Autoblog de reflets.infohttp://reflets.info/http://reflets.info/ Violences sexuelles dans le sport1820ffa9-fa5c-4aca-bc80-99c7abb98e7ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200220_131045_Violences_sexuelles_dans_le_sportThu, 20 Feb 2020 13:10:45 +0100

« Il faut reconnaître que les violences sexuelles sont une épidémie. »

Violaine Guérin, présidente de l’association Stop aux violences sexuelles, médecin, revient pour Reflets sur le thème des violences sexuelles dans le monde du sport. Une récente enquête de l'Equipe et le livre de Sarah Abitbol ont mis en lumière des pratiques intolérables.

Violaine Guérin - Louise Bertrand

Les accusations de violences sexuelles de la patineuse Sarah Abitbol ont provoqué un nouveau séisme. Est-ce une surprise pour vous ?

Absolument pas. D’ailleurs le milieu sportif n’a pas attendu cette nouvelle affaire pour agir. En 2005, l’ancienne joueuse de tennis Isabelle Demongeot avait révélé des agressions sexuelles de la part de son entraîneur. En 2007, Roselyne Bachelot, qui était ministre des Sports, a lancé la première étude sur les violences sexuelles sur les jeunes mineurs sportifs en interrogeant les jeunes. Un tiers ont répondu qu’ils avaient été victimes de violences sexuelles avec ou sans contact du corps (viol, attouchements ou exhibition). Et l’étude a montré que cela touchait autant les filles que les garçons. Les premières mesures dans le sport décidées par la ministre datent de 2008. C’est donc une erreur de taper sur le monde sportif qui a déjà beaucoup travaillé sur cette question. En fait, il faut reconnaître que les violences sexuelles sont une épidémie. Et prendre les moyens de lutter partout contre cette épidémie. Une enquête du Conseil de l’Europe révèle qu’un enfant sur cinq serait victime de violences sexuelles. Ramené à l’échelle de la France, c’est une estimation de 13 millions de mineurs.

Les agressions sexuelles dans le milieu sportif présentent-elles des spécificités ?

Oui, tout d’abord le monde du sport fonctionne en olympiades. Des élections ont lieu tous les quatre ans. Il y a donc une déperdition d’informations quand il y a un...

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« Il faut reconnaître que les violences sexuelles sont une épidémie. »

Violaine Guérin, présidente de l’association Stop aux violences sexuelles, médecin, revient pour Reflets sur le thème des violences sexuelles dans le monde du sport. Une récente enquête de l'Equipe et le livre de Sarah Abitbol ont mis en lumière des pratiques intolérables.

Violaine Guérin - Louise Bertrand

Les accusations de violences sexuelles de la patineuse Sarah Abitbol ont provoqué un nouveau séisme. Est-ce une surprise pour vous ?

Absolument pas. D’ailleurs le milieu sportif n’a pas attendu cette nouvelle affaire pour agir. En 2005, l’ancienne joueuse de tennis Isabelle Demongeot avait révélé des agressions sexuelles de la part de son entraîneur. En 2007, Roselyne Bachelot, qui était ministre des Sports, a lancé la première étude sur les violences sexuelles sur les jeunes mineurs sportifs en interrogeant les jeunes. Un tiers ont répondu qu’ils avaient été victimes de violences sexuelles avec ou sans contact du corps (viol, attouchements ou exhibition). Et l’étude a montré que cela touchait autant les filles que les garçons. Les premières mesures dans le sport décidées par la ministre datent de 2008. C’est donc une erreur de taper sur le monde sportif qui a déjà beaucoup travaillé sur cette question. En fait, il faut reconnaître que les violences sexuelles sont une épidémie. Et prendre les moyens de lutter partout contre cette épidémie. Une enquête du Conseil de l’Europe révèle qu’un enfant sur cinq serait victime de violences sexuelles. Ramené à l’échelle de la France, c’est une estimation de 13 millions de mineurs.

Les agressions sexuelles dans le milieu sportif présentent-elles des spécificités ?

Oui, tout d’abord le monde du sport fonctionne en olympiades. Des élections ont lieu tous les quatre ans. Il y a donc une déperdition d’informations quand il y a un...

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Santé : les profiteurs de l’État providence ne sont pas ceux qu’on croitcd22e40f-6935-4f01-a43f-a89711f0f995http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200215_161253_Sante___les_profiteurs_de_l___Etat_providence_ne_sont_pas_ceux_qu___on_croitSat, 15 Feb 2020 16:12:53 +0100

Cartographie des abus

Les professionnels de santé fraudent. Un moyen parfois de se rattraper, une volonté de se remplir les poches pour d'autres, au détriment de tous les assurés qui payent en final les augmentations des tarifs de mutuelles.

Les dépenses de santé en France frôlent les 200 milliards d’euros, soit 3.000 euros par habitant. Un secteur énorme dont le montant ne cesse d’augmenter du fait du vieillissement de la population. La France fait partie des pays de l'Union européenne où la dépense courante de santé est la plus élevée en part de PIB. Avec 11,8%, la France se situe à 1,1 point de plus de son PIB consacré à la santé que la moyenne de l'Union européenne des Quinze. Les abus et les fraudes sont à la hauteur des dépenses. La complexité de tout ce qui est lié à la santé facilite les abus par les industriels ou les professionnels du secteur. Pas facile d’avoir des chiffres consolidés, mais les exemples de comportements abusifs ou de fraudes sont légion.

Le montant de la fraude à l’assurance maladie s'est élevé à 277 millions d’euros en 2017, selon le ministère des Finances. Les professionnels de santé seraient responsables pour 101,4 millions d’euros dans cette fraude. A cette fraude à la CNAM s’ajoute celle aux mutuelles et assurance santé. Elle est estimée entre 5 et 7 % du montant global des remboursements.

Les dentistes requins

Le revenu annuel moyen d’un dentiste en 2017 avant impôts s’élève à un peu plus de 106.000 avant impôt, selon une étude de la caisse de retraite CARCDSF. Mais la profession se plaint toujours d’une prise en charge trop faible des soins conservateurs par la sécurité sociale. D’où la tentation de multiplier les couronnes et les implants plus rentables, mais...

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Cartographie des abus

Les professionnels de santé fraudent. Un moyen parfois de se rattraper, une volonté de se remplir les poches pour d'autres, au détriment de tous les assurés qui payent en final les augmentations des tarifs de mutuelles.

Les dépenses de santé en France frôlent les 200 milliards d’euros, soit 3.000 euros par habitant. Un secteur énorme dont le montant ne cesse d’augmenter du fait du vieillissement de la population. La France fait partie des pays de l'Union européenne où la dépense courante de santé est la plus élevée en part de PIB. Avec 11,8%, la France se situe à 1,1 point de plus de son PIB consacré à la santé que la moyenne de l'Union européenne des Quinze. Les abus et les fraudes sont à la hauteur des dépenses. La complexité de tout ce qui est lié à la santé facilite les abus par les industriels ou les professionnels du secteur. Pas facile d’avoir des chiffres consolidés, mais les exemples de comportements abusifs ou de fraudes sont légion.

Le montant de la fraude à l’assurance maladie s'est élevé à 277 millions d’euros en 2017, selon le ministère des Finances. Les professionnels de santé seraient responsables pour 101,4 millions d’euros dans cette fraude. A cette fraude à la CNAM s’ajoute celle aux mutuelles et assurance santé. Elle est estimée entre 5 et 7 % du montant global des remboursements.

Les dentistes requins

Le revenu annuel moyen d’un dentiste en 2017 avant impôts s’élève à un peu plus de 106.000 avant impôt, selon une étude de la caisse de retraite CARCDSF. Mais la profession se plaint toujours d’une prise en charge trop faible des soins conservateurs par la sécurité sociale. D’où la tentation de multiplier les couronnes et les implants plus rentables, mais...

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Étranges affaires immobilières à Nancy et Pont-à-Mousson16964bc9-e31f-41f9-a566-aa839f596cd4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200204_183322_Etranges_affaires_immobilieres_a_Nancy_et_Pont-a-MoussonTue, 04 Feb 2020 18:33:22 +0100

Anticor scrute le projet Emblème et l’Abbaye des Prémontrés

Les autorités sont particulièrement accommodantes avec des sociétés immobilières dans la région du Grand Est, en Lorraine. De quoi intriguer l’association Anticor

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

En décembre 2016, le conseil municipal de Nancy donnait son feu vert à l’édification d’un immeuble de 8 étages étages sur la place et le parvis de la Gare ferroviaire, en plein centre ville : ce sera « le projet Emblème ». Depuis, les revers s’accumulent pour City Zen, l’entreprise bénéficiaire du projet et pour les autorités. Le premier permis de construire a été contesté par une association et City Zen, a été contrainte d’en déposer un deuxième. Mais cela ne suffira pas, il va falloir un permis modificatif car City Zen a vendu plus du double des mètres carrés de bureaux prévus dans le permis à la Région… Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Cette fois, c’est le groupe local 54 de l’association Anticor qui monte au créneau avec un signalement au procureur. C’est désormais à la justice de vérifier ce qui pose problème à l’association anticorruption.

La région du Grand Est a acheté 1.390 mètres carrés de bureaux dans la tour Emblème – dont la première pierre n’a pas encore été posée – alors que le permis de construire ne mentionne que 652 m2 de bureaux. Tout à fait classique pour Simon Hoeltgen directeur adjoint pôle économie, développement et urbanisme et directeur du développement urbain de la ville de Nancy : « il est classique que dans une opération immobilière de ce type les mètres carrés soient réaffectés. C’est le cas ici. Un permis modificatif sera déposé et instruit. Les travaux pourraient commencer dans les quinze jours ».

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Anticor scrute le projet Emblème et l’Abbaye des Prémontrés

Les autorités sont particulièrement accommodantes avec des sociétés immobilières dans la région du Grand Est, en Lorraine. De quoi intriguer l’association Anticor

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

En décembre 2016, le conseil municipal de Nancy donnait son feu vert à l’édification d’un immeuble de 8 étages étages sur la place et le parvis de la Gare ferroviaire, en plein centre ville : ce sera « le projet Emblème ». Depuis, les revers s’accumulent pour City Zen, l’entreprise bénéficiaire du projet et pour les autorités. Le premier permis de construire a été contesté par une association et City Zen, a été contrainte d’en déposer un deuxième. Mais cela ne suffira pas, il va falloir un permis modificatif car City Zen a vendu plus du double des mètres carrés de bureaux prévus dans le permis à la Région… Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Cette fois, c’est le groupe local 54 de l’association Anticor qui monte au créneau avec un signalement au procureur. C’est désormais à la justice de vérifier ce qui pose problème à l’association anticorruption.

La région du Grand Est a acheté 1.390 mètres carrés de bureaux dans la tour Emblème – dont la première pierre n’a pas encore été posée – alors que le permis de construire ne mentionne que 652 m2 de bureaux. Tout à fait classique pour Simon Hoeltgen directeur adjoint pôle économie, développement et urbanisme et directeur du développement urbain de la ville de Nancy : « il est classique que dans une opération immobilière de ce type les mètres carrés soient réaffectés. C’est le cas ici. Un permis modificatif sera déposé et instruit. Les travaux pourraient commencer dans les quinze jours ».

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Le jour où les contre-pouvoirs ont joué leur rôleadc8e53e-cf8f-4df9-a51f-b296eb01d544http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200131_205535_Le_jour_ou_les_contre-pouvoirs_ont_joue_leur_roleFri, 31 Jan 2020 20:55:35 +0100

Emmanuel Macron et son gouvernement recadrés

C'est rare. Suffisamment pour être remarqué. Les contre-pouvoirs ont signifié à l'exécutif qu'il faisait n'importe quoi, n'importe comment. Le Conseil d'Etat étrille le projet de réforme des retraites et la Cour ce Cassation rappelle à Emmanuel Macron le concept de séparation des pouvoirs.

Le bonnet d'âne - D.R.

Sur le papier, c'est une véritable claque. Un peu comme si un prof vous obligeait à porter un bonnet d'âne pendant toute une journée. Dans la réalité, c'est comme si rien n'était arrivé car LAREM se contrefiche de ce que l'on pense d'elle. C'est sa marque de fabrique. Elle a la foi du charbonnier. Elle a raison envers et contre tout, elle disrupte et transforme la France en startup nation. Ce n'est pas rien.

Le 25 janvier, le Conseil d'Etat rendait public un avis, à la demande du gouvernement, sur le projet de loi du gouvernement. C'est une longue liste de reproches et de tapes sur les doigts des auteurs du projet.

Un peu plus tard, alors que la presse avait rendu public des réflexions du président de la république sur la nécessité d'un procès pour le meurtrier de Sarah Halimi, la Cour de Cassation, par la voix de sa première présidente et de son procureur général, rappelait à Emmanuel Macron un concept simple de droit, étudié dès la première année en fac : la séparation des pouvoir. Grosso modo, chacun se concentre sur ses attributions et ne donne pas d'ordres à l'autre. Ces deux événements sont le reflet d'un grave dysfonctionnement de la démocratie française. Si tout baignait dans l'huile de noix de coco sous les palmiers, ces rappels à l'ordre n'auraient pas lieu d'être. Paradoxalement, ils confortent une autre déclaration d'Emmanuel Macron : nous ne sommes pas en dictature. Si des...

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Emmanuel Macron et son gouvernement recadrés

C'est rare. Suffisamment pour être remarqué. Les contre-pouvoirs ont signifié à l'exécutif qu'il faisait n'importe quoi, n'importe comment. Le Conseil d'Etat étrille le projet de réforme des retraites et la Cour ce Cassation rappelle à Emmanuel Macron le concept de séparation des pouvoirs.

Le bonnet d'âne - D.R.

Sur le papier, c'est une véritable claque. Un peu comme si un prof vous obligeait à porter un bonnet d'âne pendant toute une journée. Dans la réalité, c'est comme si rien n'était arrivé car LAREM se contrefiche de ce que l'on pense d'elle. C'est sa marque de fabrique. Elle a la foi du charbonnier. Elle a raison envers et contre tout, elle disrupte et transforme la France en startup nation. Ce n'est pas rien.

Le 25 janvier, le Conseil d'Etat rendait public un avis, à la demande du gouvernement, sur le projet de loi du gouvernement. C'est une longue liste de reproches et de tapes sur les doigts des auteurs du projet.

Un peu plus tard, alors que la presse avait rendu public des réflexions du président de la république sur la nécessité d'un procès pour le meurtrier de Sarah Halimi, la Cour de Cassation, par la voix de sa première présidente et de son procureur général, rappelait à Emmanuel Macron un concept simple de droit, étudié dès la première année en fac : la séparation des pouvoir. Grosso modo, chacun se concentre sur ses attributions et ne donne pas d'ordres à l'autre. Ces deux événements sont le reflet d'un grave dysfonctionnement de la démocratie française. Si tout baignait dans l'huile de noix de coco sous les palmiers, ces rappels à l'ordre n'auraient pas lieu d'être. Paradoxalement, ils confortent une autre déclaration d'Emmanuel Macron : nous ne sommes pas en dictature. Si des...

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La Convention citoyenne pour le climat avance "sans filtre"044e7dd3-f317-4175-b25a-1e5197fe8c4ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200131_100156_La_Convention_citoyenne_pour_le_climat_avance__sans_filtre_Fri, 31 Jan 2020 10:01:56 +0100

Emmanuel Macron respectera-t-il ses engagements ?

Ses membres commencent à préparer les propositions concrètes qui seront mises au vote. Mais un flou s’instaure sur leur prise en compte réelle par le Président Macron.

Le site de la convention citoyenne - Copie d'écran

C’était une des mesures décidées par Emmanuel Macron pour tenter de désamorcer la crise des Gilets Jaunes après le grand débat national. Pour la première fois, 150 citoyens tirés au sort planchent pour définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale. Cette France en miniature a été établie en fonction de plusieurs critères : âge, sexe, lieu de résidence, catégorie socioprofessionnelle. Le groupe est par exemple constitué de 51 % de femmes, de 27 % de retraités, ou encore de 26 % de non-diplômés. Les participants sont organisés en cinq groupes de travail : travailler, se nourrir, se loger, se déplacer, produire et consommer.

L’organisation est assurée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), une institution constitutionnellement indépendante, pour garantir la neutralité et à la sincérité des débats.

Pour répondre aux questions factuelles des membres de la Convention, le Comité de Gouvernance a fait appel à plusieurs centres de recherche (Institut de la transition environnementale de la Sorbonne ou l’Institut des politiques publiques, par exemple) afin de constituer une équipe de personnes ressources, fact checkers. Tous universitaires, ils sont issus de disciplines différentes afin de pouvoir répondre à toutes les questions des membres de la Convention.

Débutées le 4 octobre 2019, les sept sessions de travail s’...

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Emmanuel Macron respectera-t-il ses engagements ?

Ses membres commencent à préparer les propositions concrètes qui seront mises au vote. Mais un flou s’instaure sur leur prise en compte réelle par le Président Macron.

Le site de la convention citoyenne - Copie d'écran

C’était une des mesures décidées par Emmanuel Macron pour tenter de désamorcer la crise des Gilets Jaunes après le grand débat national. Pour la première fois, 150 citoyens tirés au sort planchent pour définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale. Cette France en miniature a été établie en fonction de plusieurs critères : âge, sexe, lieu de résidence, catégorie socioprofessionnelle. Le groupe est par exemple constitué de 51 % de femmes, de 27 % de retraités, ou encore de 26 % de non-diplômés. Les participants sont organisés en cinq groupes de travail : travailler, se nourrir, se loger, se déplacer, produire et consommer.

L’organisation est assurée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), une institution constitutionnellement indépendante, pour garantir la neutralité et à la sincérité des débats.

Pour répondre aux questions factuelles des membres de la Convention, le Comité de Gouvernance a fait appel à plusieurs centres de recherche (Institut de la transition environnementale de la Sorbonne ou l’Institut des politiques publiques, par exemple) afin de constituer une équipe de personnes ressources, fact checkers. Tous universitaires, ils sont issus de disciplines différentes afin de pouvoir répondre à toutes les questions des membres de la Convention.

Débutées le 4 octobre 2019, les sept sessions de travail s’...

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Radar, la machine à cash8bd0b3b9-a9f4-409a-bd14-f55bb1f3cc1ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200123_095211_Radar__la_machine_a_cashThu, 23 Jan 2020 09:52:11 +0100

Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

Nous diffusons notre premier documentaire d'investigation qui porte sur les les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière.

Radar - La machine à cash - CC

Soutenez-nous sur Jaimelinfo.fr

Réagissez sur twitter #Enqueteradar

Près d'un an d'enquête, de tournages, de montage, voici enfin notre documentaire sur les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière. Un système gigantesque et unique au monde.

Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la...

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Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

Nous diffusons notre premier documentaire d'investigation qui porte sur les les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière.

Radar - La machine à cash - CC

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Réagissez sur twitter #Enqueteradar

Près d'un an d'enquête, de tournages, de montage, voici enfin notre documentaire sur les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière. Un système gigantesque et unique au monde.

Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la...

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Les petits arrangements de Thierry Breton avec la réalité judicaire330e79d5-4b90-4ab8-a896-dcae0c086bcdhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200123_094722_Les_petits_arrangements_de_Thierry_Breton_avec_la_realite_judicaireThu, 23 Jan 2020 09:47:22 +0100

Omissions et déformations...

Comment se dépatouiller des informations pas très reluisantes sur les marchés publics contenus dans notre documentaire « Radar La machine à cash - Scandales et gros profits » ? Simple, en faisant croire que tout est faux et que la justice l'a d'ailleurs déjà établi. Evidemment, c'est une fable...

Thierry Breton lors de son audition devant le Parlement européen - © Reflets

A quoi reconnaît-on un homme politique de haute volée ? A sa capacité à asséner « ses » vérités sans ciller. Thierry Breton est de cette trempe. Mis en cause dans notre documentaire « Radar La machine à cash - Scandales et gros profits », Thierry Breton contre-attaque. Non pas avec des documents, des preuves, des chiffres, du factuel. Non, il contre-attaque en tentant désespérément de discréditer l'un des auteurs du documentaire, Stéphanie Fontaine. Et il n'est pas le seul, son conseiller en communication, Terence Zakka, est sur la même longueur d'onde.

Dans une ultime question un peu inattendue, lundi 20 janvier sur France Inter, Léa Salamé interroge Thierry Breton : « Anticor vous soupçonne de favoritisme, vous qui voulez être radical sur ces questions-là, vous répondez quoi ce matin ? ». Et le nouveau commissaire européen de répondre : « J’ai du reste porté plainte en diffamation contre LA journaliste qui a diffusé cette fausse information et j’ai gagné à deux reprises, et de façon définitive. ». Ah bon ? L'association Anticor n'a pas déposé plainte ?

De fait, la première plainte d'Anticor sur le sujet remonte à 2015. L'avocat de l'association anticorruption, Jérôme Karsenti y explique que le groupe de services informatiques Atos a été bénéficiaire depuis 2003, au Centre national de traitement de Rennes, où sont traités tous les PV dressés en France, de « quatre marchés publics importants susceptibles de constituer des délits de...

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Omissions et déformations...

Comment se dépatouiller des informations pas très reluisantes sur les marchés publics contenus dans notre documentaire « Radar La machine à cash - Scandales et gros profits » ? Simple, en faisant croire que tout est faux et que la justice l'a d'ailleurs déjà établi. Evidemment, c'est une fable...

Thierry Breton lors de son audition devant le Parlement européen - © Reflets

A quoi reconnaît-on un homme politique de haute volée ? A sa capacité à asséner « ses » vérités sans ciller. Thierry Breton est de cette trempe. Mis en cause dans notre documentaire « Radar La machine à cash - Scandales et gros profits », Thierry Breton contre-attaque. Non pas avec des documents, des preuves, des chiffres, du factuel. Non, il contre-attaque en tentant désespérément de discréditer l'un des auteurs du documentaire, Stéphanie Fontaine. Et il n'est pas le seul, son conseiller en communication, Terence Zakka, est sur la même longueur d'onde.

Dans une ultime question un peu inattendue, lundi 20 janvier sur France Inter, Léa Salamé interroge Thierry Breton : « Anticor vous soupçonne de favoritisme, vous qui voulez être radical sur ces questions-là, vous répondez quoi ce matin ? ». Et le nouveau commissaire européen de répondre : « J’ai du reste porté plainte en diffamation contre LA journaliste qui a diffusé cette fausse information et j’ai gagné à deux reprises, et de façon définitive. ». Ah bon ? L'association Anticor n'a pas déposé plainte ?

De fait, la première plainte d'Anticor sur le sujet remonte à 2015. L'avocat de l'association anticorruption, Jérôme Karsenti y explique que le groupe de services informatiques Atos a été bénéficiaire depuis 2003, au Centre national de traitement de Rennes, où sont traités tous les PV dressés en France, de « quatre marchés publics importants susceptibles de constituer des délits de...

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CFDT soulève toi !8d71282d-8de3-43fb-8f67-4d4990ce7ebdhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200122_084316_CFDT_souleve_toi__Wed, 22 Jan 2020 08:43:16 +0100

De renoncements en abandons, ainsi vogue le syndicat

La base suivra-t-elle Laurent Berger ? De renoncement en empapaoutages du gouvernement, le patron de la CFDT se coupe-t-il des salariés ?

CFDT

La CFDT a imprimé un tract: «La CFDT a obtenu le retrait de l’âge pivot. Victoire!» Mais cette victoire est une humiliation. Le retrait de l’âge pivot est «provisoire» selon les mots mêmes du Premier ministre. Car le principe d’une réforme à but financier est acté. Une conférence sur le financement du système de retraite s’ouvrira fin janvier. Le Premier ministre a assorti sa «concession» d'une obligation de résultat pour les partenaires sociaux, faute de quoi l'âge pivot serait réintroduit et mis en place.

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre indique que les moyens choisis ne pourront aboutir ni à une baisse des pensions, ni à une hausse du coût du travail. La CFDT devra donc aller à la négociation le couteau sous la gorge. La CFDT n’a rien obtenu. Il est écrit que la CFDT boira le calice jusqu'à la lie. Comme l’a écrit écrit une personne sur les réseaux sociaux jamais avares de méchanceté ou de lucidité, au choix, «Le jour où Macron réintroduira l’esclavage, Laurent Berger négociera le poids des chaînes ».

Dans une interview accordée à Reflets, Laurent Berger revendiquait pourtant une posture intéressante: «Nous avons toujours pensé que nous avions le droit d’intervenir sur d’autres sujets que ceux du travail, par exemple comme dans la tribune sur le Pacte du pouvoir vivre ou dans celle sur les migrants.» Le problème est que ce n’est qu’une posture.

Un cadre de la CFDT confiait en off il y a quelques jour: «La véritable question est: peut-on faire...

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De renoncements en abandons, ainsi vogue le syndicat

La base suivra-t-elle Laurent Berger ? De renoncement en empapaoutages du gouvernement, le patron de la CFDT se coupe-t-il des salariés ?

CFDT

La CFDT a imprimé un tract: «La CFDT a obtenu le retrait de l’âge pivot. Victoire!» Mais cette victoire est une humiliation. Le retrait de l’âge pivot est «provisoire» selon les mots mêmes du Premier ministre. Car le principe d’une réforme à but financier est acté. Une conférence sur le financement du système de retraite s’ouvrira fin janvier. Le Premier ministre a assorti sa «concession» d'une obligation de résultat pour les partenaires sociaux, faute de quoi l'âge pivot serait réintroduit et mis en place.

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre indique que les moyens choisis ne pourront aboutir ni à une baisse des pensions, ni à une hausse du coût du travail. La CFDT devra donc aller à la négociation le couteau sous la gorge. La CFDT n’a rien obtenu. Il est écrit que la CFDT boira le calice jusqu'à la lie. Comme l’a écrit écrit une personne sur les réseaux sociaux jamais avares de méchanceté ou de lucidité, au choix, «Le jour où Macron réintroduira l’esclavage, Laurent Berger négociera le poids des chaînes ».

Dans une interview accordée à Reflets, Laurent Berger revendiquait pourtant une posture intéressante: «Nous avons toujours pensé que nous avions le droit d’intervenir sur d’autres sujets que ceux du travail, par exemple comme dans la tribune sur le Pacte du pouvoir vivre ou dans celle sur les migrants.» Le problème est que ce n’est qu’une posture.

Un cadre de la CFDT confiait en off il y a quelques jour: «La véritable question est: peut-on faire...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 18 janvier 2020 - Acte 62857af585-e872-4445-a18a-36a29eb5c2c6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200119_195705_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_18_janvier_2020_-_Acte_62Sun, 19 Jan 2020 19:57:05 +0100

Ils sont toujours là, l'arbitraire policier aussi

Christophe Castaner, Emmanuel Macron, la presse, et même Anne Sinclair avaient enfin vu quelque chose ressemblant vaguement à une sorte de violence illégitime policière. C'était donc fini, RIO obligatoire, cagoule interdite, tout aller rentrer dans l'ordre... Ou pas...

Ces quelques fleurs... - © Reflets

"Qu'est-ce que c'est ? C'est pour les retraites ?" Le brassard presse, ça vous pose un homme. Nous voilà "sachant", "expert en manifestations". Ce patron d'une supérette, voyant passer un défilé de trois ou quatre mille personnes devant son commerce s'interroge... "Non ce sont les gilets jaunes". Stupeur... "Ah ? Ils sont encore là ? Je pensais que c'était fini depuis longtemps les gilets jaunes".

Ce que l'on ne voit pas n'existe pas. Les chaînes de télévision ayant cessé depuis longtemps de montrer les manifestations hebdomadaires des gilets jaunes, si les manifestations ne passent pas au pied de votre immeuble, cela passe complètement sous votre radar...

Ce n'est pas pour rien que les pouvoirs politiques minimisent régulièrement les mouvement de grève, ils tentent de les invisibiliser lentement. La base, elle, sait ce qui se passe. Quelle est l'ampleur de la colère. De la mobilisation. L'importance des espoirs.

Les gilets jaunes sont dans la rue depuis 64 semaines. La presse parle d'un mouvement inédit par sa durée en parlant de la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites. Quarante cinq jours. Que dire alors d'un mouvement qui dure depuis quarante-cinq semaines ? Et à discuter avec les gilets jaunes, la détermination n'a pas pris une ride.

"On vient de Senlis. J'étais syndiqué. Mais je n'avais jamais fait de manifs. Là, depuis le 1er...

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Ils sont toujours là, l'arbitraire policier aussi

Christophe Castaner, Emmanuel Macron, la presse, et même Anne Sinclair avaient enfin vu quelque chose ressemblant vaguement à une sorte de violence illégitime policière. C'était donc fini, RIO obligatoire, cagoule interdite, tout aller rentrer dans l'ordre... Ou pas...

Ces quelques fleurs... - © Reflets

"Qu'est-ce que c'est ? C'est pour les retraites ?" Le brassard presse, ça vous pose un homme. Nous voilà "sachant", "expert en manifestations". Ce patron d'une supérette, voyant passer un défilé de trois ou quatre mille personnes devant son commerce s'interroge... "Non ce sont les gilets jaunes". Stupeur... "Ah ? Ils sont encore là ? Je pensais que c'était fini depuis longtemps les gilets jaunes".

Ce que l'on ne voit pas n'existe pas. Les chaînes de télévision ayant cessé depuis longtemps de montrer les manifestations hebdomadaires des gilets jaunes, si les manifestations ne passent pas au pied de votre immeuble, cela passe complètement sous votre radar...

Ce n'est pas pour rien que les pouvoirs politiques minimisent régulièrement les mouvement de grève, ils tentent de les invisibiliser lentement. La base, elle, sait ce qui se passe. Quelle est l'ampleur de la colère. De la mobilisation. L'importance des espoirs.

Les gilets jaunes sont dans la rue depuis 64 semaines. La presse parle d'un mouvement inédit par sa durée en parlant de la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites. Quarante cinq jours. Que dire alors d'un mouvement qui dure depuis quarante-cinq semaines ? Et à discuter avec les gilets jaunes, la détermination n'a pas pris une ride.

"On vient de Senlis. J'étais syndiqué. Mais je n'avais jamais fait de manifs. Là, depuis le 1er...

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Retraites : forts du soutien de la population, les grévistes ne lâchent riene5063f26-f500-4e2e-bdfe-1fce2448c99dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200117_134428_Retraites___forts_du_soutien_de_la_population__les_grevistes_ne_lachent_rienFri, 17 Jan 2020 13:44:28 +0100

Manifestation du 9 janvier à Paris

La base reste déterminée et dans la rue, dans les AG, les actions se poursuivent en dépit du message que le gouvernement souhaite imprimer dans les esprits : il n'y a plus de raison de faire grève, il est temps de reprendre le travail.

Manifestation du 9 janvier 2020 à Paris - © Reflets

Malgré "l'abandon provisoire" de l'âge pivot à 64 ans et les tentatives du gouvernement de siffler la fin des manifestation, le soutient à la grève ne faiblit pas. Quelque 60% des Français soutiennent toujours le mouvement, selon le sondage Harris Interactive publié le 14 janvier. Autre point évoqué dans l'étude, la perception des Français de cette réforme : 67% d'entre eux se disent inquiets lorsqu'ils pensent à la création d’un régime universel des retraites. C'est 1 point de plus par rapport à l'enquête publiée au début du mois de janvier. Comme quoi la "pédagogie" du gouvernement ne passe pas.

Commerçants solidaires... - © Reflets
Commerçants solidaires... - Reflets

Sébastien, conducteur à la RATP, en est à son 35ème jours de grève. "Ma prochaine fiche de paie, elle sera à zéro... Mais je suis prêt à continuer la lutte." Pourtant, il marche à côté d'un drapeau UNSA... un syndicat qui a appelé à la fin de la grève. "Je me fous de la position de notre secrétaire général, de ce qu'ils pensent là-haut ! La négociation n'a rien apportée. C'est sûr qu'il vont s'en prendre ensuite à la valeur du point... On va tous perdre. Je me bats aussi pour mes enfants."

Les cheminots CGT sont toujours très mobilisés. Pour cette manifestation parisienne, les conducteurs de Trappes ont rempli un bus complet pour la première fois depuis le début de la lutte. "Il y a plus de monde dans les AG, plus de monde dans les manifestations...

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Manifestation du 9 janvier à Paris

La base reste déterminée et dans la rue, dans les AG, les actions se poursuivent en dépit du message que le gouvernement souhaite imprimer dans les esprits : il n'y a plus de raison de faire grève, il est temps de reprendre le travail.

Manifestation du 9 janvier 2020 à Paris - © Reflets

Malgré "l'abandon provisoire" de l'âge pivot à 64 ans et les tentatives du gouvernement de siffler la fin des manifestation, le soutient à la grève ne faiblit pas. Quelque 60% des Français soutiennent toujours le mouvement, selon le sondage Harris Interactive publié le 14 janvier. Autre point évoqué dans l'étude, la perception des Français de cette réforme : 67% d'entre eux se disent inquiets lorsqu'ils pensent à la création d’un régime universel des retraites. C'est 1 point de plus par rapport à l'enquête publiée au début du mois de janvier. Comme quoi la "pédagogie" du gouvernement ne passe pas.

Commerçants solidaires... - © Reflets
Commerçants solidaires... - Reflets

Sébastien, conducteur à la RATP, en est à son 35ème jours de grève. "Ma prochaine fiche de paie, elle sera à zéro... Mais je suis prêt à continuer la lutte." Pourtant, il marche à côté d'un drapeau UNSA... un syndicat qui a appelé à la fin de la grève. "Je me fous de la position de notre secrétaire général, de ce qu'ils pensent là-haut ! La négociation n'a rien apportée. C'est sûr qu'il vont s'en prendre ensuite à la valeur du point... On va tous perdre. Je me bats aussi pour mes enfants."

Les cheminots CGT sont toujours très mobilisés. Pour cette manifestation parisienne, les conducteurs de Trappes ont rempli un bus complet pour la première fois depuis le début de la lutte. "Il y a plus de monde dans les AG, plus de monde dans les manifestations...

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Radar, la machine à cash8bd0b3b9-a9f4-409a-bd14-f55bb1f3cc1ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200113_220057_Radar__la_machine_a_cashMon, 13 Jan 2020 22:00:57 +0100

Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

Nous diffusons notre premier documentaire d'investigation qui porte sur les les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière.

Radar - La machine à cash - CC

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Près d'un an d'enquête, de tournages, de montage, voici enfin notre documentaire sur les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière. Un système gigantesque et unique au monde.

Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la...

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Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

Nous diffusons notre premier documentaire d'investigation qui porte sur les les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière.

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Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la...

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Radar, la machine à cash8bd0b3b9-a9f4-409a-bd14-f55bb1f3cc1ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200111_122956_Radar__la_machine_a_cashSat, 11 Jan 2020 12:29:56 +0100

Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

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Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la communication officielle, c’est l’...

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Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

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Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la communication officielle, c’est l’...

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Radar et documents officiels5773ffef-776f-49d6-977b-32f0d9e384d2http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200111_122804_Radar_et_documents_officielsSat, 11 Jan 2020 12:28:04 +0100

L’opacité du ministère de l’Intérieur devant le tribunal administratif

Face à l'opacité du ministère de l'Intérieur, nous sommes allés devant le tribunal administratif. Décision dans quinze jours...

Tribunal administratif - Paris - D.R.

Jeudi 9 janvier, le tribunal administratif de Paris audiençait – enfin ! – notre requête déposée devant lui, à l'été 2017, à la suite d'un énième refus du ministère de l'Intérieur de nous communiquer des documents administratifs que nous jugeons parfaitement communicables. Et vu la jurisprudence constante en la matière, on n'est pas les seuls !

Il s'agit de pièces constitutives de plusieurs marchés publics, dont celui des voitures radars, étudié dans notre documentaire, passé sans appel à concurrence, et des statistiques des radars.

Ligne de défense présentée jeudi par Beauvau : les documents réclamés n'existent pas. La bonne blague ! Cela signifierait quand même que les PV qui résultent des flashs radars ne sont pas comptabilisés, que les chiffres de cette sanction automatisée ne sont pas établis, agglomérés ni pour finir examinés…

Qui pour le croire ? De même parmi les pièces des marchés publics, à l'entendre, "il n'existe pas de décision d'attribution".

La mauvaise foi opposée à la barre par la représentante du ministère de l'Intérieur était telle que le juge qui présidait l'audience en a été excédé. Chose peu habituelle devant cette juridiction policée, il est complètement sorti de ses gonds : "Cessez de jouer sur les mots, vous avez bien une décision d'attribution même si elle ne porte pas ce nom !"

Tout cela est-il de bon augure pour nous ? On aimerait le croire. Surtout que les conclusions du...

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L’opacité du ministère de l’Intérieur devant le tribunal administratif

Face à l'opacité du ministère de l'Intérieur, nous sommes allés devant le tribunal administratif. Décision dans quinze jours...

Tribunal administratif - Paris - D.R.

Jeudi 9 janvier, le tribunal administratif de Paris audiençait – enfin ! – notre requête déposée devant lui, à l'été 2017, à la suite d'un énième refus du ministère de l'Intérieur de nous communiquer des documents administratifs que nous jugeons parfaitement communicables. Et vu la jurisprudence constante en la matière, on n'est pas les seuls !

Il s'agit de pièces constitutives de plusieurs marchés publics, dont celui des voitures radars, étudié dans notre documentaire, passé sans appel à concurrence, et des statistiques des radars.

Ligne de défense présentée jeudi par Beauvau : les documents réclamés n'existent pas. La bonne blague ! Cela signifierait quand même que les PV qui résultent des flashs radars ne sont pas comptabilisés, que les chiffres de cette sanction automatisée ne sont pas établis, agglomérés ni pour finir examinés…

Qui pour le croire ? De même parmi les pièces des marchés publics, à l'entendre, "il n'existe pas de décision d'attribution".

La mauvaise foi opposée à la barre par la représentante du ministère de l'Intérieur était telle que le juge qui présidait l'audience en a été excédé. Chose peu habituelle devant cette juridiction policée, il est complètement sorti de ses gonds : "Cessez de jouer sur les mots, vous avez bien une décision d'attribution même si elle ne porte pas ce nom !"

Tout cela est-il de bon augure pour nous ? On aimerait le croire. Surtout que les conclusions du...

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Radar, la machine à cash8bd0b3b9-a9f4-409a-bd14-f55bb1f3cc1ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200108_180226_Radar__la_machine_a_cashWed, 08 Jan 2020 18:02:26 +0100

Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

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Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la...

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Ou comment l’État a dépensé à la légère des millions d’euros.

Nous diffusons notre premier documentaire d'investigation qui porte sur les les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière.

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Près d'un an d'enquête, de tournages, de montage, voici enfin notre documentaire sur les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité routière. Un système gigantesque et unique au monde.

Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette machine à PV, c’est l’histoire d’une privatisation. Car ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le système grâce à des marchés publics. « Nous avons décidé d’enquêter sur ce sujet parce que c’est inédit, raconte Stéphanie Fontaine, l’une des réalisatrices. Aucun documentaire ne raconte les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros. »

Avec le collectif Extra Muros nous avons enquêté pendant près d’un an. Nous sommes remontés aux origines du système automatisé des infractions remis au cœur de l’actualité par les Gilets Jaunes.

Nous avons pu interroger les principaux acteurs de l’époque. Des politiques comme Claude Guéant ou Gilles de Robien mais aussi des hauts-fonctionnaires et des cadres des entreprises privées concernées. « Ce qui nous a surpris, c’est l’opacité organisée par le ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours prompt à communiquer sur la sécurité routière, raconte Antoine Champagne, rédacteur en chef de Reflets.info. Dès que l’on sort de la...

