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Muxcard - Un ordinateur fin comme une carte bancaire

Sun, 24 May 2026 10:25:06 +0200 - (source)

L'expert en électronique connu sous le pseudo de Krauseler s'est mis en tête un truc que la plupart des ingénieurs auraient lâché au bout d'une semaine, à savoir fabriquer un vrai ordinateur qui tient dans le format exact d'une carte bancaire.

Et pas "à peu près la taille d'une carte" comme on dit tous pour un Raspberry Pi, non, non, la vraie norme ISO 7810, 85 mm sur 54, et surtout l'épaisseur, soit moins d'un millimètre. Sa Muxcard, il l'a sorti tout seul, chez lui, après des mois de bidouille, et le résultat est très impressionnant !

Alors déjà, "ordinateur", c'est lui-même qui le met entre guillemets. En réalité sous la fine couche de Kapton se cache un ESP32-C3, le microcontrôleur que tous les makers connaissent bien, avec du WiFi, du Bluetooth et une intégration Arduino aux petits oignons.

Donc pas de Windows ni de Linux là-dessus, ne rêvez pas, mais ça tourne sur du firmware maison flashé directement sur la puce, façon Arduino. C'est donc surtout ça qui fait râler les experts en expertise de Reddit, mais j'suis désolé, un machin qui calcule et exécute du code, ça reste un ordinateur. Et sinon, oui, avant que vous posiez la question, ça fait tourner DOOM... À 0,7 image par seconde, certes, mais ça tourne !

Mais le plus dingue, ce n'est pas d'avoir réussi à caser tous les composants car malgré ce qu'on pourrait croire, trouver des pièces assez fines, c'était la partie facile. Le vrai cauchemar, c'est la mécanique car à cette épaisseur, tout devient fragile. Le moindre pli, la moindre pression localisée, et paf, les soudures lâchent.

Krauseler a donc conçu des "îlots" rigides autour des puces et des zones de souplesse calculées ailleurs, pour que la carte plie sans jamais forcer sur les points sensibles.

Et la partie qui va parler aux bidouilleurs, c'est le circuit imprimé. Plutôt que d'attendre 3 semaines une commande de flexPCB chez un fabricant à l'autre bout du monde et de prier pour que ça marche, il a tout simplement gravé le sien à la maison.

Du ruban Kapton avec une feuille de cuivre laminée, une couche de photorésine, et une imprimante 3D détournée en machine de photolithographie pour insoler les pistes.... Ajoutez à cela le pochoir pour la pâte à souder, qu'il a fabriqué en empilant du film photorésine à usage unique, et voilà.

Si vous avez déjà tenté de fabriquer un circuit au marqueur , c'est le même principe, mais poussé à un niveau de dingue.

Le moment le plus douloureux, de ce que j'ai compris, ça a été le branchement de l'écran. Les connecteurs étaient trop épais, alors il a soudé chaque fil à la main en retenant se respiration tellement c'est petit.

Maintenant, le point faible c'est la batterie. Un accu LiPo aussi fin, ça n'aime ni la chaleur, ni les chocs, ni qu'on s'assoie dessus avec le portefeuille dans la poche arrière. Une mini perforation et hop ça part en fumée, au sens propre.

Krauseler le reconnaît sans détour, et c'est sa plus grosse contrainte. Mais rassurez-vous, il bosse déjà sur des feuilles d'acier inox pour blinder l'accu contre la pression. Pas simple quand on sait que chaque solution crée un nouveau problème...

Bon, et qu'est-ce qu'on en fait au juste de cette Muxcard ?

Hé bien pour l'instant le proto affiche surtout des trucs sur son écran e-paper et joue les cartes de visite qui claquent. Mais pour moi, son potentiel qui fait rêver, ce serait d'imaginer qu'avec le NFC en lecture-écriture et l'ESP32, vous avez là de quoi bricoler un générateur de codes 2FA, un gestionnaire de mots de passe hors ligne, un portefeuille de QR codes pour vos billets de transport et autres, un portefeuille crypto, voire un petit outil de pentesting dans l'esprit du Flipper Zero .

