rond... - CC

Rien de moins qu'un appel voilé à un putsch de leurs « camarades d'active » pour la défense « de nos valeurs civilisationnelles » et « la sauvegarde de nos compatriotes ». Cette tribune d'une vingtaine de généraux et de militaires essentiellement de seconde section (retraités) le 21 avril publiée dans Valeurs Actuelles a fait couler beaucoup d’encre et de salive. D'autant plus qu'elle a été suivie d'une seconde le 11 mai, cette fois de miliaires courageusement anonymes. Eh oui, il n'y a pas que Mediapart qui sait feuilletonner, il y a aussi l'extrême droite. Surtout qu'ils ont porte-ouvertes sur CNews.

«Si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national», écrivaient mes militaires en charentaises. Immédiatement, comme dans une pièce de théâtre, Marine Le Pen les appelait à les rejoindre pour «pour prendre part à la bataille qui s’ouvre, certes politique et pacifique, mais avant tout la bataille de la France». Le général François Lecointre, chef d’état-major des Armées s’est dit «révulsé» par l’appel à l’armée d’active et a promis des sanctions.

Rebelote cette fois avec des militaires en service actif anonyme. «Afghanistan, Mali, Centrafrique ou ailleurs, un certain nombre d’entre...

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Après les tribunes des militaires dans Valeurs actuelles

L'armée française, une armée de putschistes ? Plutôt l'agitation d'un quarteron de généraux en charentaises et d'une poignée de courageux militaires d'active anonymes. Mais comme le coup de pression de policiers devant l'Assemblée Nationale, ces tribunes traduisent surtout le climat nauséabond du moment avant les présidentielles.

Pa-pattes en rond... - CC

Rien de moins qu'un appel voilé à un putsch de leurs « camarades d'active » pour la défense « de nos valeurs civilisationnelles » et « la sauvegarde de nos compatriotes ». Cette tribune d'une vingtaine de généraux et de militaires essentiellement de seconde section (retraités) le 21 avril publiée dans Valeurs Actuelles a fait couler beaucoup d’encre et de salive. D'autant plus qu'elle a été suivie d'une seconde le 11 mai, cette fois de miliaires courageusement anonymes. Eh oui, il n'y a pas que Mediapart qui sait feuilletonner, il y a aussi l'extrême droite. Surtout qu'ils ont porte-ouvertes sur CNews.

«Si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national», écrivaient mes militaires en charentaises. Immédiatement, comme dans une pièce de théâtre, Marine Le Pen les appelait à les rejoindre pour «pour prendre part à la bataille qui s’ouvre, certes politique et pacifique, mais avant tout la bataille de la France». Le général François Lecointre, chef d’état-major des Armées s’est dit «révulsé» par l’appel à l’armée d’active et a promis des sanctions.

Rebelote cette fois avec des militaires en service actif anonyme. «Afghanistan, Mali, Centrafrique ou ailleurs, un certain nombre d’entre...

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Cessez-le-feu fragile entre les Palestiniens et Israëla0d73a36-1517-40b7-b91b-c1cf0d7a546ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210522_161801_Cessez-le-feu_fragile_entre_les_Palestiniens_et_IsraelSat, 22 May 2021 16:18:01 +0200

Après onze jours de conflit, chaque camp revendique la victoire

Dans la bande de Gaza, les Palestiniens ont célébré dans la liesse la fin des combats, mais aussi mis en terre les derniers morts. Le bilan humain est de 260 morts, dont 12 Israéliens. Les diplomates se pressent pour éviter une reprise des affrontements. Reportage.

La foule a envahi les rues après l'annonce du cessez-le-feu - © Islam Idhair

C’est une explosion de joie dans toute la bande de Gaza qui a salué l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi à 2h00 du matin (1h00 heure française). Rafah, la grande ville proche de la frontière Égyptienne, n’a pas fait exception. Concert de klaxons, musique, chants patriotiques, des milliers de personnes ont défilé aux cris de: «Vive la Résistance!», «Vive le peuple palestinien!». Certaines portaient en triomphe une réplique en plastique de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

«Nous fêtons une grande victoire de la Résistance», s’exclame un manifestant. Quand nous lui rétorquons que les Palestiniens n’ont rien obtenu, il répond: «La Résistance a gagné car Israël n’a rien obtenu! Elle n’a pas assassiné de personnes importantes, toutes les roquettes n’ont pas été arrêtées, et pour la première fois l’ennemi n’a pas cherché à envahir notre territoire, car il a eu peur. Nous espérons que le cessez-le-feu va tenir, mais si nous sommes agressés, nous sommes prêts à reprendre le combat.» Un autre s’approche pour dire: «Nous sommes victorieux, malgré les morts et les destructions. On reconstruira pierre après pierre, on a l’habitude.»

Les manifestants ont créé une réplique de la mosquée al-Aqsa - © Islam Idhair
Les manifestants ont créé une réplique de la mosquée al-Aqsa - Islam Idhair

La journée avait commencé par des rumeurs de succès de la médiation égyptienne. Puis un porte-parole israélien a annoncé la prochaine cessation des hostilités avant que le chef du Hamas en exil au Qatar, Ismaïl Haniyeh, confirme la trêve vingt minutes plus tard. Des...

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Après onze jours de conflit, chaque camp revendique la victoire

Dans la bande de Gaza, les Palestiniens ont célébré dans la liesse la fin des combats, mais aussi mis en terre les derniers morts. Le bilan humain est de 260 morts, dont 12 Israéliens. Les diplomates se pressent pour éviter une reprise des affrontements. Reportage.

La foule a envahi les rues après l'annonce du cessez-le-feu - © Islam Idhair

C’est une explosion de joie dans toute la bande de Gaza qui a salué l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi à 2h00 du matin (1h00 heure française). Rafah, la grande ville proche de la frontière Égyptienne, n’a pas fait exception. Concert de klaxons, musique, chants patriotiques, des milliers de personnes ont défilé aux cris de: «Vive la Résistance!», «Vive le peuple palestinien!». Certaines portaient en triomphe une réplique en plastique de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

«Nous fêtons une grande victoire de la Résistance», s’exclame un manifestant. Quand nous lui rétorquons que les Palestiniens n’ont rien obtenu, il répond: «La Résistance a gagné car Israël n’a rien obtenu! Elle n’a pas assassiné de personnes importantes, toutes les roquettes n’ont pas été arrêtées, et pour la première fois l’ennemi n’a pas cherché à envahir notre territoire, car il a eu peur. Nous espérons que le cessez-le-feu va tenir, mais si nous sommes agressés, nous sommes prêts à reprendre le combat.» Un autre s’approche pour dire: «Nous sommes victorieux, malgré les morts et les destructions. On reconstruira pierre après pierre, on a l’habitude.»

Les manifestants ont créé une réplique de la mosquée al-Aqsa - © Islam Idhair
Les manifestants ont créé une réplique de la mosquée al-Aqsa - Islam Idhair

La journée avait commencé par des rumeurs de succès de la médiation égyptienne. Puis un porte-parole israélien a annoncé la prochaine cessation des hostilités avant que le chef du Hamas en exil au Qatar, Ismaïl Haniyeh, confirme la trêve vingt minutes plus tard. Des...

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Covid : « La situation n'est pas bonne mais on ne sait pas ce qui va se passer »41442659-64c3-484b-85d1-b010e33aa519http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210521_112848_Covid_______La_situation_n_est_pas_bonne_mais_on_ne_sait_pas_ce_qui_va_se_passer____Fri, 21 May 2021 11:28:48 +0200

L'épidémiologiste Catherine Hill fait un point sur l'épidémie

Le niveau de circulation du virus reste élevé, même si les indicateurs sont à la baisse. Catherine Hill s'inquiète que les leçons du fiasco de la stratégie de dépistage n'aient pas été tirées.

Terrasse parisienne, vendredi 21 mai 2021 - © Reflets

Alors, ce déconfinement, vous êtes allée en terrasse ?

Catherine Hill (rire) Non, la météo n'était pas très favorable... J'ai vu les images de ces regroupement. Les indicateurs continuent de descendre, mais le niveau de circulation du virus reste élevé. La question est : est ce que ça va tenir ou est-ce que la tendance va repartir à la hausse ?

Et votre avis pour cet été ?

On a actuellement 38 millions de personnes protégées sur 67 millions de Français : 12 millions ont eu le Covid, à la date du 18 mai 9,9 millions sont complètement vaccinés et 16,5 millions ont reçu leur première dose depuis 14 jours, donc sont partiellement immunisés.

Il reste donc 29 millions de personnes à risque, ce qui n'est pas rien. Sachant qu'on à toujours 24% des plus de 80 ans environ 20 % des plus de 75 ans et 48 % des 50-64 ans qui ne sont pas vaccinés, ça laisse pas mal de personnes non protégées.

Le nombre de personnes en réanimation reste aussi très élevé, avec 3844 personne au 19 mai. Mais il est difficile de savoir ce qui va se passer. Je me méfie des modèles qui proposent des prédictions car il y a de très nombreuses hypothèses à prendre en compte. La philosophie des modèles est utile, mais ça s'arrête là.

Ce qui est clair est qu'on continue de prendre les mauvais indicateurs pour gérer l'épidémie, en premier lieu le nombre de malades qu'on trouve. Ce n'est pas sérieux car le chiffre dépend de combien on teste de personnes.

Période où l'on peut contaminer - Catherine Hill
Période où l'on peut...

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L'épidémiologiste Catherine Hill fait un point sur l'épidémie

Le niveau de circulation du virus reste élevé, même si les indicateurs sont à la baisse. Catherine Hill s'inquiète que les leçons du fiasco de la stratégie de dépistage n'aient pas été tirées.

Terrasse parisienne, vendredi 21 mai 2021 - © Reflets

Alors, ce déconfinement, vous êtes allée en terrasse ?

Catherine Hill (rire) Non, la météo n'était pas très favorable... J'ai vu les images de ces regroupement. Les indicateurs continuent de descendre, mais le niveau de circulation du virus reste élevé. La question est : est ce que ça va tenir ou est-ce que la tendance va repartir à la hausse ?

Et votre avis pour cet été ?

On a actuellement 38 millions de personnes protégées sur 67 millions de Français : 12 millions ont eu le Covid, à la date du 18 mai 9,9 millions sont complètement vaccinés et 16,5 millions ont reçu leur première dose depuis 14 jours, donc sont partiellement immunisés.

Il reste donc 29 millions de personnes à risque, ce qui n'est pas rien. Sachant qu'on à toujours 24% des plus de 80 ans environ 20 % des plus de 75 ans et 48 % des 50-64 ans qui ne sont pas vaccinés, ça laisse pas mal de personnes non protégées.

Le nombre de personnes en réanimation reste aussi très élevé, avec 3844 personne au 19 mai. Mais il est difficile de savoir ce qui va se passer. Je me méfie des modèles qui proposent des prédictions car il y a de très nombreuses hypothèses à prendre en compte. La philosophie des modèles est utile, mais ça s'arrête là.

Ce qui est clair est qu'on continue de prendre les mauvais indicateurs pour gérer l'épidémie, en premier lieu le nombre de malades qu'on trouve. Ce n'est pas sérieux car le chiffre dépend de combien on teste de personnes.

Période où l'on peut contaminer - Catherine Hill
Période où l'on peut...

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A Gaza, les déplacés s'entassent dans les écoles des Nations Uniesb5f63acc-0855-4338-8bd4-a5d45cb42fb5http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210520_102645_A_Gaza__les_deplaces_s_entassent_dans_les_ecoles_des_Nations_UniesThu, 20 May 2021 10:26:45 +0200

L'aide de l'organisation internationale et des ONG se fait attendre

Des milliers de personnes sont en quête d'une sécurité toute relative dans les écoles de l'UNRWA. La vie s'organise tant bien de mal, entre crainte des bombes et du Covid. Reportage.

École de l'UNRWA à Gaza City

Une petite heure est normalement nécessaire pour se rendre de Rafah, la grande ville du Sud de Gaza, ma ville de résidence, à Gaza city. Mais là, très peu de trafic et encore moins d'embouteillages ; en moins d'une demi-heure la destination est atteinte. Depuis le début du conflits les habitants s'éloignent peu de chez eux.

Les bombardements ont poussé 52.000 Palestiniens hors de chez eux, selon les Nations Unies : des habitants de maisons toutes proches de la frontière et à portée de canon des chars israéliens, d'autres dont l'habitation a été endommagée ou détruite, et enfin certains simplement saisi par la peur. Beaucoup ont trouvé refuge dans les écoles de d'UNRWA, la mission des Nations Unies pour la Palestine, qui a ouvert ses établissements dès début des frappes aériennes. Comme à chaque guerre.

L'école primaire A du quartier El Mansar de Gaza est un grand bâtiment où prédominent le bleu et le blanc, couleurs du drapeau des Nations Unies. En quelques jours, 230 familles s'y sont précipitées, souvent en catastrophe. quelque 1250 personnes espérant échapper aux bombes. Mais le bleu de l'organisation internationale est une protection illusoire. En juillet 2014, une école similaire avait été frappée par les obus d'un char israélien provoquant la mort de 16 personnes.

Parmi eux, Qassem Brahim venu avec sa femme et ses quatre enfants du nord de la bande de Gaza. « Des combats non loin de chez moi ont éclaté, alors nous sommes...

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L'aide de l'organisation internationale et des ONG se fait attendre

Des milliers de personnes sont en quête d'une sécurité toute relative dans les écoles de l'UNRWA. La vie s'organise tant bien de mal, entre crainte des bombes et du Covid. Reportage.

École de l'UNRWA à Gaza City

Une petite heure est normalement nécessaire pour se rendre de Rafah, la grande ville du Sud de Gaza, ma ville de résidence, à Gaza city. Mais là, très peu de trafic et encore moins d'embouteillages ; en moins d'une demi-heure la destination est atteinte. Depuis le début du conflits les habitants s'éloignent peu de chez eux.

Les bombardements ont poussé 52.000 Palestiniens hors de chez eux, selon les Nations Unies : des habitants de maisons toutes proches de la frontière et à portée de canon des chars israéliens, d'autres dont l'habitation a été endommagée ou détruite, et enfin certains simplement saisi par la peur. Beaucoup ont trouvé refuge dans les écoles de d'UNRWA, la mission des Nations Unies pour la Palestine, qui a ouvert ses établissements dès début des frappes aériennes. Comme à chaque guerre.

L'école primaire A du quartier El Mansar de Gaza est un grand bâtiment où prédominent le bleu et le blanc, couleurs du drapeau des Nations Unies. En quelques jours, 230 familles s'y sont précipitées, souvent en catastrophe. quelque 1250 personnes espérant échapper aux bombes. Mais le bleu de l'organisation internationale est une protection illusoire. En juillet 2014, une école similaire avait été frappée par les obus d'un char israélien provoquant la mort de 16 personnes.

Parmi eux, Qassem Brahim venu avec sa femme et ses quatre enfants du nord de la bande de Gaza. « Des combats non loin de chez moi ont éclaté, alors nous sommes...

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Manifestation de policiers : les petits plats dans les grands88e909f1-32af-4fe9-9087-8075c94b6056http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210519_224447_Manifestation_de_policiers___les_petits_plats_dans_les_grandsWed, 19 May 2021 22:44:47 +0200

Tout avait été organisé pour bien accueillir les politiques

Venus en masse, les politiques de tous bords n'ont pas été déçus. Les manifestants avaient tout fait pour bien recevoir leurs nouveaux amis. Écrans géants, hauts parleurs dans les arbres, quai privatisé...

L'un des écrans géants, côté Assemblée. - © Reflets

On était loin des merguez de la CGT et du camion rose des gilets jaunes à Répu. La manifestation des policiers ce mercredi 19 mai 2021 en jetait. Les manifestants avaient privatisé le quai d'Orsay entre le pont de la concorde et le pont Alexandre III. Pas dégueu. Pour que tous les politiques venus apporter leur soutien à la police puissent entendre les discours et les chants, des hauts-parleurs avaient été accrochés dans les arbres tout le long du quai. Deux écrans géants retransmettaient les images de cette manifestation monstre d'environ 3000 personnes, 35.000 selon les syndicats... et la police, constituée principalement de policiers. Ils étaient venus de partout. Les bus s'étaient garés avenue du Maréchal Gallieni, aux Invalides où ils étaient sous surveillance de quelques camionnettes de gendarmes. Aucun risque de prendre une prune.

Non, franchement, c'était très bien organisé. A croire que tout le monde y avait mis du sien pour que tout soit au mieux : les syndicats policiers tout d'abord qui ont dû dépenser une véritable fortune en location de matériel. Deux écrans géants et les camions qui vont avec, les hauts-parleurs sur les arbres, la privatisation d'un quai illustre de Paris, face à l'Hôtel de Lassay et à l'Assemblée Nationale, l'électrification de tout le quai, des parapluies pour tous aux couleurs d'Alliance, le syndicat policier... On a les moyens dans la police. Mais la préfecture aussi avait filé un coup de pouce en...

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Tout avait été organisé pour bien accueillir les politiques

Venus en masse, les politiques de tous bords n'ont pas été déçus. Les manifestants avaient tout fait pour bien recevoir leurs nouveaux amis. Écrans géants, hauts parleurs dans les arbres, quai privatisé...

L'un des écrans géants, côté Assemblée. - © Reflets

On était loin des merguez de la CGT et du camion rose des gilets jaunes à Répu. La manifestation des policiers ce mercredi 19 mai 2021 en jetait. Les manifestants avaient privatisé le quai d'Orsay entre le pont de la concorde et le pont Alexandre III. Pas dégueu. Pour que tous les politiques venus apporter leur soutien à la police puissent entendre les discours et les chants, des hauts-parleurs avaient été accrochés dans les arbres tout le long du quai. Deux écrans géants retransmettaient les images de cette manifestation monstre d'environ 3000 personnes, 35.000 selon les syndicats... et la police, constituée principalement de policiers. Ils étaient venus de partout. Les bus s'étaient garés avenue du Maréchal Gallieni, aux Invalides où ils étaient sous surveillance de quelques camionnettes de gendarmes. Aucun risque de prendre une prune.

Non, franchement, c'était très bien organisé. A croire que tout le monde y avait mis du sien pour que tout soit au mieux : les syndicats policiers tout d'abord qui ont dû dépenser une véritable fortune en location de matériel. Deux écrans géants et les camions qui vont avec, les hauts-parleurs sur les arbres, la privatisation d'un quai illustre de Paris, face à l'Hôtel de Lassay et à l'Assemblée Nationale, l'électrification de tout le quai, des parapluies pour tous aux couleurs d'Alliance, le syndicat policier... On a les moyens dans la police. Mais la préfecture aussi avait filé un coup de pouce en...

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«Les extrêmes se rejoignent et profitent l'un de l'autre»fba6a9bc-2697-4223-85ae-58e980719787http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210518_110726___Les_extremes_se_rejoignent_et_profitent_l_un_de_l_autre__Tue, 18 May 2021 11:07:26 +0200

Entretien avec Alain Rozenkier, président de La Paix Maintenant

La tension actuelle en Israël et dans la bande de Gaza sert le Hamas et le Likoud. L'Histoire bégaye mais il reste toujours de l'espoir, les populations veulent la paix.

Alain Rozenkier - Copie d'écran

Alors que le bruit médiatique ne fait plus ressortir que ceux qui sont « pour Israël » ou « pour les Palestiniens », alors que la situation dégénère à nouveau dans la région, que les discours sont clivants et polarisés, nous avons souhaité recueillir une parole plus apaisée.

L'association La Paix Maintenant a pour vocation de soutenir et de faire connaître les actions du mouvement israélien Shalom Akhshav (La Paix maintenant). Shalom Akhshav, fondé en 1978 par 348 officiers de réserve et soldats, est devenu le plus important mouvement politique extra-parlementaire en Israël, militant pour la réconciliation avec le monde arabe. Il recherche pour un compromis équitable fondé sur les principes suivants : reconnaissance de l’État palestinien à côté de l’État juif, partage de la terre entre les deux États selon le tracé de la Ligne verte, partage de souveraineté sur Jérusalem, démantèlement des colonies juives de Cisjordanie et de Gaza, retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de l’État palestinien. Une voix dissonante dans le chaos actuel. Nous avons longuement échangé avec Alain Rozenkier, sociologue, président de La Paix Maintenant en France et membre fondateur de JCall.

« Il y a des années, une expression avait vu le jour : "Sharafat", un mélange de Sharon et d'Arafat. A nouveau les extrêmes se rejoignent et profitent l'un de l'autre. Cette fois c'est le Hamas et Benyamin Netanyahou », explique Alain Rozenkier.

Les heurts actuels...

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Entretien avec Alain Rozenkier, président de La Paix Maintenant

La tension actuelle en Israël et dans la bande de Gaza sert le Hamas et le Likoud. L'Histoire bégaye mais il reste toujours de l'espoir, les populations veulent la paix.

Alain Rozenkier - Copie d'écran

Alors que le bruit médiatique ne fait plus ressortir que ceux qui sont « pour Israël » ou « pour les Palestiniens », alors que la situation dégénère à nouveau dans la région, que les discours sont clivants et polarisés, nous avons souhaité recueillir une parole plus apaisée.

L'association La Paix Maintenant a pour vocation de soutenir et de faire connaître les actions du mouvement israélien Shalom Akhshav (La Paix maintenant). Shalom Akhshav, fondé en 1978 par 348 officiers de réserve et soldats, est devenu le plus important mouvement politique extra-parlementaire en Israël, militant pour la réconciliation avec le monde arabe. Il recherche pour un compromis équitable fondé sur les principes suivants : reconnaissance de l’État palestinien à côté de l’État juif, partage de la terre entre les deux États selon le tracé de la Ligne verte, partage de souveraineté sur Jérusalem, démantèlement des colonies juives de Cisjordanie et de Gaza, retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de l’État palestinien. Une voix dissonante dans le chaos actuel. Nous avons longuement échangé avec Alain Rozenkier, sociologue, président de La Paix Maintenant en France et membre fondateur de JCall.

« Il y a des années, une expression avait vu le jour : "Sharafat", un mélange de Sharon et d'Arafat. A nouveau les extrêmes se rejoignent et profitent l'un de l'autre. Cette fois c'est le Hamas et Benyamin Netanyahou », explique Alain Rozenkier.

Les heurts actuels...

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Palestine : l'hôpital de Khan Younes sur le pied de guerre7f4f2784-9fda-4889-8027-9f53e207dd4chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210517_183621_Palestine___l_hopital_de_Khan_Younes_sur_le_pied_de_guerreMon, 17 May 2021 18:36:21 +0200

Reportage dans la plus grande structure de santé du sud de la bande de Gaza

L'hôpital Al-Nasser a déjà accueilli plus de 200 blessés des bombardements depuis le début du conflit, dont de nombreux enfants. Mais la zone a jusqu'à présent été plutôt épargnée. Tous craignent une escalade militaire et se préparent au pire.

L'hôpital Al-Nasser de Khan Younes - © Islam Idhair

Devant l'hôpital Al-Nasser de Khan Younes, la grande ville du sud de la bande de Gaza, la nervosité est palpable. Les policiers en faction et les soignants en blouse blanche qui font leur pause sur le perron du bâtiment tout juste réhabilité scrutent le ciel. Une tente blanche vient d'être montée devant l'hôpital. Un pré-centre de tri en cas d'afflux de blessés. Mais pour le moment, les bombardements ont frappé durement surtout le nord de la bande de Gaza.

Au service des urgences, un tas de fiches de couleur est posé sur un bureau : vert pour les blessés légers, rouge pour les plus graves, noir pour ceux en urgence absolue. Mais pour le moment les urgences sont calmes. Le nombre de brancard a été doublé ainsi que celui du personnel soignant.

La tente dressée en cas d'afflux de victimes - © Islam Idhair
La tente dressée en cas d'afflux de victimes - Islam Idhair

«Nous sommes dans une zone de conflit permanent, soupire, Farès Weam, le directeur des relations publiques de l'hôpital,_ donc nous avons l'habitude des plans d'urgence. Actuellement, nous faisons face à deux fronts : celui du Covid et la guerre avec Israël.» Dans son malheur, Gaza a eu de la chance ; l'augmentation du nombre de cas avait conduit les autorités à imposer un couvre-feu et interdire les grands rassemblements des dernières semaines. Le nombre de cas de Covid est donc bas. « Et avec la guerre, les gens sortent moins de chez eux, donc ça va freiner la reprise de l'épidémie_ », espère Farès Weam.

Depuis le débuts des frappes...

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Reportage dans la plus grande structure de santé du sud de la bande de Gaza

L'hôpital Al-Nasser a déjà accueilli plus de 200 blessés des bombardements depuis le début du conflit, dont de nombreux enfants. Mais la zone a jusqu'à présent été plutôt épargnée. Tous craignent une escalade militaire et se préparent au pire.

L'hôpital Al-Nasser de Khan Younes - © Islam Idhair

Devant l'hôpital Al-Nasser de Khan Younes, la grande ville du sud de la bande de Gaza, la nervosité est palpable. Les policiers en faction et les soignants en blouse blanche qui font leur pause sur le perron du bâtiment tout juste réhabilité scrutent le ciel. Une tente blanche vient d'être montée devant l'hôpital. Un pré-centre de tri en cas d'afflux de blessés. Mais pour le moment, les bombardements ont frappé durement surtout le nord de la bande de Gaza.

Au service des urgences, un tas de fiches de couleur est posé sur un bureau : vert pour les blessés légers, rouge pour les plus graves, noir pour ceux en urgence absolue. Mais pour le moment les urgences sont calmes. Le nombre de brancard a été doublé ainsi que celui du personnel soignant.

La tente dressée en cas d'afflux de victimes - © Islam Idhair
La tente dressée en cas d'afflux de victimes - Islam Idhair

«Nous sommes dans une zone de conflit permanent, soupire, Farès Weam, le directeur des relations publiques de l'hôpital,_ donc nous avons l'habitude des plans d'urgence. Actuellement, nous faisons face à deux fronts : celui du Covid et la guerre avec Israël.» Dans son malheur, Gaza a eu de la chance ; l'augmentation du nombre de cas avait conduit les autorités à imposer un couvre-feu et interdire les grands rassemblements des dernières semaines. Le nombre de cas de Covid est donc bas. « Et avec la guerre, les gens sortent moins de chez eux, donc ça va freiner la reprise de l'épidémie_ », espère Farès Weam.

Depuis le débuts des frappes...

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A Gaza, « on voit la peur dans les yeux des enfants »57c965d3-e4b6-4106-a55e-8b124bbeb2f8http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210516_122643_A_Gaza______on_voit_la_peur_dans_les_yeux_des_enfants____Sun, 16 May 2021 12:26:43 +0200

Les bombardements israéliens ont fait jusqu'à présent 144 morts et 1200 blessés.

Dans cette nouvelle guerre entre Israël et les Palestiniens, nul ne sait quel sera le dénouement. Islam Idhair, un Palestinien de la bande de Gaza qui a travaillé pour de nombreux médias, témoigne pour Reflets de la situation dans l'enclave palestinienne sous les bombes.

L'immeuble qui accueillait la presse à Gaza, bombardé par l'armée - © Islam Idhair

«C'est fou ce qui se passe ici en ce moment, raconte Islam Idhair. C'est la cinquième tour de Gaza qui a été détruite hier. J'étais près de cet immeuble qui abrite les bureaux de l'agence Associated Press et de la télé Al-JAzira. Le propriétaire a reçu un coup de téléphone de l'armée israélienne : vous avez une heure pour évacuer avant que nous le bombardions. Au bout d'une heure, il y a eu une première frappe de drone contre l'immeuble pour faire fuir les gens. Et puis 10 minutes après trois bombes ont touché le bâtiment. Il n'y a pas eu de morts, juste quelques blessés plus loin blessé par des éclats.»

Al Jazeera a publié sur son compte twitter une vidéo de ses journalistes récupérant du matériel juste avant le bombardement, après avoir été prévenus :

Islam Idhair qui a travaillé pour plusieurs médias comme « fixeur », une personne chargée dans le jargon journalistique de préparer les reportages et de traduire les conversations, dénonce une volonté d'Israël de menacer les médias. « Les Israéliens interdisent aux journalistes étrangers d'entrer dans la bande de Gaza. Ils cherchent à aveugler la vérité, à ce que les images ne sortent pas d'ici. »

L'immeuble des médias après le bombardement - © Islam Idhair
L'immeuble des médias après le bombardement - Islam Idhair

Autre vue de l'immeuble après le bombardement - © Islam Idhair
Autre vue de l'immeuble après le bombardement - Islam Idhair

Guerre de l'information sur Twitter
Guerre de l'information sur Twitter

Islam Idhair décrit la tension qui règne dans l'enclave : « Souvent les bombardements commencent après minuit....

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Les bombardements israéliens ont fait jusqu'à présent 144 morts et 1200 blessés.

Dans cette nouvelle guerre entre Israël et les Palestiniens, nul ne sait quel sera le dénouement. Islam Idhair, un Palestinien de la bande de Gaza qui a travaillé pour de nombreux médias, témoigne pour Reflets de la situation dans l'enclave palestinienne sous les bombes.

L'immeuble qui accueillait la presse à Gaza, bombardé par l'armée - © Islam Idhair

«C'est fou ce qui se passe ici en ce moment, raconte Islam Idhair. C'est la cinquième tour de Gaza qui a été détruite hier. J'étais près de cet immeuble qui abrite les bureaux de l'agence Associated Press et de la télé Al-JAzira. Le propriétaire a reçu un coup de téléphone de l'armée israélienne : vous avez une heure pour évacuer avant que nous le bombardions. Au bout d'une heure, il y a eu une première frappe de drone contre l'immeuble pour faire fuir les gens. Et puis 10 minutes après trois bombes ont touché le bâtiment. Il n'y a pas eu de morts, juste quelques blessés plus loin blessé par des éclats.»

Al Jazeera a publié sur son compte twitter une vidéo de ses journalistes récupérant du matériel juste avant le bombardement, après avoir été prévenus :

Islam Idhair qui a travaillé pour plusieurs médias comme « fixeur », une personne chargée dans le jargon journalistique de préparer les reportages et de traduire les conversations, dénonce une volonté d'Israël de menacer les médias. « Les Israéliens interdisent aux journalistes étrangers d'entrer dans la bande de Gaza. Ils cherchent à aveugler la vérité, à ce que les images ne sortent pas d'ici. »

L'immeuble des médias après le bombardement - © Islam Idhair
L'immeuble des médias après le bombardement - Islam Idhair

Autre vue de l'immeuble après le bombardement - © Islam Idhair
Autre vue de l'immeuble après le bombardement - Islam Idhair

Guerre de l'information sur Twitter
Guerre de l'information sur Twitter

Islam Idhair décrit la tension qui règne dans l'enclave : « Souvent les bombardements commencent après minuit....

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Manifestation de soutien aux Palestiniens le 15 mai 2021 à Paris967d92de-fde7-4d64-85f3-0b32a5540bebhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210515_234628_Manifestation_de_soutien_aux_Palestiniens_le_15_mai_2021_a_ParisSat, 15 May 2021 23:46:28 +0200

Quelques centaines de manifestants, des milliers de policiers...

Le dispositif était totalement surdimensionné. Quel but recherchait l'exécutif ?

Métro Barbès, le lieu de rendez-vous où rien ne se passera faute de pouvoir créer un cortège - © Reflets

Sans doute moins de 1000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, en dépit de l'interdiction décidée par le préfet, pour soutenir les Palestiniens. Un nombre démesuré de forces de l'ordre (4.200 selon Gerald Darmanin) a scindé les manifestants avant même qu'un cortège ne se forme. Quelques groupes de 10 à un peu plus d'une centaine de personnes se sont déplacés dans le quartier de Barbès sans pouvoir à aucun moment former une manifestation. Les gaz et les canons à eau ont dispersé tout le monde pendant quelques heures, les BRAV-M venues en renfort ont soudain "interpelé" des gamins alors qu'il n'y avait pas de troubles particuliers. Ces interpellations seront sans doute mises sur le compte de l'interdiction de manifester.

Il n'y avait probablement pas eu autant de forces de l'ordre dans les rues de Paris depuis la manifestation qui avait suivi les dégradations de l'Arc de triomphe pendant la période gilets jaunes. Il ne manquait que les blindés de la gendarmeries sortis à l'époque pour impressionner les foules.

L'exécutif a visiblement souhaité instrumentaliser la peur. Valeurs Actuelles qui tweetait depuis Barbès, a vu des "pro-palestiniens" qui défilaient "dans les rues de #Paris aux cris de "Allah akbar"". Daesh à nos portes en quelque sorte ? Gerald Darmanin avait donné le ton la veille en annonçant qu'il refusait - avant que quoi que soit se soit passé façon Minotity...

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Quelques centaines de manifestants, des milliers de policiers...

Le dispositif était totalement surdimensionné. Quel but recherchait l'exécutif ?

Métro Barbès, le lieu de rendez-vous où rien ne se passera faute de pouvoir créer un cortège - © Reflets

Sans doute moins de 1000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, en dépit de l'interdiction décidée par le préfet, pour soutenir les Palestiniens. Un nombre démesuré de forces de l'ordre (4.200 selon Gerald Darmanin) a scindé les manifestants avant même qu'un cortège ne se forme. Quelques groupes de 10 à un peu plus d'une centaine de personnes se sont déplacés dans le quartier de Barbès sans pouvoir à aucun moment former une manifestation. Les gaz et les canons à eau ont dispersé tout le monde pendant quelques heures, les BRAV-M venues en renfort ont soudain "interpelé" des gamins alors qu'il n'y avait pas de troubles particuliers. Ces interpellations seront sans doute mises sur le compte de l'interdiction de manifester.

Il n'y avait probablement pas eu autant de forces de l'ordre dans les rues de Paris depuis la manifestation qui avait suivi les dégradations de l'Arc de triomphe pendant la période gilets jaunes. Il ne manquait que les blindés de la gendarmeries sortis à l'époque pour impressionner les foules.

L'exécutif a visiblement souhaité instrumentaliser la peur. Valeurs Actuelles qui tweetait depuis Barbès, a vu des "pro-palestiniens" qui défilaient "dans les rues de #Paris aux cris de "Allah akbar"". Daesh à nos portes en quelque sorte ? Gerald Darmanin avait donné le ton la veille en annonçant qu'il refusait - avant que quoi que soit se soit passé façon Minotity...

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Décharges illégales : infractions en série et système quasi-mafieux2e459cb4-d8ad-420e-bd46-918c1f85a158http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210513_182054_Decharges_illegales___infractions_en_serie_et_systeme_quasi-mafieuxThu, 13 May 2021 18:20:54 +0200

Les déchets du BTP donnent trop souvent lieu à un trafic très lucratif

Dépôts sauvages, démarchages des exploitations viticoles, livraisons de gravats au lieu de terre à des propriétaires, paiements en liquide pour recevoir des déchets, tous les moyens sont bons pour s'en débarrasser. Avec à la clef des profits substantiels. Les associations qui luttent contre ce fléau sont parfois victimes d'intimidations.

Décharge illégale au Castellet, dont le propriétaire du terrain et l'exploitant ont été mis en examen pour "gestion irrégulière de déchets, valorisation de déchets sans justificatif et infractions au code de l'urbanisme". - © Cyril Marcilhacy

A Puget-sur-Argens, une jolie commune du Var, les habitants ont baptisé la décharge «La montagne des déchets». Cette étendue de 7000 m² -plus grande qu’un terrain de football – et d’une hauteur de 15 mètres, soit un immeuble de 4 étages, représente 150.000 tonnes de déchets du BTP en provenance de chantiers de la région. Le 20 avril, une vingtaine de gendarmes sont intervenus au terme d'une longue enquête pour contrôler le site, accompagnés par des représentants du service des impôts et des agents de la DREAL, la direction régionale de l'environnement. Selon la gendarmerie du Var, l’entreprise aurait bien obtenu, à l’origine, une autorisation d'exploitation préfectorale, mais la «montagne de déchets» se serait étendue bien au-delà des limites prévues. Selon une source proche de l’enquête, l’entreprise a 18 mois pour remettre le terrain en état.

En 2020, onze personnes et quatre sociétés ont été mises en examen dans le Var, tous soupçonnées d'un trafic de déblais de chantier qui durait depuis plusieurs années. Ces entreprises répondaient à des appels d’offre de récupération de gravats en facturant leur prestation au prix fort, puis ils s’en débarrassaient soit sur des terrains vagues, soit chez des particuliers. Ce sont des plaintes de propriétaires privés menacés après avoir reçu des gravats au lieu de terre végétale, qui ont dénoncé un système quasi-mafieux. Une vingtaine de sites ont été défigurés parmi lesquels des propriétés agricoles ou viticoles....

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Les déchets du BTP donnent trop souvent lieu à un trafic très lucratif

Dépôts sauvages, démarchages des exploitations viticoles, livraisons de gravats au lieu de terre à des propriétaires, paiements en liquide pour recevoir des déchets, tous les moyens sont bons pour s'en débarrasser. Avec à la clef des profits substantiels. Les associations qui luttent contre ce fléau sont parfois victimes d'intimidations.

Décharge illégale au Castellet, dont le propriétaire du terrain et l'exploitant ont été mis en examen pour "gestion irrégulière de déchets, valorisation de déchets sans justificatif et infractions au code de l'urbanisme". - © Cyril Marcilhacy

A Puget-sur-Argens, une jolie commune du Var, les habitants ont baptisé la décharge «La montagne des déchets». Cette étendue de 7000 m² -plus grande qu’un terrain de football – et d’une hauteur de 15 mètres, soit un immeuble de 4 étages, représente 150.000 tonnes de déchets du BTP en provenance de chantiers de la région. Le 20 avril, une vingtaine de gendarmes sont intervenus au terme d'une longue enquête pour contrôler le site, accompagnés par des représentants du service des impôts et des agents de la DREAL, la direction régionale de l'environnement. Selon la gendarmerie du Var, l’entreprise aurait bien obtenu, à l’origine, une autorisation d'exploitation préfectorale, mais la «montagne de déchets» se serait étendue bien au-delà des limites prévues. Selon une source proche de l’enquête, l’entreprise a 18 mois pour remettre le terrain en état.

En 2020, onze personnes et quatre sociétés ont été mises en examen dans le Var, tous soupçonnées d'un trafic de déblais de chantier qui durait depuis plusieurs années. Ces entreprises répondaient à des appels d’offre de récupération de gravats en facturant leur prestation au prix fort, puis ils s’en débarrassaient soit sur des terrains vagues, soit chez des particuliers. Ce sont des plaintes de propriétaires privés menacés après avoir reçu des gravats au lieu de terre végétale, qui ont dénoncé un système quasi-mafieux. Une vingtaine de sites ont été défigurés parmi lesquels des propriétés agricoles ou viticoles....

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Recyclage des déchets du BTP : une loi et des solutionsae688c3e-121c-402b-a07d-4aa76ef91644http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210513_182038_Recyclage_des_dechets_du_BTP____une_loi_et_des_solutionsThu, 13 May 2021 18:20:38 +0200

On sait aujourd'hui recycler 98% des déchets du batiment !

La loi économie circulaire du 10 février 2020 prévoit des nouvelles avancées pour prévenir les décharges illégales et éviter le gaspillage. C'est la naissance d'une nouvelle filière qui se dessine. Elle pourrait créer de nombreux emplois. Décryptage et reportage auprès des pionniers du recyclage.

Site de valorisation des déchets de Eurovia - © Cyril Marcilhacy

Dans un fracas d’enfer, le concasseur avale le mélange de terre, plastique, béton et plâtre venus des chantiers. De ce concassage et de ce criblage, les déchets sortent en fonction de la taille et de leur densité. Les résidus ultimes arrivent dans des bennes, les autres passent sur des tapis roulant, avant d’être pour certains lavés. In fine, le gravier et le sable obtenu servent pour le béton ou pour des sous-couche pour la construction de route, la terre est transformée en briques, les limons, après ajout de chaux, sont revendus pour les remblais et les tranchées de travaux publics. Le groupe Estérel à Fréjus a été un pionnier du recyclage depuis 25 ans. «Nous atteignons aujourd’hui 98% de revalorisation, explique Gérard Ferro. Aujourd’hui on peut revendre les produits de valorisation 10 à 12 la tonne. Les déchets sont une ressources, mais il faut qu’on s’en occupe. C’est une décision politique. Les dépôts sauvages ne devraient pas exister. Le problème est que le dépôt en décharge est trop cher, alors on pousse les entrepreneurs à chercher des solutions alternatives, on encourage l’illégal.» Le prix de la mise en décharge est actuellement deux fois supérieur à celui du terrassement. Autre frein, les entreprises doivent parfois parcourir 80 kilomètres pour trouver un lieu de dépôt. L’État estime qu’il y a 2,2 millions de tonnes de déchets du BTP abandonnées illégalement chaque année en PACA, sur les 14 millions de tonnes produites annuellement. Au niveau national, le...

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On sait aujourd'hui recycler 98% des déchets du batiment !

La loi économie circulaire du 10 février 2020 prévoit des nouvelles avancées pour prévenir les décharges illégales et éviter le gaspillage. C'est la naissance d'une nouvelle filière qui se dessine. Elle pourrait créer de nombreux emplois. Décryptage et reportage auprès des pionniers du recyclage.

Site de valorisation des déchets de Eurovia - © Cyril Marcilhacy

Dans un fracas d’enfer, le concasseur avale le mélange de terre, plastique, béton et plâtre venus des chantiers. De ce concassage et de ce criblage, les déchets sortent en fonction de la taille et de leur densité. Les résidus ultimes arrivent dans des bennes, les autres passent sur des tapis roulant, avant d’être pour certains lavés. In fine, le gravier et le sable obtenu servent pour le béton ou pour des sous-couche pour la construction de route, la terre est transformée en briques, les limons, après ajout de chaux, sont revendus pour les remblais et les tranchées de travaux publics. Le groupe Estérel à Fréjus a été un pionnier du recyclage depuis 25 ans. «Nous atteignons aujourd’hui 98% de revalorisation, explique Gérard Ferro. Aujourd’hui on peut revendre les produits de valorisation 10 à 12 la tonne. Les déchets sont une ressources, mais il faut qu’on s’en occupe. C’est une décision politique. Les dépôts sauvages ne devraient pas exister. Le problème est que le dépôt en décharge est trop cher, alors on pousse les entrepreneurs à chercher des solutions alternatives, on encourage l’illégal.» Le prix de la mise en décharge est actuellement deux fois supérieur à celui du terrassement. Autre frein, les entreprises doivent parfois parcourir 80 kilomètres pour trouver un lieu de dépôt. L’État estime qu’il y a 2,2 millions de tonnes de déchets du BTP abandonnées illégalement chaque année en PACA, sur les 14 millions de tonnes produites annuellement. Au niveau national, le...

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« Déchargeons le plateau d’Aix », une mobilisation citoyenne exemplairea4169831-021e-4046-bc92-d7373f9dedfahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210513_181902_____Dechargeons_le_plateau_d___Aix______une_mobilisation_citoyenne_exemplaireThu, 13 May 2021 18:19:02 +0200

Mobilisations sur les éseaux sociaux, manifestations et dialogue ont permis aux militants d'atteindre leur but.

Ce qui était la troisième décharge illégale de France est en cours de nettoyage par une entreprise payée par les collectivités locales. Récit d'un combat réussi.

Décharge sauvage du plateau de l'Arbois, à proximité immédiate de la gare d'Aix TGV. - © Cyril Marcilhacy

C’est désormais une entreprise qui s’occupe de nettoyer ce qui était la troisième décharge illégale de France. Un travail titanesque. Sur 15 hectares, les gravats en provenance d’entreprises de la région, poussaient comme des champignons. Et ce n’est pas faute d’une décharge légale à proximité: elle est située au bout de la route, à moins d’un kilomètre! Mais les entreprises doivent payer. Alors pourquoi se gêner quand il y a des terrains vagues? Ce succès, on le doit à une association, « Déchargeons le plateau d'Aix ».

Nous étions allés à leur rencontre. Ce jour-là, une cinquantaine de personnes s’activaient à l’entrée de l’immense dépotoir, à quelques centaines de mètre de la gare d’Aix TGV, aidés par les mairies d’Aix et de Vitrolles. Nous avions rencontré Geneviève, une aide soignante. Elle avait terminé son travail quelques heures plus tôt et s’apprêtait à retravailler la nuit suivante. Mais elle se disait «heureuse d’être là pour montrer qu’on peut se mobiliser». Nous avions aussi croisé Stéphane, un graphiste d’une cinquantaine d’années, écologiste convaincu et déjà engagé dans un combat similaire. Et également Elodie Savoyat, un des piliers de l’association pour qui cette action symbolique était «un moyen de garder la pression sur les élus locaux ».

Geneviève, aide-soignante et citoyenne engagée - Cyril Marcilhacy
Geneviève, aide-soignante et citoyenne engagée - Cyril Marcilhacy

Un combat né des réseaux sociaux

L’histoire a commencé il y a plus de deux ans. «Je voyais tous ces gravats s’accumuler de la route en passant en...

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Mobilisations sur les éseaux sociaux, manifestations et dialogue ont permis aux militants d'atteindre leur but.

Ce qui était la troisième décharge illégale de France est en cours de nettoyage par une entreprise payée par les collectivités locales. Récit d'un combat réussi.

