Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».
Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !
Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.
En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.
Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.
Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !
Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.
Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.
Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.
Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.
Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.
C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.
L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...
Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.
Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.
À suivre de très près !
Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu.
J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie.
Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai cherché un truc plus propre et heureusement pour moi, des outils commencent à émerger autour de l'écosystème (je vous avais déjà parlé d' Opcode ) et Switchboard est clairement celui qui sort le plus du lot, je trouve.
C'est une app desktop open source (sous licence MIT) qui centralise toutes vos sessions dans une seule fenêtre. Comme ça, vous avez un navigateur organisé par projet avec une recherche full-text qui fouille dans les fichiers .jsonl de conversations (pas juste les dates) et ensuite, y'a plus qu'à taper des trucs comme "bug auth" ou je ne sais quoi dans la barre de recherche et en 2 secondes vous retrouvez votre fichier de session de mardi.
Le truc qui différencie Switchboard des autres projets du genre (y'en a une poignée, genre t3.codes ou conductor.build), c'est surtout qu'il fait fonctionner un vrai terminal, avec votre vraie session qui tourne dedans. L'avantage c'est que comme ça, vos raccourcis clavier et le copier-coller fonctionnent comme d'habitude.
Et le monitoring en temps réel, c'est clairement le gros plus car avec Switchboard vous pouvez afficher une grille avec toutes vos sessions ouvertes sur votre machine, chacune dans sa petite case avec un indicateur de statut. Comme ça, si un agent est bloqué parce qu'il attend une validation de permission, vous le voyez direct dans la sidebar. Attention par contre, ça ne marche qu'avec les sessions locales, car y'a pas de support SSH pour l'instant.
Ah et il y a aussi un mode IDE intégré qui est plutôt chouette. Quand Claude propose une modification de fichier, au lieu d'ouvrir VS Code ou Cursor, le diff s'affiche dans un panneau latéral directement dans Switchboard. Comme ça, vous pouvez accepter, rejeter, ou même accepter seulement certains morceaux du diff.
Autre fonctionnalité sympa, le fork de sessions. Vous pouvez repartir de n'importe quel point d'une conversation passée, genre comme vous le feriez avec un checkpoint dans un jeu vidéo. Vous avez aussi un éditeur CodeMirror intégré pour vos fichiers CLAUDE.md et vos plans (c'est plus pratique qu'ouvrir un vim à côté), + un bon vieux heatmap d'activité qui montre votre rythme de coding par projet.
Côté technique, c'est du Electron (oui, je sais 300 Mo sur le disque, ça fait toujours chier) avec SQLite en cache local pour la recherche. Et c'est distribué en .dmg pour macOS (Apple Silicon et Intel), .exe pour Windows et .AppImage/.deb pour Linux.
Pour tester, y'a donc juste à télécharger la dernière release pour votre OS et lancer l'app.
Bref, si vous jonglez avec plusieurs sessions au quotidien, ça vaut le coup d'essayer. Et si vous cherchez à enrichir votre setup, la marketplace de skills peut aussi compléter le tout.
Merci à Aurélien pour le lien ! (Vous aurez noté la rime ^^ désolééé)
Une faille planquée pendant 9 ans dans le noyau Linux, voilà ce que les chercheurs de
Qualys
viennent de déterrer. Son petit nom, c'est ssh-keysign-pwn ou DirtyDecrypt (CVE-2026-46333 pour les intimes), et elle permet à n'importe quel utilisateur local sans privilèges de passer root, de lire votre /etc/shadow et de piquer les clés SSH privées de votre serveur.
Et ce bug dormait là depuis novembre 2016, c'est-à-dire depuis la version 4.10 du kernel. Personne ne l'avait jamais vu et autant vous dire que 9 ans, en cybersécu, c'est une éternité !!
Le truc se cache dans une fonction au nom barbare, __ptrace_may_access(). En gros, quand un processus privilégié abandonne ses droits, y'a une micro-fenêtre, le temps d'un battement de cils, où il reste "accrochable" via ptrace. Vous combinez ça avec l'appel système pidfd_getfd() et hop, vous récupérez les fichiers ouverts d'un process root.
Et l'exploit disponible vise des binaires SUID que tout le monde a sur sa machine, genre ssh-keysign, chage, pkexec ou accounts-daemon.
Du coup, première chose à faire : vous mettez à jour, genre rapidos ! Linus Torvalds a poussé le correctif et si vous ne pouvez pas patcher tout de suite, faut taper la commande sysctl -w kernel.yama.ptrace_scope=2 qui a pour effet de refermer la porte en attendant.