Le tout dans un objet qui se glisse dans votre portefeuille sans que personne ne remarque la différence. En fait, le seul vrai frein, c'est qu'il faut savoir coder son propre firmware Arduino pour en tirer quoi que ce soit.

Maintenant, est-ce qu'on peut le refaire chez soi ?

Bien sûr, Krauseler a mis les schémas, le layout et un firmware d'exemple sur son GitHub mais attention quand même, c'est sous licence CC-BY-NC-SA, donc vous avez le droit de vous amuser à le reproduire mais pas de le vendre.

Maintenant, je pense que vous l'avez compris, reproduire ce truc relève de l'exploit. Il faut l'équipement de photolithographie, une soudure de précision de chirurgien, et surtout une batterie de moins d'un millimètre d'épaisseur que lui-même galère à sourcer. Et sur le coût total de tout ça, on n'a pas l'info ! Dommage, j'aurais bien aimé savoir combien ça coûte.

Bref, c'est moins un produit qu'une démonstration de force. Et c'est surtout une preuve de plus qu'un passionné seul peut encore repousser des limites que l'industrie jugerait pas assez rentable pour s'y coller...

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Riley Testut et Shane Gill viennent de sortir une bêta d' AltStore Classic (la 2.3b1 ), qui supprime enfin le besoin d'avoir un ordinateur pour sideloader des apps sur iPhone. AltStore, pour ceux qui débarquent, c'est la boutique alternative qui installe des apps qu'Apple ne veut pas sur son store, sans jailbreak et pour l'utiliser jusqu'ici, il fallait garder un Mac ou un PC allumé avec AltServer pour réinstaller vos apps tous les 7 jours.

Mais maintenant, une simple connexion Wi-Fi suffit !!

Pour s'en servir, vous allez dans les réglages d'AltStore Classic et vous renseignez l'URL d'un "serveur anisette" et hop, l'app se mettra à causer directement aux serveurs d'Apple pour signer et rafraîchir vos installations, sans passer par AltServer. Pour l'instant c'est réservé aux AltStore Patrons (les abonnés Patreon), avec un déploiement grand public prévu une fois la bêta stabilisée.

L'anisette, c'est la donnée d'authentification que les serveurs d'Apple exigent pour valider une demande de signature. Avant, AltServer la générait depuis votre ordinateur, d'où l'obligation de l'avoir sous la main. En déportant ça sur un serveur anisette distant, AltStore se débrouille maintenant tout seul depuis le téléphone.

C'est bien pensé ! Du coup le refresh hebdomadaire se fait en silence, et gérer le plafond de 3 apps imposé par Apple devient indolore même si cette limite des 3 apps reste...

SideStore , un fork open source d'AltStore, fait du sideloading sans ordinateur depuis un bon moment, en montant un VPN WireGuard local qui fait croire à l'iPhone qu'un ordi est branché, donc oui c'est vrai, AltStore Classic arrive un peu après la bataille mais avec une approche différente, ce serveur anisette plutôt que le VPN.

Mais ces serveurs anisette, faut bien que quelqu'un les fasse tourner et quand ils tombent, votre sideloading tombe avec.... Les habitués de SideStore connaissent bien la chanson. Vous pouvez bien sûr héberger le vôtre si vous êtes du genre à bidouiller, mais sinon vous dépendrez d'un serveur communautaire... et de sa bonne santé.

Quoi qu'il en soit, tout ça participe du même mouvement, à savoir reprendre un peu la main sur un iPhone qu'Apple a tenu verrouillé à double tour depuis bien trop longtemps. C'est grâce à ça que pas mal de gens peuvent aujourd'hui installer des émulateurs à l'ancienne comme Provenance , ou que la pression a fini par pousser Apple à accepter les émulateurs rétro sur son propre store.

Bref, si vous êtes Patron AltStore et sous iOS 17.4 ou plus, vous pouvez tester dès maintenant. Sinon, encore un peu de patience...

Source


Aspyr et Crystal Dynamics lâchent en ce moment la trilogie Tomb Raider I-III Remastered gratuitement sur l'Epic Games Store , soit 0€ au lieu de 26,99€. Vous pouvez donc récupérer les trois premières aventures de Lara Croft, celles que Core Design a pondues entre 1996 et 1998, remasterisées comme il faut et les garder pour toujours, même quand il repassera payant.