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Radars : découvrez le rapport confidentiel de l'Inspection générale de l'administrationc08c3d7e-d309-429a-8a57-3e33724e863fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200108_180049_Radars___decouvrez_le_rapport_confidentiel_de_l_Inspection_generale_de_l_administrationWed, 08 Jan 2020 18:00:49 +0100

Ou comment des dizaines de millions d'euros ont été dépensés à tort et à travers

Ce rapport qui a constitué un fil rouge pour notre enquête tant il est critique, a été difficile à obtenir. Aussitôt disponible, le ministère l'a enterré et en a refusé l'accès, y compris aux personnes travaillant sur le projet.

Page de garde du rapport de l'IGA - Copie d'écran

La sécurité routière... Un sujet qui intéresse tous les Français. Faire baisser le nombre de morts et de blessés sur les routes est un projet louable. Vu sous cet angle, il est facile pour la presse d'obtenir des informations, des chiffres, de faire des reportages. Vu sous l'angle qui nous intéresse, les marchés publics qui président à l'automatisation des amendes, c'est beaucoup moins simple...

A l'origine de notre intérêt : un rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) relatif aux contrats passés pour faire tourner le Centre national de traitement (CNT) de Rennes. C'est là où sont traités tous les PV dressés en France. Quant à l'IGA, c'est l'organe de contrôle du ministère de l'Intérieur. Avec l'IGF et l'IGAS, elle est même l'une des trois inspections interministérielles de l'État, en charge ainsi de missions d'évaluation des politiques publiques, d'audit de service, en plus de son rôle d'inspection classique...

C'est dans ce cadre qu'à la fin 2013, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls lui donne pour mission "d'étudier les conditions de passation et d'exécution du marché" qui était en cours au CNT de Rennes et "d'étudier (...) tout élément relatif à la gestion de l'agence que vos investigations pourront mettre au jour".

En clair, d'enquêter sur la conformité des processus liés aux marchés de mise en place des radars...

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Ou comment des dizaines de millions d'euros ont été dépensés à tort et à travers

Ce rapport qui a constitué un fil rouge pour notre enquête tant il est critique, a été difficile à obtenir. Aussitôt disponible, le ministère l'a enterré et en a refusé l'accès, y compris aux personnes travaillant sur le projet.

Page de garde du rapport de l'IGA - Copie d'écran

La sécurité routière... Un sujet qui intéresse tous les Français. Faire baisser le nombre de morts et de blessés sur les routes est un projet louable. Vu sous cet angle, il est facile pour la presse d'obtenir des informations, des chiffres, de faire des reportages. Vu sous l'angle qui nous intéresse, les marchés publics qui président à l'automatisation des amendes, c'est beaucoup moins simple...

A l'origine de notre intérêt : un rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) relatif aux contrats passés pour faire tourner le Centre national de traitement (CNT) de Rennes. C'est là où sont traités tous les PV dressés en France. Quant à l'IGA, c'est l'organe de contrôle du ministère de l'Intérieur. Avec l'IGF et l'IGAS, elle est même l'une des trois inspections interministérielles de l'État, en charge ainsi de missions d'évaluation des politiques publiques, d'audit de service, en plus de son rôle d'inspection classique...

C'est dans ce cadre qu'à la fin 2013, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls lui donne pour mission "d'étudier les conditions de passation et d'exécution du marché" qui était en cours au CNT de Rennes et "d'étudier (...) tout élément relatif à la gestion de l'agence que vos investigations pourront mettre au jour".

En clair, d'enquêter sur la conformité des processus liés aux marchés de mise en place des radars...

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Radar automatique : un marché aurait été truqué694cfa23-309a-4a7e-8df8-7495b70a0c88http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200108_180030_Radar_automatique___un_marche_aurait_ete_truqueWed, 08 Jan 2020 18:00:30 +0100

Des acteurs le racontent. Mais l'Inspection générale de l'administration l'a "oublié" dans son rapport.

Plusieurs témoins nous ont affirmé qu'un marché avait été truqué : les notes attribuées aux entreprises ont été modifiées pour faire gagner l'une d'entre elles. Le préfet Debacq, mis en cause dément formellement.

Le site de BearingPoint - Copie d'écran

A l'été 2014, le commissaire divisionnaire Serge Blüge dépose un signalement auprès du Service central de prévention de la corruption (SCPC), qui recueille pour le ministère de la Justice les témoignages des "lanceurs d'alerte". Encore cadre pour quelques semaines de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), il y fait état de soupçons de marché truqué, passé dans le cadre de la gestion des radars automatiques. Il s'étonne également dans ce signalement d'avoir dû insister pour "être auditionné", à ce sujet notamment, par les limiers de l'Inspection générale de l'administration (IGA), mandatée quelques mois plus tôt par Manuel Valls, alors à l'Intérieur, pour enquêter sur les dysfonctionnements de cette agence.

Il s'agit d'un marché de plus de 3 millions d'euros (hors taxes) passé en 2012 pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage. L'objet de ce contrat est de renouveler le prestataire qui veille à la bonne exécution par la SSII Atos d'un autre marché, de beaucoup plus grande ampleur, sur la gestion informatique du traitement des procès-verbaux.

Depuis le début du système, l'entreprise chargée de ce travail était la société Steria. Mais à l'issue de ce nouveau marché, le choix se porte sur la société BearingPoint.

Selon Serge Blüge, lors du dépouillement des offres, le directeur de l'Antai de l'époque, Jean-Jacques Debacq, aurait modifié les notes attribuées...

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Des acteurs le racontent. Mais l'Inspection générale de l'administration l'a "oublié" dans son rapport.

Plusieurs témoins nous ont affirmé qu'un marché avait été truqué : les notes attribuées aux entreprises ont été modifiées pour faire gagner l'une d'entre elles. Le préfet Debacq, mis en cause dément formellement.

Le site de BearingPoint - Copie d'écran

A l'été 2014, le commissaire divisionnaire Serge Blüge dépose un signalement auprès du Service central de prévention de la corruption (SCPC), qui recueille pour le ministère de la Justice les témoignages des "lanceurs d'alerte". Encore cadre pour quelques semaines de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), il y fait état de soupçons de marché truqué, passé dans le cadre de la gestion des radars automatiques. Il s'étonne également dans ce signalement d'avoir dû insister pour "être auditionné", à ce sujet notamment, par les limiers de l'Inspection générale de l'administration (IGA), mandatée quelques mois plus tôt par Manuel Valls, alors à l'Intérieur, pour enquêter sur les dysfonctionnements de cette agence.

Il s'agit d'un marché de plus de 3 millions d'euros (hors taxes) passé en 2012 pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage. L'objet de ce contrat est de renouveler le prestataire qui veille à la bonne exécution par la SSII Atos d'un autre marché, de beaucoup plus grande ampleur, sur la gestion informatique du traitement des procès-verbaux.

Depuis le début du système, l'entreprise chargée de ce travail était la société Steria. Mais à l'issue de ce nouveau marché, le choix se porte sur la société BearingPoint.

Selon Serge Blüge, lors du dépouillement des offres, le directeur de l'Antai de l'époque, Jean-Jacques Debacq, aurait modifié les notes attribuées...

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Les 10 passages à ne pas rater dans le rapport de l'IGA97869408-78cd-40bd-8cc6-cab97fb069bahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200108_180016_Les_10_passages_a_ne_pas_rater_dans_le_rapport_de_l_IGAWed, 08 Jan 2020 18:00:16 +0100

Ou comment l'intérêt de l'administration n'était guère préservé

Il y a quelques pépites dans le rapport de l'IGA. Souvent cachées au sein des pages plutôt que dans les conclusions. Nous en avons relevé une dizaine pour vous.

10 points

Téléchargez le rapport de l'IGA ici

Payer le loyer du CNT : une marge d'au moins 300.000 euros pour Atos

Le Centre national de traitement (CNT) des infractions s'est installé à Rennes. Une occasion pour Atos de s'octroyer une marge confortable. Pourtant l'entreprise était déjà payée par l'Etat pour piloter le projet !

Le rapport mentionne : "Les locaux qui hébergent le CNT à Rennes n'avaient pas jusqu'ici été directement loués" par l'administration "à leur propriétaire, mais par l'intermédiaire d'Atos, qui prélevait au passage une marge non négligeable, la location directe du bâtiment par l'Antai (l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions) ayant permis d'économiser près de 300 000 euros par an. On mesure ici à quel point la passation d'un seul contrat avec une seule société aura eu de néfastes conséquences financières".

Ce n'est qu'en 2012 que cette situation cesse.

Un système dans lequel la concurrence ne pouvait plus jouer

Les responsables interrogés dans le documentaire nous expliquent en long, en large et en travers combien il était indispensable d'avoir un interlocuteur unique en raison de la complexité du projet. Mais l'IGA n'est pas de cet avis.

"La recherche de cohérence et le souhait d'un interlocuteur unique avaient ainsi conduit à mettre en place, plus qu'une solution coordonnée, un dispositif monolithique: un seul marché, ne...

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Ou comment l'intérêt de l'administration n'était guère préservé

Il y a quelques pépites dans le rapport de l'IGA. Souvent cachées au sein des pages plutôt que dans les conclusions. Nous en avons relevé une dizaine pour vous.

10 points

Téléchargez le rapport de l'IGA ici

Payer le loyer du CNT : une marge d'au moins 300.000 euros pour Atos

Le Centre national de traitement (CNT) des infractions s'est installé à Rennes. Une occasion pour Atos de s'octroyer une marge confortable. Pourtant l'entreprise était déjà payée par l'Etat pour piloter le projet !

Le rapport mentionne : "Les locaux qui hébergent le CNT à Rennes n'avaient pas jusqu'ici été directement loués" par l'administration "à leur propriétaire, mais par l'intermédiaire d'Atos, qui prélevait au passage une marge non négligeable, la location directe du bâtiment par l'Antai (l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions) ayant permis d'économiser près de 300 000 euros par an. On mesure ici à quel point la passation d'un seul contrat avec une seule société aura eu de néfastes conséquences financières".

Ce n'est qu'en 2012 que cette situation cesse.

Un système dans lequel la concurrence ne pouvait plus jouer

Les responsables interrogés dans le documentaire nous expliquent en long, en large et en travers combien il était indispensable d'avoir un interlocuteur unique en raison de la complexité du projet. Mais l'IGA n'est pas de cet avis.

"La recherche de cohérence et le souhait d'un interlocuteur unique avaient ainsi conduit à mettre en place, plus qu'une solution coordonnée, un dispositif monolithique: un seul marché, ne...

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Quand Pole-Emploi ouvre à Facebook la formation des femmes au numériqued2cb7839-9994-486a-9064-6c7b96083d62http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200103_182421_Quand_Pole-Emploi_ouvre_a_Facebook_la_formation_des_femmes_au_numeriqueFri, 03 Jan 2020 18:24:21 +0100

C'est pas gagné... Il y a une syntax error goto 110

Confier la formation au numérique de demandeurs d'emploi à Facebook, cela interroge. Mais sous-traiter à une start-up qui combine bullshit bingo et mauvais paramétrage de son propre site...

En voilà une invitation qui fait envie... - Copie d'écran

Mais qui n'a pas rêvé d'assister à une "Masterclass #SheMeansBusiness" pour être formée au numérique, découvrir ou renforcer son leadership et ses capacités à entreprendre ? Ça tombe bien, Pôle-Emploi invitait les demandeuses d'emploi à s'inscrire pour une "journée INOUBLIABLE" le mois dernier au sein de l'école 42.

Mais c'est quoi donc ce truc ? La parôle est à Facebook :

En ouvrant le deuxième chapitre de son programme #SheMeansBusiness, Facebook renouvelle son engagement en faveur de la formation des femmes aux compétences numériques, au leadership et à l’entrepreneuriat. En partenariat avec la startup sociale Social Builder qui construit la mixité dans les métiers du numérique, Facebook formera gratuitement 100 Ambassadrices #SheMeansBusiness, qui formeront ensuite 10 000 femmes partout en France. Facebook et Social Builder ouvrent la seconde phase de #SheMeansBusiness. Objectif : recruter et former 100 ambassadrices, chargées de former à leur tour 10 000 femmes partout en France. Après avoir formé 15 000 femmes en 2018, le programme #SheMeansBusiness revient en 2019 avec un format novateur. Il permettra à des femmes sur tout le territoire de bénéficier d’un accompagnement unique pour développer leurs compétences numériques et leur donner envie d’entreprendre. (...) Les 100 femmes sélectionnées bénéficieront d’une formation intensive et inspirante de 3 jours chez Facebook France, pour développer leurs compétences digitales...

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C'est pas gagné... Il y a une syntax error goto 110

Confier la formation au numérique de demandeurs d'emploi à Facebook, cela interroge. Mais sous-traiter à une start-up qui combine bullshit bingo et mauvais paramétrage de son propre site...

En voilà une invitation qui fait envie... - Copie d'écran

Mais qui n'a pas rêvé d'assister à une "Masterclass #SheMeansBusiness" pour être formée au numérique, découvrir ou renforcer son leadership et ses capacités à entreprendre ? Ça tombe bien, Pôle-Emploi invitait les demandeuses d'emploi à s'inscrire pour une "journée INOUBLIABLE" le mois dernier au sein de l'école 42.

Mais c'est quoi donc ce truc ? La parôle est à Facebook :

En ouvrant le deuxième chapitre de son programme #SheMeansBusiness, Facebook renouvelle son engagement en faveur de la formation des femmes aux compétences numériques, au leadership et à l’entrepreneuriat. En partenariat avec la startup sociale Social Builder qui construit la mixité dans les métiers du numérique, Facebook formera gratuitement 100 Ambassadrices #SheMeansBusiness, qui formeront ensuite 10 000 femmes partout en France. Facebook et Social Builder ouvrent la seconde phase de #SheMeansBusiness. Objectif : recruter et former 100 ambassadrices, chargées de former à leur tour 10 000 femmes partout en France. Après avoir formé 15 000 femmes en 2018, le programme #SheMeansBusiness revient en 2019 avec un format novateur. Il permettra à des femmes sur tout le territoire de bénéficier d’un accompagnement unique pour développer leurs compétences numériques et leur donner envie d’entreprendre. (...) Les 100 femmes sélectionnées bénéficieront d’une formation intensive et inspirante de 3 jours chez Facebook France, pour développer leurs compétences digitales...

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Nous avons interrogé le fabriquant suisse du LBDb6205feb-781e-4ec7-8d9f-12a1b9587946http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20200101_125820_Nous_avons_interroge_le_fabriquant_suisse_du_LBDWed, 01 Jan 2020 12:58:20 +0100

La France fait bien n'importe quoi avec cette arme

Il faut bien l'avouer, nous étions un peu seuls en janvier 2019 lorsque nous avancions que les blessés à la tête par les forces de l'ordre ne l'étaient pas par hasard. Un an après nous revenons sur ce sujet avec un entretien qui confirme nos hypothèses.

Un journaliste de Reflets dans le viseur EOTech à 25 mètres - © Reflets

C'était le mardi 8 janvier dernier. Il y a pratiquement un an. Une photo de Franck, 20 ans, ouvrait notre premier article titré : Les blessés éborgnés par les forces de l'ordre ne le sont pas par accident : le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l'ordre. Franck a perdu un oeil à l'Arc de triomphe le 1er décembre 2018 alors qu'il était en train de rassurer sa mère au téléphone. Le 25 janvier, nous allions plus loin avec un deuxième article titré Le fabriquant du LBD 40 sur un volcan : c'est pas moi c'est l'autre....

Dans ces deux articles, nous expliquions que contrairement aux premiers arguments des forces de l'ordre, le LBD est une arme très précise. L'excuse du mouvement de foule, des viseurs déréglés, des "tirs réflexe", ne tiennent pas. Il faut dire qu'à l'époque, il était presque "possible" d'avancer des "excuses" pour ces blessés. Selon le discours officiel, il s'agissait de "factieux", "d'extrémistes de droite", de personnes "haineuses", de "_ séditieux" fomentant une " insurrection". "Une foule haineuse_", selon les propres mots d'Emmanuel Macron lors de ses voeux de décembre 2018... Habillés pour l'hiver, les gilets jaunes, ces "révolutionnaires haineux", n'allaient pas venir se plaindre pour quelques blessés... On ne fait pas une révolution sans casser des oeufs......

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La France fait bien n'importe quoi avec cette arme

Il faut bien l'avouer, nous étions un peu seuls en janvier 2019 lorsque nous avancions que les blessés à la tête par les forces de l'ordre ne l'étaient pas par hasard. Un an après nous revenons sur ce sujet avec un entretien qui confirme nos hypothèses.

Un journaliste de Reflets dans le viseur EOTech à 25 mètres - © Reflets

C'était le mardi 8 janvier dernier. Il y a pratiquement un an. Une photo de Franck, 20 ans, ouvrait notre premier article titré : Les blessés éborgnés par les forces de l'ordre ne le sont pas par accident : le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l'ordre. Franck a perdu un oeil à l'Arc de triomphe le 1er décembre 2018 alors qu'il était en train de rassurer sa mère au téléphone. Le 25 janvier, nous allions plus loin avec un deuxième article titré Le fabriquant du LBD 40 sur un volcan : c'est pas moi c'est l'autre....

Dans ces deux articles, nous expliquions que contrairement aux premiers arguments des forces de l'ordre, le LBD est une arme très précise. L'excuse du mouvement de foule, des viseurs déréglés, des "tirs réflexe", ne tiennent pas. Il faut dire qu'à l'époque, il était presque "possible" d'avancer des "excuses" pour ces blessés. Selon le discours officiel, il s'agissait de "factieux", "d'extrémistes de droite", de personnes "haineuses", de "_ séditieux" fomentant une " insurrection". "Une foule haineuse_", selon les propres mots d'Emmanuel Macron lors de ses voeux de décembre 2018... Habillés pour l'hiver, les gilets jaunes, ces "révolutionnaires haineux", n'allaient pas venir se plaindre pour quelques blessés... On ne fait pas une révolution sans casser des oeufs......

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Dis papa, c'est quoi la presse indépendante ?f8a75e3f-8fac-42d8-9916-5a0f8c65d80dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191228_185657_Dis_papa__c_est_quoi_la_presse_independante__Sat, 28 Dec 2019 18:56:57 +0100

Le sens des mots... et autre déontologie

On parle beaucoup de presse indépendante. Mais comment peut-on définir une presse indépendante ? Par opposition, sans doute à une presse dépendante (mais de quoi ou de qui) ? Et la déontologie dans tout ça ?

Tweet de David Dufresne

Cet article est né d'un tweet de David Dufresne. Celui-ci invitait ses followers à donner quelques sous à "la presse indépendante" qui en a bien besoin. Un petit abonnement pour rester propre indépendant... David nous a gentiment inclus dans cette liste. Deux points positifs ici : être classé dans la liste des journaux indépendants et bénéficier, peut-être, de quelques abonnements supplémentaires pour assurer... notre indépendance. Mais à peine découvert le tweet de David, nous voilà plongés dans un abîme de perplexité. Finalement, qu'est-ce donc qu'une presse indépendante ? De quoi ou de qui est-elle indépendante ? Du coup, si elle est indépendante, est-ce que cela signifie qu'elle est plus "éthique" qu'une presse dépendante ? Mal au crâne...

Evidemment, ce questionnement nous ramène à une réaction récente déclenchée après notre article sur le conseil de déontologie journalistique. Nous y exposions la théorie suivante :

Mais surtout, à qui servira ce machin ? A ceux qui souhaitent le plus la disparition de la presse indépendante. Explications... Ce Conseil de déontologie journalistique pourra distribuer tous les mauvais points qu'il souhaite aux mastodontes de la presse, détenus dans leur immense majorité par quelques milliardaires, cela ne représentera même pas une piqure de moustique sur un éléphant. En revanche, il y a fort à parier que le Conseil sera saisi à la moindre occasion par ceux qui seront au centre des enquêtes de...

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Le sens des mots... et autre déontologie

On parle beaucoup de presse indépendante. Mais comment peut-on définir une presse indépendante ? Par opposition, sans doute à une presse dépendante (mais de quoi ou de qui) ? Et la déontologie dans tout ça ?

Tweet de David Dufresne

Cet article est né d'un tweet de David Dufresne. Celui-ci invitait ses followers à donner quelques sous à "la presse indépendante" qui en a bien besoin. Un petit abonnement pour rester propre indépendant... David nous a gentiment inclus dans cette liste. Deux points positifs ici : être classé dans la liste des journaux indépendants et bénéficier, peut-être, de quelques abonnements supplémentaires pour assurer... notre indépendance. Mais à peine découvert le tweet de David, nous voilà plongés dans un abîme de perplexité. Finalement, qu'est-ce donc qu'une presse indépendante ? De quoi ou de qui est-elle indépendante ? Du coup, si elle est indépendante, est-ce que cela signifie qu'elle est plus "éthique" qu'une presse dépendante ? Mal au crâne...

Evidemment, ce questionnement nous ramène à une réaction récente déclenchée après notre article sur le conseil de déontologie journalistique. Nous y exposions la théorie suivante :

Mais surtout, à qui servira ce machin ? A ceux qui souhaitent le plus la disparition de la presse indépendante. Explications... Ce Conseil de déontologie journalistique pourra distribuer tous les mauvais points qu'il souhaite aux mastodontes de la presse, détenus dans leur immense majorité par quelques milliardaires, cela ne représentera même pas une piqure de moustique sur un éléphant. En revanche, il y a fort à parier que le Conseil sera saisi à la moindre occasion par ceux qui seront au centre des enquêtes de...

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Mont-Saint-Martin53a78652-29c6-4d6b-899e-927d888e4671http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191223_185532_Mont-Saint-MartinMon, 23 Dec 2019 18:55:32 +0100

Une gestion municipale contestée

Si pour le maire et ses équipes il n'y a rien à redire à une gestion "transparente", Anticor et quelques élus de l'opposition s'interrogent sur un certain nombre de décisions.

Site de la ville de Mont-Saint-Martin - Copie d'écran

Dans la petite commune de Mont Saint Martin, dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est, la gestion semble peu orthodoxe. A tel point que le groupe local Anticor 54 a fait un signalement au procureur de la République.

Pour une partie de l’équipe municipale, comme pour Anticor, le maire, Serge de Carli n’hésiterait pas à tordre les règles de bonne gestion d’une commune. Ainsi, un registre des délibérations du conseil municipal du 25 novembre 2016 comporte un point 28 qui n’aurait pas été abordé en conseil. Ce point vise la récupération de salaires pour des personnels municipaux mis à disposition de l’association Terres de Mercy. Pour 2016, le montant facturé à l’association est, selon le registre des délibérations, de 125.575,27 euros. Un rajout qui aurait été « approuvé à l’unanimité » selon le registre des délibérations obtenu difficilement par l’opposition. Pourtant, aucun élu de l’opposition ne se souvient de ce point 28 qui, au demeurant, n’apparaît sur aucun autre document officiel de convocation ou de délibération.

Registre des délibérations du conseil municipal du 25 novembre 2016 - © Reflets
Registre des délibérations du conseil municipal du 25 novembre 2016 - Reflets

Autre point qui suscite l’interrogation, le service jeunesse. Créé en 2006, celui-ci permet aux jeunes de la ville de pratiquer plusieurs activités. Mais le paiement des adhésions ou des participations à des activités ne ressort sur aucune ligne comptable de la mairie jusqu’en 2017, date de la création d’une régie.

Déjà épinglée dans deux rapports de la Cour...

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Une gestion municipale contestée

Si pour le maire et ses équipes il n'y a rien à redire à une gestion "transparente", Anticor et quelques élus de l'opposition s'interrogent sur un certain nombre de décisions.

Site de la ville de Mont-Saint-Martin - Copie d'écran

Dans la petite commune de Mont Saint Martin, dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est, la gestion semble peu orthodoxe. A tel point que le groupe local Anticor 54 a fait un signalement au procureur de la République.

Pour une partie de l’équipe municipale, comme pour Anticor, le maire, Serge de Carli n’hésiterait pas à tordre les règles de bonne gestion d’une commune. Ainsi, un registre des délibérations du conseil municipal du 25 novembre 2016 comporte un point 28 qui n’aurait pas été abordé en conseil. Ce point vise la récupération de salaires pour des personnels municipaux mis à disposition de l’association Terres de Mercy. Pour 2016, le montant facturé à l’association est, selon le registre des délibérations, de 125.575,27 euros. Un rajout qui aurait été « approuvé à l’unanimité » selon le registre des délibérations obtenu difficilement par l’opposition. Pourtant, aucun élu de l’opposition ne se souvient de ce point 28 qui, au demeurant, n’apparaît sur aucun autre document officiel de convocation ou de délibération.

Registre des délibérations du conseil municipal du 25 novembre 2016 - © Reflets
Registre des délibérations du conseil municipal du 25 novembre 2016 - Reflets

Autre point qui suscite l’interrogation, le service jeunesse. Créé en 2006, celui-ci permet aux jeunes de la ville de pratiquer plusieurs activités. Mais le paiement des adhésions ou des participations à des activités ne ressort sur aucune ligne comptable de la mairie jusqu’en 2017, date de la création d’une régie.

Déjà épinglée dans deux rapports de la Cour...

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Manifestation contre le projet de retraites du 17 décembre à Paris0b918acb-7535-4b18-a118-1350bfd0ff65http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191218_141733_Manifestation_contre_le_projet_de_retraites_du_17_decembre_a_ParisWed, 18 Dec 2019 14:17:33 +0100

Reportage

La troisième grande manifestation à l'appel des syndicats s'est déroulée dans le calme et a réuni énormément de monde à Paris. Le cortège s'est étendu de la République à la Bastille sans discontinuer. La présence policière était massive.

L'ambulance SUD - © Reflets

La détermination des manifestants n'a pas baissé d'intensité mais c'est dans une ambiance plutôt joyeuse que s'est déroulée la manifestation du 17 décembre à Paris. Dans le cortège UNSA, on croise des civils travaillant au ministère des Armées. "Si le gouvernement lâche l'âge pivot, on arrêtera sans doute la grève", dit l'un. "Mais nous, contrairement à la CFDT, on n'est pas pour la retraite à point, on ne souhaitait pas cette réforme. Pour nous une adaptation du système existants nous semble suffisant." Une manifestante ajoute : "Si la valeur du point est calculée annuellement, on risque de perdre." Un de ses camarades conclut : "A l'UNSA, chaque fédération est autonome et décide de sa position, donc on ne sait pas comment ça va évoluer."

La CFDT s'est mise en fin fin de cortège. Comme si elle manifestait un peu à regret. Quand on s'annonce comme journaliste, la gêne est palpable. "On ne parle pas aux journalistes, il faut qu'on trouve un responsable..." Mais vous vous pensez quoi de la position de votre syndicat ? "Il faut que je trouve un responsable..."

Un porte banderole dit : "On est sur la ligne Berger. Après je ne veux pas en dire plus... Personnellement je ne veux pas répondre à la question."

Un peu plus loin, plusieurs militants acceptent de parler. Ils travaillent dans le privé, dans la vente de produits multimédia. "Je vous le dis tout net, il...

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Reportage

La troisième grande manifestation à l'appel des syndicats s'est déroulée dans le calme et a réuni énormément de monde à Paris. Le cortège s'est étendu de la République à la Bastille sans discontinuer. La présence policière était massive.

L'ambulance SUD - © Reflets

La détermination des manifestants n'a pas baissé d'intensité mais c'est dans une ambiance plutôt joyeuse que s'est déroulée la manifestation du 17 décembre à Paris. Dans le cortège UNSA, on croise des civils travaillant au ministère des Armées. "Si le gouvernement lâche l'âge pivot, on arrêtera sans doute la grève", dit l'un. "Mais nous, contrairement à la CFDT, on n'est pas pour la retraite à point, on ne souhaitait pas cette réforme. Pour nous une adaptation du système existants nous semble suffisant." Une manifestante ajoute : "Si la valeur du point est calculée annuellement, on risque de perdre." Un de ses camarades conclut : "A l'UNSA, chaque fédération est autonome et décide de sa position, donc on ne sait pas comment ça va évoluer."

La CFDT s'est mise en fin fin de cortège. Comme si elle manifestait un peu à regret. Quand on s'annonce comme journaliste, la gêne est palpable. "On ne parle pas aux journalistes, il faut qu'on trouve un responsable..." Mais vous vous pensez quoi de la position de votre syndicat ? "Il faut que je trouve un responsable..."

Un porte banderole dit : "On est sur la ligne Berger. Après je ne veux pas en dire plus... Personnellement je ne veux pas répondre à la question."

Un peu plus loin, plusieurs militants acceptent de parler. Ils travaillent dans le privé, dans la vente de produits multimédia. "Je vous le dis tout net, il...

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Radar, la machine à cash345db76f-71a3-43a7-a233-9003104a337bhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191216_114615_Radar__la_machine_a_cashMon, 16 Dec 2019 11:46:15 +0100

Scandales et gros profits

Nous vous en parlons depuis quelques mois : nous réalisons un documentaire. Nous pouvons enfin vous dévoiler le sujet. Le documentaire sera diffusé début janvier. En attendant, quelques teasers.

Radars, la machine à cash - Scandales et gros profits - © Reflets

Ça y est ! Nous pouvons enfin vous dévoiler le sujet de notre documentaire d’investigation : les radars automatiques ! Mais les radars automatiques comme vous ne les avez jamais vus ! Dans ce documentaire « Radar, la machine à cash – Scandales et gros profits », nous allons vous révéler les dessous des marchés publics que l’État a passé pour mettre en place ce système, véritable usine à PV. Des marchés publics dont on ne parle jamais.

Ce sujet, vous pouvez le découvrir en vidéo :

Où va l’argent des radars ? Les radars sont devenus le synonyme de « pompes à fric », le symbole du ras-le-bol fiscal, d’une vie trop chère pour les Français. Un an après le début de la crise des Gilets Jaunes durant laquelle les radars automatiques ont cristallisé une partie du mécontentement, ce documentaire dévoile une facette jamais racontée du système : la gestion des marchés publics. Nous nous sommes intéressés à ces marchés du traitement automatisé des infractions. On en a répertorié plus d’une centaine depuis la naissance des radars en 2003. Grâce au député François Ruffin, nous avons pu pénétrer dans le centre de Rennes dont on nous refusait l'accès.

C’est un système très opaque, mais on a réussi à calculer que depuis 2009, ces contrats ont représenté une dépense de plus de 2,5 milliards d’euros. Documents confidentiels et inédits à l’appui, interviews d’acteurs politiques mais aussi de l’ombre – Claude Guéant, Nicolas Sarkozy, Thierry Breton, des préfets… – , c’est tout cela qui...

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Scandales et gros profits

Nous vous en parlons depuis quelques mois : nous réalisons un documentaire. Nous pouvons enfin vous dévoiler le sujet. Le documentaire sera diffusé début janvier. En attendant, quelques teasers.

Radars, la machine à cash - Scandales et gros profits - © Reflets

Ça y est ! Nous pouvons enfin vous dévoiler le sujet de notre documentaire d’investigation : les radars automatiques ! Mais les radars automatiques comme vous ne les avez jamais vus ! Dans ce documentaire « Radar, la machine à cash – Scandales et gros profits », nous allons vous révéler les dessous des marchés publics que l’État a passé pour mettre en place ce système, véritable usine à PV. Des marchés publics dont on ne parle jamais.

Ce sujet, vous pouvez le découvrir en vidéo :

Où va l’argent des radars ? Les radars sont devenus le synonyme de « pompes à fric », le symbole du ras-le-bol fiscal, d’une vie trop chère pour les Français. Un an après le début de la crise des Gilets Jaunes durant laquelle les radars automatiques ont cristallisé une partie du mécontentement, ce documentaire dévoile une facette jamais racontée du système : la gestion des marchés publics. Nous nous sommes intéressés à ces marchés du traitement automatisé des infractions. On en a répertorié plus d’une centaine depuis la naissance des radars en 2003. Grâce au député François Ruffin, nous avons pu pénétrer dans le centre de Rennes dont on nous refusait l'accès.

C’est un système très opaque, mais on a réussi à calculer que depuis 2009, ces contrats ont représenté une dépense de plus de 2,5 milliards d’euros. Documents confidentiels et inédits à l’appui, interviews d’acteurs politiques mais aussi de l’ombre – Claude Guéant, Nicolas Sarkozy, Thierry Breton, des préfets… – , c’est tout cela qui...

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Mali : le spectre de l’enlisementf09e6184-388b-416f-aa67-4e070d465eb9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191213_103235_Mali___le_spectre_de_l___enlisementFri, 13 Dec 2019 10:32:35 +0100

Interview de Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris

Alors que 13 militaires français ont trouvé la mort au Mali et que la situation est pour le moins confuse sur le terrain, notamment après l'attentat au Niger, nous avons interrogé Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris et docteur en Histoire de l’Afrique contemporaine.

Carte du Sahel du Quai d'Orsay - Quai d'Orsay

Comment jugez-vous l’évolution de l’opération française au Mali ?

On a le sentiment d’un enlisement. L’opération Barkhane tarde à porter ses fruits. La situation est confuse. La menace n’a peut-être pas été mesurée à sa juste valeur. La zone couverte est immense et les groupes armés sont extrêmement mobiles. Aujourd’hui, ce sont les terroristes qui ont l’initiative. Ils se régénèrent malgré les pertes, et ils se sont même renforcés. La présence des soldats français fait de plus en plus débat dans les populations africaines. Certains les perçoivent comme une force d’occupation au relent néo-colonial, d’autres désirent une plus grande implication de la France. Barkhane cristallise des tensions : on est loin du temps où François Hollande était accueilli en sauveur. Récemment, le général Bruno Clément-Bollée (2S), ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des Affaires étrangères, a signé une tribune dans Le Monde où il évoque un scénario crédible où les soldats français pourraient être contraints au départ sous la pression populaire.

Comment expliquer cette dégradation de la situation ?

Elle s’explique par plusieurs facteurs. La menace est trans-territoriale, elle se moque des frontières. Les écosystèmes du Mali et du Burkina sont fragiles ; les institutions sont en train de vaciller. La pauvreté et l’absence de perspectives économiques renforcent l’attractivité des groupes armées. On parle de terroristes, mais c’est une catégorie trompeuse....

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Interview de Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris

Alors que 13 militaires français ont trouvé la mort au Mali et que la situation est pour le moins confuse sur le terrain, notamment après l'attentat au Niger, nous avons interrogé Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris et docteur en Histoire de l’Afrique contemporaine.

Carte du Sahel du Quai d'Orsay - Quai d'Orsay

Comment jugez-vous l’évolution de l’opération française au Mali ?

On a le sentiment d’un enlisement. L’opération Barkhane tarde à porter ses fruits. La situation est confuse. La menace n’a peut-être pas été mesurée à sa juste valeur. La zone couverte est immense et les groupes armés sont extrêmement mobiles. Aujourd’hui, ce sont les terroristes qui ont l’initiative. Ils se régénèrent malgré les pertes, et ils se sont même renforcés. La présence des soldats français fait de plus en plus débat dans les populations africaines. Certains les perçoivent comme une force d’occupation au relent néo-colonial, d’autres désirent une plus grande implication de la France. Barkhane cristallise des tensions : on est loin du temps où François Hollande était accueilli en sauveur. Récemment, le général Bruno Clément-Bollée (2S), ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des Affaires étrangères, a signé une tribune dans Le Monde où il évoque un scénario crédible où les soldats français pourraient être contraints au départ sous la pression populaire.

Comment expliquer cette dégradation de la situation ?

Elle s’explique par plusieurs facteurs. La menace est trans-territoriale, elle se moque des frontières. Les écosystèmes du Mali et du Burkina sont fragiles ; les institutions sont en train de vaciller. La pauvreté et l’absence de perspectives économiques renforcent l’attractivité des groupes armées. On parle de terroristes, mais c’est une catégorie trompeuse....

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La colère monte en Francef2c3af43-1052-4bf8-b151-ee689ab6a0c0http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191211_212408_La_colere_monte_en_FranceWed, 11 Dec 2019 21:24:08 +0100

Voici 9 raisons de (re)descendre dans la rue

Gilets jaunes, opposants à la réforme des retraites, les mécontents s'agrègent et se coordonnent. Les raisons de manifester ne manquent pas. Nous en avons compilé quelques unes.

Manifestation du 5 décembre 2019 - © Reflets

Après le discours d'Edouard Philippe présentant la réforme des retraites, les syndicats sont vent debout. Le pays est clairement à un tournant. Après un an de colère des gilets jaunes, voici que la réforme des retraites agrège les mécontentements. La base de la contestation est soudain très fortement élargie. Les deux journées de manifestations organisées les 5 et 10 décembre sont un succès. La première plus que la deuxième, mais bien malin celui qui pourra prédire ce que sera la troisième…

Le gouvernement ne peut maintenir le cours de ses réformes que pour une seule raison: la police lui est toujours fidèle et réprime avec une rare violence les manifestations qui se succèdent. Quelques craquements se font toutefois jour. Les policiers manifestaient le 11 décembre devant le Conseil économique et social où Edouard Philippe présente le projet de réforme des retraites. Le gouvernement avait auparavant annoncé que les policiers ne seraient pas concernés par ce projet. On se demande bien pourquoi puisqu’il est censé n’apporter que des choses positives aux Français… En réalité, le gouvernement fait tout depuis des mois pour ne pas voir basculer les forces de l’ordre dans le camp des mécontents.

En dépit de cette répression extrêmement violente, les Français sont descendus en masse dans la rue. Pourtant, en plus de cela, les manifestations étaient organisées en semaine et l’accès aux points de rendez-vous était extrêmement complexe en raison… des grèves des transports. Ces...

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Voici 9 raisons de (re)descendre dans la rue

Gilets jaunes, opposants à la réforme des retraites, les mécontents s'agrègent et se coordonnent. Les raisons de manifester ne manquent pas. Nous en avons compilé quelques unes.

Manifestation du 5 décembre 2019 - © Reflets

Après le discours d'Edouard Philippe présentant la réforme des retraites, les syndicats sont vent debout. Le pays est clairement à un tournant. Après un an de colère des gilets jaunes, voici que la réforme des retraites agrège les mécontentements. La base de la contestation est soudain très fortement élargie. Les deux journées de manifestations organisées les 5 et 10 décembre sont un succès. La première plus que la deuxième, mais bien malin celui qui pourra prédire ce que sera la troisième…

Le gouvernement ne peut maintenir le cours de ses réformes que pour une seule raison: la police lui est toujours fidèle et réprime avec une rare violence les manifestations qui se succèdent. Quelques craquements se font toutefois jour. Les policiers manifestaient le 11 décembre devant le Conseil économique et social où Edouard Philippe présente le projet de réforme des retraites. Le gouvernement avait auparavant annoncé que les policiers ne seraient pas concernés par ce projet. On se demande bien pourquoi puisqu’il est censé n’apporter que des choses positives aux Français… En réalité, le gouvernement fait tout depuis des mois pour ne pas voir basculer les forces de l’ordre dans le camp des mécontents.

En dépit de cette répression extrêmement violente, les Français sont descendus en masse dans la rue. Pourtant, en plus de cela, les manifestations étaient organisées en semaine et l’accès aux points de rendez-vous était extrêmement complexe en raison… des grèves des transports. Ces...

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Manifestation contre le projet de retraites du 10 décembre à Parisda05d47f-25c3-45eb-8e5f-2a86082c5300http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191211_122456_Manifestation_contre_le_projet_de_retraites_du_10_decembre_a_ParisWed, 11 Dec 2019 12:24:56 +0100

Reportage photo

La deuxième journée de manifestations a réuni moins de monde que la première, le 5 décembre. Mais si l'on tient compte du fait que ces journées ont lieu en semaine et qu'il est très compliqué de s'y rendre en raison des grèves des transports... Le résultat est plus qu'honorable.