Niveau distros, ça touche à peu près tout le monde, d'Ubuntu 14.04 jusqu'à la 26.04, en passant par Debian, Fedora et toute la famille Red Hat.
Et le plus gênant, c'est que ssh-keysign-pwn, c'est la 4e faille kernel en moins de trois semaines. On a eu CopyFail , Dirty Frag début mai, puis Fragnesia juste après, et maintenant celle-ci. Aïe aïe aïe ! Je commence à me lasser, sérieux ^^.
Le noyau Linux prend cher en ce moment et comme les exploits fonctionnels sont déjà publics, le compte à rebours est lancé pour tous ceux qui traînent !
Alors après tout le monde va vous parler des cybercriminels et des serveurs compromis, et c'est vrai, faut patcher. Mais pour moi, ce genre de faille, c'est aussi une clé qui sert aux bidouilleurs pour reprendre la main sur leur propre matériel. Votre routeur verrouillé, votre objet connecté que le fabricant a laissé tomber depuis quelques années, ce bon vieux NAS dont plus personne ne livre de firmware... une faille comme ça, c'est parfois le seul moyen de le faire revivre !
Bref, faites vos mises à jour. Et gardez en tête que ces mêmes failles qui font flipper les sysadmins, ce sont aussi celles qui redonnent vie au matos verrouillé qui n'avait pas d'autre avenir que de finir à la déchetterie.
Sur les sites de benchmark, une petite course s'est lancée autour du MacBook Neo, le portable le moins cher d'Apple. Le but : trouver qui arrivera à le faire tourner le plus vite possible. Et un bricoleur, Salem Techsperts, a brièvement décroché le titre de MacBook Neo le plus rapide du monde, vidéo à l'appui pour montrer comment il s'y est pris.
Le MacBook Neo embarque une puce A18, la même famille que celle qui équipe les iPhone. Et comme tous les appareils mobiles, son ennemi numéro un, c'est le throttling thermique : pour ne pas cuire, la puce baisse volontairement sa vitesse dès qu'elle chauffe trop.
Du coup elle ne tourne jamais vraiment à son plein potentiel. La solution est évidente, il faut la refroidir. Et faire mieux que le refroidissement low-cost d'Apple n'a rien de sorcier, une bonne pâte thermique suffit déjà à gratter quelques points.
Sauf que Techsperts a vu beaucoup, beaucoup plus grand. Il a combiné une pâte thermique à changement de phase (le PTM7950, qui transmet la chaleur bien mieux qu'une pâte classique), un module Peltier (une plaque qui pompe activement la chaleur d'un côté vers l'autre quand on lui envoie du courant), des radiateurs qui pèsent sans doute plus lourd que le laptop lui-même, et une soufflante industrielle en guise de ventilateur. Oui, une vraie soufflante.
À ce stade, ce n'est plus vraiment un ordinateur portable. La carte mère a carrément été sortie du châssis pour être placée dans une sorte de sandwich réfrigérant : refroidie à l'eau par le module Peltier d'un côté, balayée par la soufflante de l'autre.
Pas franchement le genre de machine qu'on glisse dans un sac à dos. Mais ce n'était pas le but. Le portable fin et pratique, Apple l'a déjà fait. Là, l'objectif, c'était la vitesse pure.
Et ça marche. Le montage affiche un score 41% supérieur au MacBook Neo d'origine sur Cinebench, un test de performance classique, avec une puce qui grimpe à 11 watts contre 4 watts en version stock.
Détail amusant, malgré ce carton sur Cinebench, Techsperts n'a pas réussi à battre le meilleur score sur 3DMark, un autre test plutôt axé jeu vidéo. Possible qu'il ait juste tiré une puce un peu moins bonne que la moyenne, ce qu'on appelle la loterie du silicium. Et le record reste fragile, personne n'a encore tenté l'azote liquide sur ce malheureux MacBook.
Bref, transformer un laptop à 600 dollars en glacière de compétition pour gagner 41%, c'est parfaitement inutile. Et j'adore.
Source : Hackaday
Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.
Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.
Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.
Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.
Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...
Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.
Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.
Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.
Source : PC Gamer
Fauxx part d'une idée toute simple et un peu vicieuse qui est que plutôt que de cacher ce que vous faites en ligne avec votre smartphone Android, pourquoi ne pas générer en permanence des tas de fausses recherches, des faux trajets GPS et des fausses identités ? Cela permet ainsi de noyer vos vraies données dans un tas d'autres...