Filez sur la page Epic, cliquez sur Obtenir, et hop, c'est réglé. Et ne traînez pas, parce que l'offre s'arrête le 28 mai et après ça, retour au prix fort.

Dans ce pack, vous avez donc les 3 jeux complets avec leurs extensions d'époque, Unfinished Business pour le premier, Golden Mask pour le deuxième et The Lost Artifact pour le troisième. L'intégrale, secrets et niveaux bonus inclus, ce qui n'était jamais arrivé sur des plateformes modernes jusqu'ici.

Et ce remaster vous laisse basculer d'un coup de touche entre les graphismes refaits (modèles, textures et éclairage retravaillés) et le bon vieux look polygonal de la PS1 (Coucou Quentin Dupieux ^^).

Le jeu propose également 2 modes pour tout ce qui est contrôles. Les contrôles "tank" d'origine, où Lara pivote sur elle-même case par case, et des contrôles modernes type stick analogique. Les puristes vous diront que les contrôles tank n'étaient pas un défaut mais le cœur du gameplay car dhaque saut se calculait au carreau près. C'était une partie d'échecs entre vous et le level designer.

Mais avec les gamepad modernes, Lara a commencé à filer dans tous les sens, la caméra part en vrille sur certains passages, et quelques subtilités ne sont expliquées nulle part dans le jeu (du genre dégainer ses flingues pour sauter en arrière, ou la gâchette pour s'agripper aux rebords). Mon conseil c'est donc de tester les deux, pour switcher quand vous voulez, et gardez les contrôles "tank" pour les niveaux de plateforme millimétrés.

Aspyr a aussi ajouté un Challenge Mode gratuit qui vous fait rejouer les niveaux avec des mod pour débloquer 10 nouvelles tenues. Et un mode photo avec 21 poses, si vous aimez tirer le portrait à Lara.

Et si vous voulez pousser le délire plus loin une fois le jeu installé, la communauté a sorti une Gold Edition sur Nexus Mods , c'est à dire un gros pack qui balance textures HD, objets 3D refaits, son retravaillé et cinématiques de meilleure qualité, avec un assistant d'installation pour pas s'arracher les cheveux. Les classiques sur PC, ça finit toujours par être bidouillé et c'est ça qui est beau !

Seul bémol, c'est du Windows uniquement, donc les joueurs Mac et Linux repasseront (ou sortiront Proton). Et tant que vous êtes sur Epic, jetez un œil à Down in Bermuda , qui est gratuit lui aussi durant la même période.

Bref, 30 ans après, Lara Croft débarque gratos alors foncez (avant le 28 mai).


Voler un mot de passe ? C'est presque devenu accessoire. Le FBI a lancé une alerte sur Kali365, un kit de piratage qui s'introduit dans les comptes Microsoft 365 d'une entreprise sans jamais avoir besoin du mot de passe, ni du fameux code de la double authentification.

La protection que beaucoup imaginent solide ne sert plus à grand-chose ici. Hélas.

Kali365 n'est pas un virus classique. C'est ce qu'on appelle un kit de phishing en location : un service clé en main, vendu un peu comme un abonnement à un logiciel, sauf qu'il sert à pirater. Repéré depuis avril et distribué via la messagerie Telegram, il permet à n'importe quel apprenti pirate de lancer une campagne sans compétences techniques particulières. Le kit fournit les emails piégés rédigés par une IA, des modèles de campagne tout prêts, et même un tableau de bord pour suivre ses victimes en temps réel, la totale donc.

Cette méthode porte un nom, le device code phishing, et elle est redoutable de simplicité. La victime reçoit un email qui imite un service de partage de documents, avec un petit code et une consigne : aller sur une page Microsoft pour rentrer le code. Sauf que cette page-là est la vraie page de Microsoft, du coup zéro méfiance.

Rien à signaler du côté de l'antivirus, rien de suspect dans l'adresse du site. La personne entre le code en toute confiance. Et là, sans s'en rendre compte, elle vient d'autoriser l'appareil du pirate à se connecter à son compte.