Décharge sauvage du plateau de l'Arbois, à proximité immédiate de la gare d'Aix TGV. - © Cyril Marcilhacy

C’est désormais une entreprise qui s’occupe de nettoyer ce qui était la troisième décharge illégale de France. Un travail titanesque. Sur 15 hectares, les gravats en provenance d’entreprises de la région, poussaient comme des champignons. Et ce n’est pas faute d’une décharge légale à proximité: elle est située au bout de la route, à moins d’un kilomètre! Mais les entreprises doivent payer. Alors pourquoi se gêner quand il y a des terrains vagues? Ce succès, on le doit à une association, « Déchargeons le plateau d'Aix ».

Nous étions allés à leur rencontre. Ce jour-là, une cinquantaine de personnes s’activaient à l’entrée de l’immense dépotoir, à quelques centaines de mètre de la gare d’Aix TGV, aidés par les mairies d’Aix et de Vitrolles. Nous avions rencontré Geneviève, une aide soignante. Elle avait terminé son travail quelques heures plus tôt et s’apprêtait à retravailler la nuit suivante. Mais elle se disait «heureuse d’être là pour montrer qu’on peut se mobiliser». Nous avions aussi croisé Stéphane, un graphiste d’une cinquantaine d’années, écologiste convaincu et déjà engagé dans un combat similaire. Et également Elodie Savoyat, un des piliers de l’association pour qui cette action symbolique était «un moyen de garder la pression sur les élus locaux ».

Geneviève, aide-soignante et citoyenne engagée - Cyril Marcilhacy
Geneviève, aide-soignante et citoyenne engagée - Cyril Marcilhacy

Un combat né des réseaux sociaux

L’histoire a commencé il y a plus de deux ans. «Je voyais tous ces gravats s’accumuler de la route en passant en...

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Alsetex : maintien de l'ordre partout, justice nulle part604fd9a3-4b49-400e-988c-89c84e79227fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210511_112201_Alsetex___maintien_de_l_ordre_partout__justice_nulle_partTue, 11 May 2021 11:22:01 +0200

La société française est très présente à l'international - Révélations

Selon des documents internes que Reflets a pu consulter, le producteur de matériel de maintien de l'ordre est présent dans de nombreux pays un peu fâchés avec les droits de l'Homme.

Le stand Alsetex à Milipol - © Reflets

Voilà une société française qui réussit bien à l'international. Alsetex, spécialiste de la fabrication d'outils de maintien de l'ordre, déteste cependant la lumière. A tel point que lors du dernier salon de l'armement policier et des services de renseignement, Milipol, son stand était équipé de multiples panneaux interdisant les photos et les caméras. Aucun salarié n'acceptait, évidemment, de parler à la presse. Et pourtant, l'entreprise fait régulièrement l'objet d'articles. Ses munitions (balles pour les LBD, grenades) font l'objet de vives et anciennes controverses.

Reflets s'est plusieurs fois fait l'écho des blessés et de la mort de Rémi Fraisse liés à l'usage des armes pourtant dites non-létales, de cette entreprise : à Sivens où Rémi Fraisse a été tué par l'explosion d'une grenade Alsetex, pendant les manifestations contre la Loi Travail, à Bure, mais surtout pendant les manifestations des gilets jaunes.

Reflets avait enquêté dès janvier 2019 sur l'usage du LBD par les forces de l'ordre et avait longuement expliqué que les munitions utilisées, celles d'Alsetex et non celles du fabriquant suisse du LBD, pouvaient être à l'origine de la violence des blessures constatées. Outre le fait que les forces de l'ordre visaient bien la tête, le fabriquant du LBD lui-même expliquait que ses munitions ne pouvaient pas provoquer de telles blessures.

Balle de LBD de la marque Alsetex - © Reflets
Balle de LBD de la marque Alsetex - Reflets

Toutes...

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La société française est très présente à l'international - Révélations

Selon des documents internes que Reflets a pu consulter, le producteur de matériel de maintien de l'ordre est présent dans de nombreux pays un peu fâchés avec les droits de l'Homme.

Le stand Alsetex à Milipol - © Reflets

Voilà une société française qui réussit bien à l'international. Alsetex, spécialiste de la fabrication d'outils de maintien de l'ordre, déteste cependant la lumière. A tel point que lors du dernier salon de l'armement policier et des services de renseignement, Milipol, son stand était équipé de multiples panneaux interdisant les photos et les caméras. Aucun salarié n'acceptait, évidemment, de parler à la presse. Et pourtant, l'entreprise fait régulièrement l'objet d'articles. Ses munitions (balles pour les LBD, grenades) font l'objet de vives et anciennes controverses.

Reflets s'est plusieurs fois fait l'écho des blessés et de la mort de Rémi Fraisse liés à l'usage des armes pourtant dites non-létales, de cette entreprise : à Sivens où Rémi Fraisse a été tué par l'explosion d'une grenade Alsetex, pendant les manifestations contre la Loi Travail, à Bure, mais surtout pendant les manifestations des gilets jaunes.

Reflets avait enquêté dès janvier 2019 sur l'usage du LBD par les forces de l'ordre et avait longuement expliqué que les munitions utilisées, celles d'Alsetex et non celles du fabriquant suisse du LBD, pouvaient être à l'origine de la violence des blessures constatées. Outre le fait que les forces de l'ordre visaient bien la tête, le fabriquant du LBD lui-même expliquait que ses munitions ne pouvaient pas provoquer de telles blessures.

Balle de LBD de la marque Alsetex - © Reflets
Balle de LBD de la marque Alsetex - Reflets

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La mer a des reflets d'argent98225ade-ebb1-4899-8239-07733effb4e7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210510_170126_La_mer_a_des_reflets_d_argentMon, 10 May 2021 17:01:26 +0200

Des plages méditerranéennes aux terres glacées du Grand Nord…

Au choix, direction le sud avec Grégory Salle pour une plongée littéraire et sociologique dans l'univers des palaces flottants, ou bien cap au nord en compagnie de Sophie Simonin et Tobias Carter à bord d'un voilier d'expédition polaire. Deux routes, mais Unu Mondo seulement.

Superyachs, ou les très très grandes richesses de la mer... - © Reflets

Unu Mondo : à traduire par -un seul monde- en Espéranto. C'est de l'esprit de cette langue à visée internationale que se recommande l'association éponyme créée par deux trentenaires. Sophie et Tobias ont décidé de juger par eux même de l'impact de l'élévation des températures aux confins du Groenland. L'an passé, à la barre du Northabout, ils se sont approchés du cercle arctique, là où précisément l'urgence climatique s'avère irréfutable.

Sophie et Tobias: partir pour voir et revenir pour témoigner - Capture écran
Sophie et Tobias: partir pour voir et revenir pour témoigner - Capture écran

Tobias n'hésite plus à souligner qu'à l'approche du 66e parallèle nord, les climato-sceptiques ne font guère recette: "Là-bas les populations vivent et subissent les effets du réchauffement au jour le jour". Au terme d'un périple de plusieurs mois, l'équipage s'est chargé de rendre compte de ces lointaines évidences; ils ont écumé les écoles et les collèges afin de sensibiliser les jeunes générations. Près d'une centaine d'établissements scolaires suivent désormais leur parcours.

Dans les classes des petits, des explorateurs pour de vrai! - Capture d'écran
Dans les classes des petits, des explorateurs pour de vrai! - Capture d'écran

Ce dimanche 2 mai au matin, sur les quais de La Rochelle, le Northabout a repris la mer en pointant son étrave vers l'Islande. Alors que Tobias s'affairait autour des ultimes préparatifs, Sophie s'est prêtée au jeu d'un rapide question-réponse avant de mettre les voiles.

Ultime séance d'essayage avant le départ... - © Reflets
Ultime séance d'essayage avant le...

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Des plages méditerranéennes aux terres glacées du Grand Nord…

Au choix, direction le sud avec Grégory Salle pour une plongée littéraire et sociologique dans l'univers des palaces flottants, ou bien cap au nord en compagnie de Sophie Simonin et Tobias Carter à bord d'un voilier d'expédition polaire. Deux routes, mais Unu Mondo seulement.

Superyachs, ou les très très grandes richesses de la mer... - © Reflets

Unu Mondo : à traduire par -un seul monde- en Espéranto. C'est de l'esprit de cette langue à visée internationale que se recommande l'association éponyme créée par deux trentenaires. Sophie et Tobias ont décidé de juger par eux même de l'impact de l'élévation des températures aux confins du Groenland. L'an passé, à la barre du Northabout, ils se sont approchés du cercle arctique, là où précisément l'urgence climatique s'avère irréfutable.

Sophie et Tobias: partir pour voir et revenir pour témoigner - Capture écran
Sophie et Tobias: partir pour voir et revenir pour témoigner - Capture écran

Tobias n'hésite plus à souligner qu'à l'approche du 66e parallèle nord, les climato-sceptiques ne font guère recette: "Là-bas les populations vivent et subissent les effets du réchauffement au jour le jour". Au terme d'un périple de plusieurs mois, l'équipage s'est chargé de rendre compte de ces lointaines évidences; ils ont écumé les écoles et les collèges afin de sensibiliser les jeunes générations. Près d'une centaine d'établissements scolaires suivent désormais leur parcours.

Dans les classes des petits, des explorateurs pour de vrai! - Capture d'écran
Dans les classes des petits, des explorateurs pour de vrai! - Capture d'écran

Ce dimanche 2 mai au matin, sur les quais de La Rochelle, le Northabout a repris la mer en pointant son étrave vers l'Islande. Alors que Tobias s'affairait autour des ultimes préparatifs, Sophie s'est prêtée au jeu d'un rapide question-réponse avant de mettre les voiles.

Ultime séance d'essayage avant le départ... - © Reflets
Ultime séance d'essayage avant le...

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L'île Maurice veut intercepter (en clair) le trafic Internet vers les réseaux sociauxe93c8e99-002f-4e67-81c8-4890f5484468http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210506_171253_L_ile_Maurice_veut_intercepter__en_clair__le_trafic_Internet_vers_les_reseaux_sociauxThu, 06 May 2021 17:12:53 +0200

Décryptage d'une technologie liberticide

La liberté d'expression est, parait-il, un danger pour l'harmonie sociale et la sécurité nationale. Il convient donc de pouvoir déchiffrer le trafic vers les réseaux sociaux. Pour ce faire, l'île Maurice veut déployer une infrastructure digne de la plus belle dictature.

Coconut Rock au large de l'île Maurice dans l'océan Indien - Daniel Dorfer - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

On se croirait replongés dans l'OpSyria de Telecomix (et Reflets). Nous avions puiblié ici même les logs des proxies qui organisaient la censure du Web en Syrie. L'analyse de ces traces informatiques avait permis de mieux comprendre le système de surveillance et de censure du Web à l'échelle d'un pays. Certains en avaient même fait des études universitaires. Pour notre part, nous avions mis au jour un système d'attaque de type Man In The Middle (l'homme au milieu ou MITM) permettant aux services de renseignement d'intercepter identifiants et mots de passe des opposants. C'est exactement la même chose que ce que l'île Maurice souhaite mettre en place. C'est digne d'une vraie dictature, c'est inefficace, un cercueil pour la liberté d'expression et une attaque en règle contre les droits fondamentaux et notamment le droit au respect de la vie privée.

Si pour vous la manière dont fonctionnent les Internets est un peu vague, il faut lire la série d'articles sur Michel et sa tablette que nous avions publiés. C'est un préalable pour bien comprendre de quoi il retourne.

Le 14 avril dernier, l'Information & Communication Technologies Authority (ICTA), l'autorité de régulation des télécoms et autres réseaux de l'île Maurice lançait une consultation publique sur les « amendements proposés à la loi sur les TIC pour réglementer l'utilisation des médias sociaux et lutter contre leur abus et leur mauvaise...

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Décryptage d'une technologie liberticide

La liberté d'expression est, parait-il, un danger pour l'harmonie sociale et la sécurité nationale. Il convient donc de pouvoir déchiffrer le trafic vers les réseaux sociaux. Pour ce faire, l'île Maurice veut déployer une infrastructure digne de la plus belle dictature.

Coconut Rock au large de l'île Maurice dans l'océan Indien - Daniel Dorfer - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

On se croirait replongés dans l'OpSyria de Telecomix (et Reflets). Nous avions puiblié ici même les logs des proxies qui organisaient la censure du Web en Syrie. L'analyse de ces traces informatiques avait permis de mieux comprendre le système de surveillance et de censure du Web à l'échelle d'un pays. Certains en avaient même fait des études universitaires. Pour notre part, nous avions mis au jour un système d'attaque de type Man In The Middle (l'homme au milieu ou MITM) permettant aux services de renseignement d'intercepter identifiants et mots de passe des opposants. C'est exactement la même chose que ce que l'île Maurice souhaite mettre en place. C'est digne d'une vraie dictature, c'est inefficace, un cercueil pour la liberté d'expression et une attaque en règle contre les droits fondamentaux et notamment le droit au respect de la vie privée.

Si pour vous la manière dont fonctionnent les Internets est un peu vague, il faut lire la série d'articles sur Michel et sa tablette que nous avions publiés. C'est un préalable pour bien comprendre de quoi il retourne.

Le 14 avril dernier, l'Information & Communication Technologies Authority (ICTA), l'autorité de régulation des télécoms et autres réseaux de l'île Maurice lançait une consultation publique sur les « amendements proposés à la loi sur les TIC pour réglementer l'utilisation des médias sociaux et lutter contre leur abus et leur mauvaise...

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Le créateur de Maltego lance un nouvel outil d'OSINTb91c7f16-fb65-4c83-8cdc-b18d1cec79c9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210505_101820_Le_createur_de_Maltego_lance_un_nouvel_outil_d_OSINTWed, 05 May 2021 10:18:20 +0200

Vortimo aide à organiser et exploiter nos recherches sur le Web

Quand Roelof Temmingh, le créateur de Maltego se lance dans un nouveau projet, tous ceux qui sont concernés par le renseignement en source ouverte, et au premier chef les journalistes, devraient regarder de près ce qui se prépare...

www.vortimo.com

Il faut bien commencer par une opération de full disclosure... Roelof Temmingh et moi, c'est une vieille histoire. Le 24 août 1999, c'est-à-dire au siècle dernier, je lis avec un très grand intérêt un texte décrivant le pire des cauchemars, un virus du futur. Le texte me plaît tellement, que je décide de le traduire et de le publier sur mon site Kitetoa.com. Je contacte évidemment l'auteur pour obtenir sa permission. Il s'agit d'un certain Roelof Temmingh qui n'a, évidemment, pas encore créé le logiciel Maltego, une des références en matière de renseignement en source ouverte (OSINT). Des années plus tard, en tripatouillant Maltego pour les besoins d'une enquête, je lis la documentation et je vois dans une copie d'écran un mail : roelof@paterva.com. La probabilité pour qu'il s'agisse d'un autre Roelof est faible. Un échange de mails confirme qu'il s'agit bien de la même personne.

Initialement, Maltego est un outil destiné aux informaticiens, et plus particulièrement aux pentesteurs (ceux qui tentent de briser les défenses d'un réseau infromatique). Mais il est également très intéressant pour les journalistes. Ce logiciel permet de reconstituer une scène de crime, mais aussi de poser sur un tableau blanc tous les acteurs d'un dossier d'instruction. C'est très pratique pour les dossiers volumineux (terrorisme, par exemple).

L'attentat du musée du Bardo à Tunis retranscrit dans Maltego
L'attentat du musée du Bardo à Tunis retranscrit dans Maltego

C'est aussi...

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Vortimo aide à organiser et exploiter nos recherches sur le Web

Quand Roelof Temmingh, le créateur de Maltego se lance dans un nouveau projet, tous ceux qui sont concernés par le renseignement en source ouverte, et au premier chef les journalistes, devraient regarder de près ce qui se prépare...

www.vortimo.com

Il faut bien commencer par une opération de full disclosure... Roelof Temmingh et moi, c'est une vieille histoire. Le 24 août 1999, c'est-à-dire au siècle dernier, je lis avec un très grand intérêt un texte décrivant le pire des cauchemars, un virus du futur. Le texte me plaît tellement, que je décide de le traduire et de le publier sur mon site Kitetoa.com. Je contacte évidemment l'auteur pour obtenir sa permission. Il s'agit d'un certain Roelof Temmingh qui n'a, évidemment, pas encore créé le logiciel Maltego, une des références en matière de renseignement en source ouverte (OSINT). Des années plus tard, en tripatouillant Maltego pour les besoins d'une enquête, je lis la documentation et je vois dans une copie d'écran un mail : roelof@paterva.com. La probabilité pour qu'il s'agisse d'un autre Roelof est faible. Un échange de mails confirme qu'il s'agit bien de la même personne.

Initialement, Maltego est un outil destiné aux informaticiens, et plus particulièrement aux pentesteurs (ceux qui tentent de briser les défenses d'un réseau infromatique). Mais il est également très intéressant pour les journalistes. Ce logiciel permet de reconstituer une scène de crime, mais aussi de poser sur un tableau blanc tous les acteurs d'un dossier d'instruction. C'est très pratique pour les dossiers volumineux (terrorisme, par exemple).

L'attentat du musée du Bardo à Tunis retranscrit dans Maltego
L'attentat du musée du Bardo à Tunis retranscrit dans Maltego

C'est aussi...

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Manifestation du 1er mai 2021333f8dd4-d87c-4a65-a4fb-272a2cfa8416http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210502_180910_Manifestation_du_1er_mai_2021Sun, 02 May 2021 18:09:10 +0200

Plus de 100.000 personnes dans la rue à Paris

A l'image de la société et de ses tensions actuelles, la manifestation du 1er mai était bigarrée. La présence policière reflétait la volonté gouvernementale de contenir toute revendication sociale, y compris au moyen de la violence.

Manifestation du 1er mai 2021 à paris - © Reflets

Il y avait beaucoup de monde dans la rue à Paris pour cette première manifestation importante en période de pandémie. Quelque 170.000 personnes selon les syndicats, 106.000, selon les autorités. La manifestation à l'occasion de la fête du travail n'a pas rassemblé que des "travailleurs", vieux briscards de la CGT, communistes de toujours. Il y avait beaucoup d'anarchistes, mais aussi, une masse de jeunes, visiblement pas encore entrés dans le monde du travail.

A l'image de cette jeune fille à peine majeure brandissant un carton avec inscrit "chauffe mon clitoris, pas le climat". Le rapport avec les préoccupations habituelles des travailleurs exploités par le patronat est ténu.

On a pu croiser de nombreux gilets jaunes, toujours là "même si Macron ne veut pas". Mais aussi des antivax, quelques complotistes et autres allumés raéliens, sourires béats, à la pêche au gogo.

Reflétant la polarisation croissante dans la société, un graffiti retenait l'oeil boulevard Voltaire après la manifestation : "On vous hait". Mais qui ? Pourquoi ? Quel est le combat politique ou d'idées qui mènent à ce texte ? Mystère.

Les libertaires ont marché de la Place des fêtes dans le 19ème jusqu'à République d'où s'élançait la manifestation unitaire vers Nation.

Boulevard Voltaire, à hauteur du métro Saint-Ambroise, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre. La violence gratuite s'est déployée...

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Plus de 100.000 personnes dans la rue à Paris

A l'image de la société et de ses tensions actuelles, la manifestation du 1er mai était bigarrée. La présence policière reflétait la volonté gouvernementale de contenir toute revendication sociale, y compris au moyen de la violence.

Manifestation du 1er mai 2021 à paris - © Reflets

Il y avait beaucoup de monde dans la rue à Paris pour cette première manifestation importante en période de pandémie. Quelque 170.000 personnes selon les syndicats, 106.000, selon les autorités. La manifestation à l'occasion de la fête du travail n'a pas rassemblé que des "travailleurs", vieux briscards de la CGT, communistes de toujours. Il y avait beaucoup d'anarchistes, mais aussi, une masse de jeunes, visiblement pas encore entrés dans le monde du travail.

A l'image de cette jeune fille à peine majeure brandissant un carton avec inscrit "chauffe mon clitoris, pas le climat". Le rapport avec les préoccupations habituelles des travailleurs exploités par le patronat est ténu.

On a pu croiser de nombreux gilets jaunes, toujours là "même si Macron ne veut pas". Mais aussi des antivax, quelques complotistes et autres allumés raéliens, sourires béats, à la pêche au gogo.

Reflétant la polarisation croissante dans la société, un graffiti retenait l'oeil boulevard Voltaire après la manifestation : "On vous hait". Mais qui ? Pourquoi ? Quel est le combat politique ou d'idées qui mènent à ce texte ? Mystère.

Les libertaires ont marché de la Place des fêtes dans le 19ème jusqu'à République d'où s'élançait la manifestation unitaire vers Nation.

Boulevard Voltaire, à hauteur du métro Saint-Ambroise, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre. La violence gratuite s'est déployée...

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Un quart du budget de l’État est reversé au privé 41171b49-4409-432b-8efc-11ec7553a409http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210429_195109_Un_quart_du_budget_de_l___Etat_est_reverse_au_prive_Thu, 29 Apr 2021 19:51:09 +0200

Cette manne représente 160 milliards selon le Collectif Nos services publics

Alors que l'Etat se serre la ceinture, il reverse en fait plus de 160 milliards d'euros par an aux entreprises privées. Cette pratique qui ne cesse de s'amplifier nuit souvent à la qualité des services publics. Et en plus, les économies ne sont pas toujours au rendez-vous. Reflets a eu accès en exclusivité à cette analyse.

Ministère de l'Économie et des Finances - Fred Romero - Flickr - CC BY 2.0

De la plateforme de données de santé au plan de vaccination, il ne se passe plus un mois sans que le grand public ne découvre un nouveau service public dont la conception ou la gestion opérationnelle n’ait été externalisée à une entreprise privée. Mais il est loin d’imaginer que c’est entre 160 et 190 milliards d’euros par an, soit l’équivalent d’un quart du budget de l’État, qui est externalisé aux entreprises privées! Parfois à bon escient, parfois en dépit dépit du bon sens. C’est la première alerte que lancent les agents du service public d’un tout nouveau collectif baptisé Nos services publics (voir ci-dessous). Reflets à pu avoir accès à cette note en exclusivité. Extraits...

L’externalisation d’un service public est le fait de confier à un acteur privé la réalisation de tout ou partie de l’action publique, en autonomie ou en soutien des collectivités publiques. Les politiques le présentent souvent comme une manière d’adapter les services publics aux besoins et contraintes du XXIe siècle. Cela s’inscrit en réalité dans des siècles de recours par la puissance publique à des entreprises privées pour assurer l’exécution de certaines de ses missions.

Accéléré depuis le milieu des années 1990, l’externalisation prend des formes juridiques de plus en plus variées et représente aujourd’hui un total d’au moins 160 Md. Les délégations de services publiques (par exemple, la gestion des eaux de Marseille) représente 120 Md, les prestations de l’Etat et des hôpitaux publics,...

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Cette manne représente 160 milliards selon le Collectif Nos services publics

Alors que l'Etat se serre la ceinture, il reverse en fait plus de 160 milliards d'euros par an aux entreprises privées. Cette pratique qui ne cesse de s'amplifier nuit souvent à la qualité des services publics. Et en plus, les économies ne sont pas toujours au rendez-vous. Reflets a eu accès en exclusivité à cette analyse.

Ministère de l'Économie et des Finances - Fred Romero - Flickr - CC BY 2.0

De la plateforme de données de santé au plan de vaccination, il ne se passe plus un mois sans que le grand public ne découvre un nouveau service public dont la conception ou la gestion opérationnelle n’ait été externalisée à une entreprise privée. Mais il est loin d’imaginer que c’est entre 160 et 190 milliards d’euros par an, soit l’équivalent d’un quart du budget de l’État, qui est externalisé aux entreprises privées! Parfois à bon escient, parfois en dépit dépit du bon sens. C’est la première alerte que lancent les agents du service public d’un tout nouveau collectif baptisé Nos services publics (voir ci-dessous). Reflets à pu avoir accès à cette note en exclusivité. Extraits...

L’externalisation d’un service public est le fait de confier à un acteur privé la réalisation de tout ou partie de l’action publique, en autonomie ou en soutien des collectivités publiques. Les politiques le présentent souvent comme une manière d’adapter les services publics aux besoins et contraintes du XXIe siècle. Cela s’inscrit en réalité dans des siècles de recours par la puissance publique à des entreprises privées pour assurer l’exécution de certaines de ses missions.

Accéléré depuis le milieu des années 1990, l’externalisation prend des formes juridiques de plus en plus variées et représente aujourd’hui un total d’au moins 160 Md. Les délégations de services publiques (par exemple, la gestion des eaux de Marseille) représente 120 Md, les prestations de l’Etat et des hôpitaux publics,...

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Attaque de Rambouillet : Jamel Gorchane était en contact avec un imam salafistecef5672d-7a19-468e-a468-2b87e91b0176http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210427_163359_Attaque_de_Rambouillet____Jamel_Gorchane_etait_en_contact_avec_un_imam_salafisteTue, 27 Apr 2021 16:33:59 +0200

Ce prédicateur, Béchir Ben Hassen, a un profil particulièrement inquiétant.

Le terroriste auteur de l'attaque de Rambouillet n'était peut-être pas totalement un « loup solitaire ». Selon une source en Tunisie, Jamel Gorchane échangeait de puis plusieurs mois avec Béchir Ben Hassen, un imam déjà apparu dans les radars des services de renseignement français. Révélations.

Photo de profil Facebook de Jamel Gorchene, le terroriste de Rambouillet

Le 23 avril, Jamel Gorchane, un Tunisien de 36ans, chauffeur-livreur, sans antécédent judiciaire, assassine à coup de couteau une adjointe administrative du commissariat de Rambouillet dans les Yvelines. Stéphanie Monfermé était mère de deux adolescentes. Jamel Gorchane s'apparente aux profils des auteurs d'attentats survenus en France depuis 2020: peu liés à l'Etat Islamique, utilisant des couteaux, des armes facilement accessibles, parfois mentalement instables, peu ou pas connus des services de renseignement.

Sur son profil Facebook, Jamel Gorchane reposte de nombreux messages démontrant son intérêt pour l'islam politique et au fil du temps, revendique le fait qu’il est interdit de s'en prendre au prophète. Mais on est loin des profils de radicalisés à l'époque où l’État Islamique triomphait.

Toutefois, sur sa page Facebook, le terroriste de Rambouillet, un de ses «amis» attire l’attention: il s’agit du cheikh Béchir Ben Hassen, un imam salafiste tunisien au parcours assez inquiétant. Et selon une source interrogée en Tunisie, Gorchane et Ben Hassen échangeaient depuis plusieurs mois.

Les amis de Jamel Gorchene sur Facebook
Les amis de Jamel Gorchene sur Facebook

Béchir Ben Hassen est l’une des principales figures du salafisme dit « scientifique » (salafia îlmia). Né en 1973 à M'saken, il a étudié à l’Institut d’Oum Al Qura à la Mecque, ainsi qu’à l’Université américaine internationale de théologie islamique et a suivi des cycles de formation au Centre islamique et culturel de...

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Ce prédicateur, Béchir Ben Hassen, a un profil particulièrement inquiétant.

Le terroriste auteur de l'attaque de Rambouillet n'était peut-être pas totalement un « loup solitaire ». Selon une source en Tunisie, Jamel Gorchane échangeait de puis plusieurs mois avec Béchir Ben Hassen, un imam déjà apparu dans les radars des services de renseignement français. Révélations.

Photo de profil Facebook de Jamel Gorchene, le terroriste de Rambouillet

Le 23 avril, Jamel Gorchane, un Tunisien de 36ans, chauffeur-livreur, sans antécédent judiciaire, assassine à coup de couteau une adjointe administrative du commissariat de Rambouillet dans les Yvelines. Stéphanie Monfermé était mère de deux adolescentes. Jamel Gorchane s'apparente aux profils des auteurs d'attentats survenus en France depuis 2020: peu liés à l'Etat Islamique, utilisant des couteaux, des armes facilement accessibles, parfois mentalement instables, peu ou pas connus des services de renseignement.

Sur son profil Facebook, Jamel Gorchane reposte de nombreux messages démontrant son intérêt pour l'islam politique et au fil du temps, revendique le fait qu’il est interdit de s'en prendre au prophète. Mais on est loin des profils de radicalisés à l'époque où l’État Islamique triomphait.

Toutefois, sur sa page Facebook, le terroriste de Rambouillet, un de ses «amis» attire l’attention: il s’agit du cheikh Béchir Ben Hassen, un imam salafiste tunisien au parcours assez inquiétant. Et selon une source interrogée en Tunisie, Gorchane et Ben Hassen échangeaient depuis plusieurs mois.

Les amis de Jamel Gorchene sur Facebook
Les amis de Jamel Gorchene sur Facebook

Béchir Ben Hassen est l’une des principales figures du salafisme dit « scientifique » (salafia îlmia). Né en 1973 à M'saken, il a étudié à l’Institut d’Oum Al Qura à la Mecque, ainsi qu’à l’Université américaine internationale de théologie islamique et a suivi des cycles de formation au Centre islamique et culturel de...

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« Le pouvoir de Mahamat Idriss Déby est fragile »5e8cfe76-e4e2-4b17-bdc3-ee3fea7f9cd9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210423_200830_____Le_pouvoir_de_Mahamat_Idriss_Deby_est_fragile____Fri, 23 Apr 2021 20:08:30 +0200

Emmanuel Dupuy, président de l'Institut prospective et sécurité en Europe, analyse la situation au Tchad

Une période d'incertitude s'ouvre pour le Tchad après la mort du président Déby et la prise de pouvoir par un Comité militaire de transition présidé par son fils. Emmanuel Macron réaffirme son soutien au système Déby, alors que son accession à la présidence s'apparente à un coup d’État en ne respectant pas la Constitution tchadienne.

Idriss Déby en visite sur le front fin mars - D.R.

Dans quel contexte a eu lieu la mort du président Idriss Déby?

Emmanuel Dupuy : Sa mort est survenue alors que les rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact) ont lancé une offensive depuis la Libye pour renverser le président tchadien. C’est une attaque sérieuse qui mobiliserait environ 800 pick-ups. Le Fact a obtenu beaucoup de matériel et de munitions de la part du maréchal Haftar à partir de 2017, pour les remercier de leur soutien dans la guerre civile libyenne. Ils ont probablement aussi reçu du matériel des Émirats Arabes Unis, grand soutien de Haftar.

Idriss Déby a décidé de partir sur le front, voir la situation et galvaniser ses troupes avec plusieurs généraux. Il était coutumier de cette attitude, il était un chef de guerre. D’après mes informations, certains généraux l’avaient dissuadé. Ensuite les versions divergent sur les circonstances de sa mort. Le communiqué de l’État tchadien déclare: «Le président de la république, chef de l’État, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad. »

Les Fact racontent que c’est une tentative de négociation qui a mal tourné. Ils font d’ailleurs circuler une image du corps du président tué d’une balle dans le tête. Il y a aussi une autre version qui est relayée, à laquelle je ne...

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Emmanuel Dupuy, président de l'Institut prospective et sécurité en Europe, analyse la situation au Tchad

Une période d'incertitude s'ouvre pour le Tchad après la mort du président Déby et la prise de pouvoir par un Comité militaire de transition présidé par son fils. Emmanuel Macron réaffirme son soutien au système Déby, alors que son accession à la présidence s'apparente à un coup d’État en ne respectant pas la Constitution tchadienne.

Idriss Déby en visite sur le front fin mars - D.R.

Dans quel contexte a eu lieu la mort du président Idriss Déby?

Emmanuel Dupuy : Sa mort est survenue alors que les rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact) ont lancé une offensive depuis la Libye pour renverser le président tchadien. C’est une attaque sérieuse qui mobiliserait environ 800 pick-ups. Le Fact a obtenu beaucoup de matériel et de munitions de la part du maréchal Haftar à partir de 2017, pour les remercier de leur soutien dans la guerre civile libyenne. Ils ont probablement aussi reçu du matériel des Émirats Arabes Unis, grand soutien de Haftar.

Idriss Déby a décidé de partir sur le front, voir la situation et galvaniser ses troupes avec plusieurs généraux. Il était coutumier de cette attitude, il était un chef de guerre. D’après mes informations, certains généraux l’avaient dissuadé. Ensuite les versions divergent sur les circonstances de sa mort. Le communiqué de l’État tchadien déclare: «Le président de la république, chef de l’État, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad. »

Les Fact racontent que c’est une tentative de négociation qui a mal tourné. Ils font d’ailleurs circuler une image du corps du président tué d’une balle dans le tête. Il y a aussi une autre version qui est relayée, à laquelle je ne...

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Compromission possible de données personnelles à l'Éducation nationale51d16dce-5249-413e-8a55-065ce8b0a1c6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210423_151556_Compromission_possible_de_donnees_personnelles_a_l_Education_nationaleFri, 23 Apr 2021 15:15:56 +0200

Comment, en une fuite, la CNIL, BVA et l'EN ont tué l'essence du RGPD

En toute discrétion, le ministère a prévenu des parents qui figuraient sur un de ses listings, d'une possible fuite de données personnelles après une attaque au ransomware chez l'institut de sondages BVA. Mais lorsque l'on demande des précisions, il n'y a plus personne. Et des données provenant d'autres ministères sont concernés par cette attaque informatique.

BVA annonce l'attaque contre son système d'information - Copie d'écran

« Bienvenue sur le serveur vocal de la CNIL (...) si vous voulez joindre le standard, tapez 1... (...) Désolés, la messagerie Orange du 06.07.... que vous tentez de joindre est pleine. Au revoir ». L'affaire est bien engagée. Tenter de joindre la Commission nationale de l'Informatique et des libertés (CNIL) en ces temps de pandémie relève du défi impossible. Le disque du standard renvoie sur un numéro de portable dont la messagerie est pleine. Joints via Twitter en messages privés, les gardiens français du RGPD nous invitent à remplir un formulaire de contact sur le site de la CNIL... Une démarche qui restera elle aussi sans suite. La CNIL ne nous a jamais rappelés. C'est dommage car nous souhaitions interroger la Commission sur une éventuelle fuite de données de parents d'élèves de l'Éducation nationale, cette dernière ayant sous-traité une enquête à BVA, un groupe spécialisé dans les études et le conseil. Or BVA a fait l'objet en février dernier d'une attaque par ransomware.

Dans ce type d'attaque, désormais très fréquente, les données de l'entreprises sont chiffrées et deviennent inaccessibles. L'attaquant demande une rançon en échange d'une clef permettant de déchiffrer. Il arrive que l'attaquant publie une partie des données (Lien vers un serveur sur Tor) pour montrer qu'il les a récupérées et qu'il menace, en plus du blocage de l'activité, de publier des données confidentielles sur Internet. Histoire...

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Comment, en une fuite, la CNIL, BVA et l'EN ont tué l'essence du RGPD

En toute discrétion, le ministère a prévenu des parents qui figuraient sur un de ses listings, d'une possible fuite de données personnelles après une attaque au ransomware chez l'institut de sondages BVA. Mais lorsque l'on demande des précisions, il n'y a plus personne. Et des données provenant d'autres ministères sont concernés par cette attaque informatique.

BVA annonce l'attaque contre son système d'information - Copie d'écran

« Bienvenue sur le serveur vocal de la CNIL (...) si vous voulez joindre le standard, tapez 1... (...) Désolés, la messagerie Orange du 06.07.... que vous tentez de joindre est pleine. Au revoir ». L'affaire est bien engagée. Tenter de joindre la Commission nationale de l'Informatique et des libertés (CNIL) en ces temps de pandémie relève du défi impossible. Le disque du standard renvoie sur un numéro de portable dont la messagerie est pleine. Joints via Twitter en messages privés, les gardiens français du RGPD nous invitent à remplir un formulaire de contact sur le site de la CNIL... Une démarche qui restera elle aussi sans suite. La CNIL ne nous a jamais rappelés. C'est dommage car nous souhaitions interroger la Commission sur une éventuelle fuite de données de parents d'élèves de l'Éducation nationale, cette dernière ayant sous-traité une enquête à BVA, un groupe spécialisé dans les études et le conseil. Or BVA a fait l'objet en février dernier d'une attaque par ransomware.

Dans ce type d'attaque, désormais très fréquente, les données de l'entreprises sont chiffrées et deviennent inaccessibles. L'attaquant demande une rançon en échange d'une clef permettant de déchiffrer. Il arrive que l'attaquant publie une partie des données (Lien vers un serveur sur Tor) pour montrer qu'il les a récupérées et qu'il menace, en plus du blocage de l'activité, de publier des données confidentielles sur Internet. Histoire...

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L'idéal communiste a-t-il encore un avenir ?0efaa37e-3093-4017-8d47-2d403a18368ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210421_111413_L_ideal_communiste_a-t-il_encore_un_avenir__Wed, 21 Apr 2021 11:14:13 +0200

Réflexions croisées de Stéphane Gatignon, Pierre Eyben et Maurice Bellet

Alors que les gauches esquissent un dialogue en vue des prochaines présidentielles et que le Parti communiste français a eu 100 ans, le marxisme peut-il encore aider à penser notre situation ? Certains veulent le croire et esquissent des pistes.

Vestiges - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Le communisme a-t-il encore quelque chose à nous dire? Question provocante quand on connaît le bilan de l’ère soviétique ou du modèle chinois, et autres dictatures se revendiquant de l’idéologie communiste. En 2012, Maurice Bellet, prêtre, psychologue et philosophe, qui prend souvent ses lecteurs à rebrousse-poil, publiait ce livre «L’avenir du communisme». Sans point d’interrogation. Car il incarnait «une espérance, où dans la crise où nous sommes, est plus nécessaire que jamais». Une provocation à changer de monde afin de faire apparaître «ce qu’il faut absolument sauver». Vraiment ?

Certains le pensent, comme Stéphane Gatignon, l’ancien maire de Sevran qui a démissionné en 2018, lassé mépris du gouvernement envers les banlieues, et Pierre Eyben, un élu local belge, cofondateur du mouvement Demain. Un point commun entre ces deux personnalités politiques: elle allient idées communistes et combat pour l’environnement. L’avenir du communisme passerait-il par se mettre au vert?

«C’est certain que nous devons avoir une rupture claire avec le productivisme, affirme Pierre Eyben. Le communisme était productiviste. On a pris conscience aujourd’hui de la finitude des ressources de notre Terre. Le marxisme est anachronique sur cette question, même si dans ses écrits tardifs, Marx distingue la valeur d’usage et la valeur d’échange. La valeur d'usage est l’utilité concrète du bien. Elle est donnée par la nature et la quantité de la marchandise. La valeur d'échange est une...

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Réflexions croisées de Stéphane Gatignon, Pierre Eyben et Maurice Bellet

Alors que les gauches esquissent un dialogue en vue des prochaines présidentielles et que le Parti communiste français a eu 100 ans, le marxisme peut-il encore aider à penser notre situation ? Certains veulent le croire et esquissent des pistes.

Vestiges - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Le communisme a-t-il encore quelque chose à nous dire? Question provocante quand on connaît le bilan de l’ère soviétique ou du modèle chinois, et autres dictatures se revendiquant de l’idéologie communiste. En 2012, Maurice Bellet, prêtre, psychologue et philosophe, qui prend souvent ses lecteurs à rebrousse-poil, publiait ce livre «L’avenir du communisme». Sans point d’interrogation. Car il incarnait «une espérance, où dans la crise où nous sommes, est plus nécessaire que jamais». Une provocation à changer de monde afin de faire apparaître «ce qu’il faut absolument sauver». Vraiment ?

Certains le pensent, comme Stéphane Gatignon, l’ancien maire de Sevran qui a démissionné en 2018, lassé mépris du gouvernement envers les banlieues, et Pierre Eyben, un élu local belge, cofondateur du mouvement Demain. Un point commun entre ces deux personnalités politiques: elle allient idées communistes et combat pour l’environnement. L’avenir du communisme passerait-il par se mettre au vert?

«C’est certain que nous devons avoir une rupture claire avec le productivisme, affirme Pierre Eyben. Le communisme était productiviste. On a pris conscience aujourd’hui de la finitude des ressources de notre Terre. Le marxisme est anachronique sur cette question, même si dans ses écrits tardifs, Marx distingue la valeur d’usage et la valeur d’échange. La valeur d'usage est l’utilité concrète du bien. Elle est donnée par la nature et la quantité de la marchandise. La valeur d'échange est une...

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L'étrange déclaration de la Banque centrale européenne sur le Bitcoin9df6f165-435b-4d84-aefb-0d4c114d28c4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210419_223650_L_etrange_declaration_de_la_Banque_centrale_europeenne_sur_le_BitcoinMon, 19 Apr 2021 22:36:50 +0200

Il faut parfois savoir lire entre les lignes...

Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, verbalise certaines choses sur le Bitcoin. Ce n'est pas anodin. Au contraire, cela devrait retenir toute notre attention.

Isabel Schnabel - Gregor Fischer - Wikipedia - CC BY 2.0

Il y a quelques années, Reflets avait provoqué une cascade de commentaires outrés ou amusés mais tous assez dubitatifs avec un article dont le titre particulièrement putaclic visait à alerter sur un point particulier : quelle que soit la hype qui l'entoure, son cours super élevé, le Bitcoin n'a de valeur que parce qu'il est convertible. En d'autres termes, si quelques grandes banques centrales décidaient du jour au lendemain que le Bitcoin n''est plus convertible, son cours serait réduit à pratiquement zéro.

Bien entendu, il serait toujours possible de jouer à la marchande avec, mais qui voudrait d'un truc non transformable en euros ou en dollars ? Dire cela, c'est aussi se replacer dans une perspective historique. Il ne s'agit pas de la première tentative de monnaie électronique utilisable comme moyen de paiement via Internet. D'autres étaient déjà apparues au début du réseau et s'étaient heurtées à l'hostilité des banques et des banques centrales. Elles n'avaient pas survécu.

L'exemple le plus connu est Digicash (les cyber-bucks) de David Chaum.

Le Bitcoin est une forme de monnaie électronique (pas que) mais elle n'en a pas tous les attributs. Par exemple, ce n'est pas du liquide. Ce dernier ne laisse pas de traces lorsqu'il est utilisé pour une transaction. Si une banque sait que vous avez retiré du liquide depuis votre compte, elle n'a aucune idée de ce à quoi vous l'utilisez par la suite.

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Il faut parfois savoir lire entre les lignes...

Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, verbalise certaines choses sur le Bitcoin. Ce n'est pas anodin. Au contraire, cela devrait retenir toute notre attention.

Isabel Schnabel - Gregor Fischer - Wikipedia - CC BY 2.0

Il y a quelques années, Reflets avait provoqué une cascade de commentaires outrés ou amusés mais tous assez dubitatifs avec un article dont le titre particulièrement putaclic visait à alerter sur un point particulier : quelle que soit la hype qui l'entoure, son cours super élevé, le Bitcoin n'a de valeur que parce qu'il est convertible. En d'autres termes, si quelques grandes banques centrales décidaient du jour au lendemain que le Bitcoin n''est plus convertible, son cours serait réduit à pratiquement zéro.

Bien entendu, il serait toujours possible de jouer à la marchande avec, mais qui voudrait d'un truc non transformable en euros ou en dollars ? Dire cela, c'est aussi se replacer dans une perspective historique. Il ne s'agit pas de la première tentative de monnaie électronique utilisable comme moyen de paiement via Internet. D'autres étaient déjà apparues au début du réseau et s'étaient heurtées à l'hostilité des banques et des banques centrales. Elles n'avaient pas survécu.

L'exemple le plus connu est Digicash (les cyber-bucks) de David Chaum.

Le Bitcoin est une forme de monnaie électronique (pas que) mais elle n'en a pas tous les attributs. Par exemple, ce n'est pas du liquide. Ce dernier ne laisse pas de traces lorsqu'il est utilisé pour une transaction. Si une banque sait que vous avez retiré du liquide depuis votre compte, elle n'a aucune idée de ce à quoi vous l'utilisez par la suite.

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« Nous avons pris ensemble un chemin de dialogue »016dcdb8-4922-493f-a6ad-9bf7eea34bb9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210417_232212____Nous_avons_pris_ensemble_un_chemin_de_dialogue___Sat, 17 Apr 2021 23:22:12 +0200

Le député socialiste Guillaume Garot raconte la réunion de la gauche

A un an des présidentielles, la gauche tente de s'unir. Divisée, elle sait qu'elle n'a aucune chance d'être au second tour. Cette première rencontre qui s'est tenue samedi 16 avril est un point de départ. La route est droite, mais la pente est raide...

Guillaume Garot, le 17 Juin 2012, à la préfecture de la Mayenne - Aubin Laratte - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Quelle était l'ambiance de cette réunion des dirigeants de la gauche ?

Guillaume Garot : J'ai été marqué par le fait qu'il y avait à la fois une grande gravité et beaucoup de sérénité, de respect et d'écoute. Une gravité parce que nous partagions tous le sentiment que nous étions à un moment politique difficile et dangereux pour notre pays. Partout, on nous annonce ce duel Macron - Le Pen qui risque de démobiliser de nombreux électeurs. Et il y a un danger que l'extrême droite gagne. Nous étions tous d'accord pour dire que nous voulons apporter une vraie perspective d'espoir. Nous voulons une gauche de responsabilité qui soit sociale et écologique. Nous avons aussi beaucoup évoqué les questions démocratiques, car nous sommes inquiets des dérives du Président et du gouvernement.

Et concrètement ?

La réunion n'a duré que trois heures. C'est difficile de tout aborder en un temps aussi limité. Tout les participants jouaient franc-jeu. Nous ne sommes pas tous d'accord sur l'issue du chemin. Certains veulent un projet commun et une candidature commune, d'autres veulent un projet commun et plusieurs candidatures. Le PS et les écologistes souhaitent un candidat commun, la France insoumise et le le Parti communiste ont annoncé qu'ils auraient chacun un candidat. Mais l'important est que, depuis ce matin, la discussion est engagée. Et il y a un grand sentiment de responsabilité. Personnellement, je pense qu'une candidature...