Avant le départ, aux Invalides - © Reflets

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous derrière les invalides pour marcher jusqu'à la place Denfert-Rochereau. Les syndicats ont tout fait pour montrer leur présence, comme le 5 décembre. Des ballons, des tracts, des services d'ordre, des militants qui tractent, ils occupaient le terrain. Mais très vite, ils ont été noyés. Par les manifestants non syndiqués qui ont afflué depuis les avenues vers la tête du cortège syndical. Ce nouvel afflux de personnes a constitué de fait une nouvelle tête de cortège. Quelques jeunes, dont c'était le but annoncé, se sont placés en tête du cortège lorsque la manifestation s'est ébranlée. Mais ce sont surtout les gilets jaunes qui ont formé le gros des troupes. S'ils ne portent quasiment plus leurs gilets, leurs chants ont rythmé toute la manifestation.

Pour une fois, à Paris, les forces de l'ordre, qui encadraient de très près le cortège à l'approche de Denfer-Rochereau, n'ont pas utilisé de gaz pour briser le cortège. Les LBD sont restés en bandoulière.

Pas contente - © Reflets
Pas contente - Reflets

Avant le départ, tous les syndicats ont en ordre de bataille pour défiler en tête. Ils défileront finalement en queue... - © Reflets
Avant le départ, tous les syndicats ont en ordre de bataille pour défiler en tête. Ils défileront finalement en queue... - Reflets

Un banquier à vendre, pas cher, sur le parcours... - © Reflets
Un banquier à vendre, pas cher, sur le parcours... - Reflets

Une réforme géniale... Ça crève les yeux... - © Reflets
Une réforme géniale... Ça crève les yeux... - Reflets

Pendant un moment, les forces de l'ordre bloquent l'accès à la manifestation à des personnes arrivées par une rue adjacente. Le genre de situation qui met le feu aux poudres. In fine, elles laisseront passer. - © Reflets
Pendant un moment, les forces de l'ordre bloquent l'accès à la manifestation à des personnes arrivées par une rue adjacente. Le genre de situation qui met le feu aux...

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Reportage photo

La deuxième journée de manifestations a réuni moins de monde que la première, le 5 décembre. Mais si l'on tient compte du fait que ces journées ont lieu en semaine et qu'il est très compliqué de s'y rendre en raison des grèves des transports... Le résultat est plus qu'honorable.

Avant le départ, aux Invalides - © Reflets

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous derrière les invalides pour marcher jusqu'à la place Denfert-Rochereau. Les syndicats ont tout fait pour montrer leur présence, comme le 5 décembre. Des ballons, des tracts, des services d'ordre, des militants qui tractent, ils occupaient le terrain. Mais très vite, ils ont été noyés. Par les manifestants non syndiqués qui ont afflué depuis les avenues vers la tête du cortège syndical. Ce nouvel afflux de personnes a constitué de fait une nouvelle tête de cortège. Quelques jeunes, dont c'était le but annoncé, se sont placés en tête du cortège lorsque la manifestation s'est ébranlée. Mais ce sont surtout les gilets jaunes qui ont formé le gros des troupes. S'ils ne portent quasiment plus leurs gilets, leurs chants ont rythmé toute la manifestation.

Pour une fois, à Paris, les forces de l'ordre, qui encadraient de très près le cortège à l'approche de Denfer-Rochereau, n'ont pas utilisé de gaz pour briser le cortège. Les LBD sont restés en bandoulière.

Pas contente - © Reflets
Pas contente - Reflets

Avant le départ, tous les syndicats ont en ordre de bataille pour défiler en tête. Ils défileront finalement en queue... - © Reflets
Avant le départ, tous les syndicats ont en ordre de bataille pour défiler en tête. Ils défileront finalement en queue... - Reflets

Un banquier à vendre, pas cher, sur le parcours... - © Reflets
Un banquier à vendre, pas cher, sur le parcours... - Reflets

Une réforme géniale... Ça crève les yeux... - © Reflets
Une réforme géniale... Ça crève les yeux... - Reflets

Pendant un moment, les forces de l'ordre bloquent l'accès à la manifestation à des personnes arrivées par une rue adjacente. Le genre de situation qui met le feu aux poudres. In fine, elles laisseront passer. - © Reflets
Pendant un moment, les forces de l'ordre bloquent l'accès à la manifestation à des personnes arrivées par une rue adjacente. Le genre de situation qui met le feu aux...

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Emmanuel Macron est-il notre George Bush ?0462a1c8-72fc-4de8-927b-3739bf26bb26http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191209_183249_Emmanuel_Macron_est-il_notre_George_Bush__Mon, 09 Dec 2019 18:32:49 +0100

Sa conception de la démocratie interroge

L'ancien président américain avait laissé son Administration légaliser la torture. Le président français, pour se maintenir au pouvoir, donne libre cours à une répression aveugle de la part des forces de l'ordre. Favoriser autant de blessés graves, ne vaut pas mieux que d'autoriser la torture. Explication...

Un message pour Manu et Kiki - © Reflets

Demos (le peuple) et Kratos (le pouvoir), mots d'origine grecque, forment le mot Démocratie. Un beau concept, selon lequel le peuple serait le détenteur du pouvoir et présiderait ainsi à la destinée du pays dans lequel ce type de contrat social est adopté. Dans les faits, c'est un peu plus compliqué. Le pouvoir du peuple est délégué à des personnes élues qui appliquent un programme annoncé à l'avance, ou ce qui leur passe par la tête. Et même parfois, ce qui passe par la tête de groupes de pression, les lobbies. Aujourd'hui, la démocratie française est dirigée par Emmanuel Macron. L'homme doit sa place à un concours de circonstance très particulier. Les électeurs de gauche n'en pouvaient plus des trahisons des principes de leur camp, les électeurs de droite on été déboussolés par les mensonges de leur candidat. Et in fine, il a fallu choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Il faut faire barrage au Front National ont répété en cœur tous ceux qui croient encore que le jeu de la démocratie n'est pas pipé. Résultat, la France a à sa tête un homme qui encourage la répression la plus violente d'un mouvement social depuis des décennies.

Le nombre d'éborgnés, de mains arrachées, d'arrestations arbitraires a explosé. Sans que cela ne pose de souci particulier au président qui n'a jamais eu un mot pour les blessés. Emmanuel Macron représente-t-il vraiment le peuple qui est censé disposer du pouvoir ? Il est élu et doit donc aller...

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Sa conception de la démocratie interroge

L'ancien président américain avait laissé son Administration légaliser la torture. Le président français, pour se maintenir au pouvoir, donne libre cours à une répression aveugle de la part des forces de l'ordre. Favoriser autant de blessés graves, ne vaut pas mieux que d'autoriser la torture. Explication...

Un message pour Manu et Kiki - © Reflets

Demos (le peuple) et Kratos (le pouvoir), mots d'origine grecque, forment le mot Démocratie. Un beau concept, selon lequel le peuple serait le détenteur du pouvoir et présiderait ainsi à la destinée du pays dans lequel ce type de contrat social est adopté. Dans les faits, c'est un peu plus compliqué. Le pouvoir du peuple est délégué à des personnes élues qui appliquent un programme annoncé à l'avance, ou ce qui leur passe par la tête. Et même parfois, ce qui passe par la tête de groupes de pression, les lobbies. Aujourd'hui, la démocratie française est dirigée par Emmanuel Macron. L'homme doit sa place à un concours de circonstance très particulier. Les électeurs de gauche n'en pouvaient plus des trahisons des principes de leur camp, les électeurs de droite on été déboussolés par les mensonges de leur candidat. Et in fine, il a fallu choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Il faut faire barrage au Front National ont répété en cœur tous ceux qui croient encore que le jeu de la démocratie n'est pas pipé. Résultat, la France a à sa tête un homme qui encourage la répression la plus violente d'un mouvement social depuis des décennies.

Le nombre d'éborgnés, de mains arrachées, d'arrestations arbitraires a explosé. Sans que cela ne pose de souci particulier au président qui n'a jamais eu un mot pour les blessés. Emmanuel Macron représente-t-il vraiment le peuple qui est censé disposer du pouvoir ? Il est élu et doit donc aller...

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Manifestation du 5 décembre 2019 à Parisa0045be5-f7fc-4da3-8c23-1e66f938174ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191206_135243_Manifestation_du_5_decembre_2019_a_ParisFri, 06 Dec 2019 13:52:43 +0100

Le projet de loi sur les retraites mobilise très fortement

Le cabinet Occurrence s'est planté, le ministère de l'intérieur a compté 65.000 personnes et les syndicats parlent de 250.000 manifestants à Paris. Quoi qu'il en soit, le nombre était massif.

Casseurs d'acquis sociaux... - © Reflets

Sans discontinuer ou presque, les manifestants s'étalaient de la gare de L'Est à la place de la Nation. Le boulevard Magenta, une bonne partie de la place de la République et le boulevard Voltaire ont été à un moment de l'après-midi, envahis par les manifestants. Selon notre décompte prudent, cela correspond à 135.000 personnes.

Selon le site Mapchecking, qui permet de compter le nombre de personnes sur une zone déterminée, avec 2 personnes au mètre carré sur le boulevard Magenta, une personne au m2 sur la moitié de la place de la République et 1 personne au m2 sur le boulevard Voltaire, on atteint 135.000 personnes, soit le double du chiffre du ministère de l'Intérieur.

Comptage des manifestants boulevard Magenta - Copie d'écran
Comptage des manifestants boulevard Magenta - Copie d'écran

Comptage de manifestants place de la République - Copie d'écran
Comptage de manifestants place de la République - Copie d'écran

Comptage des manifestants boulevard Voltaire - Copie d'écran
Comptage des manifestants boulevard Voltaire - Copie d'écran

La journée a été marquée par un nouveau concept : la manifestation statique. Le cortège ne démarrant pas, des heurts ont éclaté au coin du boulevard Magenta et de la place de la république entre casseurs et forces de l'ordre. Le Cabinet Occurrence avait placé sa caméra à cet endroit, ce qui expliquerait son décompte particulièrement bas.

Peu à peu, les manifestants, contournant ce point chaud sont parvenus à avancer vers Nation. In fine, de nuit, vers 17h30, les manifestants continuaient à arriver place de la Nation. Mais sur place, les attendaient des forces de l'ordre qui venaient au...

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Le projet de loi sur les retraites mobilise très fortement

Le cabinet Occurrence s'est planté, le ministère de l'intérieur a compté 65.000 personnes et les syndicats parlent de 250.000 manifestants à Paris. Quoi qu'il en soit, le nombre était massif.

Casseurs d'acquis sociaux... - © Reflets

Sans discontinuer ou presque, les manifestants s'étalaient de la gare de L'Est à la place de la Nation. Le boulevard Magenta, une bonne partie de la place de la République et le boulevard Voltaire ont été à un moment de l'après-midi, envahis par les manifestants. Selon notre décompte prudent, cela correspond à 135.000 personnes.

Selon le site Mapchecking, qui permet de compter le nombre de personnes sur une zone déterminée, avec 2 personnes au mètre carré sur le boulevard Magenta, une personne au m2 sur la moitié de la place de la République et 1 personne au m2 sur le boulevard Voltaire, on atteint 135.000 personnes, soit le double du chiffre du ministère de l'Intérieur.

Comptage des manifestants boulevard Magenta - Copie d'écran
Comptage des manifestants boulevard Magenta - Copie d'écran

Comptage de manifestants place de la République - Copie d'écran
Comptage de manifestants place de la République - Copie d'écran

Comptage des manifestants boulevard Voltaire - Copie d'écran
Comptage des manifestants boulevard Voltaire - Copie d'écran

La journée a été marquée par un nouveau concept : la manifestation statique. Le cortège ne démarrant pas, des heurts ont éclaté au coin du boulevard Magenta et de la place de la république entre casseurs et forces de l'ordre. Le Cabinet Occurrence avait placé sa caméra à cet endroit, ce qui expliquerait son décompte particulièrement bas.

Peu à peu, les manifestants, contournant ce point chaud sont parvenus à avancer vers Nation. In fine, de nuit, vers 17h30, les manifestants continuaient à arriver place de la Nation. Mais sur place, les attendaient des forces de l'ordre qui venaient au...

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Rougir Sang Honte1a46b7f0-a262-4b5f-84e4-8a139ab78f5ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191129_140952_Rougir_Sang_HonteFri, 29 Nov 2019 14:09:52 +0100

la web-série pour que les règles ne soient plus taboues

Malgré leur présence dans les médias et surtout, sur les réseaux sociaux, en 2019, les règles sont toujours taboues. Elles restent un sujet de honte, de gêne et parfois un problème financier pour les femmes. La web-série Rougir Sang Honte s’attaque au sujet, avec en premier lieu, la question de la composition des protections hygiéniques.

Protections hygiéniques - © Juliette Loiseau

Les règles sont un phénomène naturel, elles ont concerné, concernent ou concerneront chaque mois la moitié de l’humanité. Aujourd’hui, les règles ne semblent plus, ou en tout cas de moins en moins, un sujet tabou. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses initiatives pour libérer la parole existe, il y a eu la campagne #respecteznosregles, #stopprécaritémenstruelle, #periodsarecool, #changezlesrègles. Les protections hygiéniques, alternatives ou innovantes, sont de plus en plus nombreuses, chaque jour, une nouvelle marque propose une culotte menstruelle, une box de tampons, une nouvelle cup ou des serviettes lavables. Dans les médias également, le sujet des règles est régulièrement abordé, et plus seulement dans les magazines féminins ou féministes. Depuis quelques mois, il semble y avoir un vrai engouement pour cette thématique, chacune arguant briser le tabou qui l’entoure. Mais est-ce vraiment le cas ? Sous couvert de marketing, de nombreuses start-up et entreprises s’engouffrent dans la brèche. Il est vrai que, longtemps mis de côté, le marché des menstruations et protections hygiéniques est aujourd’hui prometteur. Pour autant, si vous cherchez à vous procurer des tampons ou serviettes en urgence, vous ne pourrez trouver des distributeurs que dans quelques hôtels et stations services, jamais dans un musée, une bibliothèque ou tout autre lieu public.

La gêne et la honte que peuvent ressentir les femmes vis-à-vis de leurs règles ont-elles pour autant disparu ? Le sujet...

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la web-série pour que les règles ne soient plus taboues

Malgré leur présence dans les médias et surtout, sur les réseaux sociaux, en 2019, les règles sont toujours taboues. Elles restent un sujet de honte, de gêne et parfois un problème financier pour les femmes. La web-série Rougir Sang Honte s’attaque au sujet, avec en premier lieu, la question de la composition des protections hygiéniques.

Protections hygiéniques - © Juliette Loiseau

Les règles sont un phénomène naturel, elles ont concerné, concernent ou concerneront chaque mois la moitié de l’humanité. Aujourd’hui, les règles ne semblent plus, ou en tout cas de moins en moins, un sujet tabou. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses initiatives pour libérer la parole existe, il y a eu la campagne #respecteznosregles, #stopprécaritémenstruelle, #periodsarecool, #changezlesrègles. Les protections hygiéniques, alternatives ou innovantes, sont de plus en plus nombreuses, chaque jour, une nouvelle marque propose une culotte menstruelle, une box de tampons, une nouvelle cup ou des serviettes lavables. Dans les médias également, le sujet des règles est régulièrement abordé, et plus seulement dans les magazines féminins ou féministes. Depuis quelques mois, il semble y avoir un vrai engouement pour cette thématique, chacune arguant briser le tabou qui l’entoure. Mais est-ce vraiment le cas ? Sous couvert de marketing, de nombreuses start-up et entreprises s’engouffrent dans la brèche. Il est vrai que, longtemps mis de côté, le marché des menstruations et protections hygiéniques est aujourd’hui prometteur. Pour autant, si vous cherchez à vous procurer des tampons ou serviettes en urgence, vous ne pourrez trouver des distributeurs que dans quelques hôtels et stations services, jamais dans un musée, une bibliothèque ou tout autre lieu public.

La gêne et la honte que peuvent ressentir les femmes vis-à-vis de leurs règles ont-elles pour autant disparu ? Le sujet...

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Conseil de déontologie journalistique07333c5b-d162-4674-af9a-1516542422d3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191126_185442_Conseil_de_deontologie_journalistiqueTue, 26 Nov 2019 18:54:42 +0100

Pourquoi #LaPresse se tire une balle dans le pied

Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère, les journaux indépendants, les pigistes, syndicalistes et autres précaires de ce beau métier qu'est le journalisme ? En participant à la création de ce "machin", ils se sabordent...

Pétition pour un conseil de déontologie de la presse initiée par Jean-Luc Melenchon - Copie d'écran

C'est le 2 décembre que le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) verra le jour. Mis en place par des organisations syndicales, des représentants des médias et des membres du public, cet « organe professionnel d’autorégulation, indépendant de l’Etat » aura, selon ses initiateurs, pour vocation d’être une « instance de médiation et d’arbitrage entre les médias, les rédactions et leurs publics », et constituera en outre un espace « de réflexion et de concertation pour les professionnels et de pédagogie envers les publics », par exemple en matière de lutte contre les fausses informations. Il aura une gouvernance tripartite à travers un conseil d'administration composé de 3 collèges de 10 sièges (public, journalistes, éditeurs).

Le CDJM pourra être saisi par le public ou s’auto-saisir de cas problématiques, mais ne pourra pas prononcer de sanction et se contentera d’émettre des avis. Les saisines pourront être instruites quand elles porteront sur un « acte journalistique », quel que soit le média concerné, qu’il soit membre ou non du CDJM.

Voilà pour le communiqué de presse triomphant et gonflé d'espoirs. Espoirs, car les initiateurs, avec ce truc, espèrent renouer la confiance qui doit présider entre public et secteur de la presse. Rien n'est moins sûr.

Ce Conseil, qui sera une association sans autre autorité que celle que lui confèreront ses membres, ne pourra pas régler ce problème de perte de confiance qui naît de mille problématiques...

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Pourquoi #LaPresse se tire une balle dans le pied

Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère, les journaux indépendants, les pigistes, syndicalistes et autres précaires de ce beau métier qu'est le journalisme ? En participant à la création de ce "machin", ils se sabordent...

Pétition pour un conseil de déontologie de la presse initiée par Jean-Luc Melenchon - Copie d'écran

C'est le 2 décembre que le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) verra le jour. Mis en place par des organisations syndicales, des représentants des médias et des membres du public, cet « organe professionnel d’autorégulation, indépendant de l’Etat » aura, selon ses initiateurs, pour vocation d’être une « instance de médiation et d’arbitrage entre les médias, les rédactions et leurs publics », et constituera en outre un espace « de réflexion et de concertation pour les professionnels et de pédagogie envers les publics », par exemple en matière de lutte contre les fausses informations. Il aura une gouvernance tripartite à travers un conseil d'administration composé de 3 collèges de 10 sièges (public, journalistes, éditeurs).

Le CDJM pourra être saisi par le public ou s’auto-saisir de cas problématiques, mais ne pourra pas prononcer de sanction et se contentera d’émettre des avis. Les saisines pourront être instruites quand elles porteront sur un « acte journalistique », quel que soit le média concerné, qu’il soit membre ou non du CDJM.

Voilà pour le communiqué de presse triomphant et gonflé d'espoirs. Espoirs, car les initiateurs, avec ce truc, espèrent renouer la confiance qui doit présider entre public et secteur de la presse. Rien n'est moins sûr.

Ce Conseil, qui sera une association sans autre autorité que celle que lui confèreront ses membres, ne pourra pas régler ce problème de perte de confiance qui naît de mille problématiques...

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A Clermont-Ferrand, l'hôpital-entreprise4ddda026-f596-48a8-a745-841e5444816dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191121_192352_A_Clermont-Ferrand__l_hopital-entrepriseThu, 21 Nov 2019 19:23:52 +0100

Le directeur général voudrait que l'on facture plus

Dans un courrier interne que nous nous sommes procuré, le patron du CHU tance un chef de service qui ne facture pas assez. Alors que la grogne se poursuit dans l'hôpital public à cause du manque de moyens, cette situation illustre les limites et les dérives de la tarification à l'activité.

Le CHU de Clermont-Ferrand - Google street view - copie d'écran

En janvier 2018, dans un courrier que Reflets s'est procuré, le directeur général de l'hôpital de Clermont-Ferrand, Didier Hoeltgen adresse une longue série de reproches au professeur de médecine qui dirige le service d'ORL. Cela ressemble à s'y méprendre à une liste de récriminations d'un responsable d'entreprise qui voudrait dégager des marges plus importantes. La phraséologie est similaire et le désintérêt pour les patients, qui ne sont plus que des machines à cash, interroge. Ce courrier illustre les dérives potentielles de la tarification à l'activité.

Didier Hoeltgen, le directeur général, commence par rappeler la situation générale de l’établissement. Globalement, tout va bien. S'il y a bien une baisse de 1% des hospitalisations complètes (avec au moins une nuit d’hospitalisation), celle-ci est fort heureusement compensée par une hausse de la tarification moyenne des actes réalisés (« une amélioration sensible du poids moyen du cas traité de 4244 à 4284 euros avant travaux d'optimisation du codage ») et surtout par une hausse des séjours en hospitalisation de jour (l'ambulatoire) de 4,1%. L’hôpital « bascule » les patients de l’hospitalisation complète vers l’ambulatoire, avec un ratio « favorable » : -1% d’un côté, mais +4,1% de l’autre.

L'allusion à « l'optimisation du codage » laisse perplexe. Cette pratique d'optimisation du codage est courante dans les groupes de cliniques privées qui ont créé des postes de «...

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Le directeur général voudrait que l'on facture plus

Dans un courrier interne que nous nous sommes procuré, le patron du CHU tance un chef de service qui ne facture pas assez. Alors que la grogne se poursuit dans l'hôpital public à cause du manque de moyens, cette situation illustre les limites et les dérives de la tarification à l'activité.

Le CHU de Clermont-Ferrand - Google street view - copie d'écran

En janvier 2018, dans un courrier que Reflets s'est procuré, le directeur général de l'hôpital de Clermont-Ferrand, Didier Hoeltgen adresse une longue série de reproches au professeur de médecine qui dirige le service d'ORL. Cela ressemble à s'y méprendre à une liste de récriminations d'un responsable d'entreprise qui voudrait dégager des marges plus importantes. La phraséologie est similaire et le désintérêt pour les patients, qui ne sont plus que des machines à cash, interroge. Ce courrier illustre les dérives potentielles de la tarification à l'activité.

Didier Hoeltgen, le directeur général, commence par rappeler la situation générale de l’établissement. Globalement, tout va bien. S'il y a bien une baisse de 1% des hospitalisations complètes (avec au moins une nuit d’hospitalisation), celle-ci est fort heureusement compensée par une hausse de la tarification moyenne des actes réalisés (« une amélioration sensible du poids moyen du cas traité de 4244 à 4284 euros avant travaux d'optimisation du codage ») et surtout par une hausse des séjours en hospitalisation de jour (l'ambulatoire) de 4,1%. L’hôpital « bascule » les patients de l’hospitalisation complète vers l’ambulatoire, avec un ratio « favorable » : -1% d’un côté, mais +4,1% de l’autre.

L'allusion à « l'optimisation du codage » laisse perplexe. Cette pratique d'optimisation du codage est courante dans les groupes de cliniques privées qui ont créé des postes de «...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 16 novembre 2019 - Acte 53c63e9f1c-5494-483b-8bc5-b715c2bcc291http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191117_002058_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_16_novembre_2019_-_Acte_53Sun, 17 Nov 2019 00:20:58 +0100

Le mouvement a un an

L'anniversaire du mouvement des gilets jaunes a été marqué par une répression frénétique et beaucoup de casse. Les manifestations n'ont même pas pu s'ébranler.

Porte Champerret le 16 novembre au matin - © Reflets

Deux manifestations étaient prévues ce samedi 16 novembre, pour marquer le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes. L'une partait le matin de la porte Champerret, l'autre de la place d'Italie à 14h. Aucune manifestation n'a pu démarrer. deux lieux, deux cas différents, un même résultat.

Porte de Champerret, quelques manifestants ont tenté de descendre sur le boulevard périphérique. Tentative de courte durée, la police y mettant fin rapidement. Mais ce mouvement a servi de prétexte pour déclencher des tirs de lacrymogènes sur le reste de la manifestation qui avait à peine eu le temps de commencer à se former. Les forces du désordre de l'ordre on ainsi pu briser le groupe en dizaines de petits groupes qui se sont éparpillés, noyés sous les lacrymogènes.

Il ne s'agissait pas ici de s'opposer à des mouvements de casse ou des désordres. L'usage de gaz était massif et totalement inexplicable dans la plupart des cas. C'est toujours mieux que le LBD, mais in fine, la manifestation n'a jamais pu démarrer. Elle est tout simplement morte avant d'avoir pu commencer.

Nous avons suivi un petit groupe jusqu'à la place d'Italie. Les gilets jaunes avec qui nous avons pris le métro pensaient s'intégrer à la deuxième manifestation à défaut d'avoir pu participer à la première. Peine perdue.

Sur la place d'Italie, à une heure, il y a déjà des traces d'affrontements. La police utilise aussi des masses de gaz...

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Le mouvement a un an

L'anniversaire du mouvement des gilets jaunes a été marqué par une répression frénétique et beaucoup de casse. Les manifestations n'ont même pas pu s'ébranler.

Porte Champerret le 16 novembre au matin - © Reflets

Deux manifestations étaient prévues ce samedi 16 novembre, pour marquer le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes. L'une partait le matin de la porte Champerret, l'autre de la place d'Italie à 14h. Aucune manifestation n'a pu démarrer. deux lieux, deux cas différents, un même résultat.

Porte de Champerret, quelques manifestants ont tenté de descendre sur le boulevard périphérique. Tentative de courte durée, la police y mettant fin rapidement. Mais ce mouvement a servi de prétexte pour déclencher des tirs de lacrymogènes sur le reste de la manifestation qui avait à peine eu le temps de commencer à se former. Les forces du désordre de l'ordre on ainsi pu briser le groupe en dizaines de petits groupes qui se sont éparpillés, noyés sous les lacrymogènes.

Il ne s'agissait pas ici de s'opposer à des mouvements de casse ou des désordres. L'usage de gaz était massif et totalement inexplicable dans la plupart des cas. C'est toujours mieux que le LBD, mais in fine, la manifestation n'a jamais pu démarrer. Elle est tout simplement morte avant d'avoir pu commencer.

Nous avons suivi un petit groupe jusqu'à la place d'Italie. Les gilets jaunes avec qui nous avons pris le métro pensaient s'intégrer à la deuxième manifestation à défaut d'avoir pu participer à la première. Peine perdue.

Sur la place d'Italie, à une heure, il y a déjà des traces d'affrontements. La police utilise aussi des masses de gaz...

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La répression a fait 5 morts au Chilid491a410-7ffb-4eba-bf2a-8766a30165eahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191114_142621_La_repression_a_fait_5_morts_au_ChiliThu, 14 Nov 2019 14:26:21 +0100

Paroles de manifestants

Les Chiliens sont encore dans la rue, de deux semaines après le début du mouvement. Le président Piñera exclut de démissionner. Il se dit ouvert à la discussion et n'écarte pas une réforme de la Constitution. Nous donnons la parole aux manifestants.

Carlos a perdu un oeil pendant une manifestation. Il a reçu des plombs. - © Reflets

Après trois semaines de manifestations, 20 personnes ont perdu la vie au Chili. Nous sommes allés à la rencontre des manifestants.

Tel un homme sandwich, Mario, 70 ans, apostrophe les carabiniers retranchés derrière une barrière. Sur sa pancarte, on peut lire trois lettres au cœur du conflit social qui secoue actuellement le CHILI : AFP. Les Administrateurs de fonds de pension (AFP) sont des institutions privées chargées de gérer les fonds de pension. Ces fonds de pension procurent aux travailleurs des retraites minimalistes et des bénéfices importants aux six entreprises privées qui les gèrent. Ce système de retraite par capitalisation mis en place sous Pinochet promettait aux Chiliens un solde correspondant à 70% de leur salaire. A la place, ces derniers reçoivent en réalité 35%.

Lundi 28 Octobre, Avenue Vicuña Mackenna, Santiago Sur une des avenues qui mène à la plaza Italia, lieu phare des contestations, Augustin est déterminé,10 jours après le début de la contestation engendrée par la hausse du prix du ticket de métro mais révélatrice d'un mal bien plus profond. La commission d'enquête de ONU est arrivé ce jour-là à Santiago et va rester un mois dans le pays. Si le couvre feu a pris fin la veille, la ville est encore sous tension, rythmée par les affrontements entre manifestants et carabineros. L'annonce de remaniement du président Piñera n'a pas calmé les ardeurs du peuple chilien. Un centre commercial a brûlé ce jour-là.

Depuis le début des...

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Paroles de manifestants

Les Chiliens sont encore dans la rue, de deux semaines après le début du mouvement. Le président Piñera exclut de démissionner. Il se dit ouvert à la discussion et n'écarte pas une réforme de la Constitution. Nous donnons la parole aux manifestants.

Carlos a perdu un oeil pendant une manifestation. Il a reçu des plombs. - © Reflets

Après trois semaines de manifestations, 20 personnes ont perdu la vie au Chili. Nous sommes allés à la rencontre des manifestants.

Tel un homme sandwich, Mario, 70 ans, apostrophe les carabiniers retranchés derrière une barrière. Sur sa pancarte, on peut lire trois lettres au cœur du conflit social qui secoue actuellement le CHILI : AFP. Les Administrateurs de fonds de pension (AFP) sont des institutions privées chargées de gérer les fonds de pension. Ces fonds de pension procurent aux travailleurs des retraites minimalistes et des bénéfices importants aux six entreprises privées qui les gèrent. Ce système de retraite par capitalisation mis en place sous Pinochet promettait aux Chiliens un solde correspondant à 70% de leur salaire. A la place, ces derniers reçoivent en réalité 35%.

Lundi 28 Octobre, Avenue Vicuña Mackenna, Santiago Sur une des avenues qui mène à la plaza Italia, lieu phare des contestations, Augustin est déterminé,10 jours après le début de la contestation engendrée par la hausse du prix du ticket de métro mais révélatrice d'un mal bien plus profond. La commission d'enquête de ONU est arrivé ce jour-là à Santiago et va rester un mois dans le pays. Si le couvre feu a pris fin la veille, la ville est encore sous tension, rythmée par les affrontements entre manifestants et carabineros. L'annonce de remaniement du président Piñera n'a pas calmé les ardeurs du peuple chilien. Un centre commercial a brûlé ce jour-là.

Depuis le début des...

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François Grosdidier : le retour du retour 460dcca9-2635-486e-9c24-83c29cd748b6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191113_094113_Fran__ois_Grosdidier___le_retour_du_retour_Wed, 13 Nov 2019 09:41:13 +0100

Anticor dépose une plainte contre le sénateur

A la veille des municipales pour lesquelles il se présente à Metz, le sénateur François Grosdidier est visé par une nouvelle plainte avec constitution de partie civile de l'association anti-corruption Anticor.

Le sénateur François Grosdidier - Copie d'écran

En se basant notamment sur un rapport au vitriol de la Cour des comptes sur la gestion de la ville de Woippy, l'association a déposé une plainte avec constitution de partie civile. A l'époque, François Grosdidier était maire de cette petite ville de 14.000 habitants. La Chambre régionale des comptes Grand Est avait relevé de nombreuses irrégularités concernant la gestion de la commune, pour un montant total de l’ordre de 1,4 millions d’euros. Alors que le sénateur François Grosdidier lorgne la Mairie de Metz, une commune de 150.000 habitants, cette fois, des questions se posent sur la gestion qui serait appliquée à cette commune disposant d'un budget bien plus important.

Dans sa plainte, Anticor relève que François Grosdidier a une vision très particulière de la justice. La Cour des comptes notait dans son rapport des violations des dispositions légales et réglementaires concernant la rémunération du directeur de cabinet du maire de Woippy pour l’exercice 2013. La Cour estimait alors que le comptable public, en n'ayant pas « exercé le contrôle de la validité de la dépense, lequel comprend notamment le contrôle de l’exactitude du calcul de liquidation ; qu’en n’ayant pas suspendu ces paiements, il a fait supporter une charge patrimoniale indue à la commune constitutive d’un préjudice financier. », devait régler à la commune une somme d'un peu plus de 80.000 euros. Pas de souci... François Grosdidier propose alors au cours d'un conseil municipal un...

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Anticor dépose une plainte contre le sénateur

A la veille des municipales pour lesquelles il se présente à Metz, le sénateur François Grosdidier est visé par une nouvelle plainte avec constitution de partie civile de l'association anti-corruption Anticor.

Le sénateur François Grosdidier - Copie d'écran

En se basant notamment sur un rapport au vitriol de la Cour des comptes sur la gestion de la ville de Woippy, l'association a déposé une plainte avec constitution de partie civile. A l'époque, François Grosdidier était maire de cette petite ville de 14.000 habitants. La Chambre régionale des comptes Grand Est avait relevé de nombreuses irrégularités concernant la gestion de la commune, pour un montant total de l’ordre de 1,4 millions d’euros. Alors que le sénateur François Grosdidier lorgne la Mairie de Metz, une commune de 150.000 habitants, cette fois, des questions se posent sur la gestion qui serait appliquée à cette commune disposant d'un budget bien plus important.

Dans sa plainte, Anticor relève que François Grosdidier a une vision très particulière de la justice. La Cour des comptes notait dans son rapport des violations des dispositions légales et réglementaires concernant la rémunération du directeur de cabinet du maire de Woippy pour l’exercice 2013. La Cour estimait alors que le comptable public, en n'ayant pas « exercé le contrôle de la validité de la dépense, lequel comprend notamment le contrôle de l’exactitude du calcul de liquidation ; qu’en n’ayant pas suspendu ces paiements, il a fait supporter une charge patrimoniale indue à la commune constitutive d’un préjudice financier. », devait régler à la commune une somme d'un peu plus de 80.000 euros. Pas de souci... François Grosdidier propose alors au cours d'un conseil municipal un...

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Affreux, sales et méchantsf41fc123-b227-4620-b906-72186081f6e7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191112_222547_Affreux__sales_et_mechantsTue, 12 Nov 2019 22:25:47 +0100

Les nouveaux trackers planqués de la e-économie

Soyons honnêtes, Libé n'est pas le seul à jongler avec le RGPD et les bloqueurs de trackers. Nous avons un peu exploré le Web commercial. C'est pas joli, joli. Ceci dit Libé est le seul à avoir annoncé un retrait des trackers sans le faire.

Inception - Copie d'écran

Nous avons beaucoup glosé sur Libération et sa façon très personnelle de faire "disparaître", façon Garcimore, les trackers de ses pages pour les abonnés. Comme nous l'avons raconté, les données personnelles des lecteurs abonnés continuent de partir vers un tiers, en l'occurence une Data Management Platform, Eulerian. Résumons : Libération a-t-il enlevé les trackers de ses pages ? Non. A tel point que le cookie de session qui identifie les abonnés et ouvre grand l'accès à leur compte et leurs informations personnelles à celui qui le détient, fuite chez Eulerian. Sur le papier, rien de grave puisque l'on imagine mal Eulerian aller hijacker (voler) la session d'un abonné. Mais dans l'absolu, on est à l'opposé de ce qui était annoncé par Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération pendant l'émission de France-Inter, L'instant M.

Après avoir démontré que Libé avait un peu pipeauté, regardons ce qui se passe ailleurs. Nous expliquions hier que de nombreux prestataires, outre Eulerian, avaient choisi cette méthode d'offuscation pour "s'arranger" avec le RGPD et pour empêcher complètement les blockeurs de trackers de faire leur travail. Un problème pour Chrome ou Firefox qui en intègrent désormais un par défaut. Mais aussi pour les bloqueurs comme Ghostery, Ublock ou Privacy badger. Impossible de bloquer les Data Management Platform...

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Les nouveaux trackers planqués de la e-économie

Soyons honnêtes, Libé n'est pas le seul à jongler avec le RGPD et les bloqueurs de trackers. Nous avons un peu exploré le Web commercial. C'est pas joli, joli. Ceci dit Libé est le seul à avoir annoncé un retrait des trackers sans le faire.

Inception - Copie d'écran

Nous avons beaucoup glosé sur Libération et sa façon très personnelle de faire "disparaître", façon Garcimore, les trackers de ses pages pour les abonnés. Comme nous l'avons raconté, les données personnelles des lecteurs abonnés continuent de partir vers un tiers, en l'occurence une Data Management Platform, Eulerian. Résumons : Libération a-t-il enlevé les trackers de ses pages ? Non. A tel point que le cookie de session qui identifie les abonnés et ouvre grand l'accès à leur compte et leurs informations personnelles à celui qui le détient, fuite chez Eulerian. Sur le papier, rien de grave puisque l'on imagine mal Eulerian aller hijacker (voler) la session d'un abonné. Mais dans l'absolu, on est à l'opposé de ce qui était annoncé par Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération pendant l'émission de France-Inter, L'instant M.

Après avoir démontré que Libé avait un peu pipeauté, regardons ce qui se passe ailleurs. Nous expliquions hier que de nombreux prestataires, outre Eulerian, avaient choisi cette méthode d'offuscation pour "s'arranger" avec le RGPD et pour empêcher complètement les blockeurs de trackers de faire leur travail. Un problème pour Chrome ou Firefox qui en intègrent désormais un par défaut. Mais aussi pour les bloqueurs comme Ghostery, Ublock ou Privacy badger. Impossible de bloquer les Data Management Platform...

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Libération : à traqueur vaillant, rien d'impossible1c6398eb-c48e-4596-9386-a64d29b4b739http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191111_132516_Liberation___a_traqueur_vaillant__rien_d_impossibleMon, 11 Nov 2019 13:25:16 +0100

La fin des bloqueurs de pub ?

Notre plongée dans les méandres des trackers publicitaires de Libération nous a permis de faire des découvertes qui n'intéressent pas que les geeks. Il semble bien que les entreprises qui monétisent leurs visiteurs aient trouvé, avec l'aide de leurs DMPs (Data Management Platforms), un moyen de contourner le RGPD (assez grossièrement) et de leurrer les bloqueurs de pubs et autres trackers.

Notre plongée dans les méandres du premier journal de France à offrir une navigation sans trackers publicitaires à ses abonnés bordel que Libération a mis en place pour continuer à monétiser les données personnelles de ses lecteurs nous a permis de faire des découvertes intéressantes, qui n'intéressent pas que les geeks.

Souvenez-vous, dans notre dernier article, Aeris relevait que Libé a mis en place un lien fourre-tout pour les trackers. Lorsque l'on charge une page du site de Libé en étant abonné, l'un des scripts appelés provient de f7ds.liberation.fr. A priori, un nom de domaine propre sur lui, en tout cas pour un bloqueur de trackers. Celui-ci va en effet considérer qu'il s'agit d'un nom de domaine de Libération, c'est à dire, un site "de confiance" pour qui est en train de consulter liberation.fr. En tout cas pas marqué au fer rouge comme étant un diffuseur de pubs, un pompeur de données personnelles. Ce n'est ni Criteo, ni Facebook. Bref, le bloqueur de trackers va laisser le script se charger dans votre navigateur. Et pourtant, ce domaine masque, au travers de plusieurs redirections une machine de Eulerian, la Data Management Platforms du groupe Altis qui, elle, va collecter vos données personnelles. Et même plus, puisque cela va jusqu'au cookie de session.

Dis papa, c'est quoi cette redirection ? Pour nos lecteurs qui ne maitriseraient pas très bien le concept, voici ce que cache le terme redirection... Lorsque...

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La fin des bloqueurs de pub ?

Notre plongée dans les méandres des trackers publicitaires de Libération nous a permis de faire des découvertes qui n'intéressent pas que les geeks. Il semble bien que les entreprises qui monétisent leurs visiteurs aient trouvé, avec l'aide de leurs DMPs (Data Management Platforms), un moyen de contourner le RGPD (assez grossièrement) et de leurrer les bloqueurs de pubs et autres trackers.