À partir de là, l'attaquant récupère un jeton d'accès, ce que le jargon appelle un token OAuth. C'est un laissez-passer numérique : une fois qu'on l'a, plus besoin du mot de passe ni d'un nouveau code pour entrer.

Avec ce jeton, le pirate conserve un accès continu à la boîte mail Outlook, à la messagerie Teams et au stockage OneDrive de sa victime. Et comme il n'a jamais touché au mot de passe, le réinitialiser en urgence ne bloque même pas l'intrus.

Le procédé n'a rien de marginal. Sur des campagnes de ce genre, des chercheurs en sécurité ont compté des centaines de comptes piégés chaque jour, avec une nette préférence pour les profils liés à la paie et à la comptabilité, là où l'argent circule le plus.

Le FBI conseille aux entreprises de carrément désactiver ce mode de connexion par code dans les réglages d'administration de Microsoft. Encore faut-il que les services informatiques prennent le temps de s'en occuper.

Source : The Register


Micode vient de lâcher une enquête de presque 50 minutes que vous devriez vraiment regarder, et je la relaie parce qu'elle est d'intérêt public.

Avec son équipe, il a infiltré pendant des mois le réseau derrière ces appels qui vous harcèlent plusieurs fois par jour, ces numéros en 0162 que l'Arcep réserve au démarchage et que les escrocs détournent allègrement. Genre les faux remboursements de 170 € soi-disant liés à l'inflation ou aux chèques énergie.

Et spoiler, ce n'est pas une petite arnaque artisanale mais une véritable industrie de l'escroquerie !

Et le piège est bien rodé. On vous promet un remboursement, on vous balade durant 30 minutes au téléphone, et on vous fait "cliquer 3 fois pour confirmer" sur un PDF. Sauf que ce que vous signez, c'est un mandat de prélèvement bien planqué et hop, vous voilà engagé à 18 € par mois durant un an pour une assistance plomberie dont vous n'avez rien à foutre.

Car donner votre IBAN ne suffit pas à vous prélever. Ce qui les autorise vraiment, c'est le mandat, donc encore une fois, on ne signe rien au téléphone. Jamais !

Et là où ça défonce, c'est la mécanique décrite par l'enquête de Micode. Des sociétés-écrans jetables (la fameuse "compagnie des assurances"), des centres d'appel au Maroc, et tout en haut une famille française, les frères Sitbon, qui auraient empoché des dizaines de millions d'euros en dix ans. Le système marche comme l'explique Micode, comme des fusibles. Une boîte crame sur internet, hop, on en remonte une neuve. L'enquête montre même des enregistrements audio recoupés au montage pour transformer une grand-mère qui refuse 10 fois en cliente parfaitement consentante. Perso, ça me débecte !

Et les intéressés contestent, parlent de "brebis galeuses" et de centres d'appel indépendants. Ils agitent aussi la menace judiciaire, genre "en cas d'insinuation diffamatoire, Anavi ne manquera pas d'agir en justice". Bref, l'arme classique des procédures-bâillon pour faire taire. Et comme la DGCCRF croule sous 300 000 signalements par an, votre prélèvement de 20 €, lui, il passe loin derrière.

Du coup, la seule vraie protection, c'est vous les amis ! Si y'a de l'argent gratuit au téléphone, vous raccrochez. Si on vous fout la pression, vous raccrochez. Puis vous pouvez aussi bloquer les démarcheurs avec une app comme Saracroche , et n'oubliez pas de surveiller vos prélèvements.

Et au moindre doute vous signalez sur SignalConso . De toute façon, vos coordonnées circulent déjà un peu partout, donc faut que vous soyez prêt à gérer ce genre de conneries. Pour ma part, je ne décroche plus mon téléphone, comme ça je suis tranquille ^^

Bref, regardez cette vidéo si c'est pas encore fait, et parlez-en autour de vous, surtout aux plus âgés. Ça évitera peut-être à quelqu'un de signer un truc qu'il n'a jamais voulu.