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Le député socialiste Guillaume Garot raconte la réunion de la gauche

A un an des présidentielles, la gauche tente de s'unir. Divisée, elle sait qu'elle n'a aucune chance d'être au second tour. Cette première rencontre qui s'est tenue samedi 16 avril est un point de départ. La route est droite, mais la pente est raide...

Guillaume Garot, le 17 Juin 2012, à la préfecture de la Mayenne - Aubin Laratte - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Quelle était l'ambiance de cette réunion des dirigeants de la gauche ?

Guillaume Garot : J'ai été marqué par le fait qu'il y avait à la fois une grande gravité et beaucoup de sérénité, de respect et d'écoute. Une gravité parce que nous partagions tous le sentiment que nous étions à un moment politique difficile et dangereux pour notre pays. Partout, on nous annonce ce duel Macron - Le Pen qui risque de démobiliser de nombreux électeurs. Et il y a un danger que l'extrême droite gagne. Nous étions tous d'accord pour dire que nous voulons apporter une vraie perspective d'espoir. Nous voulons une gauche de responsabilité qui soit sociale et écologique. Nous avons aussi beaucoup évoqué les questions démocratiques, car nous sommes inquiets des dérives du Président et du gouvernement.

Et concrètement ?

La réunion n'a duré que trois heures. C'est difficile de tout aborder en un temps aussi limité. Tout les participants jouaient franc-jeu. Nous ne sommes pas tous d'accord sur l'issue du chemin. Certains veulent un projet commun et une candidature commune, d'autres veulent un projet commun et plusieurs candidatures. Le PS et les écologistes souhaitent un candidat commun, la France insoumise et le le Parti communiste ont annoncé qu'ils auraient chacun un candidat. Mais l'important est que, depuis ce matin, la discussion est engagée. Et il y a un grand sentiment de responsabilité. Personnellement, je pense qu'une candidature...

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Repenser la défense française au XXIè siècledb18275e-28c7-4292-bc1a-78b33f51387chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210416_094103_Repenser_la_defense_fran__aise_au_XXIe_siecleFri, 16 Apr 2021 09:41:03 +0200

Un rapport de l’Institut Montaigne interroge sur la politique de défense que nous souhaitons adopter

Alors que les tensions augmentent dans le monde, la question d'assurer notre sécurité nationale et collective se repose. Ce rapport riche et interpellant intervient à un moment ou l’armée française est priée de se préparer à « un conflit de haute intensité ».

Le site de l'Institut Montaigne

Alors que la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2019-2025 doit être actualisée en 2021, l’Institut Montaigne, un think tank français qui défend des idées libérales et qui a soutenu Emmanuel Macron, s’interroge dans un récent rapport sur la politique de défense à adopter pour assurer notre sécurité nationale.

Les auteurs commencent par faire un point sur les menaces et constatent une forte dégradation du contexte international. Expansion du djihadisme dans certaines régions du monde, impérialisme de la Russie (menace sur l’Ukraine, annexion de la Crimée, intervention en Syrie) et de la Turquie (intervention en Syrie et en Libye, menaces en direction de la Grèce), confrontation globale entre la Chine et les États-Unis. Tout cela sur fond de pandémie depuis un peu plus d’un an. «La pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur la montée des périls planétaires et sur la vulnérabilité de notre pays et de l’Union. Elle sert de banc d’essai pour la résilience des nations et redessine la hiérarchie des puissances. Elle a aussi remis la question de la sécurité au premier rang des préoccupations des citoyens, au plan sanitaire mais aussi au plan économique, technologique et stratégique», notent les auteurs. Et de conclure: «La France et l’Europe sont confrontées à une dégradation rapide et durable de leur environnement stratégique» et «il importe de se préparer à nouveau et d’être crédible dans l’hypothèse d’une confrontation de plus haute intensité».

Le rapport pointe aussi...

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Un rapport de l’Institut Montaigne interroge sur la politique de défense que nous souhaitons adopter

Alors que les tensions augmentent dans le monde, la question d'assurer notre sécurité nationale et collective se repose. Ce rapport riche et interpellant intervient à un moment ou l’armée française est priée de se préparer à « un conflit de haute intensité ».

Le site de l'Institut Montaigne

Alors que la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2019-2025 doit être actualisée en 2021, l’Institut Montaigne, un think tank français qui défend des idées libérales et qui a soutenu Emmanuel Macron, s’interroge dans un récent rapport sur la politique de défense à adopter pour assurer notre sécurité nationale.

Les auteurs commencent par faire un point sur les menaces et constatent une forte dégradation du contexte international. Expansion du djihadisme dans certaines régions du monde, impérialisme de la Russie (menace sur l’Ukraine, annexion de la Crimée, intervention en Syrie) et de la Turquie (intervention en Syrie et en Libye, menaces en direction de la Grèce), confrontation globale entre la Chine et les États-Unis. Tout cela sur fond de pandémie depuis un peu plus d’un an. «La pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur la montée des périls planétaires et sur la vulnérabilité de notre pays et de l’Union. Elle sert de banc d’essai pour la résilience des nations et redessine la hiérarchie des puissances. Elle a aussi remis la question de la sécurité au premier rang des préoccupations des citoyens, au plan sanitaire mais aussi au plan économique, technologique et stratégique», notent les auteurs. Et de conclure: «La France et l’Europe sont confrontées à une dégradation rapide et durable de leur environnement stratégique» et «il importe de se préparer à nouveau et d’être crédible dans l’hypothèse d’une confrontation de plus haute intensité».

Le rapport pointe aussi...

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Les dîners de Leroy, Soyer et Chalençon : une histoire de séparatismee5ed2eab-8530-49b4-8364-f2b0e78d5057http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210411_105620_Les_diners_de_Leroy__Soyer_et_Chalen__on___une_histoire_de_separatismeSun, 11 Apr 2021 10:56:20 +0200

Ce n'est pas tant une affaire de classes qu'une question d'éthique

Pendant que la majeure partie de la société est privée de bars ou de restaurants, certains s'affranchissent des règles. Une forme de séparatisme, un mot à la mode en Macronie. Que nous disent ces dîners et déjeuners clandestins ?

Post Linkedin de Michel Soyer

Il est tentant de tirer à boulets rouges sur « les riches » qui s'affranchissent des règles communes. Ou, plus largement sur « les privilégiés », une sorte de caste mêlant personnes fortunées, journalistes, politiques, qui, comme sous l'Ancien régime, bénéficieraient de passe-droits. Que l'on ressorte les guillotines ! « Mangez les riches », ce slogan que l'on a vu sur les murs parisiens, atterrit sur les réseaux sociaux. Il y a du vrai dans tout cela. Mais il n'y a pas que cela.

Bien entendu, les Leroy, Soyer et Chalençon, leurs invités journalistes, politiques, fortunés et consorts, à des repas clandestins organisés au Leroy's business club et au Palais Vivienne ont provoqué un légitime émoi.

Ces révélation de M6, Reflets, Mediapart, ont particulièrement choqué dans le contexte actuel. La qualité des participants (monde de la culture, journalistes, politiques, jetset...) met en lumière, une partie de la population, à part, pour qui les règles communes s'appliquent... aux autres. Surtout qu'au même moment, des soignants exténués prennent en charge plus de 5.700 malades du Covid en soins critiques.

Le malaise au sein de BFMTV est révélateur. Le 5 avril, une journaliste termine son intervention pas un laconique L'affaire est close. Il n'en sera rien. Lance-t-elle cette phrase pour conjurer le sort ? Mystère. Le Canard Enchaîné avait épinglé la chaîne en expliquant que son directeur général, Marc-Olivier Fogiel et quelques journalistes...

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Ce n'est pas tant une affaire de classes qu'une question d'éthique

Pendant que la majeure partie de la société est privée de bars ou de restaurants, certains s'affranchissent des règles. Une forme de séparatisme, un mot à la mode en Macronie. Que nous disent ces dîners et déjeuners clandestins ?

Post Linkedin de Michel Soyer

Il est tentant de tirer à boulets rouges sur « les riches » qui s'affranchissent des règles communes. Ou, plus largement sur « les privilégiés », une sorte de caste mêlant personnes fortunées, journalistes, politiques, qui, comme sous l'Ancien régime, bénéficieraient de passe-droits. Que l'on ressorte les guillotines ! « Mangez les riches », ce slogan que l'on a vu sur les murs parisiens, atterrit sur les réseaux sociaux. Il y a du vrai dans tout cela. Mais il n'y a pas que cela.

Bien entendu, les Leroy, Soyer et Chalençon, leurs invités journalistes, politiques, fortunés et consorts, à des repas clandestins organisés au Leroy's business club et au Palais Vivienne ont provoqué un légitime émoi.

Ces révélation de M6, Reflets, Mediapart, ont particulièrement choqué dans le contexte actuel. La qualité des participants (monde de la culture, journalistes, politiques, jetset...) met en lumière, une partie de la population, à part, pour qui les règles communes s'appliquent... aux autres. Surtout qu'au même moment, des soignants exténués prennent en charge plus de 5.700 malades du Covid en soins critiques.

Le malaise au sein de BFMTV est révélateur. Le 5 avril, une journaliste termine son intervention pas un laconique L'affaire est close. Il n'en sera rien. Lance-t-elle cette phrase pour conjurer le sort ? Mystère. Le Canard Enchaîné avait épinglé la chaîne en expliquant que son directeur général, Marc-Olivier Fogiel et quelques journalistes...

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L'autonomie de la police judiciaire menacéee15439f7-3f0c-432f-93d2-7e35ddbf21b6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210409_122711_L_autonomie_de_la_police_judiciaire_menaceeFri, 09 Apr 2021 12:27:11 +0200

Des commissaires craignent l'intervention des préfets dans leurs enquêtes

Le ministre de l'Intérieur prépare une départementalisation de la police. Une organisation qui menace l'efficacité et l'autonomie de la police judiciaire. Des commissaires s'inquiètent de l'ingérence de l’État dans des affaires politico-financières.

Table ronde du Beauvau de la sécurité

Ce sont quelques mots, passés inaperçus dans une table ronde consacrée au management dans la police du Beauvau de la sécurité, qui ont réveillé les craintes d’officiers de la Police Judiciaire. Dans cet échange sans grand intérêt entre Claude Onesta, l’entraîneur de l’équipe de France de Handball venu en guest star, le directeur général de la police nationale, Frédéric Beau, et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ce dernier lâche l’air de rien: «S’il y a un patron par département de la police, les élus savent à qui ils parlent, les préfets savent à qui ils parlent.(…) Il faut que l’expérience, après le Pas-de-Calais, la Savoie et les Pyrénées-Orientales, puisse être généralisé à l’été, qu’il y ait des DDPN (Directeur départemental de la police nationale, NDLR) partout, pour éviter ces tuyaux d’orgue sur le terrain. Après, qu’il y ait nationalement des filières métiers, du moment que ça reste sous l’autorité du DGPN (Directeur général de la police nationale, NDLR), je n’y vois pas beaucoup d’inconvénients.» (vidéo intégrale ici)

Les conséquences sont pourtant importantes. L’objectif est d’arriver à un schéma de la sécurité intérieure : préfet, directeur départemental de la police, maire, comme le présente le Livre Blanc 2020 de la sécurité intérieure. Un des objectifs affichés est de «mener à bien la réforme profonde et nécessaire de la gouvernance de la Police nationale».

«L’application des principes de décloisonnement et de déconcentration prend tout son sens...

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Des commissaires craignent l'intervention des préfets dans leurs enquêtes

Le ministre de l'Intérieur prépare une départementalisation de la police. Une organisation qui menace l'efficacité et l'autonomie de la police judiciaire. Des commissaires s'inquiètent de l'ingérence de l’État dans des affaires politico-financières.

Table ronde du Beauvau de la sécurité

Ce sont quelques mots, passés inaperçus dans une table ronde consacrée au management dans la police du Beauvau de la sécurité, qui ont réveillé les craintes d’officiers de la Police Judiciaire. Dans cet échange sans grand intérêt entre Claude Onesta, l’entraîneur de l’équipe de France de Handball venu en guest star, le directeur général de la police nationale, Frédéric Beau, et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ce dernier lâche l’air de rien: «S’il y a un patron par département de la police, les élus savent à qui ils parlent, les préfets savent à qui ils parlent.(…) Il faut que l’expérience, après le Pas-de-Calais, la Savoie et les Pyrénées-Orientales, puisse être généralisé à l’été, qu’il y ait des DDPN (Directeur départemental de la police nationale, NDLR) partout, pour éviter ces tuyaux d’orgue sur le terrain. Après, qu’il y ait nationalement des filières métiers, du moment que ça reste sous l’autorité du DGPN (Directeur général de la police nationale, NDLR), je n’y vois pas beaucoup d’inconvénients.» (vidéo intégrale ici)

Les conséquences sont pourtant importantes. L’objectif est d’arriver à un schéma de la sécurité intérieure : préfet, directeur départemental de la police, maire, comme le présente le Livre Blanc 2020 de la sécurité intérieure. Un des objectifs affichés est de «mener à bien la réforme profonde et nécessaire de la gouvernance de la Police nationale».

«L’application des principes de décloisonnement et de déconcentration prend tout son sens...

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Au collège Charles Péguy de Palaiseau, la continuité pédagogique, c'est pas gagné !78dc6ba7-c5ec-4c31-bd74-47f820c13945http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210407_121844_Au_college_Charles_Peguy_de_Palaiseau__la_continuite_pedagogique__c_est_pas_gagne__Wed, 07 Apr 2021 12:18:44 +0200

On a tous entendu parler hier des bugs de l'espace numérique de travail (ENT). Et de l'idée de génie de Blanquer pour justifier que les élèves n'arrivaient pas à se connecter : une attaque informatique ! russe, iranienne, nord-coréenne ? Faites vos jeux, rien ne va plus.

Mais il y a aussi les petites perles envoyées par les directeurs, comme ce mail adressés aux parents, transmis par un de nos lecteurs, dont un enfant est scolarisé au collège Charles Péguy à Palaiseau (Essonne).

La principale écrit : "Nous avions prévu la semaine prochaine une journée de la persévérance scolaire. Nous en avons avancé un peu la date, et nous avons dans le contexte distribué à chaque élève ce matin un bracelet d'encouragement, petit signe que le collège n'est jamais loin..."

Le collège is watching you... Un bracelet en plastique avec une inscription super cool : "continue tes efforts", "tu peux réussir" ou "aies confiance en toi". Hilares, les gamins se sont empressés de les déchirer ou de les mettre à la poubelle. On attend la journée de la persévérance écologique...

Mais c'est la suite du courriel qui a dû encore plus rassurer les parents... Dans le point intitulé "Continuité pédagogique, au sujet des visio-conférences", voilà ce que la principale écrit :

"_Le débat a animé la salle des professeurs toute la journée. Beaucoup de familles nous ont remonté leur souhait de voir se multiplier ce mode pédagogique....

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On a tous entendu parler hier des bugs de l'espace numérique de travail (ENT). Et de l'idée de génie de Blanquer pour justifier que les élèves n'arrivaient pas à se connecter : une attaque informatique ! russe, iranienne, nord-coréenne ? Faites vos jeux, rien ne va plus.

Mais il y a aussi les petites perles envoyées par les directeurs, comme ce mail adressés aux parents, transmis par un de nos lecteurs, dont un enfant est scolarisé au collège Charles Péguy à Palaiseau (Essonne).

La principale écrit : "Nous avions prévu la semaine prochaine une journée de la persévérance scolaire. Nous en avons avancé un peu la date, et nous avons dans le contexte distribué à chaque élève ce matin un bracelet d'encouragement, petit signe que le collège n'est jamais loin..."

Le collège is watching you... Un bracelet en plastique avec une inscription super cool : "continue tes efforts", "tu peux réussir" ou "aies confiance en toi". Hilares, les gamins se sont empressés de les déchirer ou de les mettre à la poubelle. On attend la journée de la persévérance écologique...

Mais c'est la suite du courriel qui a dû encore plus rassurer les parents... Dans le point intitulé "Continuité pédagogique, au sujet des visio-conférences", voilà ce que la principale écrit :

"_Le débat a animé la salle des professeurs toute la journée. Beaucoup de familles nous ont remonté leur souhait de voir se multiplier ce mode pédagogique....

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Enquête sur l'école hors de la République3dd3dd31-6942-45e3-b251-2721f6c11f47http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210407_090000_Enquete_sur_l_ecole_hors_de_la_RepubliqueWed, 07 Apr 2021 09:00:00 +0200

Bonnes feuilles

Les journalistes Anna Erelle et Jacques Duplessy signent un livre qui raconte les dessous de l'école à la maison et d'écoles privées hors contrat. Reflets publie en exclusivité les bonnes feuilles de cet ouvrage.

Couverture du livre "Enquête sur l'école hors de la République"

C'est une enquête passionnante qu'ont réalisé Anna Erelle, le pseudo de la journaliste auteure de Dans la peau d'une djihadiste (Robert Laffont 2015), et Jacques Duplessy - que nos lecteurs connaissent bien - dans leur livre L'école hors de la République qui sort demain 8 avril aux éditions Robert Laffont. L'instruction en famille, qui fait tant débat en ce moment alors qu'est examinée la loi Séparatisme, est abordée avec finesse. Les auteurs donnent la parole à des familles mais aussi à des inspecteurs de l’Éducation nationale qui témoignent quasiment tous sous couvert d'anonymat. Ils dévoilent aussi comment les salafistes ont profité de l'école à la maison pour s'infiltrer dans l'éducation des enfants.

Leur enquête révèlent aussi de curieuses pratiques dans des écoles hors contrat, qu'elle soit musulmanes, d’inspiration Steiner ou catholiques intégristes pour ne citer que celles-ci. Ils exposent aussi les modalités du contrôle de l’Éducation nationale. Là encore, leur travail s'appuie sur des documents internes de l'Education nationale, comme les manuels d'inspection et des rapports d'inspection de certaines écoles.

Morceaux choisis.

Même aux députés, on ne répond pas

Un inspecteur général de l’Éducation nationale nous avait prévenus : « Si le ministère bloque tout, c’est bien que votre sujet fait peur. » Un autre éclate de rire à l’évocation des difficultés rencontrées : « C’était évident qu’ils ne vous...

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Bonnes feuilles

Les journalistes Anna Erelle et Jacques Duplessy signent un livre qui raconte les dessous de l'école à la maison et d'écoles privées hors contrat. Reflets publie en exclusivité les bonnes feuilles de cet ouvrage.

Couverture du livre "Enquête sur l'école hors de la République"

C'est une enquête passionnante qu'ont réalisé Anna Erelle, le pseudo de la journaliste auteure de Dans la peau d'une djihadiste (Robert Laffont 2015), et Jacques Duplessy - que nos lecteurs connaissent bien - dans leur livre L'école hors de la République qui sort demain 8 avril aux éditions Robert Laffont. L'instruction en famille, qui fait tant débat en ce moment alors qu'est examinée la loi Séparatisme, est abordée avec finesse. Les auteurs donnent la parole à des familles mais aussi à des inspecteurs de l’Éducation nationale qui témoignent quasiment tous sous couvert d'anonymat. Ils dévoilent aussi comment les salafistes ont profité de l'école à la maison pour s'infiltrer dans l'éducation des enfants.

Leur enquête révèlent aussi de curieuses pratiques dans des écoles hors contrat, qu'elle soit musulmanes, d’inspiration Steiner ou catholiques intégristes pour ne citer que celles-ci. Ils exposent aussi les modalités du contrôle de l’Éducation nationale. Là encore, leur travail s'appuie sur des documents internes de l'Education nationale, comme les manuels d'inspection et des rapports d'inspection de certaines écoles.

Morceaux choisis.

Même aux députés, on ne répond pas

Un inspecteur général de l’Éducation nationale nous avait prévenus : « Si le ministère bloque tout, c’est bien que votre sujet fait peur. » Un autre éclate de rire à l’évocation des difficultés rencontrées : « C’était évident qu’ils ne vous...

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Les repas au Leroy's Business Club : une très, très, longue série3bafcd2b-e24c-4527-9589-0ef4781bfc2dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210406_102907_Les_repas_au_Leroy_s_Business_Club___une_tres__tres__longue_serieTue, 06 Apr 2021 10:29:07 +0200

Certains étaient animés par des invités connus

Ministres ou pas ministres ? M6 a révélé que des repas étaient organisés dans plusieurs salles chics parisiennes. L'un des organisateurs affirme que des ministres dînent dans des restaurants clandestins. En attendant des « conférenciers » vendaient leur sauce pendant des repas au Leroy's Business Club. Révélations.

Alors que la France se reconfine, un diner spécial est organisé au Leroy's Business Club - D.R.

Le « chef » Christophe Leroy a donc visiblement fait la tambouille pour des salles parisiennes chic et chères. L'une des salles est le palais Vivienne, propriété de Pierre-Jean Chalençon. L'autre, le Leroy's Business Club. Avant de se dédire, Pierre-Jean Chalençon expliquait, comme le rappelle CheckNews : « J’ai dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants qui sont soi-disant des restaurants clandestins, avec un certain nombre de ministres. Alors ça me fait doucement rigoler… ». Du coup, le hashtag #OnVeutDesNoms a envahi les réseaux sociaux. Des ministres dînent-ils dans des restaurants clandestins ? L'enquête le dira peut-être puisque la Justice est saisie. Au fil des heures, les sites Web pouvant montrer des traces de tous ces repas disparaissent, des flopées de tweets également. Reste des posts Facebook et le site Archive.org pour retrouver les sites débranchés à la va-vite.

En attendant que la Justice se penche sur ces agapes et démêle le fil de cette affaire picrocholine qui n'est que le reflet d'une époque, Reflets s'est penché sur les repas organisés par Christophe Leroy.

Le cuisinier exploitait pour sa part le Leroy's Business Club, « un appartement privé dans un immeuble haussmannien, derrière le George V et le Prince de Galles », selon les termes d'un critique gastronomique. Et au Leroy's Business Club, on organisait depuis plusieurs mois des conférences durant lesquelles des invités s'exprimaient face aux...

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Certains étaient animés par des invités connus

Ministres ou pas ministres ? M6 a révélé que des repas étaient organisés dans plusieurs salles chics parisiennes. L'un des organisateurs affirme que des ministres dînent dans des restaurants clandestins. En attendant des « conférenciers » vendaient leur sauce pendant des repas au Leroy's Business Club. Révélations.

Alors que la France se reconfine, un diner spécial est organisé au Leroy's Business Club - D.R.

Le « chef » Christophe Leroy a donc visiblement fait la tambouille pour des salles parisiennes chic et chères. L'une des salles est le palais Vivienne, propriété de Pierre-Jean Chalençon. L'autre, le Leroy's Business Club. Avant de se dédire, Pierre-Jean Chalençon expliquait, comme le rappelle CheckNews : « J’ai dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants qui sont soi-disant des restaurants clandestins, avec un certain nombre de ministres. Alors ça me fait doucement rigoler… ». Du coup, le hashtag #OnVeutDesNoms a envahi les réseaux sociaux. Des ministres dînent-ils dans des restaurants clandestins ? L'enquête le dira peut-être puisque la Justice est saisie. Au fil des heures, les sites Web pouvant montrer des traces de tous ces repas disparaissent, des flopées de tweets également. Reste des posts Facebook et le site Archive.org pour retrouver les sites débranchés à la va-vite.

En attendant que la Justice se penche sur ces agapes et démêle le fil de cette affaire picrocholine qui n'est que le reflet d'une époque, Reflets s'est penché sur les repas organisés par Christophe Leroy.

Le cuisinier exploitait pour sa part le Leroy's Business Club, « un appartement privé dans un immeuble haussmannien, derrière le George V et le Prince de Galles », selon les termes d'un critique gastronomique. Et au Leroy's Business Club, on organisait depuis plusieurs mois des conférences durant lesquelles des invités s'exprimaient face aux...

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Doses interdites : le grand malaise17246431-7f22-46d2-8a7e-b12c866ae1efhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210404_140452_Doses_interdites___le_grand_malaiseSun, 04 Apr 2021 14:04:52 +0200

Absurdité administrative et opacité comptable...

Partout en France les vaccins manquent, mais vaille que vaille on jette encore des doses par paquet de dix. Ce terrible gâchis se déroule en sourdine et derrière un épais rideau de fumée. Une effarante plongée dans la réalité d'un centre de vaccination...

Il serait temps d'en parler...

Les clefs du problème…

1) Les laboratoires livrent leurs vaccins en fiole multidose. Le nombre de doses unitaires contenues dans un flacon est défini par le fabricant. L'agence européenne du médicament valide le protocole d'usage et délivre à dessein une autorisation de mise sur le marché (AMM).

2) Selon les prescriptions actuelles le flacon Pfizer contient 7 doses. A ce jour Moderna et Astrazenca annoncent officiellement 10 vaccins par flacons. Mais officieusement il s'avère possible d'en extraire davantage. On parle alors respectivement de 11 et 12 doses; soit jusqu'à 20% de vaccins en plus.

3) Ces doses surnuméraires sont déclarées illicites car contraires aux recommandations spécifiées par l'AMM. Certaines agences régionales de santé (ARS) ont invité les soignants à ne pas utiliser ces vaccins dont personne ne veut entendre parler. Faut-il pour autant les jeter…?

Depuis l'affaire Pfizer où le nombre de doses exploitables est passé de 5 à 7 (rappel), les autorités sanitaires ont préféré jeter un voile pudique sur cette embarrassante histoire de vaccins fantômes. Un peu comme si le sujet n'existait plus, ou bien s'il convenait de ne pas en débattre en place publique. Cette discrétion administrative serait, nous dit-on, propre à servir la cause tant elle consiste à se protéger envers et contre tout des effets du virus. Un mutisme obscur en guise de cataplasme anti-Covid… Pourtant, selon nos calculs, plus d'un million de doses...

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Absurdité administrative et opacité comptable...

Partout en France les vaccins manquent, mais vaille que vaille on jette encore des doses par paquet de dix. Ce terrible gâchis se déroule en sourdine et derrière un épais rideau de fumée. Une effarante plongée dans la réalité d'un centre de vaccination...

Il serait temps d'en parler...

Les clefs du problème…

1) Les laboratoires livrent leurs vaccins en fiole multidose. Le nombre de doses unitaires contenues dans un flacon est défini par le fabricant. L'agence européenne du médicament valide le protocole d'usage et délivre à dessein une autorisation de mise sur le marché (AMM).

2) Selon les prescriptions actuelles le flacon Pfizer contient 7 doses. A ce jour Moderna et Astrazenca annoncent officiellement 10 vaccins par flacons. Mais officieusement il s'avère possible d'en extraire davantage. On parle alors respectivement de 11 et 12 doses; soit jusqu'à 20% de vaccins en plus.

3) Ces doses surnuméraires sont déclarées illicites car contraires aux recommandations spécifiées par l'AMM. Certaines agences régionales de santé (ARS) ont invité les soignants à ne pas utiliser ces vaccins dont personne ne veut entendre parler. Faut-il pour autant les jeter…?

Depuis l'affaire Pfizer où le nombre de doses exploitables est passé de 5 à 7 (rappel), les autorités sanitaires ont préféré jeter un voile pudique sur cette embarrassante histoire de vaccins fantômes. Un peu comme si le sujet n'existait plus, ou bien s'il convenait de ne pas en débattre en place publique. Cette discrétion administrative serait, nous dit-on, propre à servir la cause tant elle consiste à se protéger envers et contre tout des effets du virus. Un mutisme obscur en guise de cataplasme anti-Covid… Pourtant, selon nos calculs, plus d'un million de doses...

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Secret Défense, pourquoi Macron ne veut rien lâcher 5c41c6ed-5e26-482a-a1c8-3b9d05d26376http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210401_124844_Secret_Defense__pourquoi_Macron_ne_veut_rien_lacher_Thu, 01 Apr 2021 12:48:44 +0200

Vers un retour en arrière des libertés sur les archives du pays

Les archives de plus de 50 ans sont communicables sans restriction, même portant un tampon Secret Défense. Mais depuis 2020, Matignon bloque les recherches des historiens invoquant une "instruction générale interministérielle". Un collectif de chercheurs a déposé un recours devant le Conseil d'État. En mars, Emmanuel Macron qui est à la manœuvre a répondu par son exercice favori du "en même temps".

Le secret... - D.R.

Ils ne sont pas contents les historiens et leur bronca contre l'application trop stricte du Secret Défense commence à faire du bruit. Il faut dire que ces chercheurs d'habitude plutôt discrets râlent à coup de pétitions (18.000 signataires), de tribunes publiées dans Le Monde, d'interviews et de divers articles dans la presse. Tout ça parce que le mouvement de va et vient sur l'ouverture des archives, notamment de la guerre d'Algérie, commence à bien faire : un coup, c'est oui, un coup c'est non ! Depuis la loi de 2008, et plus spécialement depuis 2012, les dernières archives militaires de l'Algérie datant de 1962 ayant fêté leur 50e anniversaire, ces documents sont devenus librement accessibles. Tout chercheur et même le grand public peut demander à les consulter. Et il y en a des choses intéressantes à découvrir dans ces dossiers… Certains montrent par exemple comment l'autorité militaire a ordonné la torture des activistes du FLN, comme s'en vantait feu le général Aussaresses, de sinistre mémoire.

Mais depuis le début 2020, ce qui était librement accessible ne l'est soudainement plus. Dans tous les services d'archives qui conservent des documents tamponnés Secret Défense, aux Archives nationales, aux Archives des Affaires Étrangères, au Service Historique de la Défense à Vincennes, des historiens se sont vus subitement opposer "un délai technique" sur ces archives, parfois pour des dossiers qui étaient restés...

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Vers un retour en arrière des libertés sur les archives du pays

Les archives de plus de 50 ans sont communicables sans restriction, même portant un tampon Secret Défense. Mais depuis 2020, Matignon bloque les recherches des historiens invoquant une "instruction générale interministérielle". Un collectif de chercheurs a déposé un recours devant le Conseil d'État. En mars, Emmanuel Macron qui est à la manœuvre a répondu par son exercice favori du "en même temps".

Le secret... - D.R.

Ils ne sont pas contents les historiens et leur bronca contre l'application trop stricte du Secret Défense commence à faire du bruit. Il faut dire que ces chercheurs d'habitude plutôt discrets râlent à coup de pétitions (18.000 signataires), de tribunes publiées dans Le Monde, d'interviews et de divers articles dans la presse. Tout ça parce que le mouvement de va et vient sur l'ouverture des archives, notamment de la guerre d'Algérie, commence à bien faire : un coup, c'est oui, un coup c'est non ! Depuis la loi de 2008, et plus spécialement depuis 2012, les dernières archives militaires de l'Algérie datant de 1962 ayant fêté leur 50e anniversaire, ces documents sont devenus librement accessibles. Tout chercheur et même le grand public peut demander à les consulter. Et il y en a des choses intéressantes à découvrir dans ces dossiers… Certains montrent par exemple comment l'autorité militaire a ordonné la torture des activistes du FLN, comme s'en vantait feu le général Aussaresses, de sinistre mémoire.

Mais depuis le début 2020, ce qui était librement accessible ne l'est soudainement plus. Dans tous les services d'archives qui conservent des documents tamponnés Secret Défense, aux Archives nationales, aux Archives des Affaires Étrangères, au Service Historique de la Défense à Vincennes, des historiens se sont vus subitement opposer "un délai technique" sur ces archives, parfois pour des dossiers qui étaient restés...

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Covid : l'arbitraire et l'irrationnel imposés par l'exécutifa4f4fc33-7a5a-4df6-aec1-557d16c8fd8fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210330_193627_Covid___l_arbitraire_et_l_irrationnel_imposes_par_l_executifTue, 30 Mar 2021 19:36:27 +0200

Notre impuissance laissera des traces

Existe-t-il une limite au grand n'importe quoi imposé par le président et le gouvernement durant cette crise sanitaire inédite ? Quelles répercussions psychologiques sur la population qui assiste impuissante ?

Emmanuel Macron - Arno Mikkor - CC BY 2.0

Il arrive parfois qu’un politique ou un autre dévoile les petits dessous de ce secteur, au détour d’un livre, ses mémoires, ou d’une petite phrase dans une interview. Et l’on découvre alors les luttes fratricides, les chausse-trappes, les compromis… Et puis il y a la presse. Elle révèle sans cesse les travers des politiques, leur bassesse intellectuelle, leurs arrangements avec l’argent et le pouvoir… La liste est sans fin. Comme celle des retournements de veste, des reniements. Alors cela pousse à s’interroger… Qui peut encore, après quelques années, continuer de faire de la politique sans avoir décidé de fermer les yeux sur tout cela, sans avoir décidé de faire sien tout cela ? Ils en ont fait un métier. L’intérêt de ce métier, ce qu’il apporte, est visiblement plus important que la morale, ce système de valeurs éthiques communément adopté.

Nous votons donc, années après années, pour des gens qui ne sont pas là pour régler nos problèmes, pour administrer au mieux un pays, pour rechercher l’harmonie collective d’une société. Non. Ils sont là pour régler leurs problèmes. Pour les générations qui n’ont pas connu la guerre dans leurs pays, jusqu’ici, le pire que les politiques pouvaient produire était une interminable série de scandales politico-financiers. Parfois un scandale sanitaire.

Cette fois, nous assistons impuissants, à une série de décisions qui mènent à un véritable désastre sanitaire ayant bientôt fait 100.000 morts. Les décisions, toutes plus absurdes les unes...

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Notre impuissance laissera des traces

Existe-t-il une limite au grand n'importe quoi imposé par le président et le gouvernement durant cette crise sanitaire inédite ? Quelles répercussions psychologiques sur la population qui assiste impuissante ?

Emmanuel Macron - Arno Mikkor - CC BY 2.0

Il arrive parfois qu’un politique ou un autre dévoile les petits dessous de ce secteur, au détour d’un livre, ses mémoires, ou d’une petite phrase dans une interview. Et l’on découvre alors les luttes fratricides, les chausse-trappes, les compromis… Et puis il y a la presse. Elle révèle sans cesse les travers des politiques, leur bassesse intellectuelle, leurs arrangements avec l’argent et le pouvoir… La liste est sans fin. Comme celle des retournements de veste, des reniements. Alors cela pousse à s’interroger… Qui peut encore, après quelques années, continuer de faire de la politique sans avoir décidé de fermer les yeux sur tout cela, sans avoir décidé de faire sien tout cela ? Ils en ont fait un métier. L’intérêt de ce métier, ce qu’il apporte, est visiblement plus important que la morale, ce système de valeurs éthiques communément adopté.

Nous votons donc, années après années, pour des gens qui ne sont pas là pour régler nos problèmes, pour administrer au mieux un pays, pour rechercher l’harmonie collective d’une société. Non. Ils sont là pour régler leurs problèmes. Pour les générations qui n’ont pas connu la guerre dans leurs pays, jusqu’ici, le pire que les politiques pouvaient produire était une interminable série de scandales politico-financiers. Parfois un scandale sanitaire.

Cette fois, nous assistons impuissants, à une série de décisions qui mènent à un véritable désastre sanitaire ayant bientôt fait 100.000 morts. Les décisions, toutes plus absurdes les unes...

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L'épidémiologiste en chef a foncé dans le murdec31239-e1d6-4b1d-8ba7-fe025c8565d4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210325_140833_L_epidemiologiste_en_chef_a_fonce_dans_le_murThu, 25 Mar 2021 14:08:33 +0100

Un choix délibéré

Il devait, nous disait-on être meilleur que les scientifiques et les médecins. Ses décisions nous rapprochent des 100.000 morts, l'épidémie est en roue libre. Des choix délibérés, sinon très réfléchis.

Le mur - Jordan Johnson (Unsplash)

«On est dans le mur.» Voilà ce que déclarait Jean-François Timsit, chef du service de réanimation sur France Inter le 24 mars. Ce n’était pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme depuis des semaines.

Mais pour Emmanuel Macron, autoproclamé épidémiologiste en chef, il fallait dire non à la «dictature sanitaire». Ses proches faisaient fuiter qu’il avait tout lu sur l’épidémie et qu’il était capable de «challenger» les épidémiologistes en les déstabilisant par ses questions ou encore qu’il s’offusquait des pressions des soignants et des épidémiologistes qui demandaient un confinement. Le mot d’ordre de l’exécutif est: «Tout jour sans confinement est un jour de gagné».

Qu’importe les morts et les malades qui terminent en réanimation. Il y a eu le «quoi qu’il en coûte» pour aider les entreprises, il y a maintenant le «quoi qu’ils en crèvent».

Quitte à mentir, comme Jean-Michel Blanquer. Mentir en affirmant qu’ «on ne se contamine peu à l’école», mentir sur le nombre de tests salivaires pratiqués dans les établissements. Même sans y voir clair, on sait que, sur les quinze derniers jours en Île-de-France, l'incidence a doublé chez les moins de 10 ans, passant de 129 à 275 cas positifs pour 100.000 habitants, un taux jamais atteint jusqu'ici. Et alors que les chiffres explosent, Blanquer ose: «Assumer ce risque me paraît peu de chose par rapport à l’importance qu’un enfant ne se déscolarise pas.» Les parents, notamment ceux qui ont des comorbidités et qui n’arrivent...

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Un choix délibéré

Il devait, nous disait-on être meilleur que les scientifiques et les médecins. Ses décisions nous rapprochent des 100.000 morts, l'épidémie est en roue libre. Des choix délibérés, sinon très réfléchis.

Le mur - Jordan Johnson (Unsplash)

«On est dans le mur.» Voilà ce que déclarait Jean-François Timsit, chef du service de réanimation sur France Inter le 24 mars. Ce n’était pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme depuis des semaines.

Mais pour Emmanuel Macron, autoproclamé épidémiologiste en chef, il fallait dire non à la «dictature sanitaire». Ses proches faisaient fuiter qu’il avait tout lu sur l’épidémie et qu’il était capable de «challenger» les épidémiologistes en les déstabilisant par ses questions ou encore qu’il s’offusquait des pressions des soignants et des épidémiologistes qui demandaient un confinement. Le mot d’ordre de l’exécutif est: «Tout jour sans confinement est un jour de gagné».

Qu’importe les morts et les malades qui terminent en réanimation. Il y a eu le «quoi qu’il en coûte» pour aider les entreprises, il y a maintenant le «quoi qu’ils en crèvent».

Quitte à mentir, comme Jean-Michel Blanquer. Mentir en affirmant qu’ «on ne se contamine peu à l’école», mentir sur le nombre de tests salivaires pratiqués dans les établissements. Même sans y voir clair, on sait que, sur les quinze derniers jours en Île-de-France, l'incidence a doublé chez les moins de 10 ans, passant de 129 à 275 cas positifs pour 100.000 habitants, un taux jamais atteint jusqu'ici. Et alors que les chiffres explosent, Blanquer ose: «Assumer ce risque me paraît peu de chose par rapport à l’importance qu’un enfant ne se déscolarise pas.» Les parents, notamment ceux qui ont des comorbidités et qui n’arrivent...

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Covid et réanimation en Ile-de-France : la saturationcf517b15-eb12-4f55-b71a-3cb3d83eab88http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210323_195016_Covid_et_reanimation_en_Ile-de-France___la_saturationTue, 23 Mar 2021 19:50:16 +0100

Les équipes médicales ne tiendront pas longtemps sur ce rythme

Alors qu'Emmanuel Macron promettait le 1er mars dernier un assouplissement dans 4 à 6 semaines, les services de réanimation de l'Ile-de-France sont déjà occupés largement au delà de leur capacités normales. La marge de manœuvre est extrêmement étroite. L'échec de la stratégie gouvernementale est patent.

Bagnolet, le 7 Avril 2020. Des soignants de la Clinique Floréal dispensent des soins à un patient atteint du COVID - Cyril Marcilhacy

En déplacement en Seine-Saint-Denis le 1er mars, le président Emmanuel Macron avait expliqué à un jeune qui lui demandait de reculer l'heure du couvre-feu à 19 heures, qu'il fallait encore tenir 4 à 6 semaines. « C’est un moment où la stratégie vaccinale sera développée. Dans quatre à six semaines, on aura vacciné plus de Français, ce qui aura un impact sur l’évolution de l’épidémie [...] La stratégie ne change pas. On continue de prendre les mesures nécessaires avec, toujours, du cas par cas », justifiait ensuite l’Élysée au Parisien. De fait, les « mesures nécessaires » qui sont prises par l'exécutif et plus précisément par Emmanuel Macron, semblent parfois se fracasser sur le mur de la réalité. Jean-Michel Blanquer continue de s'accrocher comme une bernique à son rocher et refuse obstinément l'idée d'une fermeture des écoles. A tel point qu'il en arrive désormais à estimer qu'« assumer ce risque [d'une contagion à l'école] quand on est parent me paraît peu de choses par rapport à l'importance qu'un enfant ne se déscolarise pas ». En janvier, le chef de l'État faisait le « pari » de ne pas reconfiner. Il voulait ainsi sauver l'économie et misait sur le développement de la vaccination. Il choisissait ainsi la stratégie attentiste qui consiste à réagir à l'aggravation de la situation par de nouvelles mesures et refusait la stratégie de l'intervention précoce visant à éviter l'engorgement des hôpitaux et à...

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Les équipes médicales ne tiendront pas longtemps sur ce rythme

Alors qu'Emmanuel Macron promettait le 1er mars dernier un assouplissement dans 4 à 6 semaines, les services de réanimation de l'Ile-de-France sont déjà occupés largement au delà de leur capacités normales. La marge de manœuvre est extrêmement étroite. L'échec de la stratégie gouvernementale est patent.

Bagnolet, le 7 Avril 2020. Des soignants de la Clinique Floréal dispensent des soins à un patient atteint du COVID - Cyril Marcilhacy

En déplacement en Seine-Saint-Denis le 1er mars, le président Emmanuel Macron avait expliqué à un jeune qui lui demandait de reculer l'heure du couvre-feu à 19 heures, qu'il fallait encore tenir 4 à 6 semaines. « C’est un moment où la stratégie vaccinale sera développée. Dans quatre à six semaines, on aura vacciné plus de Français, ce qui aura un impact sur l’évolution de l’épidémie [...] La stratégie ne change pas. On continue de prendre les mesures nécessaires avec, toujours, du cas par cas », justifiait ensuite l’Élysée au Parisien. De fait, les « mesures nécessaires » qui sont prises par l'exécutif et plus précisément par Emmanuel Macron, semblent parfois se fracasser sur le mur de la réalité. Jean-Michel Blanquer continue de s'accrocher comme une bernique à son rocher et refuse obstinément l'idée d'une fermeture des écoles. A tel point qu'il en arrive désormais à estimer qu'« assumer ce risque [d'une contagion à l'école] quand on est parent me paraît peu de choses par rapport à l'importance qu'un enfant ne se déscolarise pas ». En janvier, le chef de l'État faisait le « pari » de ne pas reconfiner. Il voulait ainsi sauver l'économie et misait sur le développement de la vaccination. Il choisissait ainsi la stratégie attentiste qui consiste à réagir à l'aggravation de la situation par de nouvelles mesures et refusait la stratégie de l'intervention précoce visant à éviter l'engorgement des hôpitaux et à...

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« Les mesurettes gouvernementales sont largement insuffisantes »632d74aa-fcf1-4ffd-b402-230d79d819f1http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210323_123256____Les_mesurettes_gouvernementales_sont_largement_insuffisantes___Tue, 23 Mar 2021 12:32:56 +0100

L'épidémiologiste Catherine Hill dénonce une gestion déplorable de l'épidémie de Covid.

Alors que la situation est critique à l'hôpital, notamment en Ile-de-France, Catherine Hill déplore le fiasco de la politique de dépistage, seule à même, avec la vaccination, de juguler la propagation du virus.

Catherine Hill - Laszlo - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Reflets: Comment évolue la situation de l’épidémie?

Catherine Hill : La situation se dégrade rapidement. Les admissions en réanimation sont chaque jour plus nombreuses et les services de réanimation sont déjà saturés en Ile-de-France et ailleurs. La situation sera vraiment critique d’ici 10 jours. Et nous sommes très loin de l’immunité collective, donc l’épidémie va continuer.

Les mesures récentes du gouvernement sont-elles de nature à changer la donne?

Non. C’est un pseudo-confinement qui se résume à la fermeture de magasins et à une interdiction de se déplacer à plus de 30 km. Ces mesurettes gouvernementales sont largement insuffisantes. Il est pourtant urgent de réduire la pression dans les services hospitaliers. La gestion globale de l’épidémie est déplorable: on prend le problème par la fin au lieu de le prendre par le début. On cherche à augmenter les capacités de réanimation au lieu de chercher à empêcher que le virus ne se propage en identifiant les personnes contagieuses avant les symptômes pour les isoler et contrôler ainsi la circulation du virus.

Le gouvernement joue-t-il sans le dire la carte de l’immunité collective?

Non, c’est injouable. Au début de l’épidémie, chaque cas contaminait en moyenne 3 cas. Ce nombre de personnes contaminées directement par une personne infectieuse quand le virus arrive dans une population dans laquelle personne n’est immunisé, s’appelle R0. Il détermine la proportion de la population qui doit être immunisée pour que le virus s’...

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L'épidémiologiste Catherine Hill dénonce une gestion déplorable de l'épidémie de Covid.

Alors que la situation est critique à l'hôpital, notamment en Ile-de-France, Catherine Hill déplore le fiasco de la politique de dépistage, seule à même, avec la vaccination, de juguler la propagation du virus.

Catherine Hill - Laszlo - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Reflets: Comment évolue la situation de l’épidémie?