Notre plongée dans les méandres du premier journal de France à offrir une navigation sans trackers publicitaires à ses abonnés bordel que Libération a mis en place pour continuer à monétiser les données personnelles de ses lecteurs nous a permis de faire des découvertes intéressantes, qui n'intéressent pas que les geeks.

Souvenez-vous, dans notre dernier article, Aeris relevait que Libé a mis en place un lien fourre-tout pour les trackers. Lorsque l'on charge une page du site de Libé en étant abonné, l'un des scripts appelés provient de f7ds.liberation.fr. A priori, un nom de domaine propre sur lui, en tout cas pour un bloqueur de trackers. Celui-ci va en effet considérer qu'il s'agit d'un nom de domaine de Libération, c'est à dire, un site "de confiance" pour qui est en train de consulter liberation.fr. En tout cas pas marqué au fer rouge comme étant un diffuseur de pubs, un pompeur de données personnelles. Ce n'est ni Criteo, ni Facebook. Bref, le bloqueur de trackers va laisser le script se charger dans votre navigateur. Et pourtant, ce domaine masque, au travers de plusieurs redirections une machine de Eulerian, la Data Management Platforms du groupe Altis qui, elle, va collecter vos données personnelles. Et même plus, puisque cela va jusqu'au cookie de session.

Dis papa, c'est quoi cette redirection ? Pour nos lecteurs qui ne maitriseraient pas très bien le concept, voici ce que cache le terme redirection... Lorsque...

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Les trackers de Libé se cachent pour (ne pas) mourird2df9e0c-a047-4d73-bf0f-35599d7851bfhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191107_220143_Les_trackers_de_Libe_se_cachent_pour__ne_pas__mourirThu, 07 Nov 2019 22:01:43 +0100

Encore un effort...

Reflets pensait naïvement que Libé avait "oublié" quelques trackers dans son grand ménage. En fait, c'est visiblement un peu plus compliqué que cela...

Le tweet annonçant la fin des trackers sur Libé - Copie d'écran

Après l'annonce tonitruante de Libération, la mise en route d'un journal en ligne sans trackers publicitaires a été laborieuse. Annoncée pour le 29 octobre, elle n'a été en apparence à peu près effective que le 5 novembre. Mais même après une sorte de nettoyage des dizaines de trackers qui permettent au site de Libération de monétiser son lectorat, au détriment de la vie privée, il restait de manière très visible 4 trackers. Jusqu'à ce que l'on découvre, surprise, qu'en fait, tout avait été caché sous le cyber-tapis.

L'annonce officielle... - Copie d'écran
L'annonce officielle... - Copie d'écran

Après le 5 novembre, donc, il restait :

  • Tagcommander.com
  • Facebook.com
  • Acpm.fr
  • Twitter.com
  • Cloudfront/Sharefacts
  • Chartbeat.com

Chartbeat - Copie d'écran
Chartbeat - Copie d'écran

Voilà pour le très visible. Evidemment, avec le mauvais esprit qui nous caractérise, nous avions interrogé régulièrement CheckNews sur cette dichotomie entre le discours marketing digne d'une startup devant la BPI et la réalité. Pourquoi ennuyer CheckNews avec ça ? Parce que le service de factchecking de Libé s'était saisi d'une question qui lui avait été posée : «Libé» est-il le premier média à supprimer ses trackers publicitaires pour ses abonnés ?

Déjà lors de la publication de cet article, nous avions, et nous n'étions pas les seuls, pointé que CheckNews avait bu les parole du patron sans trop se poser de questions puisque de nombreux journaux en ligne disposant d'un numéro de commission paritaire de type...

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Encore un effort...

Reflets pensait naïvement que Libé avait "oublié" quelques trackers dans son grand ménage. En fait, c'est visiblement un peu plus compliqué que cela...

Le tweet annonçant la fin des trackers sur Libé - Copie d'écran

Après l'annonce tonitruante de Libération, la mise en route d'un journal en ligne sans trackers publicitaires a été laborieuse. Annoncée pour le 29 octobre, elle n'a été en apparence à peu près effective que le 5 novembre. Mais même après une sorte de nettoyage des dizaines de trackers qui permettent au site de Libération de monétiser son lectorat, au détriment de la vie privée, il restait de manière très visible 4 trackers. Jusqu'à ce que l'on découvre, surprise, qu'en fait, tout avait été caché sous le cyber-tapis.

L'annonce officielle... - Copie d'écran
L'annonce officielle... - Copie d'écran

Après le 5 novembre, donc, il restait :

  • Tagcommander.com
  • Facebook.com
  • Acpm.fr
  • Twitter.com
  • Cloudfront/Sharefacts
  • Chartbeat.com

Chartbeat - Copie d'écran
Chartbeat - Copie d'écran

Voilà pour le très visible. Evidemment, avec le mauvais esprit qui nous caractérise, nous avions interrogé régulièrement CheckNews sur cette dichotomie entre le discours marketing digne d'une startup devant la BPI et la réalité. Pourquoi ennuyer CheckNews avec ça ? Parce que le service de factchecking de Libé s'était saisi d'une question qui lui avait été posée : «Libé» est-il le premier média à supprimer ses trackers publicitaires pour ses abonnés ?

Déjà lors de la publication de cet article, nous avions, et nous n'étions pas les seuls, pointé que CheckNews avait bu les parole du patron sans trop se poser de questions puisque de nombreux journaux en ligne disposant d'un numéro de commission paritaire de type...

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Facebook, Youtube et autres plateformes...757c474c-0ebf-4191-b7a7-ac274d118c23http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191105_124405_Facebook__Youtube_et_autres_plateformes...Tue, 05 Nov 2019 12:44:05 +0100

Arrêtez de crier à la censure et fermez vos comptes

Faire reposer son modèle de publication et de diffusion sur des plateformes privées est un risque. Celles-ci peuvent décider à tout moment de faire disparaître les contenus. Se placer dans une telle position est du masochisme.

Il faut chercher la définition de "social" dans le dictionnaire avant d'écrire "réseau social" - D.R.

Ils étaient en colère, après le G7, les collectifs de gauche qui œuvrent comme médias alternatifs. Facebook les a fait "disparaître" des fils d’actu des gens. Facebook, ses algorithmes, ou une petite main chargée de la modération… Qui sait ? A peu près tous avaient publié des informations sur une personne infiltrée par les forces de l’ordre dans les instances d’organisation du contre-sommet du G7 et chez les gilets jaunes. Ont-ils été censurés ? Quoi qu’il en soit leurs publications suivantes sur le réseau social n’ont touché que quelques personnes contre plusieurs dizaines ou même centaines de milliers auparavant. De quoi crier à la censure... Rebelote mercredi 23 octobre quand CGT cheminots et Sud Rail crient à la censure, leurs comptes Facebook ayant été limités ou bloqués. Même punition pour l'excellent JuiceMedia dont une vidéo a été retirée de Youtube à la demande de l'Indonésie pour les internautes de ce pays...

@TheJuiceMedia sur Twitter - Copie d'écran
@TheJuiceMedia sur Twitter - Copie d'écran

Mais la colère de ces collectifs et syndicats est infondée. Ils sont pleinement responsables de ce qui leur arrive et cela devrait d'ailleurs servir d’avertissement pour la presse classique qui se repose de plus en plus sur Facebook, Youtube ou Google pour toucher son public.

Tweet de Sud Rail - Copie d'écran
Tweet de Sud Rail - Copie d'écran

Passons rapidement sur le paradoxe qui consiste à lutter contre le grand capital tout en se rendant totalement dépendant de ce dernier pour véhiculer ses messages... Déléguer...

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Arrêtez de crier à la censure et fermez vos comptes

Faire reposer son modèle de publication et de diffusion sur des plateformes privées est un risque. Celles-ci peuvent décider à tout moment de faire disparaître les contenus. Se placer dans une telle position est du masochisme.

Il faut chercher la définition de "social" dans le dictionnaire avant d'écrire "réseau social" - D.R.

Ils étaient en colère, après le G7, les collectifs de gauche qui œuvrent comme médias alternatifs. Facebook les a fait "disparaître" des fils d’actu des gens. Facebook, ses algorithmes, ou une petite main chargée de la modération… Qui sait ? A peu près tous avaient publié des informations sur une personne infiltrée par les forces de l’ordre dans les instances d’organisation du contre-sommet du G7 et chez les gilets jaunes. Ont-ils été censurés ? Quoi qu’il en soit leurs publications suivantes sur le réseau social n’ont touché que quelques personnes contre plusieurs dizaines ou même centaines de milliers auparavant. De quoi crier à la censure... Rebelote mercredi 23 octobre quand CGT cheminots et Sud Rail crient à la censure, leurs comptes Facebook ayant été limités ou bloqués. Même punition pour l'excellent JuiceMedia dont une vidéo a été retirée de Youtube à la demande de l'Indonésie pour les internautes de ce pays...

@TheJuiceMedia sur Twitter - Copie d'écran
@TheJuiceMedia sur Twitter - Copie d'écran

Mais la colère de ces collectifs et syndicats est infondée. Ils sont pleinement responsables de ce qui leur arrive et cela devrait d'ailleurs servir d’avertissement pour la presse classique qui se repose de plus en plus sur Facebook, Youtube ou Google pour toucher son public.

Tweet de Sud Rail - Copie d'écran
Tweet de Sud Rail - Copie d'écran

Passons rapidement sur le paradoxe qui consiste à lutter contre le grand capital tout en se rendant totalement dépendant de ce dernier pour véhiculer ses messages... Déléguer...

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« Tous, ça veut dire tous »df38b2ed-1226-4681-84b1-9d1cd1fc3efehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191104_151539____Tous____a_veut_dire_tous___Mon, 04 Nov 2019 15:15:39 +0100

La révolution libanaise se poursuit

Depuis plus de deux semaines, les Libanais manifestent leur colère contre leur gouvernement. L’annonce d’une taxe sur les conversations WhatsApp et Facebook, le 17 octobre, a fait éclater la révolte. Les manifestations se sont propagées dans tout le pays, et la démission du premier ministre, Saad Hariri, au 13e jour de la révolution n’y a rien changé : le mal est bien plus profond.

Mosquée Mohammad Al Amine - © Reflets

« Selmiyeh ! Selmiyeh ! Selmiyeh ! ». Cet appel, qui signifie pacifique, les manifestants ne cessent de le hurler dans les rues de Beyrouth. Dès le début, les Libanais ont refusé que leur révolution soit violente, trop conscients des séquelles de la guerre civile et des armes omniprésentes dans le pays. Leur moyen d’action : le blocage des axes routiers. Dans ce pays d’à peine 5 millions d’habitants, il n’y a aucune usine à bloquer, la majorité de la production étant importée.

A Beyrouth, les manifestants se sont emparés de lieux emblématiques, comme la place Riad el Solh en face du Sérail ou la place des Martyrs, ou stratégiques, comme le Ring. Cette route qui relie la capitale de part en part est l’une des plus empruntées. Au milieu de la voie, habituellement impossible à traverser, sont installées des tentes, des canapés, des lits d’appoint. Le lieu ne désemplit pas, comptant essentiellement des jeunes Libanais entre 20 et 30 ans. Mahrer, 30 ans, et sa femme, Coraline, 33 ans, y viennent tous les jours. « Le gouvernement, le parlement, les lois, la corruption, je veux que tout change, tout simplement », confie Mahrer, ingénieur de 30 ans. « Deux millions de personnes sont descendues dans les rues, ils ne peuvent pas juste nous dire de partir ».

Ce jour-là, le 13e de la révolution, des rumeurs circulent sur l’annonce de la démission du premier ministre. Et l’idée ne plait pas à tout le monde. Toute la journée, les manifestants installés sur le Ring, la place des Martyrs...

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La révolution libanaise se poursuit

Depuis plus de deux semaines, les Libanais manifestent leur colère contre leur gouvernement. L’annonce d’une taxe sur les conversations WhatsApp et Facebook, le 17 octobre, a fait éclater la révolte. Les manifestations se sont propagées dans tout le pays, et la démission du premier ministre, Saad Hariri, au 13e jour de la révolution n’y a rien changé : le mal est bien plus profond.

Mosquée Mohammad Al Amine - © Reflets

« Selmiyeh ! Selmiyeh ! Selmiyeh ! ». Cet appel, qui signifie pacifique, les manifestants ne cessent de le hurler dans les rues de Beyrouth. Dès le début, les Libanais ont refusé que leur révolution soit violente, trop conscients des séquelles de la guerre civile et des armes omniprésentes dans le pays. Leur moyen d’action : le blocage des axes routiers. Dans ce pays d’à peine 5 millions d’habitants, il n’y a aucune usine à bloquer, la majorité de la production étant importée.

A Beyrouth, les manifestants se sont emparés de lieux emblématiques, comme la place Riad el Solh en face du Sérail ou la place des Martyrs, ou stratégiques, comme le Ring. Cette route qui relie la capitale de part en part est l’une des plus empruntées. Au milieu de la voie, habituellement impossible à traverser, sont installées des tentes, des canapés, des lits d’appoint. Le lieu ne désemplit pas, comptant essentiellement des jeunes Libanais entre 20 et 30 ans. Mahrer, 30 ans, et sa femme, Coraline, 33 ans, y viennent tous les jours. « Le gouvernement, le parlement, les lois, la corruption, je veux que tout change, tout simplement », confie Mahrer, ingénieur de 30 ans. « Deux millions de personnes sont descendues dans les rues, ils ne peuvent pas juste nous dire de partir ».

Ce jour-là, le 13e de la révolution, des rumeurs circulent sur l’annonce de la démission du premier ministre. Et l’idée ne plait pas à tout le monde. Toute la journée, les manifestants installés sur le Ring, la place des Martyrs...

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L’avenir du mouvement des Gilets Jaunes se joue dans les prochaines semaines31c2cc61-082a-46f0-8ea3-8011eeae7035http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191104_122914_L___avenir_du_mouvement_des_Gilets_Jaunes_se_joue_dans_les_prochaines_semainesMon, 04 Nov 2019 12:29:14 +0100

Les 17 novembre et 5 décembre seront deux dates cruciales

La date anniversaire des premières actions des Gilets Jaunes et la date retenue pour la grève générale sont des points pivots pour le mouvement qui compte bien se rappeler au bon souvenir du gouvernement.

#ADA4 à Montpellier - © Reflets

Les participants de l’Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes qui vient de s’achever à Montpellier le savent: les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir du mouvement. Ils viennent de lancer un appel à rejoindre l’appel à la grève générale reconductible du 5 décembre. «Macron nous offre deux énormes opportunités de redynamiser notre mouvement: la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage, lance un participant. Sans compter toutes les mouvements sociaux en cours dans la santé et l’éducation nationale.» «Le premier anniversaire de notre mouvement le 16 novembre et l’appel à la grève générale lancé par plusieurs syndicats sont deux opportunités pour mobiliser massivement, estime Christelle, Gilet Jaune de la région nantaise. Les syndicats ont la logistique, nous on a les couilles (sic). Au départ, on s’est rejeté mutuellement avec les syndicats, mais on a dépassé ça. On les a épaté en tant le mouvement depuis un an.» Un projet d’appel a rejoindre la grève du 5 décembre circule. Il sera débattu et adopté en séance plénière peu après. «L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, n’acceptent pas. L’Assemblée des assemblées de Montpellier appelle les Gilets jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles!», est-il écrit dans cet appel. «Nous devons en amont...

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Les 17 novembre et 5 décembre seront deux dates cruciales

La date anniversaire des premières actions des Gilets Jaunes et la date retenue pour la grève générale sont des points pivots pour le mouvement qui compte bien se rappeler au bon souvenir du gouvernement.

#ADA4 à Montpellier - © Reflets

Les participants de l’Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes qui vient de s’achever à Montpellier le savent: les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir du mouvement. Ils viennent de lancer un appel à rejoindre l’appel à la grève générale reconductible du 5 décembre. «Macron nous offre deux énormes opportunités de redynamiser notre mouvement: la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage, lance un participant. Sans compter toutes les mouvements sociaux en cours dans la santé et l’éducation nationale.» «Le premier anniversaire de notre mouvement le 16 novembre et l’appel à la grève générale lancé par plusieurs syndicats sont deux opportunités pour mobiliser massivement, estime Christelle, Gilet Jaune de la région nantaise. Les syndicats ont la logistique, nous on a les couilles (sic). Au départ, on s’est rejeté mutuellement avec les syndicats, mais on a dépassé ça. On les a épaté en tant le mouvement depuis un an.» Un projet d’appel a rejoindre la grève du 5 décembre circule. Il sera débattu et adopté en séance plénière peu après. «L’heure est à la convergence avec le monde du travail et son maillage de milliers de syndicalistes qui, comme nous, n’acceptent pas. L’Assemblée des assemblées de Montpellier appelle les Gilets jaunes à être au cœur de ce mouvement, avec leurs propres revendications et aspirations, sur leurs lieux de travail ou sur leurs ronds-points, avec leurs gilets bien visibles!», est-il écrit dans cet appel. «Nous devons en amont...

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La difficile question de la convergence des luttes51d78fc2-9d0c-4151-b1cd-b7a90b089263http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191103_143906_La_difficile_question_de_la_convergence_des_luttesSun, 03 Nov 2019 14:39:06 +0100

Ou comment fédérer la colère

Discussions soutenues à l'assemblée des assemblées à Montpellier : comment créer des liens avec les autres mouvements, les syndicats, le secteur privé, public ?

Assemblée plénière ADA4 - © Reflets

«Travailler avec d’autres mouvements» est une autre question centrale pour l’avenir du mouvement abordée lors de l’Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes à Montpellier. Mais les approches sont parfois divergentes. « Je suis allé dans le groupe de travail «Identifier les amis et les ennemis des GJ», c’était n’importe quoi. On ne peut pas avancer comme ça, on ne crée que des clivages», témoigne une participante déçue. Mais la plupart des participants ont une vision ouverte du mouvement. «L’union fait la force, plaide Hélène, une institutrice originaire du Cantal. Je suis Gilet Jaune mais citoyenne avant tout. Nous devons rassembler pour un combat commun. Et il y a une colère que nous pouvons, que nous devons, fédérer.» Et les sondages semble lui donner raison. Selon le baromètre Odoxa d’octobre 2019, quelque 76% des Français estiment que le mouvement est loin d’être fini. Leur mouvement est même perçu à près de 60% comme ayant été bénéfique pour les plus modesteset à plus de 50% comme ayant été utile pour la démocratie, notamment grâce au «grand débat».

«La stratégie du gouvernement est de nous opposer, avertit Frédérique, une professeure des écoles. On oppose secteur public et secteur privé, les cheminots et les autres, les profs et les autres. Tout ça pour casser le service public… et on s’aperçoit maintenant que le remplacer par du privé coûte plus cher avec une qualité moindre

Muriel, venue de Saillans dans la Drôme, est secrétaire dans un hôpital psychiatrique....

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Ou comment fédérer la colère

Discussions soutenues à l'assemblée des assemblées à Montpellier : comment créer des liens avec les autres mouvements, les syndicats, le secteur privé, public ?

Assemblée plénière ADA4 - © Reflets

«Travailler avec d’autres mouvements» est une autre question centrale pour l’avenir du mouvement abordée lors de l’Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes à Montpellier. Mais les approches sont parfois divergentes. « Je suis allé dans le groupe de travail «Identifier les amis et les ennemis des GJ», c’était n’importe quoi. On ne peut pas avancer comme ça, on ne crée que des clivages», témoigne une participante déçue. Mais la plupart des participants ont une vision ouverte du mouvement. «L’union fait la force, plaide Hélène, une institutrice originaire du Cantal. Je suis Gilet Jaune mais citoyenne avant tout. Nous devons rassembler pour un combat commun. Et il y a une colère que nous pouvons, que nous devons, fédérer.» Et les sondages semble lui donner raison. Selon le baromètre Odoxa d’octobre 2019, quelque 76% des Français estiment que le mouvement est loin d’être fini. Leur mouvement est même perçu à près de 60% comme ayant été bénéfique pour les plus modesteset à plus de 50% comme ayant été utile pour la démocratie, notamment grâce au «grand débat».

«La stratégie du gouvernement est de nous opposer, avertit Frédérique, une professeure des écoles. On oppose secteur public et secteur privé, les cheminots et les autres, les profs et les autres. Tout ça pour casser le service public… et on s’aperçoit maintenant que le remplacer par du privé coûte plus cher avec une qualité moindre

Muriel, venue de Saillans dans la Drôme, est secrétaire dans un hôpital psychiatrique....

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Les Gilets Jaunes tiennent leur 4ème assemblée nationale24a41ec8-d2a5-43e6-a7c0-363680048d21http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191101_174820_Les_Gilets_Jaunes_tiennent_leur_4eme_assemblee_nationaleFri, 01 Nov 2019 17:48:20 +0100

Ambiance studieuse à Montpellier

Réunis dans un ancien musée squatté pour l'occasion, les Gilets Jaunes qui sont "toujours là", planchent sur l'avenir du mouvement pendant tout le week-end. Compte rendu.

Manifestation parisienne (2 février 2019) - © Reflets

Plus de 450 Gilets Jaunes venus de toutes la France tiennent la 4ème Assemblée des assemblée ce week-end. Pendant trois jours, ils vont échanger sur l’avenir du mouvement, les prochaines étapes de la mobilisation et les revendications. Le lieu de la rencontre avait été tenu longtemps confidentiel. C’est finalement un squat, la Soucoupe, l’ancien musée de l’agriculture à Montpellier, qui abritera le rassemblement. «C’est un lieu suffisamment spacieux pour permettre le travail en plénière et aussi en petit groupe, tout en ayant un bon espace pour la restauration et la détente», se réjouit un des organisateurs.

Carte des GJ présents - © Reflets
Carte des GJ présents - Reflets

Gael s’occupe de l’hébergement. «C’était un défi d’accueillir tout ce monde. Nous avons réussi à loger 150 personnes chez d’autres Gilets Jaunes du coin, 50 vont dormir dans un espace transformé en dortoir et autant sous tente dans un terrain pas loin. Les autres se débrouillent.» Elle a rejoint le mouvement dès le début. Cette chargée de gestion financière au CNRS n’avait jamais milité dans un syndicat ou un parti politique. «J’ai senti qu’il se passait quelque chose, j’ai trouvé là un lieu de combat avec des actions concrètes, qui n’est récupéré par personne. J’avais envie d’agir car je vois que la situation de beaucoup se dégrade. Il y a de nombreux retraités pauvres, les lois pour l’indemnisation du chômage et pour les minima sociaux se durcissent, il y a de plus en plus de temps partiels subis. C’est le cas de mon fils qui a 29...

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Ambiance studieuse à Montpellier

Réunis dans un ancien musée squatté pour l'occasion, les Gilets Jaunes qui sont "toujours là", planchent sur l'avenir du mouvement pendant tout le week-end. Compte rendu.

Manifestation parisienne (2 février 2019) - © Reflets

Plus de 450 Gilets Jaunes venus de toutes la France tiennent la 4ème Assemblée des assemblée ce week-end. Pendant trois jours, ils vont échanger sur l’avenir du mouvement, les prochaines étapes de la mobilisation et les revendications. Le lieu de la rencontre avait été tenu longtemps confidentiel. C’est finalement un squat, la Soucoupe, l’ancien musée de l’agriculture à Montpellier, qui abritera le rassemblement. «C’est un lieu suffisamment spacieux pour permettre le travail en plénière et aussi en petit groupe, tout en ayant un bon espace pour la restauration et la détente», se réjouit un des organisateurs.

Carte des GJ présents - © Reflets
Carte des GJ présents - Reflets

Gael s’occupe de l’hébergement. «C’était un défi d’accueillir tout ce monde. Nous avons réussi à loger 150 personnes chez d’autres Gilets Jaunes du coin, 50 vont dormir dans un espace transformé en dortoir et autant sous tente dans un terrain pas loin. Les autres se débrouillent.» Elle a rejoint le mouvement dès le début. Cette chargée de gestion financière au CNRS n’avait jamais milité dans un syndicat ou un parti politique. «J’ai senti qu’il se passait quelque chose, j’ai trouvé là un lieu de combat avec des actions concrètes, qui n’est récupéré par personne. J’avais envie d’agir car je vois que la situation de beaucoup se dégrade. Il y a de nombreux retraités pauvres, les lois pour l’indemnisation du chômage et pour les minima sociaux se durcissent, il y a de plus en plus de temps partiels subis. C’est le cas de mon fils qui a 29...

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Libération, premier média à supprimer ses trackers publicitaires pour ses abonnés ?995f161b-8aac-4882-be0b-661408ddf234http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191030_104122_Liberation__premier_media_a_supprimer_ses_trackers_publicitaires_pour_ses_abonnes__Wed, 30 Oct 2019 10:41:22 +0100

Ça va peut-être venir, mais c'est pas encore ça...

Checknews nous l'avait promis, Libération serait le premier média à supprimer ses trackers publicitaires pour ses abonnés dès le 29 octobre. On s'est abonnés. C'est pas encore gagné...

Merci Libé pour ce site sans trackers - Copie d'écran

"Caramba ! Encore raté". Le vendredi 10 octobre, Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération avaient annoncé sur France Inter que, truc de dingue, l’ensemble des abonnés du journal (quelle que soit l’offre à laquelle ils ont souscrit) bénéficieraient, à partir du 29 octobre, sans démarche ou augmentation tarifaire, de l’abandon complet de tous les trackers publicitaires (sur le site comme sur les applications). Du coup, on s'est abonnés et on a regardé. Ce n'est pas gagné...

Vu de l'extérieur, ça ressemble à une situation que tous les développeurs ont connue. Un type du marketing, en accord avec un autre, du commercial, se sont mis d'accord pour fournir une fonctionnalité au client, sans demander avant aux développeurs ce que ça implique comme boulot. Ils y croient tellement à leur idée, qu'ils l'annoncent, même, avant d'avoir interrogé les techs. Et là c'est le drame. Parce que soit c'est infaisable, soit c'est faisable en faisant un truc bien dégueulasse.

Mais qui s'en soucie ?

Pour revenir à Libération, cette annonce était drôle pour plusieurs raisons.

1) Libé, comme la plupart des sites de presse, est un serveur truffé de trackers. C'est même indécent. La marchandisation à ce point des données personnelles de ses lecteurs, c'est de l'art. 2) Libé n'est évidemment pas le premier site de presse à proposer à ses lecteurs un serveur...

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Ça va peut-être venir, mais c'est pas encore ça...

Checknews nous l'avait promis, Libération serait le premier média à supprimer ses trackers publicitaires pour ses abonnés dès le 29 octobre. On s'est abonnés. C'est pas encore gagné...

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"Caramba ! Encore raté". Le vendredi 10 octobre, Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération avaient annoncé sur France Inter que, truc de dingue, l’ensemble des abonnés du journal (quelle que soit l’offre à laquelle ils ont souscrit) bénéficieraient, à partir du 29 octobre, sans démarche ou augmentation tarifaire, de l’abandon complet de tous les trackers publicitaires (sur le site comme sur les applications). Du coup, on s'est abonnés et on a regardé. Ce n'est pas gagné...

Vu de l'extérieur, ça ressemble à une situation que tous les développeurs ont connue. Un type du marketing, en accord avec un autre, du commercial, se sont mis d'accord pour fournir une fonctionnalité au client, sans demander avant aux développeurs ce que ça implique comme boulot. Ils y croient tellement à leur idée, qu'ils l'annoncent, même, avant d'avoir interrogé les techs. Et là c'est le drame. Parce que soit c'est infaisable, soit c'est faisable en faisant un truc bien dégueulasse.

Mais qui s'en soucie ?

Pour revenir à Libération, cette annonce était drôle pour plusieurs raisons.

1) Libé, comme la plupart des sites de presse, est un serveur truffé de trackers. C'est même indécent. La marchandisation à ce point des données personnelles de ses lecteurs, c'est de l'art. 2) Libé n'est évidemment pas le premier site de presse à proposer à ses lecteurs un serveur...

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Ça va peut-être venir, mais c'est pas encore ça...

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Mais qui s'en soucie ?

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Vu de l'extérieur, ça ressemble à une situation que tous les développeurs ont connue. Un type du marketing, en accord avec un autre, du commercial, se sont mis d'accord pour fournir une fonctionnalité au client, sans demander avant aux développeurs ce que ça implique comme boulot. Ils y croient tellement à leur idée, qu'ils l'annoncent, même, avant d'avoir interrogé les techs. Et là c'est le drame. Parce que soit c'est infaisable, soit c'est faisable en faisant un truc bien dégueulasse.

Mais qui s'en soucie ?

Pour revenir à Libération, cette annonce était drôle pour plusieurs raisons.

1) Libé, comme la plupart des sites de presse, est un serveur truffé de trackers. C'est même indécent. La marchandisation à ce point des données personnelles de ses lecteurs, c'est de l'art. 2) Libé n'est évidemment pas le premier site de presse à proposer à ses lecteurs un serveur...

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Après Sylvie Goulard, Emmanuel Macron propose Thierry Breton...a6121522-1dbf-4a60-8672-cfeb284ea8b6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191024_141558_Apres_Sylvie_Goulard__Emmanuel_Macron_propose_Thierry_Breton...Thu, 24 Oct 2019 14:15:58 +0200

Qui est visé par une plainte pour prise illégale d'intérêts

Le nom du patron d'Atos apparaît clairement dans une plainte contre X avec constitution de partie civile déposée par l'association Anticor le 27 septembre.

Thierry Breton - Marc Bertrand

En début de mois, le président de la République s'est fait renvoyer dans les cordes par le parlement européen, qui a sèchement rejeté la candidature de Sylvie Goulard pour être commissaire européen pour la France. Et ce, pour des considérations purement éthiques, celle-ci étant touchée par l'enquête judiciaire relative aux emplois fictifs du Modem. Emmanuel Macron a donc dû revoir sa copie. Chose faite ! Ce jeudi matin, on a appris qu'il avait proposé Thierry Breton, actuel patron d'Atos et ancien ministre de l'Economie et des Finances de février 2005 à mai 2007.

Pas dit cependant que la perle rare soit toute trouvée ! L'Elysée a beau soutenir à la presse que « M. Breton a toujours fait preuve de rigueur pour éviter tout conflit d’intérêt » lorsqu’il était ministre, en se déportant des dossiers qui pouvaient le concerner, les faits sont loin de lui donner totalement raison... Reflets est ainsi en mesure de révéler que, le 27 septembre, l'association Anticor a déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile, pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts, dans laquelle Thierry Breton est clairement visé... Ah ça, pour une surprise !

Dans cette plainte, Jérôme Karsenti, l'avocat d'Anticor y explique notamment que le ministère de l'Economie et des Finances a été « un acteur central » de quatre marchés « faramineux » passés entre l'Etat et des sociétés du groupe Atos. Or, son actuel PDG, Thierry Breton, et...

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Qui est visé par une plainte pour prise illégale d'intérêts

Le nom du patron d'Atos apparaît clairement dans une plainte contre X avec constitution de partie civile déposée par l'association Anticor le 27 septembre.

Thierry Breton - Marc Bertrand

En début de mois, le président de la République s'est fait renvoyer dans les cordes par le parlement européen, qui a sèchement rejeté la candidature de Sylvie Goulard pour être commissaire européen pour la France. Et ce, pour des considérations purement éthiques, celle-ci étant touchée par l'enquête judiciaire relative aux emplois fictifs du Modem. Emmanuel Macron a donc dû revoir sa copie. Chose faite ! Ce jeudi matin, on a appris qu'il avait proposé Thierry Breton, actuel patron d'Atos et ancien ministre de l'Economie et des Finances de février 2005 à mai 2007.

Pas dit cependant que la perle rare soit toute trouvée ! L'Elysée a beau soutenir à la presse que « M. Breton a toujours fait preuve de rigueur pour éviter tout conflit d’intérêt » lorsqu’il était ministre, en se déportant des dossiers qui pouvaient le concerner, les faits sont loin de lui donner totalement raison... Reflets est ainsi en mesure de révéler que, le 27 septembre, l'association Anticor a déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile, pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts, dans laquelle Thierry Breton est clairement visé... Ah ça, pour une surprise !

Dans cette plainte, Jérôme Karsenti, l'avocat d'Anticor y explique notamment que le ministère de l'Economie et des Finances a été « un acteur central » de quatre marchés « faramineux » passés entre l'Etat et des sociétés du groupe Atos. Or, son actuel PDG, Thierry Breton, et...

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Dernière ligne droite pour notre premier documentaired1bb79b8-defe-42ec-b72d-b34c698cbd0dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191024_112511_Derniere_ligne_droite_pour_notre_premier_documentaireThu, 24 Oct 2019 11:25:11 +0200

Soutenez-nous

Nous vous en parlions en mars, Reflets et Extra-Muros sont en train de terminer un premier documentaire. Un travail d'investigation d'un an, sur un sujet qui nous coûte un "pognon de dingue".

Soutenez-nous - Copie d'écran

En mars dernier, nous vous annoncions que nous nous lancions dans la production d'un documentaire, en partenariat avec le collectif de pigistes Extra-Muros. Un travail d'investigation compliqué, sur un sujet complexe, mais qui nous concerne tous. Quelques mois plus tard, nous sommes dans la période de montage. Nos tournages sont quasiment terminés. Notre enquête est bouclée. Elle s'est étalée sur un an. Nous espérons pouvoir diffuser fin novembre.

Le documentaire sera diffusé en accès libre ici, bien entendu, mais aussi sur d'autres sites. Sur Reflets, il sera accompagné d'articles (pour les abonnés et ceux qui ont contribué aux crowdfundings) nous permettant de détailler certains points de l'enquête, de présenter des documents récoltés pendant notre enquête.

Lors d'un premier crowdfunding, nous avions pu récolter de quoi faire face aux frais de tournage, faire réaliser les animations nécessaires pour bien expliquer ce sujet compliqué et monter le film, compétences que nous n'avons pas.

Aujourd'hui, nous faisons à nouveau appel à vous pour boucler le budget du film. Il nous manque 30.000 euros.

Votre aide, financière ou en termes de communication (auprès de vos proches, de vos amis, sur les réseaux sociaux) est importante pour nous. Ensemble, nous sommes plus forts.

Plus forts que ceux qui prédisent la mort du journalisme d'investigation, plus forts que les sociétés de production ou des chaînes de télévision qui pensent (à votre...

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Soutenez-nous

Nous vous en parlions en mars, Reflets et Extra-Muros sont en train de terminer un premier documentaire. Un travail d'investigation d'un an, sur un sujet qui nous coûte un "pognon de dingue".

Soutenez-nous - Copie d'écran

En mars dernier, nous vous annoncions que nous nous lancions dans la production d'un documentaire, en partenariat avec le collectif de pigistes Extra-Muros. Un travail d'investigation compliqué, sur un sujet complexe, mais qui nous concerne tous. Quelques mois plus tard, nous sommes dans la période de montage. Nos tournages sont quasiment terminés. Notre enquête est bouclée. Elle s'est étalée sur un an. Nous espérons pouvoir diffuser fin novembre.

Le documentaire sera diffusé en accès libre ici, bien entendu, mais aussi sur d'autres sites. Sur Reflets, il sera accompagné d'articles (pour les abonnés et ceux qui ont contribué aux crowdfundings) nous permettant de détailler certains points de l'enquête, de présenter des documents récoltés pendant notre enquête.

Lors d'un premier crowdfunding, nous avions pu récolter de quoi faire face aux frais de tournage, faire réaliser les animations nécessaires pour bien expliquer ce sujet compliqué et monter le film, compétences que nous n'avons pas.

Aujourd'hui, nous faisons à nouveau appel à vous pour boucler le budget du film. Il nous manque 30.000 euros.

Votre aide, financière ou en termes de communication (auprès de vos proches, de vos amis, sur les réseaux sociaux) est importante pour nous. Ensemble, nous sommes plus forts.

Plus forts que ceux qui prédisent la mort du journalisme d'investigation, plus forts que les sociétés de production ou des chaînes de télévision qui pensent (à votre...

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Des pompiers blessés et une vidéo du Monde pour comprendre160d2a2e-cd9e-4e92-90f4-99be2abb79cdhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191018_173550_Des_pompiers_blesses_et_une_video_du_Monde_pour_comprendreFri, 18 Oct 2019 17:35:50 +0200

Un an après...

La répression de la manifestation des pompiers à Paris et une enquête vidéo du Monde sur un blessé à Bordeaux ont permis à certains de prendre conscience des dérives de l'exécutif. Un an de violences qui sont passées sous le radar de tant de personnes...

Les balles de LBD 40 qui ont fait tant de dégâts. - © Reflets

"Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit" avait lancé, définitif, Emmanuel Macron le 7 mars. Cette incapacité à "voir" ce que tous les journalistes présents sur les manifestations constataient, à voir ce que toutes les vidéos donnaient à voir, Emmanuel Macron s'y est accroché. Tout comme le reste du gouvernement. Tous ont répété qu'il n'y avait pas de violences policières à l'occasion de gestion des manifestations des gilets jaunes. Ajouté à cela, l'apathie de l'IGPN, a fait son oeuvre : certains policiers ont continué de se laisser aller à la violence. Toutes ces non violences policières, cet usage "légitime" de la force, a culminé avec la mort de Steve Maia Caniço.

Les journalistes indépendants qui couvrent les manifestations depuis un an sont unanimes : les moyens utilisés pour le maintien de l'ordre sont disproportionnés. Pour autant, le reste de la population, la majorité qui ne manifestent pas, ne s'offusque pas plus que cela du bilan des non violences policières et de l'usage légitime de la force : 2 décès, 315 blessures à la tête, 24 personnes éborgnées et 5 mains arrachées. Le journaliste David Dufresne qui documente les cas de blessures affiche une litanie de chiffres plus désespérants les uns que les autres : 2.448 blessés, 561 signalements déposés à l'IGPN, 313 enquêtes judiciaires de l'IGPN, 8 enquêtes administratives, 15...

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Un an après...

La répression de la manifestation des pompiers à Paris et une enquête vidéo du Monde sur un blessé à Bordeaux ont permis à certains de prendre conscience des dérives de l'exécutif. Un an de violences qui sont passées sous le radar de tant de personnes...

Les balles de LBD 40 qui ont fait tant de dégâts. - © Reflets

"Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit" avait lancé, définitif, Emmanuel Macron le 7 mars. Cette incapacité à "voir" ce que tous les journalistes présents sur les manifestations constataient, à voir ce que toutes les vidéos donnaient à voir, Emmanuel Macron s'y est accroché. Tout comme le reste du gouvernement. Tous ont répété qu'il n'y avait pas de violences policières à l'occasion de gestion des manifestations des gilets jaunes. Ajouté à cela, l'apathie de l'IGPN, a fait son oeuvre : certains policiers ont continué de se laisser aller à la violence. Toutes ces non violences policières, cet usage "légitime" de la force, a culminé avec la mort de Steve Maia Caniço.

Les journalistes indépendants qui couvrent les manifestations depuis un an sont unanimes : les moyens utilisés pour le maintien de l'ordre sont disproportionnés. Pour autant, le reste de la population, la majorité qui ne manifestent pas, ne s'offusque pas plus que cela du bilan des non violences policières et de l'usage légitime de la force : 2 décès, 315 blessures à la tête, 24 personnes éborgnées et 5 mains arrachées. Le journaliste David Dufresne qui documente les cas de blessures affiche une litanie de chiffres plus désespérants les uns que les autres : 2.448 blessés, 561 signalements déposés à l'IGPN, 313 enquêtes judiciaires de l'IGPN, 8 enquêtes administratives, 15...