L'enquête de Micode (YouTube)


Depuis quelques jours, les Kindle sortis en 2012 ou avant ont perdu l'accès à la boutique Amazon : plus d'achat, plus d'emprunt, plus de téléchargement, vous gardez bien sûr les bouquins déjà chargés sur l'appareil, mais c'est tout.

Alors est-ce qu'on chiale comme des petits fragiles victimes d'Amazon ??

Bah non parce que la communauté KindleModding documente depuis des années comment reprendre la main sur ces liseuses, et leur wiki tombe à pic !

Le principe, c'est de jailbreaker le Kindle pour y installer ce qu'Amazon ne veut pas voir en particulier ces 2 outils qui changent tout : KOReader d'abord, un lecteur libre qui avale l'EPUB, le PDF, le CBZ et à peu près tout le reste, et Mesquito, qui remplace carrément la boutique Kindle par un store communautaire. Et voilà comment votre vieille liseuse peut enfin lire les formats ouverts et charger des livres sans passer par la caisse d'Amazon.

Et côté compatibilité, c'est large ! WinterBreak par exemple couvre tous les Kindle en firmware 5.18.0 ou antérieur, soit l'écrasante majorité des modèles d'avant 2024. Les firmwares plus récents, de 5.18.1 à 5.18.5, passent eux par AdBreak. En gros, presque tous y passent, sauf le Kindle Scribe, encore trop verrouillé pour l'instant.

Et vous allez voir, KOReader, c'est le jour et la nuit face au lecteur d'origine. Typographie réglable au poil comme sur Korben.info ^^, dictionnaires perso, annotations de pro, et surtout zéro format imposé. Votre Kindle redevient grâce à ce hack, une vraie liseuse.

Et avec Mesquito, vous installez des apps tierces, vous virez enfin l'écran de pub des modèles Special Offers, vous sideloadez vos livres en USB, et vous coupez les mises à jour automatiques pour qu'Amazon n'aille pas tout re-verrouiller dans votre dos.

Après, même si le risque reste faible quand on suit le wiki à la lettre (il y a une section entière pour récupérer un Kindle dans les choux), faut quand même faire gaffe car un flash de firmware alternatif, c'est jamais anodin. Et bien sûr la garantie saute, mais franchement, sur une liseuse de 2012 elle est morte et enterrée depuis un bail, alors pourquoi se priver !

Dernier truc, un Kindle jailbreaké restera coincé avec le DRM des livres Amazon que vous avez déjà, et KOReader ne fera pas de miracle là-dessus. Donc vous devrez peut-être faire sauter les verrous de vos livres avant.

Et un petit conseil au passage, sur un vieux Kindle encore enregistré, évitez de le réinitialiser ou de le désenregistrer car après vous ne pourrez plus jamais le réenregistrer. Donc on bidouille tranquillou mais on ne fait pas de reset à l'aveugle en mode gros bourrin ^^.

Après le vrai sujet, je trouve, c'est que ce Kindle de 2012, il marche encore parfaitement. L'écran e-ink tient, la batterie tient, rien n'est cassé... Mais non, y'a Amazon qui décide de casser les couilles à distance en bloquant l'achat de livre dessus. En vrai c'était une location de liseuse alors ? On nous aurait menti ?

Amazon avait déjà retiré en février 2025 l'option de télécharger ses livres en USB, et même quand ils ont fini par autoriser l'EPUB sans DRM , c'était réservé aux auteurs indépendants. Bref, leur mouv de fond est limpide, c'est direction tout vers le verrou !

Alors plutôt que de racheter une liseuse neuve, autant réveiller celle qui dort dans un tiroir ou qui arrive en fin de vie à cause d'Amazon. Rendez-vous donc sur le wiki KindleModding qui explique la marche à suivre modèle par modèle, avec un Discord pour l'entraide.

Merci François pour le lien !


Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre.

La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien.

Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les composants entre eux.

Aujourd'hui, on les dessine sur un logiciel spécialisé, le logiciel EDA (conception électronique assistée par ordinateur), avant de transmettre le fichier à un fabricant qui se charge du reste. ALTco a tout simplement zappé cette étape.