Catherine Hill : La situation se dégrade rapidement. Les admissions en réanimation sont chaque jour plus nombreuses et les services de réanimation sont déjà saturés en Ile-de-France et ailleurs. La situation sera vraiment critique d’ici 10 jours. Et nous sommes très loin de l’immunité collective, donc l’épidémie va continuer.

Les mesures récentes du gouvernement sont-elles de nature à changer la donne?

Non. C’est un pseudo-confinement qui se résume à la fermeture de magasins et à une interdiction de se déplacer à plus de 30 km. Ces mesurettes gouvernementales sont largement insuffisantes. Il est pourtant urgent de réduire la pression dans les services hospitaliers. La gestion globale de l’épidémie est déplorable: on prend le problème par la fin au lieu de le prendre par le début. On cherche à augmenter les capacités de réanimation au lieu de chercher à empêcher que le virus ne se propage en identifiant les personnes contagieuses avant les symptômes pour les isoler et contrôler ainsi la circulation du virus.

Le gouvernement joue-t-il sans le dire la carte de l’immunité collective?

Non, c’est injouable. Au début de l’épidémie, chaque cas contaminait en moyenne 3 cas. Ce nombre de personnes contaminées directement par une personne infectieuse quand le virus arrive dans une population dans laquelle personne n’est immunisé, s’appelle R0. Il détermine la proportion de la population qui doit être immunisée pour que le virus s’...

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Pour l'Académie des sciences, le plastique c'est pas fantastique !6ef53011-38db-4388-a9fc-fc6bedc8dc9fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210321_194701_Pour_l_Academie_des_sciences__le_plastique_c_est_pas_fantastique__Sun, 21 Mar 2021 19:47:01 +0100

Dans un rapport, son comité des sciences de l'environnement pousse un cri d'alarme

Peut mieux faire ! C'est la conclusion d'un rapport qui sera publié la semaine prochaine. Les efforts actuels « sont insuffisants pour empêcher une accumulation massive de ces déchets dans les écosystèmes continentaux et océaniques au cours des prochaines décennies », notent les scientifiques.

Décharge sauvage du plateau de l'Arbois, à proximité immédiate de la gare d'Aix TGV. - © Cyril Marcilhacy

C'est un sujet connu, le plastique pollue. L'Académie des sciences est sur le point de publier un rapport qui dresse le bilan de la nocivité de cette matière autrefois vantée dans une chanson comme « fantastique » et propose quelques recommandations pour ralentir la catastrophe annoncée par une production toujours en hausse et des rejets sur terre, sur mer et dans les rivières. Reflets vous les dévoile en avant première.

« Difficiles à recycler et difficilement digérables par les micro-organismes, ils sont une source de pollution pour l’environnement dès lors qu’ils sont produits massivement pour des utilisations à durée brève, souvent inférieure à l’année, ou à usage unique. Considérés alors comme déchets, ils sont jetés dans des décharges, souvent mal contrôlées, ou transportés dans des centres de tri où seule une faible fraction sera effectivement recyclée. Une grande part des plastiques utilisés est rejetée dans l’environnement où ils se dégradent et polluent continents, eaux douces et océans », prévient l'Académie. Dans son rapport, l'Académie renvoie à nombreuses études sur les impacts de la prolifération du plastique et de sa dissémination dans les milieux naturels, notamment les océans. Mais aussi sur l'impact toxicologique

On pourrait recouvrir l'Europe d'un film plastique

Le plastique, né il y a environ un siècle, est désormais partout. La production est passée de 1,5 million de tonnes en 1950 à plus de 350 millions de tonnes aujourd’...

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Dans un rapport, son comité des sciences de l'environnement pousse un cri d'alarme

Peut mieux faire ! C'est la conclusion d'un rapport qui sera publié la semaine prochaine. Les efforts actuels « sont insuffisants pour empêcher une accumulation massive de ces déchets dans les écosystèmes continentaux et océaniques au cours des prochaines décennies », notent les scientifiques.

Décharge sauvage du plateau de l'Arbois, à proximité immédiate de la gare d'Aix TGV. - © Cyril Marcilhacy

C'est un sujet connu, le plastique pollue. L'Académie des sciences est sur le point de publier un rapport qui dresse le bilan de la nocivité de cette matière autrefois vantée dans une chanson comme « fantastique » et propose quelques recommandations pour ralentir la catastrophe annoncée par une production toujours en hausse et des rejets sur terre, sur mer et dans les rivières. Reflets vous les dévoile en avant première.

« Difficiles à recycler et difficilement digérables par les micro-organismes, ils sont une source de pollution pour l’environnement dès lors qu’ils sont produits massivement pour des utilisations à durée brève, souvent inférieure à l’année, ou à usage unique. Considérés alors comme déchets, ils sont jetés dans des décharges, souvent mal contrôlées, ou transportés dans des centres de tri où seule une faible fraction sera effectivement recyclée. Une grande part des plastiques utilisés est rejetée dans l’environnement où ils se dégradent et polluent continents, eaux douces et océans », prévient l'Académie. Dans son rapport, l'Académie renvoie à nombreuses études sur les impacts de la prolifération du plastique et de sa dissémination dans les milieux naturels, notamment les océans. Mais aussi sur l'impact toxicologique

On pourrait recouvrir l'Europe d'un film plastique

Le plastique, né il y a environ un siècle, est désormais partout. La production est passée de 1,5 million de tonnes en 1950 à plus de 350 millions de tonnes aujourd’...

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1.281.151 vaccins jetés à la poubellec32b8545-24f3-447d-82d1-f83f0370aedahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210320_170057_1.281.151_vaccins_jetes_a_la_poubelleSat, 20 Mar 2021 17:00:57 +0100

De si précieuses doses qui ne seront jamais utilisées…

A l'heure où les vaccins manquent, la consigne gouvernementale demeure formelle: on vaccine, on vaccine, et surtout on accélère ! Farce scandaleuse ou sinistre gâchis, les autorités sanitaires ont-elles seulement conscience d'avoir potentiellement fichu en l'air plus d'un million de doses?

Et si nous faisions le bon tri .. - © Reflets

1.281.151 doses… juste de quoi vacciner la moitié des Parisiens ou la presque totalité des habitants de la métropole Aix-Marseille-Provence. Grâce à ce million de seringues supplémentaires, l'ensemble des Lyonnais auraient également pu bénéficier d'une double vaccination. Mais non, poubelle. Explications…

L'affaire n'est pas nouvelle et Reflets s'est déjà longuement penché sur le sujet de la contenance des flacons. Rappelons que les solutions vaccinales anti-covid nous parviennent en conditionnement multidoses et que chaque laboratoire fixe un nombre de doses maxi à extraire d'un seul flacon. Sur le terrain, les infirmiers chargés de cette manipulation se sont vite aperçus qu'on pouvait en soutirer davantage. Certains parviennent même à faire mieux encore à la condition d'utiliser des seringues spécifiques et dédiées à cet usage: jusqu'à 7 doses possibles chez Pfizer (contre 6 autorisées), 11 voire 12 doses pour Moderna et AstraZeneca (contre10 autorisées).

Quand c'est flou, c'est fou…

Ce flou procédural et ces différences d'extraction des vaccins génèrent pourtant de considérables écarts comptables. Face à cette diversité de résultats, nous nous sommes résolus à projeter le nombre potentiel de doses disponibles depuis l'arrivée des vaccins sur le marché Français. Le calcul est simple et rapide. Exemple avec le cas Pfizer: il suffit de soustraire les vaccinations réalisées jusqu'à présent avec des flacons à 6 doses...

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De si précieuses doses qui ne seront jamais utilisées…

A l'heure où les vaccins manquent, la consigne gouvernementale demeure formelle: on vaccine, on vaccine, et surtout on accélère ! Farce scandaleuse ou sinistre gâchis, les autorités sanitaires ont-elles seulement conscience d'avoir potentiellement fichu en l'air plus d'un million de doses?

Et si nous faisions le bon tri .. - © Reflets

1.281.151 doses… juste de quoi vacciner la moitié des Parisiens ou la presque totalité des habitants de la métropole Aix-Marseille-Provence. Grâce à ce million de seringues supplémentaires, l'ensemble des Lyonnais auraient également pu bénéficier d'une double vaccination. Mais non, poubelle. Explications…

L'affaire n'est pas nouvelle et Reflets s'est déjà longuement penché sur le sujet de la contenance des flacons. Rappelons que les solutions vaccinales anti-covid nous parviennent en conditionnement multidoses et que chaque laboratoire fixe un nombre de doses maxi à extraire d'un seul flacon. Sur le terrain, les infirmiers chargés de cette manipulation se sont vite aperçus qu'on pouvait en soutirer davantage. Certains parviennent même à faire mieux encore à la condition d'utiliser des seringues spécifiques et dédiées à cet usage: jusqu'à 7 doses possibles chez Pfizer (contre 6 autorisées), 11 voire 12 doses pour Moderna et AstraZeneca (contre10 autorisées).

Quand c'est flou, c'est fou…

Ce flou procédural et ces différences d'extraction des vaccins génèrent pourtant de considérables écarts comptables. Face à cette diversité de résultats, nous nous sommes résolus à projeter le nombre potentiel de doses disponibles depuis l'arrivée des vaccins sur le marché Français. Le calcul est simple et rapide. Exemple avec le cas Pfizer: il suffit de soustraire les vaccinations réalisées jusqu'à présent avec des flacons à 6 doses...

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Le ministère de la défense a une réponse à tout : « je ne sais pas »9dc64473-2f2c-4d46-b55a-de8ce1f2b616http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210318_230523_Le_ministere_de_la_defense_a_une_reponse_a_tout______je_ne_sais_pas___Thu, 18 Mar 2021 23:05:23 +0100

Solarwinds ? Exchange ? Les néo-nazis dans ses rangs ? Même réponse

Reflets s’est invité à une conférence de presse du ministère de la Défense. Visiblement, nos questions détonnaient et cassaient l’ambiance

Le logo du comcyber - copie d'écran

L’annonce du ministère vendait du rêve. On allait tout savoir sur la stratégie cyber des armées françaises. Le général de division aérienne Didier Tisseyre, commandant de la cyberdéfense, allait répondre aux questions des journalistes. Un sujet que Reflets maîtrise plutôt bien et nous étions impatients d’entendre enfin ce que les spécialistes de la DGA et le patron du cyber français allait bien pouvoir nous raconter sur ce que nous faisons dans le domaine. On parle beaucoup des Russes, des Chinois et des Nord-coréens, mais très peu du pays des mille fromages. Il était temps que cette injustice soit réparée.

Il est 14h15, nous trépignons devant la porte fermée du ministère. Soudain, un policier armé d’un énorme fusil mitrailleur ouvre la porte. Après un instinctif mouvement de recul, nous pénétrons dans le bâtiment. Il faut encore passer le portique de sécurité, enlever sa ceinture et tout ce qui pourrait être métallique, montrer sa carte d’identité à une militaire. Nous voici dans une belle salle de conférence sous le regard protecteur du président Emmanuel Macron et de la ministre de la défense Florence Parly, tous deux accrochés sur un mur.

Under his eye - © Reflets - CC
Under his eye - Reflets - CC

Les uniformes emplissent rapidement la salle et rivalisent de galons et de breloques. Soudain, un jeune homme au costume (civil) coupé selon les canons de la mode actuelle fend la foule et se dirige vers le pupitre en saluant la plupart des journalistes dont il connaît les prénoms. C’est Hervé...

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Solarwinds ? Exchange ? Les néo-nazis dans ses rangs ? Même réponse

Reflets s’est invité à une conférence de presse du ministère de la Défense. Visiblement, nos questions détonnaient et cassaient l’ambiance

Le logo du comcyber - copie d'écran

L’annonce du ministère vendait du rêve. On allait tout savoir sur la stratégie cyber des armées françaises. Le général de division aérienne Didier Tisseyre, commandant de la cyberdéfense, allait répondre aux questions des journalistes. Un sujet que Reflets maîtrise plutôt bien et nous étions impatients d’entendre enfin ce que les spécialistes de la DGA et le patron du cyber français allait bien pouvoir nous raconter sur ce que nous faisons dans le domaine. On parle beaucoup des Russes, des Chinois et des Nord-coréens, mais très peu du pays des mille fromages. Il était temps que cette injustice soit réparée.

Il est 14h15, nous trépignons devant la porte fermée du ministère. Soudain, un policier armé d’un énorme fusil mitrailleur ouvre la porte. Après un instinctif mouvement de recul, nous pénétrons dans le bâtiment. Il faut encore passer le portique de sécurité, enlever sa ceinture et tout ce qui pourrait être métallique, montrer sa carte d’identité à une militaire. Nous voici dans une belle salle de conférence sous le regard protecteur du président Emmanuel Macron et de la ministre de la défense Florence Parly, tous deux accrochés sur un mur.

Under his eye - © Reflets - CC
Under his eye - Reflets - CC

Les uniformes emplissent rapidement la salle et rivalisent de galons et de breloques. Soudain, un jeune homme au costume (civil) coupé selon les canons de la mode actuelle fend la foule et se dirige vers le pupitre en saluant la plupart des journalistes dont il connaît les prénoms. C’est Hervé...

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L'association Anticor dans la tourmente58d210d6-b8d9-44cf-ac51-606412244f9dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210315_192332_L_association_Anticor_dans_la_tourmenteMon, 15 Mar 2021 19:23:32 +0100

L'Etat hésite à renouveler l'agrément à l'association de lutte contre la corruption

Anticor traverse une importante crise interne alors que son agrément pour agir en justice arrive à échéance le 2 avril. Un bras de fer est engagé avec l’État pour qu'elle puisse conserver son précieux sésame.

Page d'accueil d'Anticor

L’association de lutte contre la corruption Anticor traverse une crise sans précédent. Premier problème, le gouvernement traîne les pieds pour lui renouveler son agrément pour agir en justice. Arrivé à échéance, le gouvernement l’a prorogé le temps de réaliser une enquête complémentaire. « L’État s’est lancé dans une vérifiable inquisition, raconte Élise Van Beneden, la présidente d’Anticor. J’en suis à 75 pages d’échanges avec la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) qui instruit le dossier. L’État hésite à se débarrasser de nous, car nous avons agi en justice dans plusieurs affaires visant des membres du pouvoir et leurs proches, comme Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, Alexandre Benalla ou l’affaire Alsthom. » « Le fait que ça soit la DACG, qui dépend du ministère de la Justice est un vrai problème, affirme Eric Alt, vice-président d'Anticor et magistrat. Le ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, mis en cause par Anticor, a dit dans les médias tout le mal qu'il pense de notre association. Vous voyez le conflit d'intérêt ? »

L’État a demandé par ailleurs à l’association de dévoiler l’identité d’un gros donateur qui a versé entre 5.000 et 20.000 par an depuis plusieurs années. La CNIL, la commission nationale informatique et liberté, a donné raison à l’association qui refuse de communiquer son nom aux autorités : « Le texte semble insuffisamment précis pour imposer...

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L'Etat hésite à renouveler l'agrément à l'association de lutte contre la corruption

Anticor traverse une importante crise interne alors que son agrément pour agir en justice arrive à échéance le 2 avril. Un bras de fer est engagé avec l’État pour qu'elle puisse conserver son précieux sésame.

Page d'accueil d'Anticor

L’association de lutte contre la corruption Anticor traverse une crise sans précédent. Premier problème, le gouvernement traîne les pieds pour lui renouveler son agrément pour agir en justice. Arrivé à échéance, le gouvernement l’a prorogé le temps de réaliser une enquête complémentaire. « L’État s’est lancé dans une vérifiable inquisition, raconte Élise Van Beneden, la présidente d’Anticor. J’en suis à 75 pages d’échanges avec la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) qui instruit le dossier. L’État hésite à se débarrasser de nous, car nous avons agi en justice dans plusieurs affaires visant des membres du pouvoir et leurs proches, comme Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, Alexandre Benalla ou l’affaire Alsthom. » « Le fait que ça soit la DACG, qui dépend du ministère de la Justice est un vrai problème, affirme Eric Alt, vice-président d'Anticor et magistrat. Le ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, mis en cause par Anticor, a dit dans les médias tout le mal qu'il pense de notre association. Vous voyez le conflit d'intérêt ? »

L’État a demandé par ailleurs à l’association de dévoiler l’identité d’un gros donateur qui a versé entre 5.000 et 20.000 par an depuis plusieurs années. La CNIL, la commission nationale informatique et liberté, a donné raison à l’association qui refuse de communiquer son nom aux autorités : « Le texte semble insuffisamment précis pour imposer...

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Revenge porn, la chute d'un chef d'entreprise79278692-b967-41ea-8bd0-fe235eb1ec11http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210314_105444_Revenge_porn__la_chute_d_un_chef_d_entrepriseSun, 14 Mar 2021 10:54:44 +0100

Il avait piraté la boite mail et envoyé des photos de nu de sa victime : deux ans avec sursis

Ne supportant pas la rupture avec sa maîtresse, il avait envoyé près de 3000 mails à l'entourage et au futur employeur de la jeune femme.

Le moment où Dan Bloch subtilise le téléphone de sa victime - D.R.

C’est une histoire de «revenge porn» hors norme qui vient d’être jugée en première instance devant le tribunal de Paris le 8 mars. Christine (le prénom a été changé), une cadre du groupe Abylsen, un groupe de conseil en ingénierie international, a entretenu une liaison avec le PDG groupe, Dan Bloch. Jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à cette relation et de prendre de la distance en quittant son emploi. Un enfer s’ouvre alors pour elle. «Ça a été insupportable pour cet homme tout puissant d'avoir une femme qui a lui dit "non". C'est d'ailleurs quand j'ai dit "non, c'est fini" que tout a commencé.», raconte la victime à l’AFP.

Au cours de la soirée de départ de Christine organisée par l’entreprise, le patron subtilise son téléphone portable et change le mot de passe de sa messagerie personnelle. Puis, entre le 1er juin et le 30 septembre 2019, il adresse dans une trentaine d’envois, quelque 3000 courriels à plus de 2000 destinataires. Une entreprise de déconstruction systématique, selon son avocat. Dan Bloch est poursuivi pour usurpation d'identité, pour avoir porté à la connaissance d'un tiers des images à caractère sexuel, pour avoir soustrait le téléphone portable de sa victime et pour avoir accédé frauduleusement à sa boite mail et diffusé des documents privés.

Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.
Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.

A 2000 collaborateurs de sa nouvelle entreprise, alors que Christine n’a pas...

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Il avait piraté la boite mail et envoyé des photos de nu de sa victime : deux ans avec sursis

Ne supportant pas la rupture avec sa maîtresse, il avait envoyé près de 3000 mails à l'entourage et au futur employeur de la jeune femme.

Le moment où Dan Bloch subtilise le téléphone de sa victime - D.R.

C’est une histoire de «revenge porn» hors norme qui vient d’être jugée en première instance devant le tribunal de Paris le 8 mars. Christine (le prénom a été changé), une cadre du groupe Abylsen, un groupe de conseil en ingénierie international, a entretenu une liaison avec le PDG groupe, Dan Bloch. Jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à cette relation et de prendre de la distance en quittant son emploi. Un enfer s’ouvre alors pour elle. «Ça a été insupportable pour cet homme tout puissant d'avoir une femme qui a lui dit "non". C'est d'ailleurs quand j'ai dit "non, c'est fini" que tout a commencé.», raconte la victime à l’AFP.

Au cours de la soirée de départ de Christine organisée par l’entreprise, le patron subtilise son téléphone portable et change le mot de passe de sa messagerie personnelle. Puis, entre le 1er juin et le 30 septembre 2019, il adresse dans une trentaine d’envois, quelque 3000 courriels à plus de 2000 destinataires. Une entreprise de déconstruction systématique, selon son avocat. Dan Bloch est poursuivi pour usurpation d'identité, pour avoir porté à la connaissance d'un tiers des images à caractère sexuel, pour avoir soustrait le téléphone portable de sa victime et pour avoir accédé frauduleusement à sa boite mail et diffusé des documents privés.

Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.
Après avoir pris le téléphone de sa victime, il le glisse dans sa poche. - D.R.

A 2000 collaborateurs de sa nouvelle entreprise, alors que Christine n’a pas...

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Vaccination : le coup de com du gouvernement7a6d2e36-b9c6-4b8f-8f4b-f2bcbb558967http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210312_174722_Vaccination___le_coup_de_com_du_gouvernementFri, 12 Mar 2021 17:47:22 +0100

Ou comment gérer le vaccin comme le Nutella

Entre le 4 et le 7 mars, le gouvernement a voulu gonfler les chiffres de vaccination, quitte à permettre, sans le dire, la vaccination de public non prioritaire. Et pour motiver les soignants à venir travailler le dimanche, au moins une agence régionale de santé a menti sur les dates de péremption en agitant le spectre de doses jetées à la poubelle.

À Paris, l'hôpital de l'Hôtel-Dieu - © Reflets

A la fin de la première semaine de mars, un peu partout en France, c’était promo flash sur l’AstraZeneca. Venez vite, tout doit disparaître ! Dès jeudi 4 mars, dans certains centres de vaccination, toutes les personnes qui se présentaient avec leur carte Vitale, sans rendez-vous, qu’elles fassent partie ou non des publics prioritaires, repartaient avec leur précieuse piqûre. «J’ai appris par des connaissances que l’Hôtel-Dieu distribuait le vaccin AstraZeneca à tout le monde. J’ai reçu ma première dose et obtenu un RV dans la foulée pour la deuxième», raconte, ravie, une fringante quinquagénaire en pleine santé. L’espace d’un week-end dans le centre de Paris, on voyait enfin le bout du tunnel.

La bonne nouvelle a commencé à se répandre sur les réseaux sociaux et de nouveaux candidats, ni spécialement fragiles ou âgés se sont pointés dès le lundi 8 mars à l’Hôtel-Dieu. Trop tard, il n’y avait plus rien pour le commun des mortels qui s’est fait refouler… «L’opération spéciale de ce week-end est terminée, expliquait une employée de l’hôpital tout sourire à l’un des postulants déçus. Et figurez-vous qu’aujourd’hui, je n’ai même pas les doses pour les personnes inscrites…»

Mensonge sur les dates de péremption

Comment s’explique cette opération? Mardi 2 mars, le Ministère de la Santé reconnaissait que seulement 25 % des stocks disponibles d’AstraZeneca reçues en France avaient été utilisés. Parce qu’il jouit d’une moins bonne réputation que ses concurrents et ne convient pas...

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Ou comment gérer le vaccin comme le Nutella

Entre le 4 et le 7 mars, le gouvernement a voulu gonfler les chiffres de vaccination, quitte à permettre, sans le dire, la vaccination de public non prioritaire. Et pour motiver les soignants à venir travailler le dimanche, au moins une agence régionale de santé a menti sur les dates de péremption en agitant le spectre de doses jetées à la poubelle.

À Paris, l'hôpital de l'Hôtel-Dieu - © Reflets

A la fin de la première semaine de mars, un peu partout en France, c’était promo flash sur l’AstraZeneca. Venez vite, tout doit disparaître ! Dès jeudi 4 mars, dans certains centres de vaccination, toutes les personnes qui se présentaient avec leur carte Vitale, sans rendez-vous, qu’elles fassent partie ou non des publics prioritaires, repartaient avec leur précieuse piqûre. «J’ai appris par des connaissances que l’Hôtel-Dieu distribuait le vaccin AstraZeneca à tout le monde. J’ai reçu ma première dose et obtenu un RV dans la foulée pour la deuxième», raconte, ravie, une fringante quinquagénaire en pleine santé. L’espace d’un week-end dans le centre de Paris, on voyait enfin le bout du tunnel.

La bonne nouvelle a commencé à se répandre sur les réseaux sociaux et de nouveaux candidats, ni spécialement fragiles ou âgés se sont pointés dès le lundi 8 mars à l’Hôtel-Dieu. Trop tard, il n’y avait plus rien pour le commun des mortels qui s’est fait refouler… «L’opération spéciale de ce week-end est terminée, expliquait une employée de l’hôpital tout sourire à l’un des postulants déçus. Et figurez-vous qu’aujourd’hui, je n’ai même pas les doses pour les personnes inscrites…»

Mensonge sur les dates de péremption

Comment s’explique cette opération? Mardi 2 mars, le Ministère de la Santé reconnaissait que seulement 25 % des stocks disponibles d’AstraZeneca reçues en France avaient été utilisés. Parce qu’il jouit d’une moins bonne réputation que ses concurrents et ne convient pas...

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Nombre de doses par flacon : rien ne va plus!ab2c4b25-17e8-49e5-9836-0807dcb24b9chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210311_190419_Nombre_de_doses_par_flacon___rien_ne_va_plus_Thu, 11 Mar 2021 19:04:19 +0100

Quand un médecin ne joue pas le jeu de la com'...

L'actualité du dernier week-end était double et majeure : Meghan et Harry à Los Angeles ou bien Olivier et Gérald à Boulogne-sur-Mer. Entre ces deux infos capitales, les déclarations du Dr Hamon pouvaient sembler insignifiantes. Et pourtant…

Une réalité de terrain qui amène à s'interroger... - Capture d'écran

A peine le problème venait-il d'être évoqué au Sénat (voir ici) que la question du nombre de doses de vaccin à récupérer dans un seul flacon éclatait dans plusieurs centres de vaccination. Notamment dans celui de Clamart (92), là où justement exerce le président de la fédération des médecins de France. N'ayant que faire des assemblées feutrées, c'est avec son habituelle liberté de ton que le Dr Hamon est venu livrer sa colère sur le plateau de la chaîne LCI: « j'ai envie d'aller dézinguer le ministère ! Qui sont ces gens incapables de s'adapter et de prendre des décisions responsables ! ». On comprend mieux sa colère quand il nous explique avoir dû se résoudre à « balancer 50 vaccins Pfizer » sur ordre de l'agence régionale de santé (ARS).

A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran
A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran

Rappelons que les vaccins anti-covid sont livrés en conditionnement multidoses par les fabricants. L'intervention d'un manipulateur s'impose donc avant qu'un médecin puisse procéder aux injections sur les patients. Pour chaque flacon, le personnel infirmier s'emploie ainsi à remplir un nombre X de seringues après avoir soutiré un volume Y de solution vaccinale. L'ensemble de ces opérations est réglementé et soumis à une autorisation de mise sur le marché européenne (AMM). Toutefois en fonction du soin avec lequel la manipulation s’opère, mais surtout et avant tout du type de seringue utilisée, il s'avère possible...

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Quand un médecin ne joue pas le jeu de la com'...

L'actualité du dernier week-end était double et majeure : Meghan et Harry à Los Angeles ou bien Olivier et Gérald à Boulogne-sur-Mer. Entre ces deux infos capitales, les déclarations du Dr Hamon pouvaient sembler insignifiantes. Et pourtant…

Une réalité de terrain qui amène à s'interroger... - Capture d'écran

A peine le problème venait-il d'être évoqué au Sénat (voir ici) que la question du nombre de doses de vaccin à récupérer dans un seul flacon éclatait dans plusieurs centres de vaccination. Notamment dans celui de Clamart (92), là où justement exerce le président de la fédération des médecins de France. N'ayant que faire des assemblées feutrées, c'est avec son habituelle liberté de ton que le Dr Hamon est venu livrer sa colère sur le plateau de la chaîne LCI: « j'ai envie d'aller dézinguer le ministère ! Qui sont ces gens incapables de s'adapter et de prendre des décisions responsables ! ». On comprend mieux sa colère quand il nous explique avoir dû se résoudre à « balancer 50 vaccins Pfizer » sur ordre de l'agence régionale de santé (ARS).

A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran
A Boulogne, les micros remplaçaient les seringues... - Capture écran

Rappelons que les vaccins anti-covid sont livrés en conditionnement multidoses par les fabricants. L'intervention d'un manipulateur s'impose donc avant qu'un médecin puisse procéder aux injections sur les patients. Pour chaque flacon, le personnel infirmier s'emploie ainsi à remplir un nombre X de seringues après avoir soutiré un volume Y de solution vaccinale. L'ensemble de ces opérations est réglementé et soumis à une autorisation de mise sur le marché européenne (AMM). Toutefois en fonction du soin avec lequel la manipulation s’opère, mais surtout et avant tout du type de seringue utilisée, il s'avère possible...

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Les Cyber-Contes : deux nuances de compromission du mondec2ed7dcc-2303-46c6-b495-f4eb0b4d36f4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210310_171001_Les_Cyber-Contes___deux_nuances_de_compromission_du_mondeWed, 10 Mar 2021 17:10:01 +0100

Comment en quelques semaines les cyber-cartes ont été rebattues.

Le "cyber", personne n'y comprend rien ! Sauf les experts, et encore. Pourtant, assorti d'un petit effort de vulgarisation, ces nouvelles cryptiques peuvent devenir des chroniques palpitantes qui amèneront leurs lots d'enseignements. Ce premier volet des "cyber-contes" s'attaquera aux deux grands hacks aux conséquences encore floue, mais qui promettent de donner le cyber-tempo en 2021.

Ces capture d'écran seront les seuls éléments techniques de cet article. Ce cyber-conte est accessible aux non initiés.

L'année 2020 a été haute en couleur. Nos sociétés ont tremblé sous les coups du connard de virus. Mais nous avons tenu et cette maudite année prenait -enfin- fin. Pourtant, dès les premiers jours, 2021, a clairement annoncé son envie de se démarquer, elle aussi. Des lames de fonds continuent à balayer l'ancien monde et si certaines dynamiques s'annoncent hautes et claires, d'autres plus discrètes ne sont accessibles qu'aux experts et autres crypto-aficionados. C'est traditionnellement le cas du milieu élusif de l'espionnage étatique et de la cyber-gué-guerre. Depuis quelques semaines deux affaires ont fait surface, deux affaires qui provoquent déjà des vagues dont les Internets pourraient ressentir les remous pendant bien des années. Alors quitte à être sur la touche de ces jeux de puissants, autant profiter du spectacle confortablement.

Cette histoire commence il y a un an et demi, le 04 septembre 2019, dans une obscure salle serveur d'un data-center à Austin, Texas, États-unis.

Dans le noir, au fond d'une salle réfrigérée et sécurisée, sur une machine semblable à toutes les autres machines qui ronronnent sur les armoires, une diode s'allume. Cette diode ne s'allume pas comme cela habituellement. Sur la machine, des processus s'activent, la soufflerie se fait imperceptiblement plus forte. Un nouveau visiteur vient de se connecter. Ce visiteur ne respecte pas les horaires ni les codes habituels. Il parle à la machine à...

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Comment en quelques semaines les cyber-cartes ont été rebattues.

Le "cyber", personne n'y comprend rien ! Sauf les experts, et encore. Pourtant, assorti d'un petit effort de vulgarisation, ces nouvelles cryptiques peuvent devenir des chroniques palpitantes qui amèneront leurs lots d'enseignements. Ce premier volet des "cyber-contes" s'attaquera aux deux grands hacks aux conséquences encore floue, mais qui promettent de donner le cyber-tempo en 2021.

Ces capture d'écran seront les seuls éléments techniques de cet article. Ce cyber-conte est accessible aux non initiés.

L'année 2020 a été haute en couleur. Nos sociétés ont tremblé sous les coups du connard de virus. Mais nous avons tenu et cette maudite année prenait -enfin- fin. Pourtant, dès les premiers jours, 2021, a clairement annoncé son envie de se démarquer, elle aussi. Des lames de fonds continuent à balayer l'ancien monde et si certaines dynamiques s'annoncent hautes et claires, d'autres plus discrètes ne sont accessibles qu'aux experts et autres crypto-aficionados. C'est traditionnellement le cas du milieu élusif de l'espionnage étatique et de la cyber-gué-guerre. Depuis quelques semaines deux affaires ont fait surface, deux affaires qui provoquent déjà des vagues dont les Internets pourraient ressentir les remous pendant bien des années. Alors quitte à être sur la touche de ces jeux de puissants, autant profiter du spectacle confortablement.

Cette histoire commence il y a un an et demi, le 04 septembre 2019, dans une obscure salle serveur d'un data-center à Austin, Texas, États-unis.

Dans le noir, au fond d'une salle réfrigérée et sécurisée, sur une machine semblable à toutes les autres machines qui ronronnent sur les armoires, une diode s'allume. Cette diode ne s'allume pas comme cela habituellement. Sur la machine, des processus s'activent, la soufflerie se fait imperceptiblement plus forte. Un nouveau visiteur vient de se connecter. Ce visiteur ne respecte pas les horaires ni les codes habituels. Il parle à la machine à...

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Procès climatique : quand l’État utilise pour se défendre une étude qui... l'incrimine ! fa01ecc8-97ea-4ffd-981c-34ada1265b41http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210310_105721_Proces_climatique____quand_l___Etat_utilise_pour_se_defendre_une_etude_qui..._l_incrimine____Wed, 10 Mar 2021 10:57:21 +0100

Revoici les cabinets de consultants...

Attaqué devant le conseil d’État par la commune de Grande-Synthe et les associations de l'Affaire du siècle pour « inaction climatique », l’État offre une bien piètre défense !

Pochoir utilisé lors de l'action contre la "République des pollueurs" menée à La Défense en avril 2019 - © Tristan Saramon

Malgré une communication volontiers outrancière sur le climat, le «Champion de la terre» et ses équipes ont de plus en plus de mal à masquer la pusillanimité de leurs actions; en particulier lorsque c'est le juge qui arbitre. Un premier coup de marteau est tombé le 3 février dernier lorsque le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour «carences fautives» dans sa lutte contre le changement climatique. Les quatre associations qui portent cette «Affaire du siècle»(Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) sont désormais suspendues à la volonté des juges qui se sont laissés deux mois supplémentaires pour déterminer les mesures à imposer à l’État afin de réparer ce préjudice ou prévenir son aggravation.

Parallèlement, le Conseil d'Etat travaille lui aussi sur une affaire sœur, engagée par la commune de Grande-Synthe, les villes de Paris et de Grenoble, ainsi que les associations de l'Affaire du siècle. Le 19 novembre dernier, la plus haute juridiction administrative a jugé la requête recevable et laissé trois mois au Gouvernement pour démontrer que son objectif de réduction des gaz à effets de serre pour 2030 (-40 % par rapport à 1990) pourra être respecté. Si tel n'est pas le cas, le Conseil d’État a déjà prévenu qu'il ordonnerait des mesures et que leur non-application entraînerait des astreintes financières.

L’État dans l'impasse

La réponse de l’État, communiquée aux juges le 22 février dernier, est...

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Revoici les cabinets de consultants...

Attaqué devant le conseil d’État par la commune de Grande-Synthe et les associations de l'Affaire du siècle pour « inaction climatique », l’État offre une bien piètre défense !

Pochoir utilisé lors de l'action contre la "République des pollueurs" menée à La Défense en avril 2019 - © Tristan Saramon

Malgré une communication volontiers outrancière sur le climat, le «Champion de la terre» et ses équipes ont de plus en plus de mal à masquer la pusillanimité de leurs actions; en particulier lorsque c'est le juge qui arbitre. Un premier coup de marteau est tombé le 3 février dernier lorsque le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour «carences fautives» dans sa lutte contre le changement climatique. Les quatre associations qui portent cette «Affaire du siècle»(Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) sont désormais suspendues à la volonté des juges qui se sont laissés deux mois supplémentaires pour déterminer les mesures à imposer à l’État afin de réparer ce préjudice ou prévenir son aggravation.

Parallèlement, le Conseil d'Etat travaille lui aussi sur une affaire sœur, engagée par la commune de Grande-Synthe, les villes de Paris et de Grenoble, ainsi que les associations de l'Affaire du siècle. Le 19 novembre dernier, la plus haute juridiction administrative a jugé la requête recevable et laissé trois mois au Gouvernement pour démontrer que son objectif de réduction des gaz à effets de serre pour 2030 (-40 % par rapport à 1990) pourra être respecté. Si tel n'est pas le cas, le Conseil d’État a déjà prévenu qu'il ordonnerait des mesures et que leur non-application entraînerait des astreintes financières.

L’État dans l'impasse

La réponse de l’État, communiquée aux juges le 22 février dernier, est...

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LREM : peut-on être de gauche et d'extrême-droite à la fois ?94a2364e-d0b6-493f-bb01-39ce4ede5febhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210309_134340_LREM___peut-on_etre_de_gauche_et_d_extreme-droite_a_la_fois__Tue, 09 Mar 2021 13:43:40 +0100

Panique à bord en prévision de 2022

En voilà une Une qui aura fait du bruit... Libé évoquant des électeurs qui ne feront pas barrage au FN en 2022 et c'est tout le landerneau LREM qui s'affole. Tous s'affirment désormais de gauche après avoir courtisé pendant des années les électeurs FN avec un discours toujours plus à droite.

Libé : la Une du 27 février 2021 - Copie d'écran

Il aura donc fallu qu'un quotidien national mette les pieds dans le plat pour que tout le monde se penche sur une réalité évidente depuis plusieurs années : le hold-up électoral d'Emmanuel Macron ne marchera pas deux fois... Jacques Chirac s'était comporté exactement de la même manière. Appelant à faire barrage contre Jean-Marie Le Pen, il avait, une fois élu avec les voix de gauche, pratiqué une politique de droite ultra-libérale. Emmanuel Macron n'a pas fait autre chose. Élu lui aussi avec les voix de gauche, il a également pratiqué une politique ultra-libérale, là n'est pas la surprise. La surprise, c'est d'avoir adopté un discours d'extrême-droite, une répression hors du commun des mouvements sociaux, d'avoir laissé libre-cours aux franges les plus radicales de la police, aboutissant à des violences policières sans précédent. Le tout, culminant avec un ministre de l'Intérieur, accusé de viol, mais restant en place, qui explique à Marine Le Pen qu'elle est « un peu molle », se plaçant donc de facto à droite de la présidente du Rassemblement national (RN).

En donnant la parole à des électeurs qui affirment ne pas vouloir faire barrage en cas de duel Macron-Le Pen en 2022, le journal a mis en panique la macronie qui n'a pas manqué de dérouler moult éléments de langage pendant tout le week-end qui a suivi la publication de la fameuse Une. C'était à qui était plus de gauche. Elisabeth Borne a explosé les compteurs avec un...

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Panique à bord en prévision de 2022

En voilà une Une qui aura fait du bruit... Libé évoquant des électeurs qui ne feront pas barrage au FN en 2022 et c'est tout le landerneau LREM qui s'affole. Tous s'affirment désormais de gauche après avoir courtisé pendant des années les électeurs FN avec un discours toujours plus à droite.

Libé : la Une du 27 février 2021 - Copie d'écran

Il aura donc fallu qu'un quotidien national mette les pieds dans le plat pour que tout le monde se penche sur une réalité évidente depuis plusieurs années : le hold-up électoral d'Emmanuel Macron ne marchera pas deux fois... Jacques Chirac s'était comporté exactement de la même manière. Appelant à faire barrage contre Jean-Marie Le Pen, il avait, une fois élu avec les voix de gauche, pratiqué une politique de droite ultra-libérale. Emmanuel Macron n'a pas fait autre chose. Élu lui aussi avec les voix de gauche, il a également pratiqué une politique ultra-libérale, là n'est pas la surprise. La surprise, c'est d'avoir adopté un discours d'extrême-droite, une répression hors du commun des mouvements sociaux, d'avoir laissé libre-cours aux franges les plus radicales de la police, aboutissant à des violences policières sans précédent. Le tout, culminant avec un ministre de l'Intérieur, accusé de viol, mais restant en place, qui explique à Marine Le Pen qu'elle est « un peu molle », se plaçant donc de facto à droite de la présidente du Rassemblement national (RN).

En donnant la parole à des électeurs qui affirment ne pas vouloir faire barrage en cas de duel Macron-Le Pen en 2022, le journal a mis en panique la macronie qui n'a pas manqué de dérouler moult éléments de langage pendant tout le week-end qui a suivi la publication de la fameuse Une. C'était à qui était plus de gauche. Elisabeth Borne a explosé les compteurs avec un...

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Nombre de doses par flacon : faites vos jeux !0f3550f2-9cae-4cb6-bbe0-52ed9891a2b6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210308_091904_Nombre_de_doses_par_flacon___faites_vos_jeux__Mon, 08 Mar 2021 09:19:04 +0100

Le vaccin Moderna face au boulier des sénateurs…

5, 6... telle semblait-être la règle avec le vaccin Comirnaty du laboratoire Pfizer-BioNtech. Les jeux continuent avec l'arrivée de la proposition de Moderna: 10, 11... et pourquoi pas 15? Allez banco, 7 pour Pfizer et restons bons amis!

La grande loterie pour de précieuses fioles... - Reflets

Cette affaire de mathématique appliquée passerait presque pour une insignifiante détresse en comparaison du grand malheur que représente le Covid. On peut toutefois y accorder quelque importance au regard des effets induits. Car si à l'heure de grandes manœuvres vaccinatoires nos dirigeants ont le million triomphant en bouche, le millilitre est l'unité qui pose actuellement problème sur le terrain. Au point qu'on s'interroge au Sénat sur ce que contient réellement ce petit bout de flacon estampillé Moderna. Mais le remue-ministre ne s'arrête pas là: branle-bas de combat à la Santé puisqu'une septième dose vient de faire son apparition dans les flacons de chez Pfizer...

En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets
En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets

En Bourgogne-Franche-Comté, c'est le Sénateur Olivier Rietmann qui a piqué le premier dans le vif du sujet. Alerté par des professionnels de santé Haut-Saônois, il s'interroge aujourd'hui sur l'interdiction formulée par l'agence du médicament d'injecter une potentielle 11e dose alors qu'un flacon de vaccin Moderna en contient officiellement 10. Après s'être tourné vers la Préfète, selon laquelle les instructions de l'ARS doivent en toute logique être suivies, M. Rietmann a saisi le cabinet du ministre de la Santé pour savoir si cette particularité était bien identifiée en haut lieu et si une révision de doctrine était à l'étude. Le 9 février, le cabinet du ministre lui répondait -être lié à la...

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Le vaccin Moderna face au boulier des sénateurs…

5, 6... telle semblait-être la règle avec le vaccin Comirnaty du laboratoire Pfizer-BioNtech. Les jeux continuent avec l'arrivée de la proposition de Moderna: 10, 11... et pourquoi pas 15? Allez banco, 7 pour Pfizer et restons bons amis!

La grande loterie pour de précieuses fioles... - Reflets

Cette affaire de mathématique appliquée passerait presque pour une insignifiante détresse en comparaison du grand malheur que représente le Covid. On peut toutefois y accorder quelque importance au regard des effets induits. Car si à l'heure de grandes manœuvres vaccinatoires nos dirigeants ont le million triomphant en bouche, le millilitre est l'unité qui pose actuellement problème sur le terrain. Au point qu'on s'interroge au Sénat sur ce que contient réellement ce petit bout de flacon estampillé Moderna. Mais le remue-ministre ne s'arrête pas là: branle-bas de combat à la Santé puisqu'une septième dose vient de faire son apparition dans les flacons de chez Pfizer...

En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets
En Haute-Saône, on compte Monsieur! - Reflets

En Bourgogne-Franche-Comté, c'est le Sénateur Olivier Rietmann qui a piqué le premier dans le vif du sujet. Alerté par des professionnels de santé Haut-Saônois, il s'interroge aujourd'hui sur l'interdiction formulée par l'agence du médicament d'injecter une potentielle 11e dose alors qu'un flacon de vaccin Moderna en contient officiellement 10. Après s'être tourné vers la Préfète, selon laquelle les instructions de l'ARS doivent en toute logique être suivies, M. Rietmann a saisi le cabinet du ministre de la Santé pour savoir si cette particularité était bien identifiée en haut lieu et si une révision de doctrine était à l'étude. Le 9 février, le cabinet du ministre lui répondait -être lié à la...

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Une pépite du le New York Times : Death, Through a Nurse's Eyes7b98cb3f-645e-48fe-becd-9d4c6e0bc6bdhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210307_105631_Une_pepite_du_le_New_York_Times___Death__Through_a_Nurse_s_EyesSun, 07 Mar 2021 10:56:31 +0100

Voici le reportage qui devrait tourner en boucle sur toutes les chaînes de télévision, sur tous les réseaux sociaux et sur les écrans de tous les décideurs politiques (une fois par semaine pour éviter l'effet poisson rouge).

Le reportage
Le reportage

Publié sur le New York Times, ce reportage de Alexander Stockton et Lucy King est présenté comme "Un court métrage offrant une perspective de première main sur la brutalité de la pandémie au sein d'une unité de soins intensifs Covid-19". Regardez-le bien, du début jusqu'à la fin.

Il se termine sur ces mots :

"I’d never before seen someone die. And even though I didn’t know these people, witnessing their deaths left me sleepless, exhausted, and depressed. It’s unfathomable to me that these nurses have gone through that every single week, sometimes every single day for an entire year. I assumed the nurses must block out all the deaths to be able to keep going, but they don’t. They grieve every single one. “I’ve always loved being a nurse. It’s what I’ve always wanted to do. And these last couple months, it’s definitely made me question my career choice.” And what makes their situation so tragic is that many of these nurses hide their trauma, leaving them feeling isolated and alone. “We’re the only ones that know what we’re going through. I don’t really want to tell my family about everything because I don’t want them to feel the same emotions that I feel. I don’t want them to know that I carry that burden when it...

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Voici le reportage qui devrait tourner en boucle sur toutes les chaînes de télévision, sur tous les réseaux sociaux et sur les écrans de tous les décideurs politiques (une fois par semaine pour éviter l'effet poisson rouge).