En tout cas, c'est l'objectif du dev qui veut, je cite, rendre votre signal réel « statistiquement indiscernable du bruit ». Comme ça pendant que votre téléphone vit sa meilleure vie dans votre poche, l'app Fauxx tape des requêtes bidon sur Google, Bing, DuckDuckGo et Yahoo, visite des sites au hasard dans des dizaines de catégories, clique sur quelques pubs, balade un faux GPS et change d'empreinte de navigateur. Oui, je vous raconte pas la gueule de la batterie après... En tout cas, c'est gratuit, open source, et sous licence AGPL
Le moteur qu'utilise Fauxx s'appelle le Demographic Distancing Engine, et il empile 4 couches de faux : du bruit pur, un profil démographique que vous pouvez bricoler vous-même, du scraping de profils publicitaires que Google et Facebook se font déjà de vous, et une nouvelle persona synthétique générée chaque semaine.
Et le timing de tout ça suit une loi de Poisson pour imiter une navigation humaine plausible plutôt qu'un bot qui montre sa tête pile toutes les dix minutes. L'outil jongle quand même avec plus de 250 empreintes de navigateur et arrose des milliers de sites classés par catégorie.
Ces techniques d'offuscation, ça me rappelle un peu TrackMeNot , une extension qui balançait de fausses requêtes dans votre moteur de recherche et dont je vous avais parlé. Et 8 ans plus tard, AdNauseam évidemment qui poussait le délire en cliquant automatiquement sur toutes les pubs pour pourrir les profils publicitaires.
Hé bien Fauxx, c'est la version 2026 de cette petite guérilla, en mode appli mobile Android.
Après faut pas être débile non plus, noyer les trackers sous du faux ne les tue pas. Google l'a d'ailleurs dit noir sur blanc, ils détectent et filtrent la grande majorité de cette fausse activité. AdNauseam et ses quelques dizaines de milliers d'utilisateurs, face à un marché de la donnée qui pèse plus de 300 milliards de dollars, c'est une goutte d'eau en fait...
Et puis Fauxx coupe lui-même sa protection avant d'atteindre le plafond imposé par Android 15, qui limite les services en arrière-plan à six heures cumulées par tranche de 24h. Vous avez alors une notif qui vous demande de relancer l'appli à la main. C'est moche, mais c'est une contrainte du système, et pas un bug de l'appli !
Après comme je vous le disais plus haut, du faux trafic en continu, ça bouffe de la batterie et de la donnée mobile. Faut voir Fauxx un peu comme du sable jeté dans les rouages de la machine à pomper vos données... C'est une forme de geste politique... C'est pas incroyable mais c'est mieux que de rester les bras croisés.
Après, le mieux, c'est encore de le combiner avec les vraies mesures comme faire virer vos infos des data brokers et bien sûr, garder en tête que vos données sont déjà en vente quelque part.
Voilà, Fauxx ne vous rendra pas invisible mais entre subir le pistage en silence et foutre un peu le bordel dans la machine... le choix est vite vu. C'est gratuit, l'appli est sur F-Droid et le code est sur GitHub .
Bon, alors là, Google a fait encore trèèèès fort.
Mercredi matin, la firme de Mountain View a carrément publié sur son propre bug tracker Chromium le code d'exploitation d'une faille... qui n'est toujours pas corrigée ! Et pas une petite vulnérabilité oubliée dans un coin, hein, mais une vraie faille de la mort qui tue que la chercheuse indépendante Lyra Rebane leur avait remontée gentiment et en privé . Ça fait 29 mois (2 ans et demi, les matheux ^^) et elle attend toujours un patch !
Le truc vise la Browser Fetch API, un mécanisme qui permet à un site de télécharger de gros fichiers en arrière-plan, genre une longue vidéo. Sauf qu'en la détournant, le code ouvre un service worker qui reste actif en permanence. Du coup, un site malveillant que vous visitez peut glisser un bout de JavaScript qui transforme votre navigateur en relais, tout cela à votre insu.
Parfait donc pour devenir un proxy anonyme pour des inconnus, un nœud de botnet pour des attaques DDoS, ou se faire surveiller quand on surfe sur le net... Et le plus vicelard, c'est que la connexion se rouvre ou reste ouverte même après avoir redémarré le navigateur, voire la machine entière.
Côté victimes, on parle de Chrome, de Microsoft Edge et de quasiment tous les navigateurs basés sur Chromium. Et que vous soyez sur Windows, macOS ou Linux, le bug s'en moque royalement. Rebane a confirmé que Brave, Opera, Vivaldi et Arc sont vulnérables eux aussi.