Sa méthode tient en quelques gestes. Il part d'une plaque de cuivre brut, qu'il nettoie soigneusement pour que l'encre accroche bien. Puis il dessine directement les pistes du circuit à la main, au marqueur permanent.

La plaque part ensuite tremper plusieurs minutes dans un bain de perchlorure de fer, un produit chimique qui ronge le cuivre. Le marqueur, lui, protège le cuivre qu'il recouvre, et tout le reste finit dissous. Il ne reste plus qu'à rincer à l'eau puis à l'alcool pour effacer le marqueur, et le circuit apparaît.

Avant d'arriver à ce résultat propre, ALTco a pas mal tâtonné. Il a testé différents marqueurs et peintures censés résister à la gravure, et même des produits gravants faits maison, avant de revenir au perchlorure de fer, le grand classique du genre.

Le circuit qui sort de tout ça n'est pas un gadget de démonstration : c'est un petit contrôleur de ventilateur, qui pilotera un absorbeur de fumée pour ses séances de soudure.

On peut se demander pourquoi s'embêter avec ça, alors qu'une plaque propre coûte quelques euros chez un fabricant.

Pour une petite carte unique, faite chez soi en une après-midi, ça évite d'attendre une livraison et de passer par une commande minimum par exemple. Et puis il y a le plaisir de fabriquer soi-même, du début à la fin.

Le plus étonnant arrive à la fin. Un tracé fait main peut être électriquement meilleur qu'un tracé parfait. Les pistes dessinées au marqueur forment des courbes douces, là où un logiciel génère souvent des angles bien nets. Or ces angles renvoient une partie du signal électrique vers l'arrière, un peu comme un écho qui rebondit.

Les courbes, elles, laissent le signal filer sans accroc. Sur des circuits rapides, ça change vraiment quelque chose.

Bref, une méthode lente, salissante et imprécise. Mais voir un circuit naître d'un marqueur et d'un bac de liquide, c'est quand même autre chose qu'un produit expédié en usine.

Source : Hackster.io


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Bon, vous le savez, j'utilise mon site aussi comme un pense-bête. Et comme je viens de me racheter une nouvelle montre, j'en profite pour me faire mon petit mode d'emploi, rien qu'à moi. Donc je suis au regret de vous annoncer que cet article ne vous intéressera pas du tout ^^, sauf si vous avez la même montre évidemment...

Cette Casio F-91W coûte une vingtaine d'euros, elle est quasi increvable, et si j'ai choisi ce modèle, c'est parce que je voulais une montre pas chère et solide, rien d'autre. J'en ai rien à faire de compter mes pas ou de recevoir des notifs au poignet. Je sais qu'il y a des gens qui mettent carrément du Linux sur leur montre , grand bien leur fasse, mais perso, plutôt qu'une smartwatch à 300 balles qu'il faut recharger tous les jours, je préfère claquer mes sous dans ce machin et profiter de ses 7 ans d'autonomie (oui oui ^^).

Mais avant, petit rappel pour ceux qui débarquent. La F-91W, c'est Casio qui la sort en 1989, elle est dessinée par Ryūsuke Moriai , et depuis le modèle n'a quasiment pas bougé. C'est l'une des montres les plus vendues de la planète, dans les 100 millions d'exemplaires écoulés au fil des années. J'aime beaucoup son look digital rétro des années 90, elle ne pèse que 21 grammes (le poids de votre âme ^^), et comme je vous le disais, sa pile lithium CR2016 tiendra environ 7 ans soit le temps qu'une smartwatch rende l'âme 2 ou 3 fois. Et niveau précision annoncée, on est à ±30 secondes par mois.

Maintenant côté flotte, elle encaisse les éclaboussures et la pluie, mais c'est tout. Pas de douche avec, pas de piscine non plus donc attention !

Et niveau features de fou, elle fait juste l'heure, l'alarme et le chrono. Oui, je sais, vos influenceurs préférés déballent des Rolex à 15 000 € défiscalisées pour leurs stories insta et moi, je débarque avec ma Casio en plastique 1000 fois moins cher histoire de vous coller la honte !