Le reportage
Le reportage

Publié sur le New York Times, ce reportage de Alexander Stockton et Lucy King est présenté comme "Un court métrage offrant une perspective de première main sur la brutalité de la pandémie au sein d'une unité de soins intensifs Covid-19". Regardez-le bien, du début jusqu'à la fin.

Il se termine sur ces mots :

"I’d never before seen someone die. And even though I didn’t know these people, witnessing their deaths left me sleepless, exhausted, and depressed. It’s unfathomable to me that these nurses have gone through that every single week, sometimes every single day for an entire year. I assumed the nurses must block out all the deaths to be able to keep going, but they don’t. They grieve every single one. “I’ve always loved being a nurse. It’s what I’ve always wanted to do. And these last couple months, it’s definitely made me question my career choice.” And what makes their situation so tragic is that many of these nurses hide their trauma, leaving them feeling isolated and alone. “We’re the only ones that know what we’re going through. I don’t really want to tell my family about everything because I don’t want them to feel the same emotions that I feel. I don’t want them to know that I carry that burden when it...

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Des moines et des bières94273230-2bab-4978-a56a-d4b1a528a8a3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210302_093212_Des_moines_et_des_bieresTue, 02 Mar 2021 09:32:12 +0100

A Chimay, le monastère brasse des millions

Il se boit 1,8 Chimay par seconde dans le monde. Cinquante six millions de bouteilles sont exportés dans 74 pays. Les business moines de l'abbaye de Sourmont soutiennent des dizaines de projets de solidarité et de développement local. Reportage.

Une cuve à l'entrée de la brasserie - © Cyril Marcilhacy

«Quand j’avais un projet pour la ville et qu’il me fallait de l’argent, je montais au monastère», raconte Françoise Fassiaux, la bourgmestre de Chimay, tout juste battue aux élections. La phrase en dit long sur l’influence de l’abbaye qui brasse non seulement une bière qui s’exporte dans plus de 70 pays mais aussi des dizaines de millions d’euros. Ici, la théorie du ruissellement n’est pas un vœux pieu: les moines financent chaque année des projets localement et dans le monde entier. Une manne inespérée dans une région particulièrement touchée par le chômage.

La manne, à Chimay, est dorée, rouge, bleue ou triple; elle est pétillante, d’une magnifique complexité avec un arôme puissant. Un véritable bouquet d'épices explose au nez, accompagné de superbes arômes fruités. En bouche, l'amertume est très longue et les saveurs sont multiples avec du sucre roux, du caramel et des fruits noirs. La torréfaction du malt est très présente jusque sur la finale.

Différentes versions de la bière de Chimay - © Cyril Marcilhacy
Différentes versions de la bière de Chimay - Cyril Marcilhacy

Si la bière fait des miracles, Frère Damien, le prieur, tient d’abord à insister sur l’essentielde la vie monastique: la prière communautaire avec les offices, la contemplation, les deux heures quotidienne de lectio divina, cette méditation savoureuse de la parole de Dieu. La communauté se compose actuellement de 15 moines de sept nationalités: belge, française, rwandaise, congolaise, argentine, irlandaise et québécoise. «Cette diversité d’origine est...

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A Chimay, le monastère brasse des millions

Il se boit 1,8 Chimay par seconde dans le monde. Cinquante six millions de bouteilles sont exportés dans 74 pays. Les business moines de l'abbaye de Sourmont soutiennent des dizaines de projets de solidarité et de développement local. Reportage.

Une cuve à l'entrée de la brasserie - © Cyril Marcilhacy

«Quand j’avais un projet pour la ville et qu’il me fallait de l’argent, je montais au monastère», raconte Françoise Fassiaux, la bourgmestre de Chimay, tout juste battue aux élections. La phrase en dit long sur l’influence de l’abbaye qui brasse non seulement une bière qui s’exporte dans plus de 70 pays mais aussi des dizaines de millions d’euros. Ici, la théorie du ruissellement n’est pas un vœux pieu: les moines financent chaque année des projets localement et dans le monde entier. Une manne inespérée dans une région particulièrement touchée par le chômage.

La manne, à Chimay, est dorée, rouge, bleue ou triple; elle est pétillante, d’une magnifique complexité avec un arôme puissant. Un véritable bouquet d'épices explose au nez, accompagné de superbes arômes fruités. En bouche, l'amertume est très longue et les saveurs sont multiples avec du sucre roux, du caramel et des fruits noirs. La torréfaction du malt est très présente jusque sur la finale.

Différentes versions de la bière de Chimay - © Cyril Marcilhacy
Différentes versions de la bière de Chimay - Cyril Marcilhacy

Si la bière fait des miracles, Frère Damien, le prieur, tient d’abord à insister sur l’essentielde la vie monastique: la prière communautaire avec les offices, la contemplation, les deux heures quotidienne de lectio divina, cette méditation savoureuse de la parole de Dieu. La communauté se compose actuellement de 15 moines de sept nationalités: belge, française, rwandaise, congolaise, argentine, irlandaise et québécoise. «Cette diversité d’origine est...

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Liban : l'effondrement d'un État ?b4ce8312-ae1b-468f-8833-d218ace11b62http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210225_105315_Liban___l_effondrement_d_un_Etat__Thu, 25 Feb 2021 10:53:15 +0100

Crises économique, politique, sociale, sanitaire… Le pays pourra-t-il un jour s’en sortir ?

Entre la pandémie, l'explosion du port de Beyrouth, la crise économique ou encore politique, le Liban sombre chaque jour un peu plus. Et tout peut encore empirer. Pour Jihane Sfeir, historienne, professeure à l’Université Libre de Bruxelles et spécialiste de l’histoire du monde arabe contemporain, aucune alternative ou amélioration ne semble se profiler. Interview.

Manifestations au Liban - © Denis Meyer

Reflets : Le Liban est sorti début février d’un confinement très strict, qui avait entrainé d’importantes manifestations dites de la faim. Mais ce n’est que l’une des nombreuses crises auxquelles fait face le pays : faillite, pauvreté, crise sociale… Quel est votre sentiment vis-vis de la situation libanaise ?

Jihane Sfeir : Je suis très pessimiste pour l’avenir du Liban. La révolution du 17 octobre 2019 a amené quelques espoirs quant à un changement probable et même des démissions. Mais, finalement les seigneurs de la guerre [civile] sont toujours là et se partagent le pouvoir. Ils ont établi leur économie de guerre, le partage du territoire et gèrent le Liban comme si c’était leur boutique. Tant que cette classe politique formée par les chefs de guerre civile sera là, rien ne changera. Michel Aoun, le président libanais, en fait partie, mais c’est le Hezbollah, avec qui il est allié, qui gère réellement le pays. Il n’y a qu’à voir l’assassinat de Lokman Slim [intellectuel libanais, défenseur de la démocratie, opposant virulent et notoire du Hezbollah, retrouvé mort par balles le 4 février 2021]. L’enquête, comme souvent, ne mènera à rien. Et je ne vois pas comment on pourrait sortir de cette impasse politique, liée à une crise économique sans précédent. Même pendant la guerre civile, les Libanais n’ont pas connu ça. Le pays est dans un état de déliquescence complet ! L’état est en faillite, la corruption généralisée, et les services publics essentiels, tels que l’...

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Crises économique, politique, sociale, sanitaire… Le pays pourra-t-il un jour s’en sortir ?

Entre la pandémie, l'explosion du port de Beyrouth, la crise économique ou encore politique, le Liban sombre chaque jour un peu plus. Et tout peut encore empirer. Pour Jihane Sfeir, historienne, professeure à l’Université Libre de Bruxelles et spécialiste de l’histoire du monde arabe contemporain, aucune alternative ou amélioration ne semble se profiler. Interview.

Manifestations au Liban - © Denis Meyer

Reflets : Le Liban est sorti début février d’un confinement très strict, qui avait entrainé d’importantes manifestations dites de la faim. Mais ce n’est que l’une des nombreuses crises auxquelles fait face le pays : faillite, pauvreté, crise sociale… Quel est votre sentiment vis-vis de la situation libanaise ?

Jihane Sfeir : Je suis très pessimiste pour l’avenir du Liban. La révolution du 17 octobre 2019 a amené quelques espoirs quant à un changement probable et même des démissions. Mais, finalement les seigneurs de la guerre [civile] sont toujours là et se partagent le pouvoir. Ils ont établi leur économie de guerre, le partage du territoire et gèrent le Liban comme si c’était leur boutique. Tant que cette classe politique formée par les chefs de guerre civile sera là, rien ne changera. Michel Aoun, le président libanais, en fait partie, mais c’est le Hezbollah, avec qui il est allié, qui gère réellement le pays. Il n’y a qu’à voir l’assassinat de Lokman Slim [intellectuel libanais, défenseur de la démocratie, opposant virulent et notoire du Hezbollah, retrouvé mort par balles le 4 février 2021]. L’enquête, comme souvent, ne mènera à rien. Et je ne vois pas comment on pourrait sortir de cette impasse politique, liée à une crise économique sans précédent. Même pendant la guerre civile, les Libanais n’ont pas connu ça. Le pays est dans un état de déliquescence complet ! L’état est en faillite, la corruption généralisée, et les services publics essentiels, tels que l’...

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« Il y a une victoire politique et culturelle de l'extrême droite »d7aacd8b-b009-4b8e-b9c6-ebdb723aab88http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210224_102923____Il_y_a_une_victoire_politique_et_culturelle_de_l_extreme_droite___Wed, 24 Feb 2021 10:29:23 +0100

Stéphane Gatignon, l'ancien maire de Sevran appelle à un sursaut de la gauche

Alors que la ministre de l'Enseignement supérieur veut faire la guerre à « l'islamo-gauchisme » à l'université, nous avons demandé à l'ancien maire de Sevran qui avait démissionné de son mandat pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue, comment il analysait les crispations et la crise que nous traversons.

File:Stéphane Gatignon (2013) - Claude Truong-Ngoc - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s'obstine à vouloir demander une «enquête du CNRS» sur l’islamo-gauchisme dans l’université «afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme». Comment réagissez-vous?

Stéphane Gatignon : C’est un anathème qui empêche les chercheurs de travailler sereinement. Elle choisit de cliver pour empêcher les analyse de la crise que nous traversons. Le but des recherches en sciences-sociales est d’analyser la société telle qu’elle est. Point. Ceux qui tiennent l’appareil d’État aujourd’hui ont peu de formation politique. Mais ils ont le pouvoir...

Comment analysez-vous la crise que nous traversons?

Entre Paris et les banlieues, on est dans des mondes différents.

Géographiquement très proches, mais en fait très éloignés. J’ai habité à Sevran, maintenant je loge à Paris. Vu de Paris, c’est flagrant. Les déclassés sont aujourd’hui dans les banlieues et ils n’ont pas voix au chapitre dans la société. Le périphérique marque cette rupture.

Concernant la province, les habitants ne se sentent pas appartenir au même groupe social que les parisiens. Il y a un centre unique aujourd’hui: Paris. Le mouvement des Gilets Jaunes est parti d’une simple augmentation du prix du carburant. En province, pour les plus pauvres, l’essence représente une part importante du budget. Sans voiture, on ne peut rien faire.

Le monde du travail se reconstitue. Comme le statut des jeunes et des moins jeunes...

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Stéphane Gatignon, l'ancien maire de Sevran appelle à un sursaut de la gauche

Alors que la ministre de l'Enseignement supérieur veut faire la guerre à « l'islamo-gauchisme » à l'université, nous avons demandé à l'ancien maire de Sevran qui avait démissionné de son mandat pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieue, comment il analysait les crispations et la crise que nous traversons.

File:Stéphane Gatignon (2013) - Claude Truong-Ngoc - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s'obstine à vouloir demander une «enquête du CNRS» sur l’islamo-gauchisme dans l’université «afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme». Comment réagissez-vous?

Stéphane Gatignon : C’est un anathème qui empêche les chercheurs de travailler sereinement. Elle choisit de cliver pour empêcher les analyse de la crise que nous traversons. Le but des recherches en sciences-sociales est d’analyser la société telle qu’elle est. Point. Ceux qui tiennent l’appareil d’État aujourd’hui ont peu de formation politique. Mais ils ont le pouvoir...

Comment analysez-vous la crise que nous traversons?

Entre Paris et les banlieues, on est dans des mondes différents.

Géographiquement très proches, mais en fait très éloignés. J’ai habité à Sevran, maintenant je loge à Paris. Vu de Paris, c’est flagrant. Les déclassés sont aujourd’hui dans les banlieues et ils n’ont pas voix au chapitre dans la société. Le périphérique marque cette rupture.

Concernant la province, les habitants ne se sentent pas appartenir au même groupe social que les parisiens. Il y a un centre unique aujourd’hui: Paris. Le mouvement des Gilets Jaunes est parti d’une simple augmentation du prix du carburant. En province, pour les plus pauvres, l’essence représente une part importante du budget. Sans voiture, on ne peut rien faire.

Le monde du travail se reconstitue. Comme le statut des jeunes et des moins jeunes...

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Reworld Media: Le poids des lingots, le prix des motsab527692-ce0a-4d6f-b40d-9cbec2a0dde8http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210222_111511_Reworld_Media__Le_poids_des_lingots__le_prix_des_motsMon, 22 Feb 2021 11:15:11 +0100

Les conditions d'accès aux aides publiques à la presse sur la sellette…

C'est l'histoire d'une ministre de la Culture très inquiète, une fille de journaliste indignée, une Roselyne Bachelot sans le sourire, qui, le 24 décembre dernier, est venue rappeler que le Père Noël n'existait pas. La fin des étrennes pour certains?

Sur les contours de la fonction journalistique... - Capture d'écran

Rappel des faits. Interpellée par plusieurs députés sur le sort de la rédaction de Sciences & Vie, madame la Ministre s'est récemment fendue d'un libre réquisitoire à l'encontre de Reworld Media (vidéo à 1.38'30''). Reworld, propriétaire du titre, est justement ce fameux groupe de…??? Problème, c'est bien de ce flou lexical dont il est aujourd'hui question. Car ce nouvel acteur multitâche semble de moins en moins enclin à tenir compte de la réalité du monde de la presse. Nombreux sont ceux qui s'en étonnent depuis plusieurs mois, voire quelques années déjà, puisque Reworld s'est porté acquéreur de tous les titres magazines de l'éditeur italien Mondadori en juillet 2019.

Depuis ce rachat, une centaine de salariés issus de la régie publicitaire se sont vus expressément délocalisés dans une commune voisine alors qu'environ 200 journalistes titulaires de la carte de presse ainsi qu'une trentaine de pigistes ont quitté le navire. En cause, la stratégie commerciale d'une équipe dirigeante pour qui la valeur des beaux chiffres l'emporte sur la richesse des belles lettres. Très vite, le cours de la bourse à pris le pas sur la course aux infos au sein de toutes les rédactions concernées, et notamment chez Science & Vie, revue scientifique par excellence, connue et reconnue pour le sérieux de ses dossiers depuis 1913. Rien n'y fait, l'âge des artères ou l'expérience d'un titre n'auront suffit à...

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Les conditions d'accès aux aides publiques à la presse sur la sellette…

C'est l'histoire d'une ministre de la Culture très inquiète, une fille de journaliste indignée, une Roselyne Bachelot sans le sourire, qui, le 24 décembre dernier, est venue rappeler que le Père Noël n'existait pas. La fin des étrennes pour certains?

Sur les contours de la fonction journalistique... - Capture d'écran

Rappel des faits. Interpellée par plusieurs députés sur le sort de la rédaction de Sciences & Vie, madame la Ministre s'est récemment fendue d'un libre réquisitoire à l'encontre de Reworld Media (vidéo à 1.38'30''). Reworld, propriétaire du titre, est justement ce fameux groupe de…??? Problème, c'est bien de ce flou lexical dont il est aujourd'hui question. Car ce nouvel acteur multitâche semble de moins en moins enclin à tenir compte de la réalité du monde de la presse. Nombreux sont ceux qui s'en étonnent depuis plusieurs mois, voire quelques années déjà, puisque Reworld s'est porté acquéreur de tous les titres magazines de l'éditeur italien Mondadori en juillet 2019.

Depuis ce rachat, une centaine de salariés issus de la régie publicitaire se sont vus expressément délocalisés dans une commune voisine alors qu'environ 200 journalistes titulaires de la carte de presse ainsi qu'une trentaine de pigistes ont quitté le navire. En cause, la stratégie commerciale d'une équipe dirigeante pour qui la valeur des beaux chiffres l'emporte sur la richesse des belles lettres. Très vite, le cours de la bourse à pris le pas sur la course aux infos au sein de toutes les rédactions concernées, et notamment chez Science & Vie, revue scientifique par excellence, connue et reconnue pour le sérieux de ses dossiers depuis 1913. Rien n'y fait, l'âge des artères ou l'expérience d'un titre n'auront suffit à...

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Le jeu de Macron avec la mortd07bfc29-5ed9-4b22-8164-7ce6377e1e74http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210217_150647_Le_jeu_de_Macron_avec_la_mortWed, 17 Feb 2021 15:06:47 +0100

Le nombre de décès du Covid depuis septembre est supérieur à celui de la première vague

Pendant que ministres et courtisans se gargarisent de la clairvoyance du Président, la maison Borniol se porte bien. Mais ces morts sont comme transparents. Pas d'image, pas de problème. L’œil était dans la tombe et regardait Macron.

Nombre de nouveaux décès sur 7 jours - Financial Times

Les Macronistes béats louent sa clairvoyance. «Il va finir épidémiologiste, plaisante un ministre. Les chiffres lui donnent raison. Le confinement, ç’eut été la solution de facilité, la mesure de confort.» «Si on avait écouté tous les "Cassandre", on serait en train de travailler avec nos enfants sur les genoux depuis trois semaines», ajoute un participant du conseil de défense sanitaire. «Macron s’est tellement intéressé au Covid, ajoute un conseiller du pouvoir, qu’il peut challenger les scientifiques, poser la question qui les déstabilise». Mais il y a les chiffres dont on parle très peu: ceux de nos morts quotidiens. Nous en sommes à 300 décès quotidiens en moyenne sur 7 jours entre le 10 et le 16 février. Plus que l’équivalent du crash d’un avion de ligne par jour. Mais ces morts-là, Macron s’en fiche. Ils sont sacrifiés sur l’autel de l’économie et de son génie qui n’entend pas suivre l’avis des scientifiques pour prévenir les contaminations. Si encore, on avait des vaccins en quantité...

Tout est dans la com. Ce que Macron ne veut absolument pas voir, comme on l’a vu dans certains pays, ce sont les images de personnes agonisants dans les couloirs d’hôpitaux ou de files de voitures devant ces même structures transportant des malades en manque d’oxygène. Trop mauvais pour sa réélection en 2022. Mais les morts qu’importe!

Pourtant, depuis septembre, le nombre de morts est supérieur à celui de la première vague. Mais les décès sont plus étalés dans le temps....

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Le nombre de décès du Covid depuis septembre est supérieur à celui de la première vague

Pendant que ministres et courtisans se gargarisent de la clairvoyance du Président, la maison Borniol se porte bien. Mais ces morts sont comme transparents. Pas d'image, pas de problème. L’œil était dans la tombe et regardait Macron.

Nombre de nouveaux décès sur 7 jours - Financial Times

Les Macronistes béats louent sa clairvoyance. «Il va finir épidémiologiste, plaisante un ministre. Les chiffres lui donnent raison. Le confinement, ç’eut été la solution de facilité, la mesure de confort.» «Si on avait écouté tous les "Cassandre", on serait en train de travailler avec nos enfants sur les genoux depuis trois semaines», ajoute un participant du conseil de défense sanitaire. «Macron s’est tellement intéressé au Covid, ajoute un conseiller du pouvoir, qu’il peut challenger les scientifiques, poser la question qui les déstabilise». Mais il y a les chiffres dont on parle très peu: ceux de nos morts quotidiens. Nous en sommes à 300 décès quotidiens en moyenne sur 7 jours entre le 10 et le 16 février. Plus que l’équivalent du crash d’un avion de ligne par jour. Mais ces morts-là, Macron s’en fiche. Ils sont sacrifiés sur l’autel de l’économie et de son génie qui n’entend pas suivre l’avis des scientifiques pour prévenir les contaminations. Si encore, on avait des vaccins en quantité...

Tout est dans la com. Ce que Macron ne veut absolument pas voir, comme on l’a vu dans certains pays, ce sont les images de personnes agonisants dans les couloirs d’hôpitaux ou de files de voitures devant ces même structures transportant des malades en manque d’oxygène. Trop mauvais pour sa réélection en 2022. Mais les morts qu’importe!

Pourtant, depuis septembre, le nombre de morts est supérieur à celui de la première vague. Mais les décès sont plus étalés dans le temps....

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Un tour du monde dans le port de la Rochelle5f86ca43-9440-4e8b-a7de-df17ede82997http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210213_170533_Un_tour_du_monde_dans_le_port_de_la_RochelleSat, 13 Feb 2021 17:05:33 +0100

Amusons-nous un peu avec un marin qui ne manque pas de sérieux

C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, ta-ta-tin… Mais pas toujours. Car la haute mer, Yannick Bestaven l'a prise pendant 80 jours, 3 heures, 44 minutes et 46 secondes. Petit retour d'un grand Vendée Globe.

L'arrivée au port de La Rochelle - © Reflets

Derrière un sourire de gamin ébloui, Yannick Bestaven dissimule une sagesse de vieux briscard. Cela fait plus de 25 ans qu'il pratique la voile à haut niveau. A la barre du bien nommé Maître CoQ, Yannick était de retour ce week-end dans son port d'attache. Une arrivée qui s'est quelque peu effectuée en catimini pour cause de rassemblement interdit sur les pontons Rochelais. Mais qu'importe le covid, l'enthousiasme était bel et bien là pour accueillir comme il se doit le vainqueur de la plus prestigieuse course autour du monde en solitaire.

Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - © Reflets
Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - Reflets

On ne rencontre pas tous les jours un voileux Cap-hornier, un vrai, un dur, un tatoué des mers du Sud. Et si ce besoin qu'ont les marins de faire des phrases s'avère toujours aussi curieux au cinéma, Bestaven, lui, n'est pas du genre à parler pour ne rien dire dans la vraie vie. Raison de plus pour l'écouter. Encore faut-il l'approcher. Pas facile de lui voler quelques instants au milieu d'une palanquée de journalistes et d'une foultitude de notables locaux. Sa journée de retour au bercail fut en effet ponctuée de conférences de presse, de séances photo, et d'interviews en cascade. Pire, la chargée de com du Skipper vedette veillait au respect d'une feuille de route hyper-minutée. Patient, j'ai profité d'une pétole médiatique pour réussir à l'accoster avant qu'il ne mette les voiles par...

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Amusons-nous un peu avec un marin qui ne manque pas de sérieux

C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme, ta-ta-tin… Mais pas toujours. Car la haute mer, Yannick Bestaven l'a prise pendant 80 jours, 3 heures, 44 minutes et 46 secondes. Petit retour d'un grand Vendée Globe.

L'arrivée au port de La Rochelle - © Reflets

Derrière un sourire de gamin ébloui, Yannick Bestaven dissimule une sagesse de vieux briscard. Cela fait plus de 25 ans qu'il pratique la voile à haut niveau. A la barre du bien nommé Maître CoQ, Yannick était de retour ce week-end dans son port d'attache. Une arrivée qui s'est quelque peu effectuée en catimini pour cause de rassemblement interdit sur les pontons Rochelais. Mais qu'importe le covid, l'enthousiasme était bel et bien là pour accueillir comme il se doit le vainqueur de la plus prestigieuse course autour du monde en solitaire.

Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - © Reflets
Une petite foule pour raison sanitaire mais l'ambiance y était. - Reflets

On ne rencontre pas tous les jours un voileux Cap-hornier, un vrai, un dur, un tatoué des mers du Sud. Et si ce besoin qu'ont les marins de faire des phrases s'avère toujours aussi curieux au cinéma, Bestaven, lui, n'est pas du genre à parler pour ne rien dire dans la vraie vie. Raison de plus pour l'écouter. Encore faut-il l'approcher. Pas facile de lui voler quelques instants au milieu d'une palanquée de journalistes et d'une foultitude de notables locaux. Sa journée de retour au bercail fut en effet ponctuée de conférences de presse, de séances photo, et d'interviews en cascade. Pire, la chargée de com du Skipper vedette veillait au respect d'une feuille de route hyper-minutée. Patient, j'ai profité d'une pétole médiatique pour réussir à l'accoster avant qu'il ne mette les voiles par...

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Cluster à l'hôpital : et si le rempart tombait?2e5ea8a7-665b-4939-89f3-6778a81f3a7fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210207_191243_Cluster_a_l_hopital___et_si_le_rempart_tombait_Sun, 07 Feb 2021 19:12:43 +0100

À la Rochelle : de la peur, de la colère, de l'indignation, du syndicalisme, et des soignants…

Quelques chiffres: 350 cas en cinq mois, 159 durant le mois de janvier et 13 sur les trois premiers jours de février. Vous êtes en Nouvelle-Aquitaine, à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle. Il ne s'agit pas du décompte des patients, mais du nombre de soignants déclarés positifs au covid.

Quand l'inquiétude gagne les rangs des hospitaliers... - © Reflets

Sur une allocution de près d'une heure trente, dix huit minutes auront suffi pour que l'hommage leur soit à nouveau rendu. Le premier ministre Jean Castex a donc jugé utile de nous rappeler leur rôle, d'en souligner l'importance: « et bien sûr nos soignants, auxquels nous devons une attention particulière, parce qu'ils sont plus que les autres exposés au risque, et que nous avons plus que jamais besoin d'eux pour assurer la prise en charge des malades»

Bien sûr nos soignants, c'est d'eux dont il s'agit depuis près d'un an. Ceux que nous avons applaudi quand la mode était aux balcons, ceux que l'on félicite encore face caméra, ceux qui nous tiennent la main quand vraiment ça craint, mais ceux qui dérangent aussi, comme aujourd'hui dans la cour de l'hôpital rochelais. Ceux-là n'avaient ni le vaccin salutaire, ni le discours policé ; ils avaient le verbe anxiogène, la rage à la blouse et la colère en banderole.

L'honnête homme pouvait se laisser surprendre car en principe c'est gentil et bien élevé un infirmier en temps de crise. Pourquoi ces soignants-là, ouvertement syndiqués, voire trop syndiqués selon les avis, en viennent-ils aujourd'hui à vociférer de la sorte? Cette manifestation de mauvaise humeur pouvait s'écouter d'une oreille inattentive, car après tout, elle n'était qu'une parmi d'autres. Car oui, l'irritabilité du personnel médical ne date pas d'hier. Déjà en juillet...

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À la Rochelle : de la peur, de la colère, de l'indignation, du syndicalisme, et des soignants…

Quelques chiffres: 350 cas en cinq mois, 159 durant le mois de janvier et 13 sur les trois premiers jours de février. Vous êtes en Nouvelle-Aquitaine, à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle. Il ne s'agit pas du décompte des patients, mais du nombre de soignants déclarés positifs au covid.

Quand l'inquiétude gagne les rangs des hospitaliers... - © Reflets

Sur une allocution de près d'une heure trente, dix huit minutes auront suffi pour que l'hommage leur soit à nouveau rendu. Le premier ministre Jean Castex a donc jugé utile de nous rappeler leur rôle, d'en souligner l'importance: « et bien sûr nos soignants, auxquels nous devons une attention particulière, parce qu'ils sont plus que les autres exposés au risque, et que nous avons plus que jamais besoin d'eux pour assurer la prise en charge des malades»

Bien sûr nos soignants, c'est d'eux dont il s'agit depuis près d'un an. Ceux que nous avons applaudi quand la mode était aux balcons, ceux que l'on félicite encore face caméra, ceux qui nous tiennent la main quand vraiment ça craint, mais ceux qui dérangent aussi, comme aujourd'hui dans la cour de l'hôpital rochelais. Ceux-là n'avaient ni le vaccin salutaire, ni le discours policé ; ils avaient le verbe anxiogène, la rage à la blouse et la colère en banderole.

L'honnête homme pouvait se laisser surprendre car en principe c'est gentil et bien élevé un infirmier en temps de crise. Pourquoi ces soignants-là, ouvertement syndiqués, voire trop syndiqués selon les avis, en viennent-ils aujourd'hui à vociférer de la sorte? Cette manifestation de mauvaise humeur pouvait s'écouter d'une oreille inattentive, car après tout, elle n'était qu'une parmi d'autres. Car oui, l'irritabilité du personnel médical ne date pas d'hier. Déjà en juillet...

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Le grand retour discret des trackers publicitaires sur Liberation.fr1f7e5bfa-d640-420e-97a3-b063527aeefehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210205_184354_Le_grand_retour_discret_des_trackers_publicitaires_sur_Liberation.frFri, 05 Feb 2021 18:43:54 +0100

Que sont devenues les grandes déclarations sur la vite privée ?

A grand renfort de déclarations enflammées, Libé annonçait en 2019 être le premier journal à retirer les trackers publicitaires. A l'occasion du lancement d'une nouvelle version du site, les voici revenus en force...

A gauche un article pour des lecteurs, à droite une liste de sites qui bénéficient de la monétisation des lecteurs

Caramba ! Que s'est il passé ? Paroles et paroles et paroles et paroles et paroles. Et encore des paroles que tu sèmes au vent ? Où sont passées les promesses de Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération ? Le 10 octobre 2019, chez France-Inter qui buvait leurs paroles parce que la contradiction, c'est un option (trop cher ?), les deux représentants de Libé annonçaient la fin des trackers publicitaires sur le site de Libération. Mieux, Libé était le premier site de presse à le faire. Patatras, il s'agissait d'une annonce marketing pas très bien préparée et les trackers étaient toujours là. Qui plus est, de nombreux journaux, dont celui-ci, n'on pas de trackers publicitaires. Nos lecteurs ne sont pas une marchandise. Lorsque l'on faisait remarquer à Libé que les trackers étaient toujours en place, Checknews, le traqueur de fake news se penchait sur la question (deux fois). Pas avec beaucoup de précision, il faut l'avouer. Mais il faut dire que les trucs techniques, c'est compliqué. A tel point que Libé décidait ensuite de planquer ses trackers avec une moche redirection. Mais revenons à aujourd'hui. Libé ne va pas très bien. Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice, lui-même propriétaire de Libération, a décidé l'année dernière de sortir le quotidien du périmètre. Voilà le quotidien cédé à un « fonds de dotation pour une presse indépendante » doté de 15...

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Que sont devenues les grandes déclarations sur la vite privée ?

A grand renfort de déclarations enflammées, Libé annonçait en 2019 être le premier journal à retirer les trackers publicitaires. A l'occasion du lancement d'une nouvelle version du site, les voici revenus en force...

A gauche un article pour des lecteurs, à droite une liste de sites qui bénéficient de la monétisation des lecteurs

Caramba ! Que s'est il passé ? Paroles et paroles et paroles et paroles et paroles. Et encore des paroles que tu sèmes au vent ? Où sont passées les promesses de Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération ? Le 10 octobre 2019, chez France-Inter qui buvait leurs paroles parce que la contradiction, c'est un option (trop cher ?), les deux représentants de Libé annonçaient la fin des trackers publicitaires sur le site de Libération. Mieux, Libé était le premier site de presse à le faire. Patatras, il s'agissait d'une annonce marketing pas très bien préparée et les trackers étaient toujours là. Qui plus est, de nombreux journaux, dont celui-ci, n'on pas de trackers publicitaires. Nos lecteurs ne sont pas une marchandise. Lorsque l'on faisait remarquer à Libé que les trackers étaient toujours en place, Checknews, le traqueur de fake news se penchait sur la question (deux fois). Pas avec beaucoup de précision, il faut l'avouer. Mais il faut dire que les trucs techniques, c'est compliqué. A tel point que Libé décidait ensuite de planquer ses trackers avec une moche redirection. Mais revenons à aujourd'hui. Libé ne va pas très bien. Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice, lui-même propriétaire de Libération, a décidé l'année dernière de sortir le quotidien du périmètre. Voilà le quotidien cédé à un « fonds de dotation pour une presse indépendante » doté de 15...

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Le secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance au taquet...00a3b79a-2ff6-49f7-aa3a-a5766ef99051http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210204_181426_Le_secretaire_d_Etat_charge_de_la_protection_de_l_enfance_au_taquet...Thu, 04 Feb 2021 18:14:26 +0100

Il a reçu un courrier à son adresse personnelle !

Au secrétariat d'État à la protection de l'enfance, les citoyens n'ont pas le droit d'écrire au secrétaire d'État chez lui et les journalistes n'ont pas le droit de parler à sa cheffe de cabinet sans passer par une chargée de presse. Manants...

Adrien Taquet - G. Garitan - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Branle-bas de combat soudain au secrétariat d'État à la protection de l'enfance. Adrien Taquet a reçu un courrier de la part d'un ancien enfant placé. Alors que ses précédentes démarches auprès des collaborateurs étaient restés... lettre morte, celui-ci a décidé de mandater un huissier pour remettre un courrier au domicile d'Adrien Taquet. Coup de téléphone immédiat de la cheffe de cabinet, Madame Baltis Méjanès. Conjonction de planètes ? Reflets était justement en train d'interviewer l'auteur du courrier et d'évoquer son procès en cassation contre l'État. Nous assistons médusés à l'entretien téléphonique. Le ministre est très surpris par la démarche et c'est un problème de sécurité. Les menaces à peine voilées laissent entendre qu'un service va être saisi. Dans un souci de bonne administration des deniers publics, Reflets.info souhaite résoudre cette enquête avant même qu'elle ait commencé. Inutile de mandater la DGSI, inutile de mettre juges et experts variés sur le coup. Nous allons, au passage, ré-expliquer que l'anonymat sur Internet dont parlent tant les politiques, c'est impossible. Y compris pour eux-mêmes, y compris si des équipes de nettoyage et de e-réputation ont été mandatées pour remettre les compteurs à zéro. Y compris aussi, si la cheffe de cabinet, Baltis Méjanès, par ailleurs conseillère en charge des questions numériques d'Adrien Taquet et précédemment de Nathalie Kosciusko-Morizet s'est...

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Il a reçu un courrier à son adresse personnelle !

Au secrétariat d'État à la protection de l'enfance, les citoyens n'ont pas le droit d'écrire au secrétaire d'État chez lui et les journalistes n'ont pas le droit de parler à sa cheffe de cabinet sans passer par une chargée de presse. Manants...

Adrien Taquet - G. Garitan - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Branle-bas de combat soudain au secrétariat d'État à la protection de l'enfance. Adrien Taquet a reçu un courrier de la part d'un ancien enfant placé. Alors que ses précédentes démarches auprès des collaborateurs étaient restés... lettre morte, celui-ci a décidé de mandater un huissier pour remettre un courrier au domicile d'Adrien Taquet. Coup de téléphone immédiat de la cheffe de cabinet, Madame Baltis Méjanès. Conjonction de planètes ? Reflets était justement en train d'interviewer l'auteur du courrier et d'évoquer son procès en cassation contre l'État. Nous assistons médusés à l'entretien téléphonique. Le ministre est très surpris par la démarche et c'est un problème de sécurité. Les menaces à peine voilées laissent entendre qu'un service va être saisi. Dans un souci de bonne administration des deniers publics, Reflets.info souhaite résoudre cette enquête avant même qu'elle ait commencé. Inutile de mandater la DGSI, inutile de mettre juges et experts variés sur le coup. Nous allons, au passage, ré-expliquer que l'anonymat sur Internet dont parlent tant les politiques, c'est impossible. Y compris pour eux-mêmes, y compris si des équipes de nettoyage et de e-réputation ont été mandatées pour remettre les compteurs à zéro. Y compris aussi, si la cheffe de cabinet, Baltis Méjanès, par ailleurs conseillère en charge des questions numériques d'Adrien Taquet et précédemment de Nathalie Kosciusko-Morizet s'est...

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Vaccination à La Rochelle : classée top secret add1cfaf-b2d0-481b-b27f-f350697c124chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210203_163358_Vaccination_a_La_Rochelle___classee_top_secret_Wed, 03 Feb 2021 16:33:58 +0100

Quand la presse n'est plus la bienvenue…

Désormais, la Covid serait donc moins une maladie qu'une crise sanitaire. Et en temps de crise, on gère les choses comme elles arrivent, nous dit-on. Mais à force de valses-hésitations et de secrets d’État, le virus du mensonge semble devenir le variant français le plus à craindre.

Vue panoramique d'une logistique médicale top secrète - © Reflets

Vous avez parcouru l'épisode 1 du périple vaccinatoire des plus de 75 ans et vous avez suivi l'acte 2 à l'Espace Encan, voici le troisième volet de la série. Le dernier peut-être, car officiellement il n'y aurait plus rien à voir ou à savoir ici.

Officieusement, pourtant, il reste tant encore à apprendre sur le sujet. Il reste aussi à s'adresser à celles et ceux qui savent pour leur poser les bonnes questions. Ou plus précisément, encore faudrait-il –pouvoir- s'adresser à eux, dès lors que ces personnes accepteraient de nous répondre libres et en conscience. Pas sûr...

Voyez comme on s'écarte vite du quotidien et de la réalité du virus sitôt que le discours se voit compassé d'une prudence imposée. Alors bien sûr la raison d’État fait loi, mais l'omerta venue d'en haut semble avoir contaminé jusqu'aux responsables locaux d'en bas. Au détour de cette épidémie, la ville historiquement belle et rebelle de La Rochelle aura nettement perdu de son caractère séditieux. Après Martine et Mauricette vont chez le médecin, voici le pont des espions sur le vieux port.

Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...
Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...

Lors de l'inauguration du vaccinodrome rochelais, on m'avait dit de revenir en milieu de semaine pour faire un point presse sur la situation. Oui, mais…

Entre-temps, la campagne de vaccination s'est transformée en une opération spéciale classée secret-défense. Raison pour laquelle on opposa une fin...

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Quand la presse n'est plus la bienvenue…

Désormais, la Covid serait donc moins une maladie qu'une crise sanitaire. Et en temps de crise, on gère les choses comme elles arrivent, nous dit-on. Mais à force de valses-hésitations et de secrets d’État, le virus du mensonge semble devenir le variant français le plus à craindre.

Vue panoramique d'une logistique médicale top secrète - © Reflets

Vous avez parcouru l'épisode 1 du périple vaccinatoire des plus de 75 ans et vous avez suivi l'acte 2 à l'Espace Encan, voici le troisième volet de la série. Le dernier peut-être, car officiellement il n'y aurait plus rien à voir ou à savoir ici.

Officieusement, pourtant, il reste tant encore à apprendre sur le sujet. Il reste aussi à s'adresser à celles et ceux qui savent pour leur poser les bonnes questions. Ou plus précisément, encore faudrait-il –pouvoir- s'adresser à eux, dès lors que ces personnes accepteraient de nous répondre libres et en conscience. Pas sûr...

Voyez comme on s'écarte vite du quotidien et de la réalité du virus sitôt que le discours se voit compassé d'une prudence imposée. Alors bien sûr la raison d’État fait loi, mais l'omerta venue d'en haut semble avoir contaminé jusqu'aux responsables locaux d'en bas. Au détour de cette épidémie, la ville historiquement belle et rebelle de La Rochelle aura nettement perdu de son caractère séditieux. Après Martine et Mauricette vont chez le médecin, voici le pont des espions sur le vieux port.

Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...
Des vaccins congelés, décongelés, cuits à point? Allez savoir...

Lors de l'inauguration du vaccinodrome rochelais, on m'avait dit de revenir en milieu de semaine pour faire un point presse sur la situation. Oui, mais…

Entre-temps, la campagne de vaccination s'est transformée en une opération spéciale classée secret-défense. Raison pour laquelle on opposa une fin...

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Anonymat sur Internet : le gros mensonge des politiques1bf527be-d2e0-4652-a056-275c984e7709http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210202_170425_Anonymat_sur_Internet___le_gros_mensonge_des_politiquesTue, 02 Feb 2021 17:04:25 +0100

Qui ne résiste ni à l'analyse technique, ni à la réalité judiciaire

Au moindre incident sur les Internets les politiques fustigent « l'anonymat » qui permettrait tous les abus. Un discours qui ne tient pas la route une seconde. Enième explication...

Damien Abad (LR), dernier politique en date à se rendre ridicule

Chers hommes et femmes politiques, vous êtes des menteurs. Et récidivistes qui plus est. Le moindre dérapage sur un réseau social, la moindre publication discutable sur les Internets et c'est le drame, le moindre article qui en rend compte, vous voici vent debout, crachant dans chaque micro complaisant qui vous est tendu, qu'il faut légiférer contre « cet anonymat sur Internet et les réseaux sociaux, ouvrant la porte à toutes les dérives qui foulent au pied notre démocratie et font planer une ombre ténébreuse sur la lumière dont nos libertés nous inondent. Serrons-nous les coudes pour rester debout face à la violence des réseaux sociaux et opposons-leur notre regard muet de mépris ! » (Merci au Maire de Champignac pour l'inspiration).

Ces arguments, votre volonté de tordre le cou à un anonymat supposé dont serait mystérieusement dotés les internautes, ne résistent ni aux aspects techniques qui sous-tendent ce réseau, ni à la réalité judiciaire. A tel point que dans 18 paragraphes, vous allez être ridicules.

Et pour que chaque internaute puisse vous opposer des arguments lorsque vous déclamerez à nouveau cette antienne, nous allons vous expliquer ici pourquoi tout ça ne tient pas la route une seconde. Cela vos permettra aussi, si vous lisez ces lignes d'éviter, à l'avenir, de vous ridiculiser.

Vazy, je peux pas te joindre, j'ai pas ton 06 !

Amis politiques, avez-vous déjà essayé de joindre un correspondant par téléphone dont vous n'auriez pas le...

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Qui ne résiste ni à l'analyse technique, ni à la réalité judiciaire

Au moindre incident sur les Internets les politiques fustigent « l'anonymat » qui permettrait tous les abus. Un discours qui ne tient pas la route une seconde. Enième explication...

Damien Abad (LR), dernier politique en date à se rendre ridicule

Chers hommes et femmes politiques, vous êtes des menteurs. Et récidivistes qui plus est. Le moindre dérapage sur un réseau social, la moindre publication discutable sur les Internets et c'est le drame, le moindre article qui en rend compte, vous voici vent debout, crachant dans chaque micro complaisant qui vous est tendu, qu'il faut légiférer contre « cet anonymat sur Internet et les réseaux sociaux, ouvrant la porte à toutes les dérives qui foulent au pied notre démocratie et font planer une ombre ténébreuse sur la lumière dont nos libertés nous inondent. Serrons-nous les coudes pour rester debout face à la violence des réseaux sociaux et opposons-leur notre regard muet de mépris ! » (Merci au Maire de Champignac pour l'inspiration).

Ces arguments, votre volonté de tordre le cou à un anonymat supposé dont serait mystérieusement dotés les internautes, ne résistent ni aux aspects techniques qui sous-tendent ce réseau, ni à la réalité judiciaire. A tel point que dans 18 paragraphes, vous allez être ridicules.

Et pour que chaque internaute puisse vous opposer des arguments lorsque vous déclamerez à nouveau cette antienne, nous allons vous expliquer ici pourquoi tout ça ne tient pas la route une seconde. Cela vos permettra aussi, si vous lisez ces lignes d'éviter, à l'avenir, de vous ridiculiser.

Vazy, je peux pas te joindre, j'ai pas ton 06 !

Amis politiques, avez-vous déjà essayé de joindre un correspondant par téléphone dont vous n'auriez pas le...

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Les données personnelles fuitent sur les sites de banque en ligne10311cfd-2e24-458d-a843-8a5a864c5b42http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210201_213003_Les_donnees_personnelles_fuitent_sur_les_sites_de_banque_en_ligneMon, 01 Feb 2021 21:30:03 +0100

Société Générale, BPVF, même combat : des trackers partout

Quelle mouche peut bien piquer les banquiers lorsqu'ils installent des mouchards sur les pages des sites de banque à distance, communiquant ainsi à des sociétés externes des informations personnelles sur leurs clients ?

Données personnelles : un combat permanent - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Nous avions déjà abordé cette problématique avec la page de connexion à l'espace client de l'assureur MAIF. Cette fois, nous avons observé ce qui se passait lorsque l'on charge la page de connexion à un espace de gestion des comptes bancaires en ligne. Mais surtout, ce qui se passe lorsque l'on est connectés. La Société Générale par exemple, a inséré des trackers qui font fuiter vers une dizaine de sites tiers des données des utilisateurs. Nous avons initialement interpelé la SocGen sur Twitter. Mais les community managers ont crû utile de nous renvoyer vers le CERT de la banque. Un peu comme s'il s'agissait d'une faille informatique. Un moyen simple de se laver les mains d'un défaut de privacy sur le site de banque en ligne. Comme si cela était de la responsabilité des « informaticiens ». Bien au contraire. Il est fort probable que les ingénieurs préfèreraient ne pas voir trainer ce genre de code dans leurs pages.

Echanges avec les CM de la SocGen...
Echanges avec les CM de la SocGen...

Ce sont plutôt les services marketing qui imposent ces outils visant à obtenir des KPI pour mesurer « l'expérience utilisateur grâce à un data hub qui pioche dans un data lake. Car de nos jours, il faut offrir des expériences personnalisées aux segments cibles et provoquer des conversions pour booster le chiffre d'affaire. »

Tout ce charabia sans sens ni la moindre justification scientifique -n'oublions pas que "sur Internet personne ne sait que tu es un chien" - mène à...

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Société Générale, BPVF, même combat : des trackers partout

Quelle mouche peut bien piquer les banquiers lorsqu'ils installent des mouchards sur les pages des sites de banque à distance, communiquant ainsi à des sociétés externes des informations personnelles sur leurs clients ?