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Doctolib : la privatisation d'une partie du parcours de santé87e234c7-061b-4e3e-a084-29e0ae39fe64http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191015_180556_Doctolib___la_privatisation_d_une_partie_du_parcours_de_santeTue, 15 Oct 2019 18:05:56 +0200

Et les risques en termes de données personnelles

La prise de rendez-vous médicaux est désormais majoritairement entre les mains d'une entreprise privée. Quels risques cela fait-il courir aux patients en termes de protection de leurs données personnelles ? Nous avons eu du mal à obtenir des réponses à des questions précises.

Homepage de Doctolib - Copie d'écran

C’est incontestablement un fleuron de la nouvelle économie française, une « licorne » comme Emmanuel Macron voudrait en voir éclore dans tous les recoins de la halle Freyssinet. Une réussite comme Doctolib, ça s’affiche : à chaque changement de Secrétaire d’État, le nouveau préposé se fend d’une visite chez la seule compagnie à avoir réussi une levée de fonds aussi spectaculaire. Quelque 150 millions d’euros au printemps dernier, du jamais-vu alors en France.

Doctolib est le numéro un du marché de la prise de rendez-vous médical. Quel que soit le médecin, spécialiste, thérapeute en libéral ou en établissement, vous le trouverez sur Doctolib. Et s’il n’y est pas ? On vous recommandera d’autres praticiens dans la même zone géographique qui eux, sont clients de Doctolib.

Passée de 0 à 800 employés en cinq ans, la start-up n’en finit plus d’accumuler les bons résultats : De 76 000 médecins clients début 2019, ils sont passés à 150 000 à la rentrée. De 12 millions de visites par mois sur le site en janvier, ils en sont à 40 millions en septembre. Les 16 acteurs concurrents se partagent de plus en plus les miettes, l’écrémage a commencé.

Mais Doctolib, ce n’est pas que de la prise de rendez-vous. C’est aussi des téléconsultations, remboursées par la Sécurité sociale depuis janvier dernier si l’on respecte certaines règles relatives au parcours médical. Tous ces actes, plus ou moins anodins, sont autant de données qui transitent par l’intermédiaire privé qu’est Doctolib.

Sur la...

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Et les risques en termes de données personnelles

La prise de rendez-vous médicaux est désormais majoritairement entre les mains d'une entreprise privée. Quels risques cela fait-il courir aux patients en termes de protection de leurs données personnelles ? Nous avons eu du mal à obtenir des réponses à des questions précises.

Homepage de Doctolib - Copie d'écran

C’est incontestablement un fleuron de la nouvelle économie française, une « licorne » comme Emmanuel Macron voudrait en voir éclore dans tous les recoins de la halle Freyssinet. Une réussite comme Doctolib, ça s’affiche : à chaque changement de Secrétaire d’État, le nouveau préposé se fend d’une visite chez la seule compagnie à avoir réussi une levée de fonds aussi spectaculaire. Quelque 150 millions d’euros au printemps dernier, du jamais-vu alors en France.

Doctolib est le numéro un du marché de la prise de rendez-vous médical. Quel que soit le médecin, spécialiste, thérapeute en libéral ou en établissement, vous le trouverez sur Doctolib. Et s’il n’y est pas ? On vous recommandera d’autres praticiens dans la même zone géographique qui eux, sont clients de Doctolib.

Passée de 0 à 800 employés en cinq ans, la start-up n’en finit plus d’accumuler les bons résultats : De 76 000 médecins clients début 2019, ils sont passés à 150 000 à la rentrée. De 12 millions de visites par mois sur le site en janvier, ils en sont à 40 millions en septembre. Les 16 acteurs concurrents se partagent de plus en plus les miettes, l’écrémage a commencé.

Mais Doctolib, ce n’est pas que de la prise de rendez-vous. C’est aussi des téléconsultations, remboursées par la Sécurité sociale depuis janvier dernier si l’on respecte certaines règles relatives au parcours médical. Tous ces actes, plus ou moins anodins, sont autant de données qui transitent par l’intermédiaire privé qu’est Doctolib.

Sur la...

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Tu t'es vu quand tu factcheck ton boss ?0a9a0049-ae89-48d5-9e0a-a13bfd2eb62ahttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191011_231733_Tu_t_es_vu_quand_tu_factcheck_ton_boss__Fri, 11 Oct 2019 23:17:33 +0200

Libé ou le triple saut périlleux arrière lifté

C'est l'histoire d'un boss de la rédaction de Libé qui sort une grosse bêtise marketing. CheckNews le factcheck et se prend les pieds dans le tapis, deux fois.

Quand Libé s'auto-factcheck...

Ils ont dû penser que ça allait faire le buzz, que c'était une annonce marketing de première bourre, un truc aspirationnel... Vendredi 10 octobre, journée mondiale contre la peine de mort, Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération ont lâché en pleine émission sur France Inter (enfin, Instant M, le passe-plats) que, truc de dingue, l’ensemble des abonnés du journal (quelle que soit l’offre à laquelle ils ont souscrit) bénéficieront, à partir du 29 octobre, sans démarche ou augmentation tarifaire, de l’abandon complet de tous les trackers publicitaires (sur le site comme sur les applications).

On tombe de sa chaise virtuelle. Les abonnés de Libé, pourront, gratuitement, sans même une petite augmentation du prix de leur abonnement, ne pas être pistés, ne pas voir leurs données personnelles être pillées par Libé et revendues aux plus offrants. Et même aux moins offrants.

Mieux, les dirigeants de Libé annonçaient que leur journal allait être le premier à le faire.

Patatras... Nombreux sont les internautes et les journaux à faire remarquer que non, Libé ne sera pas le premier à ne pas piller les données personnelles de ses lecteurs.

Checknews en vient même à devoir fact-checker ses patrons. Re-patatras, le service se fait enfumer et valide la thèse. A tel point que l'article déclenche l'hilarité d'un certain nombre de twittos ainsi qu'une certaine inventivité blagueuse.

CheckNews...

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Libé ou le triple saut périlleux arrière lifté

C'est l'histoire d'un boss de la rédaction de Libé qui sort une grosse bêtise marketing. CheckNews le factcheck et se prend les pieds dans le tapis, deux fois.

Quand Libé s'auto-factcheck...

Ils ont dû penser que ça allait faire le buzz, que c'était une annonce marketing de première bourre, un truc aspirationnel... Vendredi 10 octobre, journée mondiale contre la peine de mort, Clément Delpirou, directeur général de SFR Presse, et Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération ont lâché en pleine émission sur France Inter (enfin, Instant M, le passe-plats) que, truc de dingue, l’ensemble des abonnés du journal (quelle que soit l’offre à laquelle ils ont souscrit) bénéficieront, à partir du 29 octobre, sans démarche ou augmentation tarifaire, de l’abandon complet de tous les trackers publicitaires (sur le site comme sur les applications).

On tombe de sa chaise virtuelle. Les abonnés de Libé, pourront, gratuitement, sans même une petite augmentation du prix de leur abonnement, ne pas être pistés, ne pas voir leurs données personnelles être pillées par Libé et revendues aux plus offrants. Et même aux moins offrants.

Mieux, les dirigeants de Libé annonçaient que leur journal allait être le premier à le faire.

Patatras... Nombreux sont les internautes et les journaux à faire remarquer que non, Libé ne sera pas le premier à ne pas piller les données personnelles de ses lecteurs.

Checknews en vient même à devoir fact-checker ses patrons. Re-patatras, le service se fait enfumer et valide la thèse. A tel point que l'article déclenche l'hilarité d'un certain nombre de twittos ainsi qu'une certaine inventivité blagueuse.

CheckNews...

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Journée mondiale contre la peine de mort3a4a4086-2157-4037-9d0f-7c21dadc5cc8http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191011_180240_Journee_mondiale_contre_la_peine_de_mortFri, 11 Oct 2019 18:02:40 +0200

Le cas des djihadistes français condamnés en Irak

Alors que l'on célébrait jeudi 10 octobre la dix-septième journée mondiale contre la peine de mort, plusieurs organisations françaises planchaient sur les condamnations à mort de français par l'Irak.

Campagne de Ensemble contre la peine de mort - ecpm.org - Copie d'écran

Pour cette journée contre la peine de mort, Ensemble contre la peine de mort, le Conseil national des barreaux et le Barreau de Paris, ont décidé de mettre un coup de projecteur sur les onze ressortissants français condamnés à mort par l'Irak fin mai et début juin dernier après des procès expéditifs.

Une matinée de débats a donc porté principalement sur l'aspect inéquitable de ces procès et sur le transfert par les Américains de ces Français de Syrie où ils étaient détenus par les Kurdes, vers l'Irak, sans doute avec la bénédiction de la France.

Car bien entendu toute la question est là. La France a renié ses valeurs mais s'est aussi assise sur tous les textes qui proscrivent le transfert d'une personne vers un pays où elle risque la peine de mort.

Wilson Fashe, journaliste qui a enquêté sur le transfert de ces prisonniers a expliqué que l'on « ne peut pas affirmer avec certitude que la France est directement impliquée dans ces transferts », mais de nombreux indices laissent penser qu'elle n'a pas été tenue dans l'ignorance de ce qui se préparait. Pour Wilson Fashe les gouvernements occidentaux ont fait un pari à court terme qu'ils ont visiblement perdu. Pour eux, ces transferts étaient un moyen pour ne pas rapatrier des djihadistes souvent endurcis : éviter le retour des « revenants ». Et puis, la prison à vie ou la mort, c'est un moyen simple pour éviter des condamnations plus légères en Europe, avec à la clef, une remise en...

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Le cas des djihadistes français condamnés en Irak

Alors que l'on célébrait jeudi 10 octobre la dix-septième journée mondiale contre la peine de mort, plusieurs organisations françaises planchaient sur les condamnations à mort de français par l'Irak.

Campagne de Ensemble contre la peine de mort - ecpm.org - Copie d'écran

Pour cette journée contre la peine de mort, Ensemble contre la peine de mort, le Conseil national des barreaux et le Barreau de Paris, ont décidé de mettre un coup de projecteur sur les onze ressortissants français condamnés à mort par l'Irak fin mai et début juin dernier après des procès expéditifs.

Une matinée de débats a donc porté principalement sur l'aspect inéquitable de ces procès et sur le transfert par les Américains de ces Français de Syrie où ils étaient détenus par les Kurdes, vers l'Irak, sans doute avec la bénédiction de la France.

Car bien entendu toute la question est là. La France a renié ses valeurs mais s'est aussi assise sur tous les textes qui proscrivent le transfert d'une personne vers un pays où elle risque la peine de mort.

Wilson Fashe, journaliste qui a enquêté sur le transfert de ces prisonniers a expliqué que l'on « ne peut pas affirmer avec certitude que la France est directement impliquée dans ces transferts », mais de nombreux indices laissent penser qu'elle n'a pas été tenue dans l'ignorance de ce qui se préparait. Pour Wilson Fashe les gouvernements occidentaux ont fait un pari à court terme qu'ils ont visiblement perdu. Pour eux, ces transferts étaient un moyen pour ne pas rapatrier des djihadistes souvent endurcis : éviter le retour des « revenants ». Et puis, la prison à vie ou la mort, c'est un moyen simple pour éviter des condamnations plus légères en Europe, avec à la clef, une remise en...

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Des tribunaux VIP au nom du profit...3b70c95c-a908-4de4-990f-28200ca8fe4fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191011_092956_Des_tribunaux_VIP_au_nom_du_profit...Fri, 11 Oct 2019 09:29:56 +0200

... Et au détriment des peuples

Au-dessus des citoyens, et même des gouvernements, il existe des tribunaux d'arbitrage, privés, réservés aux multinationales. Au nom de leurs « droits » ou plutôt de leurs « profits », des entreprises attaquent les Etats et réclament des milliards d'euros.

L'ISDS expliquée par le département US du commerce - USTR.gov

Imaginez... Après la catastrophe de Fukushima, en 2011, l'Allemagne prend la décision de sortir du nucléaire et annonce l'arrêt de ses réacteurs en 2022. Pour l'entreprise suédoise Vattenfall, producteur et distributeur d'électricité présent dans le pays, ce choix annonce la fin de son activité et donc de profits. Vattenfall décide donc d'attaquer l'Etat allemand, et lui réclame 4,7 milliards d'euros en compensation. Vous trouveriez scandaleux qu'une loi nationale soit remise en cause au nom du profit ? Et pourtant, les multinationales ont ce droit grâce à des tribunaux d'arbitrages privés, prévus dans de nombreux traités de commerce et d'investissement. Et c'est ce qu'a fait l'entreprise suédoise. Dans cette juridiction spéciale, ce ne sont pas des juges mais des avocats d'affaires qui tranchent les affaires. Ce mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats est très connu sous l'acronyme ISDS.

Ce système a été inventé par la Banque mondiale en 1965, avec l'objectif d'assurer aux entreprises des anciennes puissances coloniales que les nouveaux Etats indépendants ne remettent pas en cause leurs privilèges. Inconnu du grand public, les critiques ont émergé avec les négociations autour du CETA et du TAFTA: une clause d'arbitrage prévoyait de généraliser ces tribunaux. «Il faut se rendre compte que c'est un système qui a déjà coûté 88 milliards d'euros aux Etats ces 20...

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... Et au détriment des peuples

Au-dessus des citoyens, et même des gouvernements, il existe des tribunaux d'arbitrage, privés, réservés aux multinationales. Au nom de leurs « droits » ou plutôt de leurs « profits », des entreprises attaquent les Etats et réclament des milliards d'euros.

L'ISDS expliquée par le département US du commerce - USTR.gov

Imaginez... Après la catastrophe de Fukushima, en 2011, l'Allemagne prend la décision de sortir du nucléaire et annonce l'arrêt de ses réacteurs en 2022. Pour l'entreprise suédoise Vattenfall, producteur et distributeur d'électricité présent dans le pays, ce choix annonce la fin de son activité et donc de profits. Vattenfall décide donc d'attaquer l'Etat allemand, et lui réclame 4,7 milliards d'euros en compensation. Vous trouveriez scandaleux qu'une loi nationale soit remise en cause au nom du profit ? Et pourtant, les multinationales ont ce droit grâce à des tribunaux d'arbitrages privés, prévus dans de nombreux traités de commerce et d'investissement. Et c'est ce qu'a fait l'entreprise suédoise. Dans cette juridiction spéciale, ce ne sont pas des juges mais des avocats d'affaires qui tranchent les affaires. Ce mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats est très connu sous l'acronyme ISDS.

Ce système a été inventé par la Banque mondiale en 1965, avec l'objectif d'assurer aux entreprises des anciennes puissances coloniales que les nouveaux Etats indépendants ne remettent pas en cause leurs privilèges. Inconnu du grand public, les critiques ont émergé avec les négociations autour du CETA et du TAFTA: une clause d'arbitrage prévoyait de généraliser ces tribunaux. «Il faut se rendre compte que c'est un système qui a déjà coûté 88 milliards d'euros aux Etats ces 20...

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Mais d'où peut bien venir une colère comme celle qu'ont exprimée les gilets jaunes ?af6ca6dd-3805-4f77-b6e1-46f44f44f964http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20191001_174121_Mais_d_ou_peut_bien_venir_une_colere_comme_celle_qu_ont_exprimee_les_gilets_jaunes__Tue, 01 Oct 2019 17:41:21 +0200

Tentative d'explication par l'exemple

C'est fou ça, tous ces gens qui cassent tout, qui expriment un raz-le-bol déglingué. Se pourrait-il qu'il y ait une raison ?

Mai 68 - D.R.

Ce mouvement de bric et de broc, qui fédère des gens de tous les bords de l'échiquier politique, des complotistes les plus dingos aux verts qui veulent sauver la Pachamama, a un point commun. L'exaspération. Une colère noire qui monte depuis des années. Nourrie par les promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent, par les renoncements, les politiques inverses de celles pour lesquelles les politiciens ont été élus. Mais pas seulement. Sans doute également par une amorce d'éveil. Ce n'est sans doute pas parfait, les conclusions tirées ne sont peut-être pas toujours pertinentes, mais les gilets jaunes ou les "black bloc" qui hurlent leur anti-capitalisme en marge des manifs, ont accès à l'information. Les petits arrangements entre amis qui fonctionnaient depuis des lustres parce que peu de publicité leur était faite, sont désormais sur la place publique. Et ça énerve les gens.

Prenons deux exemples. L'un concerne la morale d'une fable de La Fontaine :

Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir

En 2017, Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice, envoie à Thierry Solère, élu LR, des documents couverts par le secret de l'enquête. Thierry Solère était visé par une enquête préliminaire ouverte en septembre 2016 par le parquet de Nanterre, portant sur des faits de fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux. Jean-Jacques Urvoas...

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Tentative d'explication par l'exemple

C'est fou ça, tous ces gens qui cassent tout, qui expriment un raz-le-bol déglingué. Se pourrait-il qu'il y ait une raison ?

Mai 68 - D.R.

Ce mouvement de bric et de broc, qui fédère des gens de tous les bords de l'échiquier politique, des complotistes les plus dingos aux verts qui veulent sauver la Pachamama, a un point commun. L'exaspération. Une colère noire qui monte depuis des années. Nourrie par les promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent, par les renoncements, les politiques inverses de celles pour lesquelles les politiciens ont été élus. Mais pas seulement. Sans doute également par une amorce d'éveil. Ce n'est sans doute pas parfait, les conclusions tirées ne sont peut-être pas toujours pertinentes, mais les gilets jaunes ou les "black bloc" qui hurlent leur anti-capitalisme en marge des manifs, ont accès à l'information. Les petits arrangements entre amis qui fonctionnaient depuis des lustres parce que peu de publicité leur était faite, sont désormais sur la place publique. Et ça énerve les gens.

Prenons deux exemples. L'un concerne la morale d'une fable de La Fontaine :

Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir

En 2017, Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice, envoie à Thierry Solère, élu LR, des documents couverts par le secret de l'enquête. Thierry Solère était visé par une enquête préliminaire ouverte en septembre 2016 par le parquet de Nanterre, portant sur des faits de fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux. Jean-Jacques Urvoas...

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Lubrizol : une chance d'incendie ou d'explosion une fois tous les 10.000 ans au maximum86d7d108-e010-4d31-904c-d7ca5ba83acdhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190927_144541_Lubrizol___une_chance_d_incendie_ou_d_explosion_une_fois_tous_les_10.000_ans_au_maximumFri, 27 Sep 2019 14:45:41 +0200

Pas de bol... Deux incidents en quelques années

Ayez confiance, en dépit des apparences, l'explosion, puis l'incendie, qui ont secoué l'usine Lubrizol à Rouen sont sans danger pour la population, selon les autorités.

Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre 2019 - D.R.

La journée de jeudi aura été marquée par l'incapacité de la presse à faire abstraction de la mort de Jacques Chirac, au moins en partie, pour couvrir l'explosion d'une usine classée "Seveso seuil haut" et l'incendie qui a suivi. La population sonnait pourtant l'alarme sur les réseaux sociaux, montrant des retombées noirâtres, alertant sur des difficultés respiratoires... Les autorités, martèlent encore aujourd'hui que tout cela est sans danger. Il faudra les croire sur parole.

Mais avec circonspection quand même...

D'une part parce qu'il y a le pathétique précédent du "nuage de Tchernobyl". D'autre part, selon la fiche d'information du public Seveso concernant l'entreprise Lubrizol, le risque d'explosion ou d'incendie "sur les installations ont une probabilité d'apparition relativement faible (évaluée au maximum à une fois tous les 10.000 ans)".

Fiche d'information du public Seveso (ministère de la transition écologique et solidaire) - Copie d'écran
Fiche d'information du public Seveso (ministère de la transition écologique et solidaire) - Copie d'écran

Pas de bol quand même. Il a fallu que ça tombe en 2019.

Sur le site des "services de l'Etat en Seine-Maritime", vers lequel pointe le ministère de la transition écologique et solidaire, on cherche désespérément le "module seveso". Avec un peu de chance il sera retrouvé dans les jours à venir, ou le lien du ministère sera modifié, qui sait ?

Site de la préfecture de Seine-Maritime ce matin - Copie d'écran
Site de la préfecture de Seine-Maritime ce matin - Copie d'écran

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Pas de bol... Deux incidents en quelques années

Ayez confiance, en dépit des apparences, l'explosion, puis l'incendie, qui ont secoué l'usine Lubrizol à Rouen sont sans danger pour la population, selon les autorités.

Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre 2019 - D.R.

La journée de jeudi aura été marquée par l'incapacité de la presse à faire abstraction de la mort de Jacques Chirac, au moins en partie, pour couvrir l'explosion d'une usine classée "Seveso seuil haut" et l'incendie qui a suivi. La population sonnait pourtant l'alarme sur les réseaux sociaux, montrant des retombées noirâtres, alertant sur des difficultés respiratoires... Les autorités, martèlent encore aujourd'hui que tout cela est sans danger. Il faudra les croire sur parole.

Mais avec circonspection quand même...

D'une part parce qu'il y a le pathétique précédent du "nuage de Tchernobyl". D'autre part, selon la fiche d'information du public Seveso concernant l'entreprise Lubrizol, le risque d'explosion ou d'incendie "sur les installations ont une probabilité d'apparition relativement faible (évaluée au maximum à une fois tous les 10.000 ans)".

Fiche d'information du public Seveso (ministère de la transition écologique et solidaire) - Copie d'écran
Fiche d'information du public Seveso (ministère de la transition écologique et solidaire) - Copie d'écran

Pas de bol quand même. Il a fallu que ça tombe en 2019.

Sur le site des "services de l'Etat en Seine-Maritime", vers lequel pointe le ministère de la transition écologique et solidaire, on cherche désespérément le "module seveso". Avec un peu de chance il sera retrouvé dans les jours à venir, ou le lien du ministère sera modifié, qui sait ?

Site de la préfecture de Seine-Maritime ce matin - Copie d'écran
Site de la préfecture de Seine-Maritime ce matin - Copie d'écran

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Alliance manifeste devant le siège de la France Insoumise27234541-7dac-413a-a806-a19946fc2ceehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190926_161744_Alliance_manifeste_devant_le_siege_de_la_France_InsoumiseThu, 26 Sep 2019 16:17:44 +0200

Tempête dans un verre d'eau

Jean-Luc Mélenchon, plutôt spécialiste des coups de menton et des bravades, s'est montré très prudent face à l'appel du syndicat très droitier Alliance à manifester devant le siège du parti : il a décrété une journée portes closes. Des gilets jaunes sont tout de même venus.

Frédéric Lagache, délégué général d'Alliance, répond à la tévé. - © Reflets

Comme pour la manifestation des policiers du MPC et des gyros bleus en décembre dernier, les rapports entre manifestants et forces de l'ordre étaient tout à fait cordiaux. On se salue, sourires en coin, entre collègues. Le syndicat Alliance avait appelé ses troupes à faire entendre leur voix après les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Toujours dans l'outrance, celui-ci avait qualifié les forces de l'ordre, en globalisant, de "barbares" dans une discussion avec un manifestant. Le prétexte était trop beau pour que Alliance, toujours dans l'outrance également, mais sur l'autre bord de l'échiquier politique, ne le saisisse. A la différence de la manif du 20 décembre dernier, pas question cette fois de convergence entre les policiers et les gilets jaunes. Ce n'était pas les mêmes policiers. Chacun campait sur ses positions. Les policiers dans leur rôle d'oies blanches outragées, les gilets jaunes dans celui de ceux dont les camarades sont morts, ont été éborgnés, ont perdu une main, ont été matraqués, gazés...

De son côté, le patron de la France Insoumise a préféré se faire porter pâle. Dans un message à ses troupes la veille, il enjoignait les camarades à surtout ne pas venir devant le siège du parti où comptait manifester Alliance. Ces gens-là sont armés et cherchent la provocation, expliquait-il en substance et visiblement un peu inquiet dans une vidéo.

Ce sont donc quelques gilets jaunes qui sont venu tenir la dragée haute aux...

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Tempête dans un verre d'eau

Jean-Luc Mélenchon, plutôt spécialiste des coups de menton et des bravades, s'est montré très prudent face à l'appel du syndicat très droitier Alliance à manifester devant le siège du parti : il a décrété une journée portes closes. Des gilets jaunes sont tout de même venus.

Frédéric Lagache, délégué général d'Alliance, répond à la tévé. - © Reflets

Comme pour la manifestation des policiers du MPC et des gyros bleus en décembre dernier, les rapports entre manifestants et forces de l'ordre étaient tout à fait cordiaux. On se salue, sourires en coin, entre collègues. Le syndicat Alliance avait appelé ses troupes à faire entendre leur voix après les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Toujours dans l'outrance, celui-ci avait qualifié les forces de l'ordre, en globalisant, de "barbares" dans une discussion avec un manifestant. Le prétexte était trop beau pour que Alliance, toujours dans l'outrance également, mais sur l'autre bord de l'échiquier politique, ne le saisisse. A la différence de la manif du 20 décembre dernier, pas question cette fois de convergence entre les policiers et les gilets jaunes. Ce n'était pas les mêmes policiers. Chacun campait sur ses positions. Les policiers dans leur rôle d'oies blanches outragées, les gilets jaunes dans celui de ceux dont les camarades sont morts, ont été éborgnés, ont perdu une main, ont été matraqués, gazés...

De son côté, le patron de la France Insoumise a préféré se faire porter pâle. Dans un message à ses troupes la veille, il enjoignait les camarades à surtout ne pas venir devant le siège du parti où comptait manifester Alliance. Ces gens-là sont armés et cherchent la provocation, expliquait-il en substance et visiblement un peu inquiet dans une vidéo.

Ce sont donc quelques gilets jaunes qui sont venu tenir la dragée haute aux...

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Manifestation des gilets jaunes, 21 septembre 2019 à Parisf187fd19-53ad-45fd-a390-ff04815541e4http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190921_235409_Manifestation_des_gilets_jaunes__21_septembre_2019_a_ParisSat, 21 Sep 2019 23:54:09 +0200

Reportage photo et vidéo

Le préfet a mis les petits plats dans les grands pour cette "rentrée" de plusieurs mouvements (gilets jaunes, marche pour le climat). Tout a été fait pour éviter la mise en place d'une vraie manifestation. A quel prix ?

Pochoir croisé à plusieurs reprises, clin d'oeil à Hong-Kong - © Reflets

Tout avait commencé la veille au soir. Le groupe de gilets jaunes qui déclare les manifestations en préfecture depuis un bon moment a annoncé vendredi soir que toutes ses propositions de parcours avaient été refusés par la préfecture. Un signal. Le préfet à poigne, Didier Lallement, donnait ainsi le ton. Pas de manifs encadrées. Il ne laissait qu'un choix aux manifestants : renouer avec les manifs sauvages. C'est pratique parce que cela, aux yeux de l'exécutif et des chaînes d'info en continu, cela justifie les dispersions systématiques et pourquoi pas violentes, de tous les attroupements. Cela évite aussi de montrer dans la capitale, toujours visitée en cette fin septembre ensoleillée par bon nombre de touristes, un long cortège jaune, s'étalant sur des kilomètres. Pire, que ce cortège de gilets jaunes rejoigne celui de la marche pour le climat, ce que nombre d'organisations souhaitaient.

Plusieurs rassemblements étaient prévus ce 21 septembre 2019 - Copie d'écran
Plusieurs rassemblements étaient prévus ce 21 septembre 2019 - Copie d'écran

Eh bien la stratégie a fonctionné. Dès 7h30, la police était place de la Madeleine ou le premier rendez-vous avait été donné. Fouilles systématiques, filtrage, interdiction de rester sur la place... Quelques gilets jaunes s'étaient attablés au café. Contrôle d'identité... Peu après 9h, un premier attroupement se forme mais est rapidement dispersé.

Le cortège de quelques dizaines de personnes s'éparpille puis se reforme. Finalement, les forces de l'ordre poursuivent...

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Reportage photo et vidéo

Le préfet a mis les petits plats dans les grands pour cette "rentrée" de plusieurs mouvements (gilets jaunes, marche pour le climat). Tout a été fait pour éviter la mise en place d'une vraie manifestation. A quel prix ?

Pochoir croisé à plusieurs reprises, clin d'oeil à Hong-Kong - © Reflets

Tout avait commencé la veille au soir. Le groupe de gilets jaunes qui déclare les manifestations en préfecture depuis un bon moment a annoncé vendredi soir que toutes ses propositions de parcours avaient été refusés par la préfecture. Un signal. Le préfet à poigne, Didier Lallement, donnait ainsi le ton. Pas de manifs encadrées. Il ne laissait qu'un choix aux manifestants : renouer avec les manifs sauvages. C'est pratique parce que cela, aux yeux de l'exécutif et des chaînes d'info en continu, cela justifie les dispersions systématiques et pourquoi pas violentes, de tous les attroupements. Cela évite aussi de montrer dans la capitale, toujours visitée en cette fin septembre ensoleillée par bon nombre de touristes, un long cortège jaune, s'étalant sur des kilomètres. Pire, que ce cortège de gilets jaunes rejoigne celui de la marche pour le climat, ce que nombre d'organisations souhaitaient.

Plusieurs rassemblements étaient prévus ce 21 septembre 2019 - Copie d'écran
Plusieurs rassemblements étaient prévus ce 21 septembre 2019 - Copie d'écran

Eh bien la stratégie a fonctionné. Dès 7h30, la police était place de la Madeleine ou le premier rendez-vous avait été donné. Fouilles systématiques, filtrage, interdiction de rester sur la place... Quelques gilets jaunes s'étaient attablés au café. Contrôle d'identité... Peu après 9h, un premier attroupement se forme mais est rapidement dispersé.

Le cortège de quelques dizaines de personnes s'éparpille puis se reforme. Finalement, les forces de l'ordre poursuivent...

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10 raisons de mettre ou remettre son gilet jauned96bc555-0fa8-4014-8dd5-343aa98a4ca6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190920_084436_10_raisons_de_mettre_ou_remettre_son_gilet_jauneFri, 20 Sep 2019 08:44:36 +0200

Le 21 septembre devrait marquer la "rentrée" du mouvement

Samedi 21 septembre, dans les rues, il y aura des gens en lutte pour le climat, des syndicats contre la réforme des retraites et des gilets jaunes. Tous ont des raisons d'y être... Tout le monde évoque une possible convergence des luttes.

Manifestation en mars dernier - © Reflets

1) La mort de Zineb Redouane, de Steve Maia Caniço ne doit pas nous laisser indifférents.

L'IGPN a montré ses limites et ressemble plus à une machine à blanchir les membres des forces de l'ordre qu'à un service d'enquête indépendant. Le Canard Enchaîné a montré par exemple que la police judiciaire qui enquête désormais sur la mort de Steeve Maia Caniço met à mal la version de l'IGPN :

Au mieux, c’est une erreur ; au pire, un mensonge... Dans son « rapport de synthese », rendu public le 30 juillet par Edouard Philippe et Christophe Castaner, l’IGPN, la police des polices, ecrit, au sujet de Steve Maia Canico, disparu la nuit de la Fete de la musique et retrouve le 29 juillet noye dans la Loire : "Le telephone de la personne disparue declenchait un dernier relais telephonique a 3 h 16 le 22 juin 2019." Sous- entendu : soit le telephone n’avait plus de batterie, soit le jeune homme etait tombe a l’eau avec son mobile, qui avait alors cesse d’emettre. Dans cette hypothese, sa chute se serait donc produite plus d’une heure avant l’intervention musclee des forces de l’ordre sur le quai Wilson, a Nantes – manœuvre destinee a faire cesser la musique.

Pas de chance, la PJ a consulté toutes les données téléphoniques concernant Steeve et son portable a continue d’emettre jusqu’a 4 h 33... soit treize minutes apres le debut de l’intervention policiere... Il "bornait" encore à cette heure là. C'est à dire qu'il se révélait aux tours...

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Le 21 septembre devrait marquer la "rentrée" du mouvement

Samedi 21 septembre, dans les rues, il y aura des gens en lutte pour le climat, des syndicats contre la réforme des retraites et des gilets jaunes. Tous ont des raisons d'y être... Tout le monde évoque une possible convergence des luttes.

Manifestation en mars dernier - © Reflets

1) La mort de Zineb Redouane, de Steve Maia Caniço ne doit pas nous laisser indifférents.

L'IGPN a montré ses limites et ressemble plus à une machine à blanchir les membres des forces de l'ordre qu'à un service d'enquête indépendant. Le Canard Enchaîné a montré par exemple que la police judiciaire qui enquête désormais sur la mort de Steeve Maia Caniço met à mal la version de l'IGPN :

Au mieux, c’est une erreur ; au pire, un mensonge... Dans son « rapport de synthese », rendu public le 30 juillet par Edouard Philippe et Christophe Castaner, l’IGPN, la police des polices, ecrit, au sujet de Steve Maia Canico, disparu la nuit de la Fete de la musique et retrouve le 29 juillet noye dans la Loire : "Le telephone de la personne disparue declenchait un dernier relais telephonique a 3 h 16 le 22 juin 2019." Sous- entendu : soit le telephone n’avait plus de batterie, soit le jeune homme etait tombe a l’eau avec son mobile, qui avait alors cesse d’emettre. Dans cette hypothese, sa chute se serait donc produite plus d’une heure avant l’intervention musclee des forces de l’ordre sur le quai Wilson, a Nantes – manœuvre destinee a faire cesser la musique.

Pas de chance, la PJ a consulté toutes les données téléphoniques concernant Steeve et son portable a continue d’emettre jusqu’a 4 h 33... soit treize minutes apres le debut de l’intervention policiere... Il "bornait" encore à cette heure là. C'est à dire qu'il se révélait aux tours...

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G7 : Sous la chape de plombfdd3f933-fa19-4fee-a3a8-37b43afa2709http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190914_125115_G7___Sous_la_chape_de_plombSat, 14 Sep 2019 12:51:15 +0200

Glacis policier, dissensions militantes et psyop au Pays Basque

Pour Macron, ce G7 était le test de rentrée. Une tribune internationale pour prouver que le mouvement social était bel et bien achevé. L'état "en marche" avait jeté toute ses ressources dans la bataille, pas question que se reproduisent les événements de Hambourg.

Voilà les choses telles qu'elles devaient se passer - G20 à Hambourg en 2017 - barfi.ch

Le dernier coup d’œil à Twitter avant de partir pose le décor. Le mouvement anarchiste Indar Beltza a annoncé sa sortie de la plateforme G7 EZ dénonçant un événement minutieusement organisé par l'Etat. Un compromis "pacifique", dont la plateforme se voit imposé la responsabilité par les autorités. Un compromis qui élude "les paramètres de dangerosité de l’événement dû au déploiement extraordinaire des forces de répressions de l’État sur le territoire basque". Une zone d’exclusion s’étend de Dax jusqu’aux Pyrénées. Tous les campings loués le sont par l'état du 15 août au 15 septembre. Bayonne mise sous cloche, des caméras haute définition récemment installées sur tout le territoire. Des bases militaires sur les hauteurs et des réseaux de téléphonie mise sous "étouffoir". Quelque 700 places dans le centre de rétention à Hendaye. Un lieu du contre-sommet complètement enclavé dans le dispositif. Sur Waze des képis apparaissent sur toutes les routes de la région. Le ton est donné. Mais curieusement, on ne nous mettra pas de bâtons dans les roues pour rejoindre le camp.

Se rendre du camping au lieu où se tiennent les conférences n'est pas chose aisée. D'abord 20 minutes de marche. Puis 20 longues minutes de bus jusqu'au centre ville. Et 15 minutes supplémentaires pour rejoindre Irun, coté espagnol. Les conférences sont pleines. A la tribune, Aurélie Trouvé d'ATTAC, qui se trouve aussi sur le camp. Philippe Martinez de la CGT,...

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Glacis policier, dissensions militantes et psyop au Pays Basque

Pour Macron, ce G7 était le test de rentrée. Une tribune internationale pour prouver que le mouvement social était bel et bien achevé. L'état "en marche" avait jeté toute ses ressources dans la bataille, pas question que se reproduisent les événements de Hambourg.

Voilà les choses telles qu'elles devaient se passer - G20 à Hambourg en 2017 - barfi.ch

Le dernier coup d’œil à Twitter avant de partir pose le décor. Le mouvement anarchiste Indar Beltza a annoncé sa sortie de la plateforme G7 EZ dénonçant un événement minutieusement organisé par l'Etat. Un compromis "pacifique", dont la plateforme se voit imposé la responsabilité par les autorités. Un compromis qui élude "les paramètres de dangerosité de l’événement dû au déploiement extraordinaire des forces de répressions de l’État sur le territoire basque". Une zone d’exclusion s’étend de Dax jusqu’aux Pyrénées. Tous les campings loués le sont par l'état du 15 août au 15 septembre. Bayonne mise sous cloche, des caméras haute définition récemment installées sur tout le territoire. Des bases militaires sur les hauteurs et des réseaux de téléphonie mise sous "étouffoir". Quelque 700 places dans le centre de rétention à Hendaye. Un lieu du contre-sommet complètement enclavé dans le dispositif. Sur Waze des képis apparaissent sur toutes les routes de la région. Le ton est donné. Mais curieusement, on ne nous mettra pas de bâtons dans les roues pour rejoindre le camp.

Se rendre du camping au lieu où se tiennent les conférences n'est pas chose aisée. D'abord 20 minutes de marche. Puis 20 longues minutes de bus jusqu'au centre ville. Et 15 minutes supplémentaires pour rejoindre Irun, coté espagnol. Les conférences sont pleines. A la tribune, Aurélie Trouvé d'ATTAC, qui se trouve aussi sur le camp. Philippe Martinez de la CGT,...

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La grosse crise, c'est à partir de combien de milliards ?84983c53-84c9-4d8e-98eb-32b6bc75f71ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190913_114042_La_grosse_crise__c_est_a_partir_de_combien_de_milliards__Fri, 13 Sep 2019 11:40:42 +0200

Près de 17.000 milliards de dollars en obligations à rendements négatifs

La baisse des taux par les banques centrales, pour soutenir artificiellement les marchés actions et le secteur financier, après les crises de 2008 et 2010, ont des effets de bord. Les zinzins payent désormais pour mettre leurs liquidités à l'abri d'une nouvelle crise qu'ils anticipent.

Market Value of Negative-Yielding Bonds in the Bloomberg Barclays Global-Aggregate Index - Bloomberg / Barclays

Il y a des marqueurs... Par exemple, quand les investisseurs institutionnels (les zinzins dans le jargon) acceptent de payer pour que quelqu'un garde leurs liquidités, c'est qu'il y a un gros problème qui approche. Or, c'est ce qui se passe actuellement.

Le volume des obligations à rendement négatif atteint 17.000 milliards de dollars, selon l'indice Bloomberg Barclays Global-Aggregate. Le plus gros de cette dette est européenne.

Volume des obligations à rendement négatif au fil des ans - Bloomberg
Volume des obligations à rendement négatif au fil des ans - Bloomberg

En clair, les investisseurs ont parqué 17.000 milliards de dollars en sachant qu'ils allaient perdre de l'argent. Les zinzins n'attendent même pas un petit rendement, ils ont acté l'idée d'en perdre. C'est dire la confiance qu'ils ont dans la stabilité de l'économie en général et des autres instruments financiers en particulier...

Cela traduit une très grande inquiétude. Un effondrement possible des marchés actions, une nouvelle crise de grande ampleur. Dans la même veine, l'or explose depuis quelques mois.

Cours de l'or - stockcharts.com
Cours de l'or - stockcharts.com

Même si une correction naturelle intervient depuis le début du mois, le cours de l'or montre que cette valeur reste un refuge en cas de crise (à venir).

La plupart des banques centrales ont confirmé qu'elles allaient baisser à nouveau les taux et poursuivre la politique de quantitative easing. Ces mêmes politiques qui ont abouti à la situation actuelle. Plus de baisse des...