Mais y'a un truc marrant que j'ai découvert en écrivant cet article c'est que Barack Obama portait déjà une F-91W bien avant d'entrer à la Maison-Blanche. Notez que Trump, lui, n'en aurait aucun usage, car il paraît qu'il ne sait même pas lire l'heure.

Mais alors maintenant le vrai morceau, LE truc pour lequel j'écris cet article incroyable c'est : Comment est-ce qu'on règle ce machin ?? Comme la F-91W tourne sur le module Casio 593 (le numéro est gravé au dos), et toute la logique de "programmation" passe par 3 boutons... Une fois que vous et moi aurons pigé comment utiliser ces 3 boutons, on saura tout faire (comme avec la barre de fer) et on pourra se concentrer sur comment utiliser ces foutus 3 coquillages.

Les 3 boutons et les 4 modes

Y'a donc 3 boutons sur la F-91W. En haut à gauche, le bouton (L), c'est l'éclairage. En bas à gauche, le bouton (C), c'est celui qui change de mode. Et à droite, le bouton (A), c'est celui qui ajuste les valeurs.

Je peux pas faire plus clair...

Et la montre a 4 affichages, et on passe de l'un à l'autre en appuyant sur (C) : l'heure normale, l'alarme quotidienne, le chrono, et le réglage heure/calendrier. Un appui sur (C) et on avance d'un cran, et au bout on revient à l'heure normale. Gardez ça en tête, parce que tout le reste en découle.

Régler l'heure et la date

Depuis l'affichage normal, appuyez 3 fois sur (C). Les secondes se mettent à clignoter, vous êtes en mode réglage.

À partir de là c'est toujours la même mécanique : (A) change la valeur qui clignote, et (L) passe au champ suivant. Ensuite, l'ordre est imposé par la montre, à savoir : secondes, heures, minutes, mois, date, puis jour de la semaine.

(A) remet les secondes à zéro, ce qui est pratique pour se caler pile sur un top horaire comme dans Parker Lewis. Ensuite, (L) pour passer aux heures, (A) pour les avancer, encore (L) pour les minutes, (A) pour les avancer...etc. Et hop, pareil pour le mois, la date et le jour. Et si une valeur est déjà bonne, vous la sautez en appuyant juste sur (L).

Et quand tout est réglé, un appui sur (C) et c'est validé.

Petit gain de temps aussi, si vous maintenez (A) plus de 2 secondes, les chiffres défilent en accéléré. Pas besoin donc de marteler le bouton 12 fois pour passer de janvier à décembre.

Passer en 24h (ou en 12h)

Celle-là, pas besoin d'entrer dans les réglages. Depuis l'affichage normal de l'heure, chaque appui sur (A) bascule entre le format 24h et le format 12h (avec le petit AM/PM), et vous voyez le changement direct à l'écran. Voilà, c'est tout.

Jack Bauer n'a qu'à bien se tenir !

Régler l'alarme

Hop, un appui sur (C) depuis l'heure normale vous met sur l'alarme quotidienne (l'écran affiche AL). Le principe est le même que pour l'heure : (L) pour passer des heures aux minutes, (A) pour faire avancer les chiffres. Un dernier (L) pour terminer.

L'alarme sonne ensuite durant 20 secondes pile à l'heure prévue, tous les jours. Pour la couper quand elle braille, suffit d'appuyer sur n'importe quel bouton. Et si vous voulez juste vérifier qu'elle marche bien, maintenez (A) enfoncé en mode alarme, ça déclenche le bip de test.

Le carillon horaire (un bip toutes les heures)

Ça c'est le fameux bip qui sonne à chaque heure pile même la nuit ^^. Sur la F-91W il est séparé de l'alarme, mais les deux se règlent au même endroit. En mode alarme, chaque appui sur (A) fait tourner 4 combinaisons : alarme + carillon, rien du tout, alarme seule, carillon seul.

Du coup vous appuyez sur (A) jusqu'à tomber sur le réglage qui vous arrange. Les petits indicateurs en haut de l'écran (une cloche pour le carillon, une icône d'onde pour l'alarme) vous disent ce qui est actif. Perso, le carillon je le coupe, ça rend dingue !