Données personnelles : un combat permanent - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Nous avions déjà abordé cette problématique avec la page de connexion à l'espace client de l'assureur MAIF. Cette fois, nous avons observé ce qui se passait lorsque l'on charge la page de connexion à un espace de gestion des comptes bancaires en ligne. Mais surtout, ce qui se passe lorsque l'on est connectés. La Société Générale par exemple, a inséré des trackers qui font fuiter vers une dizaine de sites tiers des données des utilisateurs. Nous avons initialement interpelé la SocGen sur Twitter. Mais les community managers ont crû utile de nous renvoyer vers le CERT de la banque. Un peu comme s'il s'agissait d'une faille informatique. Un moyen simple de se laver les mains d'un défaut de privacy sur le site de banque en ligne. Comme si cela était de la responsabilité des « informaticiens ». Bien au contraire. Il est fort probable que les ingénieurs préfèreraient ne pas voir trainer ce genre de code dans leurs pages.

Echanges avec les CM de la SocGen...
Echanges avec les CM de la SocGen...

Ce sont plutôt les services marketing qui imposent ces outils visant à obtenir des KPI pour mesurer « l'expérience utilisateur grâce à un data hub qui pioche dans un data lake. Car de nos jours, il faut offrir des expériences personnalisées aux segments cibles et provoquer des conversions pour booster le chiffre d'affaire. »

Tout ce charabia sans sens ni la moindre justification scientifique -n'oublions pas que "sur Internet personne ne sait que tu es un chien" - mène à...

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Doomsday clock : l'aiguille reste à 100 secondes avant l'apocalypse5471b833-0f46-4128-8710-ac866f94a409http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210201_121355_Doomsday_clock___l_aiguille_reste_a_100_secondes_avant_l_apocalypseMon, 01 Feb 2021 12:13:55 +0100

Doomsday Clock - © Bulletin of the Atomic Scientists
Doomsday Clock - Bulletin of the Atomic Scientists
Vous l'avez vue dans la bande dessinées Watchmen, l'horloge de l'apocalypse (Doomsday Clock) est une sorte de compteur mis en place en 1947. Le Bulletin of the Atomic Scientists qui met l'horloge à l'heure chaque année a été fondé par des scientifiques américains de l'université de Chicago et Albert Einstein. Cette horloge indique le rapprochement d'une éventuelle fin du monde, en mesure le risque. En 2021, comme en 2020, l'horloge affiche minuit moins cent secondes (23 h 58 min 20 s) en raison de l'« incapacité des dirigeants mondiaux à faire face aux menaces imminentes d'une guerre nucléaire et du changement climatique ». Ce niveau est le plus mauvais depuis 1947.

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Doomsday Clock - © Bulletin of the Atomic Scientists
Doomsday Clock - Bulletin of the Atomic Scientists
Vous l'avez vue dans la bande dessinées Watchmen, l'horloge de l'apocalypse (Doomsday Clock) est une sorte de compteur mis en place en 1947. Le Bulletin of the Atomic Scientists qui met l'horloge à l'heure chaque année a été fondé par des scientifiques américains de l'université de Chicago et Albert Einstein. Cette horloge indique le rapprochement d'une éventuelle fin du monde, en mesure le risque. En 2021, comme en 2020, l'horloge affiche minuit moins cent secondes (23 h 58 min 20 s) en raison de l'« incapacité des dirigeants mondiaux à faire face aux menaces imminentes d'une guerre nucléaire et du changement climatique ». Ce niveau est le plus mauvais depuis 1947.

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Covid-19 : bon courage pour se faire vacciner...485cd072-ac52-4a74-a756-2a8b0170e1e7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210131_160319_Covid-19___bon_courage_pour_se_faire_vacciner...Sun, 31 Jan 2021 16:03:19 +0100

Seringue
Seringue
Même quand on a péniblement réussi à obtenir un créneau pour être vacciné contre le covid, on peut encore voir son rendez-vous annulé la veille de la piqûre salvatrice. Voici le courriel qu'ont reçu une femme inscrite dans la commune de Gif-sur-Yvette dans l'Essonne. Même punition que ce que nous avions décrit ici.

Sujet : annulation vaccination

Madame, Monsieur, Vous avez pris rendez-vous au centre de vaccination de Gif-sur-Yvette pour une première vaccination le 29 janvier 2021 ainsi qu’un deuxième rendez-vous pour la seconde injection. Nous vous informons que, faute d’approvisionnement suffisant en vaccins, l’Etat demande aux centres de vaccination de déprogrammer des rendez-vous. Compte tenu de l’absence de visibilité sur les semaines à venir, nous sommes dans l’incapacité de refixer de nouveaux rendez-vous. En conséquence vos deux rendez-vous sont annulés Nous vous invitons à vous rendre sur santé.fr. Sachez que la ville de Gif a tout mis en œuvre pour l’ouverture d’un centre de vaccination sur son territoire, mais hélas son volontarisme est freiné par l’incapacité des services sanitaires de l’état à fournir les vaccins. Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.

«Ce qui m'a fait voir rouge c'est cette formule : "Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches", fulmine la septuagénaire. Pourquoi on ne nous met pas sur liste d'attente ? Là on doit tout reprendre à zéro et passer des heures sur Internet en espérant...

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Seringue
Seringue
Même quand on a péniblement réussi à obtenir un créneau pour être vacciné contre le covid, on peut encore voir son rendez-vous annulé la veille de la piqûre salvatrice. Voici le courriel qu'ont reçu une femme inscrite dans la commune de Gif-sur-Yvette dans l'Essonne. Même punition que ce que nous avions décrit ici.

Sujet : annulation vaccination

Madame, Monsieur, Vous avez pris rendez-vous au centre de vaccination de Gif-sur-Yvette pour une première vaccination le 29 janvier 2021 ainsi qu’un deuxième rendez-vous pour la seconde injection. Nous vous informons que, faute d’approvisionnement suffisant en vaccins, l’Etat demande aux centres de vaccination de déprogrammer des rendez-vous. Compte tenu de l’absence de visibilité sur les semaines à venir, nous sommes dans l’incapacité de refixer de nouveaux rendez-vous. En conséquence vos deux rendez-vous sont annulés Nous vous invitons à vous rendre sur santé.fr. Sachez que la ville de Gif a tout mis en œuvre pour l’ouverture d’un centre de vaccination sur son territoire, mais hélas son volontarisme est freiné par l’incapacité des services sanitaires de l’état à fournir les vaccins. Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.

«Ce qui m'a fait voir rouge c'est cette formule : "Nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches", fulmine la septuagénaire. Pourquoi on ne nous met pas sur liste d'attente ? Là on doit tout reprendre à zéro et passer des heures sur Internet en espérant...

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Covid : il ne se passe rien dans les écolesf2b7257e-5d1e-49c8-84f9-63d95433aba4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210129_195128_Covid___il_ne_se_passe_rien_dans_les_ecolesFri, 29 Jan 2021 19:51:28 +0100

Il suffit de ne pas regarder

Les profs s'époumonent depuis des lustres sur les réseaux sociaux : il est impossible de protéger des enfants et des ados à l'école, les protocoles du ministère sont inapplicables. Des clusters commencent à apparaître.

Point presse du ministère le 29 janvier sur la situation dans les établissements scolaires

A chacun son analyse, le virus tranchera. Pour l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, l'Écosse, le Danemark, la Thaïlande, la Grande-Bretagne, la fermeture des écoles a été décidée. En France, Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute autorité de santé a indiqué sur France-Inter que « les écoles, c'est ce qu'il faut fermer en dernier » dans l'hypothèse d'un troisième confinement. Le premier ministre est sur la même longueur d'ondes : il faut « vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles » car les conséquences sont « absolument dramatiques ».

En dépit des certitudes des autorités françaises qui sont à rebours de celle d'autres pays, l'Éducation nationale a indiqué le 29 janvier que 96 établissements scolaires font actuellement l'objet d'une fermeture en raison du Covid-19, soit une augmentation de 50% en l'espace de 8 jours. Par ailleurs, la présence en France de la variante britannique du virus qui est nettement plus contagieux pour les enfants devrait peut-être alerter le ministre ?

« Il y a un vrai problème de mesure de l'impact de l'épidémie dans les écoles, nous explique un cadre du SGEN. Un moyen de dire que tout va bien est de limiter le nombre de cas contacts. J'ai eu connaissance d'un cas où un élève était malade dans un ensemble scolaire à Paris, eh bien l'ARS a décidé que personne n'était cas contact et ne devait s'isoler. Pas ses voisins de...

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Il suffit de ne pas regarder

Les profs s'époumonent depuis des lustres sur les réseaux sociaux : il est impossible de protéger des enfants et des ados à l'école, les protocoles du ministère sont inapplicables. Des clusters commencent à apparaître.

Point presse du ministère le 29 janvier sur la situation dans les établissements scolaires

A chacun son analyse, le virus tranchera. Pour l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, l'Écosse, le Danemark, la Thaïlande, la Grande-Bretagne, la fermeture des écoles a été décidée. En France, Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute autorité de santé a indiqué sur France-Inter que « les écoles, c'est ce qu'il faut fermer en dernier » dans l'hypothèse d'un troisième confinement. Le premier ministre est sur la même longueur d'ondes : il faut « vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles » car les conséquences sont « absolument dramatiques ».

En dépit des certitudes des autorités françaises qui sont à rebours de celle d'autres pays, l'Éducation nationale a indiqué le 29 janvier que 96 établissements scolaires font actuellement l'objet d'une fermeture en raison du Covid-19, soit une augmentation de 50% en l'espace de 8 jours. Par ailleurs, la présence en France de la variante britannique du virus qui est nettement plus contagieux pour les enfants devrait peut-être alerter le ministre ?

« Il y a un vrai problème de mesure de l'impact de l'épidémie dans les écoles, nous explique un cadre du SGEN. Un moyen de dire que tout va bien est de limiter le nombre de cas contacts. J'ai eu connaissance d'un cas où un élève était malade dans un ensemble scolaire à Paris, eh bien l'ARS a décidé que personne n'était cas contact et ne devait s'isoler. Pas ses voisins de...

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Projet Emblème : Nouvel Habitat remporte deux procès devant la cour administrative d'appelc0fd92d1-47a0-457d-ab01-0d6ba5f2bf82http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210129_105045_Projet_Embleme___Nouvel_Habitat_remporte_deux_proces_devant_la_cour_administrative_d_appelFri, 29 Jan 2021 10:50:45 +0100

D'autres procédures sont toujours en cours

Comme en première instance, le promoteur au coeur du projet Emblème, a gagné deux procès. L'un portait sur la décision permettant à la ville de céder un terrain, l'autre sur la validité du permis de construire. Un revers pour les opposants au projet.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

La société Nouvel Habitat, qui porte le projet controversé de projet Emblème, a remporté deux procès devant la cour administrative d'appel. Le premier portait sur une décision en conseil municipal permettant de céder un terrain nécessaire à la construction et d'en fixer le prix. Le second, concernait la validité du permis de construire attribué à Nouvel Habitat par les équipes de l'ancien maire Laurent Hénart. Dans les deux cas, Nouvel Habitat avait remporté le procès en première instance. Dans les deux cas, les décisions de première instance sont confirmées.

Dans un e-mail auquel étaient jointes les deux décisions, Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat indique qu'« avec ces deux décisions, la Cour Administrative d’Appel de NANCY rappelle le droit applicable et sécurise ainsi les autorisations rendues par l’ancienne municipalité sur le dossier Emblème. Après le séisme médiatique de ces derniers mois, elle se prononce indirectement sur les conditions du retrait du permis de construire modificatif délivré le 29 juin 2020 par l’ancienne municipalité en invalidant implicitement la décision prise le 29 septembre 2020 par M. le maire, M. Mathieu Klein. Pour mémoire, M. Mathieu Klein, alors candidat, avait déclaré en plein second tour des élections municipales que "tout ce qui sera en son pouvoir en tant que maire sera mis en œuvre pour empêcher ce projet de voir le jour" (Lorraine Actu 5/06/2020). Le "fait du prince" politique est...

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D'autres procédures sont toujours en cours

Comme en première instance, le promoteur au coeur du projet Emblème, a gagné deux procès. L'un portait sur la décision permettant à la ville de céder un terrain, l'autre sur la validité du permis de construire. Un revers pour les opposants au projet.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

La société Nouvel Habitat, qui porte le projet controversé de projet Emblème, a remporté deux procès devant la cour administrative d'appel. Le premier portait sur une décision en conseil municipal permettant de céder un terrain nécessaire à la construction et d'en fixer le prix. Le second, concernait la validité du permis de construire attribué à Nouvel Habitat par les équipes de l'ancien maire Laurent Hénart. Dans les deux cas, Nouvel Habitat avait remporté le procès en première instance. Dans les deux cas, les décisions de première instance sont confirmées.

Dans un e-mail auquel étaient jointes les deux décisions, Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat indique qu'« avec ces deux décisions, la Cour Administrative d’Appel de NANCY rappelle le droit applicable et sécurise ainsi les autorisations rendues par l’ancienne municipalité sur le dossier Emblème. Après le séisme médiatique de ces derniers mois, elle se prononce indirectement sur les conditions du retrait du permis de construire modificatif délivré le 29 juin 2020 par l’ancienne municipalité en invalidant implicitement la décision prise le 29 septembre 2020 par M. le maire, M. Mathieu Klein. Pour mémoire, M. Mathieu Klein, alors candidat, avait déclaré en plein second tour des élections municipales que "tout ce qui sera en son pouvoir en tant que maire sera mis en œuvre pour empêcher ce projet de voir le jour" (Lorraine Actu 5/06/2020). Le "fait du prince" politique est...

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Producteurs de seringues et aiguilles : plus secret défense que la CIA et la NSAc7aa9668-8c94-4711-bef0-25adc889de5fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210127_100808_Producteurs_de_seringues_et_aiguilles___plus_secret_defense_que_la_CIA_et_la_NSAWed, 27 Jan 2021 10:08:08 +0100

Impossible de leur parler pour confirmer la pénurie actuelle

Nos sources sont unanimes : il y a pénurie de matériel. C'est un problème pour de nombreux soins qui requièrent des seringues et des aiguilles. Nous avons tenté de confirmer cela auprès des fabricants et autres distributeurs : impossible de parler à une seule personne. Petit tour dans un monde ubuesque...

Seringue - Wikipedia

Cela fait quelques jours que plusieurs sources nous remontent l'information. Il devient impossible de commander des seringues et des aiguilles de certains types. Plusieurs marques sont concernées, comme Terumo, BD, Nipro, PIC. Selon nos informations, il est impossible de se réapprovisionner avant fin janvier au plus tôt. Au delà de la problématique que cela pourrait éventuellement poser pour la campagne de vaccination en cours contre le covid, ce sont tous les autres usages qui sont pénalisés. Car selon l'une de nos sources, le gouvernement a réquisitionné certaines références de seringues et d'aiguilles. Comme un air de déjà vu (mais avec les masques).

« Les stocks des différents types d'aiguilles nécessaires en France sont adéquats et doivent permettre de vacciner tout le monde », a indiqué mi-janvier sur France Inter le Pr Alain Fischer, le « Monsieur vaccin » du gouvernement. Et la méthode Coué, c'est sa came : « J'ai entendu le ministre répéter qu'il y avait le matériel et donc il ne doit pas y avoir, dans les jours ou les semaines qui viennent, de difficultés à ce niveau ». Si le ministre l'a dit...

Checknews indique de son côté que pour la Direction générale de la Santé (DGS), le gouvernement a suffisamment anticipé les besoins pour ne pas se retrouver pris de court. Elle affirme avoir acquis, pour le compte de l’Etat, des aiguilles et des seringues, en plus des doses de vaccin. Ces stocks viennent en complément de ceux déjà détenus...

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Impossible de leur parler pour confirmer la pénurie actuelle

Nos sources sont unanimes : il y a pénurie de matériel. C'est un problème pour de nombreux soins qui requièrent des seringues et des aiguilles. Nous avons tenté de confirmer cela auprès des fabricants et autres distributeurs : impossible de parler à une seule personne. Petit tour dans un monde ubuesque...

Seringue - Wikipedia

Cela fait quelques jours que plusieurs sources nous remontent l'information. Il devient impossible de commander des seringues et des aiguilles de certains types. Plusieurs marques sont concernées, comme Terumo, BD, Nipro, PIC. Selon nos informations, il est impossible de se réapprovisionner avant fin janvier au plus tôt. Au delà de la problématique que cela pourrait éventuellement poser pour la campagne de vaccination en cours contre le covid, ce sont tous les autres usages qui sont pénalisés. Car selon l'une de nos sources, le gouvernement a réquisitionné certaines références de seringues et d'aiguilles. Comme un air de déjà vu (mais avec les masques).

« Les stocks des différents types d'aiguilles nécessaires en France sont adéquats et doivent permettre de vacciner tout le monde », a indiqué mi-janvier sur France Inter le Pr Alain Fischer, le « Monsieur vaccin » du gouvernement. Et la méthode Coué, c'est sa came : « J'ai entendu le ministre répéter qu'il y avait le matériel et donc il ne doit pas y avoir, dans les jours ou les semaines qui viennent, de difficultés à ce niveau ». Si le ministre l'a dit...

Checknews indique de son côté que pour la Direction générale de la Santé (DGS), le gouvernement a suffisamment anticipé les besoins pour ne pas se retrouver pris de court. Elle affirme avoir acquis, pour le compte de l’Etat, des aiguilles et des seringues, en plus des doses de vaccin. Ces stocks viennent en complément de ceux déjà détenus...

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Vaccination des plus de 75 ans: acte 2686b7361-3cec-4d9f-bc8d-b3c67d9a2181http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210123_214108_Vaccination_des_plus_de_75_ans__acte_2Sat, 23 Jan 2021 21:41:08 +0100

Inauguration en grande pompe du vaccinodrome de La Rochelle

Des infirmières, des médecins, le maire et ses adjoints, le directeur départemental de l'ARS, le représentant du préfet de Charente-Maritime, il y avait une grosse agitation ce soir-là sur la scène du nouveau théâtre vaccinal Rochelais. Résumé de cette avant-première…

Centre de vaccination

Le lundi 18 janvier débutait la campagne de vaccination des plus de 75 ans. Sur place, nous avions constaté que le petit centre municipal dédié à cet effet avait été pris d'assaut par une partie des 18.000 personnes concernées. Les trois coups viennent d'être frappés ce vendredi soir à la Rochelle: le lundi 25 janvier débutera la -grande- campagne de vaccination! La nuance est de taille en ce qui concerne les locaux, la différence sera d'importance en termes de nombre de personnes vaccinées. On y prévoit d'effectuer 142 vaccinations au premier jour, pour en compter 668 en fin de semaine (contre une cinquantaine/jour sur l'ex-site). Et afin d'accueillir au mieux cette large population, la municipalité s'est équipée d'un vaccinodrome de luxe. Il s'agit ni plus ni moins de la grande salle d'exposition et de conférence de l'Espace Encan. Un hall d'entrée somptueux, de larges allées végétalisées, de confortables box d'accueil du public, un téléviseur grand écran pour patienter, tout parait prévu pour piquer chic, vite et bien.

Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image
Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image

Comment ne pas se réjouir de la tenue d'une aussi belle soirée où tant de hauts responsables allaient enfin pouvoir répondre aux si nombreuses questions que tout le monde se pose. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, une visite guidée des lieux s'imposait. Conviés à l'événement, quelques...

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Inauguration en grande pompe du vaccinodrome de La Rochelle

Des infirmières, des médecins, le maire et ses adjoints, le directeur départemental de l'ARS, le représentant du préfet de Charente-Maritime, il y avait une grosse agitation ce soir-là sur la scène du nouveau théâtre vaccinal Rochelais. Résumé de cette avant-première…

Centre de vaccination

Le lundi 18 janvier débutait la campagne de vaccination des plus de 75 ans. Sur place, nous avions constaté que le petit centre municipal dédié à cet effet avait été pris d'assaut par une partie des 18.000 personnes concernées. Les trois coups viennent d'être frappés ce vendredi soir à la Rochelle: le lundi 25 janvier débutera la -grande- campagne de vaccination! La nuance est de taille en ce qui concerne les locaux, la différence sera d'importance en termes de nombre de personnes vaccinées. On y prévoit d'effectuer 142 vaccinations au premier jour, pour en compter 668 en fin de semaine (contre une cinquantaine/jour sur l'ex-site). Et afin d'accueillir au mieux cette large population, la municipalité s'est équipée d'un vaccinodrome de luxe. Il s'agit ni plus ni moins de la grande salle d'exposition et de conférence de l'Espace Encan. Un hall d'entrée somptueux, de larges allées végétalisées, de confortables box d'accueil du public, un téléviseur grand écran pour patienter, tout parait prévu pour piquer chic, vite et bien.

Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image
Grand, beau, et vide: il ne manque que les vaccinés pour donner de la vie à l'image

Comment ne pas se réjouir de la tenue d'une aussi belle soirée où tant de hauts responsables allaient enfin pouvoir répondre aux si nombreuses questions que tout le monde se pose. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, une visite guidée des lieux s'imposait. Conviés à l'événement, quelques...

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Marseille : la police bat en retraite ?096b2528-5a27-4146-8b6a-2e8f874808d7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210121_145632_Marseille___la_police_bat_en_retraite__Thu, 21 Jan 2021 14:56:32 +0100

Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Un procès verbal vaut mieux parfois qu'un long discours. Voici le compte-rendu de policiers venus procéder à une audition dans la citée de la Castellanne à Marseille qui est parvenu à Reflets.

Nous le reproduisons :

"--- Précisons nous trouver toutefois en milieu hostile à notre présence, la citée de la Castellanne étant particulièrement dangereuse pour les effectifs de police, car hébergeant 3 points principaux du trafic de stupéfiants à Marseille.---

--- Constatons que le nom du dénommé X n'est pas présent sur les boîtes aux lettres en partie arrachées et dégradées.---

--- Mentionnons qu'aucun habitant acceptant de nous ouvrir ne déclare connaître cet individu.---

--- Nos recherches vaines, décidons de quitter les lieux avant "l'ouverture" du point de trafic situé juste à proximité afin d'éviter des dégradations sur notre véhicule par jets de projectiles.---

--- Retournons à notre service pour rédaction du présent.---"

"La situation est vraiment grave dans certains quartiers, rapporte une source judiciaire. Cet exemple témoigne de la difficulté du travail des policiers et plus largement de la présence de ceux qui représentent l’État." Mais n'est-ce pas justement ce que les enquêteurs ont voulu faire passer ? Un message ? Il n'y a aucun intérêt pour des policiers de remonter à un magistrat ce type de précisions, si ce n'est propager une idée, fausse, que la police ne...

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Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Cité Castellane - Wikipedia - CC BY-SA 3.0
Un procès verbal vaut mieux parfois qu'un long discours. Voici le compte-rendu de policiers venus procéder à une audition dans la citée de la Castellanne à Marseille qui est parvenu à Reflets.

Nous le reproduisons :

"--- Précisons nous trouver toutefois en milieu hostile à notre présence, la citée de la Castellanne étant particulièrement dangereuse pour les effectifs de police, car hébergeant 3 points principaux du trafic de stupéfiants à Marseille.---

--- Constatons que le nom du dénommé X n'est pas présent sur les boîtes aux lettres en partie arrachées et dégradées.---

--- Mentionnons qu'aucun habitant acceptant de nous ouvrir ne déclare connaître cet individu.---

--- Nos recherches vaines, décidons de quitter les lieux avant "l'ouverture" du point de trafic situé juste à proximité afin d'éviter des dégradations sur notre véhicule par jets de projectiles.---

--- Retournons à notre service pour rédaction du présent.---"

"La situation est vraiment grave dans certains quartiers, rapporte une source judiciaire. Cet exemple témoigne de la difficulté du travail des policiers et plus largement de la présence de ceux qui représentent l’État." Mais n'est-ce pas justement ce que les enquêteurs ont voulu faire passer ? Un message ? Il n'y a aucun intérêt pour des policiers de remonter à un magistrat ce type de précisions, si ce n'est propager une idée, fausse, que la police ne...

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Vaccination des plus de 75 ans : l'effet Mauricette0223db94-1634-4e82-8633-12ef04941ac3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210119_235500_Vaccination_des_plus_de_75_ans___l_effet_MauricetteTue, 19 Jan 2021 23:55:00 +0100

Derrière l'info en continu et les effets d'annonces, la réalité du Covid

La première dame de France à s'être fait vacciner va bien ! La rumeur n'était qu'une sinistre fake news. En voici une autre qui aura fait long feu : le lundi 18 janvier, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner…

Quand la com' prend le dessus sur l'évènement

Quittons la grosse agitation de l'Île-de-France pour la douce quiétude des régions. Rapprochons nous de la Charente-Maritime pour arriver jusqu'à La Rochelle, ville phare d'une communauté d'agglomération de quelque 170.000 âmes. Ici comme ailleurs les seringues devront piquer à plein régime sachant que le gouvernement a annoncé son souhait de traiter un million de personnes âgées d'ici février. En conséquence l'ouverture de la campagne anti-Covid pour les personnes de plus de 75 ans fut ici annoncée le 15 janvier dernier, lors d'une conférence de presse présidée par Monsieur le Maire. Jean-François Fountaine s'y déclarait alors prêt à affronter la dure réalité du moment. Le ton était constructif, volontaire, voire familier, et le discours faisait plaisir à entendre. On se serait presque cru Chez Mauricette à pouvoir se faire si facilement vacciner au bar entre amis. Pourtant à l'énoncé de certains chiffres, il y a lieu de s'étrangler sous son masque: 18.000 personnes de plus de 75 ans sur l'agglomération pour 40 doses de vaccin/jour actuellement disponibles au centre municipal de vaccination. Le compte n'y est pas vraiment, et même vraiment pas.

Le match: Mauricette VS Monique

Sonnez trompettes et clairons, envoyez les majorettes, à l'aube du 18 janvier la presse locale fut toute conviée à assister à la première séance de vaccination. Ici la patronne s'appelle Monique. D'un clic-clac Kodak une photo d'elle fut...

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Derrière l'info en continu et les effets d'annonces, la réalité du Covid

La première dame de France à s'être fait vacciner va bien ! La rumeur n'était qu'une sinistre fake news. En voici une autre qui aura fait long feu : le lundi 18 janvier, les plus de 75 ans pourront se faire vacciner…

Quand la com' prend le dessus sur l'évènement

Quittons la grosse agitation de l'Île-de-France pour la douce quiétude des régions. Rapprochons nous de la Charente-Maritime pour arriver jusqu'à La Rochelle, ville phare d'une communauté d'agglomération de quelque 170.000 âmes. Ici comme ailleurs les seringues devront piquer à plein régime sachant que le gouvernement a annoncé son souhait de traiter un million de personnes âgées d'ici février. En conséquence l'ouverture de la campagne anti-Covid pour les personnes de plus de 75 ans fut ici annoncée le 15 janvier dernier, lors d'une conférence de presse présidée par Monsieur le Maire. Jean-François Fountaine s'y déclarait alors prêt à affronter la dure réalité du moment. Le ton était constructif, volontaire, voire familier, et le discours faisait plaisir à entendre. On se serait presque cru Chez Mauricette à pouvoir se faire si facilement vacciner au bar entre amis. Pourtant à l'énoncé de certains chiffres, il y a lieu de s'étrangler sous son masque: 18.000 personnes de plus de 75 ans sur l'agglomération pour 40 doses de vaccin/jour actuellement disponibles au centre municipal de vaccination. Le compte n'y est pas vraiment, et même vraiment pas.

Le match: Mauricette VS Monique

Sonnez trompettes et clairons, envoyez les majorettes, à l'aube du 18 janvier la presse locale fut toute conviée à assister à la première séance de vaccination. Ici la patronne s'appelle Monique. D'un clic-clac Kodak une photo d'elle fut...

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Covid – Où sont les doses de vaccin ?0536c8de-d013-400b-887d-0301efc1d38dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210115_163400_Covid_____Ou_sont_les_doses_de_vaccin__Fri, 15 Jan 2021 16:34:00 +0100

Les hôpitaux parisiens ont frôlé la rupture

Le gouvernement a répété qu'on disposait déjà de 1,15 million de doses, sur lesquelles seules quelque 300 000 ont été utilisées. Pourtant, il arrive que certains hôpitaux, comme à Paris, soient déjà en tension en termes d'approvisionnements. En outre, de 10 millions de doses de vaccin, on n'en espèrerait plus que 4 millions à la fin février. Décryptage.

Conférence de presse

En manque déjà le week-end dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), le groupe hospitalier dit pivot en charge de fournir les doses de vaccin contre la Covid aux hostos et certains Ehpads des départements 75 (Paris) et 92 (Hauts-de-Seine), a bien cru se retrouver de nouveau en rupture, avec cette fois une vraie menace sur « les rendez-vous déjà pris », fulmine un pharmacien du groupe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la direction a pris la décision, relayée par France Inter le jeudi 14 janvier, de réduire la vaccination des soignants pour sécuriser les doses pour les plus de 75 ans... Avant de rétropédaler.

Grâce à l’arrivée de « 5 000 doses supplémentaires d’ici le week-end », il n’y aura pas de « freinage sur la vaccination de celles et ceux qui sont dans les catégories autorisées à se faire vacciner », a rassuré Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique, quelques heures plus tard. Mais en coulisses, c'est toujours l'angoisse : « On est au courant de rien, on n'a aucune visibilité sur les livraisons, c’est le bordel partout, tout le temps, et c'est parti pour durer ! », nous explique le pharmacien. « Et là, sur ordre, parait-il, du Premier ministre, on nous a demandé de réserver les quelques doses restantes pour l’ouverture des centres vaccinaux et faire plaisir aux maires qui s’en occupent ! Mais bien sûr ça nous tombe dessus au dernier moment, et c’est la panique pour nos plannings. Je n’ose même pas penser...

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Les hôpitaux parisiens ont frôlé la rupture

Le gouvernement a répété qu'on disposait déjà de 1,15 million de doses, sur lesquelles seules quelque 300 000 ont été utilisées. Pourtant, il arrive que certains hôpitaux, comme à Paris, soient déjà en tension en termes d'approvisionnements. En outre, de 10 millions de doses de vaccin, on n'en espèrerait plus que 4 millions à la fin février. Décryptage.

Conférence de presse

En manque déjà le week-end dernier, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), le groupe hospitalier dit pivot en charge de fournir les doses de vaccin contre la Covid aux hostos et certains Ehpads des départements 75 (Paris) et 92 (Hauts-de-Seine), a bien cru se retrouver de nouveau en rupture, avec cette fois une vraie menace sur « les rendez-vous déjà pris », fulmine un pharmacien du groupe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la direction a pris la décision, relayée par France Inter le jeudi 14 janvier, de réduire la vaccination des soignants pour sécuriser les doses pour les plus de 75 ans... Avant de rétropédaler.

Grâce à l’arrivée de « 5 000 doses supplémentaires d’ici le week-end », il n’y aura pas de « freinage sur la vaccination de celles et ceux qui sont dans les catégories autorisées à se faire vacciner », a rassuré Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique, quelques heures plus tard. Mais en coulisses, c'est toujours l'angoisse : « On est au courant de rien, on n'a aucune visibilité sur les livraisons, c’est le bordel partout, tout le temps, et c'est parti pour durer ! », nous explique le pharmacien. « Et là, sur ordre, parait-il, du Premier ministre, on nous a demandé de réserver les quelques doses restantes pour l’ouverture des centres vaccinaux et faire plaisir aux maires qui s’en occupent ! Mais bien sûr ça nous tombe dessus au dernier moment, et c’est la panique pour nos plannings. Je n’ose même pas penser...

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La technologie est-elle à la source de la destruction de l'esprit critique ?f11c4b8d-49a8-487f-aead-f87c5fd4a80ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210113_170004_La_technologie_est-elle_a_la_source_de_la_destruction_de_l_esprit_critique__Wed, 13 Jan 2021 17:00:04 +0100

A l'attention des générations futures...

« Il n'y a personne de plus documenté que moi sur ce sujet ! » Evidemment puisqu'il y a des millions de documents accessibles via Internet sur tous les sujets et qu'Internet est accessible à tous. Oui, mais... Et si la technologie qui sous-tend le réseau participait à nous rendre plus idiots ?

Le film Idiocracy dépeint une humanité abêtie

A ma gauche, les jeunes. Ils sont super au point sur tous les sujets de société. Ils ont réponse à tout, à tel point que l'on pourrait presque discerner dans leurs discours des « éléments de langage » s'il y avait un leader quelque part. A ma droite, les complotistes de tous poils, QAnons, Trumpistes ou membres de la fachosphère franchouillarde. #NousSachons ! #SayUnComplot... Au milieu, les militants de tous poils. Ils ont tous tout lu et son incollables. Internet est une source de savoir sans fin pour qui a soif de connaissance et c'est accessible sans filtre. Enfin ! Nous allons tous être éveillés. Enfin, nous prendrons des décisions en conscience, nous nous auto-déterminerons ! Gutenberg et son imprimerie n'ont qu'à bien se tenir : nous avons les Internets.

Certains jeunes, certains militants et certains complotistes sont déjà en train de cataloguer l'auteur de ces lignes dans la catégorie « vieux con ». Con, je ne sais pas, mais vieux, chaque jour un peu plus, oui. Il n'y a pas que de mauvais côtés à être vieux. Cela donne une perspective historique. Cela permet de replacer les événements dans un contexte large. De prendre du recul. D'interroger les faits au regard de l'expérience. Et comme certains me désignent comme un dinosaure du Net, je vais essayer de regarder les choses avec un peu de recul historique et technique. Car à bien y regarder, avec une vision un peu technologique et non pas simplement sociétale, il n'est pas...

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A l'attention des générations futures...

« Il n'y a personne de plus documenté que moi sur ce sujet ! » Evidemment puisqu'il y a des millions de documents accessibles via Internet sur tous les sujets et qu'Internet est accessible à tous. Oui, mais... Et si la technologie qui sous-tend le réseau participait à nous rendre plus idiots ?

Le film Idiocracy dépeint une humanité abêtie

A ma gauche, les jeunes. Ils sont super au point sur tous les sujets de société. Ils ont réponse à tout, à tel point que l'on pourrait presque discerner dans leurs discours des « éléments de langage » s'il y avait un leader quelque part. A ma droite, les complotistes de tous poils, QAnons, Trumpistes ou membres de la fachosphère franchouillarde. #NousSachons ! #SayUnComplot... Au milieu, les militants de tous poils. Ils ont tous tout lu et son incollables. Internet est une source de savoir sans fin pour qui a soif de connaissance et c'est accessible sans filtre. Enfin ! Nous allons tous être éveillés. Enfin, nous prendrons des décisions en conscience, nous nous auto-déterminerons ! Gutenberg et son imprimerie n'ont qu'à bien se tenir : nous avons les Internets.

Certains jeunes, certains militants et certains complotistes sont déjà en train de cataloguer l'auteur de ces lignes dans la catégorie « vieux con ». Con, je ne sais pas, mais vieux, chaque jour un peu plus, oui. Il n'y a pas que de mauvais côtés à être vieux. Cela donne une perspective historique. Cela permet de replacer les événements dans un contexte large. De prendre du recul. D'interroger les faits au regard de l'expérience. Et comme certains me désignent comme un dinosaure du Net, je vais essayer de regarder les choses avec un peu de recul historique et technique. Car à bien y regarder, avec une vision un peu technologique et non pas simplement sociétale, il n'est pas...

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Prise illégale d’intérêt : une information judiciaire contre Eric Dupond-Moretti88165f8a-acc7-4fd8-a4c8-d4d91e7a47ddhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210109_004844_Prise_illegale_d___interet___une_information_judiciaire__contre_Eric_Dupond-MorettiSat, 09 Jan 2021 00:48:44 +0100

Le garde des sceaux dans une situation de plus en plus intenable

Anticor, le Syndicat de la magistrature et l’Union syndicale des magistrats avaient porté plainte contre le ministre de la justice. La commission des requêtes de la Cour de Justice de la République ordonne l'ouverture d'une information judiciaire.

Éric Dupond-Moretti, avocat français, en 2018 - Librairie Mollat - Wikipedia - CC BY 3.0

Pour les plus vieux, c'est un peu comme un retour en Chiraquie... Un chef de l'État qui se veut à la tête du parti de l'ordre, de la morale et qui se retrouve chef, ou gourou, d'un clan dans lequel le nombre de brebis galeuses va dangereusement croissant. Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, l'un des plus proches d'Emmanuel Macron est l'objet d'une enquête sur un éventuel conflit d'intérêts professionnel avec l'armateur MSC. Son rôle dans l'affaire Benalla a également été questionné. Alexandre Benalla... L'ancien garde du corps du président et sa propension à se faire passer pour un policier pour taper sur les manifestants, cristallise à lui tout seul toute la relation de la présidence Macron à la Justice et à la séparation des pouvoirs : « qu'ils viennent me chercher », avait-il lancé bravache à ses troupes. La liste est longue. Jean-Paul Delevoye, Laura Flessel, François de Rugy, Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Françoise Nyssen, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur soupçonné de viol... Cette fois, c'est le ministre de la justice lui-même qui est visé. Et la Justice, justement, a décidé de se pencher sur le cas de son propre ministre, ce qui finalement, en dit long sur l'état du pouvoir exécutif. Il y a là un message qui est envoyé.

Le parquet général de la Cour de cassation a annoncé vendredi 8 janvier que la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République avait ordonné...

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Le garde des sceaux dans une situation de plus en plus intenable

Anticor, le Syndicat de la magistrature et l’Union syndicale des magistrats avaient porté plainte contre le ministre de la justice. La commission des requêtes de la Cour de Justice de la République ordonne l'ouverture d'une information judiciaire.

Éric Dupond-Moretti, avocat français, en 2018 - Librairie Mollat - Wikipedia - CC BY 3.0

Pour les plus vieux, c'est un peu comme un retour en Chiraquie... Un chef de l'État qui se veut à la tête du parti de l'ordre, de la morale et qui se retrouve chef, ou gourou, d'un clan dans lequel le nombre de brebis galeuses va dangereusement croissant. Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, l'un des plus proches d'Emmanuel Macron est l'objet d'une enquête sur un éventuel conflit d'intérêts professionnel avec l'armateur MSC. Son rôle dans l'affaire Benalla a également été questionné. Alexandre Benalla... L'ancien garde du corps du président et sa propension à se faire passer pour un policier pour taper sur les manifestants, cristallise à lui tout seul toute la relation de la présidence Macron à la Justice et à la séparation des pouvoirs : « qu'ils viennent me chercher », avait-il lancé bravache à ses troupes. La liste est longue. Jean-Paul Delevoye, Laura Flessel, François de Rugy, Richard Ferrand, Muriel Pénicaud, Françoise Nyssen, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur soupçonné de viol... Cette fois, c'est le ministre de la justice lui-même qui est visé. Et la Justice, justement, a décidé de se pencher sur le cas de son propre ministre, ce qui finalement, en dit long sur l'état du pouvoir exécutif. Il y a là un message qui est envoyé.

Le parquet général de la Cour de cassation a annoncé vendredi 8 janvier que la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République avait ordonné...

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Alicem : l'État choisit la sécurité par l'obscuritéd5732f67-6a7f-4c22-bcbc-547619982009http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210108_195337_Alicem___l_Etat_choisit_la_securite_par_l_obscuriteFri, 08 Jan 2021 19:53:37 +0100

Le code permettant une authentification certifiée restera secret

Notre demande CADA pour accéder au code source de l'application Alicem a été rejetée. L'État souhaite jouer la sécurité par l'obscurité sur un produit essentiel permettant l'authentification certifiée de l'identité des français via leur smartphone.

Installation interactive Assemblée redondante à Montréal (2015) - Rafael Lozano-Hemmer - Wikipedia - CC BY 2.0

Si l'on en croit le ministère de l'intérieur, Alicem est « la première solution d’identité numérique régalienne sécurisée (...) développée par le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) [elle] permet à tout particulier, qui décide de l'utiliser, de prouver son identité sur Internet de manière sécurisée, à l’aide de son smartphone et de son passeport ou de son titre de séjour. » Pour attester de l'identité d'une personne, Alicem repose notamment sur la reconnaissance faciale, une technologie qui fait débat en matière de sécurité informatique. Sachant que le code produit par l'État est communicable, nous avions demandé au ministère de l'Intérieur de nous fournir le code source d'Alicem. Notre demande était restée sans réponse.

Nous nous étions tournés en janvier 2020 vers la La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

De manière plutôt inhabituelle, la CADA ne nous a jamais répondu directement. C'est un avocat qui a repéré la publication de l'avis rendu sur le site de la CADA.

La commission relève que, comme nous le soulevions, elle avait déjà statué en faveur de la communication du code source produit par l'administration, l'assimilant à un document administratif.

Secret défense

Mais après avoir rappelé que Alicem permet de s'authentifier de manière sécurisée sur plus de 500 services via notamment FranceConnect, la CADA explique que le ministère lui a fait une réponse...

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Le code permettant une authentification certifiée restera secret

Notre demande CADA pour accéder au code source de l'application Alicem a été rejetée. L'État souhaite jouer la sécurité par l'obscurité sur un produit essentiel permettant l'authentification certifiée de l'identité des français via leur smartphone.

Installation interactive Assemblée redondante à Montréal (2015) - Rafael Lozano-Hemmer - Wikipedia - CC BY 2.0

Si l'on en croit le ministère de l'intérieur, Alicem est « la première solution d’identité numérique régalienne sécurisée (...) développée par le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) [elle] permet à tout particulier, qui décide de l'utiliser, de prouver son identité sur Internet de manière sécurisée, à l’aide de son smartphone et de son passeport ou de son titre de séjour. » Pour attester de l'identité d'une personne, Alicem repose notamment sur la reconnaissance faciale, une technologie qui fait débat en matière de sécurité informatique. Sachant que le code produit par l'État est communicable, nous avions demandé au ministère de l'Intérieur de nous fournir le code source d'Alicem. Notre demande était restée sans réponse.

Nous nous étions tournés en janvier 2020 vers la La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

De manière plutôt inhabituelle, la CADA ne nous a jamais répondu directement. C'est un avocat qui a repéré la publication de l'avis rendu sur le site de la CADA.

La commission relève que, comme nous le soulevions, elle avait déjà statué en faveur de la communication du code source produit par l'administration, l'assimilant à un document administratif.

Secret défense

Mais après avoir rappelé que Alicem permet de s'authentifier de manière sécurisée sur plus de 500 services via notamment FranceConnect, la CADA explique que le ministère lui a fait une réponse...

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« Racisé » : un mot dangereux03df5606-e429-4ddc-b994-eab97c59956bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210107_120947____Racise______un_mot_dangereuxThu, 07 Jan 2021 12:09:47 +0100

Méfions-nous des armes que nous fournissons à nos adversaires

Les mots sont des armes. Lorsque nous en créons de nouveaux, souvent pour une bonne cause, il est important de s'interroger sur qui ramassera in fine cette arme et ce qui en sera fait.

Article de Philippe Marlière sur son blog

On le voit désormais partout. Le mot « racisé » est utilisé pour désigner les personnes victimes de racisme. Ce mot, je ne l'utiliserai que dans un seul de mes articles : celui-ci. Peut-on être antiraciste et refuser d'utiliser ce mot ? Il y a quelques années sortait le film « V pour Vendetta ». Basé sur une bande dessinée bien plus intéressante, le film frappait notamment part la force du « discours de Londres ». Dans cette intervention, le héros, V, un anarchiste (au sens premier du terme) expliquait : « while the truncheon may be used in lieu of conversation, words will always retain their power. Words offer the means to meaning, and for those who will listen, the enunciation of truth. And the truth is, there is something terribly wrong with this country, isn’t there? Cruelty and injustice, intolerance and oppression. And where once you had the freedom to object, to think and speak as you saw fit, you now have censors and systems of surveillance coercing your conformity and soliciting your submission. »

« Les mots offrent les moyens de donner un sens et, pour ceux qui les écouteront, l'énonciation de la vérité. Et la vérité, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas dans ce pays, n'est-ce pas ? La cruauté et l'injustice, l'intolérance et l'oppression. Et là où vous aviez autrefois la liberté d'objecter, de penser et de parler comme bon vous semble, vous disposez maintenant de censeurs et de systèmes de surveillance qui...

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Méfions-nous des armes que nous fournissons à nos adversaires

Les mots sont des armes. Lorsque nous en créons de nouveaux, souvent pour une bonne cause, il est important de s'interroger sur qui ramassera in fine cette arme et ce qui en sera fait.

Article de Philippe Marlière sur son blog

On le voit désormais partout. Le mot « racisé » est utilisé pour désigner les personnes victimes de racisme. Ce mot, je ne l'utiliserai que dans un seul de mes articles : celui-ci. Peut-on être antiraciste et refuser d'utiliser ce mot ? Il y a quelques années sortait le film « V pour Vendetta ». Basé sur une bande dessinée bien plus intéressante, le film frappait notamment part la force du « discours de Londres ». Dans cette intervention, le héros, V, un anarchiste (au sens premier du terme) expliquait : « while the truncheon may be used in lieu of conversation, words will always retain their power. Words offer the means to meaning, and for those who will listen, the enunciation of truth. And the truth is, there is something terribly wrong with this country, isn’t there? Cruelty and injustice, intolerance and oppression. And where once you had the freedom to object, to think and speak as you saw fit, you now have censors and systems of surveillance coercing your conformity and soliciting your submission. »

« Les mots offrent les moyens de donner un sens et, pour ceux qui les écouteront, l'énonciation de la vérité. Et la vérité, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas dans ce pays, n'est-ce pas ? La cruauté et l'injustice, l'intolérance et l'oppression. Et là où vous aviez autrefois la liberté d'objecter, de penser et de parler comme bon vous semble, vous disposez maintenant de censeurs et de systèmes de surveillance qui...