Bien sûr, Firefox et Safari, eux, passent clairement au travers, parce qu'ils ne supportent pas ce fameux téléchargement en arrière-plan. Bref, encore une fois, ne pas suivre le troupeau de mouton team-Chromium, ça paye !! Si vous cherchiez une raison de plus de larguer Google , la voilà servie sur un plateau.
Perso, ce qui me sidère, c'est que la faille a été classée S1, le deuxième niveau de gravité le plus élevé chez Google et il ne s'est toujours rien passé 29 mois après. C'est ouf quand même... Le post sur le tracker Chromium a bien été supprimé mais on le trouve toujours sur quelques archives / miroirs...
Après l'impact de cette faille, reste quand même limité car elle ne franchit aucune frontière... par exemple, elle ne donne pas accès à vos mails ni au reste de votre ordinateur, mais juste à ce qu'un navigateur sait déjà faire (ce qui est déjà énorme !!). Mais elle pourrait permettre à des cybercriminels de se constituer une flotte de milliers, voire de millions de navigateurs détournés, et le jour où une autre faille tombe, vous avez déjà l'armée prête à dégainer !! La bombe est là, il manque juste la mèche en fait !
Et pour se protéger ?
Bah franchement, pas grand-chose à faire côté utilisateur tant qu'il n'y a pas de patch. Si vous voulez mon avis bancal, le seul signal visible que vous pouvez guetter, c'est un menu de téléchargement qui s'ouvre tout seul sans raison, donc méfiez-vous donc si ça arrive. Maintenant si le sujet vous angoisse vraiment, basculer sur un navigateur pour les adultes ^^, genre Firefox ou Safari règlera la question d'un coup !
Faut pas oublier que Google passe son temps à pointer du doigt les éditeurs trop lents à patcher, alors j'comprends vraiment pas comment ils ont pu merder à ce point.
Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois !
Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents.
Il y a 3 modes au choix. Le mode local quand l'app lance un serveur HTTP sur le port 8080, accessible depuis votre réseau. Le mode cloud où l'app se connecte au service tiers api.sms-gate.app, ce qui est pratique pour ceux qui ont une IP dynamique ou plusieurs appareils. Et le mode "private server" qui permet d'héberger le backend chez vous, en totale autonomie.
Mais dans tous les cas, les requêtes restent les mêmes à savoir du bon vieux POST JSON avec basic auth.
Et côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut. Multi-SIM si votre téléphone est compatible, messages multipart automatiquement découpés pour les SMS longs, suivi de statut en temps réel (sent, delivered, failed), webhooks pour 8 événements différents (sms:received, sms:sent, sms:delivered, sms:data-received, mms:downloaded, system:ping...). Et puis du chiffrement bout-en-bout activé sur le mode cloud, comme ça personne ne peut lire vos messages en clair.
Maintenant vous vous demandez peut-être à quoi ça peut servir ??
Bah je pense à de l'envoi SMS 2FA pour vos applications, tout ce qui est messages transactionnels (confirmations de commande, rappels de RDV), des notifications push via SMS, et même du data SMS binaire pour piloter des périphériques IoT à distance. Pourquoi pas ? Y'a plus de limites après... Ah et y'a aussi une intégration n8n officielle (ici sur le repo example-webhooks-n8n ) pour brancher l'API à vos workflows, plus une bibliothèque PHP sur Packagist. Bref, y'a un petit écosystème qui commence à se développer autour.
Pour l'installer, oubliez le Play Store. capcom6 distribue uniquement des APK sur les GitHub Releases. Faut donc activer les sources inconnues, télécharger le .apk, et installer manuellement.
Après quand on fait le calcul côté pognon c'est vite vu. Twilio par exemple facture $0.0083 par SMS aux US, plus 1,15 $ / mois par numéro, plus les frais. Donc pour 1000 SMS par mois c'est vite entre 50 à 80 $. Avec SMS Gateway for Android et votre forfait perso, vous ne payez rien d'autre que votre forfait...
Après y'a quelques limites à connaître... Par exemple, si vous pensiez faire de l'envoi massif pour du marketing (comprenez du spam), votre opérateur va évidemment bloquer rapidement votre SIM. Et puis évidemment, faut que le téléphone soit allumé h24 avec sa connexion data activée. Donc pour du transactionnel léger c'est nickel mais pour du mass-mailing, oubliez ! De toute façon, n'oubliez pas, y'a une place pour vous en enfer, les spammeurs.