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Près de 17.000 milliards de dollars en obligations à rendements négatifs

La baisse des taux par les banques centrales, pour soutenir artificiellement les marchés actions et le secteur financier, après les crises de 2008 et 2010, ont des effets de bord. Les zinzins payent désormais pour mettre leurs liquidités à l'abri d'une nouvelle crise qu'ils anticipent.

Market Value of Negative-Yielding Bonds in the Bloomberg Barclays Global-Aggregate Index - Bloomberg / Barclays

Il y a des marqueurs... Par exemple, quand les investisseurs institutionnels (les zinzins dans le jargon) acceptent de payer pour que quelqu'un garde leurs liquidités, c'est qu'il y a un gros problème qui approche. Or, c'est ce qui se passe actuellement.

Le volume des obligations à rendement négatif atteint 17.000 milliards de dollars, selon l'indice Bloomberg Barclays Global-Aggregate. Le plus gros de cette dette est européenne.

Volume des obligations à rendement négatif au fil des ans - Bloomberg
Volume des obligations à rendement négatif au fil des ans - Bloomberg

En clair, les investisseurs ont parqué 17.000 milliards de dollars en sachant qu'ils allaient perdre de l'argent. Les zinzins n'attendent même pas un petit rendement, ils ont acté l'idée d'en perdre. C'est dire la confiance qu'ils ont dans la stabilité de l'économie en général et des autres instruments financiers en particulier...

Cela traduit une très grande inquiétude. Un effondrement possible des marchés actions, une nouvelle crise de grande ampleur. Dans la même veine, l'or explose depuis quelques mois.

Cours de l'or - stockcharts.com
Cours de l'or - stockcharts.com

Même si une correction naturelle intervient depuis le début du mois, le cours de l'or montre que cette valeur reste un refuge en cas de crise (à venir).

La plupart des banques centrales ont confirmé qu'elles allaient baisser à nouveau les taux et poursuivre la politique de quantitative easing. Ces mêmes politiques qui ont abouti à la situation actuelle. Plus de baisse des...

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La brève la plus courte de l'Histoiredbf0b3b0-0de7-4dec-be7d-9b55f99af6b5http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190909_165048_La_breve_la_plus_courte_de_l_HistoireMon, 09 Sep 2019 16:50:48 +0200

LOL

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LOL

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L’IA est encore plus près de la connerie réelle que de l’intelligence59aeeef5-3c69-4e1a-8df5-2f9edd2767b0http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190909_115324_L___IA_est_encore_plus_pres_de_la_connerie_reelle_que_de_l___intelligenceMon, 09 Sep 2019 11:53:24 +0200

Mais ce n’est pas vendeur…

Intelligence artificielle, deep learning, blockchain, il faut des buzzwords pour attirer l'investisseur. Ce n'est pas nouveau...

IA Flash - Copie d'écran

Il faut remonter à la fin des années 90 pour comprendre comment fonctionne le secteur économique des start-up. À l’époque, on appelait ça la nouvelle économie. Fini le brick and mortar (briques et ciment), vive le numérique. On allait voir ce qu’on allait voir et des boites n’ayant même pas atteint l’âge de la puberté étaient valorisées plus que Boeing. Vint l’éclatement de la bulle Internet et on remit à plat le délire. Il devenait difficile de vendre du rêve construit sur 15 lignes de code pourri, sous prétexte que personne ne comprenait rien aux technologies en question. Fort heureusement, la nature ayant horreur du vide, apparut le concept marketing de Web 2.0 (grâce à M. O’Reilly) et l’on put recommencer le cercle débile : un type a une idée liée à Internet, de près ou de loin, il la survend à des investisseurs qui n’y comprennent rien et qui vont injecter des fonds massivement. Ces fonds permettent de payer des salaires mirobolants et de valoriser l’entreprise une vraie petite fortune. Mais un concept, ça lasse. Le Web 2.0, ça ne pouvait pas durer. Sont donc arrivés deux ou trois concepts qui permettent à nouveau de payer des salaires mirobolants à ceux qui savent les manier avec doigté devant les parterres d’investisseurs. Par exemple, l’Intelligence artificielle (IA), le Deep Learning ou la Blockchain. Notons, pour la blague, que le perceptron, un algorithme d'apprentissage supervisé, considéré comme un réseau de neurones, a été inventé… en 1957.

Mais parfois,...

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Mais ce n’est pas vendeur…

Intelligence artificielle, deep learning, blockchain, il faut des buzzwords pour attirer l'investisseur. Ce n'est pas nouveau...

IA Flash - Copie d'écran

Il faut remonter à la fin des années 90 pour comprendre comment fonctionne le secteur économique des start-up. À l’époque, on appelait ça la nouvelle économie. Fini le brick and mortar (briques et ciment), vive le numérique. On allait voir ce qu’on allait voir et des boites n’ayant même pas atteint l’âge de la puberté étaient valorisées plus que Boeing. Vint l’éclatement de la bulle Internet et on remit à plat le délire. Il devenait difficile de vendre du rêve construit sur 15 lignes de code pourri, sous prétexte que personne ne comprenait rien aux technologies en question. Fort heureusement, la nature ayant horreur du vide, apparut le concept marketing de Web 2.0 (grâce à M. O’Reilly) et l’on put recommencer le cercle débile : un type a une idée liée à Internet, de près ou de loin, il la survend à des investisseurs qui n’y comprennent rien et qui vont injecter des fonds massivement. Ces fonds permettent de payer des salaires mirobolants et de valoriser l’entreprise une vraie petite fortune. Mais un concept, ça lasse. Le Web 2.0, ça ne pouvait pas durer. Sont donc arrivés deux ou trois concepts qui permettent à nouveau de payer des salaires mirobolants à ceux qui savent les manier avec doigté devant les parterres d’investisseurs. Par exemple, l’Intelligence artificielle (IA), le Deep Learning ou la Blockchain. Notons, pour la blague, que le perceptron, un algorithme d'apprentissage supervisé, considéré comme un réseau de neurones, a été inventé… en 1957.

Mais parfois,...

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« Le passage à une retraite par point est une mauvaise réforme »b18924be-2089-4a49-b9d0-8ffe6a60f9c6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190906_080738____Le_passage_a_une_retraite_par_point_est_une_mauvaise_reforme___Fri, 06 Sep 2019 08:07:38 +0200

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT se confie avant la rentrée sociale

Pour le secrétaire général de la CGT, il n'y a eu aucune négociation depuis deux ans et demi. Très critique envers Emmanuel Macron et ses méthodes, il tente un rapprochement avec les mouvements sociaux comme les gilets jaunes ou les grèves pour le climat.

Philippe Martinez en 2017 - Ricani16 - CC BY-SA 4.0

Comment caractériseriez-vous les relations avec le Président Macron ?

Les relations avec Macron depuis son arrivée au pouvoir sont nulles. Il pense que les syndicats ne servent à rien et qu’il n’a besoin de personne pour avoir la température du pays. C’est idéologique. Il a une méconnaissance importante de la société française, il n’a jamais été confronté aux syndicats dans son travail et n’a pas jamais été élu avant d’être Président…

Est-ce qu’il n’y a pas un changement dans le dialogue avec les syndicats à la manière dont le pouvoir les appréhende ? C’est à dire dans leur capacité de mobilisation ?

Je pense que Macron connaît mal le syndicalisme. Pour lui, les syndicats doivent être des relais de communication de sa politique. C’est comme dans les grandes entreprises, on ne négocie plus, on nous explique ce qu’on va faire et on nous demande de relayer ces explications. Il est dans cette logique-là. Ça limite la notion de dialogue social… Donc dès qu’on ne veut pas jouer cette partition, on ne les intéresse pas. Soit l'on est d’accord avec lui, soit l'on ne sert à rien.

La crise des Gilets Jaunes a-t-elle changé les choses dans les relations avec les syndicats ?

Je ne pense pas non plus. Il y a une double responsabilité dans la crise des Gilets Jaunes. Partout où les syndicats ne sont pas là – et c’est dans la majorité des entreprises – les gens ont quand même des problèmes, et ils s’organisent d’une manière ou d’une autre. C’est une autocritique vis-à-vis de nos...

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT se confie avant la rentrée sociale

Pour le secrétaire général de la CGT, il n'y a eu aucune négociation depuis deux ans et demi. Très critique envers Emmanuel Macron et ses méthodes, il tente un rapprochement avec les mouvements sociaux comme les gilets jaunes ou les grèves pour le climat.

Philippe Martinez en 2017 - Ricani16 - CC BY-SA 4.0

Comment caractériseriez-vous les relations avec le Président Macron ?

Les relations avec Macron depuis son arrivée au pouvoir sont nulles. Il pense que les syndicats ne servent à rien et qu’il n’a besoin de personne pour avoir la température du pays. C’est idéologique. Il a une méconnaissance importante de la société française, il n’a jamais été confronté aux syndicats dans son travail et n’a pas jamais été élu avant d’être Président…

Est-ce qu’il n’y a pas un changement dans le dialogue avec les syndicats à la manière dont le pouvoir les appréhende ? C’est à dire dans leur capacité de mobilisation ?

Je pense que Macron connaît mal le syndicalisme. Pour lui, les syndicats doivent être des relais de communication de sa politique. C’est comme dans les grandes entreprises, on ne négocie plus, on nous explique ce qu’on va faire et on nous demande de relayer ces explications. Il est dans cette logique-là. Ça limite la notion de dialogue social… Donc dès qu’on ne veut pas jouer cette partition, on ne les intéresse pas. Soit l'on est d’accord avec lui, soit l'on ne sert à rien.

La crise des Gilets Jaunes a-t-elle changé les choses dans les relations avec les syndicats ?

Je ne pense pas non plus. Il y a une double responsabilité dans la crise des Gilets Jaunes. Partout où les syndicats ne sont pas là – et c’est dans la majorité des entreprises – les gens ont quand même des problèmes, et ils s’organisent d’une manière ou d’une autre. C’est une autocritique vis-à-vis de nos...

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Et la palme de l'entreprise la plus faux-cul est attribuée à... Atos !558e3e70-7d45-462d-9bca-ab36396c7612http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190905_180408_Et_la_palme_de_l_entreprise_la_plus_faux-cul_est_attribuee_a..._Atos__Thu, 05 Sep 2019 18:04:08 +0200

L'éthique à géométrie variable

Il n’est aujourd’hui plus possible de développer des nouvelles technologies sans se demander au préalable si elles sont "souhaitables", selon le PDG d'Atos, Thierry Breton. Il fait mine d'oublier la bienveillance d'Atos vis-à-vis de Philippe Vannier, le patron d'Amesys

Atos : une entreprise responsable - Copie d'écran Novethic

Ce n'est pas du greenwashing, c'est de l'AmesysWashing. Le très médiatique patron d'Atos, Thierry Breton, s'est fendu d'un billet sur Linkedin dans lequel il explique que "nous devons aujourd’hui adjoindre, à la question « est-ce techniquement et juridiquement possible ? », la question « est-ce souhaitable ? » - pour nos collaborateurs, pour notre environnement, pour les sociétés dans lesquels nous évoluons. En matière de technologie, les possibilités créent les responsabilités.". C'est beau. Cela nous ferait presque verser une larme. Enfin un patron qui se pose des questions éthiques : est-ce que mon code va servir à tuer des gens ? A les abimer, leur causer du tort ? Mais au moment de sortir notre mouchoir, on y a vu un noeud. Celui que l'on avait fait pour ne jamais oublier que Thierry Breton avait offert une sorte d'asile politique à Philippe Vannier, l'architecte des technologies Amesys qui ont servi à arrêter, à torturer des opposants politiques dans les pires dictatures de la planète.

Thierry Breton a souhaité intégrer dans les statuts de sa société, Atos, une "raison d'être". Être ou ne pas être ? Et si être, comment et pourquoi ? Vous avez deux heures... Les actionnaires d'Atos, ont eux voté le texte suivant à 99,93% (made in North Korea) :

« Notre mission est de contribuer à façonner l'espace informationnel. Avec nos compétences et nos services, nous supportons [note pour le service de...

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L'éthique à géométrie variable

Il n’est aujourd’hui plus possible de développer des nouvelles technologies sans se demander au préalable si elles sont "souhaitables", selon le PDG d'Atos, Thierry Breton. Il fait mine d'oublier la bienveillance d'Atos vis-à-vis de Philippe Vannier, le patron d'Amesys

Atos : une entreprise responsable - Copie d'écran Novethic

Ce n'est pas du greenwashing, c'est de l'AmesysWashing. Le très médiatique patron d'Atos, Thierry Breton, s'est fendu d'un billet sur Linkedin dans lequel il explique que "nous devons aujourd’hui adjoindre, à la question « est-ce techniquement et juridiquement possible ? », la question « est-ce souhaitable ? » - pour nos collaborateurs, pour notre environnement, pour les sociétés dans lesquels nous évoluons. En matière de technologie, les possibilités créent les responsabilités.". C'est beau. Cela nous ferait presque verser une larme. Enfin un patron qui se pose des questions éthiques : est-ce que mon code va servir à tuer des gens ? A les abimer, leur causer du tort ? Mais au moment de sortir notre mouchoir, on y a vu un noeud. Celui que l'on avait fait pour ne jamais oublier que Thierry Breton avait offert une sorte d'asile politique à Philippe Vannier, l'architecte des technologies Amesys qui ont servi à arrêter, à torturer des opposants politiques dans les pires dictatures de la planète.

Thierry Breton a souhaité intégrer dans les statuts de sa société, Atos, une "raison d'être". Être ou ne pas être ? Et si être, comment et pourquoi ? Vous avez deux heures... Les actionnaires d'Atos, ont eux voté le texte suivant à 99,93% (made in North Korea) :

« Notre mission est de contribuer à façonner l'espace informationnel. Avec nos compétences et nos services, nous supportons [note pour le service de...

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« C’est un choix mortifère pour la démocratie de nier l’importance des syndicats »fbcfdfa2-cd21-4541-ba96-b01a201bafedhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190904_092237_____C___est_un_choix_mortifere_pour_la_democratie_de_nier_l___importance_des_syndicats___Wed, 04 Sep 2019 09:22:37 +0200

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT se confie avant la rentrée sociale

Alors que la rentrée sociale s’annonce tendue avec la réforme des retraites, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT s’est confié avant la rencontre avec le Premier ministre à la fin de cette semaine.

Laurent Berger - Info-Com CFDT

Comment voyez-vous l’évolution des relations avec le président Macron et son entourage ? On a parlé de lune de miel au départ ?

Il n’y a jamais eu ni lune de miel, ni divorce d’ailleurs. Il y a des divergences. Ce n’est pas tant sur la relation interpersonnelle car il n’y a pas d’affect dans tout ça. C’est plutôt dans la logique des dossiers en cours. Nous avons senti une volonté de nier la place des corps intermédiaires, en tout cas de passer outre. Il y a dans l’entourage de Macron une forme de théorisation, il y a un point aveugle dans le macronisme sur le rôle de la société civile. Il voudrait cantonner le syndicalisme à l’entreprise, ce qui pour la CFDT est un problème. Nous avons toujours pensé que nous avions le droit d’intervenir sur d’autres sujets que ceux du travail, par exemple comme dans la tribune sur le Pacte du pouvoir vivre de mars dernier ou celle sur les migrants. Notre point d’accroche prioritaire c’est le travail, bien sûr. On concentre beaucoup de forces à être avec les travailleurs, et on doit toujours le faire davantage. C’est dans l’entreprise qu’on crée notre légitimité, mais cette légitimité nous renforce pour dire aussi des choses plus globalement. Les salariés ne sont pas que des salariés, ce sont aussi des citoyens. Ils sont intéressés par les questions démocratiques, sociétales.Le gouvernement doit nous écouter aussi sur d’autres sujets.

La CFDT est devenu le premier syndicat de France et pourtant on a l’impression que votre parole importe...

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Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT se confie avant la rentrée sociale

Alors que la rentrée sociale s’annonce tendue avec la réforme des retraites, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT s’est confié avant la rencontre avec le Premier ministre à la fin de cette semaine.

Laurent Berger - Info-Com CFDT

Comment voyez-vous l’évolution des relations avec le président Macron et son entourage ? On a parlé de lune de miel au départ ?

Il n’y a jamais eu ni lune de miel, ni divorce d’ailleurs. Il y a des divergences. Ce n’est pas tant sur la relation interpersonnelle car il n’y a pas d’affect dans tout ça. C’est plutôt dans la logique des dossiers en cours. Nous avons senti une volonté de nier la place des corps intermédiaires, en tout cas de passer outre. Il y a dans l’entourage de Macron une forme de théorisation, il y a un point aveugle dans le macronisme sur le rôle de la société civile. Il voudrait cantonner le syndicalisme à l’entreprise, ce qui pour la CFDT est un problème. Nous avons toujours pensé que nous avions le droit d’intervenir sur d’autres sujets que ceux du travail, par exemple comme dans la tribune sur le Pacte du pouvoir vivre de mars dernier ou celle sur les migrants. Notre point d’accroche prioritaire c’est le travail, bien sûr. On concentre beaucoup de forces à être avec les travailleurs, et on doit toujours le faire davantage. C’est dans l’entreprise qu’on crée notre légitimité, mais cette légitimité nous renforce pour dire aussi des choses plus globalement. Les salariés ne sont pas que des salariés, ce sont aussi des citoyens. Ils sont intéressés par les questions démocratiques, sociétales.Le gouvernement doit nous écouter aussi sur d’autres sujets.

La CFDT est devenu le premier syndicat de France et pourtant on a l’impression que votre parole importe...

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Q : une société qui veut rester discrèteebae35a0-bf5d-43ce-b5be-ffa75a7c478dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190903_133840_Q___une_societe_qui_veut_rester_discreteTue, 03 Sep 2019 13:38:40 +0200

Nous étions allés la voir à Milipol...

Q Cyber Technologies chapeaute NSO Group. Les deux entreprises ont été mises en accusation en mai après la découverte d'une faille dans WhatApp exploitée pour hacker les téléphones d'opposants politiques.

Article relatant la découverte de la faille exploitée par Q - Copie d'écran

La faille exploitée par le logiciel Pegasus développé par NSO Group permettait, selon un porte-parole de Facebook (propriétaire de WhatsApp) d’espionner l’ensemble de l’activité d’un téléphone portable, par un simple appel, même si la victime n’y avait pas répondu. NSO a nié farouchement être à la manoeuvre, mais le Financial Times qui a révélé l'affaire estimait que la faille avait été utilisée pour une tentative d'attaque contre le téléphone d'un avocat basé au Royaume-Uni. Le quotidien britannique indiquait qu'il était impliqué dans une action en justice intentée contre NSO Group par des journalistes mexicains, des critiques du gouvernement et un dissident saoudien.

NSO, une société du groupe Q - Copie d'écran
NSO, une société du groupe Q - Copie d'écran

Au cours de nos déambulations lors du dernier salon Milipol, nous avions demandé à un exposant sur le stand Cellebrite (société spécialisée dans le forensic des téléphones portables) s'il produisait des outils permettant de pirater des cellulaires. L'idée étant de pouvoir accéder à des messages localement avant qu'ils soient chiffrés par des applications comme Telegram ou WhatsApp. Réponse : non, mais je connais des gens qui le font.

Et notre exposant de se transformer en gentil organisateur... Il nous emmène sur le stand de Q et fait les présentations. Mais là, tout ne se passe pas comme prévu.

Le représentant de Q n'est pas content du tout de nous voir arriver, il en veut clairement à la personne de Cellebrite de nous avoir...

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Nous étions allés la voir à Milipol...

Q Cyber Technologies chapeaute NSO Group. Les deux entreprises ont été mises en accusation en mai après la découverte d'une faille dans WhatApp exploitée pour hacker les téléphones d'opposants politiques.

Article relatant la découverte de la faille exploitée par Q - Copie d'écran

La faille exploitée par le logiciel Pegasus développé par NSO Group permettait, selon un porte-parole de Facebook (propriétaire de WhatsApp) d’espionner l’ensemble de l’activité d’un téléphone portable, par un simple appel, même si la victime n’y avait pas répondu. NSO a nié farouchement être à la manoeuvre, mais le Financial Times qui a révélé l'affaire estimait que la faille avait été utilisée pour une tentative d'attaque contre le téléphone d'un avocat basé au Royaume-Uni. Le quotidien britannique indiquait qu'il était impliqué dans une action en justice intentée contre NSO Group par des journalistes mexicains, des critiques du gouvernement et un dissident saoudien.

NSO, une société du groupe Q - Copie d'écran
NSO, une société du groupe Q - Copie d'écran

Au cours de nos déambulations lors du dernier salon Milipol, nous avions demandé à un exposant sur le stand Cellebrite (société spécialisée dans le forensic des téléphones portables) s'il produisait des outils permettant de pirater des cellulaires. L'idée étant de pouvoir accéder à des messages localement avant qu'ils soient chiffrés par des applications comme Telegram ou WhatsApp. Réponse : non, mais je connais des gens qui le font.

Et notre exposant de se transformer en gentil organisateur... Il nous emmène sur le stand de Q et fait les présentations. Mais là, tout ne se passe pas comme prévu.

Le représentant de Q n'est pas content du tout de nous voir arriver, il en veut clairement à la personne de Cellebrite de nous avoir...

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VSD placé en redressement judiciairec9d1a275-ece4-4392-8d56-8002404cf1e3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190812_203011_VSD_place_en_redressement_judiciaireMon, 12 Aug 2019 20:30:11 +0200

Georges Ghosn - Copie d'écran
Georges Ghosn - Copie d'écran
Le magazine VSD a été placé en redressement judiciaire pour une période de six mois le 6 août. Cette procédure de sauvegarde du journal intervient à peine plus d'un an après la reprise du magazine du groupe Prisma par le Libanais, aventurier de la presse, Gorges Ghosn. En juin 2018, le SNJ-CGT avait reproché à Prisma « de céder le titre à un fossoyeur, bien connu du milieu des médias, afin de ne pas le fermer et de ne pas avoir à assumer les conséquences d'un plan de sauvegarde de l'emploi. » Selon le syndicat, l'hebdomadaire a été cédé pour un euro symbolique, Prisma ayant en outre versé « près de 2 millions au nouveau propriétaire » afin que ce dernier puisse, entre autres, financer les clauses de cession des journalistes. Plusieurs sources disent se réjouir qu'un administrateur indépendant se penche enfin sur les comptes, car les ventes (environ 90.000 exemplaires chaque mois) devraient normalement permettre à VSD d'être à l'équilibre, voir de gagner de l'argent.

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Georges Ghosn - Copie d'écran
Georges Ghosn - Copie d'écran
Le magazine VSD a été placé en redressement judiciaire pour une période de six mois le 6 août. Cette procédure de sauvegarde du journal intervient à peine plus d'un an après la reprise du magazine du groupe Prisma par le Libanais, aventurier de la presse, Gorges Ghosn. En juin 2018, le SNJ-CGT avait reproché à Prisma « de céder le titre à un fossoyeur, bien connu du milieu des médias, afin de ne pas le fermer et de ne pas avoir à assumer les conséquences d'un plan de sauvegarde de l'emploi. » Selon le syndicat, l'hebdomadaire a été cédé pour un euro symbolique, Prisma ayant en outre versé « près de 2 millions au nouveau propriétaire » afin que ce dernier puisse, entre autres, financer les clauses de cession des journalistes. Plusieurs sources disent se réjouir qu'un administrateur indépendant se penche enfin sur les comptes, car les ventes (environ 90.000 exemplaires chaque mois) devraient normalement permettre à VSD d'être à l'équilibre, voir de gagner de l'argent.

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La Terre est plate7a25a9e2-3241-4cb2-8852-052a19b08db3http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190812_195529_La_Terre_est_plateMon, 12 Aug 2019 19:55:29 +0200

Et les violences policières n’existent pas

Peut-on fixer un seuil acceptable, légitime, de l’usage de la force publique ? À partir de quel niveau de violence, les forces de l’ordre mandatées par l’exécutif, deviennent-elles une bande de simples voyous ?

Les photos prise depuis l'espace le prouvent... - D.R.

Une chose est certaine, pour répéter comme ils le font, qu’il n’y a pas de violences policières en France, Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Christophe Castaner ont, eux, fixé un seuil. Et pour eux, ce seuil n’est pas dépassé. Point barre. Mais cela reste flou. Seule certitude, le chiffre qui permettrait au trio de choc de l’exécutif de dire qu’il y a peut-être quelques violences policière se situe au delà de deux morts, de 315 blessures à la tête, de 24 personnes éborgnées et de 5 mains arrachées.

« La guerre c’est la paix ». « La liberté c’est l’esclavage ». « L’ignorance c’est la force ». Autant de phrases du roman 1984 que l’exécutif pourrait faire siennes. Ainsi, la France, répondant à l’ONU, expliquait-elle sans s’étouffer que :

« les forces de l’ordre déployées lors d’une manifestation le sont avant tout pour protéger la sécurité des manifestants. A ce titre, il faut rappeler que le lanceur de balles de défense (LBD) n’est pas utilisé en cas de manifestation, mais uniquement en cas d’attroupement, c’est à dire en cas de manifestation ayant dégénéré (aux termes du premier alinéa de l’article 431-3 du code pénal : « constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public »). A aucun moment le LBD n’est utilisé à l’encontre de manifestants même véhéments, si ces derniers ne commettent pas de dégradations. Mais alors, il ne s’agit plus de manifestants, mais de participants à un...

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Et les violences policières n’existent pas

Peut-on fixer un seuil acceptable, légitime, de l’usage de la force publique ? À partir de quel niveau de violence, les forces de l’ordre mandatées par l’exécutif, deviennent-elles une bande de simples voyous ?

Les photos prise depuis l'espace le prouvent... - D.R.

Une chose est certaine, pour répéter comme ils le font, qu’il n’y a pas de violences policières en France, Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Christophe Castaner ont, eux, fixé un seuil. Et pour eux, ce seuil n’est pas dépassé. Point barre. Mais cela reste flou. Seule certitude, le chiffre qui permettrait au trio de choc de l’exécutif de dire qu’il y a peut-être quelques violences policière se situe au delà de deux morts, de 315 blessures à la tête, de 24 personnes éborgnées et de 5 mains arrachées.

« La guerre c’est la paix ». « La liberté c’est l’esclavage ». « L’ignorance c’est la force ». Autant de phrases du roman 1984 que l’exécutif pourrait faire siennes. Ainsi, la France, répondant à l’ONU, expliquait-elle sans s’étouffer que :

« les forces de l’ordre déployées lors d’une manifestation le sont avant tout pour protéger la sécurité des manifestants. A ce titre, il faut rappeler que le lanceur de balles de défense (LBD) n’est pas utilisé en cas de manifestation, mais uniquement en cas d’attroupement, c’est à dire en cas de manifestation ayant dégénéré (aux termes du premier alinéa de l’article 431-3 du code pénal : « constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public »). A aucun moment le LBD n’est utilisé à l’encontre de manifestants même véhéments, si ces derniers ne commettent pas de dégradations. Mais alors, il ne s’agit plus de manifestants, mais de participants à un...

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Marlène Schiappa est sapiosexuelle... Pourquoi ? On peut être débilosexuel ?c10b11a4-db8b-4d50-b998-9a6492f3db58http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190811_152903_Marlene_Schiappa_est_sapiosexuelle..._Pourquoi___On_peut_etre_debilosexuel__Sun, 11 Aug 2019 15:29:03 +0200

Que sapelerio sexuel - D.R.

L’inénarrable Marlène Schiappa l’a confessé à un journal philosophique : elle est sapiosexuelle. C’est-à-dire qu’elle est attirée par les gens intelligents. C’est toujours mieux que d’être attiré par les débiles. Imaginez des types qui répèteraient toute la journée et contre toute logique « il n’y a pas de violences policières en France ! »… On aurait plus envie de leur dire « allez, Kiki, Manu, vos gueules, vous saoulez avec vos conneries » que de les coincer contre le mur, les retourner et les prendre en levrette. Non franchement, même au-delà de la culbute, juste pour discuter de tout et de rien… Vous préfèreriez tailler une bavette avec un prix Nobel de littérature ou avec un animateur télé qui passe son temps à dire que les tapettes gnagnagna et que caca-pipi ? Cela dit, tout est relatif et tout est question de point de vue.... On peut aussi être complètement débile et penser que Kiki, Manu et l’animateur sont super intelligents et être attiré par eux. Mais c’est rare.

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Que sapelerio sexuel - D.R.

L’inénarrable Marlène Schiappa l’a confessé à un journal philosophique : elle est sapiosexuelle. C’est-à-dire qu’elle est attirée par les gens intelligents. C’est toujours mieux que d’être attiré par les débiles. Imaginez des types qui répèteraient toute la journée et contre toute logique « il n’y a pas de violences policières en France ! »… On aurait plus envie de leur dire « allez, Kiki, Manu, vos gueules, vous saoulez avec vos conneries » que de les coincer contre le mur, les retourner et les prendre en levrette. Non franchement, même au-delà de la culbute, juste pour discuter de tout et de rien… Vous préfèreriez tailler une bavette avec un prix Nobel de littérature ou avec un animateur télé qui passe son temps à dire que les tapettes gnagnagna et que caca-pipi ? Cela dit, tout est relatif et tout est question de point de vue.... On peut aussi être complètement débile et penser que Kiki, Manu et l’animateur sont super intelligents et être attiré par eux. Mais c’est rare.

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Journée d’hommage national pour Steve8c566af5-379b-4c64-9509-4e3605beca35http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190805_191400_Journee_d___hommage_national_pour_SteveMon, 05 Aug 2019 19:14:00 +0200

De nombreux rassemblements ont eu lieu

En dépit du désormais traditionnel "circulez, il n'y à rien à voir" des autorités, de nombreux rassemblements ont eu lieu sur le territoire.

Des lumignons sont allumés en mémoire de Steve - © Reflets

A Palaiseau, la manifestation en mémoire de Steve Maia Caniço samedi matin avait une résonance toute particulière. Le 31 juillet, le Premier ministre Edouard Philippe et son ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’étaient rendu dans cette petite ville de l’Essonne inaugurer une «Maison de la tranquillité et de la sécurité publiques» où sont rassemblés des policiers municipaux, des policiers du commissariat et des agents du groupe de protection et de sécurisation des réseaux, la police de la RATP. Edouard Philippe a profité des caméras pour soutenir son ministre de l’Intérieur dans la tourmente.

«Nous avons lancé un appel sur les réseaux sociaux pour une manifestation hommage à Steve dans notre ville, raconte Claire Pinto, une militante d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Car cette inauguration d’une Maison de la tranquillité alors qu’on venait de découvrir le corps de Steve nous paraissait indécente et inhumaine.» Les manifestants sont une trentaine rassemblés devant la mairie. «Cette mort touche toute la France, pas qu’une seule famille, dit une manifestante. C’est dangereux de vivre sous Macron. Il y a un climat général de défiance. On va manifester, on ne sait pas ce qui va nous arriver. C’est ça la démocratie? Et puis l’IGPN qui ne constate aucune des violences policières...»

Annie et Chrystel expriment leur colère: «On parle plus des graffitis des permanences dans les médias que de la mort de Steve… On est cassé de partout sous Macron: les hôpitaux, l’éducation…...

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De nombreux rassemblements ont eu lieu

En dépit du désormais traditionnel "circulez, il n'y à rien à voir" des autorités, de nombreux rassemblements ont eu lieu sur le territoire.

Des lumignons sont allumés en mémoire de Steve - © Reflets

A Palaiseau, la manifestation en mémoire de Steve Maia Caniço samedi matin avait une résonance toute particulière. Le 31 juillet, le Premier ministre Edouard Philippe et son ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’étaient rendu dans cette petite ville de l’Essonne inaugurer une «Maison de la tranquillité et de la sécurité publiques» où sont rassemblés des policiers municipaux, des policiers du commissariat et des agents du groupe de protection et de sécurisation des réseaux, la police de la RATP. Edouard Philippe a profité des caméras pour soutenir son ministre de l’Intérieur dans la tourmente.

«Nous avons lancé un appel sur les réseaux sociaux pour une manifestation hommage à Steve dans notre ville, raconte Claire Pinto, une militante d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Car cette inauguration d’une Maison de la tranquillité alors qu’on venait de découvrir le corps de Steve nous paraissait indécente et inhumaine.» Les manifestants sont une trentaine rassemblés devant la mairie. «Cette mort touche toute la France, pas qu’une seule famille, dit une manifestante. C’est dangereux de vivre sous Macron. Il y a un climat général de défiance. On va manifester, on ne sait pas ce qui va nous arriver. C’est ça la démocratie? Et puis l’IGPN qui ne constate aucune des violences policières...»

Annie et Chrystel expriment leur colère: «On parle plus des graffitis des permanences dans les médias que de la mort de Steve… On est cassé de partout sous Macron: les hôpitaux, l’éducation…...

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La haine en bandoulièreb3b97b65-b06a-4f02-8245-8e0a6f387c7fhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190729_115649_La_haine_en_bandouliereMon, 29 Jul 2019 11:56:49 +0200

Elle remplace les idées, tue les débats, déshumanise

La venue en France de Greta Thunberg a fait exploser en vol bon nombre de figures du landerneau médiatique. Ou peut-être a-t-elle seulement servi de révélateur.

Greta Thunberg au parlement européen - CC BY 2.0

La démocratie, en tout cas chez les Athéniens, c'était la prise de parole, le débat, la discussion. Les idées s'affrontent. L'éloquence fait ou défait les projets. Dans le nouveau monde, visiblement, on porte sa haine en bandoulière. On l'affiche, elle supplante la réflexion, évidemment, mais surtout, prenant la forme d'insulte et d'attaques, elle remplace la discussion, le débat d'idées. Les récentes manifestations d'encoprésie verbale sur les réseaux sociaux, à propos de la venue en France de Greta Thunberg traduisent l'esprit de l'époque.

Il ne s'agit pas de débattre pour savoir si Greta Thunberg apporte quelque chose ou pas au débat sur le réchauffement climatique. Si ce qu'elle dit est pertinent ou pas. Il s'agit de l'attaquer sur son physique, son âge, une supposée maladie mentale, on en passe tant les attaques sont basses et haineuses.

Comment en arrive-t-on a attaquer aussi violemment une enfant de seize ans ? Mystère.

Laurent Alexandre, le gourou auto-proclamé, puis proclamé par la presse, de l'intelligence artificielle, a ainsi osé :

Je suis pas jaloux de @GretaThunberg ! J’aimerais pas avoir des TOC graves, une dépression infantile, un mutisme sélectif, un Asperger avec monoideation et des troubles alimentaires graves me conduisant à être minuscule! Je respecte l’enfant malade mais regrette sa manipulation.

Et bien entendu, il ajoute une inversion des rôles pour se dédouaner de ses attaques haineuses...

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Elle remplace les idées, tue les débats, déshumanise

La venue en France de Greta Thunberg a fait exploser en vol bon nombre de figures du landerneau médiatique. Ou peut-être a-t-elle seulement servi de révélateur.

Greta Thunberg au parlement européen - CC BY 2.0

La démocratie, en tout cas chez les Athéniens, c'était la prise de parole, le débat, la discussion. Les idées s'affrontent. L'éloquence fait ou défait les projets. Dans le nouveau monde, visiblement, on porte sa haine en bandoulière. On l'affiche, elle supplante la réflexion, évidemment, mais surtout, prenant la forme d'insulte et d'attaques, elle remplace la discussion, le débat d'idées. Les récentes manifestations d'encoprésie verbale sur les réseaux sociaux, à propos de la venue en France de Greta Thunberg traduisent l'esprit de l'époque.

Il ne s'agit pas de débattre pour savoir si Greta Thunberg apporte quelque chose ou pas au débat sur le réchauffement climatique. Si ce qu'elle dit est pertinent ou pas. Il s'agit de l'attaquer sur son physique, son âge, une supposée maladie mentale, on en passe tant les attaques sont basses et haineuses.

Comment en arrive-t-on a attaquer aussi violemment une enfant de seize ans ? Mystère.

Laurent Alexandre, le gourou auto-proclamé, puis proclamé par la presse, de l'intelligence artificielle, a ainsi osé :

Je suis pas jaloux de @GretaThunberg ! J’aimerais pas avoir des TOC graves, une dépression infantile, un mutisme sélectif, un Asperger avec monoideation et des troubles alimentaires graves me conduisant à être minuscule! Je respecte l’enfant malade mais regrette sa manipulation.

Et bien entendu, il ajoute une inversion des rôles pour se dédouaner de ses attaques haineuses...

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La blockchain de Carrefour : révolution ou action marketing?1a19d96e-b19f-4088-95ee-b76c147754achttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190726_175833_La_blockchain_de_Carrefour___revolution_ou_action_marketing_Fri, 26 Jul 2019 17:58:33 +0200

Une blockchain privée c'est rien de plus qu'une base de données...

Le numéro un européen de la grande distribution a lancé en mars 2018 sa première blockchain afin d’apporter plus de renseignements sur ses produits. L'intérêt de ce projet, au delà du marketing, reste très limité.

La blockchain en images - D.R.

Les entreprises du secteur alimentaire se heurtent à des problèmes importants sur la chaine de logistique de leurs produits. Elles cherchent notamment à améliorer la transparence du système afin de faciliter la traçabilité des aliments, lutter contre la fraude, et réduire le gaspillage durant le transport des marchandises.

Avec la pluralité des producteurs, des intermédiaires, des transformateurs, des transporteurs, il est de plus en plus difficile d’identifier le chemin parcouru par les produits.

En 2013, le scandale de fraude à la viande de cheval a révélé les failles du système de traçabilité alimentaire. Plus de 4 millions de plats préparés censés contenir de la viande de boeuf contenaient en réalité de la viande de cheval. Actuellement, il faut environ deux semaines pour repérer l’erreur en cas d’intoxication alimentaire d’un consommateur.

Selon la grande distribution, la blockchain pourrait corriger ce problème.

En France, Carrefour à lancé en mars 2018 sa première blockchain afin d’apporter plus de renseignements sur ses marchandises. Selon Laurent Vallée, secrétaire général et responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire pour le groupe Carrefour, « c’est une première européenne qui garantit aux consommateurs une transparence totale sur la traçabilité de nos produits.».

Concrètement, l’ensemble des acteurs d’une chaîne logistique inscrivent chaque étape du processus de fabrication d’un produit alimentaire, depuis sa production jusqu’à son lieu de vente,...

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Une blockchain privée c'est rien de plus qu'une base de données...

Le numéro un européen de la grande distribution a lancé en mars 2018 sa première blockchain afin d’apporter plus de renseignements sur ses produits. L'intérêt de ce projet, au delà du marketing, reste très limité.

La blockchain en images - D.R.

Les entreprises du secteur alimentaire se heurtent à des problèmes importants sur la chaine de logistique de leurs produits. Elles cherchent notamment à améliorer la transparence du système afin de faciliter la traçabilité des aliments, lutter contre la fraude, et réduire le gaspillage durant le transport des marchandises.

Avec la pluralité des producteurs, des intermédiaires, des transformateurs, des transporteurs, il est de plus en plus difficile d’identifier le chemin parcouru par les produits.

En 2013, le scandale de fraude à la viande de cheval a révélé les failles du système de traçabilité alimentaire. Plus de 4 millions de plats préparés censés contenir de la viande de boeuf contenaient en réalité de la viande de cheval. Actuellement, il faut environ deux semaines pour repérer l’erreur en cas d’intoxication alimentaire d’un consommateur.

Selon la grande distribution, la blockchain pourrait corriger ce problème.

En France, Carrefour à lancé en mars 2018 sa première blockchain afin d’apporter plus de renseignements sur ses marchandises. Selon Laurent Vallée, secrétaire général et responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire pour le groupe Carrefour, « c’est une première européenne qui garantit aux consommateurs une transparence totale sur la traçabilité de nos produits.».