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Intrusions informatiques : une tribune aberrante publiée par Le Monde 3125d125-03f4-462b-8ba2-7dfe14b2c3f3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210104_231859_Intrusions_informatiques___une_tribune_aberrante_publiee_par_Le_Monde_Mon, 04 Jan 2021 23:18:59 +0100

Quand la presse se tire une balle dans le pied (encore une fois)

Mais qu'allait-il faire (Le Monde) dans cette galère ? C'est un peu la question que l'on se pose à la lecture d'une tribune publiée le 4 janvier par « le quotidien de référence ». Pourquoi donc avoir publié ce texte ?

Les experts en cybermachins sont à la manoeuvre...

A la lecture d'un tel raté, on en vient à se demander quel est le process de décision dans le journal du soir pour approuver la publication d'une tribune. Est-elle relue par les journalistes experts du domaine ou simplement par la rédaction en chef ? S'agit-il d'un choix délibéré de publier n'importe quoi pourvu que cela fasse le buzz. Où suffit-il que les auteurs se soient vu accrocher à un moment de leur vie quelques breloques sur le plastron pour que l'on estime au sein du journal que le contenu ne peut être que de qualité ?

Mystère et boule de gomme.

Quoi qu'il en soit, Le Monde a publié ce 4 janvier une tribune titrée « Qu’elles soient étatiques ou criminelles, les intrusions informatiques doivent être combattues par une stratégie nationale et globale ». Elle est signé de « Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE, de Jean-Louis Gergorin, ancien chef du Centre d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay et de l'amiral Edouard Guillaud, ancien chef d’état-major des armées ».

Sur le papier, ça claque. Sauf qu'en fait, rien ne va dans cette tribune. Ni le contenu, ni les signataires. Et cela ne va tellement pas, qu'en la publiant, Le Monde se décrédibilise.

Commençons par les signatures. Il faut réécrire les bios pour bien comprendre ce qui se joue ici. Trois personnes vont nous parler de cybersécurité, d'intrusions informatiques, de piratage. Elles vont nous expliquer que tout cela, c'est très mal. Soit. Mais...

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Quand la presse se tire une balle dans le pied (encore une fois)

Mais qu'allait-il faire (Le Monde) dans cette galère ? C'est un peu la question que l'on se pose à la lecture d'une tribune publiée le 4 janvier par « le quotidien de référence ». Pourquoi donc avoir publié ce texte ?

Les experts en cybermachins sont à la manoeuvre...

A la lecture d'un tel raté, on en vient à se demander quel est le process de décision dans le journal du soir pour approuver la publication d'une tribune. Est-elle relue par les journalistes experts du domaine ou simplement par la rédaction en chef ? S'agit-il d'un choix délibéré de publier n'importe quoi pourvu que cela fasse le buzz. Où suffit-il que les auteurs se soient vu accrocher à un moment de leur vie quelques breloques sur le plastron pour que l'on estime au sein du journal que le contenu ne peut être que de qualité ?

Mystère et boule de gomme.

Quoi qu'il en soit, Le Monde a publié ce 4 janvier une tribune titrée « Qu’elles soient étatiques ou criminelles, les intrusions informatiques doivent être combattues par une stratégie nationale et globale ». Elle est signé de « Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE, de Jean-Louis Gergorin, ancien chef du Centre d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay et de l'amiral Edouard Guillaud, ancien chef d’état-major des armées ».

Sur le papier, ça claque. Sauf qu'en fait, rien ne va dans cette tribune. Ni le contenu, ni les signataires. Et cela ne va tellement pas, qu'en la publiant, Le Monde se décrédibilise.

Commençons par les signatures. Il faut réécrire les bios pour bien comprendre ce qui se joue ici. Trois personnes vont nous parler de cybersécurité, d'intrusions informatiques, de piratage. Elles vont nous expliquer que tout cela, c'est très mal. Soit. Mais...

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Science & Vie ou la bourse ?74102ee4-f232-4d59-b82b-53ffe571e13ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20210102_171308_Science___Vie_ou_la_bourse__Sat, 02 Jan 2021 17:13:08 +0100

La presse magazine sous idéologie comptable d'une mirifique Start-up Nation.

Question: comment faire de l'argent avec un groupe de presse. Réponse: réduire la masse salariale et accueillir de jeunes recrues formées en alternance. C'est fou comme tout devient limpide dans le monde éclairé des businessmen de la French-Tech…

Une revue créée en 1913 malmenée par la science de 2021

Les hostilités sont ouvertes. D’un côté un magazine de renom créé en 1913, Science & Vie, et de l’autre Reworld Média, un Leading Media Group se reconnaissant comme éditeur de contenus de qualité résolument ancré dans l’ère des nouvelles technologies (sic). Deux mondes. Le premier s’honore de sa vérité scientifique, le second se félicite de ses cotations boursières.

Rappelons que Reworld s’est porté acquéreur de tous les journaux de l’éditeur italien Mondadori en 2019 (30 titres, dont S&V). La nouvelle direction vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros pour 2021. Le big boss, Pascal Chevalier, n’hésite plus à se présenter comme «un geek reconverti dans le business». Quant à Jérémy Parola, le jeune directeur des activités numériques, lui, préfère se coiffer d’une réussite acquise au sein du journal économique La Tribune: «Quand je suis arrivé on était 300, je suis reparti, on était une vingtaine. On ne peut pas dire que ce soit un modèle d’hyper croissance, même si les choses faites étaient hyper belles, et j’en ressens encore aujourd’hui une grande fierté». À cette époque, le directeur de La Tribune n’est autre que Gautier Normand, l’actuel associé co-fondateur de Reworld Média.

Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots
Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots

Pas de quoi rassurer les journalistes de Science & Vie qui dénoncent de grossières erreurs éditoriales et déplorent « un nombre inimaginable d’informations erronées et publiées sur un site internet qui est désormais placé...

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La presse magazine sous idéologie comptable d'une mirifique Start-up Nation.

Question: comment faire de l'argent avec un groupe de presse. Réponse: réduire la masse salariale et accueillir de jeunes recrues formées en alternance. C'est fou comme tout devient limpide dans le monde éclairé des businessmen de la French-Tech…

Une revue créée en 1913 malmenée par la science de 2021

Les hostilités sont ouvertes. D’un côté un magazine de renom créé en 1913, Science & Vie, et de l’autre Reworld Média, un Leading Media Group se reconnaissant comme éditeur de contenus de qualité résolument ancré dans l’ère des nouvelles technologies (sic). Deux mondes. Le premier s’honore de sa vérité scientifique, le second se félicite de ses cotations boursières.

Rappelons que Reworld s’est porté acquéreur de tous les journaux de l’éditeur italien Mondadori en 2019 (30 titres, dont S&V). La nouvelle direction vise un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros pour 2021. Le big boss, Pascal Chevalier, n’hésite plus à se présenter comme «un geek reconverti dans le business». Quant à Jérémy Parola, le jeune directeur des activités numériques, lui, préfère se coiffer d’une réussite acquise au sein du journal économique La Tribune: «Quand je suis arrivé on était 300, je suis reparti, on était une vingtaine. On ne peut pas dire que ce soit un modèle d’hyper croissance, même si les choses faites étaient hyper belles, et j’en ressens encore aujourd’hui une grande fierté». À cette époque, le directeur de La Tribune n’est autre que Gautier Normand, l’actuel associé co-fondateur de Reworld Média.

Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots
Le choc du chiffre vaut mieux que le poids des mots

Pas de quoi rassurer les journalistes de Science & Vie qui dénoncent de grossières erreurs éditoriales et déplorent « un nombre inimaginable d’informations erronées et publiées sur un site internet qui est désormais placé...

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Vol au dessus d'un nid de QAnon français899173f5-a22a-444e-aadd-a599ab8f002bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201231_123313_Vol_au_dessus_d_un_nid_de_QAnon_fran__aisThu, 31 Dec 2020 12:33:13 +0100

Le délire venu des États-Unis prend racine en France

Bienvenue dans le grand bazar des complotistes QAnon. De ce côté de l'Atlantique, se côtoient antisémites, extrême-droite, anti-illuminati, anti-vaccins. Tous contre tous et tous pour Donald Trump. Dur à suivre...

Ça ressemble à une blague, mais ce n'en est pas une - Blog Infocculte sur Wordpress

Qu'on se le dise, le sapin de Noël symbolise la pyramide illuminati. Mais comment a-t-on pu passer à côté de cette évidence pendant si longtemps ? Fort heureusement, une plongée dans les groupes Telegram des QAnon Français permet de voir ce que les oppresseurs voulant notre perte tentent de nous cacher par tous les moyens.

On pourrait croire à une blague mais c'est très sérieusement que ce site découvert au détour d'un groupe fédérant la communauté QAnon française nous explique la triste symbolique du sapin de Noël. Pour mémoire, la communauté QAnon, née aux Etats-Unis dans 4Chan est persuadée que des élites mondiales pratiquent un culte sataniste pédophile, s’attaquent à nos enfants et boivent leur sang. Fort heureusement, Donald Trump serait engagé dans une lutte secrète contre ces monstres et serait en passe de la gagner. C'est d'ailleurs pourquoi il est si abominable de constater que les pédophiles en question ont volé l'élection du sauveur. Pour bien comprendre l'étendue du délire, nous vous recommandons la lecture de ce long article.

On aurait pu penser que ces théories, reposant à la fois sur des événements, des personnages et des argumentations très américano-centrées resteraient confinées aux Etats-Unis. Pas du tout. Si le groupe Telegram « QAnon France » ne regroupe que 2.034 membres, « Le Grand Réveil » compte 6.500 abonnés. « Revue de Presse Internationale » approche des 2.900 membres.

On y croise à peu près tous les publics allant...

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Le délire venu des États-Unis prend racine en France

Bienvenue dans le grand bazar des complotistes QAnon. De ce côté de l'Atlantique, se côtoient antisémites, extrême-droite, anti-illuminati, anti-vaccins. Tous contre tous et tous pour Donald Trump. Dur à suivre...

Ça ressemble à une blague, mais ce n'en est pas une - Blog Infocculte sur Wordpress

Qu'on se le dise, le sapin de Noël symbolise la pyramide illuminati. Mais comment a-t-on pu passer à côté de cette évidence pendant si longtemps ? Fort heureusement, une plongée dans les groupes Telegram des QAnon Français permet de voir ce que les oppresseurs voulant notre perte tentent de nous cacher par tous les moyens.

On pourrait croire à une blague mais c'est très sérieusement que ce site découvert au détour d'un groupe fédérant la communauté QAnon française nous explique la triste symbolique du sapin de Noël. Pour mémoire, la communauté QAnon, née aux Etats-Unis dans 4Chan est persuadée que des élites mondiales pratiquent un culte sataniste pédophile, s’attaquent à nos enfants et boivent leur sang. Fort heureusement, Donald Trump serait engagé dans une lutte secrète contre ces monstres et serait en passe de la gagner. C'est d'ailleurs pourquoi il est si abominable de constater que les pédophiles en question ont volé l'élection du sauveur. Pour bien comprendre l'étendue du délire, nous vous recommandons la lecture de ce long article.

On aurait pu penser que ces théories, reposant à la fois sur des événements, des personnages et des argumentations très américano-centrées resteraient confinées aux Etats-Unis. Pas du tout. Si le groupe Telegram « QAnon France » ne regroupe que 2.034 membres, « Le Grand Réveil » compte 6.500 abonnés. « Revue de Presse Internationale » approche des 2.900 membres.

On y croise à peu près tous les publics allant...

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Qui évaluera la pertinence des milliards des plans de relance ?3e08eccd-0506-45df-97ba-8d1cd40da8efhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201227_175327_Qui_evaluera_la_pertinence_des_milliards_des_plans_de_relance__Sun, 27 Dec 2020 17:53:27 +0100

Spoiler : personne

Il y a une similarité entre la gestion des crises financières mondiales et celle du Covid-19 : personne ne tient le compte précis des milliards déployés pour éviter la catastrophe. Personne n'évalue la pertinence de leur attribution. Pas plus que leur efficacité.

Walibi Belgium - Loup Garou - Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - Wikimedia Commons - CC-BY-SA 3.0

En matière de crise financière, on l'a vu avec les subprimes et la crise de la dette souveraine, lorsque le système menace de s'écrouler complètement, les États trouvent de l'argent magique. Alors que la veille, tous les dirigeants d'entreprises, tous les dirigeants de pays ne juraient que par "TINA" et l'austérité ou le chaos, les voilà qui, pour les uns réclamaient des milliards pour ne pas mourir, pour les autres, faisaient pleuvoir les milliards. Après la reproduction des pains, l'inattendue reproduction des dollars et des euros...

Ceux qui ne juraient que par le libéralisme et ses bienfaits, le libéralisme par opposition à l'interventionnisme de l'État dans l'économie, deviennent des chantres de l'injection massive d'argent public, bref, d'une nationalisation des marchés financiers, d'un rétablissement du communisme !

Les discours, la doxa économique et la réalité divergent désormais complètement. Les ultra-libéraux réclament une politique interventionniste de l'État. Il faut dire que sans les interventions massives des gouvernements et des banques centrales ces dernières années, le système aurait implosé depuis longtemps. L'économie mondiale n'a pas attendu le covid, elle est sous respirateur artificiel depuis 2008. Quelqu'un devra payer pour tout l'oxygène, mais c'est une autre histoire...

Avec la crise du covid, pour la première fois, une triple crise se présente : sanitaire,...

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Spoiler : personne

Il y a une similarité entre la gestion des crises financières mondiales et celle du Covid-19 : personne ne tient le compte précis des milliards déployés pour éviter la catastrophe. Personne n'évalue la pertinence de leur attribution. Pas plus que leur efficacité.

Walibi Belgium - Loup Garou - Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - Wikimedia Commons - CC-BY-SA 3.0

En matière de crise financière, on l'a vu avec les subprimes et la crise de la dette souveraine, lorsque le système menace de s'écrouler complètement, les États trouvent de l'argent magique. Alors que la veille, tous les dirigeants d'entreprises, tous les dirigeants de pays ne juraient que par "TINA" et l'austérité ou le chaos, les voilà qui, pour les uns réclamaient des milliards pour ne pas mourir, pour les autres, faisaient pleuvoir les milliards. Après la reproduction des pains, l'inattendue reproduction des dollars et des euros...

Ceux qui ne juraient que par le libéralisme et ses bienfaits, le libéralisme par opposition à l'interventionnisme de l'État dans l'économie, deviennent des chantres de l'injection massive d'argent public, bref, d'une nationalisation des marchés financiers, d'un rétablissement du communisme !

Les discours, la doxa économique et la réalité divergent désormais complètement. Les ultra-libéraux réclament une politique interventionniste de l'État. Il faut dire que sans les interventions massives des gouvernements et des banques centrales ces dernières années, le système aurait implosé depuis longtemps. L'économie mondiale n'a pas attendu le covid, elle est sous respirateur artificiel depuis 2008. Quelqu'un devra payer pour tout l'oxygène, mais c'est une autre histoire...

Avec la crise du covid, pour la première fois, une triple crise se présente : sanitaire,...

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Mouvement climat : « la question de la violence n'est pas réglée »23a795fe-6be9-44ea-8528-e12c08da7e54http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201223_180506_Mouvement_climat______la_question_de_la_violence_n_est_pas_reglee___Wed, 23 Dec 2020 18:05:06 +0100

Le politologue Maxime Gaborit analyse les mutations du mouvement climat

Maxime Gaborit est doctorant du Centre de recherche en science politique (Crespo) de l'Université Saint-Louis de Bruxelles où il rédige une thèse consacrée aux mouvements sociaux écologistes. Alors que le mouvement se massifie, il en décortique les tiraillements existentiels : rapport à la violence et rapports de classes, catastrophisme et Convention citoyenne.

Cérémonie d'Ouverture de la Rébellion Internationale d'Octobre 2019 d'Extinction Rebellion à Paris - Bastian Greshake Tzovaras / Flickr - CC BY-SA 2.0

La préoccupation climatique est aujourd'hui largement partagée au sein de la société, en témoignent les marches pour le climat de plus en plus suivies. Comment les organisations accueillent-elles cette arrivée massive de nouveaux partisans ?

Maxime Gaborit
Maxime Gaborit
En effet, le mouvement climat en France est marqué par une massification récente qui date de la rentrée 2018. A ce moment-là, une vague verte a déferlé dans les rues, galvanisée d'abord par la démission de Nicolas Hulot puis par l'importante médiatisation du cinquième rapport du GIEC. Aux côtés d'organisations déjà en place, ont alors émergé de nouvelles mouvances pas toujours stabilisées, identifiées par l'étiquette « citoyenne ». La dimension générationnelle est apparue ensuite avec les grèves pour le climat et la naissance de Youth for Climate en janvier 2019.

Assez rapidement, les organisations ont profité de cette nouvelle base sociale capable de faire masse pour organiser des actions de grande ampleur. Jusqu'à présent, des organisations comme Greenpeace s'appuyaient surtout sur du lobbyisme institutionnalisé et des actions spectaculaires menées par quelques activistes sur-entraînés. En avril 2019, ils ont pu compter, avec ANV-COP21 et les Amis de la Terre, sur plus de 2 000 citoyens pour bloquer « la République des pollueurs » dans le quartier de la Défense.

Le mouvement climat joue désormais sur un ensemble de tableaux extrêmement varié, allant de la désobéissance civile de masse aux...

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Le politologue Maxime Gaborit analyse les mutations du mouvement climat

Maxime Gaborit est doctorant du Centre de recherche en science politique (Crespo) de l'Université Saint-Louis de Bruxelles où il rédige une thèse consacrée aux mouvements sociaux écologistes. Alors que le mouvement se massifie, il en décortique les tiraillements existentiels : rapport à la violence et rapports de classes, catastrophisme et Convention citoyenne.

Cérémonie d'Ouverture de la Rébellion Internationale d'Octobre 2019 d'Extinction Rebellion à Paris - Bastian Greshake Tzovaras / Flickr - CC BY-SA 2.0

La préoccupation climatique est aujourd'hui largement partagée au sein de la société, en témoignent les marches pour le climat de plus en plus suivies. Comment les organisations accueillent-elles cette arrivée massive de nouveaux partisans ?

Maxime Gaborit
Maxime Gaborit
En effet, le mouvement climat en France est marqué par une massification récente qui date de la rentrée 2018. A ce moment-là, une vague verte a déferlé dans les rues, galvanisée d'abord par la démission de Nicolas Hulot puis par l'importante médiatisation du cinquième rapport du GIEC. Aux côtés d'organisations déjà en place, ont alors émergé de nouvelles mouvances pas toujours stabilisées, identifiées par l'étiquette « citoyenne ». La dimension générationnelle est apparue ensuite avec les grèves pour le climat et la naissance de Youth for Climate en janvier 2019.

Assez rapidement, les organisations ont profité de cette nouvelle base sociale capable de faire masse pour organiser des actions de grande ampleur. Jusqu'à présent, des organisations comme Greenpeace s'appuyaient surtout sur du lobbyisme institutionnalisé et des actions spectaculaires menées par quelques activistes sur-entraînés. En avril 2019, ils ont pu compter, avec ANV-COP21 et les Amis de la Terre, sur plus de 2 000 citoyens pour bloquer « la République des pollueurs » dans le quartier de la Défense.

Le mouvement climat joue désormais sur un ensemble de tableaux extrêmement varié, allant de la désobéissance civile de masse aux...

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Projet de loi contre le séparatisme : la petite musique de l'Elysée0b752d98-365b-49f1-99a7-765eec7619abhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201220_095057_Projet_de_loi_contre_le_separatisme___la_petite_musique_de_l_ElyseeSun, 20 Dec 2020 09:50:57 +0100

Un briefing "off" pour les journalistes

Reflets publie le verbatin d'un briefing "off" du conseiller intérieur et sécurité du Président de la République à destination des journalistes sur le projet de loi "confortant les principes républicain".

Façade de l'Élysée - Remi Mathis - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

C'est reparti pour un tour. Qui se souvient du nauséabond débat sur l'identité nationale de Nicolas Sarkozy ? Déjà, à l'époque les responsables politiques, sous couvert de créer un « rempart contre le communautarisme », chassaient sur les terres du Front National en quête d'électeurs. Aujourd'hui, Emmanuel Macron tente de siphonner le vote Rassemblement National en poussant un projet de loi sur les « principes républicains ». Cette fois, l'excuse est de lutter contre le « séparatisme ». Dans les deux cas, plus ou moins officieusement, ces projets visent à surfer sur le racisme latent visant les français musulmans. Ils contribuent à l'exacerber.

Dans son discours des Mureaux en octobre, le président de la République avait tracé les grandes lignes de son projet en la matière. Il avait expliqué à des journalistes qu'il visait le séparatisme islamiste. Aujourd'hui, l'exécutif slalome dans un champ de mines. Il tente de rassurer en expliquant qu'aucune religion n'est visée par ce texte tout en martelant que l'islamisme radical est un danger. Étrangement, le texte présenté ne fait pas mention de ce séparatisme islamiste qui serait la cible. Peut-être parce qu'il est compliqué de définir ce qu'est l'islamisme. Où se termine la foi et commence l'islamisme politique ? Difficile aussi de caractériser le « séparatisme ». Et comment faire la différence entre le « séparatisme » islamiste et celui de groupes comme...

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Un briefing "off" pour les journalistes

Reflets publie le verbatin d'un briefing "off" du conseiller intérieur et sécurité du Président de la République à destination des journalistes sur le projet de loi "confortant les principes républicain".

Façade de l'Élysée - Remi Mathis - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

C'est reparti pour un tour. Qui se souvient du nauséabond débat sur l'identité nationale de Nicolas Sarkozy ? Déjà, à l'époque les responsables politiques, sous couvert de créer un « rempart contre le communautarisme », chassaient sur les terres du Front National en quête d'électeurs. Aujourd'hui, Emmanuel Macron tente de siphonner le vote Rassemblement National en poussant un projet de loi sur les « principes républicains ». Cette fois, l'excuse est de lutter contre le « séparatisme ». Dans les deux cas, plus ou moins officieusement, ces projets visent à surfer sur le racisme latent visant les français musulmans. Ils contribuent à l'exacerber.

Dans son discours des Mureaux en octobre, le président de la République avait tracé les grandes lignes de son projet en la matière. Il avait expliqué à des journalistes qu'il visait le séparatisme islamiste. Aujourd'hui, l'exécutif slalome dans un champ de mines. Il tente de rassurer en expliquant qu'aucune religion n'est visée par ce texte tout en martelant que l'islamisme radical est un danger. Étrangement, le texte présenté ne fait pas mention de ce séparatisme islamiste qui serait la cible. Peut-être parce qu'il est compliqué de définir ce qu'est l'islamisme. Où se termine la foi et commence l'islamisme politique ? Difficile aussi de caractériser le « séparatisme ». Et comment faire la différence entre le « séparatisme » islamiste et celui de groupes comme...

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L'adoption d'un nouveau code pour la justice pénale des mineursa8aa9176-1f6d-48e6-a4c4-71e6bc6e801ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201217_110412_L_adoption_d_un_nouveau_code_pour_la_justice_penale_des_mineursThu, 17 Dec 2020 11:04:12 +0100

Punir vite et fort : le choix de la répression plutôt que de la protection

Réforme controversée, l’Assemblée nationale a pourtant voté la création d’un code de la justice pénale des mineurs. Si pour le gouvernement, il s’agit de clarifier l’ordonnance de 1945 et accélérer les procédures, pour les professionnels du secteur, ce texte fait le choix de la répression sur l’éducation.

Dossier du code de la justice pénale des mineurs sur le site de l'Assemblée Nationale

Ce projet est dans le carton du Ministère de la Justice depuis deux ans. Objectif ? «Une justice pénale des mineurs plus réactive pour une réponse éducative plus efficace» promet-on. Pour montrer l’exemple, la chancellerie a d’ailleurs choisi de légiférer par ordonnance avec une procédure d’urgence, et donc sans débats parlementaires. Ce nouveau code de la justice pénale des mineurs doit entrer en vigueur dès le 31 mars 2021. Mais la préparation s’est faite en concertation avec les professionnels du secteur de la justice des mineurs, se justifie-t-on du côté du Ministère. Sauf que l’ensemble des acteurs du secteur ont dénoncé le simulacre de consultation et un choix du timing bien étrange de la garde des Sceaux Nicole Belloubet. La réforme a en effet été annoncée en 2018 avant la fin d’une mission parlementaire d’information sur la justice des mineurs. «Une consultation dématérialisée d’à peine trois semaines est loin d’être une concertation» avait réagi l’UNIOPSS, une fédération d’associations de solidarité. Les résultats de cette concertation préalable ne sont d’ailleurs pas disponibles sur le site du Ministère… Rien que sur la forme et la façon de faire, la réforme ne passe pas chez les professionnels de l’enfance, associations et syndicats.

Punir vite

Et le contenu n’a rien pour les satisfaire. D'ailleurs, plus de 200 personnalités, professionnels de l’enfance, membres d'organisations syndicales de magistrats, travailleurs sociaux et avocats ont appelé «les...

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Punir vite et fort : le choix de la répression plutôt que de la protection

Réforme controversée, l’Assemblée nationale a pourtant voté la création d’un code de la justice pénale des mineurs. Si pour le gouvernement, il s’agit de clarifier l’ordonnance de 1945 et accélérer les procédures, pour les professionnels du secteur, ce texte fait le choix de la répression sur l’éducation.

Dossier du code de la justice pénale des mineurs sur le site de l'Assemblée Nationale

Ce projet est dans le carton du Ministère de la Justice depuis deux ans. Objectif ? «Une justice pénale des mineurs plus réactive pour une réponse éducative plus efficace» promet-on. Pour montrer l’exemple, la chancellerie a d’ailleurs choisi de légiférer par ordonnance avec une procédure d’urgence, et donc sans débats parlementaires. Ce nouveau code de la justice pénale des mineurs doit entrer en vigueur dès le 31 mars 2021. Mais la préparation s’est faite en concertation avec les professionnels du secteur de la justice des mineurs, se justifie-t-on du côté du Ministère. Sauf que l’ensemble des acteurs du secteur ont dénoncé le simulacre de consultation et un choix du timing bien étrange de la garde des Sceaux Nicole Belloubet. La réforme a en effet été annoncée en 2018 avant la fin d’une mission parlementaire d’information sur la justice des mineurs. «Une consultation dématérialisée d’à peine trois semaines est loin d’être une concertation» avait réagi l’UNIOPSS, une fédération d’associations de solidarité. Les résultats de cette concertation préalable ne sont d’ailleurs pas disponibles sur le site du Ministère… Rien que sur la forme et la façon de faire, la réforme ne passe pas chez les professionnels de l’enfance, associations et syndicats.

Punir vite

Et le contenu n’a rien pour les satisfaire. D'ailleurs, plus de 200 personnalités, professionnels de l’enfance, membres d'organisations syndicales de magistrats, travailleurs sociaux et avocats ont appelé «les...

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Calédonie : affrontements autour de la vente d'une usine de nickel2f6b8654-6111-465a-8613-7afafdfbf1b2http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201211_182343_Caledonie___affrontements_autour_de_la_vente_d_une_usine_de_nickelFri, 11 Dec 2020 18:23:43 +0100

Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
De nombreux affrontements violents ont éclaté cette semaine en Nouvelle Calédonie. La vente de l'usine Vale, également appelée l'usine du Sud, à un consortium international comprenant la société de triste réputation Trafigura a mis le feu aux poudres. Alors que le dernier référendum sur l'indépendance de l'île a eu lieu il y a 2 mois, avec un vote contre, le FLNKS et les indépendantistes ont organisé des marches, des manifestations contre ce projet de vente par le groupe brésilien qui détenait l'usine. De violents affrontements ont eu lieu. Des manifestants ont mis en place des barrages, certains se sont introduits dans l'usine qui abrite des produits chimiques dangereux. Un incendie a été déclenché. Les gendarmes ont fini par prendre le contrôle de l'usine. Sur Facebook, des salariés expriment leur colère après les dégradations et craignaient une pollution. Du côté "loyaliste", des contre-barrages ont été dressés avec tous les risques de dérapage évidents. La situation était très tendue cette semaine sur l'île.

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Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
Roche dite de la "poule couveuse", Hienghène, Zone côtière Nord et Est classée à l'UNESCO, Nouvelle-Calédonie - Kévin Thenaisie - CC BY-SA 4.0
De nombreux affrontements violents ont éclaté cette semaine en Nouvelle Calédonie. La vente de l'usine Vale, également appelée l'usine du Sud, à un consortium international comprenant la société de triste réputation Trafigura a mis le feu aux poudres. Alors que le dernier référendum sur l'indépendance de l'île a eu lieu il y a 2 mois, avec un vote contre, le FLNKS et les indépendantistes ont organisé des marches, des manifestations contre ce projet de vente par le groupe brésilien qui détenait l'usine. De violents affrontements ont eu lieu. Des manifestants ont mis en place des barrages, certains se sont introduits dans l'usine qui abrite des produits chimiques dangereux. Un incendie a été déclenché. Les gendarmes ont fini par prendre le contrôle de l'usine. Sur Facebook, des salariés expriment leur colère après les dégradations et craignaient une pollution. Du côté "loyaliste", des contre-barrages ont été dressés avec tous les risques de dérapage évidents. La situation était très tendue cette semaine sur l'île.

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Codeurs : à défaut d'éthique, le risque judiciairedda6a0f3-0746-42a3-83f4-f4234a91660ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201210_170103_Codeurs____a_defaut_d_ethique__le_risque_judiciaireThu, 10 Dec 2020 17:01:03 +0100

Participer à la création d'armes numériques n'est pas un acte anodin

Peu ou pas abordée durant les cursus scolaires, l'éthique est une forme personnelle de morale. Elle est pourtant le seul rempart pour éviter la case « Justice » lorsque les employeurs ont demandé « l'impossible »...

Jacky Delville - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Cet article est une suite à ce papier sur les auditions des patrons d'Amesys


«Code is Law». Le code, c'est la loi, écrivait le juriste américain Lawrence Lessig en 2000. «Le logiciel et le matériel (…) font du cyberespace ce qu’il est. Ce code, ou cette architecture, définit la manière dont nous vivons le cyberespace. Il détermine s’il est facile ou non de protéger sa vie privée, ou de censurer la parole. Il détermine si l’accès à l’information est global ou sectorisé. Il a un impact sur qui peut voir quoi, ou sur ce qui est surveillé. Lorsqu’on commence à comprendre la nature de ce code, on se rend compte que, d’une myriade de manières, le code du cyberespace régule». Le poids qui repose sur les épaules de ceux qui produisent le code est donc énorme. Le codeur ouvre des fenêtres sur le futur. Il détermine, façonne, ce que sera le réseau des réseaux dans l'avenir. Souhaite-t-on un outil au service de la répression sanglante, un outil de diffusion du savoir? Un système d'interceptions massives? Une place de marché géante? Comment concilier la morale, l'éthique personnelle et celle des entreprises qui emploient ceux qui codent? Les choix sont parfois cornéliens et d'ailleurs, certains salariés d'entreprises américaines protestent contre la volonté de leurs employeurs de travailler pour le Pentagone même si rien, bien entendu, dans la loi ne l'interdit à ces sociétés. Drones militaires, intelligence artificielle, reconnaissance faciale, robots...

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Participer à la création d'armes numériques n'est pas un acte anodin

Peu ou pas abordée durant les cursus scolaires, l'éthique est une forme personnelle de morale. Elle est pourtant le seul rempart pour éviter la case « Justice » lorsque les employeurs ont demandé « l'impossible »...

Jacky Delville - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Cet article est une suite à ce papier sur les auditions des patrons d'Amesys


«Code is Law». Le code, c'est la loi, écrivait le juriste américain Lawrence Lessig en 2000. «Le logiciel et le matériel (…) font du cyberespace ce qu’il est. Ce code, ou cette architecture, définit la manière dont nous vivons le cyberespace. Il détermine s’il est facile ou non de protéger sa vie privée, ou de censurer la parole. Il détermine si l’accès à l’information est global ou sectorisé. Il a un impact sur qui peut voir quoi, ou sur ce qui est surveillé. Lorsqu’on commence à comprendre la nature de ce code, on se rend compte que, d’une myriade de manières, le code du cyberespace régule». Le poids qui repose sur les épaules de ceux qui produisent le code est donc énorme. Le codeur ouvre des fenêtres sur le futur. Il détermine, façonne, ce que sera le réseau des réseaux dans l'avenir. Souhaite-t-on un outil au service de la répression sanglante, un outil de diffusion du savoir? Un système d'interceptions massives? Une place de marché géante? Comment concilier la morale, l'éthique personnelle et celle des entreprises qui emploient ceux qui codent? Les choix sont parfois cornéliens et d'ailleurs, certains salariés d'entreprises américaines protestent contre la volonté de leurs employeurs de travailler pour le Pentagone même si rien, bien entendu, dans la loi ne l'interdit à ces sociétés. Drones militaires, intelligence artificielle, reconnaissance faciale, robots...

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Dans les coulisses de la signature du contrat Amesys en Libye4c10e4c6-b60b-48dc-a13e-38f2dea1f0f1http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201209_170346_Dans_les_coulisses_de_la_signature_du_contrat_Amesys_en_LibyeWed, 09 Dec 2020 17:03:46 +0100

Quand les anciens patrons racontaient aux enquêteurs leur version des faits...

Les auditions de Philippe Vannier et de Stéphane Salies en 2017 confirment ce que nous écrivions au fil des ans sur Amesys et nous apprennent quelques détails. La justice se hâte très lentement, dans cette affaire d'écoute massive d'Internet ayant amenée à la torture d'opposants au colonel Kadhafi.

L'ancien logo d'Amesys - CC

Février-mars 2017 : dans le cadre d’une enquête sur la société Amesys et son rôle dans la vente à la Libye de Kadhafi d’un outil d’interception des communications via Internet, les gendarmes entendent le patron, Philippe Vannier et le responsable commercial, Stéphane Salies. Depuis 2013, les juges du pôle contre les crimes contre l'humanité, crimes et délits de guerre du tribunal de grande instance de Paris enquêtent à tout petits pas sur la possible complicité d’Amesys dans la torture de Libyens. Plusieurs d’entre eux ont été entendu et ont témoigné de la torture qu'ils ont subi sur la base d’interceptions réalisées avec Eagle, l’outil vendu par Amesys au colonel Kadhafi.

Les deux hommes vont s’efforcer de minimiser leur rôle dans cette affaire et les gendarmes ne vont pas les cuisiner trop violemment. A titre d’exemple, lorsque l’enquêteur demande à Philippe Vannier si Eagle a été vendu à d’autres pays étrangers, celui-ci répond qu’il n’en sait rien et n’est pas relancé sur ce point. Pourtant, à l’époque de son audition, toutes les preuves de la vente du produit à l’étranger, au Maroc par exemple, sont publiques.

Devant l’enquêteur, Philippe Vannier retrace son parcours et celui d’Amesys. Selon l’ancien patron d’Amesys, puis de Bull, puis de la division big data et cybersécurité d’Atos, c’est la société Ipricot, au mitan des années 2000, qui apporte les compétences en Internet Protocol. Philippe Vannier révèle qu’il n’avait pas le financement pour racheter la...

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Quand les anciens patrons racontaient aux enquêteurs leur version des faits...

Les auditions de Philippe Vannier et de Stéphane Salies en 2017 confirment ce que nous écrivions au fil des ans sur Amesys et nous apprennent quelques détails. La justice se hâte très lentement, dans cette affaire d'écoute massive d'Internet ayant amenée à la torture d'opposants au colonel Kadhafi.

L'ancien logo d'Amesys - CC

Février-mars 2017 : dans le cadre d’une enquête sur la société Amesys et son rôle dans la vente à la Libye de Kadhafi d’un outil d’interception des communications via Internet, les gendarmes entendent le patron, Philippe Vannier et le responsable commercial, Stéphane Salies. Depuis 2013, les juges du pôle contre les crimes contre l'humanité, crimes et délits de guerre du tribunal de grande instance de Paris enquêtent à tout petits pas sur la possible complicité d’Amesys dans la torture de Libyens. Plusieurs d’entre eux ont été entendu et ont témoigné de la torture qu'ils ont subi sur la base d’interceptions réalisées avec Eagle, l’outil vendu par Amesys au colonel Kadhafi.

Les deux hommes vont s’efforcer de minimiser leur rôle dans cette affaire et les gendarmes ne vont pas les cuisiner trop violemment. A titre d’exemple, lorsque l’enquêteur demande à Philippe Vannier si Eagle a été vendu à d’autres pays étrangers, celui-ci répond qu’il n’en sait rien et n’est pas relancé sur ce point. Pourtant, à l’époque de son audition, toutes les preuves de la vente du produit à l’étranger, au Maroc par exemple, sont publiques.

Devant l’enquêteur, Philippe Vannier retrace son parcours et celui d’Amesys. Selon l’ancien patron d’Amesys, puis de Bull, puis de la division big data et cybersécurité d’Atos, c’est la société Ipricot, au mitan des années 2000, qui apporte les compétences en Internet Protocol. Philippe Vannier révèle qu’il n’avait pas le financement pour racheter la...

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Manifestation contre la proposition de loi sécurité globale du 5 décembre 20202f88b33f-528d-406a-96e9-052f209daebehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201206_201255_Manifestation_contre_la_proposition_de_loi_securite_globale_du_5_decembre_2020Sun, 06 Dec 2020 20:12:55 +0100

La préfecture choisit la stratégie de la tension

La manifestation du 5 décembre a été encadrée pendant tout son parcours par une nasse mobile. A de très nombreuses reprises, le cordon de gendarmes qui barrait la route du cortège l'a stoppée, provoquant d'inutiles tensions. Une stratégie déjà éprouvée avec les Gilets jaunes.

La tête du cortège, entravée tout au long de la manifestation par un cordon de gendarme - © Reflets

Pour une grande partie des Français, la manifestation de samedi 5 décembre a été « la chienlit » (Bruno Retailleau, LR), une succession de violences, de dégradations, bref, le libre champ laissé aux casseurs qui, à en croire les chaînes de télévision d'information en continu, ont composé la majeure partie de la manifestation. A nouveau, il semble que les journalistes des chaînes d'information en continu et nous, ne fassions pas le même métier, pire, nous n'avons pas le même cerveau et les mêmes yeux. Car ayant rejoint le point de départ de la manifestation à 13h30 et l'ayant suivie en tête de cortège jusqu'à République le soir, nous n'avons vu aucun casseur.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de casseurs et de dégradations. Cela veut dire que ces actes ont eu lieu en périphérie de la manifestation, que c'est un épiphénomène dans une manifestation qui a duré 14h à 18h, soit quatre heures, pour un parcours qui prend 45 minutes à pieds. Cela veut dire que la majorité des manifestants, était pacifique. Cela veut aussi dire que le chiffre de 400 à 500 casseurs avancé par la préfecture est probablement surévalué. Il n'y avait pas ce nombre lors de manifestations autrement plus violentes pendant la période très active des Gilets jaunes. La préfecture avait à nouveau prémédiqué la presse en annonçant la venue de très nombreux Black bloc.

Bref, les images ont trompé l'opinion. Dans leur immense majorité, les manifestants (5.000...

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La préfecture choisit la stratégie de la tension

La manifestation du 5 décembre a été encadrée pendant tout son parcours par une nasse mobile. A de très nombreuses reprises, le cordon de gendarmes qui barrait la route du cortège l'a stoppée, provoquant d'inutiles tensions. Une stratégie déjà éprouvée avec les Gilets jaunes.

La tête du cortège, entravée tout au long de la manifestation par un cordon de gendarme - © Reflets

Pour une grande partie des Français, la manifestation de samedi 5 décembre a été « la chienlit » (Bruno Retailleau, LR), une succession de violences, de dégradations, bref, le libre champ laissé aux casseurs qui, à en croire les chaînes de télévision d'information en continu, ont composé la majeure partie de la manifestation. A nouveau, il semble que les journalistes des chaînes d'information en continu et nous, ne fassions pas le même métier, pire, nous n'avons pas le même cerveau et les mêmes yeux. Car ayant rejoint le point de départ de la manifestation à 13h30 et l'ayant suivie en tête de cortège jusqu'à République le soir, nous n'avons vu aucun casseur.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de casseurs et de dégradations. Cela veut dire que ces actes ont eu lieu en périphérie de la manifestation, que c'est un épiphénomène dans une manifestation qui a duré 14h à 18h, soit quatre heures, pour un parcours qui prend 45 minutes à pieds. Cela veut dire que la majorité des manifestants, était pacifique. Cela veut aussi dire que le chiffre de 400 à 500 casseurs avancé par la préfecture est probablement surévalué. Il n'y avait pas ce nombre lors de manifestations autrement plus violentes pendant la période très active des Gilets jaunes. La préfecture avait à nouveau prémédiqué la presse en annonçant la venue de très nombreux Black bloc.

Bref, les images ont trompé l'opinion. Dans leur immense majorité, les manifestants (5.000...

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Exclusif : interview (presque imaginaire) de Gerald Darmaninfef1e546-6b15-41e2-bd1f-be7e240eade6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201204_152424_Exclusif___interview__presque_imaginaire__de_Gerald_DarmaninFri, 04 Dec 2020 15:24:24 +0100

« Les policiers qui ont tabassé Michel se sont sacrifiés pour la protection de nos valeurs républicaines »

Lundi 2 décembre, deux heures du matin, le ministre de l'intérieur nous reçoit (presque) dans le donjon du ministère. Le fuseau d'un rouet brille dans la pénombre. La Belle au Bois Dormant dort dans le coin droit de la pièce. Gérald Darmanin est épuisé par son audition devant la commission des lois mais il porte un regarde acéré sur la séquence qui vient de s'écouler.

Darmalaser, le super-héros des temps modernes - © Memes

Bonjour Gérald. Vous êtes très en colère contre les islamo-gaucho-féministes...

Je fulmine, parce qu'ils répandent des fake news à longueur de journée ! Et la presse, complaisante, je me comprends, relaye ces mensonges.

Mais de quoi parlez-vous ?

Mais de ceux qui disent que la police ne veut pas être filmée ! C'est faux, c'est archi faux : les islamo-gaucho-féministes n'ont pas le monopole de la défense de notre belle démocratie, des policiers se sont mobilisés pour le retrait de cet article 24, policiers faisant preuve d'une abnégation qui force le respect et ils ont été plus efficaces que ces hordes de manifestants qui n'ont réussi qu'à pourrir la grande fête que devait être la ré-ouverture des commerces dits non-essentiels.

Auriez-vous des exemples?

Ah oui alors ! Dernièrement des policiers se sachant filmés ont secoué la tente d'un SDF jusqu'à ce qu'il en tombe comme un fruit mûr (petit rire) et d'autres ont sillonné les rues de Paris pendant des heures avant de trouver le profil idéal, celui de la personne dont le tabassage enflammerait les médias : un producteur de musique noir délinquant : il ne portait pas de masque. Penser que ces policiers ne se savaient pas filmés tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, c'est faire insulte à leur intelligence.

Expliquez-nous ça...

Sachez d'abord que les policiers sont des gens comme les autres : ils aiment vivre des quarts-d'heure de gloire, même masqués, et au vu...

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« Les policiers qui ont tabassé Michel se sont sacrifiés pour la protection de nos valeurs républicaines »

Lundi 2 décembre, deux heures du matin, le ministre de l'intérieur nous reçoit (presque) dans le donjon du ministère. Le fuseau d'un rouet brille dans la pénombre. La Belle au Bois Dormant dort dans le coin droit de la pièce. Gérald Darmanin est épuisé par son audition devant la commission des lois mais il porte un regarde acéré sur la séquence qui vient de s'écouler.

Darmalaser, le super-héros des temps modernes - © Memes

Bonjour Gérald. Vous êtes très en colère contre les islamo-gaucho-féministes...

Je fulmine, parce qu'ils répandent des fake news à longueur de journée ! Et la presse, complaisante, je me comprends, relaye ces mensonges.

Mais de quoi parlez-vous ?

Mais de ceux qui disent que la police ne veut pas être filmée ! C'est faux, c'est archi faux : les islamo-gaucho-féministes n'ont pas le monopole de la défense de notre belle démocratie, des policiers se sont mobilisés pour le retrait de cet article 24, policiers faisant preuve d'une abnégation qui force le respect et ils ont été plus efficaces que ces hordes de manifestants qui n'ont réussi qu'à pourrir la grande fête que devait être la ré-ouverture des commerces dits non-essentiels.

Auriez-vous des exemples?

Ah oui alors ! Dernièrement des policiers se sachant filmés ont secoué la tente d'un SDF jusqu'à ce qu'il en tombe comme un fruit mûr (petit rire) et d'autres ont sillonné les rues de Paris pendant des heures avant de trouver le profil idéal, celui de la personne dont le tabassage enflammerait les médias : un producteur de musique noir délinquant : il ne portait pas de masque. Penser que ces policiers ne se savaient pas filmés tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, c'est faire insulte à leur intelligence.

Expliquez-nous ça...

Sachez d'abord que les policiers sont des gens comme les autres : ils aiment vivre des quarts-d'heure de gloire, même masqués, et au vu...