Le chronomètre

Pour le chrono, c'est 2 appuis sur (C) depuis l'heure normale et vous voilà sur le chrono (l'écran affiche ST, à zéro). Il monte jusqu'à 59 minutes 59,99 secondes, au centième de seconde.

Bon, moi je m'en sers pas, à part peut-être pour la cuisson des oeufs à la coque mais pour un chronométrage simple : (A) démarre, (A) arrête, (A) repart, et (L) remet à zéro une fois arrêté.

Pour un temps intermédiaire (un "split"), pendant que ça tourne vous appuyez sur (L), l'affichage se fige sur le temps de passage alors que le chrono continue de tourner derrière. Un nouvel appui sur (L) et il rattrape le temps réel. Ensuite c'est (A) pour arrêter, (L) pour remettre à zéro.

C'est simple la vie, non ?

L'éclairage

Le bouton (L) en haut à gauche allume la petite loupiote, dans n'importe quel mode, mais autant vous le dire tout de suite, c'est faiblard de fou, genre luciole en soins palliatifs. Dans le noir complet vous devinerez l'heure plus que vous ne la lisez mais bon ça dépanne. Bah ouais c'est une montre pas chère !

L'éclairage le plus nul de l'histoire des éclairages

Le piège du 29 février

Le seul vrai truc à retenir avec cette montre, c'est que son calendrier est réglé en usine sur 28 jours pour février, point. Hé oui, la montre ne gère pas les années bissextiles toute seule. Donc attention, tous les 4 ans (2028, 2032...), le 1er mars la date sera décalée d'un jour, et faudra repasser dans les réglages la corriger à la main, sinon vous risquez de louper des rendez-vous. C'est pas méchant, mais vous savez pourquoi.

Et si jamais vous appuyez n'importe comment et que l'écran affiche un truc bizarre, pas de panique, ses composants ne peuvent en aucun cas être endommagés du fait d'une mauvaise utilisation des boutons.

Voilà, si vous avez été jusqu'au bout de cet article, c'est peut-être parce qu'elle vous intéresse. Vous la trouverez donc sur Amazon pour pas cher mais attention, y'a plein de versions,

Pour bien comprendre ce que vous achetez, voici comment lire une référence Casio :

Notez qu'il y a pas mal de contrefaçons, donc je vous conseille de l'acheter sur la boutique Amazon de Casio. La vraie, la seule, l'originale old school, vendue en Europe c'est celle-là et puis c'est tout.

Et si vous avez déjà une F-91W, un moyen rapide de savoir si c'est une vraie ou une fausse, c'est de regarder tout ça :

  1. Le test "CASIO" : vous maintenez 3 ou 4 sec le bouton en bas à droite et sur une vraie, le mot CASIO s'affichera en gros sur l'écran. Sur la plupart des fausses, y'aura soit rien, soit tous les segments s'allumeront (le fameux 88:88 88). Attention quand même les "super fakes" récents ont commencé à imiter ce truc, donc c'est plus suffisant.
  2. Le fond du boîtier : sur une vraie, les inscriptions (593, CASIO, F-91W, STAINLESS STEEL BACK, WATER RESISTANT) sont gravées nettes et précises. Sur une fausse, c'est tamponné, mal aligné, parfois avec des fautes de typo ou la mauvaise police.
  3. La boucle du bracelet : CASIO gravé sur la boucle d'une vraie. Sur une fausse, boucle nue ou marquage approximatif.
  4. Le bracelet : un petit numéro (genre 472, 304,233) est moulé dans la résine.
  5. L'écran de biais : la vraie reste lisible sous un angle prononcé. Les fausses utilisent un LCD bas de gamme avec un angle de vue catastrophique.
  6. L'ancienne astuce du "u" : il y avait aussi un petit u imprimé sur le boîtier des vraies et sur les fausses, le u était souvent énorme. Mais Casio a depuis arrêté de le mettre, donc son absence n'est plus un vrai signe... Toutefois, un gros u, ça reste un drapeau rouge !

Bref, voilà ma F-91W bien décortiquée ! Comme ça, je saurai la régler sans la notice la prochaine fois... j'imagine que ce sera le 29 février 2028...


Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour la couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday


Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday


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