Concrètement, l’ensemble des acteurs d’une chaîne logistique inscrivent chaque étape du processus de fabrication d’un produit alimentaire, depuis sa production jusqu’à son lieu de vente,...

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Le danger du faux sentiment de sécurité (informatique) chez les journalistes8cce8f04-b2d5-4f55-9afc-e59b221903f0http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190725_174709_Le_danger_du_faux_sentiment_de_securite__informatique__chez_les_journalistesThu, 25 Jul 2019 17:47:09 +0200

D'un journaliste on ne fera pas un hacker

Former les journalistes à plus de sécurité informatique, c'est bien. Leur proposer les bons outils, aussi. Mais gare au faux sentiment de sécurité...

Les journalistes transformés en hackers peuvent devenir des fashion victims - https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com

C'est une vieille discussion, qui, si ma mémoire est bonne, avait déjà donné lieu à des échanges entre Grégoire Pouget et moi. Les archivistes de Twitter devraient en retrouver trace. Un nouvel échange sur Twitter m'incite à reprendre la plume sur ce sujet. Les formations pour les journalistes se multiplient ces dernières années. Comment mieux protéger ses sources, comment communiquer à l'abri des oreilles indiscrètes sur Internet, comment chiffrer ses données, bref, comment éveiller les journalistes aux bonnes pratiques en ligne. Bien entendu, tout ce qui va dans ce sens, que cela concerne les journalistes ou M. et Mme Michu, est bon à prendre. Mais ces formations peuvent avoir des effets de bord négatifs.

Le plus important étant de créer un faux sentiment de sécurité. Les journalistes formés peuvent penser (pas forcément à cause du formateur) qu'ils sont désormais à l'abri. Je sais chiffrer, je sais utiliser un VPN, Tor, etc., donc, out est ok, je ne risque plus rien.

Le journaliste, même spécialisé, est généralement un bon vulgarisateur, mais pas un expert du sujet qu'il couvre. N'allez toutefois pas lui dire cela, il est persuadé qu'il est un expert... Même punition lorsqu'il aura installé son premier container Veracrypt.

Le voilà donc parti sur les Internets avec moult applications permettant de sécuriser ses usages du réseau. Sauf que... Sauf que le réseau, #saycompliqué. Il y a les applications que l'on utilise, le réseau,...

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D'un journaliste on ne fera pas un hacker

Former les journalistes à plus de sécurité informatique, c'est bien. Leur proposer les bons outils, aussi. Mais gare au faux sentiment de sécurité...

Les journalistes transformés en hackers peuvent devenir des fashion victims - https://thehappyhoodedhacker.tumblr.com

C'est une vieille discussion, qui, si ma mémoire est bonne, avait déjà donné lieu à des échanges entre Grégoire Pouget et moi. Les archivistes de Twitter devraient en retrouver trace. Un nouvel échange sur Twitter m'incite à reprendre la plume sur ce sujet. Les formations pour les journalistes se multiplient ces dernières années. Comment mieux protéger ses sources, comment communiquer à l'abri des oreilles indiscrètes sur Internet, comment chiffrer ses données, bref, comment éveiller les journalistes aux bonnes pratiques en ligne. Bien entendu, tout ce qui va dans ce sens, que cela concerne les journalistes ou M. et Mme Michu, est bon à prendre. Mais ces formations peuvent avoir des effets de bord négatifs.

Le plus important étant de créer un faux sentiment de sécurité. Les journalistes formés peuvent penser (pas forcément à cause du formateur) qu'ils sont désormais à l'abri. Je sais chiffrer, je sais utiliser un VPN, Tor, etc., donc, out est ok, je ne risque plus rien.

Le journaliste, même spécialisé, est généralement un bon vulgarisateur, mais pas un expert du sujet qu'il couvre. N'allez toutefois pas lui dire cela, il est persuadé qu'il est un expert... Même punition lorsqu'il aura installé son premier container Veracrypt.

Le voilà donc parti sur les Internets avec moult applications permettant de sécuriser ses usages du réseau. Sauf que... Sauf que le réseau, #saycompliqué. Il y a les applications que l'on utilise, le réseau,...

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Les assistants du président des Patriotes à la Région Grand-Est se la coulent douce.1a975d6e-ada0-4fe2-be42-f433b28e6ab7http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190724_124041_Les_assistants_du_president_des_Patriotes_a_la_Region_Grand-Est__se_la_coulent_douce.Wed, 24 Jul 2019 12:40:41 +0200

Même pas vrai, nous répond Florian Phillipot

Quasiment aucune connexion au réseau informatique de la région, les 4 assistants de Forient Phillipot ont l'air de bien buller...

Florian Philippot à BFMTV - D.R.

On se la coule douce chez les assistants de Florian Philippot à la région Grand-Est. D’après les dernières dates de connexion au réseau informatique de la Région auquel Reflets a eu accès, les dernières connexions des quatre assistants du Président des Patriotes s’échelonnent entre le 17 et le 27 juillet 2018 ! Et encore, cela ne veut pas dire qu’ils étaient physiquement dans les locaux du Conseil régional, précise le service communication de la Région, puisqu’il est possible de se connecter à distance. On ne les sent pas très connectés sur le travail de la Région...

Florian Philippot dispose tout de même de quatre assistants, il faut bien cela tant la charge de travail doit être importante...

Franck De Lapersonne-Poinson fait un mi-temps à la Région pour un salaire de 2881 nets.

Eric Richermoz réalise également un mi-temps pour 1534 nets

Cyril Martinez ne travaille que 37,92 heures par mois (un quart-temps) pour 454 nets

Enfin, Igor Didelot, le frère d’Andréa Didelot, un des élus Les Patriotes Grand-Est. est payé à mi-temps pour un salaire de 908,54 nets.

Contacté, Florian Philippot éclate de rire et assure que ses assistants font bien leur travail. Il nous a envoyé des fichiers informatiques censés prouver leur implication. Beaucoup de copier-coller de rapports de session avec des indications sommaires pour le vote « Pour », « Abstention » ou « Contre », des visuels de promotion d’amendements du parti (un coup de com) sur « le soutien aux territoires ruraux » ou «...

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Même pas vrai, nous répond Florian Phillipot

Quasiment aucune connexion au réseau informatique de la région, les 4 assistants de Forient Phillipot ont l'air de bien buller...

Florian Philippot à BFMTV - D.R.

On se la coule douce chez les assistants de Florian Philippot à la région Grand-Est. D’après les dernières dates de connexion au réseau informatique de la Région auquel Reflets a eu accès, les dernières connexions des quatre assistants du Président des Patriotes s’échelonnent entre le 17 et le 27 juillet 2018 ! Et encore, cela ne veut pas dire qu’ils étaient physiquement dans les locaux du Conseil régional, précise le service communication de la Région, puisqu’il est possible de se connecter à distance. On ne les sent pas très connectés sur le travail de la Région...

Florian Philippot dispose tout de même de quatre assistants, il faut bien cela tant la charge de travail doit être importante...

Franck De Lapersonne-Poinson fait un mi-temps à la Région pour un salaire de 2881 nets.

Eric Richermoz réalise également un mi-temps pour 1534 nets

Cyril Martinez ne travaille que 37,92 heures par mois (un quart-temps) pour 454 nets

Enfin, Igor Didelot, le frère d’Andréa Didelot, un des élus Les Patriotes Grand-Est. est payé à mi-temps pour un salaire de 908,54 nets.

Contacté, Florian Philippot éclate de rire et assure que ses assistants font bien leur travail. Il nous a envoyé des fichiers informatiques censés prouver leur implication. Beaucoup de copier-coller de rapports de session avec des indications sommaires pour le vote « Pour », « Abstention » ou « Contre », des visuels de promotion d’amendements du parti (un coup de com) sur « le soutien aux territoires ruraux » ou «...

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Les dentistes commencent à avoir une dent contre les mutuelles70badd54-ef80-4712-9a64-7b570037a4b6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190722_165225_Les_dentistes_commencent_a_avoir_une_dent_contre_les_mutuellesMon, 22 Jul 2019 16:52:25 +0200

Qui luttent désormais contre la fraude

En matière de fraude, les assureurs complémentaires santé se sont surtout intéressés à l’optique. Or il apparaît aujourd’hui que les abus et la fraude dans les soins dentaires sont loin d’être anecdotiques. Notre enquête montre que les escroqueries peuvent atteindre des sommes très importantes.

Les mutuelles entrent en lutte contre la fraude - D.R.

La Mutuelle Complémentaire d’Alsace (MCA) a pris conscience après avoir recruté une chargée de contrôle interne en provenance du secteur bancaire Christine Coléno. Après quelques semaines de présence, elle est venue voir sa directrice pour lui dire : « Je crois que nous avons des fraudes importantes ». Lorsqu’elle a lancé des contrôles approfondis mi-2017 la mutuelle s’est aperçue qu’un nombre conséquent de ses remboursements étaient indus ! « On ne veut pas dépenser moins mais dépenser juste, affirme Sabine Staehly, la directrice-générale de la MCA. Depuis qu’on a mis en place les contrôles, on a évité de dépenser indûment un montant d’environ deux millions. C’est énorme ! » « On a une culture du paiement dans les mutuelles, explique Eric Billet, le président de la MCA. On a trop longtemps fermé les yeux. Mais maintenant, c’est terminé ! On ne va pas laisser les pratiques abusives perdurer. » Olivier Nique, directeur des partenariats santé du groupe de protection sociale Pro BTP, explique que, pour leur part, ils ne se sont attaqués à la fraude en santé qu’à partir de 2014. Selon une étude du cabinet Optimind Winter de septembre 2017 auprès de 25 acteurs, la plupart des assurances et mutuelles sous-estiment la fraude en santé, voire n’en ont pas conscience. Un chiffre parle : seules cinq assurances sur les 25 interrogées ont une équipe de plus de cinq personnes pour lutter contre la fraude ! En recoupant des chiffres pour l’ensemble des assureurs, la fraude en dentaire se...

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Qui luttent désormais contre la fraude

En matière de fraude, les assureurs complémentaires santé se sont surtout intéressés à l’optique. Or il apparaît aujourd’hui que les abus et la fraude dans les soins dentaires sont loin d’être anecdotiques. Notre enquête montre que les escroqueries peuvent atteindre des sommes très importantes.

Les mutuelles entrent en lutte contre la fraude - D.R.

La Mutuelle Complémentaire d’Alsace (MCA) a pris conscience après avoir recruté une chargée de contrôle interne en provenance du secteur bancaire Christine Coléno. Après quelques semaines de présence, elle est venue voir sa directrice pour lui dire : « Je crois que nous avons des fraudes importantes ». Lorsqu’elle a lancé des contrôles approfondis mi-2017 la mutuelle s’est aperçue qu’un nombre conséquent de ses remboursements étaient indus ! « On ne veut pas dépenser moins mais dépenser juste, affirme Sabine Staehly, la directrice-générale de la MCA. Depuis qu’on a mis en place les contrôles, on a évité de dépenser indûment un montant d’environ deux millions. C’est énorme ! » « On a une culture du paiement dans les mutuelles, explique Eric Billet, le président de la MCA. On a trop longtemps fermé les yeux. Mais maintenant, c’est terminé ! On ne va pas laisser les pratiques abusives perdurer. » Olivier Nique, directeur des partenariats santé du groupe de protection sociale Pro BTP, explique que, pour leur part, ils ne se sont attaqués à la fraude en santé qu’à partir de 2014. Selon une étude du cabinet Optimind Winter de septembre 2017 auprès de 25 acteurs, la plupart des assurances et mutuelles sous-estiment la fraude en santé, voire n’en ont pas conscience. Un chiffre parle : seules cinq assurances sur les 25 interrogées ont une équipe de plus de cinq personnes pour lutter contre la fraude ! En recoupant des chiffres pour l’ensemble des assureurs, la fraude en dentaire se...

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Le homard est plus dangereux que le LBDf555575c-502e-42f8-9b62-160016bc324chttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190718_104407_Le_homard_est_plus_dangereux_que_le_LBDThu, 18 Jul 2019 10:44:07 +0200

Le mésusage de l'argent public plus fort que les éborgnements

Il aura donc suffi d'une semaine de révélations pour que le n°2 du gouvernement démissionne. A l'inverse, des mois de manifestations réprimées avec la plus grande violence n'auront pas ébranlé le ministre de l'intérieur, le premier ministre ou le président...

Manifestation des gilets jaunes le 26 janvier 2019 - © Reflets

Les révélations de Mediapart sur le rapport à l'argent public de François de Rugy ont eu raison du n2 du gouvernement Philippe. Il n'y a que l'armée de trolls macronistes sur les réseaux sociaux pour qui cette démission est injustifiée. Le peuple Français a de plus en plus de mal à tolérer un mésusage de l'argent public, l'affaire François Fillon et le mouvement des gilets jaunes l'ont largement démontré.

Cette intolérance a visiblement été intégrée par les politiques. Une fois la faute révélée, François de Rugy a préféré démissionner. Il y a bien sûr tout l'enrobage nécessaire. Je n'ai pas commis de faute, je démissionne pour mieux me défendre... La porte-parole du gouvernement, l'inénarrable Sibeth Ndiaye, a oscillé entre clous dans le cercueil et encouragements : "C'est un choix courageux qu'il fait, que je veux saluer, après un engagement de tous les instants au service du gouvernement, du président de la République et du Premier ministre." T'es le meilleur François, mais surtout prends plein de distance... Alors que le premier ministre Edouard Philippe demandait aux troupes quelles étaient les remontées du terrain après les articles de Mediapart, Sibeth Ndiaye a répondu : « J’etais en deplacement dans la Nievre samedi et j’ai eu droit a un comite d’accueil gilets jaunes plus homard », raconte le Canard Enchaîné de ce mercredi.

Indéboulonnable Castaner

Dans le temps, les ministres de l'intérieur avaient...

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Le mésusage de l'argent public plus fort que les éborgnements

Il aura donc suffi d'une semaine de révélations pour que le n°2 du gouvernement démissionne. A l'inverse, des mois de manifestations réprimées avec la plus grande violence n'auront pas ébranlé le ministre de l'intérieur, le premier ministre ou le président...

Manifestation des gilets jaunes le 26 janvier 2019 - © Reflets

Les révélations de Mediapart sur le rapport à l'argent public de François de Rugy ont eu raison du n2 du gouvernement Philippe. Il n'y a que l'armée de trolls macronistes sur les réseaux sociaux pour qui cette démission est injustifiée. Le peuple Français a de plus en plus de mal à tolérer un mésusage de l'argent public, l'affaire François Fillon et le mouvement des gilets jaunes l'ont largement démontré.

Cette intolérance a visiblement été intégrée par les politiques. Une fois la faute révélée, François de Rugy a préféré démissionner. Il y a bien sûr tout l'enrobage nécessaire. Je n'ai pas commis de faute, je démissionne pour mieux me défendre... La porte-parole du gouvernement, l'inénarrable Sibeth Ndiaye, a oscillé entre clous dans le cercueil et encouragements : "C'est un choix courageux qu'il fait, que je veux saluer, après un engagement de tous les instants au service du gouvernement, du président de la République et du Premier ministre." T'es le meilleur François, mais surtout prends plein de distance... Alors que le premier ministre Edouard Philippe demandait aux troupes quelles étaient les remontées du terrain après les articles de Mediapart, Sibeth Ndiaye a répondu : « J’etais en deplacement dans la Nievre samedi et j’ai eu droit a un comite d’accueil gilets jaunes plus homard », raconte le Canard Enchaîné de ce mercredi.

Indéboulonnable Castaner

Dans le temps, les ministres de l'intérieur avaient...

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Les banques centrales sont à court de munitionsc661e221-61a6-41f9-ac75-ddf06f602e16http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190717_114831_Les_banques_centrales_sont_a_court_de_munitionsWed, 17 Jul 2019 11:48:31 +0200

Accrochez vos ceintures, ça risque de secouer

Les conditions de la prochaine grosse crise financière se mettent en place. Endettement massif des entreprises, banques centrales qui sonnent l'alarme, Deutsche Bank au bord du gouffre... Tout est prêt pour une nouvelle crise majeure.

ça va tanguer...

Est-ce l'article qui marquera le début de la nouvelle grosse crise (après celle de la dette souveraine) ? Bloomberg vient d'exposer clairement ce que tout le monde pense tout bas sans jamais le verbaliser. Et sur #LesMarchés, c'est souvent comme cela que ça commence. Si le grand public découvre toujours une crise lorsqu'elle est là, les acteurs de la finance la voient venir des mois avant. Simplement ils font comme si cela n'existait pas. Jusqu'à ce que quelqu'un verbalise la situation avec un peu de précision. Bloomberg a donc publié un article qui mérite une lecture très attentive. Selon l'agence, les banquiers centraux en ont assez de "sauver l'économie mondiale seules" et appellent les États à entrer dans la danse avec des politiques fiscales incitatives pour soutenir une croissance atone et même, prévenir des risques sérieux de récession qui se profilent.

En clair, les banques centrales qui ont maintenu complètement artificiellement l'économie mondiale et les marchés financiers par des injections massives de liquidités à des taux proches de zéro, et parfois même négatifs, disent ce que personne n'osait verbaliser jusqu'ici : elles sont au bout de leurs capacités. En cas de gros problèmes, elles n'arriveront plus, seules, à maintenir en vie le patient...

La situation actuelle est la suivante : les dirigeants (notamment Donald Trump) attendent des banques centrales qu'elles baissent leurs taux dans les...

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Accrochez vos ceintures, ça risque de secouer

Les conditions de la prochaine grosse crise financière se mettent en place. Endettement massif des entreprises, banques centrales qui sonnent l'alarme, Deutsche Bank au bord du gouffre... Tout est prêt pour une nouvelle crise majeure.

ça va tanguer...

Est-ce l'article qui marquera le début de la nouvelle grosse crise (après celle de la dette souveraine) ? Bloomberg vient d'exposer clairement ce que tout le monde pense tout bas sans jamais le verbaliser. Et sur #LesMarchés, c'est souvent comme cela que ça commence. Si le grand public découvre toujours une crise lorsqu'elle est là, les acteurs de la finance la voient venir des mois avant. Simplement ils font comme si cela n'existait pas. Jusqu'à ce que quelqu'un verbalise la situation avec un peu de précision. Bloomberg a donc publié un article qui mérite une lecture très attentive. Selon l'agence, les banquiers centraux en ont assez de "sauver l'économie mondiale seules" et appellent les États à entrer dans la danse avec des politiques fiscales incitatives pour soutenir une croissance atone et même, prévenir des risques sérieux de récession qui se profilent.

En clair, les banques centrales qui ont maintenu complètement artificiellement l'économie mondiale et les marchés financiers par des injections massives de liquidités à des taux proches de zéro, et parfois même négatifs, disent ce que personne n'osait verbaliser jusqu'ici : elles sont au bout de leurs capacités. En cas de gros problèmes, elles n'arriveront plus, seules, à maintenir en vie le patient...

La situation actuelle est la suivante : les dirigeants (notamment Donald Trump) attendent des banques centrales qu'elles baissent leurs taux dans les...

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Décès de Johnny Clegg9d1ae2d9-64ce-406b-9d9a-de01719cc3behttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190717_001719_Deces_de_Johnny_CleggWed, 17 Jul 2019 00:17:19 +0200

le Zoulou blanc a tiré sa révérence

Il était l'incarnation de la résistance à l'apartheid et passait un message à l'international en ce sens

Johnny Clegg en concert à Alençon en 2013 - Tilly antoine - CC BY-SA 4.0

De son premier album en 1978 sous le nom "Juluka" à sa dernière tournée (Final Journey) en 2018, bien que luttant contre un cancer, Johnny Clegg a diffusé son énergie, sa créativité, ses danses endiablées et a incarné pour toute une génération, la lutte contre une régime raciste. Il a éveillé les consciences.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur Johnny Clegg, sa biographie est sur son site. Pour le reste, sa musique et ses danses parlent pour lui :

Final Journey :

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le Zoulou blanc a tiré sa révérence

Il était l'incarnation de la résistance à l'apartheid et passait un message à l'international en ce sens

Johnny Clegg en concert à Alençon en 2013 - Tilly antoine - CC BY-SA 4.0

De son premier album en 1978 sous le nom "Juluka" à sa dernière tournée (Final Journey) en 2018, bien que luttant contre un cancer, Johnny Clegg a diffusé son énergie, sa créativité, ses danses endiablées et a incarné pour toute une génération, la lutte contre une régime raciste. Il a éveillé les consciences.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur Johnny Clegg, sa biographie est sur son site. Pour le reste, sa musique et ses danses parlent pour lui :

Final Journey :

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Education nationale : deux informations terribles qui se télescopent94945083-605d-4e4e-aa15-e8bf51ef0b62http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190712_153211_Education_nationale___deux_informations_terribles_qui_se_telescopentFri, 12 Jul 2019 15:32:11 +0200

Comment en arrive-ton là ? Peut-être les humains qui composent l'entité "Education Nationale" ne savent-ils comment répondre et refusent-ils de se l'avouer ? Peut-être est-ce une forme de dilution des responsabilité dans une organisation aussi vaste ? Dans tous les cas, ces personnes laissent des enfants en première ligne et des parents désemparés. Mercredi, 10 juillet Le Parisien révélait qu'un enfant de 12 ans avait été harcelé et violé au sein de l'établissement. Prévenus, les responsables de l'établissement n'avaient pas donné suite puisque le calvaire de cet enfant s'était poursuivi jusqu'à ce qu'il tente de mettre fin à ses jours.

Jeudi 11 juillet, c'est l'Université de Lorraine qui refait parler d'elle. En avril, la presse relatait que des étudiants s'en prenaient aux étudiants de couleur en partageant insultes et propos racistes sur un groupe privé Facebook. Saisie, la section disciplinaire de l’Universite de Lorraine a finalement jugé... qu'elle était incompétente en la matière. "Elle n’a pas pris de sanction a l’endroit des deux etudiantes, au motif que les faits n’entrent pas dans son champ de competence puisqu’ils n’ont pas engendre directement une atteinte a l’ordre et au bon fonctionnement de l’etablissement.", déplore le président de l'Université de Lorraine.

Au delà de cette accumulation d'incompétence à prendre à bras le corps des problèmes ayant des répercussions humaines...

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Comment en arrive-ton là ? Peut-être les humains qui composent l'entité "Education Nationale" ne savent-ils comment répondre et refusent-ils de se l'avouer ? Peut-être est-ce une forme de dilution des responsabilité dans une organisation aussi vaste ? Dans tous les cas, ces personnes laissent des enfants en première ligne et des parents désemparés. Mercredi, 10 juillet Le Parisien révélait qu'un enfant de 12 ans avait été harcelé et violé au sein de l'établissement. Prévenus, les responsables de l'établissement n'avaient pas donné suite puisque le calvaire de cet enfant s'était poursuivi jusqu'à ce qu'il tente de mettre fin à ses jours.

Jeudi 11 juillet, c'est l'Université de Lorraine qui refait parler d'elle. En avril, la presse relatait que des étudiants s'en prenaient aux étudiants de couleur en partageant insultes et propos racistes sur un groupe privé Facebook. Saisie, la section disciplinaire de l’Universite de Lorraine a finalement jugé... qu'elle était incompétente en la matière. "Elle n’a pas pris de sanction a l’endroit des deux etudiantes, au motif que les faits n’entrent pas dans son champ de competence puisqu’ils n’ont pas engendre directement une atteinte a l’ordre et au bon fonctionnement de l’etablissement.", déplore le président de l'Université de Lorraine.

Au delà de cette accumulation d'incompétence à prendre à bras le corps des problèmes ayant des répercussions humaines...

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Bernard Arnaud en quelques milliardse505958c-eda9-4b8c-a911-ac4cf8709825http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190712_150354_Bernard_Arnaud_en_quelques_milliardsFri, 12 Jul 2019 15:03:54 +0200

fiche technique d'une Twingo - D.R.
fiche technique d'une Twingo - D.R.
A ce stade, cela ne veut plus rien dire. Qui peut mesurer ce à quoi ressemblent 89,3 milliards d'euros ? C'est en tout cas la fortune de Bernard Arnault si l'on en croit le classement Billionaires Index de Bloomberg. Il entre dans la liste fermée des milliardaires disposant de plus de 100 milliards de dollars.

Prenons une unité de mesure : la Twingo. A environ 15.000 euros l'unité, cela nous ferait 5.953.333,3 Twingos. Si on les empilait, cela ferait une tour de Twingos de 9.287,19 mètres de haut. A peu près là où volent les avions de ligne...

Vous allez nous dire : "qui empilerait 5 millions de Twingos pour en faire une tour ?". C'est juste. Mais finalement, qui amasserait 101 milliards de dollars alors qu'il suffirait de 267 milliards de dollars pour éradiquer la faim dans le monde ? Pour faire quoi ?

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fiche technique d'une Twingo - D.R.
fiche technique d'une Twingo - D.R.
A ce stade, cela ne veut plus rien dire. Qui peut mesurer ce à quoi ressemblent 89,3 milliards d'euros ? C'est en tout cas la fortune de Bernard Arnault si l'on en croit le classement Billionaires Index de Bloomberg. Il entre dans la liste fermée des milliardaires disposant de plus de 100 milliards de dollars.

Prenons une unité de mesure : la Twingo. A environ 15.000 euros l'unité, cela nous ferait 5.953.333,3 Twingos. Si on les empilait, cela ferait une tour de Twingos de 9.287,19 mètres de haut. A peu près là où volent les avions de ligne...

Vous allez nous dire : "qui empilerait 5 millions de Twingos pour en faire une tour ?". C'est juste. Mais finalement, qui amasserait 101 milliards de dollars alors qu'il suffirait de 267 milliards de dollars pour éradiquer la faim dans le monde ? Pour faire quoi ?

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Européennes : un selfie et ça repart ?6a438dc3-85db-42c8-b6c8-fd9d75536dcfhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190712_110902_Europeennes___un_selfie_et___a_repart__Fri, 12 Jul 2019 11:09:02 +0200

Cliché de la demande de politique en France et de son terreau contestataire

Macron avait prévenu dès le 17 mai, « Je crois que (pour) celles et ceux qui continuent aujourd’hui (à manifester), il n’y a plus de débouché politique », affirmant que l’exécutif avait déjà apporté les réponses nécessaires. Quelques jours plus tard la France allait voter et la démocratie des urnes a pu s'exprimer.

Le record du plus grand selfie du monde est français, remporté par un lycéen de 17 ans à Nice - Le télégramme

Le RN, arrivant en tête, clamait évidemment qu'il était le "premier parti de France". LREM concéda une petite défaite mais s'empressa d'annoncer que rien n'avait changé et que tout continuait comme avant. En somme tout le monde semblait satisfait. On affirma "Les Gilets Jaunes ont favorisé le Front National". Et l'Acte 29 ne rassembla que 29 500 personnes suivant le Nombre Jaune, deux fois moins que le samedi précédent. Et le silence médiatique de s'installer. Les européennes ont-elles bel et bien sifflé la fin de la récré ? Et achevé ce qui restait du mouvement ?

Ces élections ont surtout été l'occasion de prendre un superbe instantané de l'offre et de la demande de politique en France. Un très beau selfie. D'abord parce qu'elles ont eu lieu dans un contexte de forte politisation. Venant comme parachever un mouvement social qualifié par tout le monde d'inédit. Un mouvement qui six mois durant a secoué la société française brassant questions sociales, environnementales et démocratiques. Et puis cette élection "pour de rien", à la proportionnelle en un tour permet aux électeurs de s'exprimer plus librement, loin des questions bassement programmatiques, sans pression. Et quand on analyse ce selfie dans le détail, on se rend compte que les deux gagnants ne devraient peut-être pas fanfaronner.

Toi et moi dans le même bermuda

Macron estime avoir sauvé les meubles. Son parti arrive deuxième avec moins...

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Cliché de la demande de politique en France et de son terreau contestataire

Macron avait prévenu dès le 17 mai, « Je crois que (pour) celles et ceux qui continuent aujourd’hui (à manifester), il n’y a plus de débouché politique », affirmant que l’exécutif avait déjà apporté les réponses nécessaires. Quelques jours plus tard la France allait voter et la démocratie des urnes a pu s'exprimer.

Le record du plus grand selfie du monde est français, remporté par un lycéen de 17 ans à Nice - Le télégramme

Le RN, arrivant en tête, clamait évidemment qu'il était le "premier parti de France". LREM concéda une petite défaite mais s'empressa d'annoncer que rien n'avait changé et que tout continuait comme avant. En somme tout le monde semblait satisfait. On affirma "Les Gilets Jaunes ont favorisé le Front National". Et l'Acte 29 ne rassembla que 29 500 personnes suivant le Nombre Jaune, deux fois moins que le samedi précédent. Et le silence médiatique de s'installer. Les européennes ont-elles bel et bien sifflé la fin de la récré ? Et achevé ce qui restait du mouvement ?

Ces élections ont surtout été l'occasion de prendre un superbe instantané de l'offre et de la demande de politique en France. Un très beau selfie. D'abord parce qu'elles ont eu lieu dans un contexte de forte politisation. Venant comme parachever un mouvement social qualifié par tout le monde d'inédit. Un mouvement qui six mois durant a secoué la société française brassant questions sociales, environnementales et démocratiques. Et puis cette élection "pour de rien", à la proportionnelle en un tour permet aux électeurs de s'exprimer plus librement, loin des questions bassement programmatiques, sans pression. Et quand on analyse ce selfie dans le détail, on se rend compte que les deux gagnants ne devraient peut-être pas fanfaronner.

Toi et moi dans le même bermuda

Macron estime avoir sauvé les meubles. Son parti arrive deuxième avec moins...

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L'Insoutenable apathie de l'être5ed213d8-7eaa-4c12-9974-7109d11e706ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190705_102937_L_Insoutenable_apathie_de_l_etreFri, 05 Jul 2019 10:29:37 +0200

Indignez-vous avant qu'il ne soit trop tard

A force de laisser se construire un monde dystopique, nous finirons tous par être broyés.

Steve, disparu lors d'une charge de la police - Copie d'écran

Steve Maia Caniço, 24 ans n'a pas donné de nouvelles depuis le 21 juin. Il a disparu alors que la police a violemment dispersé une soirée festive sur un terrain vague en bordure de la Loire. Les forces de l'ordre ont fait usage des désormais habituelles grenades lacrymogène et de désencerclement ainsi que des lanceurs de balle de défense (LBD). Depuis cet dispersion violente par la police, Steve reste introuvable. Quelque 14 personnes étaient tombées à l'eau. Pour le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, "il y a une situation qui appelle à des questionnements". Autant de perspicacité laisse pantois. Bravo, inspecteur Clouseau.

A moins d'un miracle, Steve Maia Caniço va rejoindre la liste noire. Celle sur laquelle sont inscrits des noms de jeunes, morts sous les assauts ou les coups de la police. Malik Oussekine, Rémi Fraisse, Zyed et Bouna...

(Images tournées lors de la dispersion à Nantes le 22 juin au petit matin)

Que restera-t-il d'Emmanuel Macron dans l'inconscient collectif d'ici quelques années ? Monsieur Tapedur, Monsieur LBD ? L'homme qui, comme son ministre de l'Intérieur ne voit aucune violence policière depuis le début de son quinquennat, refuse même que l'on utilise ce terme.

Manifestation des gilets jaunes le 26 janvier 2019 - © Reflets
Manifestation des gilets jaunes le 26 janvier 2019 - Reflets

Et pourtant... Et pourtant, l'inlassable et déprimant recensement opéré par Davduf montre la violence. Souvent gratuite. Il suffit d'avoir mis les pieds sur...

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Indignez-vous avant qu'il ne soit trop tard

A force de laisser se construire un monde dystopique, nous finirons tous par être broyés.

Steve, disparu lors d'une charge de la police - Copie d'écran

Steve Maia Caniço, 24 ans n'a pas donné de nouvelles depuis le 21 juin. Il a disparu alors que la police a violemment dispersé une soirée festive sur un terrain vague en bordure de la Loire. Les forces de l'ordre ont fait usage des désormais habituelles grenades lacrymogène et de désencerclement ainsi que des lanceurs de balle de défense (LBD). Depuis cet dispersion violente par la police, Steve reste introuvable. Quelque 14 personnes étaient tombées à l'eau. Pour le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, "il y a une situation qui appelle à des questionnements". Autant de perspicacité laisse pantois. Bravo, inspecteur Clouseau.

A moins d'un miracle, Steve Maia Caniço va rejoindre la liste noire. Celle sur laquelle sont inscrits des noms de jeunes, morts sous les assauts ou les coups de la police. Malik Oussekine, Rémi Fraisse, Zyed et Bouna...

(Images tournées lors de la dispersion à Nantes le 22 juin au petit matin)

Que restera-t-il d'Emmanuel Macron dans l'inconscient collectif d'ici quelques années ? Monsieur Tapedur, Monsieur LBD ? L'homme qui, comme son ministre de l'Intérieur ne voit aucune violence policière depuis le début de son quinquennat, refuse même que l'on utilise ce terme.

Manifestation des gilets jaunes le 26 janvier 2019 - © Reflets
Manifestation des gilets jaunes le 26 janvier 2019 - Reflets

Et pourtant... Et pourtant, l'inlassable et déprimant recensement opéré par Davduf montre la violence. Souvent gratuite. Il suffit d'avoir mis les pieds sur...

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Notre-Dame-des-Landes après Notre-Dame-des-Landes1f03a0a3-c221-4b12-88ca-25a48e9cba29http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190701_091613_Notre-Dame-des-Landes_apres_Notre-Dame-des-LandesMon, 01 Jul 2019 09:16:13 +0200

La vie sur la ZAD se poursuit et s’organise

L'État et le privé ont reculé. Le projet d'aéroport a été abandonné le 17 janvier 2018. Reportage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où la vie s'organise désormais avec des rêves et des espoirs, où la lutte prend de nouvelles formes.

Jean Marie est naturaliste et botaniste. Lors des journées portes ouvertes de la ZAD, il anime un atelier semis, avant d'organiser une promenade en forêt pour raconter la richesse de la biodiversité de la zone. Il se définit comme "baladeur professionnel", faisant venir des personnes extérieures à la ZAD pour communiquer sur les aspects positifs liés à la nature. - © Cyril Marcilhacy

Devant les bâtiments de la communauté de commune d’Erdre-et-Gesvres, une cinquantaine de zadistes et de sympathisants sont venus manifester pour réclamer un Plan local d’urbanisme (PLUI) qui tiennent compte du projet de vie des zadistes à Notre-Dame-des-Landes. Ils ont amené des crêpes, de la confiture, du café et l’ambiance est bon enfant, loin des tensions des dernières années. Deux voitures de gendarme se tiennent à bonne distance. « Le plan d’urbanisme n’est malheureusement pas clair, déplore Jael, co-président de l’association Notre Dame des Landes – Poursuivre ensemble. La communauté de commune ne prend pas position. Il y a juste une ligne très vague sur le respect de la zone environnementale, rien sur l’habitat léger. Nous voudrions entamer une discussion claire à ce sujet. Nous avons déposé un dossier avec des propositions d’habitats légers expérimentaux qui respectent l’environnement pour une centaine de personnes. » Actuellement la règle du PLUI est basé sur un principe : un espace – une fonction. « Mais ce n’est pas comme ça qu’on fait vivre un territoire, cela ne facilite pas les liens entre les gens, explique Joël. Des gens habitent mais font aussi de l’artisanat, de l’agriculture, des projets sociaux sur le même lieu. A l’intérieur de la Zad (zone à défendre), on a pu créer du lien social. On voudrait créer des habitats partagés avec des espaces communs, d’autres privés. Avec ça, on fait moins de bâti par personne. Et cela, pour le moment, nous est refusé. On...

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La vie sur la ZAD se poursuit et s’organise

L'État et le privé ont reculé. Le projet d'aéroport a été abandonné le 17 janvier 2018. Reportage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où la vie s'organise désormais avec des rêves et des espoirs, où la lutte prend de nouvelles formes.

Jean Marie est naturaliste et botaniste. Lors des journées portes ouvertes de la ZAD, il anime un atelier semis, avant d'organiser une promenade en forêt pour raconter la richesse de la biodiversité de la zone. Il se définit comme "baladeur professionnel", faisant venir des personnes extérieures à la ZAD pour communiquer sur les aspects positifs liés à la nature. - © Cyril Marcilhacy

Devant les bâtiments de la communauté de commune d’Erdre-et-Gesvres, une cinquantaine de zadistes et de sympathisants sont venus manifester pour réclamer un Plan local d’urbanisme (PLUI) qui tiennent compte du projet de vie des zadistes à Notre-Dame-des-Landes. Ils ont amené des crêpes, de la confiture, du café et l’ambiance est bon enfant, loin des tensions des dernières années. Deux voitures de gendarme se tiennent à bonne distance. « Le plan d’urbanisme n’est malheureusement pas clair, déplore Jael, co-président de l’association Notre Dame des Landes – Poursuivre ensemble. La communauté de commune ne prend pas position. Il y a juste une ligne très vague sur le respect de la zone environnementale, rien sur l’habitat léger. Nous voudrions entamer une discussion claire à ce sujet. Nous avons déposé un dossier avec des propositions d’habitats légers expérimentaux qui respectent l’environnement pour une centaine de personnes. » Actuellement la règle du PLUI est basé sur un principe : un espace – une fonction. « Mais ce n’est pas comme ça qu’on fait vivre un territoire, cela ne facilite pas les liens entre les gens, explique Joël. Des gens habitent mais font aussi de l’artisanat, de l’agriculture, des projets sociaux sur le même lieu. A l’intérieur de la Zad (zone à défendre), on a pu créer du lien social. On voudrait créer des habitats partagés avec des espaces communs, d’autres privés. Avec ça, on fait moins de bâti par personne. Et cela, pour le moment, nous est refusé. On...

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Le Fonds monétaire international assaisonne Washington1b883d54-9080-470f-99c7-6a947f386dfbhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190626_132132_Le_Fonds_monetaire_international_assaisonne_WashingtonWed, 26 Jun 2019 13:21:32 +0200

Tout va super bien et très mal

L'institution internationale commence par dresser la liste des réussites économiques des Etats-Unis, avant de dérouler tous les nuages noirs qui s'amoncèlent. Un gros pépin n'est pas à exclure...

FMI - D.R.

Corne d'abondance, festin des dieux, l'ambroisie semble couler à flots outre-Atlantique. « L'économie américaine connaît la plus longue expansion de son histoire. Le chômage se situe à des niveaux jamais vus depuis la fin des années 1960, et l'activité économique croît au-dessus de son potentiel, grâce à une relance budgétaire et à des conditions financières favorables. Les salaires réels augmentent, y compris pour ceux qui se situent au bas de l'échelle des revenus, et la croissance de la productivité semble se redresser. Dans ce contexte, les tensions inflationnistes restent remarquablement modérées », expliquent en préambule les experts du FMI.

Ces affirmations peuvent être discutées. Certains analystes mettent en avant la chute du rendement des bonds du Trésor américain à 10 ans, qui préfigure une crise. Le rendement du 10 ans est même passé sous le niveau de celui du 3 mois fin mai, démontrant une très forte inquiétude des zinzins (investisseurs institutionnels, en d'autres termes, les très gros investisseurs).

Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC
Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC

Par ailleurs, les analystes ne s'accordent pas sur la bonne santé de l'économie américaine. Ainsi, les cours des contrats sur le bois destiné à la construction ou sur le cuivre ont montré ces derniers temps, plutôt un ralentissement de l'économie qu'une croissance.

Autre signe d'inquiétude qui n'est pas abordé directement par le FMI : la pression extrême imposée par la...