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S'enrichir sans rien produire86a6cec7-29e7-4dec-8461-bd99c7112d51http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201203_140610_S_enrichir_sans_rien_produireThu, 03 Dec 2020 14:06:10 +0100

Bienvenue dans le monde de l'argent fou

Argent déconnecté de la production de valeur, argent produit par des algorithmes, argent du foot, fortune assises sur le cirque des réseaux sociaux. Petit panorama du pognon de dingue...

Ryan Kaji - Copie d'écran - Youtube

Les réseaux sociaux font recettes

YouTube, Instagram et téléréalité… les réseaux sociaux ont amené leur cortège d’influenceurs avec leur millions de «followers» qui placent des produits à longueur de photo et vidéo. Ils profitent aussi de la bêtise de leurs fans pour vendre un tas de chose à un prix exorbitant.

Le numéro 1 mondial des recettes est un Américain âgé de huit ans. Ryan Kaji, de son vrai nom Ryan Guan, a gagné 26 millions de dollars en 2019. L’année précédente, il avait gagné seulement 22 millions, selon la revue Forbes qui tient le palmarès annuel des Youtubeurs les plus friqués. Dans la plupart des vidéos, on le voit simplement déballer des cadeaux et s’amuser avec avec ses nouveaux jouets. Le tout, bien sûr, sponsorisé par des fabricants de joujoux. La chaîne a été lancée par ses parents, alors que Ryan n’avait que trois ans… Depuis sa création, elle approche les 35 milliards de vues. La chaîne de supermarché Walmart a lancé mi-2019 une brosse à dent et un dentifrice a son nom. Pour adoucir le côté pub critiqué par des associations de protection des consommateurs, ses parents produisent désormais aussi des vidéos éducatives dont la qualité est parfaitement discutable. LA récente vidéo sur la manière dont se forment les tsunamis à grands coups de hurlements de la maman de Ryan est particulièrement épuisante.

A la deuxième place du podium, on trouve la chaîne Dude perfect. Les jeunes qui la produisent réalisent «des vidéos truquées de tous vos sports préférés»...

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Bienvenue dans le monde de l'argent fou

Argent déconnecté de la production de valeur, argent produit par des algorithmes, argent du foot, fortune assises sur le cirque des réseaux sociaux. Petit panorama du pognon de dingue...

Ryan Kaji - Copie d'écran - Youtube

Les réseaux sociaux font recettes

YouTube, Instagram et téléréalité… les réseaux sociaux ont amené leur cortège d’influenceurs avec leur millions de «followers» qui placent des produits à longueur de photo et vidéo. Ils profitent aussi de la bêtise de leurs fans pour vendre un tas de chose à un prix exorbitant.

Le numéro 1 mondial des recettes est un Américain âgé de huit ans. Ryan Kaji, de son vrai nom Ryan Guan, a gagné 26 millions de dollars en 2019. L’année précédente, il avait gagné seulement 22 millions, selon la revue Forbes qui tient le palmarès annuel des Youtubeurs les plus friqués. Dans la plupart des vidéos, on le voit simplement déballer des cadeaux et s’amuser avec avec ses nouveaux jouets. Le tout, bien sûr, sponsorisé par des fabricants de joujoux. La chaîne a été lancée par ses parents, alors que Ryan n’avait que trois ans… Depuis sa création, elle approche les 35 milliards de vues. La chaîne de supermarché Walmart a lancé mi-2019 une brosse à dent et un dentifrice a son nom. Pour adoucir le côté pub critiqué par des associations de protection des consommateurs, ses parents produisent désormais aussi des vidéos éducatives dont la qualité est parfaitement discutable. LA récente vidéo sur la manière dont se forment les tsunamis à grands coups de hurlements de la maman de Ryan est particulièrement épuisante.

A la deuxième place du podium, on trouve la chaîne Dude perfect. Les jeunes qui la produisent réalisent «des vidéos truquées de tous vos sports préférés»...

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Loi sécurité globale : le renoncement qui vientec19f929-bcc0-4333-a2a5-8f082237b3d6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201130_130907_Loi_securite_globale___le_renoncement_qui_vientMon, 30 Nov 2020 13:09:07 +0100

L'abandon de l'article 24 ne doit pas être un objectif

Quel jeu joue la presse consciemment ou inconsciemment ? En adoptant une posture corporatiste et en s'arc-boutant sur l'article 24, elle perd de vue les nombreux articles liberticides de ce texte. Il ne faut pas se contenter d'un retrait de l'article 24, déjà prévu dans le projet de loi suivant sur les « principes républicains » !

José García Moreno, dit Garcimore, illusionniste et humoriste. - D.R.

Après deux années d'ultra-violence de la part des forces de l'ordre, après deux années de mutilations, la presse monte au créneau. Pas seulement avec ses armes habituelles, des mots. Non, avec des pétitions, des textes affirmant des principes, une opposition au journalisme de préfecture ou encore dénonçant une pratique ancienne, l'obligation de faire valider par le ministère de l'Intérieur les reportages sur les forces de l'ordre. Et voici même qu'elle descend dans la rue. Dans les manifestations fleurissent des pancartes revendicatives avec le logo de rédactions généralement peu opposées aux pouvoirs en place. Tous contre l'article 24 qui nous empêcherait de filmer les forces de l'ordre ! Combien dans le lot de ces journaux revendicatifs envoient régulièrement leurs salariés se poser entre manifestants et forces de l'ordre pour ramener des images ? Combien s'affolent de l'usage disproportionné de la violence par les forces de l'ordre depuis au moins la répression des manifestation contre la Loi Travail et Nuit Debout ? Mais ne boudons pas notre plaisir. Voir la profession unie pour quelque chose est suffisamment rare pour s'en féliciter. Il y a toutefois un danger important à trop focaliser sur l'article 24 par corporatisme. A trop observer cet article, on pourrait rapidement perdre de vue que l'ensemble de cette proposition de loi est une hérésie de plus dans la litanie des textes liberticides décidés dans...

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L'abandon de l'article 24 ne doit pas être un objectif

Quel jeu joue la presse consciemment ou inconsciemment ? En adoptant une posture corporatiste et en s'arc-boutant sur l'article 24, elle perd de vue les nombreux articles liberticides de ce texte. Il ne faut pas se contenter d'un retrait de l'article 24, déjà prévu dans le projet de loi suivant sur les « principes républicains » !

José García Moreno, dit Garcimore, illusionniste et humoriste. - D.R.

Après deux années d'ultra-violence de la part des forces de l'ordre, après deux années de mutilations, la presse monte au créneau. Pas seulement avec ses armes habituelles, des mots. Non, avec des pétitions, des textes affirmant des principes, une opposition au journalisme de préfecture ou encore dénonçant une pratique ancienne, l'obligation de faire valider par le ministère de l'Intérieur les reportages sur les forces de l'ordre. Et voici même qu'elle descend dans la rue. Dans les manifestations fleurissent des pancartes revendicatives avec le logo de rédactions généralement peu opposées aux pouvoirs en place. Tous contre l'article 24 qui nous empêcherait de filmer les forces de l'ordre ! Combien dans le lot de ces journaux revendicatifs envoient régulièrement leurs salariés se poser entre manifestants et forces de l'ordre pour ramener des images ? Combien s'affolent de l'usage disproportionné de la violence par les forces de l'ordre depuis au moins la répression des manifestation contre la Loi Travail et Nuit Debout ? Mais ne boudons pas notre plaisir. Voir la profession unie pour quelque chose est suffisamment rare pour s'en féliciter. Il y a toutefois un danger important à trop focaliser sur l'article 24 par corporatisme. A trop observer cet article, on pourrait rapidement perdre de vue que l'ensemble de cette proposition de loi est une hérésie de plus dans la litanie des textes liberticides décidés dans...

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Jean Bizet, de sénateur à lobbyiste70394671-4dcc-40de-ab8e-b7bdcf94d37bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201127_150835_Jean_Bizet__de_senateur_a_lobbyisteFri, 27 Nov 2020 15:08:35 +0100

Le sénateur quitte les fauteuils rouges pour les alcôves du pouvoir

A 73 ans, le désormais ex-sénateur entame une nouvelle carrière en rejoignant le cabinet de lobbying APCO. Rares sont les parlementaires qui choisissent de quitter leur mandat en cours de route pour rejoindre aussi ouvertement le lobbying. Surtout après 25 ans de carrière au Sénat.

Jean Bizet - ActuaLitté - Wikipedia - CC BY-SA 2.0

Élu de la Manche depuis bientôt quarante ans, Jean Bizet se retire de la vie politique pour rejoindre le cabinet de lobbying APCO. Cette annonce, intervenue ce matin, n’a pas manqué de soulever des questions sur les raisons qui ont poussé APCO, grande compagnie américaine implantée à Paris et Bruxelles, à renforcer ses rangs (et son carnet d’adresse) avec Jean Bizet.

L’ex-sénateur Républicain, lui-même fils de député, a tenu le rôle de président de la commission européenne au Sénat près de huit ans (au lieu des six établis par le règlement intérieur). Après l’annonce de la fin du cumul des mandats et après avoir épuisé son quota d’années à la présidence d’une commission, il avait fait savoir que si une opportunité se présentait, il se pourrait qu’il la saisisse. C’est donc APCO qui lui a fait un appel du pied. A Bruxelles, APCO figure à la 11e place sur 848 sociétés de lobbying recensées par l’ONG Lobbyfact, et fait partie des cabinets de lobbying de taille intermédiaire depuis quelques années, après avoir compté parmi les plus gros en termes de dépenses de lobbying. Aujourd’hui, ils affirment dépenser entre 2,5 et 2,7 millions d'euros en frais de lobbying à Bruxelles.

Dans son communiqué annonçant l’arrivée de Jean Bizet, APCO explique l’avoir choisi pour sa «vaste connaissance des institutions et de l’écosystème parlementaire français.» Et même si l’ex-sénateur rectifie pudiquement lorsqu’on lui parle d’un cabinet de lobbying, car il préfère l’appellation «cabinet de...

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Le sénateur quitte les fauteuils rouges pour les alcôves du pouvoir

A 73 ans, le désormais ex-sénateur entame une nouvelle carrière en rejoignant le cabinet de lobbying APCO. Rares sont les parlementaires qui choisissent de quitter leur mandat en cours de route pour rejoindre aussi ouvertement le lobbying. Surtout après 25 ans de carrière au Sénat.

Jean Bizet - ActuaLitté - Wikipedia - CC BY-SA 2.0

Élu de la Manche depuis bientôt quarante ans, Jean Bizet se retire de la vie politique pour rejoindre le cabinet de lobbying APCO. Cette annonce, intervenue ce matin, n’a pas manqué de soulever des questions sur les raisons qui ont poussé APCO, grande compagnie américaine implantée à Paris et Bruxelles, à renforcer ses rangs (et son carnet d’adresse) avec Jean Bizet.

L’ex-sénateur Républicain, lui-même fils de député, a tenu le rôle de président de la commission européenne au Sénat près de huit ans (au lieu des six établis par le règlement intérieur). Après l’annonce de la fin du cumul des mandats et après avoir épuisé son quota d’années à la présidence d’une commission, il avait fait savoir que si une opportunité se présentait, il se pourrait qu’il la saisisse. C’est donc APCO qui lui a fait un appel du pied. A Bruxelles, APCO figure à la 11e place sur 848 sociétés de lobbying recensées par l’ONG Lobbyfact, et fait partie des cabinets de lobbying de taille intermédiaire depuis quelques années, après avoir compté parmi les plus gros en termes de dépenses de lobbying. Aujourd’hui, ils affirment dépenser entre 2,5 et 2,7 millions d'euros en frais de lobbying à Bruxelles.

Dans son communiqué annonçant l’arrivée de Jean Bizet, APCO explique l’avoir choisi pour sa «vaste connaissance des institutions et de l’écosystème parlementaire français.» Et même si l’ex-sénateur rectifie pudiquement lorsqu’on lui parle d’un cabinet de lobbying, car il préfère l’appellation «cabinet de...

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Trading, fausses promesses et vrai système pyramidal7b05b19c-ec9f-4855-b0c7-3105871391f6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201127_143118_Trading__fausses_promesses_et_vrai_systeme_pyramidalFri, 27 Nov 2020 14:31:18 +0100

Le monde caché des "jeunes entrepreneurs"

Ils sont à peine majeurs et affichent une réussite insolente sur les réseaux sociaux. Des jeunes vantent le pouvoir du trading, outil idéal disent-ils, pour « prendre en main sa réussite ». Mais le but est d’attirer des acheteurs dans un système de vente pyramidal. Le trading, en réalité, n’est qu’un appât.

Salut à toi jeune entrepreneur !

Ils s’appellent Samba, Maxime, Aurélie, Adnane, Mohamed, Delroy ou Serey et ils ont la vingtaine clinquante. Ils roulent en Mercedes ou Lamborghini, portent de beaux costumes, s’achètent des Rolex tout diamant et surtout, ils affichent ostensiblement leur réussite sur les réseaux sociaux. Lecteur, est-ce que tu préfères faire pitié et prendre le bus tous les jours, ou commencer très rapidement à faire de l’argent avec eux grâce à ton téléphone, et peut-être pouvoir acquérir ce genre de véhicule haut de gamme? Moi je pense, la question elle est vite répondue. Vous avez peut-être reconnu les paroles d’une vidéo devenue virale cet été: un jeune garçon en costume moulant qui promet la réussite à ceux qui le rejoignent. Son secret? Le trading. Tous ces jeunes sont à la tête de groupes pyramidaux qui vendent de la formation en ligne, pour apprendre à jouer en bourse.

Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK
Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK

La promesse: se former pour savoir ce qu’est un pips, une chandelle ou un stop loss, maîtriser tous les codes pour pouvoir placer son argent sur des marchés comme le Forex, marché des devises, ou les cryptomonnaies. En réalité, si l'on vous apprend bien le vocabulaire du trading, vous ne saurez pas manier les algorithmes, réaliser des projections ou formuler des hypothèses pour savoir réagir en fonction de la tournure que prendra le cours de la bourse. Et d’ailleurs, on vous assure que ce n’est pas utile, car vous recevrez du «...

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Le monde caché des "jeunes entrepreneurs"

Ils sont à peine majeurs et affichent une réussite insolente sur les réseaux sociaux. Des jeunes vantent le pouvoir du trading, outil idéal disent-ils, pour « prendre en main sa réussite ». Mais le but est d’attirer des acheteurs dans un système de vente pyramidal. Le trading, en réalité, n’est qu’un appât.

Salut à toi jeune entrepreneur !

Ils s’appellent Samba, Maxime, Aurélie, Adnane, Mohamed, Delroy ou Serey et ils ont la vingtaine clinquante. Ils roulent en Mercedes ou Lamborghini, portent de beaux costumes, s’achètent des Rolex tout diamant et surtout, ils affichent ostensiblement leur réussite sur les réseaux sociaux. Lecteur, est-ce que tu préfères faire pitié et prendre le bus tous les jours, ou commencer très rapidement à faire de l’argent avec eux grâce à ton téléphone, et peut-être pouvoir acquérir ce genre de véhicule haut de gamme? Moi je pense, la question elle est vite répondue. Vous avez peut-être reconnu les paroles d’une vidéo devenue virale cet été: un jeune garçon en costume moulant qui promet la réussite à ceux qui le rejoignent. Son secret? Le trading. Tous ces jeunes sont à la tête de groupes pyramidaux qui vendent de la formation en ligne, pour apprendre à jouer en bourse.

Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK
Dubaï et Jet ski, la belle vie des jeunes "traders" - Story instagram - MK

La promesse: se former pour savoir ce qu’est un pips, une chandelle ou un stop loss, maîtriser tous les codes pour pouvoir placer son argent sur des marchés comme le Forex, marché des devises, ou les cryptomonnaies. En réalité, si l'on vous apprend bien le vocabulaire du trading, vous ne saurez pas manier les algorithmes, réaliser des projections ou formuler des hypothèses pour savoir réagir en fonction de la tournure que prendra le cours de la bourse. Et d’ailleurs, on vous assure que ce n’est pas utile, car vous recevrez du «...

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J'ai quitté l'Education Nationale9eeae643-96de-4290-ad9f-07b36b7a7864http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201126_134528_J_ai_quitte_l_Education_NationaleThu, 26 Nov 2020 13:45:28 +0100

Vis ma vie de prof contractuelle - Episode 3

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale... jusqu'à sa démission ce mois-ci.

Mammouth au Royal BC Museum, Victoria, British Columbia - Rob Pongsajapan - CC BY 2.0

Nous retrouvons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

«J’ai été très touchée par l’assassinat de Samuel Paty. Pendant les vacances, j’en discute avec plusieurs amis profs, nous étions tous sous le choc. Je me suis rendue au rassemblement d’hommage avec des collègues devant la mairie de Versailles.

Le ministre nous annonce qu’on lui rendra hommage dans toutes les écoles le 2 novembre. Je reçois sept courriels dans le week-end précédent la rentrée. Les consignes changent tout le temps: arrivée à huit heures pour discuter entre enseignants, puis arrivée à huit heures avec les élèves, puis on nous annonce qu’on sera en binôme pour échanger avec les élèves. Enfin le rectorat me dit qu’on n’est plus obligé de faire un échange, mais qu’on doit au moins observer une minute de silence et lire la lettre de Jean Jaurès. Le proviseur m’adresse un courriel expliquant que nous pouvons garder la porte ouverte pour que l’administration puisse intervenir en cas de chahut ou de non respect de la minute de silence.

Je décide de bien préparer un échange. Cela me paraît important pour mes élèves. Je lis la lettre de Jaurès ainsi que d’autres documents que nous envoient l’Éducation Nationale, plus des articles de presse sur la liberté d’expression. En tant qu’enseignante, je dois être à la hauteur sur cette question importante. Dans le même temps j’écris...

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Vis ma vie de prof contractuelle - Episode 3

Marie-Gabrielle est professeure contractuelle en lycée dans l'académie de Versailles. Elle raconte son quotidien et les méandres du Mammouth de l’Éducation Nationale... jusqu'à sa démission ce mois-ci.

Mammouth au Royal BC Museum, Victoria, British Columbia - Rob Pongsajapan - CC BY 2.0

Nous retrouvons Marie-Gabrielle. Elle est prof contractuelle, enseignant le médico-social en lycée. Pour protéger son anonymat, les établissement ne seront pas cités. Elle raconte son quotidien.

«J’ai été très touchée par l’assassinat de Samuel Paty. Pendant les vacances, j’en discute avec plusieurs amis profs, nous étions tous sous le choc. Je me suis rendue au rassemblement d’hommage avec des collègues devant la mairie de Versailles.

Le ministre nous annonce qu’on lui rendra hommage dans toutes les écoles le 2 novembre. Je reçois sept courriels dans le week-end précédent la rentrée. Les consignes changent tout le temps: arrivée à huit heures pour discuter entre enseignants, puis arrivée à huit heures avec les élèves, puis on nous annonce qu’on sera en binôme pour échanger avec les élèves. Enfin le rectorat me dit qu’on n’est plus obligé de faire un échange, mais qu’on doit au moins observer une minute de silence et lire la lettre de Jean Jaurès. Le proviseur m’adresse un courriel expliquant que nous pouvons garder la porte ouverte pour que l’administration puisse intervenir en cas de chahut ou de non respect de la minute de silence.

Je décide de bien préparer un échange. Cela me paraît important pour mes élèves. Je lis la lettre de Jaurès ainsi que d’autres documents que nous envoient l’Éducation Nationale, plus des articles de presse sur la liberté d’expression. En tant qu’enseignante, je dois être à la hauteur sur cette question importante. Dans le même temps j’écris...

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Pas si non-essentiel que ça!63f6a6a3-4504-4bdf-a5a3-b4873b3d327dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201124_190916_Pas_si_non-essentiel_que___a_Tue, 24 Nov 2020 19:09:16 +0100

Rencontre avec des commerces "non-essentiels"

A force de Covid et de confinement notre vision du quotidien s'embrume inexorablement. On en viendrait à souscrire aux mesures les plus incompréhensibles qui soient. Au risque d'oublier que le superflu des uns s'avère parfois si crucial pour les autres.

En Charente-Maritime, les non-essentiels se rebellent - © Reflets

Dans le texte, on nous avait parlé de commerces non-essentiels, mais l'aviez-vous remarqué, sur le terrain il s'agissait de femmes et d'hommes indispensables. Alors ce vendredi 20 novembre le petit parvis de la préfecture de Charente-Maritime s'est noirci de quelques 250 manifestants. Un seul véritable message, une unique revendication: « Laissez-nous travailler ! » A la tête de cette fronde de bonne volonté, un collectif né de la désespérance d'une poignée de dirigeants d'entreprise. Dans leur sillage se sont rassemblés des retraités solidaires, des salariés placés au chômage partiel, des gilets jaunes de la première heure, bref autant de profils représentatifs de la saison 2 du Covid. Selon la porte-parole du mouvement, la bronca vient de la capitale et s'élève dans toute la France: « Actuellement on ne peut pas se déplacer à Paris, alors nous avons décidé de nous manifester dans toutes les régions. »

C'est donc devant la préfecture de Charente-Maritime que tous ont piétiné avant qu'une petite délégation soit reçue par la directrice de cabinet du préfet Basselier. Le préfet en titre, absent excusé, avait en effet chargé la sous-préfète de s'occuper de cette affaire. Fallait-il y voir un signe? Car si tout se déroulait pour le mieux dans la meilleure des manifestations, n'était-il pas déjà trop tard pour interpeller les hautes autorités. Au regard de l'actualité en cours on pouvait s'interroger sur l'utilité de la...

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Rencontre avec des commerces "non-essentiels"

A force de Covid et de confinement notre vision du quotidien s'embrume inexorablement. On en viendrait à souscrire aux mesures les plus incompréhensibles qui soient. Au risque d'oublier que le superflu des uns s'avère parfois si crucial pour les autres.

En Charente-Maritime, les non-essentiels se rebellent - © Reflets

Dans le texte, on nous avait parlé de commerces non-essentiels, mais l'aviez-vous remarqué, sur le terrain il s'agissait de femmes et d'hommes indispensables. Alors ce vendredi 20 novembre le petit parvis de la préfecture de Charente-Maritime s'est noirci de quelques 250 manifestants. Un seul véritable message, une unique revendication: « Laissez-nous travailler ! » A la tête de cette fronde de bonne volonté, un collectif né de la désespérance d'une poignée de dirigeants d'entreprise. Dans leur sillage se sont rassemblés des retraités solidaires, des salariés placés au chômage partiel, des gilets jaunes de la première heure, bref autant de profils représentatifs de la saison 2 du Covid. Selon la porte-parole du mouvement, la bronca vient de la capitale et s'élève dans toute la France: « Actuellement on ne peut pas se déplacer à Paris, alors nous avons décidé de nous manifester dans toutes les régions. »

C'est donc devant la préfecture de Charente-Maritime que tous ont piétiné avant qu'une petite délégation soit reçue par la directrice de cabinet du préfet Basselier. Le préfet en titre, absent excusé, avait en effet chargé la sous-préfète de s'occuper de cette affaire. Fallait-il y voir un signe? Car si tout se déroulait pour le mieux dans la meilleure des manifestations, n'était-il pas déjà trop tard pour interpeller les hautes autorités. Au regard de l'actualité en cours on pouvait s'interroger sur l'utilité de la...

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Exclusif : interview (presque imaginaire) d'Emmanuel Macrone9260598-2982-4c1a-b75a-bcbc62cffd10http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201124_131203_Exclusif___interview__presque_imaginaire__d_Emmanuel_MacronTue, 24 Nov 2020 13:12:03 +0100

« J'aime me faire peur »

Lundi 23 novembre au soir, le président nous reçoit dans la "war room" alors que des islamo-gauchistes sèment le désordre dans Paris. La nuit appartient aux apatrides et aux journalopes mais force devant rester à la loi, le terrain sera repris à l'ennemi.

Le président français - © Meme

Monsieur le Président, vous ne trouvez pas que vous allez un peu loin avec les journalistes et les sans-abri ? Ce ne sont pas des délinquants...

J'aime me faire peur. Ne suis-je pas à la tête de la start-up nation ? Il nous faut prendre des risques en permanence pour réussir. Tout le monde aime ceux qui prennent des risques. J'ai tremblé, et tout mon gouvernement avec, surtout Benjamin Griveaux, avec les gilets jaunes. On a cru qu'ils allaient venir nous chercher chez nous ! Alors comme ça s'était calmé, j'ai imaginé un truc qui puisse mettre cette fois à peu près tout le monde dans la rue. C'est un challenge, je sais. Avec le Covid-19, les gens ont peur d'y aller. Le challenge est vraiment énorme : il faudrait que je m'aliène mon électorat de base mais aussi les gens d'extrême-droite. Si on veut vraiment se faire peur, il faut frapper fort. Bref, du coup je me suis dit, je vais exploser les journalistes. Se taper la liberté de la presse au pays de la révolution qui avait mis dans Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi », c'était un beau projet. C'est mon projet. Ça fait un moment d'ailleurs [il rit]. Souvenez-vous quand je vous avais virés de la salle de...

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« J'aime me faire peur »

Lundi 23 novembre au soir, le président nous reçoit dans la "war room" alors que des islamo-gauchistes sèment le désordre dans Paris. La nuit appartient aux apatrides et aux journalopes mais force devant rester à la loi, le terrain sera repris à l'ennemi.

Le président français - © Meme

Monsieur le Président, vous ne trouvez pas que vous allez un peu loin avec les journalistes et les sans-abri ? Ce ne sont pas des délinquants...

J'aime me faire peur. Ne suis-je pas à la tête de la start-up nation ? Il nous faut prendre des risques en permanence pour réussir. Tout le monde aime ceux qui prennent des risques. J'ai tremblé, et tout mon gouvernement avec, surtout Benjamin Griveaux, avec les gilets jaunes. On a cru qu'ils allaient venir nous chercher chez nous ! Alors comme ça s'était calmé, j'ai imaginé un truc qui puisse mettre cette fois à peu près tout le monde dans la rue. C'est un challenge, je sais. Avec le Covid-19, les gens ont peur d'y aller. Le challenge est vraiment énorme : il faudrait que je m'aliène mon électorat de base mais aussi les gens d'extrême-droite. Si on veut vraiment se faire peur, il faut frapper fort. Bref, du coup je me suis dit, je vais exploser les journalistes. Se taper la liberté de la presse au pays de la révolution qui avait mis dans Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi », c'était un beau projet. C'est mon projet. Ça fait un moment d'ailleurs [il rit]. Souvenez-vous quand je vous avais virés de la salle de...

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Le cyber-harcèlement bondit pendant le confinement2ea05daa-f254-4c33-a183-6b2afd78dddehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201123_114503_Le_cyber-harcelement_bondit_pendant_le_confinementMon, 23 Nov 2020 11:45:03 +0100

Le nombre de cas signalés a augmenté de 26% en un an

Chaque année, 700 000 jeunes sont victimes de harcèlement scolaire selon le ministère de l'Éducation nationale. Pendant le confinement du printemps, et encore aujourd'hui, le cyber-harcèlement a pris le relais. En cause : un bouleversement des pratiques numériques et une méconnaissance des violences en ligne de nombreux parents.

Jean-Michel Blanquer

Quelque 30% de cas de cyberharcèlement en plus pendant le confinement du printemps 2020. C’est le constat fait par l’association E-enfance, qui gère la plate-forme netecoute.fr. Et si les cas de harcèlement scolaire ont mécaniquement baissé, ils se sont déportés sur le cyberharcèlement. Rumeurs, insultes, photos volées ou truquées, la viralité des réseaux sociaux démultiplie le phénomène de harcèlement. Mais le déconfinement et la rentrée en présentiel n’ont pas changé la donne. Toujours d’après l’étude de l’association E-enfance, les cas de cyberharcèlement ont augmenté de 26% en septembre 2020 par rapport à septembre 2019, malgré une rentrée en présentiel. En cause : la forte hausse du temps passé sur les écrans, et donc les réseaux sociaux, chez les adolescents. Les cours à distance et l’absence de contacts avec les ami.e.s ont fait exploser le nombre de groupe WhatsApp, Snachpat, Instagram ou Tik Tok. Avec le confinement, les usages du numérique se sont également, et durablement, transformés. Les adolescents, de plus en plus jeunes, ont accès à leurs propres équipements. Et beaucoup de parents méconnaissent les pratiques de leurs enfants sur Internet. Ils n’ont ainsi qu’une vague idée des dangers. Seuls 9% pensent que leur enfant est concerné. Un jeune sur 10 déclare avoir déjà été victime de violences en ligne, d’après un rapport parlementaire publié en octobre 2020.

Les élèves de troisième seraient les plus exposés aux risques de cyberharcèlement, en raison de leur...

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Le nombre de cas signalés a augmenté de 26% en un an

Chaque année, 700 000 jeunes sont victimes de harcèlement scolaire selon le ministère de l'Éducation nationale. Pendant le confinement du printemps, et encore aujourd'hui, le cyber-harcèlement a pris le relais. En cause : un bouleversement des pratiques numériques et une méconnaissance des violences en ligne de nombreux parents.

Jean-Michel Blanquer

Quelque 30% de cas de cyberharcèlement en plus pendant le confinement du printemps 2020. C’est le constat fait par l’association E-enfance, qui gère la plate-forme netecoute.fr. Et si les cas de harcèlement scolaire ont mécaniquement baissé, ils se sont déportés sur le cyberharcèlement. Rumeurs, insultes, photos volées ou truquées, la viralité des réseaux sociaux démultiplie le phénomène de harcèlement. Mais le déconfinement et la rentrée en présentiel n’ont pas changé la donne. Toujours d’après l’étude de l’association E-enfance, les cas de cyberharcèlement ont augmenté de 26% en septembre 2020 par rapport à septembre 2019, malgré une rentrée en présentiel. En cause : la forte hausse du temps passé sur les écrans, et donc les réseaux sociaux, chez les adolescents. Les cours à distance et l’absence de contacts avec les ami.e.s ont fait exploser le nombre de groupe WhatsApp, Snachpat, Instagram ou Tik Tok. Avec le confinement, les usages du numérique se sont également, et durablement, transformés. Les adolescents, de plus en plus jeunes, ont accès à leurs propres équipements. Et beaucoup de parents méconnaissent les pratiques de leurs enfants sur Internet. Ils n’ont ainsi qu’une vague idée des dangers. Seuls 9% pensent que leur enfant est concerné. Un jeune sur 10 déclare avoir déjà été victime de violences en ligne, d’après un rapport parlementaire publié en octobre 2020.

Les élèves de troisième seraient les plus exposés aux risques de cyberharcèlement, en raison de leur...

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Manifestation contre la proposition de loi sécurité globale du 21 novembre 2020378d4037-d2df-4578-a94f-258682b3b53chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201121_212909_Manifestation_contre_la_proposition_de_loi_securite_globale_du_21_novembre_2020Sat, 21 Nov 2020 21:29:09 +0100

Faible mobilisation

Décidément, le gouvernement est à la ramasse côté communication : fermer au public le "parvis des droits de l'Homme" du Trocadéro par des grilles, des chaîne et des policiers armés... Mais peut-être s'en moque-t-il. D'ailleurs la mobilisation était relativement faible.

Le parvis des droits de l’homme fermé au public par des chaînes et des policiers : l'image ne peut pas être pire pour le gouvernement. - © Reflets

A l'appel des syndicats de journalistes, des rédactions, des sociétés de journalistes, de la profession, quelques milliers de personnes se sont réunies sur la place du Trocadéro à Paris ce samedi 21 novembre 2020. Ils protestaient contre l'article 24 qui, dans les faits empêchera les journalistes de filmer et de diffuser les images de membres de forces de l'ordre dans le cadre de leurs opérations. C'est un peu observer le monde par un prisme car la proposition de loi sécurité globale comporte bien d'autres articles tout aussi dangereux pour les libertés individuelles. Nous avions détaillé toutes les parties du texte dans un article début novembre. Renforcement du rôle de la sécurité privée, usage des drones, transmission des images filmées par les caméras piéton en temps réel, la liste est longue.

Le faible nombre de personnes mobilisées, deux ou trois mille environ [Update du 22 novembre : Mediapart estime pour sa part à 10.000 le nombre de manifestants], laisse un goût amer. Et une impression de fin de révolution avortée. Les manifestations massives de gilets jaunes, et plus globalement de Français en colère ces deux dernières années sont un lointain souvenir. Ils étaient peut-être 200 aujourd'hui dispersés dans une manifestation statique, nassée avant d'avoir commencé. Le gouvernement en place explose littéralement toutes les digues, embarque le pays vers un État policier et moins de 3.000 personnes s'en offusquent suffisamment pour...

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Faible mobilisation

Décidément, le gouvernement est à la ramasse côté communication : fermer au public le "parvis des droits de l'Homme" du Trocadéro par des grilles, des chaîne et des policiers armés... Mais peut-être s'en moque-t-il. D'ailleurs la mobilisation était relativement faible.

Le parvis des droits de l’homme fermé au public par des chaînes et des policiers : l'image ne peut pas être pire pour le gouvernement. - © Reflets

A l'appel des syndicats de journalistes, des rédactions, des sociétés de journalistes, de la profession, quelques milliers de personnes se sont réunies sur la place du Trocadéro à Paris ce samedi 21 novembre 2020. Ils protestaient contre l'article 24 qui, dans les faits empêchera les journalistes de filmer et de diffuser les images de membres de forces de l'ordre dans le cadre de leurs opérations. C'est un peu observer le monde par un prisme car la proposition de loi sécurité globale comporte bien d'autres articles tout aussi dangereux pour les libertés individuelles. Nous avions détaillé toutes les parties du texte dans un article début novembre. Renforcement du rôle de la sécurité privée, usage des drones, transmission des images filmées par les caméras piéton en temps réel, la liste est longue.

Le faible nombre de personnes mobilisées, deux ou trois mille environ [Update du 22 novembre : Mediapart estime pour sa part à 10.000 le nombre de manifestants], laisse un goût amer. Et une impression de fin de révolution avortée. Les manifestations massives de gilets jaunes, et plus globalement de Français en colère ces deux dernières années sont un lointain souvenir. Ils étaient peut-être 200 aujourd'hui dispersés dans une manifestation statique, nassée avant d'avoir commencé. Le gouvernement en place explose littéralement toutes les digues, embarque le pays vers un État policier et moins de 3.000 personnes s'en offusquent suffisamment pour...

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G20 présidé par l’Arabie saoudite : l’économie plus forte que les droits humains35ae396f-e3c7-41d7-8d68-eae971756ebchttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201121_085736_G20_preside_par_l___Arabie_saoudite___l___economie_plus_forte_que_les_droits_humainsSat, 21 Nov 2020 08:57:36 +0100

Mohammed ben Salmane continue de s’acheter une bonne image

Ce week-end, l’Arabie Saoudite préside le sommet du G20. Alors que le pays poursuit son opération séduction sur la scène internationale, les appels se multiplient pour demander la libération des défenseurs des droits humains emprisonnés par le royaume wahhabite.

Mohammed bin Salman net Nicolas Sarkozy en 2018 - Kremlin - Wikipedia - CC

La répression est impitoyable contre les défenseurs des droits humains en Arabie Saoudite. «Ils sont soit en prison, soit en exil» confirme Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés àAmnestyInternational France. «Aucune liberté d’expression ou d’action pacifique n’est tolérée. Les militants subissent des arrestations arbitraires, des tortures, des mauvais traitements et sont maintenus en détention avec des simulacres de procès». Les coulisses du royaume wahhabite contrastent avec l’image que le pays donne sur la scène internationale. Ces dernières années, le prince héritier Mohammed ben Salmane a adopté une série de réformes, fortement médiatisées, en faveur des droits humains.«Ces réformes vont dans le bon sens, mais elles sont très insuffisantes» réagit Katia Roux. «Le système de tutelle très répressif est toujours en place. Les femmes sont toujours victimes en droit et en pratique en Arabie Saoudite». Amnesty International et d’autres ONG souhaitent ainsi que ce G20, sous présidence saoudienne, soit l’occasion pour les Etats d’appeler à la libération de ces défenseurs et militants des droits humains. «Les femmes ont accès à des petits droits, mais les vrais sujets comme le mariage, l’accès au travail ou aux voyages à l’étranger ne sont pas abordés» réagit Albane Gaillot, députée Ecologie Démocratie Solidarité. «Dès lors que vous êtes une citoyenne saoudienne, et que vous militez pour vos droits, pour ne plus subir de violences, vous êtes emprisonnées. Les hommes et les...

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Mohammed ben Salmane continue de s’acheter une bonne image

Ce week-end, l’Arabie Saoudite préside le sommet du G20. Alors que le pays poursuit son opération séduction sur la scène internationale, les appels se multiplient pour demander la libération des défenseurs des droits humains emprisonnés par le royaume wahhabite.

Mohammed bin Salman net Nicolas Sarkozy en 2018 - Kremlin - Wikipedia - CC

La répression est impitoyable contre les défenseurs des droits humains en Arabie Saoudite. «Ils sont soit en prison, soit en exil» confirme Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés àAmnestyInternational France. «Aucune liberté d’expression ou d’action pacifique n’est tolérée. Les militants subissent des arrestations arbitraires, des tortures, des mauvais traitements et sont maintenus en détention avec des simulacres de procès». Les coulisses du royaume wahhabite contrastent avec l’image que le pays donne sur la scène internationale. Ces dernières années, le prince héritier Mohammed ben Salmane a adopté une série de réformes, fortement médiatisées, en faveur des droits humains.«Ces réformes vont dans le bon sens, mais elles sont très insuffisantes» réagit Katia Roux. «Le système de tutelle très répressif est toujours en place. Les femmes sont toujours victimes en droit et en pratique en Arabie Saoudite». Amnesty International et d’autres ONG souhaitent ainsi que ce G20, sous présidence saoudienne, soit l’occasion pour les Etats d’appeler à la libération de ces défenseurs et militants des droits humains. «Les femmes ont accès à des petits droits, mais les vrais sujets comme le mariage, l’accès au travail ou aux voyages à l’étranger ne sont pas abordés» réagit Albane Gaillot, députée Ecologie Démocratie Solidarité. «Dès lors que vous êtes une citoyenne saoudienne, et que vous militez pour vos droits, pour ne plus subir de violences, vous êtes emprisonnées. Les hommes et les...

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Bouger en liberté pour trouver un emploi3300456c-38f0-406a-8026-f3324403b013http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201120_092528_Bouger_en_liberte_pour_trouver_un_emploiFri, 20 Nov 2020 09:25:28 +0100

Reportage dans l'association Essonne Mobilités

Ventes et locations de véhicules d'occasion, de scooters ou de vélos, garage solidaire, aide à l'obtention du permis de conduite, l'association Essonne Mobilités aide les plus précaires à se déplacer. Une condition nécessaire pour être mieux inséré et accéder à un emploi ou le garder. En France, sept millions de personnes en âge de travailler sont touchées par des problèmes de mobilité.

Cours de conduite - © Reflets

Mohammed passe avec application un coup de Karcher sur une Renault Scénic de couleur sombre. La cliente ne va pas tarder à venir récupérer la voiture qu’elle a achetée il y a quelques semaines. Mais il ne s’agit pas d’une transaction comme une autre. Ici, au garage d’Essonne Mobilités situé dans les locaux de l’université Paris-Sud à Orsay, les bénéficiaires sont des personnes en recherche d’emploi ou ayant de faibles revenus. Et Mohammed qui travaille au garage de l’association est lui-même en insertion. Ce Soudanais est arrivé en France en 2015, après quatre années passées en Libye. «J’ai fait des études d’économie à Khartoum, mais étais dans l’opposition au président El Béchir, raconte-t-il dans un français un peu hésitant. J’ai été arrêté trois fois. Alors il a fallu que je quitte le pays. J’ai passé quatre années en Libye où j’ai un oncle qui y travaille. Mais j’ai toujours voulu venir en France. Alors un jour j’ai tenté la traversée.» Avec une carte de séjour de 10 ans, il peut envisager l’avenir. Depuis un an, il travaille comme garagiste au sein d’Essonne Mobilité. «Mon idée est de faire de la mécanique trois ou quatre ans, puis de reprendre un Master d’économie.» Son collègue, Salah, 41 ans, est déjà titulaire d’un diplôme d’électromécanicien de l’Afpa. «J’étais préparateur de commandes, mais j’ai voulu changer de métier. J’ai fait cette formation, mais je ne trouvais pas de travail. Alors ce contrat à Essonne Mobilités me donne de l’expérience pour travailler...

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Reportage dans l'association Essonne Mobilités

Ventes et locations de véhicules d'occasion, de scooters ou de vélos, garage solidaire, aide à l'obtention du permis de conduite, l'association Essonne Mobilités aide les plus précaires à se déplacer. Une condition nécessaire pour être mieux inséré et accéder à un emploi ou le garder. En France, sept millions de personnes en âge de travailler sont touchées par des problèmes de mobilité.

Cours de conduite - © Reflets

Mohammed passe avec application un coup de Karcher sur une Renault Scénic de couleur sombre. La cliente ne va pas tarder à venir récupérer la voiture qu’elle a achetée il y a quelques semaines. Mais il ne s’agit pas d’une transaction comme une autre. Ici, au garage d’Essonne Mobilités situé dans les locaux de l’université Paris-Sud à Orsay, les bénéficiaires sont des personnes en recherche d’emploi ou ayant de faibles revenus. Et Mohammed qui travaille au garage de l’association est lui-même en insertion. Ce Soudanais est arrivé en France en 2015, après quatre années passées en Libye. «J’ai fait des études d’économie à Khartoum, mais étais dans l’opposition au président El Béchir, raconte-t-il dans un français un peu hésitant. J’ai été arrêté trois fois. Alors il a fallu que je quitte le pays. J’ai passé quatre années en Libye où j’ai un oncle qui y travaille. Mais j’ai toujours voulu venir en France. Alors un jour j’ai tenté la traversée.» Avec une carte de séjour de 10 ans, il peut envisager l’avenir. Depuis un an, il travaille comme garagiste au sein d’Essonne Mobilité. «Mon idée est de faire de la mécanique trois ou quatre ans, puis de reprendre un Master d’économie.» Son collègue, Salah, 41 ans, est déjà titulaire d’un diplôme d’électromécanicien de l’Afpa. «J’étais préparateur de commandes, mais j’ai voulu changer de métier. J’ai fait cette formation, mais je ne trouvais pas de travail. Alors ce contrat à Essonne Mobilités me donne de l’expérience pour travailler...

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Le gouvernement déclare la guerre aux contestataires et à la presse03064eb9-2c72-44bf-ae7c-63c6f492657bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20201119_201140_Le_gouvernement_declare_la_guerre_aux_contestataires_et_a_la_presseThu, 19 Nov 2020 20:11:40 +0100

Et il n'a peut-être pas tort ?

Le virage droitier entamé très vite après le début du quinquennat est désormais un virage à l'extrême-droite. Pour la deuxième fois, l'ONU met en garde contre la dérive en cours. Mais finalement, en l'absence de réponse, pourquoi se gêner ?

Les voltigeurs d'Emmanuel Macron - © Reflets

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes que nous avons suivi, samedis après samedis en en rendant compte ici, nous martelons que l'extrême violence organisée par l'exécutif contre les manifestant est totalement disproportionnée. Nous avons documenté dès janvier 2019, dans deux articles, ici et , le fait que les blessés par LBD ne l'étaient pas par accident. Depuis le début du mouvement, nous documentons également les violences contre les journalistes. En vain, il faut bien l'avouer. Car à quelques exceptions près, la presse n'a que mollement relayé ces dérives. Il ne tient qu'à elle pourtant de harceler le gouvernement jusqu'à obtenir une réponse satisfaisante. La presse italienne l'avait fait pour Berlusconi : lui poser en permanence dix questions d'intérêt public. Plutôt que de servir la soupe aux politiques en les invitant sans les cuisiner, peut-être vaudrait-il mieux leur poser les questions qui fâchent, surtout lorsque ceux-ci déclarent une guerre ouverte à la presse, la liberté d'informer et à son rôle sociétal : celui de permettre aux citoyens de faire des choix éclairés.

Ces attaques, ce n'est pas spécifiquement un journal Reflets, ou un autre, par nature pas tout à fait neutre en la matière (juge et partie), qui les observe et les dénonce. C'est par exemple la Défenseur des droits, Claire Hédon, nommé par Emmanuel Macron, qui par deux fois a estimé que « cette proposition de loi soulève des risques...

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Et il n'a peut-être pas tort ?

Le virage droitier entamé très vite après le début du quinquennat est désormais un virage à l'extrême-droite. Pour la deuxième fois, l'ONU met en garde contre la dérive en cours. Mais finalement, en l'absence de réponse, pourquoi se gêner ?

Les voltigeurs d'Emmanuel Macron - © Reflets

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes que nous avons suivi, samedis après samedis en en rendant compte ici, nous martelons que l'extrême violence organisée par l'exécutif contre les manifestant est totalement disproportionnée. Nous avons documenté dès janvier 2019, dans deux articles, ici et , le fait que les blessés par LBD ne l'étaient pas par accident. Depuis le début du mouvement, nous documentons également les violences contre les journalistes. En vain, il faut bien l'avouer. Car à quelques exceptions près, la presse n'a que mollement relayé ces dérives. Il ne tient qu'à elle pourtant de harceler le gouvernement jusqu'à obtenir une réponse satisfaisante. La presse italienne l'avait fait pour Berlusconi : lui poser en permanence dix questions d'intérêt public. Plutôt que de servir la soupe aux politiques en les invitant sans les cuisiner, peut-être vaudrait-il mieux leur poser les questions qui fâchent, surtout lorsque ceux-ci déclarent une guerre ouverte à la presse, la liberté d'informer et à son rôle sociétal : celui de permettre aux citoyens de faire des choix éclairés.