Voilà, donc si vous avez un vieux smartphone Android qui fait dodo dans un tiroir et que vous avez besoin d' une API SMS pour vos automations perso ou votre stack interne, c'est une alternative à Twilio très sympa !
Je suis tombé sur un accessoire à moins de 10 euros qui ne paie pas de mine, et que j'utilise pourtant tous les jours depuis que je l'ai reçu. C'est un simple autocollant. Un carré de vinyle transparent d'environ 8 cm de côté, qui liste les raccourcis clavier essentiels de macOS et se colle dans le coin de votre MacBook.
L'idée est bête comme chou. Au lieu d'aller chercher sur Google "comment faire une capture d'écran sur Mac" pour la centième fois, vous baissez les yeux vers le coin de votre clavier et c'est écrit. Cmd+Maj+4 pour capturer une zone de l'écran, Cmd+Espace pour ouvrir la recherche Spotlight, Cmd+Option+Échap pour forcer une application à quitter. Tout est regroupé sur un petit carré.
La pose se fait en deux minutes. Le vinyle est transparent, donc une fois collé sur la coque ou près du trackpad, ça reste discret et ça ne jure pas avec le design du Mac. Synerlogic conseille de dépoussiérer la surface et d'appliquer l'autocollant progressivement pour éviter les bulles d'air (évidemment moi je me suis précipité, donc ça a laissé quelques bulles, mais l'autocollant se repositionne sans mal pour les retirer). Bon point en plus : la colle n'est pas définitive. Vous pouvez retirer l'autocollant sans laisser la moindre trace, ce qui est cool si vous revendez la machine plus tard.
Le vrai intérêt, c'est pour les gens qui débutent sur Mac. Quand on arrive de Windows, les raccourcis changent tous, et c'est un des trucs les plus agaçants de la transition. Avec la liste sous les yeux, l'apprentissage se fait tout seul, sans effort. Au bout de quelques semaines, vous connaissez les raccourcis par cœur et l'autocollant devient un filet de sécurité pour les commandes que vous utilisez moins souvent.
Et si vous êtes sous Windows, Synerlogic décline exactement le même autocollant en version Windows, avec les raccourcis Windows qui vont bien pour gagner en productivité.
Alors oui, ça reste un autocollant. Il liste les raccourcis classiques, pas les combinaisons exotiques d'un développeur ou d'un monteur vidéo. Et si vous maîtrisez déjà votre Mac sur le bout des doigts, il ne vous apprendra rien. Mais à moins de 10 euros, franchement n'hésitez pas. Disponible ici sur Amazon pour macOS , et ici pour Windows !
Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK.
Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java.
En clair, quand un développeur veut brancher son application sur l'API de Claude, il utilise un SDK généré par Stainless. La boîte, fondée en 2022 par un ancien ingénieur de Stripe, a produit chaque SDK officiel d'Anthropic depuis les tout débuts de l'API Claude. Le rachat consolide donc une brique que l'entreprise utilisait déjà tous les jours.
Stainless ne s'arrête pas aux SDK. La société fournit aussi de l'outillage pour les serveurs MCP, le protocole poussé justement par Anthropic qui permet aux IA de se connecter à des outils et des données externes. Du coup le rachat fait sens à double titre : Anthropic met la main sur la génération de SDK et sur une partie de l'infrastructure MCP, deux briques où il veut clairement être central.
Sauf que voilà le détail un peu fou. Stainless ne servait pas qu'Anthropic, et sa liste de clients comprend OpenAI, Google DeepMind, Perplexity, Groq et Cloudflare, autrement dit la plupart des concurrents directs d'Anthropic sur le marché de l'IA.
La suite est sans pitié. Anthropic ferme tous les produits hébergés de Stainless, générateur de SDK compris. Les clients actuels gardent les SDK déjà générés et peuvent les modifier, mais le robinet, lui, est coupé. Tout le monde va devoir trouver une alternative ou rapatrier la génération de SDK en interne.
Pourquoi mettre 300 millions sur la table pour ça ? Parce que la vraie bataille n'est plus seulement sur les modèles d'IA, mais sur la couche d'outillage autour.
Celui qui contrôle la façon dont les développeurs branchent leurs applications et orchestrent leurs agents IA contrôle une partie de l'écosystème. OpenAI muscle son propre Agents SDK de son côté. Anthropic, lui, préfère racheter directement l'usine, et au passage priver ses concurrents d'un fournisseur bien pratique.
Source : TechCrunch