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Tout va super bien et très mal

L'institution internationale commence par dresser la liste des réussites économiques des Etats-Unis, avant de dérouler tous les nuages noirs qui s'amoncèlent. Un gros pépin n'est pas à exclure...

FMI - D.R.

Corne d'abondance, festin des dieux, l'ambroisie semble couler à flots outre-Atlantique. « L'économie américaine connaît la plus longue expansion de son histoire. Le chômage se situe à des niveaux jamais vus depuis la fin des années 1960, et l'activité économique croît au-dessus de son potentiel, grâce à une relance budgétaire et à des conditions financières favorables. Les salaires réels augmentent, y compris pour ceux qui se situent au bas de l'échelle des revenus, et la croissance de la productivité semble se redresser. Dans ce contexte, les tensions inflationnistes restent remarquablement modérées », expliquent en préambule les experts du FMI.

Ces affirmations peuvent être discutées. Certains analystes mettent en avant la chute du rendement des bonds du Trésor américain à 10 ans, qui préfigure une crise. Le rendement du 10 ans est même passé sous le niveau de celui du 3 mois fin mai, démontrant une très forte inquiétude des zinzins (investisseurs institutionnels, en d'autres termes, les très gros investisseurs).

Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC
Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC

Par ailleurs, les analystes ne s'accordent pas sur la bonne santé de l'économie américaine. Ainsi, les cours des contrats sur le bois destiné à la construction ou sur le cuivre ont montré ces derniers temps, plutôt un ralentissement de l'économie qu'une croissance.

Autre signe d'inquiétude qui n'est pas abordé directement par le FMI : la pression extrême imposée par la...

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La République en marche est-elle devenue une secte ?76d8f704-8384-4cd3-b3ff-75ab56358f2dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190619_140725_La_Republique_en_marche_est-elle_devenue_une_secte__Wed, 19 Jun 2019 14:07:25 +0200

Signes, indices et conséquences...

Mais que se passe--t-il dans la majorité présidentielle ? Les déclarations se multiplient : "vous êtes avec nous ou contre nous", façon George Bush. Quelques signes annonciateurs inquiètent.

Emmanuel Macron en extase. - D.R.

Il n'est pas aisé de définir ce qu'est une secte et les multiples tentatives sont généralement incomplètes tant il en existe de formes. Si l'on en croit Wikipedia, les associations antisectes, les commissions parlementaires et les missions du gouvernement apprécient "divers critères tels que la manipulation mentale des adeptes, l'organisation pyramidale et la centralisation du pouvoir aux mains d'une personne avec autorité charismatique, comme un gourou, ou d'un collège restreint de dirigeants, l'extorsion de fonds ou encore le fait que la doctrine se présente comme exclusive". Oublions ici l'extorsion de fonds des adeptes par le gourou. Mais pour le reste...

La manipulation mentale des adeptes

Peut-on parler de résultat d'une manipulation mentale lorsque les soutiens politiques d'un président s'acharnent, tels des trolls que la fachosphère ne renierait pas, sur toute personne exprimant avec conviction une quelconque opposition politique au grand homme ? Les cas d'attaque en meute se multiplient tels les pains offerts par Jésus à la foule dans le désert...

« Ces gens sont malades » a fini par conclure Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde après un déferlement de haine à son encontre sur Twitter. « Ce sont toujours des militants macronistes. Et ils sont d'une violence que je n'ai jamais vue en dehors de l'extrême droite [...] ces gens sont complètement radicalisés, violents, haineux, menaçants »,...

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Signes, indices et conséquences...

Mais que se passe--t-il dans la majorité présidentielle ? Les déclarations se multiplient : "vous êtes avec nous ou contre nous", façon George Bush. Quelques signes annonciateurs inquiètent.

Emmanuel Macron en extase. - D.R.

Il n'est pas aisé de définir ce qu'est une secte et les multiples tentatives sont généralement incomplètes tant il en existe de formes. Si l'on en croit Wikipedia, les associations antisectes, les commissions parlementaires et les missions du gouvernement apprécient "divers critères tels que la manipulation mentale des adeptes, l'organisation pyramidale et la centralisation du pouvoir aux mains d'une personne avec autorité charismatique, comme un gourou, ou d'un collège restreint de dirigeants, l'extorsion de fonds ou encore le fait que la doctrine se présente comme exclusive". Oublions ici l'extorsion de fonds des adeptes par le gourou. Mais pour le reste...

La manipulation mentale des adeptes

Peut-on parler de résultat d'une manipulation mentale lorsque les soutiens politiques d'un président s'acharnent, tels des trolls que la fachosphère ne renierait pas, sur toute personne exprimant avec conviction une quelconque opposition politique au grand homme ? Les cas d'attaque en meute se multiplient tels les pains offerts par Jésus à la foule dans le désert...

« Ces gens sont malades » a fini par conclure Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde après un déferlement de haine à son encontre sur Twitter. « Ce sont toujours des militants macronistes. Et ils sont d'une violence que je n'ai jamais vue en dehors de l'extrême droite [...] ces gens sont complètement radicalisés, violents, haineux, menaçants »,...

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Qui sont les djihadistes français condamnés à mort en Irak ?2886dc7c-f8a1-44e6-96eb-5ab19e5f773ehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190608_190835_Qui_sont_les_djihadistes_fran__ais_condamnes_a_mort_en_Irak__Sat, 08 Jun 2019 19:08:35 +0200

Eléments biographiques

Ils ont tous un lourd passé qui remonte, parfois, très loin.

Drapeau de l'Etat Islamique - D.R.

Douze djihadistes détenus à Bagdad, ont déjà été condamnés à la peine de mort. Capturés en Syrie, ils ont été expulsés par les Kurdes et les Américains qui les détenaient, vers l’Irak. Les procès ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la peine de mort. « Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Driant à l'Assemblée Nationale. Façon de faire oublier que la France n’a pas réclamé de juger ses ressortissants sur son sol.Et que c'est probablement en accord avec les Etats-Unis que l'exfiltration vers l'Irak a été organisée. Il s’agit de « terroristes, bien connus de nos services » a martelé le ministre. Certes. Mais le gouvernement n’a surtout pas envie de faire revenir des djihadistes endurcis, pour certains, membres des premiers groupes salafistes djihadistes en France dans les années 2000 et s'aliéner l'opinion publique qui y est opposée. Comme d’autres pays (La Grande-Bretagne, la Russie, la Belgique, par exemple), la France s’accommode assez facilement de cette « délocalisation » des procès de ses ressortissants et de leur condamnation à mort. En laissant faire, comme nous l'expliquions dans un éditorial, la France renie ses valeurs. Ces djihadistes devraient être jugés et condamnés en France.

Kevin Gonot - D.R.
Kevin Gonot - D.R.

Kévin Gonot, né en novembre 1986 à...

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Eléments biographiques

Ils ont tous un lourd passé qui remonte, parfois, très loin.

Drapeau de l'Etat Islamique - D.R.

Douze djihadistes détenus à Bagdad, ont déjà été condamnés à la peine de mort. Capturés en Syrie, ils ont été expulsés par les Kurdes et les Américains qui les détenaient, vers l’Irak. Les procès ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la peine de mort. « Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Driant à l'Assemblée Nationale. Façon de faire oublier que la France n’a pas réclamé de juger ses ressortissants sur son sol.Et que c'est probablement en accord avec les Etats-Unis que l'exfiltration vers l'Irak a été organisée. Il s’agit de « terroristes, bien connus de nos services » a martelé le ministre. Certes. Mais le gouvernement n’a surtout pas envie de faire revenir des djihadistes endurcis, pour certains, membres des premiers groupes salafistes djihadistes en France dans les années 2000 et s'aliéner l'opinion publique qui y est opposée. Comme d’autres pays (La Grande-Bretagne, la Russie, la Belgique, par exemple), la France s’accommode assez facilement de cette « délocalisation » des procès de ses ressortissants et de leur condamnation à mort. En laissant faire, comme nous l'expliquions dans un éditorial, la France renie ses valeurs. Ces djihadistes devraient être jugés et condamnés en France.

Kevin Gonot - D.R.
Kevin Gonot - D.R.

Kévin Gonot, né en novembre 1986 à...

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La France délocalise la peine de mortc2b831f6-499f-4a38-91dc-d696d2c63214http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190605_110854_La_France_delocalise_la_peine_de_mortWed, 05 Jun 2019 11:08:54 +0200

L'Irak chargé de la basse besogne avec la bénédiction de Paris

Le dossier des "revenants", les djihadistes français partis "sur zone" empoisonne la vie de l'exécutif. La condamnation à mort de 12 d'entre eux rappelle les pires heures des années Bush...

Quand l'Amérique torturait à Abu Ghraib au nom de la lutte conter le terrorisme - D.R.

Au fil des ans, depuis le 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme a donné lieu à toutes les expérimentations, à tous les renoncements. L'exemple vient des Etats-Unis. On pouvait penser le pire derrière nous. Il y a eu les enlèvements partout dans le monde, hors de tout cadre judiciaire, les vols secrets de la CIA et les prisons secrètes, les éliminations ciblées (ou pas) par drones, la légalisation de la torture, il y a eu les emprisonnements sans perspective de procès ... A cette époque, les Etats-Unis trouvaient tout à fait normal de déposer dans un pays fâché avec les droits de l'homme un terroriste présumé pour qu'il y a soit interrogé avec des méthodes "musclées". En 2019, douze djihadistes (Un Tunisien résident en France et 11 Français) ont été expulsés de Syrie, où ils avaient été arrêtés puis détenus par les forces kurdes et les Etats-Unis, vers l'Irak. Ils y ont été jugés et y ont été condamnés à mort par pendaison. On peut penser ce que l'on veut de ces djihadistes, nombre d'entre eux ont un passé long comme un jour sans pain. Mais rien ne justifie que l'on délocalise leur jugement en Irak, que l'on délocalise leur condamnation à mort, qu'on l'accepte. On ne peut pas abandonner ses principes au nom de la lutte contre le terrorisme.

Les procès des potentiels "revenants" ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la...

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L'Irak chargé de la basse besogne avec la bénédiction de Paris

Le dossier des "revenants", les djihadistes français partis "sur zone" empoisonne la vie de l'exécutif. La condamnation à mort de 12 d'entre eux rappelle les pires heures des années Bush...

Quand l'Amérique torturait à Abu Ghraib au nom de la lutte conter le terrorisme - D.R.

Au fil des ans, depuis le 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme a donné lieu à toutes les expérimentations, à tous les renoncements. L'exemple vient des Etats-Unis. On pouvait penser le pire derrière nous. Il y a eu les enlèvements partout dans le monde, hors de tout cadre judiciaire, les vols secrets de la CIA et les prisons secrètes, les éliminations ciblées (ou pas) par drones, la légalisation de la torture, il y a eu les emprisonnements sans perspective de procès ... A cette époque, les Etats-Unis trouvaient tout à fait normal de déposer dans un pays fâché avec les droits de l'homme un terroriste présumé pour qu'il y a soit interrogé avec des méthodes "musclées". En 2019, douze djihadistes (Un Tunisien résident en France et 11 Français) ont été expulsés de Syrie, où ils avaient été arrêtés puis détenus par les forces kurdes et les Etats-Unis, vers l'Irak. Ils y ont été jugés et y ont été condamnés à mort par pendaison. On peut penser ce que l'on veut de ces djihadistes, nombre d'entre eux ont un passé long comme un jour sans pain. Mais rien ne justifie que l'on délocalise leur jugement en Irak, que l'on délocalise leur condamnation à mort, qu'on l'accepte. On ne peut pas abandonner ses principes au nom de la lutte contre le terrorisme.

Les procès des potentiels "revenants" ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la...

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Des servantes écarlates devant l'ambassade américaine831dcc36-6d4e-4547-94fa-c96db55f5865http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190605_001922_Des_servantes_ecarlates_devant_l_ambassade_americaineWed, 05 Jun 2019 00:19:22 +0200

Elles protestaient contre la restriction du droit à l'avortement

Le vote de lois criminalisant l'avortement est pointé du doigt et les personnes ayant organisé ce happening devant l'ambassade américaine demandent à ce que le droit à l'avortement soit inscrit dans la constitution pour éviter des reculs.

Devant l'ambassade des Etats-Unis - © Reflets

Le débat sur l'avortement et la pression constante des conservateurs pour faire reculer ce droit des femmes à disposer de leur corps (notamment en Europe) est revenu sur le devant de la scène ces dernières semaines avec l'adoption de lois criminalisant le recours à l'avortement dans plusieurs États américains. Le Monde en a fait un éditorial dans lequel le journal rappelle que "le Missouri a adopté une loi qui punit jusqu’à quinze ans de prison une interruption volontaire de grossesse (IVG) au-delà de la huitième semaine (contre douze semaines en France). En Alabama, un médecin qui pratiquerait un tel acte sur une femme, même victime de viol ou d’inceste, encourt désormais quatre-vingt-dix-neuf ans d’emprisonnement, une peine supérieure à celle en vigueur pour le violeur lui-même. En Géorgie, dans l’Ohio ou le Tennessee, l’avortement est hors la loi dès la sixième semaine de grossesse, un stade où la plupart des femmes ignorent encore être enceintes"

C'est dans ce cadre que "les écarlates", un groupe spontané de personnes s'est réuni devant l'ambassade américaine ce mardi 4 juin. Habillées en servantes écarlates (voir le détail de la série télévisée ici), une référence au livre de Margaret Atwood, The Handmaid's Tale.

Elles ont déployé une banderole et ont lu un texte. Sans désemparer, la maréchaussée s'est projetée à leur rencontre et les a promptement encerclées. Après avoir décliné qualité et motif de...

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Elles protestaient contre la restriction du droit à l'avortement

Le vote de lois criminalisant l'avortement est pointé du doigt et les personnes ayant organisé ce happening devant l'ambassade américaine demandent à ce que le droit à l'avortement soit inscrit dans la constitution pour éviter des reculs.

Devant l'ambassade des Etats-Unis - © Reflets

Le débat sur l'avortement et la pression constante des conservateurs pour faire reculer ce droit des femmes à disposer de leur corps (notamment en Europe) est revenu sur le devant de la scène ces dernières semaines avec l'adoption de lois criminalisant le recours à l'avortement dans plusieurs États américains. Le Monde en a fait un éditorial dans lequel le journal rappelle que "le Missouri a adopté une loi qui punit jusqu’à quinze ans de prison une interruption volontaire de grossesse (IVG) au-delà de la huitième semaine (contre douze semaines en France). En Alabama, un médecin qui pratiquerait un tel acte sur une femme, même victime de viol ou d’inceste, encourt désormais quatre-vingt-dix-neuf ans d’emprisonnement, une peine supérieure à celle en vigueur pour le violeur lui-même. En Géorgie, dans l’Ohio ou le Tennessee, l’avortement est hors la loi dès la sixième semaine de grossesse, un stade où la plupart des femmes ignorent encore être enceintes"

C'est dans ce cadre que "les écarlates", un groupe spontané de personnes s'est réuni devant l'ambassade américaine ce mardi 4 juin. Habillées en servantes écarlates (voir le détail de la série télévisée ici), une référence au livre de Margaret Atwood, The Handmaid's Tale.

Elles ont déployé une banderole et ont lu un texte. Sans désemparer, la maréchaussée s'est projetée à leur rencontre et les a promptement encerclées. Après avoir décliné qualité et motif de...

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Mais où est Emmanuel Macron ?5ddff5ff-7cba-4470-b047-278a69a1cfa6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190530_193052_Mais_ou_est_Emmanuel_Macron__Thu, 30 May 2019 19:30:52 +0200

Notre Waldo (Charlie) à nous qu'on a...

Sur le modèle de "où est Waldo ?", un internaute a fabriqué un intéressant "Où est Macron ?"

Où est Waldo ? - Copie d'écran

Le principe de "Où est Macron ?" est le même, dans une vaste image très colorée, remplie de centaines de personnes, il faut retrouver "Macron". Cette image peut utilement être scrutée dans ses moindres détails. Si l'internaute qui l'a dessinée veut rester anonyme, il semble qu'il ait saisi de nombreux détails propres aux manifestations des gilets jaunes. On y trouve les forces de l'ordre qui balancent une grenade dans les pieds des manifestants pacifiques, les gilets jaunes qui donnent des pièces aux SDF sur le parcours de la manifestation, ceux qui ramassent les ordures déversées par les casseurs, les chaînes de TV qui ne s'intéressent qu'à ces derniers, les éborgnés, les violences policières non nécessaires, les LBD, les handicapés renversés de leur fauteuil...

Bref, à votre tour, essayez de retrouver Macron.

Où est Macron ? - Internaute anonyme - CC BY-NC-ND
Où est Macron ? - Internaute anonyme - CC BY-NC-ND

Pour télécharger l'image en haute définition, cliquez ici.

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Notre Waldo (Charlie) à nous qu'on a...

Sur le modèle de "où est Waldo ?", un internaute a fabriqué un intéressant "Où est Macron ?"

Où est Waldo ? - Copie d'écran

Le principe de "Où est Macron ?" est le même, dans une vaste image très colorée, remplie de centaines de personnes, il faut retrouver "Macron". Cette image peut utilement être scrutée dans ses moindres détails. Si l'internaute qui l'a dessinée veut rester anonyme, il semble qu'il ait saisi de nombreux détails propres aux manifestations des gilets jaunes. On y trouve les forces de l'ordre qui balancent une grenade dans les pieds des manifestants pacifiques, les gilets jaunes qui donnent des pièces aux SDF sur le parcours de la manifestation, ceux qui ramassent les ordures déversées par les casseurs, les chaînes de TV qui ne s'intéressent qu'à ces derniers, les éborgnés, les violences policières non nécessaires, les LBD, les handicapés renversés de leur fauteuil...

Bref, à votre tour, essayez de retrouver Macron.

Où est Macron ? - Internaute anonyme - CC BY-NC-ND
Où est Macron ? - Internaute anonyme - CC BY-NC-ND

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La solidarité avec les journalistes convoqués à la DGSI en un chiffrec898e63b-76ba-48e9-a159-2ea3da0c4cb6http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190529_224204_La_solidarite_avec_les_journalistes_convoques_a_la_DGSI_en_un_chiffreWed, 29 May 2019 22:42:04 +0200

Moins de 10 personnes étaient présentes à la manif...

C'était couru d'avance, mais on a quand même voulu vérifier sur place : 7 personnes se sont déplacées mercredi 29 mai devant la DGSI en soutien à la palanquée de journalistes convoqués ces jours-ci...

La "manif" à son pic de fréquentation dont la moitié d'Extra Muros - © Reflets

Rendez-vous avait été donné par le SNJ-CGT à 11 heures "square de la Libération" à Levallois-Perret, à côté de la DGSI où devait être entendue Arianne Chemin du Monde. Premier couac, le square de la Libération n'existe pas, il s'agit de la place de la Libération. Cet obstacle surmonté, il a fallu se faire une place dans le cortège monstrueux de... 7 personnes. Au plus fort de la manif des journalistes et des lecteurs, en lutte contre l'exécutif qui cherche à identifier les sources des journalistes, il y avait à peu près 10 personnes, dont la moitié, membres du collectif de pigistes Extra Muros. Même France-Info avait parlé de cette manif. On aurait pu s'attendre à un peu plus de confrères présents...

L'appel du SNJ-CGT - Copie d'écran
L'appel du SNJ-CGT - Copie d'écran

Pour ceux qui vivaient au fond d'une grotte ces derniers jours, la profession s'est longuement indignée de convocations en cascade de journalistes dans les locaux de la DGSI (les renseignements intérieurs) ces derniers jours. Pour la plupart d'entre-eux, il s'agit d'identifier leurs sources. La ficelle est grosse : l'exécutif envoie un message via le parquet qui est sous contrôle du garde des sceaux et donc du gouvernement. Le parquet ouvre, probablement à la demande des politiques, il saisit la DGSI comme service enquêteur car il s'agit dans la plupart des cas de compromission du secret défense. Dans cette histoire, le parquet et la DGSI sont instrumentalisés. Les journalistes...

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Moins de 10 personnes étaient présentes à la manif...

C'était couru d'avance, mais on a quand même voulu vérifier sur place : 7 personnes se sont déplacées mercredi 29 mai devant la DGSI en soutien à la palanquée de journalistes convoqués ces jours-ci...

La "manif" à son pic de fréquentation dont la moitié d'Extra Muros - © Reflets

Rendez-vous avait été donné par le SNJ-CGT à 11 heures "square de la Libération" à Levallois-Perret, à côté de la DGSI où devait être entendue Arianne Chemin du Monde. Premier couac, le square de la Libération n'existe pas, il s'agit de la place de la Libération. Cet obstacle surmonté, il a fallu se faire une place dans le cortège monstrueux de... 7 personnes. Au plus fort de la manif des journalistes et des lecteurs, en lutte contre l'exécutif qui cherche à identifier les sources des journalistes, il y avait à peu près 10 personnes, dont la moitié, membres du collectif de pigistes Extra Muros. Même France-Info avait parlé de cette manif. On aurait pu s'attendre à un peu plus de confrères présents...

L'appel du SNJ-CGT - Copie d'écran
L'appel du SNJ-CGT - Copie d'écran

Pour ceux qui vivaient au fond d'une grotte ces derniers jours, la profession s'est longuement indignée de convocations en cascade de journalistes dans les locaux de la DGSI (les renseignements intérieurs) ces derniers jours. Pour la plupart d'entre-eux, il s'agit d'identifier leurs sources. La ficelle est grosse : l'exécutif envoie un message via le parquet qui est sous contrôle du garde des sceaux et donc du gouvernement. Le parquet ouvre, probablement à la demande des politiques, il saisit la DGSI comme service enquêteur car il s'agit dans la plupart des cas de compromission du secret défense. Dans cette histoire, le parquet et la DGSI sont instrumentalisés. Les journalistes...

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Qui sème le vent...00222b4d-2bb8-4c7c-9f72-410eab0f5690http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190526_231232_Qui_seme_le_vent...Sun, 26 May 2019 23:12:32 +0200

Emmanuel Macron frappé à son tour par le dégagisme ?

L'ovni politique a réussi son coup lors de la présidentielle et il en était tout fier : il a anéanti le clivage gauche-droite traditionnel et éparpillé façon puzzle les partis traditionnels. Résultat ? Le FN fait un score habituel élevé mais il n'y a plus personne d'autre.

Les Huns menés par Attila, déferlant sur l'Italie, vus par Ulpiano Checa y Sanz (1887) - Domaine public

Le Rassemblement National est arrivé en tête pour les élections européennes. Ce n'est pas une surprise, les sondages étaient explicites. Ce n'est pas non plus un cataclysme. Le FN avait fait 24,86% aux européennes de 2014 et surtout, ne brillant pas par sa présence dans les travaux des instances européennes, ce parti ne risque pas d'influer sur quoi que ce soit. Les scores élevés du FN/RN ne sont pas une nouveauté : 33% au deuxième tour de la dernière présidentielle, 27,73% aux régionales de 2015. Ce qui change, c'est le paysage politique dans lequel ces scores élevés sont réalisés.

L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la république a été le théâtre d'un effondrement des partis politiques traditionnels. Le PS et l'UMP ont explosé en vol. La gauche avait fait une politique de droite avec Manuel Valls (faire clic-clic ici pour bien comprendre). La droite a été plombée par l'affaire Pénélope Fillon.

Le sotrytelling présentait Emmanuel Macron comme une sorte de recours, ni de droite, ni de gauche, ni politique chevronné, ni débutant. Celui qui n'avait pas encore été essayé, qui n'avait pas encore déçu. De toutes ces affirmations, seule la dernière était vraie.

Ce n'est plus la cas. Il lui reste environ 25% d'opinons favorables.

Le prochain test est évidemment la présidentielle de 2022. S'il faut désormais, en partie par l'effet de la magie vaudou d'Emmanuel Macron, ne plus compter sur le PS et LR, il...

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Emmanuel Macron frappé à son tour par le dégagisme ?

L'ovni politique a réussi son coup lors de la présidentielle et il en était tout fier : il a anéanti le clivage gauche-droite traditionnel et éparpillé façon puzzle les partis traditionnels. Résultat ? Le FN fait un score habituel élevé mais il n'y a plus personne d'autre.

Les Huns menés par Attila, déferlant sur l'Italie, vus par Ulpiano Checa y Sanz (1887) - Domaine public

Le Rassemblement National est arrivé en tête pour les élections européennes. Ce n'est pas une surprise, les sondages étaient explicites. Ce n'est pas non plus un cataclysme. Le FN avait fait 24,86% aux européennes de 2014 et surtout, ne brillant pas par sa présence dans les travaux des instances européennes, ce parti ne risque pas d'influer sur quoi que ce soit. Les scores élevés du FN/RN ne sont pas une nouveauté : 33% au deuxième tour de la dernière présidentielle, 27,73% aux régionales de 2015. Ce qui change, c'est le paysage politique dans lequel ces scores élevés sont réalisés.

L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la république a été le théâtre d'un effondrement des partis politiques traditionnels. Le PS et l'UMP ont explosé en vol. La gauche avait fait une politique de droite avec Manuel Valls (faire clic-clic ici pour bien comprendre). La droite a été plombée par l'affaire Pénélope Fillon.

Le sotrytelling présentait Emmanuel Macron comme une sorte de recours, ni de droite, ni de gauche, ni politique chevronné, ni débutant. Celui qui n'avait pas encore été essayé, qui n'avait pas encore déçu. De toutes ces affirmations, seule la dernière était vraie.

Ce n'est plus la cas. Il lui reste environ 25% d'opinons favorables.

Le prochain test est évidemment la présidentielle de 2022. S'il faut désormais, en partie par l'effet de la magie vaudou d'Emmanuel Macron, ne plus compter sur le PS et LR, il...

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Européennes : entretien avec deux candidats du Parti Pirate39a06043-ab0e-4339-947a-f9732be801eehttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190524_193943_Europeennes___entretien_avec_deux_candidats_du_Parti_PirateFri, 24 May 2019 19:39:43 +0200

Europe, numérique, libertés, et plus si affinités

Entretien avec Florie Marie et Pierre Beyssac, deux candidats de la figure de proue des libertés numériques en Europe.

Painting of a pirate ship - Ambroise Louis Garneray - Scanné par Poecus - Domaine Public

RGPD, neutralité du Net, directive copyright, e-Privacy, etc., c'est aujourd'hui au niveau européen que se prend l'essentiel des décisions concernant le numérique, thématique sur laquelle s'est bâti le Parti Pirate. Comment résumeriez-vous votre vision à ce sujet ?

Pierre Beyssac : Non seulement les décisions se prennent au niveau européen, mais les enjeux doivent être pensés au niveau européen également. La politique française en UE est trop souvent pensée à travers notre prisme national, avec tous les défauts que cela implique : politique industrielle favorisant certains acteurs locaux au détriment d'autres, voire certains lobbies, etc. La Directive Copyright est une illustration de ces travers.

De son côté, le Parti Pirate, d'une part, entretient une réflexion permanente au niveau européen avec ses homologues, et d'autre part axe prioritairement cette réflexion autour des enjeux fondamentaux de la protection des libertés publiques, sans dogmatisme. Cela nous semble indispensable aujourd'hui.

Tout le monde ou presque s'accorde sur le fait que les libertés fondamentales ont été malmenées en France ces dernières années, notamment en ce qui concerne le numérique mais pas seulement. Partagez-vous ce constat ? Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Pierre Beyssac : C'est une évidence. Les lois françaises se suivent et aucune ne va dans le sens de protéger nos libertés, au contraire, depuis plus de dix ans. Pire, la France use de son...

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Europe, numérique, libertés, et plus si affinités

Entretien avec Florie Marie et Pierre Beyssac, deux candidats de la figure de proue des libertés numériques en Europe.

Painting of a pirate ship - Ambroise Louis Garneray - Scanné par Poecus - Domaine Public

RGPD, neutralité du Net, directive copyright, e-Privacy, etc., c'est aujourd'hui au niveau européen que se prend l'essentiel des décisions concernant le numérique, thématique sur laquelle s'est bâti le Parti Pirate. Comment résumeriez-vous votre vision à ce sujet ?

Pierre Beyssac : Non seulement les décisions se prennent au niveau européen, mais les enjeux doivent être pensés au niveau européen également. La politique française en UE est trop souvent pensée à travers notre prisme national, avec tous les défauts que cela implique : politique industrielle favorisant certains acteurs locaux au détriment d'autres, voire certains lobbies, etc. La Directive Copyright est une illustration de ces travers.

De son côté, le Parti Pirate, d'une part, entretient une réflexion permanente au niveau européen avec ses homologues, et d'autre part axe prioritairement cette réflexion autour des enjeux fondamentaux de la protection des libertés publiques, sans dogmatisme. Cela nous semble indispensable aujourd'hui.

Tout le monde ou presque s'accorde sur le fait que les libertés fondamentales ont été malmenées en France ces dernières années, notamment en ce qui concerne le numérique mais pas seulement. Partagez-vous ce constat ? Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Pierre Beyssac : C'est une évidence. Les lois françaises se suivent et aucune ne va dans le sens de protéger nos libertés, au contraire, depuis plus de dix ans. Pire, la France use de son...

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Convocation de journalistes par la DGSI7e3649dc-63ef-474f-a962-3d1029ed28c0http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190523_222516_Convocation_de_journalistes_par_la_DGSIThu, 23 May 2019 22:25:16 +0200

Marlène Schiappa avait prévenu !

Imbéciles que nous sommes, nous avions pris les déclarations de la secrétaire d'Etat pour des bourdes comme pourraient en faire des esprits un peu simples. Non, c'était pour de vrai : le journalisme, ce doit être de belles histoires, pas de l'investigation...

Siège de la DGSI à Levallois - NemesisIII - CC‑BY‑SA‑3.0

C'est tellement gros que cela ressemble à un film comique. Une sorte de mix improbable entre "Le grand blond avec une chaussure noire, OSS 117 et Idiocracy. Imaginez une France où les journalistes trop curieux seraient convoqués par le services de renseignement intérieur pour s'expliquer sur leurs enquêtes... On dirait la France du général de Gaulle, comme dirait l'agent OSS 117.

Fin mars 2019, Marlène Schiappa, la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, taclait dans Télé-Loisirs les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial d'Élise Lucet sur France 2 :

« Je suis en effet interpellée par ce que le format est devenu. Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent, de gens haineux et magouilleurs, etc. Quand on ne leur montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens 'Waouh, ils sont tous comme ça'. Et je trouve que c'est un peu une forme de populisme de dire qu'ils sont tous pourris »

Le journalisme d'investigation serait donc une forme de populisme selon la pasionaria de la République en Marche. Au lieu de s'intéresser à ce qui dysfonctionne, les journalistes feraient mieux de raconter des belles histoires.

« J'aimerais que de temps en temps, il y a ait de...

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Marlène Schiappa avait prévenu !

Imbéciles que nous sommes, nous avions pris les déclarations de la secrétaire d'Etat pour des bourdes comme pourraient en faire des esprits un peu simples. Non, c'était pour de vrai : le journalisme, ce doit être de belles histoires, pas de l'investigation...

Siège de la DGSI à Levallois - NemesisIII - CC‑BY‑SA‑3.0

C'est tellement gros que cela ressemble à un film comique. Une sorte de mix improbable entre "Le grand blond avec une chaussure noire, OSS 117 et Idiocracy. Imaginez une France où les journalistes trop curieux seraient convoqués par le services de renseignement intérieur pour s'expliquer sur leurs enquêtes... On dirait la France du général de Gaulle, comme dirait l'agent OSS 117.

Fin mars 2019, Marlène Schiappa, la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, taclait dans Télé-Loisirs les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial d'Élise Lucet sur France 2 :

« Je suis en effet interpellée par ce que le format est devenu. Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent, de gens haineux et magouilleurs, etc. Quand on ne leur montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens 'Waouh, ils sont tous comme ça'. Et je trouve que c'est un peu une forme de populisme de dire qu'ils sont tous pourris »

Le journalisme d'investigation serait donc une forme de populisme selon la pasionaria de la République en Marche. Au lieu de s'intéresser à ce qui dysfonctionne, les journalistes feraient mieux de raconter des belles histoires.

« J'aimerais que de temps en temps, il y a ait de...

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Ghosn, sa soirée d'anniversaire, le fichier Monsanto et Captain Obviousad695dfd-b3ec-4493-86ae-aac42ca75e3dhttp://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190513_114917_Ghosn__sa_soiree_d_anniversaire__le_fichier_Monsanto_et_Captain_ObviousMon, 13 May 2019 11:49:17 +0200

La lune, le doigt, toussa...

Deux "affaires" ont défrayé la chronique ces derniers jours. La presse fait mine de découvrir et de s'offenser.

Fête d'anniversaire de Carlos Ghosn à Versailles - Capture d'écran

L'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, avait organisé une petite fête le soir de ses soixante-quatre ans. En mars 2014, la filiale néerlandaise du constructeur "privatise" le Château de Versailles pour la modique somme de 634 000 euros. L'Obs a mis la main sur une vidéo de la soirée. Surprise, cette fête est démesurée. Du luxe partout, des dépenses et une organisation qui laissent pantois tous les journalistes et M. et Madame Tout-le-monde. Dans le même temps, on apprenait qu'un "cabinet de lobbying mandaté par l’agrochimiste américain Monsanto avait fiché illégalement 200 personnes en fonction de leurs positions sur le glyphosate, entre « alliés », « alliés potentiels à recruter », « parties prenantes à éduquer », « parties prenantes à surveiller »", principalement des journalistes, indique Le Monde. Qui l'eut crû ?

Captain Obvious n'aurait pas fait mieux. L'eau ça mouille, la neige c'est froid, les super-riches vivent dans une autre dimension, les grosses boîtes ont transformé le business en guerre et font du renseignement.

Depuis des années, Reflets explique (ici, ici et ) que le commun des mortels n'a pas les moyens de conceptualiser la façon dont les couches les plus élevées de la société vivent. Pour expliquer cela, nous faisions le parallèle avec une sole complètement plate qui aurait du mal à imaginer qu'il existe une troisième dimension. Il y a bien de temps en temps des reportages sur les...

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La lune, le doigt, toussa...

Deux "affaires" ont défrayé la chronique ces derniers jours. La presse fait mine de découvrir et de s'offenser.

Fête d'anniversaire de Carlos Ghosn à Versailles - Capture d'écran

L'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, avait organisé une petite fête le soir de ses soixante-quatre ans. En mars 2014, la filiale néerlandaise du constructeur "privatise" le Château de Versailles pour la modique somme de 634 000 euros. L'Obs a mis la main sur une vidéo de la soirée. Surprise, cette fête est démesurée. Du luxe partout, des dépenses et une organisation qui laissent pantois tous les journalistes et M. et Madame Tout-le-monde. Dans le même temps, on apprenait qu'un "cabinet de lobbying mandaté par l’agrochimiste américain Monsanto avait fiché illégalement 200 personnes en fonction de leurs positions sur le glyphosate, entre « alliés », « alliés potentiels à recruter », « parties prenantes à éduquer », « parties prenantes à surveiller »", principalement des journalistes, indique Le Monde. Qui l'eut crû ?

Captain Obvious n'aurait pas fait mieux. L'eau ça mouille, la neige c'est froid, les super-riches vivent dans une autre dimension, les grosses boîtes ont transformé le business en guerre et font du renseignement.

Depuis des années, Reflets explique (ici, ici et ) que le commun des mortels n'a pas les moyens de conceptualiser la façon dont les couches les plus élevées de la société vivent. Pour expliquer cela, nous faisions le parallèle avec une sole complètement plate qui aurait du mal à imaginer qu'il existe une troisième dimension. Il y a bien de temps en temps des reportages sur les...

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Macron, le rebellea99ea322-3e32-42d9-9710-e3f8b945b9f9http://pixellibre.net/streisand-data/autoblog/Reflets/index.php?20190509_192513_Macron__le_rebelleThu, 09 May 2019 19:25:13 +0200

Doxxing d'Emanuel Macron, une exclusivité Reflets, à l'ancienne.

Notre président peut paraître à première vue quelque peu réfractaire au mouvement social que nous observons en France aujourd'hui. Il semble sourd aux demandes venant de son peuple, continue ses petites phrases hautaines mettant sans cesse de l'huile sur le feu. Il semble soutenir la repression sans pareille qui s'abat sur les manifestants qui osent encore sortir dans la rue.

Notre président aurait-il une double vie ? Et est-ce que cela commencerait à se voir ? - Secret News

Mais tout ceci ne pourrait être qu'illusion. Macron pourrait être le meilleur allié du mouvement de contestation que nous vivons aujourd'hui. L'infiltré au cœur de l'État profond français qui s'assure que le mouvement garde la rage requise pour renverser un système qu'il honnit. Il placerait ainsi, à l'image de Christophe Castaner, les pires personnes aux pires endroits pour s'assurer qu'ne réponse déplorable soit donnée à chaque aspiration populaire. Et il n'hésiterait pas à pousser ces personnes à la faute de manière très subtile. On imagine sans peine un SMS bien senti envoyé au Ministre de l’intérieur le jour du 1er mai : "Un peu mou ta répression ... Sinon t'a vu, ils ont attaqué un hôpital".

Pour ceux qui savent lire entre les lignes et qui suivent de près ces petits événements qui émaillent notre actualité, cette thèse pourrait bien être la bonne. Et nous allons vous le démontrer en quelques lignes.

Il faut d'abord savoir que notre président est un sacré fugueur. Il aurait ainsi déjoué la surveillance des ses gardiens à de multiples reprises, pas moins de 39 fois depuis le début de l'année. Et pour cela, il peut compter sur l'aide d'un groupe de résistants qu'il a rencontré en sous-marin lors de la dernière COP21. Certains disent qu'il serait le grand chef secret de cette organisation. Une organisation qui s'étendrait partout en France. Ainsi Macron s'est échappé de 39 mairies...

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Doxxing d'Emanuel Macron, une exclusivité Reflets, à l'ancienne.

Notre président peut paraître à première vue quelque peu réfractaire au mouvement social que nous observons en France aujourd'hui. Il semble sourd aux demandes venant de son peuple, continue ses petites phrases hautaines mettant sans cesse de l'huile sur le feu. Il semble soutenir la repression sans pareille qui s'abat sur les manifestants qui osent encore sortir dans la rue.

Notre président aurait-il une double vie ? Et est-ce que cela commencerait à se voir ? - Secret News

Mais tout ceci ne pourrait être qu'illusion. Macron pourrait être le meilleur allié du mouvement de contestation que nous vivons aujourd'hui. L'infiltré au cœur de l'État profond français qui s'assure que le mouvement garde la rage requise pour renverser un système qu'il honnit. Il placerait ainsi, à l'image de Christophe Castaner, les pires personnes aux pires endroits pour s'assurer qu'ne réponse déplorable soit donnée à chaque aspiration populaire. Et il n'hésiterait pas à pousser ces personnes à la faute de manière très subtile. On imagine sans peine un SMS bien senti envoyé au Ministre de l’intérieur le jour du 1er mai : "Un peu mou ta répression ... Sinon t'a vu, ils ont attaqué un hôpital".

Pour ceux qui savent lire entre les lignes et qui suivent de près ces petits événements qui émaillent notre actualité, cette thèse pourrait bien être la bonne. Et nous allons vous le démontrer en quelques lignes.

Il faut d'abord savoir que notre président est un sacré fugueur. Il aurait ainsi déjoué la surveillance des ses gardiens à de multiples reprises, pas moins de 39 fois depuis le début de l'année. Et pour cela, il peut compter sur l'aide d'un groupe de résistants qu'il a rencontré en sous-marin lors de la dernière COP21. Certains disent qu'il serait le grand chef secret de cette organisation. Une organisation qui s'étendrait partout en France. Ainsi Macron s'est échappé de 39 mairies...

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